Incendie en Gironde: "Il n'y a plus personne dans la commune, c'est en cours" d'évacuation, explique Loïc Ballongue, maire de Lanton
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Questions et réponses
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Vous l'avez totalement transformé là ?
- 0:55OuverteRéponse directe
Quelle est la situation ce soir, M. le maire ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Donc là, dans votre commune qui se trouve juste au site derrière nous, il n'y a plus personne ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Mais la particularité, ça qu'il faut qu'on raconte, c'est qu'étant donné que vous êtes évacués ici, ce centre qui était un centre d'évacuation va lui aussi être évacué.
- 2:59OuverteRéponse directe
Je vous vois avec votre valise. Vous avez été évacué, c'est ça, ici.
- 3:31OuverteRéponse directe
Pour Mios. Est-ce que vous avez trouvé un lieu pour ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Totalement transformé. Depuis deux jours, c'était un centre de secours, d'orientation et d'aide pour les personnes qui quittaient la presqu'île de Cap-Ferré. »
- 0:28Invité politiqueFait
« Et depuis hier soir, Ares et Andernos. »
- 1:00Invité politiqueFait
« Alors en début d'après-midi, on a communiqué comme quoi on n'était pas évacués contrairement à nos villes voisines. »
- 1:13Invité politiqueFait
« J'ai exigé que la préfète d'Aquitaine me confirme l'évacuation. »
- 1:17Invité politiqueFait
« Et donc effectivement, la décision a été imposée d'évacuer la commune rapidement et par la seule voie possible, la voie littorale. »
- 1:31Invité politiqueFait
« Il n'y a plus personne, c'est en cours et la voie rapide est condamnée. »
- 2:10Invité politiqueFait
« pour nous diriger vers Biganos et Mios. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Des lits picots ont été démontés, on en a à peu près 150 qui sont partis sur les communes voisines à Mios, je crois. »
- 4:06Invité politiqueFait
« Gendarmerie en force, police municipale, police de la métropole et pompiers en masse. »
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On est effectivement avec M. le maire de Lenton. Merci d'être avec nous en direct sur BFM TV. On va marcher un petit peu avec vous, avec Quentin derrière la caméra, pour bien expliquer aux personnes qui nous regardent en ce moment en direct. On est donc à Lenton. Ce centre que l'on voit ici, c'est un centre d'habitude qui est dédié notamment aux animations, aux spectacles. Vous l'avez totalement transformé là ?
Totalement transformé. Depuis deux jours, c'était un centre de secours, d'orientation et d'aide pour les personnes qui quittaient la presqu'île de Cap-Ferré. Et depuis hier soir, Ares et Andernos.
Voilà, parce que pour tout vous raconter, on a avancé par rapport à tout à l'heure Loïc. Nous étions bloqués derrière un rond-point avec des policiers. On a pu avancer notamment grâce à M. le maire avec cette file d'attente qui est toujours très longue dans le sens inverse. On vous la montre en direct sur ces images grâce à Quentin. Ces voitures viennent notamment d'Andernos, elles viennent d'Ares et elles cherchent à se diriger vers le continent évidemment, notamment vers Marcheprime qui est une ville qui est un petit peu plus loin. Quelle est la situation ce soir, M. le maire ? On a beaucoup de choses à gérer pour vous là.
Alors en début d'après-midi, on a communiqué comme quoi on n'était pas évacués contrairement à nos villes voisines. Et à 18h30, un bruit a commencé à courir qu'on serait évacués. J'ai exigé que la préfète d'Aquitaine me confirme l'évacuation. Et donc effectivement, la décision a été imposée d'évacuer la commune rapidement et par la seule voie possible, la voie littorale.
Donc là, dans votre commune qui se trouve juste au site derrière nous, il n'y a plus personne ?
Il n'y a plus personne, c'est en cours et la voie rapide est condamnée. On ne peut pas circuler et donc c'est un peu un piège pour les automobilistes.
Alors on va rentrer maintenant, Loïc, on va vous montrer à l'intérieur de cette salle, grâce à M. le maire, ce qui s'y passe. Évidemment, ce sont quelques plats qui sont servis, c'est ça M. le maire, grâce aux bénévoles notamment, qui sont très nombreux ce soir à accueillir pas mal de monde. Mais la particularité, ça qu'il faut qu'on raconte, c'est qu'étant donné que vous êtes évacués ici, ce centre qui était un centre d'évacuation va lui aussi être évacué.
Oui, on est en cours d'évacuation, donc les résidents sont partis et on est en train de plier les affaires pour nous diriger vers Biganos et Mios.
Oui, parce que venez voir, on va vous montrer cette salle qui était aménagée ici. D'ailleurs, on voit encore quelques lits que vous aviez aménagés, des lits de camps pour les sinistrés qui étaient là. Voilà, tout ça, ça va être démonté.
Des lits picots ont été démontés, on en a à peu près 150 qui sont partis sur les communes voisines à Mios, je crois.
Voilà. Donc en fait, ce centre d'évacuation est lui-même évacué. Merci beaucoup, monsieur le maire. On va retourner à l'extérieur quand même vous montrer cette situation parce que c'est tout le long de cette côte finalement qui est en train, en partie en tout cas, d'être évacué puisque petit à petit, de plus en plus de communes sont en train de se voir totalement évacuées en partie avec cette seule route qu'on a vue derrière nous. Bonsoir, messieurs, dames. Bonsoir, on est en direct sur BFM TV. Je vous vois avec votre valise. Vous avez été évacué, c'est ça, ici. Et là, on vous demande d'évacuer une nouvelle fois. Une nouvelle fois, oui.
C'est évidemment beaucoup de peine et beaucoup d'émotion pour vous. Vous habitez dans cette commune de Landon.
Moi, j'étais sur Andernos. Moi, je me retrouve à la rue. Et voilà, ça fait plus d'un an que je cherche un logement dans la Gironde. On se retrouve un peu bloqué parce qu'il n'y a pas de solution. Quand on appelle les maires, il n'y a pas de solution. Donc voilà, on nous a mis ici pour aujourd'hui et on repart pour Mios.
Pour Mios. Est-ce que vous avez trouvé un lieu pour ce soir ?
Mios. Voilà, c'est tout ce qu'on nous a dit. Donc là, on part pour Mios. Après, voilà, on ne sait pas.
Petit à petit, si je comprends bien, c'est comme ça que vous construisez votre soirée. Beaucoup de courage, évidemment, de la part de toute la rédaction. Loïc, on va retourner peut-être par là-bas pour terminer cette route. On vous la montre une nouvelle fois. Beaucoup d'émotion parce que tout est en train, évidemment, d'être, vous l'imaginez bien, construit en temps réel. Alors que vous le voyez ici, les gendarmes, évidemment, sont aussi déployés. Monsieur le maire, les gendarmes sont là, les policiers, la protection civile également.
Gendarmerie en force, police municipale, police de la métropole et pompiers en masse. Donc c'est vrai que pour ça, on a été aidé sans aucun doute.
Merci beaucoup pour ces quelques mots alors que vous l'avez compris, même les centres d'évacuation sont eux-mêmes évacués désormais. Merci.