Un jeune Français sur CINQ souffre d'ILLETTRISME - François-Xavier BELLAMY
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39non_speechChiffre
« un jeune français sur cinq est dans une situation d'illettrisme total ou partiel en france »
- 3:59non_speechChiffre
« nous étions le dernier pays européen pour le niveau en mathématiques de nos élèves au collège »
- 14:44non_speechFait
« vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances il faut que les élèves produisent leur propre savoir »
- 23:09non_speechPromesse
« construire des écoles sans écran de construire des écoles 100 numérique »
- 28:26non_speechFait
« là où on commence par brûler des livres on finira par brûler des hommes »
- 33:35non_speechFait
« en france on enseigne la culture française la littérature française on enseigne la langue française »
- 34:19non_speechFait
« ce ne sont pas nos élèves qui ont refusé de rejoindre cet héritage »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
aujourd'hui nous avons un système scolaire qui ne parvient pas à apprendre à lire correctement aux élèves un jeune français sur cinq vous avez forcément eu l'occasion de faire j'ai fait mal j avais d pour vous c'était peut-être la jdc à l'occasion de cette journée de défense qui a remplacé le service national on fait un test de lecture vous vous en souvenez sans doute il s'agit juste de lire un programme de cinéma pour dire à quelle heure passe tel ou tel film et qui joue dans telle ou telle production est bien un jeune français sur cinq c'est la statistique du ministère de l'éducation nationale ne parvient pas à répondre à ces questions de manière satisfaisante c'est à dire à donner les bonnes réponses ou bien il répond dans un temps adéquat et un jeune français sur cinq est dans une situation d'illettrisme total ou partiel en france ce qui est ce qui est une statistique d'une gravité inouïe 20 % d'une classe d'âge rappelons qu'en france d'une classe d'âge ses huit cent mille jeunes chaque année vous imaginez le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans savoir correctement déchiffrer la langue de leur propre pays alors que la plupart d'entre eux l'immense majorité d'entre eux sont sont nés en france et vous faites toutes leurs études toute leur scolarité en france
[Musique]
merci de votre habitation et merci de m la question de l'éducation au coeur de l'attention parce que je crois que malheureusement on parle trop peu d'écoles aujourd'hui alors que l'école est le grand problème qui pèsent sur l'avenir de notre pays bien sûr on a beaucoup de problèmes à résoudre mais il y a me semble-t-il une urgence majeure aujourd'hui qui est celle de reconstruire notre système éducatif de reconstruire notre éducation au sens large du terme effectivement en impliquant aussi les les familles reconstruire la transmission entre les générations parce que c'est ce qui peut nous permettre de retrouver confiance en notre avenir aujourd'hui et vous me demander comment je suis venu à cette question aujourd'hui notre pays traverse une crise éducative très profonde que chacun constate que j'ai pour ma part vécu comme un jeune professeur parmi bien d'autres j'ai enseigné pendant plus de dix ans et comme beaucoup de jeunes professeurs moi qui avais toujours voulu aller l'enseignement secondaire parce que j'ai enseigné la philosophie donc en terminale j'ai été affecté dans des quartiers difficiles dans des villes normal aussi j'allais dire de la france d'aujourd'hui et j'ai pu constater j'ai pu mesurer au fil de mes différentes affectations la gravité de cette crise qui est principalement caractérisé par le fait qu'aujourd'hui notre système éducatif ne parvient plus à transmettre les savoirs les plus fondamentaux on peut citer quelques statistiques mais vous les avez certainement déjà en tête je les ai répétés à de très nombreuses reprises depuis depuis la parution de des déshérités en effet c'était en 2014 et malheureusement rien aujourd'hui n'a été résolu du constat que je tentais de poser aujourd'hui nous avons un système scolaire qui ne parvient pas à apprendre à lire correctement aux élèves un jeune français sur cinq vous avez forcément eu l'occasion de faire j'ai fait mam jia pour vous c'était peut-être la jdc à l'occasion de cette journée de défense qui a remplacé le service national on fait un test de lecture vous vous en souvenez sans doute il s'agit juste de lire un programme de cinéma pour dire à quelle heure passe tel ou tel film et qui joue dans telle ou telle production est bien un jeune français sur cinq essais la statistique du ministère de l'éducation nationale ne parvient pas à répondre à ces questions de manière satisfaisante c'est à dire à donner les bonnes roues on joue bien à y répondre en temps adéquat et un jeune français sur cinq est dans une situation d'illettrisme total ou partiel en france ce qui est ce qui est une statistique d'une gravité inouïe 20 % d'une classe d'âge rappelons qu'en france une classe d'âge ses huit cent mille jeunes chaque année vous imaginez le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire sans savoir correctement déchiffrer la langue de leur propre pays alors que la plupart d'entre eux l'immense majorité d'entre eux sont sont nés en france et on fait toutes leurs études toute leur scolarité en france comment expliquer que l'école échoue à la transmission de ces savoirs fondamentaux et est ce que vous considérez qu'aujourd'hui c'est une information assez grave pour un pays comme le nôtre une information évidemment d'une gravité absolue on parle de la lecture et vous citiez ces statistiques de l'excellente fondation vers le haut qui fait un travail remarquable sur ces questions on pourrait citer aussi l'apprentissage des mathématiques l'enquète team ce qui est paru cette année nous a appris que nous étions le dernier pays européen pour le niveau en mathématiques de nos élèves au collège le dernier tir vous savez quand on fait de la politique on doit souvent infondées chiffres compliqué bon là c'est facile à retenir y a pas un pays qui fait mieux en europe et même dans l' ocde on se trouve derrière la géorgie on se trouve derrière le kazakhstan on est à quelques points seulement de l'albanie mais on est à des dizaines de points du japon nous ne faisons plus partie aujourd'hui du cercle des pays dont l'éducation et performante nous sommes relégués en troisième division et ça devrait être un scandale politique majeur majeur d'abord parce que c'est d'une gravité effectivement immense il n'y a pas de pays qui peut assurer sa place dans la compétition économique mondiale si ces jeunes ne sont pas bien formés en particulier dans un monde où l'intelligence va devenir de plus en plus décisive pour pouvoir réussir sur le front de la recherche de l'innovation à garder ou à conquérir à reconquérir la place que nous aurions toujours dû conserver il n'ya pas non plus de sociétés unis et est équilibré si elle ne partage pas des repères communs et ce qui se délite avec l'éducation avec elle fragilité de notre système éducatif c'est le sens même de l'autorité c'est le sens de ce qui nous relient les uns aux autres et de la culture que nous partageons qui nous fait être français et puis le dernier point que je voudrais signaler c'est que il n'ya pas de politique possible il n'y a pas de démocratie en particulier possible avec des citoyens qui ne savent pas correctement lire écrire et compter c'est impossible en fait c'est impensable un système démocratique suppose que les citoyens décident de leur destin et qu' il n'y a pas une autorité centralisée qui fait descendre vers eux une histoire écrite d'avancé que c'est eux qui vont faire les grands choix qui les engage mais pour qu'il y ait une démocratie encore faut-il qu'il y ait des citoyens des citoyens libres et que pour que ses citoyens soient libres il faut qu'ils sachent s'informer sur la marche du monde avoir accès à une information pluraliste être capable de développer les éléments fondamentaux de la rationalité qui leur permettront de peser le pour et le contre et il me semble que dans la période que nous vivons aujourd'hui mais il suffit de regarder malheureusement le tour que prennent les débats politiques il me semble que nous voyons déjà dans l'effondrement du débat public dans la la fragilisation de la raison commune que nous voyons déjà en réalité un effet de la crise de l'éducation de glisser d'une gravité étaient d'une gravité immense et en son sens vous écrivait justement que l'échec de l'éducation nationale représente une urgence vitale du point de vue démocratique c'est une urgence vitale en effet cessé c'est incontestable et ça devrait même me semble-t-il être l'urgence absolue pour notre pays aujourd'hui on a on a beaucoup de travail à faire dans des domaines très différents rétablir les finances publiques mettent fin à l'impuissance migratoire réussir à reconstituer une affirmation de la france dans l'europe et de l'europe le reste du monde il ya tellement de sujets mais à la fin des fins la france ne survivra pas dans l'état de faillite éducatif qu'elle traverse aujourd'hui qu'entendez-vous à françoise et les amis lorsque vous écrivez que le relèvement de notre éducation conditionne notre victoire contre l'archipel isation la société française c'est et c'est une question très très importante parce qu'au fond elle nous conduit à revenir à la question des causes que vous évoquez à l'instant les causes de cette crise éducative bien sûr la crise de l'éducation fait réapparaître partout dans notre pays cette dislocation de la société comment peut-on vouloir que des jeunes qui sont les victimes parce qu'ils sont d'abord les victimes de cette crise de l'éducation qui ne savent pas ce qu'est la france qui n'ont pas de recul historique qui ont un rapport conflictuel avec la langue de leur propre pays comment vit-on qu'ils se sentent pleinement français moi je crois que ce qui fait la grandeur de la france c'est que la france vous savez c'est une patrie littéraire elle ne s'est jamais défini par des conditions ethnique elle s'est toujours défini d'abord par la culture par la langue et par cette aspiration commune à rejoindre ce qu'il y à de plus hauts dans l'héritage que nous lègue ce pays que nous recevons et malheureusement aujourd'hui cette appartenance ne se crée plus ne se constituent plus chez les jeunes issus de l'immigration mais pas seulement aussi chez beaucoup de jeunes dont l'histoire de leur famille est parfaitement en français ce depuis très longtemps depuis des temps immémoriaux et qui pourtant ne se reconnaissent pas foncé ou ne savent pas exactement ce que cela peut bien vouloir dire pleinement que de se reconnaître français c c'est l'idée de l'archipel que jérôme fourquet et à déployer d'une manière très factuelle en revenant sur le la manière dont dans leur comportement les français disent aujourd'hui cette disparition ou cette fragilisation du lien vous pouvez les unir et cet archipel isation elle produit de la tension elle produit de la distance elle produit de la défiance et ultime ans elle produit de la violence et moi je pense en particulier aux symptômes extrêmement grave que représente la violence des plus jeunes à quelques pas d'ici du studio où nous parlons il ya quelques semaines de cela simplement un jeune a été laissé pour mort sur la dalle d'un centre commercial roué de coups à coups de barres de fer pour une histoire dépourvue de signification un jeune de 14 ans si ma mémoire est bonne moi j'ai commencé mon enseignement avec cet événement dramatique un jeune quinze jours après ma première rentrée comme professeur a été tué devant la porte du lycée où j'enseignais il s'appelait sami il avait 15 ans et il a été tué d'une manière abjecte pour des raisons absurdes cette espèce de violence gratuite qui monte partout 7 ans sauvagement que le gouvernement a des pudeurs de gazelle à reconnaître sept ans sauvagement pourtant bien réelle il est là encore je le redis l'un des effets de la crise de l'éducation et et on ne pourra le combattre que par l'éducation parce que bien sûr il faut des moyens sécuritaires bien sûr il faut renforcer l'arsenal judiciaire bien sûr il faut redonner les moyens notre chaîne pénale de faire appliquer les peines tout ça est évidemment très important mais à la fin à la faim une société ne peut vivre en paix que si tous ceux qui la composent sont éduqués que si ils ont appris à vivre les uns avec les autres et que s'ils se reconnaissent des règles communes parce qu'ils se savent participants d'une communauté plus grande que chacun de leur propre individualité et si nous n'arrivons pas à remédier à ces crises de l'éducation à remédier à cette crise de l'autorité dès le plus jeune âge alors on va rentrer dans une espèce de dérive qui me paraît je lui dis au risque de paraître paradoxal mais qui me paraît inquiétante une risque de dérive vers au fond toujours plus de mesures de contrainte à la fin on ne mettra pas ce n'est pas vrai on ne mettra pas un policier l'air à l'épaule de chaque français on mettra pas des caméras de vidéosurveillance avec des d identification automatique sans renoncer aussi à nos principes fondamentaux la paix ne s'obtient pas d'abord par à la répression lorsque l'éducation a échoué mais la ps obtient d'abord par une éducation qui permette que chaque enfant grandisse avec les règles nécessaires avec la conscience de son appartenance à la vie d'une communauté qui sont indispensables pour faire en sorte qu'il prenne sa place dans cette société d'une manière qui soit paisible qu'est ce que ça vous fait aujourd'hui vous en tant qu'ancien professeur de voir tous les jours des profs qui sont malmenés qui sont parfois menacés de mort qui sont aussi décapité comme samuel pâtit qu'est ce que vous ressentez en tant que professeur face à sète cette situation déplorable pour pour tous les professeurs de france évidemment révolte colère tristesse une société qui malmènent les professeurs n'a pas d'avenir une société qui ne regarde pas le professeur comme celui qui est chargé de la mission peut être la plus importante pour préparer son son futur en fait n'a pas de futur et la mort de samuel bâti son assassinat décapité en pleine rue pour un court qu'il avait fait cette mort n'est rien d'autre que le le le maximum le sommet de ce que des professeurs endurent au quotidien tous les jours un sondage avaient montré que plus de la moitié des professeurs se sont déjà eux même censuré pour ne pas susciter de réaction dangereuse de la part de leurs élèves pour ne pas se trouver pris au coeur d'une polémique n'importe quel professeur c'est que si justement son autorité est défié par des élèves par exemple face à la radicalisation face à l'islamisme qui gangrènent bien des quartiers en france si son autorité et défier alors il ne sera pas soutenue par sa hiérarchie c'est le fameux slogan pas de vagues qui avait surgi sur les réseaux sociaux et qui avait permis qu'on se rende compte que partout en france on répond aux professeurs la même chose un professeur qui aujourd'hui par exemple est contraint de sortir un de ses élèves de cours parce que sept élèves perturbe toute la classe ce professeur sera si si malheureusement il se trouve dans cette situation d'impasse pédagogique c'est qu'il risque de se trouver critiqué par sa propre hiérarchie parce que pas de vagues pas de problème et le bon professeur au fond c'est ce serait celui qui ne fait pas de bruit le bon professeur ce serait celui qui ne parle plus le bon professeur ce serait celui qui aurait disparu de sa propre classe en fait derrière cette crise de l'éducation derrière cette crise du métier enseignant il y a profondément la racine philosophique de la crise éducative moi je suis convaincu que l'échec que nous traversons aujourd'hui cette faillite objectifs actuels constatable qu'on évoquait à l'instant cet échec il a évidemment sa source dans des problèmes de structure dans des problèmes de moyens d'organisation il a sa source dans des problèmes de méthode d'apprentissage de deux manières d'enseigner mais fondamentalement le problème est d'abord un problème intérieur moi ce qui m'a conduit à m'intéresser à cette question c'est la réalité de la faillite de l'éducation que j'ai vécue comme professeur et ses simultanément ma formation d'enseignants ma première année comme tous les jeunes profs j'étais en formation à moitié du temps et puis l'autre moitié en cours et dans cette formation le coeur de ce qui nous était enseigné c'était de ne pas enseigner l'inspecteur général qui nous a reçus dans le métier on commençait tout juste notre parcours imaginer ce que ça représente voilà comment ces arts métiers que vous avez peut-être embrassés pour 40 ans et c'est votre première formation et vous venez de passer les concours et et ça fait des années que vous préparer pour ce moment et cet inspecteur nous a dit à plusieurs reprises dans son discours liminaire voilà vous êtes de jeunes professeurs vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances il faut que les élèves produisent leur propre savoir il faut qu'ils inventent leur représentation du monde surtout ne pas transmettre ne pas faire passer un savoir de son esprit a à l'esprit de ses élèves d'où la passion pour les méthodes pédagogiques contemporaine la passion pour la classe en verser pour rebondit sur ce qu'on est en train de dire il ya parlé de votre profession il ya la proposition 4 dans laquelle vous voulez qu'on revienne un système de notes et quand on abandonne justement ces critères de validation de compétences est ce que vous pensez que c'est en revenant système de notes que l'on va pouvoir enfin ont montré que la méritocratie à l'école républicaine est encore possible face actuellement ce contexte de médiocrité ambiante qui nourrit le système scolaire français je crois pas que les notes à elles seules vont reconstruire l'école a lancé une proposition parmi d'autres et je pense pas que ce soit au fond c'est pas une bonne idée d'idolâtrer la notation parfois d'ailleurs c'est maryse que chez les élèves ou chez leurs familles en revanche il est fondamental que la notation soient rétablies en effet aujourd'hui elle est très largement écartées dans le primaire et dissuader dans le secondaire je crois au contraire que la note c'est ce qui permet un élève de se situer le but n'étant pas d'abord de faire intégrer dès le plus jeune âge les principes de la méritocratie au sens un peu brutale de si tu travailles pas tu t'en sortiras pas mais tout simplement de montrer qu'un élève qui travaille peut faire des progrès et ça compte pour un élève de se rendre compte qu'il a pu faire des progrès ça a un côté stimulant aussi bien sûr d'où le fait que les élèves à l'accord souvent trop d'importance paradoxalement à leurs résultats scolaires mais mais mais finalement ils attachent c'est important cela qui est le signe que le débat sur la notation n'est pas un débat entre les élèves et les professeurs c'est un débat d'adultes la vérité quand nos élèves finissent leurs cours ils vont faire un foot sur le stade du coin et quand ils commencent le match de foot il commence pas en disant on va pas compté les points c'est trop triste pour celui qui perd dont ils ont besoin de ce défi ils ont besoin de ces stimulations ils ont besoin de cette volonté d'être élevé par quelque chose qui est nous oblige à regarder loin à aller au et être élève c'est le mot magnifique qui est au coeur je crois de l'éducation être élève c'est précisément ça mais je reviens à ce qu'ils aient l instant le aujourd'hui vous voyez je crois qu'on y est on est on est je crois qu'on ait fait une erreur en mettant l'élève au centre du système scolaire c'est cette formule est souvent critiquée mais la vérité c'est que elle n'a rien de révolutionnaire l'élève et le centre du système scolaire n'hésitez pas d'élèves y aurait pas d'école et c'est normal que dans l'école tout soit fait pour les élèves et que les professeurs soient épaulées soutenu former accompagner encourager et correctement rémunéré parce que ils sont ceux qui ont la responsabilité première de la réussite des élèves toutes les études montrent que les systèmes scolaires qui réussissent le mieux sont ceux dans lesquels les professeurs sont les plus engagées les plus investis et délivre le l'enseignement de la meilleure qualité possible mais on n'a pas fait donc l'erreur de mettre l'élève au centre de l'école on a fait l'erreur de construire une école à hauteur des lève en disant toujours aux élèves au fond rien ne sera trop difficile pour vous vous aurez toujours déjà tout compris le refus par exemple de l'apprentissage et de la conti sage par coeur et toute la formation d'enseignants nous et il faut pas que les élèves après il faut qu'ils comprennent oui mais il ya toujours dans l'éducation ce moment particulier où vous devez apprendre avant d'avoir complètement compris et c'est seulement après que vous comprenez vraiment et je suis sûr que ça vous est déjà arrivé tous ceux qui nous écoutent de se rendre compte bien après de ce à quoi avait pu leur servir à un cours un enseignement ans avoir une connaissance que sur le coup il n'avait pas pu percevoir comme pouvant être fait qu'on est au fond le le danger dans cette conception actuelle de l'éducation c'est de vouloir toujours faire en sorte que tout soit à la hauteur de l'élève alors que précisément le défi pédagogique c'est de faire toujours le pas de plus pour pouvoir inciter les lèvres lui aussi à s'avancer dans un terrain encore inconnue pour en découvrir après la fécondité pour en découvrir après l'émerveillement qu'il suscite et qu'on ne se représente pas nécessairement d'une façon qui soit immédiat en fait l'éducation c'est ce que vivent aussi évidemment tous les éducateurs si vous demandez toujours un élève comme on nous proposait à liv fm de parler de ce qu'ils veulent de ce qu'ils savent d'abord l'école n'a plus aucun sens puisque en philosophie par exemple on nous disait surtout ne renoncez pas en cours en disant voilà je vais vous faire un cours sur le bonheur chez platon vous rentrez en cours vous dites aux élèves qu'est ce que tu penses du bonheur qu'est ce que tu penses du travail qu'est ce que tu penses du sens de la vie on va faire des ateliers participatifs on va écrire des choses ensemble on va faire les enseignements pratiques interdisciplinaire on va faire des activités qui se sont multipliées d'ailleurs au cours de l'éducation pour que les élèves s'expriment mais au fond si vous allez à l'école pour donner votre avis sur le bonheur c'était vraiment pas la peine d'aller à l'école vous avez déjà un avis sur le bonheur si vous allez à l'école c'est pour apprendre quelque chose que vous ne savez pas encore quelque chose que vous ne pensez pas encore pour être confronté à ce que vous ne pensez pas encore d'où le grand danger soit dit en passant que la culture du au kiss me fait peser sur l'école et sur l'université parce que évidemment que l'école et l'université sont des lieux qui ont pour but de vous confronter à ce qui ne correspond pas à votre pensée tout fait et c'est tout l'intérêt d'aller ailleurs que chez soi de sortir de soi-même ex bouquet et c'est l'étymologie même de l'éducation pour pouvoir justement pensez plus librement par à la confrontation avec d'autres pensées avec d'autres idées et puis le deuxième aspect c'est que si si si vous allez à l'école uniquement pour dire ce que vous savez déjà pour faire ce que vous savez déjà faire alors d'une certaine heure vous ne vous n'êtes jamais élevé c'est toute la fascination je le disais pour la classe inversée pour les dispositifs pédagogiques accueil et et en particulier il faut en dire mot pour le numérique l'omniprésence du numérique a été une sorte de justification béni pour tous ceux qui avaient l'idée que la pédagogie allait se substituer à la connaissance et que on avait plus besoin d'apprendre quelque chose d élèves puisque tout le savoir et sur internet et donc on met maintenant des écrans partout autour des élèves comme si ça pouvait se substituer à la possibilité d'apprendre et de recevoir en soi une connaît c'est pas du tout la même chose de pouvoir trouver une date sur wikipédia et de connaître des éléments de chronologie par coeur de l'histoire de son pays de l'histoire du monde et quand on connaît des éléments de chronologie parker on se situe dans l'histoire on on n'est pas dépendant d'autres choses on a intégré ce savoir qui fait que la réalité autour de nous prend un sens c'est que quand vous sortez de ce studio et que vous marchez dans paris tout s'anime par la profondeur historique qui est en vous dans votre propre mémoire dans votre propre coeur vous avez appris par coeur c'est à dire au fond ça fait partie de votre sensibilité c'est pas du tout la même chose de de connaître quelques textes de littérature parker quelques textes de poésie ou de pouvoir les trouver sur internet c'est pas du tout la même chose de connaître ses tables de multiplication par coeur et d'avoir une calculatrice dans son smartphone la vérité c'est que quand vous connaissez les éléments de la table de multiplication vous pouvez très rapidement faire une analyse des équations qui sont devant vous et vous n'avez pas besoin de dépendre d'un outil vous avez une certaine idée des ordres de grandeur la rationalité scientifique elles forment aussi dans la vie la plus quotidienne comme dans la réflexion la plus conceptuel elle forme aussi notre notre intelligence et donc dans les propositions que je formule pour l'école y en a une qui pourra paraître extrêmement contre intuitive mais c'est celle qui à mon avis est la plus nécessaire pour préparer nos élèves un monde rempli d'écrans c'est celle de construire des écoles sans écran de construire des écoles 100 numérique des écoles où enfin on puisse être à distance de ces écrans qui est on le constate tous nous même je le constate le premier qui fragilise tellement notre capacité d'attention de concentration qui qui diffracte le la présence que nous avons au monde et c'est d'ailleurs ce que ce que font aujourd'hui les ingénieurs de la silicon valley chez qui la dernière mode et de mètres et les enfants dans des écoles justement totalement dénué de numérique et de digital et moi je pense et je le dis sans être encore j'espère un vieux con complètement dépassés ils comprendraient plus rien à l'avenir je pense au contraire que c'est avoir tout compris à l'eau portiques ont pris à l' opportunité magnifique que représente le numérique parce que c'est une chance inouïe d'avoir un tel accès au savoir jamais nos prédécesseurs n'ont connu cette chance là même mais pour s'y préparer le mieux possible et pour en tirer demain le meilleur parti il faut que nos élèves aient pu grandir sans avoir autour de cette omniprésence des écrans qui les rend tellement dépendants sous la présidence de nicolas sarkozy luc chatel de qu'ancien ministre de l'éducation nationale introduisez dans les manuels scolaires à la théorie du genre est ce que l'on peut dire que l'école de la république s'est perdu dans des combats d'idéologues est aujourd'hui a également perdu sa nature première qui est la transmission et l'apprentissage bien sûr et cette question de ces petits champs du genre que vous évoquez ll va avec tout ce qu'on voit fleurir aujourd'hui sur les sur les sur les campus américains et progressivement il est gay l'université française le monde académique et malheureusement l'éducation nationale au fond ce qui est en jeu c'est pas d'abord le dialogue entre plusieurs visions du monde plusieurs conceptions de la culture parce que après tout ça fait partie de la culture qu'elle ait traversée justement de contradictions de débats de controverses qu'ils sont qui sont fécondes pour l'esprit pour la liberté de l'esprit et ce qui se joue ici c'est quelque chose qui n'a rien à voir avec la liberté de l'esprit qui n'a rien à voir avec une autre idée de la culture qui au contraire un soupçon porté sur la culture au fond dans les déshérités je faisais le postulat que fort fort mais le postulat que la totalité de la crise de l'école est lié à une crise de la transmission aux soupçons portés sur la transmission que nous ne voulons plus transmettre je relisais tout récemment ce texte magnifique de pays qui que les crises de l'éducation ne sont jamais que des crises de l'éducation elles sont des crises de la vie et je pense que c'est exactement ce qui nous arrive nous ne voulons plus de transmettre et dont l'idée du genre dans la lah le concept qui s'est formée autour du genre dans tout ce qu'ils traversent aujourd'hui de manière assez similaire finalement le sujet de l'antispécisme dans le mouvement rock américain il y à l'idée que la culture et en tant que tel uniquement un moyen d'organiser des discriminations un moyen de perpétuer des ségrégations et que par conséquent il ne s'agit pas de transmettre d'autres idées mais d'arrêter de transmettre deux ne plus transmettre quelque chose qui pourrait continuer à poursuivre dans cette perspective je prenais pas rendre la question de l'écriture inclusive c'est l'idée que l'écriture que le langage est coupable que le langage est en faute et d'ailleurs on ne s'arrêtera que quand on aura fini de régler nos comptes avec la langue ce que vous avez vous rajoutez un point médian avec un e puis un point médian avec un s la vérité c'est que il restera toujours cette espèce de volonté de pureté absolue de de déconstruction des inégalités à la fin il restera toujours quelque chose à déconstruire et ça ne s'arrêtera que quand on aura arrêté de parler que quand on aura arrêté de transmettre quoi que ce soit qui puisse venir de notre histoire et justement parlé de déconstruire ce que vous avez vu l'actualité récente 5000 livres au canada qui ont été brûlé et enterré et justement jauge on continue un peu dans cette dans cette idée de l'idéologie walk là quand cette culture en quoi aujourd'hui elle peut menacer nos plus jeunes au sein de l'école de la république
[Musique]
et je pense qu'il faut pas du tout prendre ce qui se passe à la légère parce que ça peut faire sourire presque tellement ça nous paraît délirant mais la vérité c'est que ce qui se passe est d'une gravité immense et en apprenant que on avait brûlé des livres sur ce campus outre atlantique et pour pouvoir se défaire de là la tâche d'une certaine manière dans une volonté là encore de purification se défaire de l'as de la soudure qui le représentait en apprenant qu'on avait brûlé des livres je ne peux pas ne pas repenser à la formule de heinrich heine dans allemande sort que j'avais cité dans les déshérités d'ailleurs en 2014 donc c'était il ya quelques années heinrich heine écrivait là où on commence par brûler des livres on finira par brûler des hommes c'est rousseau qui dans l'emile disait qu'il fallait débarrasser les enfants des livres et cette volonté de se défaire des livres de mettre à l'écart le livre comme un objet insupportable au fond intolérable quelque chose qu'il faut pas seulement remisé aux oubliettes mais qu'il faut détruire d'une manière aussi aussi violente c'est cette idée là cette tentation là elle annonce c'est une certitude si nous ne savons pas la combattre à temps elle annonce le retour d'un temps d'oppression immense cette oppression qui sévit déjà aujourd'hui sur les campus américains ou canadiens ou des universitaires se trouve empêché d'exercer empêcher d'enseignés parce que leur opinion par exemple sont supposés disconvenir il ya un choix majeur à faire au fond d'un choix de société absolument crucial lorsque nous sommes devant le désaccord la contradiction devant l'altérité et finalement comment est-ce que nous traitons le désaccord deux options quand vous lisez un livre qui contient des idées que vous n'approuvez pas et bien vous pouvez répondre critique est contestée argumenté débattre dialoguer démontrer ou bien vous pouvez au contraire détruire et ce choix de la destruction la volonté de réduire au silence celui qui ne pense pas comme moi eh bien on peut la voir aussi bien dans la montée de cette cansell culture qui consiste à annuler tout ce qui ne me plaît pas tout ce qui me heurte tout ce qui me choque avec ce prêt de cette prédominance de la sensibilité voilà jeu je suis blessé donc tu dois te taire et puis on peut la lire aussi dans l'assassinât de samuel bâti de fait je comprends voyez je comprends très bien que certains puissent se sentir heurté par une couverture de charlie hebdo ça a été le cas de 2,2 par exemple dans le passé ça a été le cas de bien des catholiques en france il ya même eu des procès contre charlie hebdo parce que d une été jugées offensantes mais mais justement il ya un choix à faire c'est tout à fait possible de débattre de dialoguer de critiques et de contester c'est tout à fait possible dans une société démocratique d'engager un procès qui est le lieu d'un dialogue et ensuite une décision qui passe par la parole et par le langage et c'est un choix radicalement différent que de décider de faire taire celui qui vous déplaît et d'assassiner et il n'ya pas d'assimilation possible entre ces deux options il faut que nos sociétés occidentales aujourd'hui fassent un choix clair et si elles veulent rester des sociétés libres des sociétés démocratiques alors il faut qu'elle cansell la cancel culture il faut que nous décidions ensemble collectivement quelles que soient nos sensibilités politiques nos convictions il faut que toute la droite de ce pays que toute la gauche dans ce pays ensemble décident de se dire que nous ne voulons pas d'une société dans laquelle on brûle des livres jamais ça ne doit jamais arriver si un livre vous déplaît vous écrivez un autre livre vous écrivez un article vous parlez vous démontrez vous dialoguez vous débattez mais ça n'a rien à voir avec le fait de brûler et là où on brûle des livres on finira par détruire ce qui fait notre condition humaine dans ce qu'elle a de plus fondamental et en finir c'est une certitude malheureusement par brûler aussi des hommes et justement vous avez abordé vous êtes revenu en parlant de charlie hebdo et de ça mais elle pâtit vous écrivez d'ailleurs dans ce rapport que l'école doit se présenter comme un rempart contre l'islamisme et donc est ce que c'est une autre menace de de ce combat culturel qui est qui se joue actuellement avec l'ours noir france sa présence d'écoles coraniques ou de minorités étrangères qui n'arrive pas s'assimiler à notre modèle de société culturelle oui bien sûr c'est un vrai défi je reviens aujourd'hui vous avez beaucoup de professeurs qui sont confrontés au quotidien à cette présence de de l'islamisme dans dans nos écoles dans nos collèges dans le lycée la difficulté moi j'ai parlé de ça encore tout récemment avec un un collègue enseignant qui me racontait l'omniprésence de ces gestes barrières qui sont créées pour mettre à l'écart le monde des mécréants du monde des des croyants et des purges san épargne pas l'école bien sûr comment serait-ce possible autrement donc je pense qu'il faut affirmer d'une manière très forte l'autorité justement l'autorité de l'état bien sûr mais aussi l'autorité de l'école et puis j'allais dire presque l'autorité de la culture française nous sommes en france et et c'est la culture française qui fait autorité ici on peut ne pas l'apprécier on peut ne pas vouloir la recevoir ça tombe bien il ya plein d'endroits dans le monde où d'autres cultures se vivent ou d'autres civilisations s'exprime et moi je crois qu'on devrait être très très serein avec cette idée là voilà ici c'est la france et en france on enseigne la culture française la littérature française on enseigne la langue française on enseigne ce qui fait l'identité ce qui fait l'âme de notre pays mais j'ai envie de dire une chose quand même pour pour avoir le diagnostic le plus le plus juste possible ce ne sont pas nos élèves qui ont refusé de rejoindre cet héritage ça ne m'est jamais arrivé moi je veux dire à titre personnel ça ne m'est jamais arrivé dans un élève me dire je ne veux pas de votre philosophie parce qu'elle est troupes occidentales ça m'est jamais arrivé d'entendre un élève me dire l'enseignement qu'on nous propose et nos centres et postcoloniale non non ça je les ai entendus dans ma formation d'enseignants j'ai lu et entendu de l'administration de l'éducation nationale c'est pas des jeunes issus de l'immigration qu'ils disent n'y a pas de culture française c'est emmanuel macron qui a dit ça candidat à la présidence de la république française et je ne dis pas cela pour l'accusé de tous les maux je crois qu'en disant cela il n'était pas le problème il n'était que le symptôme quand le candidat à la présidentielle en france dit il n'y a pas de culture française et qu'il est élu ça nous paraît très fou que le polémiste japonais disent n'y a pas de culture japonaise on n'imagine pas un seul instant dire nous mêmes par exemple qu' il n'y a pas de culture marocaine il ya évidemment une culture marocaine il ya une magnifique civilisation chinoise en est capable de le reconnaître chez les autres pourquoi ne sommes nous pas capables de nous assumer nous mêmes la vérité c'est que partout où vous venez devant des élèves même s'ils viennent d'une immigration récente quand vous arrivez devant des élèves en leur disant voilà l'héritage magnifique qui vous est proposé prenez le la grande chance que la culture représente c'est que quand elle se transmet elle ne se divise pas quand vous transmettez un héritage matériel des parents qui transmettent à leurs enfants n'avaient plus ils enfants ont plus leur héritage se divise avec le nombre d'héritiers mais un héritage culturel un héritage intellectuel un héritage spirituel il sauve monte dans le fait d'être transmis si dans cet échange aujourd'hui on a partagé une seule idée juste alors ben je vais repartir de ce studio avec cette idée et vous l'aurez aussi en partage et donc quelque chose s'est opéré comme une multiplication magnifique on peut dire à des jeunes issus de l'immigration et même il faudra leur dire parce que il n'y aura pas encore une fois d'assimilation qu'ils puissent réussir sans cette promesse magnifique on doit pouvoir leur dire prenez prenez platon aristote prenez kant et hegel d'où que vous veniez si vous êtes français si vous voulez être français tout ceci est à vous d'une certaine manière prenez prenez stendhal et et flaubert prenez mallarmé et baudelaire il n'y a aucune raison je le redis la france ne s'est jamais défini sur des bases ethniques ya aucune raison que que que le miracle n'opère pas comme il a fonctionné pour tant d'écrivains pourtant d'artistes pourtant de soldats qui ont donné à la france leurs i et leur génie et je crois que ce miracle peut se produire de nouveau à condition qu'il n'y ait aucune négociation possible prenez tout cela et tout cela vous appartient autant qu'à moi autant qu'à nous mais prenez le ou si vous ne le prenez pas si vous ne voulez pas de la france alors dans ce cas il faut il choisir mais mais je crois que l'éducation est le lieu par lequel peut se réaliser le miracle d'une assimilation dont nous avons besoin que nous savons opérer parce que l'école de la république a déjà montré parce que l'école de la france parce que l'histoire de la france a montré qu'elle savait se donner en partage et être pleinement reçu mais encore faut-il que nous le voulions vraiment et aujourd'hui c'est cette volonté là qui me semblent manquer le plus au sujet de la culture rookie de lacan cette culture vous évoquez les ce qui vous forme est donc acquis à la halle à caen c'est le culture où l'idéologie voit comment on fait justement si les rouages de l'éducation nationale sont englués dans cette culture on a beau pouvoir faire toutes les propositions du monde si à la tête ça ne fonctionne pas fins ici sur les territoires il n'y a pas de volonté comment on fait c'est pas la même chose sur les territoires comme ma vie aujourd'hui et à la tête et de fait je pense que c'est un très bon sujet à tout point de vue de réorganiser justement l'éducation nationale moi j'ai été formé pour beaucoup d'entre eux aussi des formateurs excellent d'ailleurs mais mais mais beaucoup des gens que nous avions comme formateur n'avait soit jamais enseigné soit s'était arrêtée très vite d'enseigner et ça ne m'avait pas plu et c'est d'une certaine manière un vrai problème dans les propositions que je propose que je que je formule ya l'idée qu'au fond on devrait garantir que les professeurs soient formés par des gens qui sont encore sur le terrain justement parce que sur le terrain les professeurs quel que soit d'ailleurs leurs convictions politiques leur sensibilité et elles sont évidemment très très variés en réalité ils sont très nombreux à partager ce diagnostic ce qui est un vrai sujet c'est que l'administration de l'éducation nationale pose pose un problème à plusieurs titres le premier problème c'est qu'on a une éducation nationale qui c'est le grand drame français dans tous les domaines qui est sûre administrés justement aujourd'hui on a un million de fonctionnaires de l'éducation nationale et vous en avez en gros 200 250 milles qui ne sont pas devant des élèves qui ne sont pas dans des établissements scolaires qui sont dans la structure de l'éducation nationale et est ce qui fait que évidemment ceux qui sont sur le terrain se sentent d'abord asphyxiés ou en tous les cas inhibé par cette superstructure extrêmement présente c'est la même chose à l'hôpital c'est quelque chose dans l'agriculture c'est la même chose les politiques de l'emploi vous avez le même problème partout et puis ça crée aussi évidemment ce problème majeur on n'en a pas parlé pour notre pays que on parlait de la fragilité du aujourd'hui du métier enseignant de l'attractivité par exemple du métier d'enseignant elle est liée à cette raison profonde que nous ne savons plus qu enseigner veut dire d'une certaine manière quand vous ans quand vous former des enseignants en leur disant qu'ils ne doivent pas transmettre évidemment ça ne peut être que très démoralisant pour eux parce que la question de leur place se pose mais c'est aussi cette fragilité du métier enseignant et il ya aussi évidemment aux conditions matérielles désastreuse que subissent ces enseignants aujourd'hui il ya encore vingt ans pour pour eux c'est marianne qui publiait ses statistiques récemment pour acheter un bien immobilier sans d'art dans paris il fallait le croit huit ans un enseignant aujourd'hui il lui en faut 40 le le le métier enseignant s'est paupérisée d'une manière dramatique parce que les enseignants aujourd'hui sont très largement sous payé au regard de deux des statistiques de l'os et deux de leurs collègues du reste des pays européens et donc il faut qu'on arrive à mieux rémunérer les professeurs s'étaient méfiés important pour parler de cette rémunération des professeurs vous en parlait il faut les augmenter de 20% mais concrètement quels moyens quand et vous vous remettre à la disposition des enseignants pour que là ce métier redeviennent dit vocation je viens même un métier d'avenir pour qu'on leur donne les clés justement il faut il faut réussir à réorienter les moyens les remettre les moyens là où ils doivent être c'est à dire sur le terrain je le redis aujourd'hui donc vous avez vous avez une administration nationale qui est beaucoup trop bureaucratique bureaucratisé et donc le fait de de redéployer vraiment les moyens permettraient de mieux financer de mieux rémunérer les professeurs qui font la mission essentielle puis deuxièmement il faut mieux les recruter il faut absolument revenir sur la désastreuse réforme du capes que que jean michel blanquer ra a mise en oeuvre il faut mieux les former il faut mieux les accompagner il faut mieux les soutenir on a un énorme travail à faire par exemple pour repenser l'évaluation des professeurs aujourd'hui quand vous êtes professeur l'évaluation ça veut dire que vous avez une note qui augmente mécaniquement tous les ans que vous soyez excellent ou que vous ne fassiez rien et puis vous avez tous les 5 6 8 ans ça dépend des disciplines en moyenne un inspecteur qui vient dans votre classe et qui dans un exercice très artificielle va vous faire un retour sur votre pratique pédagogique mais si c'est extrêmement faible il faut améliorer beaucoup la manière dont les processeurs sont évalués pour leur permettre justement de 2,2 de correspondre à l'excellence qu'ils peuvent atteindre et pour retrouver le sens de la fécondité extraordinaire de ce métier magnifique et vous avez parlé de jean michel blanquer l'instant que pensez vous de son bilan la tête du ministère l'éducation nationale et de sa récente proposition qui consiste à permettre aux directeurs d'établissements de choisir eux mêmes leurs professeurs le bilan de jean michel blanquer et je pense que tous les professeurs ne le reconnaîtront ils et disons le d'une manière polie extraordinairement décevant jean michel blanquer le ministre qui aura eu le plus de temps dans ce poste depuis très longtemps et pourtant il n'a pas fait grand chose je dirais même qu'il laisse derrière lui deux réformes dramatique la première c'est la réforme du bac qui en réalité une réforme du lycée extrêmement importante de par son ampleur extrêmement dévastatrice par ses conséquences la réforme du lycée l archipel is le lycée elle détruit les filières qui avec leur cohérence pouvait former des élèves elle détruit l'unité de la classe qui était ce qui permettait à des élèves les plus fragiles de rester accrochés à leur propre éducation et puis à la fin elles fragilisent encore de beaucoup la transmission des savoirs fondamentaux d'une culture générale commune dont pourtant nous avons nous avons tellement besoin l'autre forme catastrophique c'est la réforme du capes qui est passée complètement inaperçue mais qui à mon avis fondamental parce que quand vous faites passer les concours enseignants là vous recruter des gens pour 40 ans et jean michel blanquer a remplacé un des zorro du capes sur les deux qu'il est consacrée aux connaissances à la discipline dans laquelle vous étiez formé par un entretien de motivation complètement aberrant ça n'a aucun sens sinon celui de faire un pas de plus dans le remplacement des savoirs par les compétences y compris chez les ch et les professeurs et je pense que c'est évidemment une manière supplémentaire de disqualifier alors leur métier sur laquelle il faudra revenir de toute urgence vous faites partie des républicains a aujourd'hui beaucoup beaucoup de candidats qui se présentent pour l'élection présidentielle et est ce que vous avez reçu un bon écho de ses trente propositions parce que vous êtes sans doute senti entendu peut-être par lin lin en particulier et est-ce qu'aujourd'hui avec ses 30 propositions vous cherchez pourquoi pas à intégrer un gouvernement pour pourquoi pas pour les cinq prochaines années les mettre en pratique alors non je ne cherche pas à intégrer un gouvernement et en plus je le dis très simplement envoyé je le partage avec goût d'une manière très sincère je pense que le ministère l'éducation nationale c'est le ministère le plus important je le disais mais aussi sans aucun doute le plus difficile est celui qui candidatent ray pour remplir cette mission serait probablement motivée par des aides et des aventures compliqué donc je cherche pas du tout moi à me placer de quelques manières que ce soit je voudrais juste que cette question soit au coeur du débat présidentiel qui va venir parce que au fond je le redis la france n'aura pas d'avenir si elle ne reconstruit pas son école nous sommes vraiment en état d'urgence éducative et ce qui me frappe beaucoup et qui m'atteint vraiment comme un français parmi bien d'autres comme un ancien professeur qui espère le revenu un jour ce qui me touche énormément c'est que ce sujet est absent de nos débats quand la france a été dernière pour la vaccination pendant trois semaines les chaînes d'information continue n'ont parlé que de ça toute la journée quand la france est arrivée dernière dans l'enquêté sur les niveaux de ses élèves en mathématiques on en a pas parlé du tout ça aurait dû être un électrochoc nationale les statistiques que nous connaissons aujourd'hui et c'est pas des trucs piocher sur des forums complotistes et des statistiques publiques celles du ministère de l'éducation nationale lui-même montre combien depuis des années notre système est en train de s'effondrer toutes les familles politiques qui ont gouverné la france ont leur part de responsabilité là dedans et je ne dis pas ça pour critiquer qui que ce soit ce qui compte maintenant c'est de reconstruire et il est fondamental que ce sujet soit au coeur de nos discussions pour l'élection présidentielle parce que je crois que c'est encore une fois la priorité absolument incontournable que nous avons besoin de mettre au centre de l'attention bien merci françoise et les galeries d'abord a accepté d'échanger sur l'avenir de notre école merci à vous et je rappelle simplement que vous venez de publier 30 propositions pour sauver l'éducation nationale il est l'auteur de ce fameux essai les déshérités où l'urgence de transmettre encore un grand merci et bonne continuation merci beaucoup
[Musique]