Arthur Delaporte (PS) : "La censure me démange !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Sébastien Lecnu prononce cet après-midi sa déclaration de politique générale. Il y a un mot que vous attendez. Suspension.
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Vous dites que ça s'est fait à l'Élysée dimanche soir. En réalité, il y a pas eu de carte blanche. Il n'a pas de marge de manœuvre à vos yeux.
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La taxe Zucman, vous dites, elle est controversée quand même dans son application. Est-ce que vous ne pourriez pas revenir tout simplement à l'ISF d'avant ?
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Est-ce que les 69 députés socialistes et apparentés parlent d'une seule et même voix ?
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Est-ce à dire qu'aujourd'hui le Parti socialiste peut-être pourrait réviser son attitude vis-à-vis de la France insoumise et passer des accords de deuxième tour ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que dites-vous de la libération des otages israéliens après 2 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Arthur de la PorteChiffre
« Aujourd'hui, si on s'arrête, si on parle juste de l'âge légal, et bien c'est 162 ans et 9 mois. »
- 3:00Arthur de la PorteChiffre
« Les 1800 plus grandes fortunes ont vu leur fortune doubler depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron. »
- 5:00Arthur de la PorteChiffre
« 10 % des des plus riches contribuables qui règlent 72 % de l'IR. »
- 5:30Arthur de la PorteChiffre
« 01 % 13 % de l'IR. »
- 6:00Arthur de la PorteChiffre
« Leur patrimoine augmente de 10 % chaque année. »
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[Musique] Sud Radio, l'invité politique Jean-François Aquili. À 8h15, votre invité politique Jean-François Aquili est Arthur de la Porte, député du Calvados, porte-parole du PS notamment du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, hein. Bonjour Arthur de la porte, bienvenue.
Sébastien Lecnu prononce cet après-midi sa déclaration de politique générale. Il y a un mot que vous attendez. Suspension.
Ouais. Alors, suspension de la réforme des retraites et suspension intégrale, pas une espèce de bout de mesure qui serait incompréhensible. Nous, ce qu'on veut, c'est que ça soit à la fois la suspension de la mesure d'âge, donc qui reporte l'âge légal de cotisation, mais aussi la mesure qui reporte le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier de détail important.
Ça c'est une quasi abrogation que vous souhaitez en réalité. Non, parce que l'abrogation, ça voudrait dire revenir à 62 ans. Aujourd'hui, si on s'arrête, si on parle juste de l'âge légal, et bien c'est 162 ans et 9 mois.
Donc il y a déjà 9 mois de perdu. Euh 9 mois qu'on voudrait évidemment supprimer si et déjà on revenait au pouvoir mais pour l'instant on en est là et on souhaite oui euh la suspension de la réforme des retraites. C'est déjà un compromis qu'on fait.
Alors Olivier Fort le premier secrétaire a été clair dans ces mots euh explicite suspension immédiate et complète de la réforme sinon ce sera censure dit Olivier Fort. C'est-à-dire qu'en fait si d'aventure la main de Sébastien Lecornu tremble sur les retraites, vous le censurez. Ce qu'on demande, c'est une preuve de confiance.
Aujourd'hui, en fait, le Premier ministre nous a annoncé la semaine dernière un débat fumeux auquel on ne comprenait rien. Nous, on veut pas débattre. On a déjà vécu ça avec François Baïou, le conclave, on sait comment ça finit.
Donc nous, on veut que le Premier ministre, il endosse la responsabilité de l'annonce de la suspension de la réforme des retraites. Sinon, j'ai du mal à voir comment on peut discuter avec des gens qui ne veulent rien changer. Arthur de la Porte, j'ai envie de vous poser une question profonde ce matin.
Vous-même, vous avez envie de censurer ? à la censure me démange parce que je veux dire je suis comme tous les Françaises et les Français qui voient ce gouvernement composé globalement des mêmes avec quelques entrants mais bon voilà c'est pas l'essentiel avec ces gens qui sont persuadés que le pouvoir leur appartient et je vous avoue que derrière on voit aussi évidemment Emmanuel Macron qui donne l'impression de vouloir toujours continuer à tirer les ficelles en venant ici je lisais un article sur le départ de Manuel Vals c'est pas Sébastien Lecornu qui pourtant nous disaiton avec carte blanche qu'il a décidé c'est Emmanuel Macron qu'il l'a imposé depuis l'Élysée. Faut que ça cesse.
Vous dites que ça s'est fait à l'Élysée dimanche soir. En réalité, il y a pas eu de carte blanche. Il n'a pas de marge de manœuvre à vos yeux.
Bah moi, j'ai l'impression en tout cas que sur la formation du gouvernement, le président de la République a tenu le crayon. Aujourd'hui, on a pourtant un premier ministre qui est censé être un premier ministre de rupture. Donc vous voyez voilà moi, c'est cette espèce de dissonance que j'ai du mal à supporter.
La censure vous démange Arthur de la porte. Ce n'est pas rien de dire cela parce que c'est la survie de ce gouvernement qui en dépend. Selon politicaux, un/3 des élus socialistes seraient très tentés d'aller voter la censure dès demain.
Vous confirmez ou pas ? Alors, je suis pas en mesure de vous dire cela, mais ce que je peux vous dire, non, il y a pas de compte, il y a pas de calcul. Euh, on est comme dans tous les groupes, un groupe qui a des débats, mais non, franchement, c'est pas le c'est pas le sujet.
Mais ce qui est sûr, c'est que la position collective du Parti socialiste, elle dépendra de ce que j'ai dit. C'est-à-dire est-ce que le Premier ministre a lâché des choses majeures significatives et en particulier sur la réforme des retraites ? Mais ça n'est pas tout.
Hm. Ça dépendra aussi de ce qu'il dit sur la justice fiscale. Je vous rappelle qu'on demandait nous la taxe duman pas simplement pour le plaisir d'aller taxer les plus riches mais parce que c'est un moyen d'équilibrer les finances publiques qui ont été mises à mal par 8 ans de macronisme.
On demande aussi la protection des Français les plus modestes, de ceux qui travaillent, de ceux qui gagnent peu, des petits retraités aussi qui étaient les grands perdants du budget Bairou. Et donc sur tout ça aussi nous serons vigilants. Évidemment, la taxe Zugman, vous dites, elle est controversée quand même dans son application.
Est-ce que vous ne pourriez pas revenir tout simplement à l'ISF d'avant parce que la taxe Zugmane, vous savez bien comment ça se passe. Ça peut fonctionner sur certains ultra riches mais pas d'autres. Alors, on peut parler euh indéfiniment de la tax du parce que l'une des forces de ce qu'on a porté dans notre contrebudget, c'est que ça a remis sur la table le sujet de la fiscalisation des plus grandes fortunes et la manière dont il pouvait par euh des foncières par exemple éviter l'impôt.
Même Philippe Guillon, le prix Nobel de dans le journal de monde dit que c'est pas c'est pas parce qu'on est prix Nobel que on est parole d'Évangile. Non non, je tiens à le dire. la science et notamment la science économique ah ben bien sûr je ne le conteste pas et d'ailleurs je le félicite et c'est bien que la France montre aussi qu'elle a une école d'économie qui qui qui fonctionne mais je le dis la taxe Zucman c'est pas simplement parce que Gabriel Zucman est aussi un grand économiste, c'est parce que on a aujourd'hui un sujet des plus riches qui évitent l'impôt qui trouvent des mécanismes d'optimisation notamment en plaçant leur leur patrimoine dans des holdings et que l'ISF ne répondait pas à cela.
Donc nous ce que nous disons au premier ministre, c'est qu'il faut trouver un moyen non seulement de fiscaliser ce patrimoine qui échappe à l'impôt mais aussi de rapporter de l'argent à l'État. Donc vous attendez 60 milliards d'euros quand même he les cadeaux fiscaux d'Emmanuel Macron fait aux plus grand de fortune au aux grandes entreprises chaque année. C'est autant de moins pour les finances de l'Étatt-vous précisément à ce sujet de la part du premier ministre on attend des annonces claires et pas simplement des déclarations d'intention sur la question de la fiscalisation des plus grandes fortunes et de la mise à contribution des grandes entreprises qui ont tant bénéficié des dépenses publiques ces dernières années.
Le Parti socialiste attend également Olivier Fort, vous-même et vos camarades attendent de finalement aussi que il y ait un renoncement clair. Ça pour vous c'est àquis au 493. Oui.
Alors pourquoi est-ce qu'on demande ça ? C'est pas simplement parce que c'est un outil de brutalisation du débat démocratique mais parce qu'on considère que comme il n'y a plus de majorité claire au Parlement bien ça ne peut pas être le gouvernement qui seul impose sa décision. Et donc le renoncement au 493, c'est un moyen de favoriser ce débat démocratique et de dire que finalement le débat parlementaire compte, que c'est pas pour du beur.
Moi, j'ai participé à la discussion des deux précédents budgets sous euh sous sous j'ai oublié sous Gabriel Atal, sous Ellisabeth Born. Et bien figurez-vous que les macronistes avaient totalement déserté l'hémicycle parce qu'ils savaient qu'à la fin serait le coup près du 493 et que ça servait à rien de venir. De toute façon, c'était le gouvernement qui tenait la copie.
Arthur de la Porte, est-ce que les 69 députés socialistes et apparentés parlent d'une seule et même voix ? Est-ce qu'il y a des voix dissonnantes au sein du groupe socialiste ? Écoutez, hier soir comme vous, j'imagine François Hollande qui était l'invité de de France 2 qui dit peu ou prou ce que vous expliquez ce matin, mais il y a quand même une forme de prudence chez certains, c'est-à-dire soit vous soutenez enfin soit vous ne censurez pas ce gouvernement, pardon d'être un peu long et et en fait vous êtes vous pourriez être soupçonné de soutenir implicitement la macronie, vous savez, soit vous le censurez, vous seriez accusé de créer du chaos.
Il y a cette espèce de position intermédiaire. Mais ce qui est sûr, c'est que le Parti socialiste a une responsabilité certaine dans la situation, même si nous ne sommes pas euh les responsables de la situation. Aujourd'hui, je tiens à dire que ceux qui sont responsables, c'est ceux qui sont au gouvernement et qui feraient le choix de continuer le macronisme.
Donc nous, on n'est pas la responsable à leur place, mais on est évidemment face à des choix importants puisque on est conscient que c'est de notre vote que dépendra l'avenir de ce gouvernement. Et donc comprenons aussi qu'il y a des débats parce que nous nous sommes foncièrement attachés à notre appartenance à l'opposition au macronisme et donc si nous arrivons à avoir des victoires significatives pour les Françaises et les Français alors nous pourrons sans doute expliquer à celles et ceux qui nous ont élu que nous sommes battus pour leur rapporter ces victoires. Mais si jamais ce sont des victoires en demi-teinte, alors il y aura là forcément un déchirement profond.
Donc c'est pour cela que nous demandons la suspension de la réforme des retraites, c'est aussi un moyen de retourner vers nos électeurs et de leur dire voilà ce que nous vous avons obtenu. Vous avez vu ce que dit la France a insoumise votre ex-partenaire, je sais pas si c'est ex d'ailleurs votre ex-partenaire de du nouveau Front populaire qui dit "Nous ne pouvons pas croire que le PS puisse refuser de censurer un nouveau gouvernement macroniste, nous l'appelons à voter la censure au côté des forces du NFP. Il y a quelque chose de l'ordre de la menace implicite.
Rappelons qu'il y a quand même des scrutins qui arrivent. Oui. Alors moi, je ne n'agis pas en fonction de la menace de la France insoumise.
J'agis d'abord parce que je crois euh être bon pour les électeurs et plutôt plus largement bon pour les Françaises et les Français. Donc si demain je peux dire que on a eu des victoires pour le pouvoir d'achat, pour leur permettre de remplir leur frigo à la fin du mois, si on a eu des victoires pour permettre de dire "Regardez, on a rééquilibré les finances publiques sans le budget Baou qui allait mettre à contribution les plus pauvres." Alors oui, même si je le dis et parce que ce matin il y a les premières fuites du budget le Cornu, j'ai quelques inquiétudes sur ce plan-là parce que je je peux voir dans ce qui a fuité, alors après il y aura évidemment tout le débat pour parlementaire pour essayer de corriger la copie mais quelques mesures qui tapent sur les retraités euh et donc ça c'est pas évidemment ce que nous souhaitons puisque on s'opposait par exemple à ce qui allait mettre à contribution les retraités modestes ces mesures qui continuent aussi sur l'année blanche fiscale donc qui va faire rentrer des familles dans l'impôt qui va contribuer à ce que peut-être des classes moyennes demain payent plus d'impôts.
Et donc ça évidemment nous le refusons. Nous voulons que ça soit justement réparti, que ça ne soit pas toujours les mêmes qui participent. Tout ce qui fait contribuer les retraités les plus modestes et les classes moyennes.
Vous dites non. Non non parce que c'est pas elle de financer l'effort qui a été fait notamment par la suppression de l'ISF et par tout un tas de mesures par Emmanuel Macron qui derrière s'est traduite d'abord par un enrichissement des plus riches. Je rappelle quand même que les 1800 plus grandes fortunes ont vu leur fortune doubler depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.
Oui mais vous avez en France 10 % des des plus riches contribuables qui règlent 72 % de l'IR. Vous savez que la contribution, elle est élevée quand même. Oui, la contribution est élevée mais entre-temps, les inégalités de richesse ont continué à augmenter.
Et moi, je parle pas des 10 % les plus riches, je parle des 0,1 % les plus riches. Et c'est eux qui s'enrichissent encore plus que les% payent 13 % de l'IR. 01 % 13 % de l'IR qui est une contribution forte.
Vous le pouvez sauf que leur patrimoine augmente de France, je donne des chiffres. Leur patrimoine augmente de 10 % chaque année. Moi si j'étais si j'étais un français et que mon patrimoine augmentait de 10 % chaque année, je serais peut-être prêt à en reverser une partie.
Alors est-ce que vous pourrez nous éclairer sur des propos d'Olivier Fort ? dans la tribune. Vous êtes porte-parole du Parti socialiste.
Kin qui a dit Olivier Fort accepter la concurrence au premier tour, il parle des élections et tout entreprendre pour éviter le RN au second. Est-ce à dire qu'aujourd'hui le Parti socialiste peut-être pourrait réviser son attitude vis-à-vis de la France insoumise et passer des accords de deuxème tour si d'aventure et bien c'était nécessaire ? Alors, au-delà des accords de premier tour, il y a un sujet qu'il faut garder en tête, c'est la question de la menace du Rassemblement national.
C'est ce qui nous a conduit à nous rassembler alors que la gauche était éclatée. Mais c'est vrai que dans ce que dit Olivier Fort, il y a la conscience que aujourd'hui, il y a aussi une forme de plafond de verre à faire une simple alliance électorale de premier tour parce que finalement, on en retrouve la situation qu'on a aujourd'hui. On est 193 députés alors que l'objectif c'est la majorité absolue d'être à 289.
Donc, il faut trouver les voies et les moyens d'aller conquérir de nouvelles circonscriptions. Et par ailleurs, je vais pas vous cacher que les relations n'ont pas forcément toujours été au beau fixe ces derniers temps avec la France insoumise. Donc ce que dit Olivier, quand vous avez une rima Hassan, pardonnez-moi de vous couper, qui député européenne insoumise, on le sait, qui est la protégée de Jean-Luc Mélenchon qui dit, je je la cite hein, je je lis gauche colonial qu'il faut combattre, qui trahit, qui n'a pas réussi à se défaire d'un certain héritage, qu'il faut combattre la gauche de l'intérieur.
Le Parti socialiste, c'est il y a un côté réconciliateur. Vous voyez bien que ce type de propos est insupportable. Moi je ne joue pas et moi je ne joue pas les gauches irréconciliables parce que je sais que les électeurs de gauche ne demandent qu'une chose à être réconciliés.
Ils aspirent simplement à la victoire et au changement. Mais ce que je dis aussi c'est que le risqueen doit nous imposer la responsabilité. Si dans certaines circonscriptions, nous considérons que la division de la gauche empêche la qualification de la gauche au second tour et donc la victoire en définitive, il faudra bien des accords à minima ponctuel.
C'est ce que nous avons dit d'ailleurs au moment du congrès du Parti socialiste quand on nous disait plus jamais aucun accord, nous disait bah on peut pas dire ça parce que à un moment le risque Eren est supérieur à tout le reste. Alors Arthur de la Porte, vous savez qu'il y a un risque de dissolution si d'aventure le gouvernement tombe. Jordan Barla, puisque vous parlez du Rassemblement national, Jordan Bardella dit de vous que vous magouillez dans les couleurs de Matignon pour essayer de vous faire acheter sur la réforme des retraites et de peur de vous retrouver manger par la France insoumise dans le cadre d'une dissolution.
Est-ce que vous avez peur des élections et peur d'une même d'une vague bleu marine ? Moi, j'ai ni peur des élections ni peur des électeurs. Je crains évidemment et je m' battrait toujours contre la perspective de l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir et je répondrai simplement à Jordan Berdela que ceux qui magouillent, ceux qui bénéficient du Parlement européen, ceux qui détournent et ceux qui ont été condamnés pour cela, ce sont évidemment les députés du Rassemblement national.
Donc faut qu'ils arrêtent de nous faire croire que parce qu'ils ont été la béquille de François Baou à un moment, parce qu'ils ont été ceux qui ont empêché la taxation des plus riches dans les différents budgets des gouvernements précédents, ceux qui ont défendu les possédants et notamment les petits propriétaires, enfin les ce qu'il appellent les petits propriétaires qui étaient en fait les grands propriétaires qui participent à la spéculation française, à la spéculation froncière, c'est le Rassemblement national. Donc voilà, aujourd'hui je le dis, il faut arrêter cette imposture du RN et je me battrai toujours contre ceux qui tiennent ce type de discours euh démagogique et menteur. Pour finir, que dites-vous euh euh Arthur de la Porte de la libération des otages israéliens après euh après 2 ans ?
C'est un soulagement profond. Euh j'ai vu hier ces images de l'IS et je comprends évidemment ces familles qui attendaient. Je partage aussi bah la tristesse de ces familles qui n'ont pas vu les leurs revenir le 7 octobre puisque on était à 1 an du du 7 octobre la semaine dernière euh 2 ans pardon euh les choses vont vite 2 ans euh a marqué l'histoire je pense par sa l'ampleur de la tragédie.
Euh moi je vois à la fois avec soulagement euh la perspective de cet accord euh de paix qui a permis le retour des otages. Maintenant, j'attends qu'il se traduise dans les faits. L'enjeu, c'est la reconstruction de Gaza et euh la fin totale de la mamise du Hamas, mais aussi euh la fin de la colonisation.
Vous diriez "Bravo Donald Trump". Je dirais que c'est un pas en avant mais que il faut aussi faire attention parce que à vouloir trop imposer parfois on empêche la suite et il faut désormais aussi donner au Gazaoui aux Palestiniens les perspectives d'une reconstruction démocratique et souveraine. Vous le mettez à son actif à Donald Trump ou pas ?
Ah disons que il y a contribué. Ah plus que ça c'est son plan. Bien sûr il y a contribué.
La France avait déjà tracé aussi des perspectives. Donc on peut pas dire qu'il ait fait ça tout seul dans son coin mais c'est vrai que il y a contribué. Il faut savoir le reconnaître, même si je le dis aujourd'hui, l'enjeu c'est pas simplement d'être une administration de tutelle, mais de donner aussi la possibilité aux Palestiniens de se décider par eux-mêmes de leur propre destin.
Merci à vous Arthur de la Porte. Merci Arthur de la Porte et Jean-François Kili. Jean-François, vous revenez tout à l'heure à 9h.
Dans un instant, on va en débattre. On va revenir là-dessus. Est-ce que vous trouvez que Donald Trump justement a fait le job pour la paix à Gaza ?
Vous dites oui majoritairement sur la question que nous posons sur les réseaux sociaux. Euh la France a-t-elle fait sa part aussi ? On a vu aussi et on repassera la séquence où Donald Trump se retourne pour chercher Emmanuel Macron qui a fait euh sourire certains euh certains y voient de l'humiliation euh ou pas, je sais pas.
Vous l'avez vu cette petite phrase d'ailleurs Arthur de la porte. Non euh quand euh Donald Trump se retourne pour chercher du regard Emmanuel Macron. Ah non, j'ai pas vu.
Vous l'avez pas vu ? Non, désolé. J'ai la tête un peu ailleurs par non non.
Bah bien regarder euh en tout cas on va on va la rappeler en fait tout à l'heure et puis on va revenir bien sûr sur ce qui a été évoqué tout à l'heure la déclaration de politique général. Est-ce que vous souhaitez que Sébastien Lecnu suspende la réforme des retraites ? C'est très partagé, c'est du 40 40 avec de l'indécision ce que vous dites sur les réseaux sociaux.
Vous dites bah oui, c'est pour certains ça y est déjà fait. Pour d'autres peut-être qu'il faut y revenir. C'est partagé, c'est intéressant.
En tout cas, le prix Nobel d'économie, Philippe Agon lui dit "Il faut arrêter l'horloge maintenant. Euh, le temps d'arriver à la présidentielle, c'est la façon de calmer les choses. 62 ans, 9 mois", dit-il.
Bah écoutez euh vous pouvez bien sûr réagir. 0826 300 300 ça vous est ouvert. [Musique]
Arthur Delaporte