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InterviewC à vous (sur YouTube)· 2 décembre 2021 5 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & international

Xavier Bertrand, le grand perdant - C à vous - 02/12/2021

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:20FerméeRéponse directe

    Donc c'est la fin de vos ambitions nationales, vous le dites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19InvitéChiffre
    « Éric Ciotti a recueilli 28 844 points, 25,59%. »
  • 1:43InvitéFait
    « Préférence nationale sur l'emploi et le logement, instauration du droit du sang. »
  • 1:46InvitéFait
    « Guantanamo à la française pour les islamistes les plus dangereux. »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « François Fillon rassemblait 3 millions de voix à la primaire et plus de 7 millions à la présidentielle. »
  • 3:03PrésentateurChiffre
    « Eric Ciotti en a rassemblé 28 000, c'est-à-dire à peine plus que le nombre d'électeurs niçois qui l'ont réélu député en 2017. »
  • 3:10PrésentateurChiffre
    « Valérie Pécresse, elle a fait presque 40 fois plus de voix aux dernières régionales en Ile-de-France que lors du vote d'aujourd'hui. »
  • 3:40PrésentateurFait
    « La première fois que Xavier Bertrand s'est déclaré candidat, c'était en 2012, en vue de 2017. »
  • 3:58PrésentateurChiffre
    « Xavier Bertrand se vantait d'avoir rencontré personnellement 14 000 personnes lors de cette campagne. »
  • 4:04PrésentateurChiffre
    « Tout ça pour récolter 25 000 voix, subir l'humiliation d'une quatrième place et de voir annoncer son retrait de la vie politique nationale. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Présentateur 211 %
  • Invité9 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Locuteur non identifié3 %

≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Le patron du parti, Christian Jacob, a annoncé les résultats du premier tour du Congrès des Républicains. Résultats dont la majorité des candidats ont pris connaissance dans leur QG respectif. Xavier Bertrand dans le 17e arrondissement, Valérie Pécret dans le 9e, Michel Barnier dans l'8e et Éric Ciotti dans une brasserie du 15e arrondissement, le Toucan. Ambiance avec Louis Amard et Audrey Payas.

0:19
Invité

Éric Ciotti a recueilli 28 844 points, 25,59%. Donc seront à départager au 2e tour Éric Ciotti et Valérie Pécret.

0:33
Présentateur

Bravo !

0:37
Invité

Ça va ? Merci. Il a fait une campagne magnifique, il est resté lui-même, il n'a rien changé. Belle victoire, victoire dont je n'ai jamais douté avec mes amis. Les militants, les Républicains, ont remercié et ont reconnu la fidélité d'Éric Ciotti depuis le début de son engagement politique. C'est une prime à la fidélité, vous diriez ? Naturellement, les militants sont toujours attachés à la clarté et à la fidélité.

1:06
Présentateur

Patrick, les adhérents LR ont donc placé en tête de leur vote du premier tour Éric Ciotti et Valérie Pécret. Ce qui met au tapis deux des favoris, Xavier Bertrand et Michel Barnier, au profit d'un outsider. On vient de le voir, le seul du coup à fureur de tête qui n'a jamais été ministre, le seul à ne pas avoir choisi entre Macron et Le Pen en 2017. Il a voté blanc. Le seul à s'attirer les louanges de Marine Le Pen qui a dit qu'elle pourrait en faire un ministre. Le seul qui voterait Zemmour en cas de second tour avec Macron. Ce qui fait qu'Éric Zemmour s'est dit cet après-midi, heureux de la victoire de nos idées.

Succès électoral et idéologique d'Éric Ciotti donc, qui parle de guerre de civilisation et défend ses idées de rupture. Préférence nationale sur l'emploi et le logement, instauration du droit du sang. Guantanamo à la française pour les islamistes les plus dangereux. Ciotti qui définit ainsi, sans la citer, son adversaire de second tour, Valérie Pécresse.

1:55
Invité

J'ai l'intime conviction qu'un positionnement trop centriste, trop proche du macronisme, ne permettra en aucun cas de battre le président de la République sortant. Nous ne gagnerons pas en étant sociodémocrates, mais puissamment réformateurs.

2:16
Présentateur

Éric Ciotti qui n'a aucun ennemi à l'extrême droite et un seul adversaire, le président sortant. On vient de l'entendre, Emmanuel Macron. Comment expliquer la victoire du candidat le plus à droite ? Eh bien, il n'y a rien à expliquer parce que ce n'est en rien une élection ordinaire, parce qu'on ne sait pas qui a voté. On ne sait pas qui sont ces 113 000 militants qui, pour près de la moitié d'entre eux, ont pris spécialement leur carte pour participer au scrutin. Impossible de sonder les cœurs et les reins d'un groupe d'adhérents dont on ne connaît ni l'âge, ni l'origine, ni la catégorie de revenus. C'est un vote illisible et purement militant.

Et comme tous les votes militants, il a donné la prime au plus radical, mais dans un format lilliputien. En 2016 et 2017, François Fillon rassemblait 3 millions de voix à la primaire et plus de 7 millions à la présidentielle. Aujourd'hui, Eric Ciotti en a rassemblé 28 000, c'est-à-dire à peine plus que le nombre d'électeurs niçois qui l'ont réélu député en 2017. Valérie Pécresse, elle a fait presque 40 fois plus de voix aux dernières régionales en Ile-de-France que lors du vote d'aujourd'hui.

Et donc, sauf à constater simplement qu'un quart des adhérents LR se reconnaît dans des idées très à droite et les trois autres quarts dans des plus modérés, on ne peut strictement rien conclure de ce vote. Pochette surprise. On peut tout de même conclure que le favori de départ, Xavier Bertrand, n'est pas dans la pochette surprise. Ah oui, c'est pour lui que la désillusion est la plus cruelle. 10 ans d'efforts ruinés pour quelques 3 500 voix. 10 ans, je n'exagère pas parce que la première fois que Xavier Bertrand s'est déclaré candidat, c'était en 2012, en vue de 2017. Il avait renoncé après son élection compliquée dans les Hauts-de-France en 2015.

De tous, c'est lui qui en voulait le plus avec une campagne non-stop depuis le mois de mars, en meeting, visite de terrain et réunion Zoom. Xavier Bertrand se vantait d'avoir rencontré personnellement 14 000 personnes lors de cette campagne. Tout ça pour récolter 25 000 voix, subir l'humiliation d'une quatrième place et de voir annoncer son retrait de la vie politique nationale.

4:12
Locuteur non identifié

Il est évident qu'à partir de maintenant, c'est ma région, ma région de Hauts-de-France, celle dans laquelle j'habite, je vis, pour laquelle je m'attre.

4:20
Invité

Donc c'est la fin de vos ambitions nationales, vous le dites ?

4:22
Présentateur

Oui, bien sûr, bien sûr, mais c'est pas nouveau. C'est pas nouveau. Xavier Bertrand, bon perdant cet après-midi, mais qui est largement responsable de ce résultat à cause de son refus obstiné d'une primaire ouverte, un vote de sympathisant comme en 2016 où son statut de favori lui a redonné toutes ses chances. Au lieu de ça, il a fini par devoir se rallier à cette primaire croupion organisée par un parti dont il avait claqué la porte et qui lui était largement hostile. L'histoire de cette élection, de ce départage aurait pu s'écrire tout autrement.