Edouard Philippe sur Donald Trump : "Notre relation avec les États-Unis s'est dégradée"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment gagner le rapport de force avec Donald Trump, que vous qualifiez de brutal ?
- 2:03OuverteRéponse directe
La France doit-elle être plus ferme face à Trump ?
- 3:29OuverteRéponse partielle
Faut-il que l'Europe dénonce l'accord d'association avec Israël ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Faut-il cesser toute relation commerciale avec Israël ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Quelle solution préconisez pour Israël-Palestine ?
- 6:22OuverteRéponse directe
La France doit-elle s'engager plus fermement au Liban, Jordanie et Gaza ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:21Fait
« La relation avec les États-Unis s'est dégradée. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
qu'on parle un petit peu de Donald Trump. Je vais vous montrer là aussi une photo. Donald Trump qui reçoit Vladimir Poutine en Alaska, j'y étais, la presse internationale médusée. Pas sur la photo. Ouais, je n'y suis pas non mais après vous avez Donald Trump qui reçoit euh cette fois Vladimir Poutine à Washington. On a là, ça c'est notre allié qui qui reçoit si Jing Ping, pardon, le le leader chinois euh Donald Trump avec deux impérialistes. Donald Trump qui est encore notre allié. Comment Comment est-ce que vous allez parler à cet homme si vous êtes président, vous vous qui dites dans votre livre qu'il est d'une brutalité extrême, comment est-ce qu'on gagne, vous l'avez écrit dans votre
livre, comment est-ce qu'on gagne le rapport de force avec Donald Trump ? Je pense qu'on ne surprend personne quand on dit que Donald Trump est d'une brutalité extrême. Il l'est dans les mots h il est dans les décisions. Il l' d'ailleurs manifestement aussi dans sa vie. Donc je je Oui, il est d'une brutalité extrême. Comment on gagne le rapport de force avec lui ? D'abord, on on se rappelle toujours qu'en matière de relation internationale, c'est l'intérêt des États qui compte et c'est les relations de l'État à l'État qui compte. Donald Trump, il est président des États-Unis parce qu'il a été élu par les Américains. Il est donc l'autorité politique en charge des affaires américaines. On discute avec lui parce que la France et les États-Unis, même si leurs relations sont compliquées
aujourd'hui entretiennent depuis très longtemps, depuis de siècles, depuis plus de deux siècles, une relation particulière justif toujours notre allié. C'est toujours notre allié puisque nous sommes encore membres d'une alliance militaire extrêmement importante, la plus grande alliance du monde puisque nous avons encore des liens importants dans plein de domaines. Mais reconnaissons qu'en effet la relation avec les États-Unis s'est dégradée. Et elle s'est dégradée parce que le président américain à propos du Groenland, à propos des relations commerciales entre l'Europe et les États-Unis, à propos même de l'attitude qu'il convenait d'avoir dans le soutien à l'Ukraine a pris des décisions dont le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ont été peu appréciées, peu comprises
par ses alliés européens. Alors la France, elle a toujours eu une relation non pas euh oui, je crois assez particulière avec les États-Unis euh d' la fois grande connaissance, grande confiance et en même temps, il y a toujours eu en France depuis le général de Gaulle, mais même à certains égards avant volonté de ne pas se laisser absorber dans l'empire américain. Je pense que beaucoup de nos partenaires européens aujourd'hui se disent que cette attitude de la France, cette exigence de la France, elle était fondée et et croyez-moi, je la partage et je pense que même si les États-Unis sont un pays allié, nous avons notre mot à dire, notre façon de faire, notre souveraineté et que nous devons les défendre. Et et peut-être un dernier mot, madame BGU parce que je trouve que l'Europe n'est
pas assez ferme en la matière. J'ai été très frappé de la différence pour le dire rapidement entre madame Van Derleyen qui est allée à Canosa piteusement signer un traité commercial avec monsieur Trump et le premier ministre canadien qui lui alors même qu'il est plus proche alors même qu'il a probablement vous serez mcarnet c'est pas mon modèle quand vous voulez être président de la République française vous choisissez pas des modèles, vous êtes vous-même sinon vous avez un problème. Mais je dis que dans la façon qu'il a d'envisager sa relation avec le président et de défendre l'intérêt de son pays, j'ai été impressionné. Je je vais vous montrer un dernier chiffre, si vous voulez bien. Euh c'est euh ce sont les les c'est ce sont les échanges commerciaux entre l'Union
européenne et Israël, 43 milliards d'euros. Alors, on vient de commémorer, Israël vient de commémorer les attaques du 7 octobre perpétré par le Hamas. Et il y a eu après ces représailles de l'État d'Israël contre les territoires palestiniens de Gaza et de Sjordanie. Est-ce que vous croyez que pour essayer d'avoir une certaine influence sur Benjamin Netaniaou sur lequel même Donald Trump n'a pas d'influence visiblement, est-ce qu'on pourrait imaginer par exemple que vous poussiez pour que l'Europe dénonce ce cet accord d'association ? D'abord, il vous a pas échappé qu'il y a déjà un certain nombre de règles qui s'appliquent notamment pour le l'interdiction de commercialiser en Europe des produits qui sont
fabriqués dans les colonies. Dans les colonies, ça existe et très peu. C'est un c'est pas l'essentiel de la production mais ça existe et et je considère que ça doit existerou parce que en effet c'est une façon pour l'Europe de dire ça ça n'est pas acceptable. Ce que vous faites dans les colonies ça n'est pas acceptable. çait la position de la France et c'est la position de l'Europe et je pense que c'est une bonne position. Oui. Est-ce que vous voulez qu'on aille au-delà ? Ben, je vais vous dire, je pense que avec Israël, qui est un pays qui a le droit à ses sécurités, qui est un pays euh qui est un pays amis de la France, nous avons des désaccords majeurs en ce moment, il faut les assumer. Nous avons un désaccord majeur avec la politique
menée par euh le Premier ministre israélien. Euh la France le dit et Israël le dit. Est-ce que parce que nous avons un désaccord majeur, nous devons cesser toute relation y compris commerciale ? Je n'en suis pas sûr. Je n'en suis pas sûr parce que le jour où nous aurons cessé toute relation, nous n'aurons par définition plus aucun moyen de peser dans la discussion qui, je l'espère, et plus vite, le plus vite sera le mieux, permettra de rétablir la paix dans cette région du monde où on ne voit pas très bien comment elle va se dessiner. Mais oui, comment on sort de cette hornière ? On veut la sécurité de l'État d'Israël et on veut un état palestinien. Vous êtes pour une solution à double. Comment on sort de cette hornière ?
Président, qu'est-ce que vous préconisez ? C'est la solution constante prenée par la France, celle des deux États, un État palestinien, un état israélien. Ce que je j'observe et que je déplore, mais il faut avoir la lucidité de le reconnaître, c'est que cette solution aujourd'hui dans les États-majors au gouvernement israélien et probablement dans l'étatmajor de ceux qui gouvernent encore la bande de Gaza, personne n'en veut. Et donc, je ne crois pas que ce soit la France à elle seule qui trouvera la solution. Je pense qu'elle pourra aider le moment venu. Je pense qu'elle doit aider le moment venu. Je pense que la politique extérieure de la France à cet endroit, c'est une politique qui permettra à ceux qui sont de bonne volonté de pouvoir se retrouver et c'est comme ça que je l'envisage.
Merci beaucoup Marie Ziburgot. Une question de téléspectateur sur ce sujet. Il s'appelle Eiod, il a 75 ans. Il nous dit "Est-ce qu'avec vous la France s'engagera plus fermement pour faire cesser les massacres au Liban en 6 en en 6 Jordanie et à Gaza ? Mais la politique de la France dans cette région, ça doit être une politique qui permet à chaque État de vivre en paix souverainement. C'est évidemment le cas s'agissant du Liban, c'est évidemment le cas s'agissant d'Israël et ça devrait être le cas s'agissant de l'État de Palestine. C'est c'est voilà euh reconnaissons peut-être avec un peu d'humilité et peut-être avec un peu de regret que nous n'avons pas toutes les cartes en main et que la France ne décidera pas seule de l'avenir de cette région. Il a un moment où il
faut aussi avoir une forme de principe de réalité sur ce que nous pouvons faire. Mais mettre les gens autour d'une table, aider les États qui essaient de garantir leur souveraineté comme nous le faisons au Liban me paraît aller dans la bonne direction. Mais sur Gaza, il y a beaucoup de Français qui vous regardent ce soir et qui trouvent que ce qui se passe à Gaza est insupportable. Les dirigeants européens sont impuissants sur sur ce qui se passe à Gaza. Vous président, ça changerait quoi ? Qu'est-ce que vous auriez fait de différemment ? D'abord, je pense qu'il faut dire ce qui se passe là-bas. C'est un géné le 7 octobre. Le 7 octobre a été une opération terroriste guerrière qui a été le plus grand pogrome qu'on ait connu depuis la fin de la seconde guerre
mondiale. Je voudrais juste rappeler parce qu'hier j'ai été salué les victimes que 51 français ressortissant français sont morts le jour du 7 octobre. Ça n'est pas rien et que la barbarie la violence enfin bon. Donc il faut dire la vérité et il faut il faut dire que la réponse de l'État d'Israël à cet acte scandaleux est un carnage effroyable. Est-ce que madame Est-ce que madame Rou on peut dire les deux choses ? [grognement] Dire que ce qu'a subi Israël le 7 octobre est inacceptable et que le carnage occasionné par la réaction d'Israël est également inacceptable. Et est-ce qu'on peut alors même que le sujet est éruptif
éruptif et et suscite et on le comprend une émotion considérable et une colère parfois considérable, est-ce qu'on peut admettre ces deux vérités qui sont également vraies ? Vous dites carnage, il y en a qui disent génocide. Et ben moi, je dis euh carnage parce que je ne crois pas que ce soit un génocide. Ça ça n'enlève rien au carnage effroyable qu'on constate. Effroyable. M.
Édouard Philippe