Bernard Debré : "Il y a trop d’hôpitaux en France"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Pourquoi cette manifestation rassemble-t-elle autant de monde ?
- 0:30FerméeRéponse directe
Vous ne voterez pas la loi Touren, c'est sûr ?
- 1:10OuverteRéponse directe
Pourquoi la généralisation du tiers payant est dramatique ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Les médecins craignent une étatisation, vous partagez cette crainte ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Les cliniques privées sont-elles en danger avec cette loi ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Est-ce possible de réformer la santé en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Bernard DebréChiffre
« Ça va coûter plus cher à la sécurité sociale. »
- 2:45Bernard DebréFait
« La volonté de Marie Touren c'est de tout diriger et d'étatiser la médecine libérale. »
- 8:30Bernard DebréFait
« Il faut revoir les services publics dans les campagnes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les médecins et l'ensemble des acteurs de la filière médicale sont très en colère. Ils vont manifester dimanche. Une grande manifestation est prévue contre le projet de loi de madame Touren qui est très loin de faire l'unanimité.
Et on va voir pourquoi avec Bernard Debré qui est dans nos locaux ce matin, le député UMP de Paris. [Musique] Bonjour Bernard Debré. Bonjour.
Merci d'être dans nos locaux. C'est rare de voir une manifestation qui rassemble autant de de personnes qui ne sont pas toujours d'accord entre elles d'ailleurs. Euh mais bien entendu euh on a vu ça vers 802, c'est-à-dire qu'il y a maintenant très longtemps quand Mitteran est arrivé avec n'oubliez pas Ral ministre communiste.
Mais là c'est incroyable parce que cette loi est une loi très mauvaise. On va en parler et vous vous allez manifester. Ah bien sûr.
Ah oui. Et vous ne voterez pas la loi évidemment le projet de loi évidemment. D'accord. qui doit arriver à l'assemblée mardi, hein.
Elle doit commencer à discuter mardi. D'accord. Alors, on va prendre les sujets les uns après les autres et puis on va on va finir par le général.
La généralisation du tiers payant, c'est une mauvaise chose. C'est dramatique. Pourquoi c'est dramatique ?
Pour pour plusieurs raisons. D'abord parce que les Français et les Françaises ne sauront même pas ce qu'ils dépensent et ça va les déresponsabiliser et il va y avoir une inflation de consultation et vous comprenez. Bon, on va chez le médecin, on paye pas, ça va coûter plus cher à la sécurité sociale.
Ça va non seulement coûter plus cher à la sécurité sociale, mais il y a un autre risque. Oui. Le risque, c'est que étant donné que les Français ne payent pas, la sécurité sociale se désengage et laissant un peu plus au mutuel complémentaire.
Ça c'est important. un trè risque, c'est que les médecins seront payés quand la sécurité sociale et les mutés le voudront bien. Alors madame Tour nous dit "Mais je vais mettre dans la loi que la sécurité sociale doit payer dans les 7 jours." Oui.
Vous avez déjà vu dans une loi qu'on paye dans les 4 jours, dans les 5 jours, dans les 6 jours, c'est absurde. C'est un lo d'accord. Deuxième chose, l'organisation médicale du pays, les médecins de ville notamment ont peur d'une étatisation que ça soit les agences régionales qui mettent la main sur cette organisation.
Déjà le tierspayant c'est une étatisation. Ouais. Et il est évident que la volonté de Marie Touren c'est de tout diriger et d'étatiser la médecine libérale.
On va les obliger à aller là, même si elle le dit pas aujourd'hui. On va faire des centres dans les dans les communes. Alors ça aurait pu être bien si c'était fait par les libéraux eux-mêmes et une certaine volonté des médecins, mais pas uniquement des médecins, des médecins des kinés et des professionnels de la santé.
C'est en train d'être fait. Mais là, claque, il y a d'autres professionnels de la santé, c'est les pharmaciens qui pourraient être autorisés à vacciner. Est-ce que c'est une bonne chose ?
Je crois que j' été retiré. Euh c'est pas une mauvaise chose. C'est pas une mauvaise chose.
Euh sauf que euh s'il y a des accidents d'allergie par exemple, Ouais. qu'est-ce que font les pharmaciens ? Hm hm.
Donc, il faut être très près président. Les cliniques privées sont-elles en danger ? Mais oui.
Ah mais et tout simplement parce que My Toren dit si vous voulez faire du service public c'estàdire recevoir des urgences, vous n'avez pas le droit de faire des dépassements d'honoraires. Dans une clinique, elle ne vit que par des dépassements d'honoraires qui sont d'ailleurs remboursés par les mutuels, par les mutuels. Mais en plus de ça, elle vient de diminuer les tarifs de 2,5 %.
C'est-à-dire que les cliniques qui vivent difficilement, contrairement à ce qu'on pense, difficilement, on leur dit comme ça du jour au lendemain, ben vos tarifs sont diminués de 2,5 %. D'accord ? Tandis que l'hôpital, ces tarifs sont diminués de 1 %.
Bravo, on a déjà des difficultés, comment est-ce qu'on va faire ? Mais est-ce que c'est possible de réformer la santé en France ? On l'impression que c'est comme l'éducation nationale.
Les ministres se succèdent, ils ont des projets et c'est impossible de d'arriver à quelque chose de de de Non non non, encore une fois de rationnel. Il faut savoir ce que l'on veut. Oui.
Qu'est-ce qu'il faut ? Alors, al écoutez, il y a d'abord au niveau des hôpitaux une grande réflexion sur la distribution territoriale des hôpitaux. Il y a trop d'hôpitaux.
Mais oui, on le sait bien, depuis des dizaines d'années, nous sommes le pays où il y a le plus d'hôpitaux. Et et comprenez les techniques et les technologies sont de plus en plus chères, plus en plus difficiles. Les robots, vous croyez qu'on peut mettre un un robot dans chaque hôpital ?
C'est pas possible. Donc vous allez avoir une médecine à deux vitesses. Il faut certainement euh mettre des grands plateaux techniques très performants, très modernes, mais il faut aussi que l'accessibilité dans ces hôpitaux soit meilleure.
Il faut pas que le français ait le sentiment d'avoir des difficultés pour aller dans un hôpital bien achalandé d'cord. Et alors en dehors de ces grands pôles, il faut que il faudrait que la médecine de ville soit plus considérée. Alors il faut qu'elle soit plus considérée mais bien entendu, non seulement il faut qu'elle soit plus libre, plus considérée, il faut qu'elle fasse un plus grand effort.
Ouais. Et je leur dis dans les yeux. Oui.
Les urgences, pourquoi est-ce que les malades vont tous aux urgences hospitalières ? Oui, parce qu'il n'y a plus d'urgence libérale. Presque plus.
Pourquoi on veut pas les faire ? parce que les médecins considèrent qu'ils sont suffisamment taxés, qu' sont suffisamment ennuyés par l'administration, qui sont peu payé et et donc le samedi dimanche certains pas tout le monde mais pas mal le médecins libéraux sont pas joignables. On envoie à l'hôpital, c'est un cercle vicieux parce que les urgences hospitalières sont débordées.
On l'a vu, il y a eu un un une note des extrements généraux qui dit attention et ça c'est vrai mais aussi il faudrait que les médecins comment on organise cette urgence de ville puisque si c'est l'état qui l'organise on va dire ah étatisation donc c'est au médecin de s'organiser bah il l'avait organisé avant sau ce médecin et cetera il y avait des médecins qui avaient des tours de garde et cetera et et là il y en a moins et syndicat ça relève des des médecins. J'aime pas beaucoup les syndicats euh en général, mais je pense que ça relève des médecins eux-mêmes, des communautés médicales dans telle ville, on s'organise pour que alors ça se fait dans certaines villes, mais il est vrai que aujourd'hui le patient va préférentièrement à l'hôpital même s'il y a pas grand-chose. Comment on fait pour remédier à la désertification médicale dans ce pays ?
Ah bah je crois que il y a l'idée de donner la possibilité aux médecins que les maires que les euh présidents de région ou le département bah si les départements restent là très bien euh puisse donner aux médecins des locaux Ouais diminution de taxes locales et leur dire voilà vous venez avec un certain nombre d'avantages. Ça passe par la fiscalité. Ça passe par la fiscalité.
Ça passe aussi par le retour des services publics dans les h dans les villes. Vous comprenez ? Vous êtes jeune médecin, ce sont des jeunes qui vont s'installer.
Vous arrivez dans une dans un endroit, dans un village où il y a plus d'école, comment vous faites pour vos enfants ? Il y a plus de service public, comment vous faites ? Donc il faut revoir les services publics dans les campagnes, revivifier les campagnes, mais il faut aussi que la fiscalité soit plus généreuse.
Est-ce que ce est-ce que vous êtes pour le retrait de ce projet de loi en fait ? Vous pensez que Mais je crois qu'il est difficilement arrangeable. D'accord.
Il est pas amendable. Non. Bon, vous allez déposer des amendements.
Moi, je suis pas tellement pour déposer des amendements si ce n'est de suppression. D'accord. Parce que je n'aime pas jouer.
Euh, on peut l'arranger un peu à la marge et cetera. C'est pas bon. H parce que on accepte le la philosophie générale, elle est pas bonne.
Philosophie générale, elle est pas bonne. Il y a une proposition de loi qui est en discussion actuellement, elle va revenir bientôt sur la fin de vie. Est-ce que cette proposition de loi telle qu'elle existe aujourd'hui après 2 jours de débat vous convient ?
Elle me convient, je le dis très simplement parce que c'est exactement la même chose que celle de 2005. Il y a la sédation profonde. Elle y était elle y était en 2005.
Reprenez les discussions 2004 à l'Assemblée nationale. Je l'ai dit, j'ai dit que nous avions l'obligation d'empêcher le malade de souffrir jusqu'à la sédation terminale. Elle y était.
Alors, le seul problème qui me gêne les directives anticipées opposables. Et ça, opposable me gêne beaucoup. Me prend un exemple.
Quelqu'un qui vient après une tentative de suicide, quel que soit son âge, euh on n' pas le droit de le réanimer. Ouais. S'il a donné une directive, entendons-nous bien.
On voit la limite et puis on parle trop et mal de la dignité. Un Alzheimer Hm hm. est-ce qu'il est digne ou pas digne ? nous bien portant qui donnons la dignité à certaines personnes handicapées, Alzheimer ou autres.
Et ne l'oublions jamais, c'est nous, c'est l'État. Sachons les accueillir dans des unités spécialisées et c'est nous les biens portants avec notre regard et notre amour qui donnons la dignité aux autres. C'était le tol que le Figaro de Bernard Debré, le député UMP de Paris et grand chirurgien s'il en est, qui nous a dit plusieurs choses et notamment et bien qu'il n'allait pas voter cette loi évidemment dont il conteste la philosophie.
Il y a une étatisation, dit-il de la médecine qui est en route et deuxièmement et ben il manifestera dimanche, il sera dans les rues. Merci Bernard Debré. Merci [Musique]