L'euro avant, pendant, après - Vincent Brousseau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Fait
« Vous êtes accusé d'être un fauteur de guerre et une fois que vous avez été accusé d'être un fauteur de guerre par vos adversaires qui sont eux des pacifistes éclairés et des humanistes. »
- 0:45Fait
« Si vous abandonnez l'euro ou l'Europe ou l'OTAN à ce moment-là il va y avoir une invasion de sauterelle et puis euh euh la les eaux de la scène se changeront en sang et euh Vos vos économies fondront. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Merci aussi à monsieur Bourseau qui a fait le déplacement depuis Francfort pour venir nous lui nous parler nous parler de l'euro. remercie beaucoup à lui par titre gracieux et euh pour ceux qui connaîtraient pas monsieur Brousseau en deux mots doctorat en économie doctorat en mathématique début de carrière dans le privé sur dans une grande banque parisienne sa place de Paris 1998 accès au corps du système la Banque centrale européenne à Francfort et 2015 à Castre donc Voilà, je vais laisser. Alors, je vous demanderai aussi un truc.
Vous avez des papiers sur les chaises si vous voulez. La vidéo, enfin la la conférence est captée au niveau vidéo. Donc, pour ceux que ça intéresse, j'imagine à peu près tout le monde, on a laissé des papiers qu'il faudra pas jeter par terre, qu'il faudra conserver.
Et il y a une feuille, une grande feuille qui est plus grande que les autres où on peut remplir en deux mots qui on est, son téléphone et son mail. On enverra tout le monde euh le lien de le lien internet pour avoir la vidéo euh à disposition chez soi si on veut la revoir. Voilà, donc on va pouvoir commencer.
Merci d'étendre aussi vos portables et puis euh d'accord. Ben merci à tous d'être venu assister à cette conférence donc qui qui est en rodage. C'est la 4e fois que je la donne.
Euh je l'ai présenté euh à Bayonne, à Nonnais et à Valence les jours derniers. Et c'est une conférence donc qui titre l'euro avant, pendant et après. C'est-à-dire que nous pensons qu'il va y avoir un après.
Et pour vous permettre de mieux appréhender euh comment ça pourrait se passer et qu'est-ce qui fait que la chose est possible, je serais obligé, mais pas depuis le début de la conférence, plutôt vers le milieu, de devenir un petit peu euh technique. Alors, comme on a déjà passé la conférence trois fois, je sais à quel moment les gens trouvent que ça devient technique et j'essaierai de faire au mieux pour être le plus pédagogique possible. Toutefois, au départ, nous allons surtout regarder comment toute cette chose s'est mise en place et ça c'est pas excessivement technique ni même financier.
Donc on y va. Mais tout d'abord, un mot de présentation sur notre partie, donc l'UPR pour ceux qui connaissent pas qui a été créé il y a 8 ans euh pour le 50e anniversaire du traité du traité de Rome, ce qui est un petit peu ironique et il a été créé par François Aselino dont vous avez certainement tous entendu parler. Alors Aselino est le président et le fondateur du parti de de métier, c'est un inspecteur général des finances.
Donc vous savez, ce sont ces énarques qui sortent tout au sommet de l'ENAT et c'est les meilleurs poste, donc c'est eux qui les obtiennent. Eu je l'ai pas mis sur le slide mais je crois qu'il a été aussi major de HC. Enfin c'est c'est une tête.
Et il a fait un peu de politique comme membre des cabinets ministériels. Il était à l'époque RPR. Donc RPR, c'est l'ancêtre de l'ancêtre des Républicains.
C'est ce qu'il y avait avant l'UMP qui soi-même est avant les Républicains. H j'imagine que quand Aselino y était dans c'était pas tout à fait comme aujourd'hui mais enfin aujourd'hui de toute façon l'individu Aselino a fait un parti qui n'est ni gauche ni droite et qui ne reprend pas les problématiques de son ou les points de vue ou les positions de son ancien parti RPR parce que ce qu'il a en tête est de restaurer la souveraineté nationale dont il estime et moi avec lui qu'elle est fort aventurée et pour se faire et il convient de s'adresser à tous les Français qui soient de sensibilité de gauche ou de droite, la card religieuse, royaliste, tout ce que vous voulez parce que ce qui est en jeu est finalement ce qui nous est commun à tous. Et donc l'UPR est un parti qui par vocation est transitoire, c'est-à-dire qu'il a il a vocation à mettre en place le processus par lequel nous allons recouvrir la souveraineté de notre pays.
Mais ensuite, ce sera aux Français de recommencer à se disputer pour savoir comment ils veulent être gouvernés. Mais ils se disputeront entre eux et ils feront leur choix entre eux. Donc ça c'est l'UPR.
Ici vous avez deux petits graphes. Alors celui de droite est un zoom de celui de gauche et vous faites attention que celui de droite ne commence pas à zéro. Est-ce que vous les voyez bien ?
Vous les voyez pas bien ? J'espère que Oui, en effet, c'est pas génial. Euh donc je vous les je vous les commente rapidement.
Euh le celui de gauche vous montre la progression de du nombre d'adhérences sur depuis depuis 2007. Euh vous voyez, c'est une progression un petit peu convexe, enfin plus que linéaire. Et celui de droite vous montre le détail.
Mais alors évidemment vu la qualité de l'affichage, c'est pas très intéressant. Enfin, vous voyez que ça monte et que ça monte de plus en plus vite. C'est en ce qu'il faut en retenir.
On est actuellement un petit peu en dessous de de 8000 adhérents. Alors, pour fixer les idées, 8000 adhérent, je crois que Europe écologie les verts, c'est la moitié de ça. Et le nouveau parti anticapitaliste, NPA, il est plus petit encore.
Donc, on est déjà plus ce que nos adversaires appelaient avant un microparti puisque on a davantage d'adhérents que des partis qui sont médiatisés. Nous-même ne sommes pas cependant encore médiatisés. On a des difficultés à accéder euh aux médias.
Euh moi-même, je suis passé à la télévision une fois, ça a duré 4 minutes et c'était un petit peu avant minuit. Donc il y a pas eu une considérable audience et déjà ça pour nous c'était miraculeux. Alors que le NPA et EV ont moins de difficultés pour accéder au plateau ou pour se faire interviewer dans les grands médias papier.
Enfin, on espère que ça va changer. Alors, rentrons un petit peu dans le vif du sujet. Ce dont je vais vous parler, c'est une catastrophe.
Et cette catastrophe, faut se demander comment elle a pu arriver. Pour répondre à cette question, je vais vouloir remonter assez en arrière dans l'histoire et aussi remonter assez profondément dans la chaîne des des causes et des effets. Quelque chose d'assez rare qui s'est produit et ça vaut la peine d'être d'être compris.
Ça va m'obliger à rentrer dans la notion de grande puissance. Qu'est-ce qu'une grande puissance ? Alors, en principe tout le monde sait ce que c'est qu'une grande puissance.
Si vous prenez un un vénitien du 15e siècle ou un un hollandais du du 13e siècle et que des gens éduqués et vous leur demandez c'est quoi les grandes puissances de votre pays de enfin de votre époque plutôt, il saura quoi vous dire. il vous dira "Oui, bon ben les grandes puissances c'est euh l'Empire ottoman, c'est Venise, c'est machin." HH Mais bien que tout le monde sache ce que c'est, c'est un petit peu difficile à quantifier objectivement, c'est-à-dire comment est-ce qu'on peut trouver des indicateurs qui permettent de mesurer et de déterminer si un pays donné à une époque donnée est ce qu'on appelle une grande puissance ou pas.
Alors pour se faire, on peut recourir à deux sortes de mesures. Et la première catégorie de de ces mesures, c'est très précis mais c'est très spécifique. Alors, vous avez par exemple les indicateurs de type militaire.
Si vous comptez le nombre de soldats d'une armée, ben c'est assez peu ambigu. Vous avez qu'à les compter, vous savez combien il y en a. Euh aujourd'hui à notre époque, il y a d'autres trucs qui peuvent être importants de la même nature, donc le spatial, le nucléaire, d'autres technologies pas forcément militaires d'ailleurs pour lesquelles vous pouvez compter les choses et ça donne un résultat qui n'est pas du tout ambigu et qui produit un certain classement mais ça couvre par définition un domaine très étroit.
Enfin, c'est spécifique à un domaine et ça n'a pas un caractère global. Et alternativement, vous avez des mesures qui sont moins précises mais qui sont plus globales. Et la première, vous la connaissez certainement sous le nom de PIB, produit intérieur brut.
C'est une espèce de mesure globale de la taille de l'économie. Donc le PIB est légèrement moins précis. C'est vous pouvez c'est pas aussi simple que de de compter des trucs, mais il a l'avantage de toucher à tous les domaines à la fois et donc de ne rien oublier.
Et alors, il y a quand même une certaine cohérence entre les deux types de mesures. C'est ce qui fait qu'il y a pas d'ambiguïté sur ce qu'une grand sur ce qu'est une grande puissance parce que évidemment vous allez pas avoir de domination militaire ou spatiale ou autre si votre économie est petite. Et donc il y a en général un rapport de cause à effet entre ce qui fait que l'un des chiffres est grand et ce qui fait que l'autre des chiffres est grand.
Ce qui fait qu'au total, il est possible de déterminer qui est une grande puissance et à quel moment. Les deux types de mesures vont toujours pointer vers les mêmes noms. Et alors, c'est intéressant de remarquer que la liste des grandes puissances n'a pas varié au cours des 200 dernières années.
C'est toujours la même top seven. Naturellement, si on monte plus en avant dans dans plus en arrière dans le passé, elle va changer, hein. On peut remonter comme ça jusqu'à l'Empire romain.
Et bien sûr, la liste des grandes puissances n'est pas n'est pas constante au cours de l'histoire, mais sur les deux derniers siècles, elle l'est plus ou moins. On a toujours les mêmes noms qui sont les noms de se pays et qui sont faciles à repérer parce qu'il y en a cinq qui ont qui sont caractérisés par le fait qu'ils ont un rôle spécial à l'ONU et que par ailleurs c'est les puissances nucléaires officielles. Donc ces cinq pays sont comme vous le savez sur sûrement l'Amérique, l'Angleterre, la France, la Russie et la Chine.
Et il y en a deux autres qui seraient vraisemblablement dans le même cas s'ils n'avaient pas perdu la guerre. Et ces deux-là, c'est l'Allemagne et le Japon. C'est-à-dire que si il n'avait pas été dans le camp des vaincus à la fin de la seconde guerre mondiale, il aurait été probable queils auraient eu aussi un rôle spécial à l'ONU et puis qu'ils auraient eu aussi la puissance nucléaire de façon officielle et mais ils ont perdu.
Ils ont perdu. Enfin, toujours est-il que avec ces 5 + 2, vous avez le liste des sep qui sont restés en tête du Palmarès pendant une période assez longue qui couvre de siècles. Alors, évidemment, au cours de ces deux siècles, les rapports de force se sont modifiés, hein, ils ont pas resté constants.
La première chose et c'est c'est une sur laquelle nous allons beaucoup insister, c'est l'accession des États-Unis à un rôle spécial qui s'appelle le rôle des Gémons. Etémon, ça veut dire quelqu'un qui exerce l'hégémonie. C'est en quelque sorte la grande puissance des grandes puissances.
Enfin, c'est la catégorie au-dessus. Et une autre chose qu'il faut noter au cours de ces deux siècles, c'est qu'il y a eu de grandes variations de l'importance relative de quatre autres qui étaient l'Allemagne, la Russie, la Chine et le Japon. Parce que si vous regardez l'histoire de de du 19e et du 20e siècle, et bien leur poids relatifs, leur importance politique, leur prétension à l'hégémonie mondiale ont monté et descendu souvent de façon assez drastique et sont pas restés constants.
Enfin, il n'en reste pas moins que ils ont toujours fait le sommet de la liste. Alors ici, ce slide vous rappelle aussi que il y a un lien aujourd'hui entre le fait d'être une grande puissance et l'axe le la direction plus particulière de ce qui est la domination scientifique et technique. Donc parmi les sept que nous avons vu, six d'entre eux ont été considérés à un moment ou à un autre des 200 années qu'on qu'on regarde comme le pôle scientifique du monde entier dans un domaine ou dans un autre. le 7e qui n'a à qui ça n'est jamais arrivé, ça ne devrait pas tarder à lui arriver aussi puisque c'est la Chine.
Chacun de ces pays, chacun des sep est aujourd'hui considéré comme scientifiquement avancé. Et après, je fais remarquer que le classement peut dépendre aussi du domaine parce que dans la science et dans la technique, vous avez quand même des sous-catégories et des sous-so sous-catégories et tout le monde n'est pas en tête au même moment, au même endroit, sur le sur la [Musique] même sur le même sous-domaine. Et alors, il y a une relation entre ce qui est scientifique et ce qui est technique d'une part et les autres indicateurs qu'on a vu avant parce que euh bien évidemment le fait d'avoir l'avance scientifique et technique va aider votre économie, va aider votre puissance militaire et inversement si vous êtes en avance du point de vue économique militaire, ça va vous permettre de capter de la technologie ou de ou de l'acquis scientifique.
Ce qui fait que cette histoire, cette dimension scientifique maintenant est très importante. Si on avait remonté jusqu'à l'Empire romain, elle aurait pas été importante parce que à l'époque de l'Empire romain, bon la technologie c'était et la science c'était pas c'était pas très très avancé mais maintenant ça fait la différence. Alors examinons de façon un petit peu plus précise.
J'ai sep courbes en principe qui chacune est une couleur. Chaque couleur c'est un des sep euh par exemple le jaune pâle ça correspond au Japon. Noter que il est au sommet vers le milieu et ce que ce que représente le graphe, c'est la proportion du PIB du pays en proportion du PIB de la planète toute entière.
Donc au total, ça ne peut pas aller plus haut que 100 %. Et vous voyez que celui qui est le plus gros, donc l'Amérique, se balade au début du graphe vers les 30 % et à la fin vers les 25 %. Donc c'est ici et le Japon a une évolution plus contrastée puisque il commence au début du graphe qui est vers les années 70 à être aux alentours du de 10 % donc le 10e de la planète, il monte jusqu'à presque 20 % mais pas tout à fait au début des années 90 pour après redescendre.
Ça c'est le Japon et on va s'intéresser plus particulièrement à quatre d'entre eux. C'est-à-dire, on va éliminer la Chine, le Japon et l'Amérique pour voir un petit peu qu'est-ce qui arrive aux quatre Européens qui sont donc l'Allemagne, la France, l'Angleterre et la Russie. Est-ce que ça c'est visible ?
Oui, c'est plus visible quand même. Bon, alors là, vous avez vos quatre couleurs. Euh vert, c'est la Russie, rouge, c'est l'Angleterre, bleu, c'est la France.
Me demandez pas pourquoi la France est toujours en bleu dans les graphiques. C'est c'est une sorte de constante et noir c'est l'Allemagne. Alors une fois qu'on a vu ces ces ces graphiques, on va pouvoir faire des commentaires à leur sujet.
Alors, le premier commentaire qui saute aux yeux, c'est que il y a un déclin général de la proportion des sep grands. Alors, ce déclin général s'explique assez facilement par le fait que vous avez maintenant des puissances émergentes, le Brésil, l'Inde, je sais pas quoi encore, qui petit à petit cessent d'être des pays en voie de développement pour devenir des pays développés. Et évidemment le la le la le poids qu'ils ont dans sur la planète augmente, ce qui fait que les SEP dont nous parlions euh voit leur proportion totale diminuer.
Mais néanmoins, il y a une stabilité des ordres de grandeur. C'est-à-dire que si vous suivez la la proportion d'un pay au cours des 45 années qui sont dans le graphe, il y a pas des changements gigantesques du genre de 1 à 10 ou de 10 à 100. et vous avez une stabilité des ordres de grandeur.
Et si on se concentre un petit peu maintenant sur les quatre donc qui sont en Europe, la France, l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie, on peut faire des commentaires plus spécifiques. Et le premier qui vient à l'esprit, c'est que le déclin n'est pas irrémédiable. Il est possible de remonter la pente sur les quatre que vous avez là, vous en voyez un qui remonte.
Après avoir pas mal baissé, tandis que les trois autres baissent désespérément. Alors, celui qui remonte, c'est la Russie. Et la caractéristique qu'elle a et que non pas les trois autres, c'est quoi ?
Réservegétique. Et en fait, c'est qu'elle est autonome en matière de décision. Elle fait ce qu'elle veut tandis que les trois autres sont des vassaux et sont ne sont plus maîtr leur décision, ne font plus leur loi eux-mêmes et par conséquent ne peuvent pas amorcer un mouvement de redressement.
Et c'est dommage parce que si vous regardez bien le graphique, je vais vous le remettre en grand. Donc en reculant de deux cases, comment je fais ? Toc comme ça.
Si vous regardez, imaginez que ce qui est arrivé au vert russe soit arrivé au bleu français. Regardez où on en serait. Faites l'extrapolation.
Aujourd'hui, si on avait eu notre autonomie de décision et puis qu'on naturellement qu'on avait agi sagement, et bien on aurait pu redresser la pente à un tel point qu'on serait devant l'Allemagne et pas loin derrière le Japon. Ça n'aurait pas été impossible. Si les Russes l'ont fait, pourquoi pas nous ?
Donc c'est là qu'on peut commencer à regretter qu'on nit pas été nos propres patrons. En fait, je discutais hier avec une militante qui me disait "Mais moi je suis en France depuis très longtemps et ça fait 20 ans que je vois les Français décliner dans le sens où ils sont de moins en moins contents, de moins en moins enthousiastes, de moins en moins actifs, de moins en moins de plus en plus bougon et ainsi de suite." Et bon ben c'est ce que vous voyez sur ce graphique.
Il y a une baisse de plus en plus inexorable qui est d au et et aussi il y a le sentiment d'incapacité d'impuissance qu'on a euh qui est dû au fait qu'on sait qu'on peut pas changer les choses. Et vous voyez que c'était pas obligé puisque au moins un autre pays a réussi lui à remonter sa pente. Si on parlait avec des Russes et qu'on est et qu'on était en Russie depuis 20 ans, on aurait eu un son de cloche tout à fait différent.
Donc c'est très important d'avoir son autonomie de décision et nous n'avons pas notre autonomie de décision. Alors comment ça se fait ? Ça se fait que voilà, ça se fait que l'un des 7 a accédé à la puissance de manière trop rapide.
Et ça c'est un événement qu'il convient de souligner parce qu'il est extrêmement rare à l'échelle de l'histoire. C'estàd que la dernière fois que ça s'est produit, c'était les l'Empire romain, c'était il y a 2000 ans. Donc c'est c'est pas c'est pas quelque chose de très courant.
Il s'est produit que les États-Unis ont accédé d'une manière inhabituellement rapide à l'état de première puissance du monde ou des Gémons et qu'ils ont eu, ce qui était presque inévitable, la psychologie humaine estant ce qu'elle est, un comportement de prédateur vis-à-vis des autres. Alors, quelle est la chronologie ? Déjà en 1900, c'était la belle époque, l'Europe n'avait pas encore pris conscience du fait qu'elle allait être surpassée.
Mais on savait déjà que le l'Amérique était la première économie du monde. C'était quelque chose qui était connu des gens. après 1914, enfin je veux dire par là après la Première Guerre mondiale et l'Amérique commence à être perçue non seulement comme une grande économie mais comme aussi la première puissance du monde.
Après la seconde guerre mondiale, vous le savez, elle est l'une des deux superpuissances hein puisque nous entamons la phase de la guerre froide où il y a deux superpuissances qui se font face et après la défaite de l'autre superpuissance donc après 1991, elle devient la seule et unique superpuissance. Alors, le petit graphique que vous voyez pas bien là, mais que je l'ai testé avant, vous devriez voir quelque chose quand même quand je vais le lancer va illustrer ce qui s'est passé. Vous voyez un rectangle bleu là, une espèce de rectangle bleu pâle.
Ça va être un graphique avec en en échelle euh horizontale, c'est la population des pays. En échelle verticale, c'est le PIB des pays. Ce sont des échelles logarithmiques, c'est-à-dire que le 10 est à la même distance du 100, qui est à la même distance du 1000, qui est à la même distance du que que le 10000.
Enfin, comme sur une règle de calcul. Et donc chaque pays qui est représenté sur le graphique est représenté par un point et on est en l'année 1800. Et vous avez donc cinq points parce que j'ai j'ai mis que l'Amérique, la France, l'Angleterre, l'Allemagne et la Russie.
Et je vais vous les passer avec la souris parce que sinon vous verrez pas bien. Ici vous avez l'Amérique toute petite dans son coin. Ici vous avez la l'Angleterre.
Ça c'est notre ami l'Allemagne, ici la France et ici la Russie. Donc à l'époque de Napoléon, euh le la France est encore au sens quantitatif du terme la plus grande puissance du monde. Euh mais ça ne va pas durer parce que je vais lancer l'animation et alors vous allez voir les points bouger.
Alors naturellement comme il y a un développement, vous allez voir aussi bien le PIB augmenter que la population augmenté. C'est-à-dire que les les cinq petits points de couleur vont se déplacer du coin sud-est où ils sont maintenant vers le coin nord-est où ils vont arriver. La différence, c'est que vous allez voir que bien qu'il fasse tous les cinq le même mouvement, il y en a un des cinq qui fait ce mouvement trois fois plus vite que les autres.
Donc voyons si la gentille animation veut bien se lancer. Il me semble que oui. Et là, vous allez voir donc des trajectoires qui vont lentement passer du coin sud-est au coin nord, non, du coin sud-ouest au coin nord-est.
Et vous voyez, ils en voyez une qui grimme plus vite. Et cette une qui grimme plus vite, c'est les États-Unis qui au fur et à mesure que les années passent passent devant tout le monde. Est-ce que vous la voyez l'animation ?
Donc vous voyez ce qui se passe. C'est un effet cumulatif. D'une année à une autre, le changement est pas très très probant.
Mais quand vous l'avez fait jouer sur 200 ans, la situation du monde a été complètement modifiée. Je vais essayer de voir si le PowerPoint veut bien nous le repasser. Ce serait gentil à lui.
Donc si vous regardez plus finement, vous allez voir pour les les quatre autres des événements du genre la crise de 29 ou les guerres mondiales ou la révolution russe qui provoque des des secousses. Là par exemple, nous arrivons à 1900. Les États-Unis ont déjà dépassé tout le monde comme je l'avais dit et vous voyez qu'ils font la course en tête.
Et maintenant, nous avons fini la guerre froide. Ils sont très en avant sur l'ensemble de leurs concurrents. Et en 2013 où la vidéo s'arrête, euh l'écart s'est creusé de telle sorte que il n'y a plus d'égalité possible entre les différentes grandes puissances.
Bon, bien entendu, si j'avais mis ma Chine et mon Japon sur ce graphique, ça aurait été plus illisible, mais le principe aurait été le même. Vous auriez eu cet effet de dépassement. Euh alors cette accession à l'hégémonie des États-Unis a eu évidemment des répercussions sur la psychologie des Américains.
Comme c'était un, je le rappelle, un événement très rare et qu'en plus il est plutôt flatteur quand on est toiême américain, ça a eu ça a créé chez eux des concepts dont les plus connus sont celui de manifeste Destiny et de de quand du bien. Le manifeste Destiny est qui veut dire destinée manifeste est un une idée américaine qui a été inventé pour soutenir le patriotisme américain lors d'une guerre qu'ils ont fait avec le Mexique au milieu du 19e siècle. guerre qu'ils ont d'ailleurs gagné et à cette occasion ils ont piqué au Mexique le Texas et divers territoires qui devaient plus tard devenir leur côte ouest aux Américains, je veux dire.
Et la manifeste de Destiny, ça voulait dire, enfin ça c'était leur point de vue, il l'expliquait ainsi que leur pays en particulier avait la destinée manifeste de diriger le monde parce que après je sais pas comment il ils peuvent justifier ça mais mais c'était ça quoi. Leur destinée était manifestement celle de régner sur le monde et c'est ça que ça veut dire manifeste destinie. Donc là, on est vers 1850 à peu près.
Et la version plus moderne de de cette expression, c'est ce qu'on appelle le camp du bien qui elle est apparu vers les années 2000. Donc c'était déjà après la fin de la guerre froide. C'était au moment où il commençait à à se batailler avec des pays genre Irak, Afghanistan.
Le camp du bien c'est pareil. Alors, c'est un camp qui par construction est construit autour des États-Unis et qui représente le bien, sachant que tout ce qui s'y oppose, c'est forcément des mauvais. Donc, c'est une vision très morale de la chose, mais c'est deux expressions d'une même idée, hein.
C'est simplement que les les deux phrases ne datent pas de la même époque, mais c'est quelque chose de commun. Alors, l'affichage étant ce qu'il est, je vais moi vous lire les petites choses à côté. Mais d'abord oui sur la stratégie.
Alors la stratégie des la stratégie des États-Unis pour accéder à cette hégémonie se trouve avoir des caractères constants qui ne changent jamais et qui sont premièrement acquérir la prééminence dans un cercle de plus en plus grand, c'est-à-dire d'abord sur les voisins immédiats, ensuite sur les alliés d'une zone plus étendue, enfin sur la planète entière. Et j'ai trouvé ici un rapport d'un think tank américain qui s'adresse à des Américains. Donc il n'est pas euh qui n'est pas de la propagande qui s'adresse à nous qui décrit exactement ça.
Donc, il s'agit du Concil of Foreign Relations qui est un sing en principe à politique mais qui est le qui est un conseiller de du gouvernement des États-Unis pour tout ce qui est des histoires de politique extérieur de relation internationale. et ils ont pondu un rapport dont le thème central était la Chine qui date du mois de mars et dessus il y a des phrases qu'il va falloir que j'arrive à lire moi-même. Ah oui, qui décrivent en fait comment eux perçoivent la stratégie de leur pays et je l'ai traduit directement, je vais pas vous les lire en anglais pour pas vous faire rire.
Ça dit depuis leur fondation, les États-Unis ont continué ont de façon continue chercher euh à poursuivre sur à enfin concentrer leur stratégie sur l'acquisition et le maintien d'une prééminence sur leur rivaux potentiel. potentiel est important parce que euh ça veut même pas forcément dire leur rivau actuel, enfin leur rivau avec lesquels ils se battent effectivement, c'est tout ce qui pourrait émerger comme rival potentiel. Donc c'est ça qu'ils écrivent et ensuite ils donnent des détails he pour compris.
Tout d'abord euh au sein du continent nord-américain, ensuite dans l'hémisphère occidentale et enfin dans le monde entier. Donc c'est pas moi qui le dit, c'est eux et quand ils s'adressent à eux-mêmes. Et la page suivante a une phrase encore plus intéressante parce qu'il recommande de poursuivre cette stratégie dans le but de maintenir une primauté des États-Unis sur tous les rivaux potentiels qui pourraient émerger.
Donc le moins que l'on puisse dire c'est que ça ne manque pas de clarté. Ils disent très précisément ce qu'ils veulent faire. Alors, ils ne nous le disent pas à nous, mais comme c'est des documents publics, on peut les lire.
Et ce qu'on aurait pu deviner soi-même en regardant l'histoire de ces 200 dernières années est en fait tout à fait confirmé par leur propre analyse de leur propre stratégie. Ce slide ici vous rappelle quelques petits détails sur l'aspect purement militaire de la domination américaine. Alors, il est bien connu que l'armée américaine occupe aujourd'hui le premier rang.
Ce qui est un petit peu moins bien connu, c'est la taille du budget militaire américain américain. Imaginez-vous que ce budget est supérieur à celui de tous ces concurrents réunis. C'est ce qui apparaît en jaune dans le tableau.
Donc le si vous additionnez les budgets militaires de tous les pays du monde ou alors simplement des six pays que nous avons considérés avant, vous observez que le budget militaire américain les dépasse. Alors, il faut bien entendu quand on arrive à ce ce genre de disproportion, l'argument de je fais ça pour me défendre ne tient plus. C'est c'est très largement exagéré pour les besoins simplement de de se défendre.
On n pas besoin d'être supérieur au reste de la planète réunie pour assurer sa propre indépendance. Je dois cependant à préciser que le classement en question tient pas compte du nucléaire militaire qui change un petit peu la donne puisque en ce qui concerne le nucléaire militaire, il y a une parité entre la les États-Unis et la Russie. Euh et par ailleurs, aucun des des autres pays du monde n'arrive à la cheville de ces deux premiers.
Donc si on prend en compte la la donne du enfin si on prend en compte le nucléaire militaire, à ce moment-là euh la prééminence américaine n'est plus totale, mais c'est la seule chose qu'on puisse dire. pour le reste, elle est écrasante. Alors, les Gémons américains a eu des tactiques, des tactiques pour pour pour impler cette stratégie qui est donc de de rendre inoffensif tous les rivaux potentiels dans un cercle de plus en plus grand.
Alors sur le Japon, il n'y a pas grand chose à dire parce que comme vous le savez, le Japon est sous occupation militaire depuis 1945 et en plus les partis de gouvernement du Japon sont noyotés par les États-Unis. Ce qui fait que en fait les Japonais ne sont plus un rival possible. Alors qu'est-ce qui reste ?
Il reste la Chine et la Russie d'une part et les puissances européennes d'autre part. S'agissant de la Chine et de la Russie, les Gémeaux américains utilisent des tactiques qui sont très classiques et qu'il n'a pas inventé, qui sont vieilles comme le monde. Donc il ceinture l'adversaire avec des bases militaires, avec des petits états vassaux.
Euh et un truc qui est peut-être un petit peu plus novateur, c'est qu'il maintient ses adversaires dans des rôles subalternes en ce qui concerne le système financier. Alors ça c'est effectivement ça ça n'avait pas de contrepartie dans dans l'ancien temps. C'est quelque chose d'un peu neuf.
Mais le reste entourer l'adversaire avec des bases militaires et des ceintures de petits états vassaux, ben ça existait dans l'antiquité. Alors c'est ce que font les Américains aujourd'hui en ce qui concerne la Chine et la Russie. Je vous énumère pas les pays, mais vous savez que euh ils ont tendance un petit peu à à renverser des régimes et à mettre des états à leur dévotion aux alentours de de la Chine et de la Russie, donc dans le but de les contenir et de même chaque fois qu'ils le peuvent, ils installent des bases militaires soit dans le cadre de l'OTAN, soit directement américaine.
Alors dans le cadre de l'OTAN, ça va être par exemple pour les États-Baltes. Dans le cadre purement américain, c'est ce qu'ils ont à Taiwan à Formose et ce qu'ils essayent de faire au Vietnam. Donc sur la Chine et sur la Russie, leur action est assez simple et facile à comprendre.
En revanche, en ce qui concerne les puissances européennes, ils ont utilisé une tactique beaucoup plus créative et qui, je crois, n'avait pas été essayé par quiconque dans le passé. Ils ont pensé à procéder au démantellement des États-nations. Le démantellement des États-nations, effectivement, si ça marche, vous êtes assuré que l'État ntion qui n'existe plus en tant qu'État nation ne sera jamais un rival.
C'est une c'est une méthode absolument garantie mais elle est très novatrice. Et pour se faire, ils encouragent voir contraignent des transferts de souveraineté des États-nations qui ciblent vers des organismes contrôlables. C'est même pas essentiel que ces organismes soient contrôlables.
Le plus important, c'est que la souveraineté soit transférée en dehors de l'État ntion car c'est ça qui provoque l'affaiblissement irrémédiable et qui empêche le compétiteur potentiel de devenir jamais un compétiteur réel. Alors pour obtenir ces transferts de souveraineté, enfin pour il y a naturellement trois organismes internationaux qui sautent à l'esprit. Vous avez l'Union européenne grâce à laquelle une très grande part de la souveraineté française est extraite de la France.
Vous avez l'OTAN qui est plus particulièrement centré sur les questions militaires et grâce à quoi euh les différentes armées d'Europe de l'Ouest deviennent subordonné à un commandement américain donc étranger. Et enfin vous avez l'euro qui est une entreprise également très novatrice et qui n'a pas de précédent. C'est la première fois qu'on essaie un truc pareil.
Euh ça s'est fait dans ce cadre. Alors, le transfert des pouvoirs de décision hors des États de nation deux choses importantes, enfin plus importantes, les lois et les manettes économiques. Alors, les lois, ça veut dire que les textes de loi qui vont être en vigueur dans les pays qui sont cibles ne seront même plus le résultat d'un débat politique des habitants du pays en question, mais seront importés de l'extérieur.
Elles sont apportées, elles sont en fait nos lois sont aujourd'hui fabriquées à la Commission européenne et ensuite simplement enregistré par un vote qui a un caractère assez formel du Parlement. Donc nous ne faisons plus nos lois. Et les manettes économiques, les manettes économiques vont porter sur la politique monétaire et ensuite la politique budgétaire.
Naturellement, quand vous avez ôté un pays, sa capacité de faire ses lois chez lui et sa capacité d'avoir une politique monétaire ou une politique budgétaire, vous l'avez extrêmement affaibli et vous êtes à ce moment-là très loin du cas du cas vert qu'on avait là. En fait, ce que les Américains cherchent à éviter, c'est que ceci soit possible. Vous voyez ?
C'est là toute l'idée. Donc outre le transfert des pouvoirs de décision hors des États-nations, il faut aussi procéder à quelque chose d'autre qui s'appelle la destruction de la résilience. La résilience c'est la résistance.
Alors, on va détruire la résilience des cibles en démentelant leur patrimoine étatique, c'est-à-dire en faisant en sorte que ce que l'État possédait, soit de matériel, soit d'intellectuel, soit soit euh lui soit enlevé par des privatisations, par des dissolutions. Euh par exemple, vous pouvez intégrer le CNRS qui est un truc immatériel à des organisme de recherche de de de plus en plus externe de manière à ce que le CNRS ne soit plus que la facette locale de quelque chose qui n'est plus français du tout. Mais vous pouvez aussi faire en sorte que l'État soit contraint de vendre les châteaux qui possédaient ou les œuvres d'art qui possédaient.
C'est le même principe qui est le démantellement du patrimoine étatique où vous pouvez faire en sorte que ben s'il construisit des Airbus après il soit obligé de les construire non plus tout seul mais avec d'autres et ainsi le contrôle lui échappe ou pareil pour tous les domaines qui ont été un jour un floraon industriel ou un autre de la France. Ça ça c'est le démantellement du patrimoine étatique. À côté du démantellement du patrimoine étatique, vous avez un truc qui s'appelle l'abrasion des spécificités national.
Alors ça c'est vous avez des pays qui ont certaines habitudes comportementales. Je sais pas par exemple, ils aiment bien grouper leur territoire par département. Ils ont l'habitude de fonctionner comme ça.
Euh l'habitude administrative, c'est l'habitude aussi pour pour les pour les administrer. Enfin, c'est comme c'est c'est c'est ce à quoi c'est ce sur quoi ils sont réglés et vous faites disparaître ça. C'est une spécificité nationale qui n'existe pas ailleurs.
Donc vous dites il y en aura plus. vous aurez simplement un truc qui sera commun à tout le monde et de cette façon vous désancrer le pays sur un truc qui qui possédait. Vous disolvez lentement sa personnalité.
Donc l'abrasion des spécificités nationales ne marche pas que sur la France. Dans le cas de la France, j'ai pris l'exemple du découpage territorial parce que là, il y avait une spécificité française, mais euh tout pays peut avoir une spécificité nationale qui ensuite est abrasée du fait au prétexte de ce qu'on appelle l'harmonisation européenne. Ça consiste à dire bah vous faisiez comme ceci avant sur cette chose là mais vous êtes dans l'Europe maintenant donc il faut faire comme les autres et vous allez remplacer votre ancien système par un nouveau système.
Et ainsi que ça soit sur la procédure de de délivrance des diplômes ou sur le découpage territorial ou sur n'importe quoi que vous puissiez imaginer ce qui faisait la spécificité d'un pays disparaît comme ça il est désorienté. Donc l'abrasion des spécificités nationales euh est ag comme un complémentaire du démantellement du patrimoine étatique. Et enfin et bien entendu, il y a euh l'abrasion des autonomies militaires.
Alors ça c'est tellement évident que j'en parle guerre. En gros, vous faites en sorte que les forces armées du pays cibl obéissent à un commandement qui n'est plus national. Et je pense que celui-là, on n pas besoin de le commenter de manière exagérée.
Alors là, voyons ce que nous fait l'affichage. Bon, vous avez une photo de Jean-Mai. Sur cette photo de Jean-Monnaie, il y a des petits caractères blancs que vous pouvez pas lire.
Alors, je vais vous les lire. Et ces petits caractères blancs qui apparaissent sur la photo de Jean-Menet sont un texte qui a été écrit par Jean-Menet lorsqu'il s'adressait à un américain qui s'appelait Harry Hopkins en 1943. Et ce Harry Hopkins n'était pas n'importe qui parce que c'était le conseiller du président américain Roosevelt pour la politique étrangère.
En fait, ce monsieur Money était un employé de monsieur Hopkins. Et ce monsieur Money écrit donc nous sommes en 1943 à monsieur Hopkins. Il faut se résoudre à conclure que l'entente est impossible avec deux Gaules.
Virgule, qu'il est un ennemi du peuple français et de ses libertés virgule qu'il est un ennemi de la construction européenne 1943. et que en conséquence il doit être détruit dans l'intérêt des Français. Oui, évidemment dans l'intérêt des Français.
Alors, il y a deux choses à noter. La première chose, c'est que on parle déjà de construction européenne. La Seconde Guerre mondiale n'est pas finie que vous constatez dans cette conversation entre Monnaie et son employeur que la construction européenne est déjà sur les rails.
Alors, ça n'a rien de surprenant si vous rappelez les transparents que je viens de vous passer dans lesquels vous voyez l'Amérique grandir vite, avoir une volonté de puissance, choisir pour cette volonté de puissance une stratégie particulière. laquelle implique le transfert de souveraineté en dehors des États cibles. Rien que sur cette base là, vous pouviez déduire que ça existait, mais si vous l'aviez déduit, on vous aurait pas cru.
Et pourtant, c'était vrai puisque euh ce texte de monnaie est dans une note qui a été déclassifiée vers 1998. Donc, vous savez que les documents un peu confidentiels de l'administration américaine ne sont pas immédiatement déclassifiés. On attend euh des 50 ans et quelques pour les montrer au public, mais enfin tôt ou tard, ils finissent par être déclassifiés.
Et donc en 98, ce texte-là est sorti. Et vous voyez donc Monac qui dit tout simplement et ben on peut pas s'entendre avec de Gaulle parce que c'est un ennemi de la construction européenne. C'était ce qui était bien vu en 43. dire, c'est facile de dire en en 1960 que de Gaul est un ennemi de la construction européenne, mais en 1943, c'était peut-être pas si évident parce qu'à l'époque de Gaulle, c'était pas un type très connu.
On savait pas qu'il allait devenir chef d'état. Dans 40 ans, on pouvait pas deviner. Euh mais on savait déjà apparemment que il n'était pas favorable à la construction européenne et que pour cette raison, il devait être détruit.
Alors, puisqu'on en est à regarder des notes déclassifiées des Américain, on va tout de suite sauter à l'année 1965 où là vous avez une réunion qui a été tenue le 11 juin au département d'État entre six personnes et l'une de ces six c'était le français Robert Marjolin qui était à l'époque ce qui serait aujourd'hui le vice-président de la Commission européenne. C'était un autre titre, je sais plus lequel mais c'est en gros ce qu'il était. Et alors qu'est-ce que Robert Margelin explique à ses interlocuteurs américains au département d'État en 1965 ?
Il leur explique la chose suivante, qu'il souhaite circonvenir la volonté des États et des peuples européens. sympa quand on pense qu'il était finalement payé par les États et les peuples européens en leur imposant de façon subreptice une union monétaire 65 laquelle n'est pas envisageable dans l'immédiat contre tenu des résistances qu'elle provoquerait. Alors effectivement si vous aviez demandé au Français en 1965 est-ce que ça vous dirait de faire union monétaire avec les autres pays de de l'Europe 65 moi j'avais 4 ans.
Je sais pas la plupart d'entre vous n'étiez même pas nés. Vraisemblablement les Français auraient dit mais c'est une idée stupide. Comment venez-vous à il y aurait eu plus que des résistances ?
Cependant, nous voyons sur cette note déclassifiée qui elle a été déclassifiée, elle été 2000 que le projet était déjà dans les cartons hein. La date officielle de naissance de l'euro, c'est 4 janvier 99 et c'était planifié en 65. Faites la différence.
Un/ers de siècle, une génération. Ce scan provient de la note qui a été déclassifiée. Si vous pouviez le voir, vous pouvez pas, c'est dommage.
Vous pourriez remarquer à quel point c'est d'époque. C'est la c'est les machines à écrire qui existaient à cette époque-là. C'est pas du tout le traitement texte de nos jours.
Et vous voyez monsieur Marjela qui exprime des alors il exprè cette concerne. Il il exprime euh qu'il a du souci au sujet du fait qu'il y aurait des résistances à ces propositions monétaires si on les faisait pour le moment. Et de ce fait, le mieux serait, c'est ce qui est apparaît en jaune dans le slide, ce serait le mieux d'attendre jusqu'à ce que on atteigne un point où ces propositions qui donc aujourd'hui seraient jugé irrecevables apparaissent comme absol virtuellement inévitable.
C'està-dire qu'on va pousser les choses jusqu'à un tel point que non seulement ça paraîtra une solution naturelle mais encore ça paraîtra une solution inévitable. Et effectivement, il suffisait d'attendre 35 ans en progressant pas à pas et l'Union monétaire fut vendu au français lors du référendum de 1992 sur le traité de Mastricht où c'est passé de justesse d'ailleurs et elle a été implémentée enfin mise en œuvre en 1998 pour commencer en janvier 99. Les peuples n'en ont rien su.
À aucun moment, on leur a dit "Bah voilà, c'est un plan qui traîne dans les cartons depuis la moitié du siècle et le but du jeu est de vider votre pays de sa substance." Non, on vous l'a présenté d'une manière un peu différente pour que vous puissiez voter pour. P poursuivons un petit peu notre exploration et nous arrivons maintenant au mois de septembre 2011.
Alors là, c'était déjà la crise. 2011, les premières rumeurs d'explosion de l'euro ont déjà eu lieu. Si vous avez bien suivi ce que je vous ai raconté, vous devez en déduire que les Américains souhaitent que l'euro continue.
Or, en septembre 2011, vous avez un ministre des finances américains qui s'appelle monsieur Geitner et il s'invite de sa propre initiative, lui-même tout seul, un sommet des des ministres des finances qui se tient un VR clos, le sommet de l'Union européenne. Et qu'est-ce qu'il fait là ? L'invité qui s'est invité tout seul, il rappelle à l'ordre les Européens.
Il dit aux Européens vous ne faites pas assez d'efforts pour empêcher l'euro d'exploser. Je vous intime l'ordre de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour l'empêcher. Alors, il y a quand même des choses remarquables.
Un, les États-Unis ne font pas partie de l'Union européenne ni de la zone euro. Ils n'ont donc absolument pas normalement à donner d'instruction à aux États européens qui sont pas leurs partenaires dans c de ça se fait pas de s'inviter. Je veux dire, si ça avait été le le ministre, je sais pas, d'Afrique du Sud ou de ou de l'Inde qui avait dit tiens, je vais venir à Vroclave, je vais m'inviter puis je vais aller faire la leçon aux Européens, il aurait vraisemblablement été reçu d'une manière un peu plus discourtoise.
Ce petit épisode est très révélateur. Il est à la fois révélateur de l'état de suggestion qui existe déjà à ce moment-là entre le suin américain et les vassaux européens et aussi de l'intérêt du suzerin américain. Le suzerin américain désire que l'euro ne se défasse pas.
Alors Gner va devoir récidiver hein parce que la crise ne ne ne ne s'améliore pas. Et en juillet 2012, il s'invite carrément cette fois-ci pendant les vacances. de son homologue allemand.
Donc son homologue allemand, c'est monsieur Chauble. Vous savez, vous le connaissez, c'est celui qui est en chaise roulante et tous les étés, il va euh dans une résidence balnéaire qu'il n'aime bien sur la mer du Nord où il prend des vacances qu'il estime bien mérité. Et Gner va le voir pendant ses vacances.
Et pourquoi faire ? Pour le rappeler à l'ordre. Donc là, le texte qui est en regard est une coupure de journal de en langue allemande qui explique que les Américains trouvent que Chauble n'en fait pas assez pour sauver l'avenir de la zone euro.
Le premier est un extrait des des de la tribune ou des échos. Le deuxième est un extrait d'un journal allemand. Euh et le 3è, j'ai oublié mais c'est en anglais.
Ah c'est un c'est un américain qui a écrit ça. Donc le troisème nous révèle que dans un livre que Geitner publiera en 2014, il va révéler quel était alors l'esprit de l'état d'esprit de l'Allemand en 2012 quand il a été le visité. Il ne révèle pas moins que de dire que Chuble lui a dit qu'il avait le plan en 2012, en juillet 2012 de faire sortir la Grèce de la zone euro.
Donc Gner lui a dit "Non, pas du tout. Tu ne fais pas sortir la graisse de la zone euro, je te l'interdis." Donc le but ultime de tout ça évidemment c'est de fabriquer une union politique de l'Europe.
Là la dissolution des États-nations sera complète et plus jamais aucun État européen n'aura la moindre possibilité de de se dresser même dans un avenir trop lointain contre le souverain le suerin américain. Et ça achèvera de transformer les États-nations en coquille vide. C'est-à-dire qu'elles auront peut-être encore une existence formelle.
Peut-être que sur les timbres postes, vous verrez encore poste française ou République française, mais ça n'aura plus de substance. Ça aura cessé de correspondre à quelque chose. Et alors ?
Et je voudrais souligner qu'il y a un point commun dans la stratégie du grignotage, c'est en fait ce qu'on appelle la méthode monnaie qui donc a été inventée par Jean-Maiis ou en tout cas on la lui attribue. Et cette méthode c'est que chaque étape est présentée comme rendant obligatoire l'étape suivante. Alors je vais vous donner des exemples pour que vous voyez bien comment ça marche.
En fait pour si vous avez une politique moins commune pour qu'elle continue à marcher, il est nécessaire d'avoir disons une politique budgétaire commune. Vous écoutez maintenant ce que vous racontent les les ténors de l'UMP, du Parti socialiste et ainsi d'ailleurs que les autorités européennes, Banque centrale européenne et autres. Ils vont vous dire que l'Union budgétaire est nécessaire. transfert de pouvoir au niveau fiscal et ben c'est une simple réitération de l'étape d'avant ou une simple préfiguration de l'étape d'après.
À chaque fois l'étape qui est en cours est présentée comme rendant nécessaire l'étape qui est qui vient après. Rappelez-vous ce que je vous ai dit quand je vous ai cité le [Musique] le celui de monsieur Marjolin. Margelin, où est-il ?
Voilà, monsieur Margelin. Il s'agit de faire en sorte que on atteigne le point où la décision que l'on souhaite voir adoptée soit devenue virtuellement inévitable. Donc là, il parlait de l'Union monétaire.
Donc il a fait union économique de laquelle on vous a dit en en 92. Mais pour que cette union économique fonctionne, il est tout à fait nécessaire que vous aviez une union monétaire. Faites le parallèle avec aujourd'hui où les mêmes vous disent mais pour que cette union monétaire fonctionne, il est tout à fait nécessaire que nous ayons une union budgétaire.
Alors union budgétaire c'est une union dans laquelle les États ont été décisis du pouvoir de lever des impôts et du pouvoir de décider comment dépenser l'argent de ces impôts. On commence à aller assez loin dans le transfert de souveraineté. Et après bien entendu l'étape suivante ça sera pour que cette union budgétaire fonctionne il est nécessaire d'arriver à quoi ?
à l'union politique. Donc le le procédé est récurrent et itératif. À chaque fois, c'est une c'est amené de la même façon.
Là par contre, on peut pas vraiment dire qu'il fasse preuve d'imagination, mais c'est ça qu'on appelle la méthode monnaie. Vous atteignez un point A qui rend obligatoire le point B. Vous faites valoir au bon peuple que le point B est rendu nécessaire pour maintenir le point A.
Prenez le point B qui rend obligatoire le point C. vous expliquez à la population qu'il est nécessaire euh que le point B enfin si on veut conserver le point B de d'avoir le point C et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il y a plus rien et que la France est disparue. Alors évidemment cette la façon dont je vous présente les choses paraît donner le mauvais rôle aux Américains et aussi aux élateurs de la construction européenne.
Donc voyons un petit peu comment eux donnent leur version de l'histoire. Comment est-ce qu'on vous a vendu ça ? Alors, les argumentaires européistes se sont basés sur deux catégories, la catégorie économique et puis la catégorie stratégique.
Alors, tout est encore illisible mais enfin la l'espèce de visage grimaçant que vous voyez mal, c'est à Atali. Et Atalie vous dit une chose très intéressante. D'autant plus quand on se rappelle qu'il l'a dit en 1997 alors qu'il débattait contre Marie France Garot sur les questions que vous pouvez imaginer, Atal dit, je cite lorsque le traité de Maastricht sera appliqué, il est évident qu'il y aura une très forte croissance qui en découlera car nous aurons un grand espace économique avec une monnaie unique.
Donc ce monsieur en 97 vous dit qu'il est évident que vous allez avoir une grande croissance du au fait que vous allez avoir une monnaie unique. Voilà voilà voilà. Alors nous sommes aujourd'hui en 2015.
Examinez un petit peu si vous avez eu une grande croissance qui était évidente parce que vous aviez une monnaie unique. Je vous laisse juge. Je veux pas vous influencer.
Donc les arguments européistes de type économiste sont l'euro et ou l'UE vont apporter de la croissance et ils vont apporter aussi quoi d'autre ? plein emploi. Comme vous êtes dans l'Union européenne et que vous avez l'euro, vous n'êtes plus concerné par le chômage.
C'est merveilleux. Et l'autre type de d'argumentaire, c'est stratégique. Alors, c'est encore plus goûteux ça.
L'argumentaire ici, le slide représente un une affiche de propagande de c'était du PS, je crois pour le celui de Mastricht, le référendum de Mastricht où ça disait faire l'Europe, c'est faire le poids. L'idée, c'est que l'euro ou l'Union européenne vont permettre de faire contrepoids au dollars ou de faire contrepoids aux États-Unis. C'est particulièrement cynique quand vous voyez ça à la lumière de ce que je vous ai raconté avant où précisément ces processus étaient pensé et conçu dans le but de d'empêcher l'émergence du plus petit contrepoids aux États-Unis.
Donc l'argument c'est vous allez pouvoir faire contrepôt aux États-Unis. Bon là encore je vous laisse juge. Est-ce que vous avez l'impression que vous faites contrepôt aux États-Unis ou au dollar ?
Quand qu'en pensez-vous ? Alors là, je glisse un petit peu sur une liste de quelques perles dans le même genre. Nous avons Giscar qui dit en juillet 92 micro de RTL si le traité était en application finalement la communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte dit-il et donc un emploi amélioré il vous fait le package complet vous allez avoir tout bien nous sommes en 92 lorsque après c'est la citation de d'athalie qu'on a déjà vu après les vœux au français de chirak en décembre 2001 L'euro n'est pas une fin en soi.
Notez, notez, c'est pas une fin en soi. Attention, quelque chose arrive. L'euro n'est pas une fin en soi.
Il signifiera pour nous plus de croissance, hein. C'est Chirak qui vous dit imperturbablement manger des pommes et de plus, vous allez avoir de la croissance. Plus d'emploi, plus de croissance, plus de pouvoir d'achat, plus d'échange.
Une France plus forte. Ça c'était les vœux aux Français du 31 décembre 2001. Si vous avez l'impression d'avoir été roulé, c'est normal.
Vous vous avez été roulé, vous avez été roulé d'une manière enfin avec un manque de vergogne qui n'a presque aucun autre exemple dans l'histoire récente ou ancienne. On s'est fichu de vous d'une manière grandiose. On vous a vendu tout ce que vous souhaitiez en provoquant exactement l'inverse et on vous l'a dit en vous regardant droit dans les yeux.
Vous allez avoir plus de croissance, vous allez avoir plus d'échanges, vous allez avoir plus d'emplois, vous allez maintenant glissons vers la sapinade du jour. Donc Michel Sapin, Figaro du 20 août 92 dit la chose suivante : "J'aimerais convaincre chaque français, c'est Sapin qui parle, que le traité d'Union européenne se traduira en France par plus de croissance, sans blague, plus d'emploi et plus de solidarité." Là, le plus de solidarité, c'est parce que c'est un PS au lieu d'être un UMP.
Sinon, vous aviez juste plus de croissance et plus d'emploi. Ils sont obligés de maintenir une apparence de comment dirais-je, de dicotomie. Comme ça, ça permet de faire en sorte que quand ils font une alternance, ça ressemble à de la démocratie.
Sinon, c'est le même parti, hein. Donc, ils ont des euh comme ça, des signes distinctifs. Si c'est le PS qui parle, il va rajouter euh je sais pas quoi, solidarité, tandis que l'autre ne le fera pas pour que vous puissiez bien les identifier comme étant membre de deux camps différents.
Mais sinon, ils vont vous vendre la même chose, plus de croissance et plus d'emploi. Encore des perles. Maichicht constitue les trois clés de l'avenir.
La monnaie unique, ce sera moins de chômeur et plus de prospérité. La politique étrangère commune, ce sera moins d'impuissance et plus de sécurité et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. Non.
Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest France. Les droits sociaux resteront les mêmes. Alors pour ceux qui ont mon âge, je vous signale que dans le temps, on avait une sécurité sociale qui nous couvrait bien.
Les droits sociaux seront les mêmes. On conservera la sécurité sociale. L'Europe va tirer le progrès vers le haut.
Pierre Bergovis 30 août 92. Non, c'est pas pour ça qu'il s'est suicidé. Pour la France, l'Union économique et monétaire c'est la voie royale pour lutter contre le chômage.
Qui pouvait avoir dit ça ? Et ben c'est sapin la voix royale. Alors on regarde un petit peu rapidement les argumentaires européistes face au résultat objectifs.
Donc vous voyez à gauche, vous voyez des choses d'ailleurs. Vous voyez rien du tout. chose pas grand-chose.
Bon ben vous aviez une comparaison de la croissance dans les pays de la zone euro et dans les pays de l'Union européenne qui sont pas dans la zone euro où les deuxièes l'emportent sur les premiers et à côté vous aviez la la comparaison de la même chose entre la zone euro, le Royaume-Uni, le Japon et la zone et et les États-Unis où la zone euro affichait la plus faible croissance des quatre. Et l'autre graphique que vous allez voir que vous allez pas voir et ben c'est le contraire, c'est sur le chômage. Là c'est l'inverse.
Donc dans les pays de la zone euro, il y a plus de chômage que dans les pays eur de l'UE mais qui sont pas dans la zone euro. Et si on compare les quatre blocs États-Unis, Royaume-Uni, Japon, zone euro, le pays qui a beaucoup plus de chômage que vous pouvez pas voir mais qui est par là, c'est évidemment la zone euro. Donc ces quatre [Musique] graphiques montrent de la manière la plus précise et la plus cruelle ce qu'il fallait penser des promesses qui vous ont été administré pendant les derniers 25 ans, hein, au sujet du plein emploi et de la croissance.
Alors, j'aurais pu en rajouter sur aussi la technologie puisque on nous a également vendu, mais ça ça a moins fait rêver le public une le fait que l'Europe serait alors ça c'était début 2000 que l'Europe serait en 2010 la à la pointe technologique et scientifique du monde. Ça s'est pas produit ce qui n'est pas tellement surprenant mais ça fait partie des argumentaires. Alors en fait, on peut tomber plus bas dans le l'argumentaire européiste parce qu'il y a un degré zéro de l'argumentaire qui est ce qu'on appelle l'argument d'autorité.
Alors, plutôt que de vous dire que vous allez avoir plein de bonnes choses que vous n'allez pas avoir, l'argument dit vous n'avez pas le droit de dire non parce que c'est comme ça. C'est vraiment on peut pas faire plus bas degré zé. Alors, j'ai trouvé deux exemples.
Un qui est attribué à Nicolas Sarkozi, c'est assez le style. Ce Sarkozi dit, "Nous n'avons pas le droit, nous les Français, de dire non à l'Europe. N'y songez même pas, vous avez pas le droit, c'est pas permis." Il a dit ça au conseil national de l'UMP le 6 mars 2005, mais l'idée n'est pas passée de mode puisque 2015, vous avez Junker qui dit "Il ne peut pas y avoir de choix démocratique contre les traités européens.
C'est pas permis, on peut pas." Donc le degré zéro de l'argumentaire, c'est l'argument d'autorité qui consiste à dire vos gueules ou alors dans le style sarcosiste. Et sinon, nous prendrons des mesures plus contraignantes.
Est-ce qu'on peut tomber plus bas que le degré zéro de l'argumentaire qui est l'argument d'autorité ? Peut-on faire pire ? Alors le degré mo 1, c'est l'argument tétanisant.
Alors, c'est un argument qui fonctionne en décrédibilisant l'adversaire quoi qu'il réponde et surtout surtout surtout avant même qu'il réponde. Donc, c'est très pratique. Alors là encore, comme il y a un certain manque de créativité, une fois que le procédé a été lancé, il a toujours été repris avec les mêmes ficelles de manière éternelle, vous n'avez que quatre types de argument tétanisant qui sont employés contre les gens qui ne veulent plus de l'euro, de l'OTAN ou de l'Union européenne.
Et ces quatre types qui sont toujours les mêmes peuvent être assez facilement reconnés reconnus de manière automatique. Enfin, c'est vraiment un réflexe facile à prendre. Alors, quels sont les quatre types d'arguments tétanisant ?
Le premier, c'est la diabolisation. Alors, la diabolisation si sous désinance. Vous avez traité l'adversaire de nazi, fasciste, antisémiste, raciste, négationniste et viiste.
Ça fait 6. Donc, bien entendu, vous faites pas les six à la fois. Vous prenez un ou deux et vous traitez votre adversaire de ça, c'est diabolisant.
Ça s'appelle la diabolisation. Et c'est très pratique parce qu'après il peut plus rien répondre. S'il dit quelque chose, comme de toute façon c'est un Asie, vous n'allez pas écouter ce qu'il dit et donc l'affaire est réglée avant même qu'il n'it pu s'exprimer.
Alors ça c'est le premier des quatre types d'arguments tétanisant. Le deuxième c'est quoi ? Il est plus particulier c'est l'accusation d'être un fauteur de guerre.
Donc ça consiste à dire vous êtes contre l'eur donc vous voulez la guerre. Vous boulez les chars russes qui roulent dans vos rues, qui écrasent les gens et qui mettent à feu et à sang vos villes. Quel rapport ?
On nen sait rien. Mais c'est un truc récurrent. Vous êtes accusé d'être un fauteur de guerre et une fois que vous avez été accusé d'être un fauteur de guerre par vos adversaires qui sont eux des pacifistes éclairés et des humanistes et ben peu importe ce que vous pourrez dire ou répondre puisque comme vous êtes le fauteur de guerre, vous êtes le méchant.
Le troisème argument tétanisant est la prophétie apocalyptique dont on a eu pas mal de variantes lors de la campagne des élections européennes mais qui est toujours employé avec bonheur par les européistes qui consiste à dire en gros si vous abandonnez l'euro ou l'Europe ou l'OTAN à ce moment-là il va y avoir une invasion de sauterelle et puis euh euh la les eaux de la scène se changeront en sang et euh Vos vos économies fondront, vous serez livré à des ordres de barbares, ce sera Mad Max, il y aura plus de pharmacie, enfin ça sera absolument atroce. Alors pour remettre les prophéties apocalyptiques en permanence, il faut par exemple se rappeler qu'à 500 km d'ici, vous avez un pays qui s'appelle la Suisse, qui n'est ni dans l'UE, ni dans l'euro, ni dans l'OTAN et qui n'a pas eu de nuage de sauterelle, qui n'a pas eu de max, qui n'a pas eu de dépossession des épargnants de leurs petites économies. Donc il faut se rappeler que ces trucs, les arguments tétanisant, c'est en fait c'est très grossier.
C'est c'est des choses auxquelles vous pourriez répondre si vous aviez le droit de répondre. Le truc de l'argument estisant et que ça vous retire le droit de d'y répondre. Mais sinon en tant qu'argument, c'est rien.
C'est pour ça que je les ai mis en degré mo c'est et la 4rième que j'aime particulièrement, c'est l'accusation d'être un malcenant ou d'être un incompétent. Donc moi quand je dis que je suis contre l'euro, mes contradicteurs me disent que je suis mal comprenant, c'està-dire que j'ai un QI bas et que je suis incompétent. C'estàd que je ne connais pas du tout l'économie.
Alors que eux apparemment ils connaissent et comprennent tout bien. Alors comme je suis stupide, je ne peux rien répondre puisque même si je répondais à quelque chose, ça ne voudrait rien dire puisque je suis stupide. Et voilà, nous avons fini la liste des quatre types d'arguments tétanisants.
Et si vous les regardez dans les discussions que vous aurez avec les gens ou surtout dans les discussions que vous entendez à la radio et la télévision entre les défenseurs du système et ceux qui sont pas d'accord, vous les reverrez toujours les mêmes, jamais avec des variances, enfin, ils sont très faciles à reconnaître. Le contradicteur sera diabolisé, il sera accusé d'être un fauteur de guerre. Il y aura des prophéties terribles sur ce qui arrivera si jamais ces souhait se réalisaient et enfin de plus il sera traité d'imbécile.
Nous allons maintenant entrer dans la partie technique. Alors c'est à partir de maintenant que les gens me disent que ça devient technique et donc c'est là qu'il faut que vous commenciez à vous concentrer. Qu'est-ce que l'euro ?
Alors pour répondre à cette question, je suis obligé de commencer par rappeler qu'est-ce que c'était que l'argent dans l'ancien temps. C'està-dire que déjà ça va pas être comme l'argent aujourd'hui. Alors imaginez-vous que dans l'ancien temps, c'était avant la Première Guerre mondiale et ça a commencé en vers mo- 400 et ben il n'y avait une monnaie unique.
Simplement on n'y pensait pas mais en fait c'était l'or. Parfois c'était l'or et l'argent mais dans ce cas-là on dit le métal précieux est la monnaie unique. Et en fait, les diverses monnaaies nationales, elles ne valaient que par leur poids d'or.
C'est-à-dire que vous aviez certes une pièce de 20 francs et une pièce de 20 marques qui avait des tailles différentes et des poids différents et par conséquent une valeur différente. Mais la seule chose qui faisait leur différence de valeur, c'est qu'elles faisaient pas la même chose et donc leur rapport était fixe. Vous aviez c'est c'est comme si vous aviez une des subdivisions d'une même chose.
C'est comme si vous aviez des mesures de longueur qui auraient été exprimé tantôt en mètre et tantôt en pouce et en pied. Ça change rien en fait qu'il s'agit de la même longueur. Vous aviez véritablement une monnaie unique et ça s'est arrêté après la Première Guerre mondiale et il y a une transition qui a duré de 1914 au années 70 et cette transition a été graduelle.
Elle n'a pas suivi un plan concerté et il y a pas eu, si vous voulez des sociétés secrètes mystérieuses qui ont piloté ça depuis une île inconnue. Enfin, c'est pas un roman. Ce qui s'est passé en vrai, c'est qu'il y a eu des petites adaptations faites au coup par coup par des législateurs dans différents pays et ça abouti à un système qui était tout à fait différent de celui euh qui qui est encore aujourd'hui celui que nous connaissons parce que finalement il imprègne toute notre littérature, toute notre culture historique.
Enfin maintenant encore, on a tendance à penser que l'argent c'est de l'or. C'est plus le cas du tout. Et cette cette modification s'est faite sous la contrainte de l'expansion de la taille de l'économie.
Parce que si vous rappelez le graphique l'animation où vous voyez les pays grandir très vite, vous pouvez en déduire facilement que l'économie de la planète dans son ensemble a considérablement augmenté. Par contre, le stock de métal précieux disponible à la surface de la Terre, lui, il n'a pas considérablement augmenté. en tout cas pas dans les mêmes proportions.
Et donc ce qui aurait été possible à savoir monétiser l'économie de la planète avec de l'or, ce qui était possible au temps de Napoléon, ne le serait plus aujourd'hui. Ou alors il faudrait employer de la poudre d'or, tailler très finement et la ménagère n'aimerait pas avoir ça dans son porte-monnaie parce que ce serait mal pratique. Mais il n'y a pas eu un jour un président du monde qui a dit l'ordre ne peut plus marcher donc je vais faire autre chose.
Il y a eu simplement des adaptations techniques. Donc chacune avait l'air horriblement technique et qui petit à petit en s'accumulant au fil des décennies a fait qu'on a complètement abandonné le système qu'on connaissait et dans lequel on croit toujours vivre pour arriver dans ce système qui est tout à fait différent. Et ce système que je dois d'abord commencer par vous expliquer avant de pouvoir vous dire qu'est-ce que c'est que l'euro.
Donc l'argent, le cas normal ou simple, c'est le cas de la Suisse, de l'Angleterre, de l'Amérique et du Japon. Et c'était avant l'euro aussi le cas de la France et de l'Allemagne. Et en fait, c'est le cas du monde entier.
Il n'y a plus d'exception. Il est construit de la manière suivante. Alors, vous avez un une banque centrale ou un institut monétaire et vous avez un législateur.
Mettons en France, ce serait le Parlement français. En Suisse, ça va être le Parlement suisse. Et ce législateur dit et bien les reconnaissances de dettes à vue, c'est-à-dire sans maturité, c'est-à-dire pas les dettes les reconnaissances de dettes d au 25 août 2016, mais les reconnaissances de dette qui sont immédiatement exigibles, celles qui sont tout de suite euh utilisables et ça s'appelle être une reconnaissance de dette sans maturité ou à maturité zéro.
Celles-là ont un pouvoir libératoire. Alors, qu'est-ce que c'est que le pouvoir libératoire qu'on appelle aussi cour légale ? cours forcé, monopole du cours légal et du cours forcé et il y a encore d'autres expressions.
Et bien c'est un pouvoir, c'est c'est un privilège légal donc qui est conféré par le législateur qui fait que un commerçant ou un vendeur de bien ou de services n'a pas le droit de refuser d'être payé dans cette chose. Donc je vais prendre comme exemple le France- Suisse parce que le maintenant que la France est dans l'euro, c'est plus compliqué. Donc le l'exemple le plus proche du cas simple, c'est c'est le fran suisse.
Pourquoi est-ce que le fran suisse a de la valeur ? Parce que vous avez dans la Suisse, le Parlement suisse qui dit "Les reconnaissances de dettes à vue de la BNS, Banque Nationale suisse, sont pouvoir libératoire et donc nul sur le territoire de la jurisdiction suisse ne peut décider de ne pas accepter d'être payé en cette chose-là." Alors comme tout le monde sait que c'est comme ça, du coup il y a un intérêt à détenir du franchis parce que vous savez que si vous en avez, vous pourrez faire vos courses avec, vous pourrez payer votre loyer, vous pourrez payer vos impôts.
Et donc du coup, bien que le franc suite ne soit plus du tout du tout garanti sur l'or et et ça depuis très longtemps, ça reste intéressant d'en avoir parce que finalement c'est celui qui permet de subvenir à vos besoins. Et en fait, c'est ça que vous voulez, c'est pas d'avoir de l'or. Ce que vous voulez, c'est pouvoir payer vos dépenses.
Sachant que à cause de ce privilège légal, vous pourrez utiliser cette monnaie pour faire vos différents achats. Et ben c'est ce qu'il vous faut. Du coup, vous voulez en avoir et du coup, vous demandez à ce que vos salaires soient soient versés en ça et ainsi de suite.
Et ça fait que cet argent a de la valeur. Alors, naturellement, c'est pas une garantie absolue que ça va avoir de la valeur parce que le franc- suisse et le dollar du Zimbabweé sont basés sur le même principe et pourtant, vous le savez peut-être, le dollar du Zimbabweé est plus faible que le franc suisse hein puisque c'est une monnaie avec des billets où il y a plein de zéro et enfin c'est pas exactement le prototype de la monnaie forte, le dollar du Zimbabweé alors que le franc suisse si mais il fonctionne exactement sur le même principe. Ce qui fait la différence après, c'est que l'économie du mabou est moins développée que que celle de la Suisse, ce qui importe.
Alors, ces reconnaissances de Z à vu vont prendre deux formes et deux seulement. Donc c'est technique mais c'est simple. Vous avez une forme qui est électronique et qui est nominative et ça c'est des comptes courants qui sont ouverts par les banques commerciales auprès de la banque centrale.
Alors elle est nominatif parce que la banque centrale sait à qui appartient le compte courant puisque c'est marqué dessus et elle est électronique parce que c'est juste des dans un ordinateur. Enfin, il y a même pas besoin de d'avoir autre chose. Et l'autre pap l'autre forme c'est une forme qui est papier et anonyme et c'est ce qu'on appelle les billets de banque.
Donc alors celle elle est anonyme parce que si vous en avez pour en profiter, vous n'avez pas besoin de donner votre carte d'identité. Enfin c'est à vous et c'est pas à votre nom n'importe pas. Donc c'est anonyme et puis c'est une forme papier parce que c'est en papier, c'est pas c'est pas électronique.
Alors ici, j'insiste sur le fait qu'il n'est en général pas très bien compris que la monnaie n'est plus gagée sur l'or. Il faut euh capter ça. Elle n'est pas gagée sur l'or.
Elle n'est pas gagée sur autre chose et c'est uniquement cette histoire de cours légal et forcé qui lui confère de la valeur. Il faut aussi préciser qu'elle n'est pas créée ex ni l'O. C'est-à-dire que l'institut qui crée ça, donc la banque centrale, la Banque de France ou la BNS ne va pas d'un coup de baguette magique créer des des francs- suisses ou des francs français ou des euros.
Il y a il y a toujours une contrepartie. C'est-à-dire que il se peut qu'elle en créer parce qu'elle achète quelque chose. Par exemple, je dis n'importe quoi, mais vous avez une maison, vous la lui vendez et ben elle vous donne de de sa monnaie qu'elle vient de créer.
Mais en échange, elle garde dans son bilan votre maison. Donc c'est pas ex ni et sinon le plus souvent ce qui se passe c'est qu'elle achète pas c'est qu'elle prête. Donc en fait elle va prêter cet argent à des banques commerciales et qui devront le lui rendre et donc entre-temps elle va conserver une un titre de créance sur ses banques commerciales.
Donc c'est jamais il y a pas d'histoire de don gratuit là-dedans. Ça n'existe pas. Alors le cas eur est forcément plus compliqué.
Pourquoi ? Parce qu'il y a plusieurs pays. Et s'il y a plusieurs pays, alors il y a plusieurs législateurs.
Et si vous avez suivi ce que j'ai dit dans les slides précédents, et bien c'était le cours légal et forcé la valeur de l'argent donc qui impliquait le législateur qui était justement le pouvoir qui conférait ce cours légal et forcé. Si vous avez plusieurs législateurs, comment ça marche ? Et ben, ça marche différemment.
Alors, on a construit le cas euro de manière à reproduire le cas que je vous ai décrit avant de la façon la plus simple possible. Mais évidemment, c'est pas identique puisqu'il y a plusieurs pays. Et c'est ça qui va créer la différence entre l'euro et les monnaies normales.
Et c'est aussi ça qui va faire qu'il y a une porte de sortie. C'est pourquoi il convient d'être très attentif. L'euro n'est pas une monnaie commune, c'est pas une monnaie unique.
On utilise ces expressions comme des raccourcis. C'est-à-dire que vous allez voir vos journalistes qui vous dirent qui qui au lieu de dire euros, ils vont dire la monnaie unique. Bon, il s'agit pas là d'une intention délibérée de trompé, c'est juste que ça va plus vite.
On dit monnaie unique. Les journalistes anglais et allemands diraient la monnaie commune. C'est pareil, c'est pas pour tromper l'ennemi, c'est parce que ça va plus vite.
Mais dans la réalité, c'est ni l'un ni l'autre. L'euro c'est en réalité, alors accrochez-vous bien car c'est maintenant que nous entrons dans la difficulté. L'euro est un faisceau de n plus de monnaie si vous avez NPI.
Et si vous avez NPI par exemple aujourd'hui il y a 19 pays je crois dans la zone euro. Donc N fait 19 et à ce moment-là l'euro c'est un faisceau de 21 monnaie qui porte tout le même nom. Donc on dit qu'elles sont homonymes.
Ce même nom c'est en l'euro et surtout qui sont liés par un cours de change fixe qui est le plus simple possible. C'est 1 pour un. C'estàd que vous avez en fait 21 sortes d'euros qui valent tous enfin qui sont tous liés par un cours de change fixe les uns envers les autres à 1 pour 1 et qui s'appelle tous euros.
Mais c'est ça, c'est pas une monnaie unique à proprement parler et c'est pas une monnaie commune non plus. C'est 21 sorte d'euros. Alors pourquoi est-ce que c'est 21 sorte d'euros ?
Bah quelles sont ces n espèces ? Vous avez les comptes courants ouverts auprès des N B central nationale. Donc ça c'est ce qui c'est c'est l'équivalent de ce qui existait avant.
Vous avez NPI donc ça fait N espèce mais en plus de ça vous avez les comptes courants qui sont ouverts auprès de la BCE en tant que tel parce que la BCE aussi c'est une banque centrale. Donc vous pouvez avoir enfin pas vous mais des gens peuvent avoir un compte courant ouvert auprès de la BCE. Ceci fait 1 € d'une nouvelle espèce, la numéro N + 1.
Et la numéro N + 2, ben c'est les billets qui jouent un un cas un rôle spécial dans le cas de l'euro parce que dans l'ancien temps, c'était les créances sur la sur la banque centrale qui les émettait mais aujourd'hui c'est autre chose. C'est des créances sur un divise sur toutes les banques centrales de la zone euro à la fois. Donc c'est une espèce en soi différente des N+ espèces précédentes.
Donc vous voyez que c'est assez compliqué. Cela dit, la complexité s'arrête là. Une fois qu'on a capté ça, que c'était n + 2 monnaie qui portait le même nom et qui était lié par un peg à un cours fixe de 1 pour 1, on a tout compris sur l'euro pratiquement.
On a également compris comment il allait pouvoir se défaire. Donc l'union monétaire, ça consiste en l'obligation qui est faite aux banques centrales de reprendre les euros des autres espèces sans limite de quantité et à un taux prédéfini et fixe, lequel étant de 1 pour un. Alors ici, je j'étudie plus particulièrement le cas des billets.
J'ai retrouvé le texte de loi qui régit le cas des billets pour que vous voyez que je l'ai pas inventé. Donc il apparaît sur le PowerPoint et quand vous aurez le PowerPoint, vous pourrez le lire. C'est un texte en anglais, vous avez sa référence, elle est même cliquable.
Donc si vous avez le le PowerPoint, vous pouvez cliquer dessus et oup ça l'ouvre sur l'internet. Et ça c'est un petit texte de loi qui explique en fait que chaque banque centrale de la zone euro a obligation de reprendre les billets euros comme si c'était c'est les siens propres. C'est pas que ça soit les siens propres, mais elle est obligée.
C'est-à-dire si vous allez la Bundesban avec un sac de de billets de 500 € et que vous déposez ça au guichet de la Buises Bank est obligé de de créditer votre compte que vous auriez ouvert chez elle de la même somme, elle a pas le choix. C'est cette obligation qui constitue l'Union monétaire. Et par conséquent, quelle est la conséquence logique ? défaire l'union monétaire consiste à suspendre cette obligation.
Alors, du fait que vous avez plusieurs banques centrales émettant plusieurs sortes d'euros, il se produit fatalement lorsque vous avez par exemple que vous m'envoyez un virement à moi qui réside en Allemagne et vous qui résidez en France, vous m'envoyez 100 € par virement. Il va se produire une chaîne de débit et crédit qui à un moment va impliquer la Banque centrale de la France et la banque centrale de l'Allemagne vers le milieu. Ce que vous voyez sur le petit graphique, c'est la liste des bilans comptables des des agents qui sont impliqués en supposant que votre compte à vous soit à la BNP, que mon compte à moi soit à la Commerce Banque et que vous m'envoyez 100 €.
Alors, si vous m'envoyez 100 € il va y avoir une succession de crédit et de débit entre vous et la BNP, entre la BNP et la Banque de France, entre la Banque de France et la Bundesban entre la Bundesban et la Commerce Banque, entre la commerce banque et moi qui à chaque fois seront de plus 100 € et de - 100 €. Et donc ce qui est important, c'est la partie rouge au milieu. Lorsque vous aurez fait cette opération, il en sera résulter que la Bundesban aura un crédit de 100 € sur la Banque de France.
Donc vous voyez que le fait que les euros puissent circuler dans la zone euro finit forcément par créer des une chaîne de dette créance entre les banques centrales elles-mêmes. Et ça c'est une grande novation. ce n'était pas possible dans le système que monopay qu'on avait vu avant.
C'est une grande novation et c'est aussi le point faible du système. Alors dans le cas euro et dans le cas normal, si on fait la différence, on voit on a vu qu'on avait vu deux différences. La première, c'est les billets qui sont dans le cas euro des créances indivises sur euh toutes les banques centrales de la zone euro.
Alors que dans le cas simple, c'est juste une créance sur euh la BNS par exemple. Et l'autre différence, c'est les targets. Et alors, ces deux différences, elles ont un point commun.
Toutes les deux, elles se résument à la constitution progressive de dette et de créance entre les banques centrales elles-mêmes. C'est ça qui fait donc la différence entre le cas euro et le cas normal. Et j'appelle ça un talon d'Achile parce que c'est ce qui est à l'origine de la brouille et de la dispute dont vous avez pu entendre parler entre les banques centrales de la zone euro.
Vous savez que ces banques commencent à être fâché les unes contre les autres. Vous avez pu le lire dans les journaux. Ça vient de là.
En effet, du fait de la crise, il s'est produit que l'une des banques centrales est devenue trop créancière des autres, qui sont devenues donc trop débitrices vis-à-vis d'elles. Et du point de vue de celles qui étaient trop riche, c'était pas bon parce que elle avait accumulé ce qu'on appelle des créances toxiques, enfin des trucs qui ne seront jamais remboursés. Et du point de vue des autres, bah c'est pas bon non plus parce que personne n'aime être beaucoup endetté.
Et c'est en fait la crise qui a provoqué ce point faible, enfin l'apparition de ce point faible qui était toujours là en puissance mais qui était latant. Et avant la crise, tout fonctionnait comme si chacun était dans sa boîte et ne s'occupait pas des autres. chaque on avait presque n fois le système normal répliqué dans dans chaque pays parce que il y avait pas cet effet que vous pouvez envoyer votre argent de France en Allemagne de manière délibérée.
À partir du moment où la crise est arrivée, la la l'une l'une d'entre ell la Bundesb s'est retrouvé dans une situation un petit peu gênante. Donc et ceci constitue une porte de sortie cachée parce que les différents euros sont toujours des monnaaies nationale. Ils en ont pas l'air.
Vous n'avez pas l'impression que l'euro est une monnaie nationale. Et mais en fait vos euros sont définis comme des cré enfin c'est des créances sur la BNP parce que vous avez votre compte à la BNP et et à leur tour c'est créan sur la BNP a des créances sur la Banque de France. Donc ça pas comme ça mais c'est encore français.
Donc on vous dit que c'est une monnaie unique, mais si vous savez qu'en fait c'est un faisceau de n + 2 monnaie avec le même nom et du coup l'une de l'une d'entre elles est française et donc l'union monétaire n'est pas aussi union qu'on pourrait le croire. Et cette petite différence constitue une porte de sortie cachée dont vous avez naturellement jamais entendu parler. Mais par contre, je peux vous dire qu'à la BCE, on la connaît parce qu'à la BCE, on a dû réfléchir sur les cas d'exit.
On a dû réfléchir sur comment on gérait le cas d'un pays qui sortait et on a dû réfléchir à ce qui se passait. Donc on sait pertinemment nous que euh le fait que les euros soient en réalité toujours défini au niveau national constitue la clé de la réversibilité du système. Et ça vous l'entendrez pas si vous regardez le journal euh télévisé sur TF1.
Mais c'est vrai. Par contre, vous l'entendrez si vous si vous traînez dans les corridors de la BCE, ce qui ne vous arrivera pas. Pourquoi vous devez vous en remettre à moi.
Alors, cette faiblesse cachée et cette vulnérabilité cachée sont apparues parce qu'il y a eu une crise. Alors, quand est-ce que la crise a commencé ? Alors, c'est vraiment pas de chance, mais l'origine de la crise au commencement était quelque chose de mondial et pas du tout d'européen.
En fait, l'Europe n'y est pour rien. Vous avez eu un accident dont vous souvenez peut-être le 9 août 2007, il y a eu le gel de trois fonds monétaires. Le 15 septembre 2008, il y a eu la fameuse fight de LEAN Brothers.
Le 30 septembre 2008, là par contre, vous en avez peut-être moins entendu parler. Il y a eu un truc très important qui s'appelle l'arrêt de marché monétaire interbancaire. Avant, il y avait un marché monétaire interbancaire qui était un marché dans lequel les banques se prêtaient et s'empruntaient de l'argent.
Après, il y en a plus. Et ceci a constitué un dysfonctionnement très important qui a requis des mesures d'urgence qui ont été prises immédiatement par les principales banques centrales et qui ont pris la forme d'injection de liquidité très importante. Je précise que c'était la seule chose à faire.
Pourquoi le marché monétaire interbancaire, c'était donc le marché sur lequel les banques se prêtaient et s'empruntaient. Donc en fin de journée, chaque banque était un petit peu en positif ou un petit peu en négatif. Naturellement et celle qui était un petit peu en positif prêtait sur le marché monétaire interbancaire à celle qui était un petit peu en négatif et puis voilà, ça marchait comme ça.
Supprimer maintenant le marché monétaire interbancaire. Vous le lotez, vous dites il y en a plus. Qu'est-ce qui va arriver à la banque qui finit un petit peu en négatif ? elle va faillir dire que le premier jour vous aurez eu la faillite de la moitié des banques, le deuxème jour la faillite de la moitié des banques restantes.
Enfin, ça aurait été la fin du monde financier en quelques jours. La seule façon d'empêcher ça a été de remplir les comptes des banques commerciales avec suffisamment un matelas suffisamment épais pour que ça puisse absorber leur choc de liquidité journalier. C'est-à-dire que il y ait pas de risque qu'il y en ait une qui finisse en négatif du simple fait que enfin par le jeu normal des des paiements que les banques se font les unes aux autres pour toutes sortes de choses pour l'échec pour parce qu'ils se sont achetés des trucs peu importe.
Donc il fallait empêcher ça et la seule façon de le faire c'était en quelque sorte de de mettre un matelas de mousse pour amortir les chocs. Et ça a été ça les injections de liquidité qui ont tout de suite été euh mises en urgence par les principales banques centrales. Ça c'est c'était juste pour éviter une catastrophe immédiate de faillite de tout le monde.
Mais alors songer que ces injections de liquidité si elles servent à ça, leur rôle, il faut penser à ça comme un matelas de mousse au fond d'un d'un récipient qui transporte un truc fragile, le rôle n'est pas de bouger. Donc ces liquidités n'étaient pas là pour circuler dans l'économie. Elles étaient là pour absorber les les chocs journaliers de dû au fait que vous finissez jamais votre journée exactement à zéro.
Et donc les banques n'avaient pas intérêt à les faire circuler. Au contraire, elle devait les tésoriser, les garder pour elle. Donc c'est des injections de liquidité qui n'ont pas circulé dans l'économie et qui n'ont pas créé d'inflation.
Ça ça intrigue beaucoup les gens. Mais puisque les banques centrales ont injecté de l'économie, est-ce qu'il y aurait pas dû pardon ont injecté de l'argent dans l'économie ? Est-ce que normalement il y aurait pas dû y avoir de l'inflation ?
Normalement si, mais pas dans ce cas-là parce que le but de de ce fric était juste de rester là, de stagner au fond des coffres pour éviter que les banque ne fasse faillite dû au fait qu'elle ne pouvait plus recourir à ce à quoi elle recourait d'habitude qui était ce marché monétaire interbancaire disparu le mardi 30 septembre 2008 et jamais ressuscité depuis. Enfin, c'était une crise mondiale, mais n'ava rien d'européen. Manque de chance, ça a impacté l'euro, hein.
On a vu que l'Euro avait une faiblesse cachée et jusque-là, elle était restée bien cachée. Mais la crise a appuyé sur ce point faible et on a vu des choses. les taux d'empreunt des en euros des différents états de la zone euro qui avant étaient les mêmes se sont mis à diverger et d'autre part les targets les déséquipes target donc c'est des équipes qui sont créés quand vous m'envoyez de l'argent en Allemagne se sont mis aussi à diverger donc la la bundesban est devenue très créancière et les autres sont devenues très débitrices.
On va voir les deux choses. Alors d'abord les taux d'empreinte de la zone euro. Ici c'est le slide le plus technique.
Donc si vous arrivez à le suivre, après ça deviendra progressivement de moins en moins technique. Donc accrochez-vous bien. Les taux d'épend de la zone euros sont représentés sur ce graphique.
J'espère qu'il se voit. Oui, il se voit. Et vous voyez sur l'axe horizontal la maturité.
Donc là, j'ai pris une photographie de ce qui se passait en 2004, je sais pas quand, un certain jour. Et donc les maturités des emprunts auxquelles vous pouvez penser vont de 2004 à 2024 parce que j'ai pris 20 ans. Donc sur votre axe ici là que je suis l'axe horizontal, vous voyez 20 années et là vous voyez des taux qui vont sur ce graphique de 0 à 10 %.
Ce sont des taux auxquels vous allez prêter à emprunter aux différentes maturités. Donc vous voyez que ça forme une courbe parce que c'est pas les mêmes taux qui sont valables pour les mêmes maturités. C'est pas pareil d'emprunter à 3 ans ou à 10 ans ni de 10 ans à 15 ans.
Donc vous voyez ici que les taux sont ce qui est la configuration normale plus important quand vous empruntez à des à des maturités plus longues. C'est pas obligatoirement comme ça mais c'est le plus souvent comme ça. Ceci étant, vous voyez pas une courbe mais vous en voyez cinq.
Alors, il y a une courbe en ligne épaisse qui est un truc technique qui représente le taux neutre qui est celui que vous pouvez penser comme avantageant ni le prêteur ni l'emprunteur. C'est-à-dire que si vous faites un prêtemprunt à cette maturité, à ce taux neutre, personne n'est laisé. Le prêteur n'est pas avantagé.
Le prêteur n'est pas laisé. L'emprunteur n'est pas avantagé et l'emprunteur n'est pas laisé. Après, si vous empruntez, vous prêtez un taux qui est plus haut, plus bas, quelqu'un est laisé.
Donc ça c'est la courbe épaisse et les quatre courbes fines qui pour l'instant sont superposées avec la courbe épaisse, c'est les courbes auxquelles empreinte quatre pays qui sont l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne. Donc ce que vous pouvez constater, c'est que sur ce jour de janvier 2004, ces quatre pays empruntaient au même taux et que ce taux n'était ni à leur détriment à leur avantage. Est-ce que c'est clair ça ?
Est-ce que vous comprenez que la la superposition des cinq courbes fait ça ? Bon, je vais présumer que votre silence signifie oui. Et nous allons lancer l'animation.
Alors, en lançant l'animation, vous allez voir, je vous le dis à l'avance pour que vous puissiez le guetter, qu'à un moment, les taux auquel empruntent trois des pays vont devenir plus haut que la courbe neutre qui est en gras et les taux auquel emprunte le 4e pays va devenir plus bas que la courbe grasse. Naturellement, le 4e pays qui va emprunter plus bas, vous voyez lequel ça va être. Donc là, j'essaie de lancer cette damée vidéo.
Voilà. Et ça veut pas ou je pense que je suis travaille par la technique. Ah, triomphe et succès.
Donc, vous voyez ici que ces courbes bougent et vous voyez aussi qu'elles restent en ligne toutes les cin les unes avec les autres. D'accord ? Donc rappelez-vous la courbe grasse c'est la neutralité qui n'avantage personne et les quatre courbes fines c'est les taux auquel empruntent les quatre pays et elle reste remarquablement en ligne.
Et là nous sommes en 2000 5 6 7 Oui, l'écran est petit donc moi aussi j'arrive pas à voir. Mais je sais ce qui va se passer car j'ai déjà vu le film. Et vous allez avoir quand la crise va arriver que les coupes vont commencer à diverger.
Je pense que ça y est déjà. Puis elles vont diverger plus fortement. Là vous vous allez commencer à voir qu'effectivement elles sont 5.
Là nous sommes en 2009 donc la crise est bien lancée et l'écart va augmenter de plus en plus. en ce qui concerne la malheureuse Italie et la malheureuse Espagne dont les taux se séparent vers le haut et commence à l'éviter au-dessus des taux des autres. Alors, si vous zoomiez sur la le coin sud-ouest, vous verriez aussi que le taux allemand passe en dessous de la courbe grasse.
C'est-à-dire que alors que les autres pays sont obligés de payer des taux plus importants, enfin qui leur sont destrimentiels pour emprunter, l'Allemagne gagne quand elle elle empreinte. D'où est-ce que ça peut venir ? Et bien c'est parce que quand vous prêtez à l'Allemagne, vous obtenez une espèce d'assurance contre le risque d'explosion de la zone euro et que vous êtes d'accord pour payer un peu pour avoir une assurance.
En effet, si vous prêtez votre argent à l'Allemagne, disons sur 2 ans, et ben dans 2 ans, l'Allemagne va vous rendre cet argent de toute façon dans la monnaie qui sera la monnaie allemande à l'époque. Mais si par contre vous vous contentez benoîement de garder cet argent dans un coffre fut-il localisé en Allemagne, il est tout à fait possible que d'ici là l'euro est cessé d'exister ou d'être valable en Allemagne et que votre argent n'ait pas été converti dans ce qui sera la monnaie allemande à l'époque. Donc c'est plus risqué de garder votre argent dans un coffre que de le prêter en ce sens que si vous le prêtez à l'Allemagne spécifiquement, vous serez remboursé vraiment dans la monnaie allemande. en marque alors que autrement vous risquez de d'être remboursé dans un panier de monnaie européenne et donc c'est moins bien et par conséquent vous êtes d'accord pour consentir une petite ristourne quand vous prêtez à l'Allemagne parce que ça vous assure contre ce risque.
Et pour ce qui est de l'Italie, de l'Espagne et de la France et ben c'est le contraire. Votre problème est que vous prêtez à l'Italie, je sais pas à 5 ans, c'est très bien, mais peut-être que quand elle va vous rendre après les 5 ans passés, ça sera plus de l'argent qui a qui qui a cour légal en Allemagne. Donc ça c'est un risque contre lequel vous devez vous assurer et c'est pourquoi vous voyez que vous demandez à l'Italie des taux plus importants.
Tout ça est très logique. Donc vous avez un risque d'explosion de la zone euro qui se reflète dans la façon dont les cinq courbes ont divergé. et don divergé non seulement en train mais par rapport à la courbe de neutralité.
Donc là voilà et j'avais dit qu'il y avait un autre truc qui avait divergé, c'était les fameux targets. Alors rappelez-vous que les targets c'est c'est des dettes et des créances euh de banque centrale à banque centrale dans la zone euro. Donc par construction comme la somme de toutes les dettes et les créances entre ell c'est un système fermé, ça fait zéro.
Vous pouvez en avoir une qui doit - 2, enfin une qui qui est à - 2 parce qu'elle doit 2, une qui est à - 3 parce qu'elle doit 3 et la trème va vooir forcément + 5 puisque c'est des dettes et des créances entre elles. Et donc la somme de tous ces chiffres doit faire zéro. Et c'est ce qui explique que le graphe que vous voyez ici est symétrique.
C'est-à-dire que la somme des hauteurs positives et des moins les hauteurs négatives, c'est exactement zéro tout le temps. Ceci étant, vous avez des pays qui sont au-dessus, genre ce rouge là qui est un gros créancier et des pays qui sont en dessous. Donc le grouge c'est l'Allemagne qui est créé et le jaune et l'ocre c'est l'Espagne et l'Italie qui sont débiteurs.
Et vous voyez que ces dettes de banque centrale à banque centrale ont enflé d'une manière tout à fait disproportionnée et que ça a commencé à la crise parce qu'ici c'est 2008. Avant tout allait très bien. Il ne se constituait pas de dettes ou de créances exagérées de banque centrale à banque centrale.
Donc c'est ce que je vous disais tout à l'heure la faiblesse, le talon d'Achile, il était latant, on le voyait pas. Il était bien présent mais il n'avait pas été activé. À partir du moment où la crainte est apparue que l'union monétaire pouvait exploser, ça a fait cet effet.
Donc vous pouvez voir qu'il est drastique. Enfin du jour au lendemain, la situation a été tout à fait différente. En fait même le la hauteur là du rouge, c'est plus grand et donc il représente les créances que que la malheureuse Bundesban a accumulé sur ses conceurs de de la périphérie.
C'est plus grand que la taille du bilan qu'elle avait lorsqu'elle est entrée dans la dans la zone euro. Donc c'est quelque chose de complètement démesuré. C'estàd que vous avez là un tas de créances de qu'elle détient sur les autres qui dont la hauteur est plus haute que tout ce qu'elle avait quand elle est entrée dans la zone euro.
C'est beaucoup. Elle est donc très mécontente. Donc vous voyez les des équipes target.
Alors, je voulais attirer votre attention sur le fait que aussi bien la divergence des taux que des équipes target, c'est dû à une même raison qui est la prise de conscience du risque de convertibilité en bleu sur le slide, c'est-à-dire la prise de conscience du fait que ben mon dieu, votre argent selon où que vous l'avez rangé, à qui que vous l'avez prêté, ça sera pas forcément rendu sous la forme de bon gros de richemark. Si vous gardez votre argent en France, vous avez des chances de vous retrouver avec du franc, ce qui n'est encore pas très grave. Mais si vous gardez votre argent en Italie, vous avez une chance de vous retrouver avec des lires italiennes.
Et ça c'est une perspective qui va vous faire réfléchir parce que vous ne souhaitez pas voir vos économies se faire convertir brutalement en lire italienne sans que vous ayez rien demandé. Pourquoi ne me Je ne sais pas mais le fait est que vous préférez éviter ça et c'est parce que vous préférez éviter ça que vous allez avoir tendance à ranger vos petites économies en Allemagne et comme tout le monde va faire pareil, il va en résulter que les banques centrales des pays périphériques vont devenir de plus en plus endetté vis-à-vis de la Bundesban qui va devenir de plus en plus créancière vis-à-vis des des autres. Et ceci fait donc que c'est auto autorépliquant, enfin auto auto c'est quelque chose qui s'autoentraîne.
La la l'apparition de cette crainte que l'euro peut exploser provoque des comportements que vous pouvez lire aussi bien sur vos sur la sur la façon dont les gens rangent leur compte bancaire que sur les taux auxquels les États doivent emprunter. et ces comportements sont auto-amplifiants. Donc ce qui s'est passé à partir de 2008 et c'était pas du tout de la faute de l'euro, mais la conséquence en a été quand même celle-là, c'est que les gens, les marchés financiers ont perdu confiance dans l'irréversibilité de la zone euro.
Et c'est ça qui est traduit par ces courbes divergentes et ce merveilleux graphique coloré qu'on a vu au précédents slides avec ces couleurs bariolées. C'est que les gens ont pris conscience du risque de convertibilité qui donc a généré cette fuite des capitaux en dehors de la périphérie et vers le cœur. Le cœur c'est l'Allemagne.
En plus de ça, vous avez vu que les états périphériques se sont retrouvés exclus des marchés. C'est-à-dire que non seulement il devait emprunter des autres haaut mais en fait le plus souvent il pouvait même pas emprunter du tout parce qu'il trouvait pas d'emprunteur de prêteurs. Et enfin vous avez eu un truc que la BCE appelle la fragmentation en zone euro qui finalement est euh leur aveu d'échec le plus complet.
C'est pour ça qu'il l'aime pas du tout. C'est-à-dire que pendant la période d'avant-crise, vous pouviez avoir c'est où euh top top. Voilà.
Dans la période d'avant-crise, vous pouviez avoir le euh un marché européen et vous pouviez même vendre au public et aux journalistes que le marché européen s'était créé, qu'il y avait maintenant un marché européen. Mais ceci est maintenant oublié. Les marchés se sont fragmentés.
C'est-à-dire que les marchés financiers de la zone euro, il y en a plus un seul mais il y en a 19. Et ça, ça s'appelle la fragmentation. La fragmentation déplaît beaucoup à la BCE parce qu'en fait c'est le constat d'échec direct purement et simplement de euh tout ce qu'elle a tenté.
Un autre une autre conséquence moins monétaire et plus politique à partir de maintenant on devient de moins en moins technique. Donc vous pouvez vous rassurer, la partie technique est finie. Vous avez la fin de la solidarité.
C'est-à-dire que en Allemagne, la population s'est crispée, la Bundesbank s'est crispée, mais en Grèce, vous savez aussi que des sentiments anti-allemands ont fait leur apparition qu'ils sont très forts. Les gens ont cessé de faire semblant qu'il s'aimaient bien et les sentiments qui sont venus à jour sont tout à fait négatifs. En fait, nous avons un retour des haines intraeuropéennes et qui est une conséquence à peu inattendue de la construction européenne, mais il faut ramener les effets aux causes et c'est bien ce qui s'est passé.
Du fait que cette construction a échoué, les haines ont réémergé entre les différents États européens et nous avons eu aussi en plus des haines, le grand retour des égoïsmes nationaux. C'est-à-dire que maintenant les pays ne font plus semblant de réfléchir à un intérêt commun européen. Ils essayent de faire valoir le leur propre.
Ce qui aurait toujours dû être ainsi. Mais si vous voulez, avant il y avait la fiction comme quoi on travaillait pour je sais pas une espèce d'intérêt mythique européen mais plus maintenant. Maintenant chacun essaie de de sauver sa peau ou en tout cas ses pépettes.
Ici ce slide va faire un petit zoom sur le risque de convertibilité. Vous avez les conséquences en zone euro. Euh donc on peut dire que pour l'instant l'euro c'est un marque sous un autre nom.
Pourquoi ? parce que il a cour en Allemagne. Donc c'est un marque.
Le risque de convertibilité comme j'en ai parlé, c'est le risque d'être remboursé en quelque chose qui n'est plus le marque et c'est ce risque qui cause la prime de risque et l'explosion des targets. La prime de risque est celle qui se voit sur le sur le différentiel des courbes que vous voyez là. Et ben ce risque de convertibilité est une chose que la BCE n'aurait jamais dû accepter de reconnaître parce que finalement c'est le risque de la fin de l'euro.
Et donc elle son discours c'est plutôt l'euro est éternel, immuable, irrévocable, irréversible. Et cependant en juillet 2012, donc c'était au plus fort de la crise, Dragy a dû reconnaître l'existence de ce risque de convertibilité et en l'appelant à l'époque currency risque, donc risque de devise, mais c'était ça qu'il voulait dire et Dragy donc le président de la BCE a contredit le dogme principal de son institution qui était l'irréversibilité de l'euro. Donc nous sommes en juillet 2012, c'est le la crise bas son plein.
Et Dragy dit au journaliste anglais oui, ce qui explique le différentiel des taux là c'est principalement le risque de convertibilité. Alors ça que moi je le dise, ça a déjà de l'impact. Mais si c'est un président de la BCE qui le dit, j'aime autant vous dire que c'est un aveu d'échec pur et parfait. parce qu'il est exactement en train de dire les taux sont comme ça parce qu'en fait les gens ne croient plus que l'euro va continuer.
Alors naturellement il emploie un langage technique ce qui permet aux journalistes de TF1 de ne pas vous en parler au 20h et de vous laisser dans l'ignorance. Mais il y a quand même une presse spécialisée sur les affaires financières économiques qui elle n'a pas laissé passer le ce ce détail et parfaitement décodé ce que ça voulait dire. Alors on va maintenant se concentrer un petit peu plus particulièrement sur les malheurs de la Bundesbank.
Alors je vous rappelle que l'euro c'est pour l'instant un marque sous un autre nom. L'Union monétaire est a en fait l'effet de marquiser de transformer en marque les monnaies d'autres États. Et quel est-ce que c'est ça du point de vue de la Mess Bank ?
Ben, elle le perçoit comme on galvaude sa signature. Elle voit ça comme un voilà ma signature valait très cher parce que j'ai fait beaucoup d'efforts pendant les cas de décennies que j'ai été très vertueuse et puis maintenant le moindre italien venu peut imiter ma signature en quelque sorte. Enfin, il parle ici de la de la Banque d'Italie où le moindre espagnol venu peut faire ça.
Donc je suis en quelque sorte victime d'un pillage. C'est ce que dit la Bundesbank. C'est ainsi qu' enfin elle le dit pas tel qu'elle parce que c'est un petit peu brutal comme expression mais c'est ce qu'elle pense.
Donc elle perçoit l'Union monétaire comme un pillage dont elle est victime elle. Ce qui évidemment ne met pas dans des dispositions d'esprit très favorable à la continuation de du projet. Vous imaginez bien.
Alors ça se traduit par une opposition larvée à dans la BCE que donc une rhtorique hostile des votes négatifs au conseil. Si vous êtes dans les corridors, vous savez aussi que au sein des comités euh qui réunissent toutes les banques centrales nationales, la mauvaise humeur des des Allemands est constante, permanente, euh jamais démenti. Enfin, ils ont ils ont une attitude négative parfaite, quoi.
Mais ça a été plus loin parce que ça a amené la BB à s'opposer à la BCE au cours d'un procès devant un tribunal où ils ont plaé l'un contre l'autre. Donc ils sont censés faire partie du même de de la même du même Eurosystème et ils se retrouvent dans un tribunal à plaider l'un contre l'autre. Le litige était sur est-ce que ça appartient au mandat de la BCE ou est-ce que ça n'appartient pas au mandat de la BCE de gérer la liste des pays qui sont membres de la zone euro.
Est-ce que Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est dans le mandat ou c'est pas dans le mandat ? Vous n'avez aucune idée ?
Alors, je vais vous dire. Le point de vue de la BCE était que oui, c'était dans le mandat de la BCE. Et le point de vue de la BB c'était que non, c'était pas dans le mandat de la BCE et chacun a essayé de convaincre le juge du bien fondé de ses dire en en présentant un dossier très fourni.
J'ai moi-même participé à la rédaction de du dossier BCE sur la question, ce qui m'a permis de bien souligner les les points, comment dirais-je, d'affrontement entre les deux institutions. Et donc, à partir du moment où deux institutions en vont à plaider l'une contre l'autre devant un tribunal, on peut plus parler d'union. L'état d'esprit, vous le voyez, n'est pas réconciliable.
Alors, le démontage, c'est qu'une affaire de temps. La question c'est comment ? Alors, vous avez quatre possibilités pour le démontage.
Vous avez la possibilité du démontage ordonné, vous avez la possibilité de l'implosion et vous avez la possibilité de la sortie d'un pays riche et celle de la sortie d'un pays pauvre. Alors, la plus probable c'est la numéro 3 et la numéro 4. La numéro 1 n'est pas du tout probable.
Le démontage ordonné, je crois qu'on peut faire une croix dessus et l'implosion reste du domaine du possible. La sortie, c'est conceptuellement assez simple parce que si vous vous ramenez à ce que j'ai dit au début de la présentation, vous rappelez que tout est fondé sur un privilège octroyé par un législateur national dans le cas général. Et dans le cas de l'euro, c'est aussi le législateur national qui a décidé que ces euros étaient interchangeables avec les euros des autres.
Donc si le législateur national un jour dit et ben finalement les euros de la Banque de France ne sont plus interchangeables avec ceux des autres. Je fais cesser l'obligation qu'à la Banque de France de reprendre les euros des autres contre les siens propres. En fait la sortie est actée.
Il n'y a même pas besoin de changer de nom. Alors évidemment on changerait de nom. À ce moment-là, on dirait notre nouvelle monnaie, c'est le franc.
Mais c'est même pas ça qui fait la substance. Ce qui fait la substance de la sortie est beaucoup plus simple que ça. C'est le législateur qui dit "Ben, telle obligation qui était faite à la Banque de France et que c'est moi qui lui avait imposé, je la retire.
C'est très rapide, c'est minuscule et ceci met fin de façon effective, réelle et substantielle à l'Union monétaire européenne. C'est donc complètement entre les mains du législateur national." Et c'est pour ça que je vous parlais d'une sortie cachée, une porte de sortie cachée.
Alors pour des raisons pédagogiques, évidemment, si on en vient là, on va renommer la monnaie. On va pas se contenter de [Musique] dire nos euros ne sont plus fongibles avec ceux des autres. On va dire et ben nos euros s'appellent des francs, c'est plus facile à vendre au public.
Mais c'est c'est pas ça qui fait le changement. C'est pas le changement de nom. Ce qui fait le changement de nom et le changement sur l'obligation qu'avait la Banque de France avant et qu'elle n'a plus après de reprendre les euros des autres à valeur faciale.
Alors, il y a un problème en ce qui concerne les billets qui, rappelez-vous, c'est l'espèce numéro N + 2. Vous aviez N + 2 espèces. Si je remonte dans les slides, vous verrez que j'ai présenté que l'euro était un faisceau de N + 2 monnaie.
Et la la sorte n + 2, c'est les billets. Alors pour les billets, c'est pas insoluble, mais il faut faire gaffe à la façon dont on le gère. Euh c'est-à-dire que vous ne devez enfin vous devez ben le truc qu'il faut éviter de faire, c'est par exemple de tamponner des billets que la France aurait mis en circulation alors qu'ils sont encore en circulation. erreur de débutant qui pourrait coûter à la Banque de France une dette d'environ 100 milliards.
Donc il faut faire gaffe. Mais c'est la seule c'est le seul petit problème quoi pour le le cas des billets. Ce qu'il faut faire c'est que vous devez euh cesser de leur reconnaître le cours légal en France.
Mais les gens peuvent les garder, vous êtes pas obligé de les confisquer. Après à ce moment-là, les détenteurs français de billets euros peuvent les avoir comme ils tiendraient des dollars ou ou des livres sterling dans leur poche. C'est pas que vous les confisquez, mais simplement ils cessent d'avoir le cours légal et forcé en France et ce qui a le cours légal et forcé en France, c'est d'autres billets libérés en franc que les gens vont devoir se procurer pour faire leur courses.
Donc la façon de le gérer ne procède pas à un tamponnage sauvage des billets ni à une confiscation des billets euros que les Français détiendraient qu' peuvent garder mais simplement à la cessation du privilège légal dont bénéficier ces billets dans l'hexagone. Juste ça. C'est-à-dire que les commerçants seront plus obligés de vous de vous vendre vos courses contre les billets euros.
Alors, il y a une prime de sortie. Si vous vous rappelez que la que les aussi bien les targets que les billets ont créé des créances et des dettes entre banques centrales, et bien quand vous sortez, du coup, il va falloir régler ses dettes ou ses créances. Ça c'est ce qui s'appelle la prime de sortie.
Alors, selon les cas, la prime de sortie n'est pas les mêmes. Ce qui est important, c'est qu'on peut la calculer. Oups, où est ma prime de sortie ?
Ah, voilà. Ici, dans ce petit tableau, je vous calcule la prime de sortie sur euh des données qui sont fin 2013. Alors euh ce que vous avez dans la colonne où je vais passer la souris maintenant, c'est les fameuses targets.
Donc celle du graphe coloré qu'on a passé tout à l'heure, c'est elle. Donc elles sont en général d'un signe et dans le cas de Allemagne, elles sont de l'autre signe très fortes 560. [Musique] Ici à PB, ce que vous avez c'est les billets tels qu'ils ont été émis par les par les banques centrales, c'est-à-dire il les donne à leur guichet, ils sont émis, ils les reprennent leur guichet, ils sont désémis et donc c'est le net.
Et la différence entre les deux, c'est en fait la prime de sortie, c'est-à-dire ce que la banque centrale qui sortirait devrait à ses conceurs ou devrait ou serait créancière. Alors, vous pouvez voir sur ce sur ce tableau que par exemple où est ma souris. Voilà. que par exemple en fait la la Bundesban, elle sortirait avec un crédit, c'est-à-dire que elle devrait à ses conur quelque chose comme 450 sur ce sur le chiffre de cette date au titre des billets qu'elle a mis en circulation.
Mais comme elle serait également créancière de 560 au titre des targets qu'elle a accumulé, la somme des deux fait qu'elle devrait elle serait au total créancière de 110 sur les autres. Donc elle elle sort elle a un crédit sur les autres banques centrales nationales. Alors elle est c'est presque la seule dans ce cas. toutes les autres quand elles sortent, elles ont une dette.
Euh si la France sort, elle a une dette de 140 milliards quand même. Et si la Grèce sort aussi. Mais il faut se rappeler que la Grèce et la France n'ont pas la même taille.
C'estàd qu'une dette de 140 milliards pour la France, surtout si on tient compte du fait que la Banque de France va aussi émettre des billets pour 100 milliards et donc va récupérer 100 milliards. Elle veut pas à cause des billets francs, elle va mettre elle-même en circulation. Euh ça fait une dette de 40 milliards, c'est gérable.
En plus, il y a un moyen, je rentre pas dedans euh pour le pour l'adoucir encore qui consiste en fait à obliger les banques françaises à ne pas faire une chose qu'elle font maintenant. Et au total, on s'en sort avec une toute petite dette. Si par contre c'est la Grèce, elle a toujours 140 milliards à payer elle aussi hein parce que le chiffre l'a pour la Grèce.
Gre greux. Bon là vous lisez 84 mais ça a bougé depuis c'est plus c'est 140. Si la Grèce sort, la banque de Grèce à elle toute seule doit 140 milliards aux autres banques central de la zone euro.
Ce qui s'ajoute au 240 milliards que l'État grec doit aux autres États de la zone euro et au FMI et tout ça. ce qui porte un montant qui va qui est entre 400 et 500 milliards d'euros que bien évidemment ni la Grèce ni personne ne pourra jamais payer. Donc la sortie de la Grèce représente en fait bon une faillite de la Grèce déjà et une perte pour les créanciers parce que c'est de l'argent perdu.
Donc en résumé, la sortie est faisable pour la France. Elle est faisable pour l'Allemagne dans des conditions encore beaucoup plus confortables. Elle n'est pas faisable pour la Grèce et si elle se produit toutefois, personne ne sait comment pourront se dénouer les dettes grecques.
Et il y a une chose qui est sûre, c'est qu'en fin de compte, les gens qui vont les payer, ça va être vous. Vous les payerez à trois titres. Vous les payerez parce que vous êtes des épargnants et donc vous verrez vos produits d'épargne des côtés.
Vous la verrez parce que vous êtes des contribuables, donc vous verrez vos impôts montés et vous la perez parce que vous êtes des consommateurs et vous verrez que les prix des choses que vous achetez pour les consommer vont monter. Donc en fin de compte, cette dette impayable sera payée par vous et il n'y a rien que vous puissiez faire pour l'empêcher. Elle sera forcément payée par vous parce que personne d'autre ne peut le faire.
Enfin, quand je dis vous et naturellement et aussi bien les Italiens, les Espagnols et les Allemands, pas uniquement les Français, mais les contribuables, les épargnants et les consommateurs des pays restants de la zone euro seront au final ceux qui nettoiront l'addition pour les Grecs. Ce qui nous amène à la fin, ceci devait être le dernier slide. Et oui et donc la conférence est finie et je suis dans les temps à peu près. [Applaudissements] des questions ? [Musique]