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InterviewKWEZI TV (KTV)· 12 octobre 2026 17 minComplaisantFond programmatiqueOutre-merImmigration & asileEurope & internationalAgriculture & alimentation

TEMPS DE PAROLE François Xavier Bellamy Lundi 12 Octobre 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse directe

    Pourquoi vous vous êtes engagé pour défendre Mayotte avec la taxe carbone MACF ?

  • 5:02OuverteRéponse directe

    Comment on fait avec le problème de l'immigration à Mayotte si Bruno Rotaillot devient président ?

  • 10:36OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'UE veut supprimer le POSI pour les outre-mer ?

  • 13:27OuverteRéponse directe

    La pêche à Mayotte : où en est-on aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:02Fait
    « Pourquoi l'Union européenne quand elle crée des dispositifs, elle pense jamais aux conséquences de ces dispositifs dans les RUPES ? »
  • 3:42Fait
    « Quand on va leur expliquer qu'on veut faire une exception à cette taxe carbone qui va s'appliquer partout en Europe, il commence par nous demander mais quelle est la raison d'être ? »
  • 5:44Fait
    « Tous les problèmes de Mayotte sont les problèmes de la France et Mayotte vit de manière extrêmement intense la réalité des conséquences dramatique d'une immigration non maîtrisée. »
  • 6:29Fait
    « Il faut pas des dispositions exceptionnelles pour Mayotte. Il faut changer la loi pour la France et pour tous les Français. »
  • 7:53Fait
    « Le moyen d'agir, c'est de rendre au français le dernier mot. C'est ce que propose Brune Retaillot pour aller au-delà des décisions du Conseil constitutionnel. »
  • 8:30Fait
    « Aujourd'hui, le droit d'asile, il est constamment détourné. Vous avez une infime minorité des gens qui demandent l'asile qui sont vraiment éligibles. »
  • 9:12Fait
    « Le camp de Tsunzu ne doit plus exister et pour ça, il faut trouver un pays. »
  • 9:56Promesse
    « Quand nous aurons enfin une alternance en France, quand Bruno Rota sera président de la République, il aura les moyens de créer immédiatement un centre de retour. »
  • 11:17Fait
    « La première proposition de la Commission européenne en effet faisait disparaître le POSI. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:08

Bonjour et merci de votre fidélité pour ce temps de parole. Ce matin, on est à Paris au siège DLR avec François Xavier Bellami. Bonjour François Xavier Bellami. Bonjour. Merci de de nous recevoir ici au siège DLR. Vous êtes récemment intervenu à Bruxelles pour défendre la situation des départements d'outremè avec cette taxe carbone communément appelée MACF. Pourquoi vous vous êtes engagé pour nous défendre ? D'abord, je vous remercie beaucoup de votre invitation et c'est une joie de pouvoir garder le lien avec tous les Maoré grâce à vous. Euh j'ai eu la chance de venir euh à plusieurs reprises à Mayotte et de garder des liens très

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étroits avec euh les élus de de Mayotte. Et c'est avec eux que nous portons la nécessité absolue d'intégrer les outresemes dans toutes nos politiques avec la spécificité de leur territoire. Et si nous parlons de ce de ce projet de mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, c'est un projet qu'on a soutenu, le principe est très simple, c'est de faire payer une taxe sur le carbone non pas aux Français ou aux Européens, mais à tous les pays du monde qui importent leurs produits vers notre marché, qui vont conquérir des marchés en nous vendant leur leurs produits. Et aujourd'hui, ces ces pays ne sont pas soumis aux mêmes règles que les Européens. C'est évidemment un drame

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absolu parce que ça abîme la compétitivité de nos entreprises. C'est une immense injustice. Et donc on a voulu et on soutient bien sûr le principe de cette taxe carbone aux frontières. Le vrai problème c'est que pour les outreemers ça n'a pas du tout le même effet que pour la métropole. En France, si un produit qui vient de l'étranger se met à coûter un peu plus cher, et bien c'est une opportunité pour des producteurs locaux, pour les industries françaises qui peuvent se remettre à produire et retrouver leur compétitivité. Mais dans les outres mers, on n'ura pas demain d'industrie lourde à Mayotte. la possibilité de produire à Mayotte tout ce dont Mayotte a besoin. On aura pas par exemple demain pour parler d'un

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sujet très concret la possibilité de produire les matériaux de construction indispensables pour reconstruire Mayotte après le cyclone chido. Et donc tout cela il faut le prendre en compte et si on appliquait cette taxe carbone à Mayotte, ça n'aurait qu'un seul effet fermenter les prix pour les maoré. Et ça c'est insupportable parce que c'est évidemment le contraire que nous voulons. Et donc on a réussi à obtenir que le Parlement vote une exemption pour les outres maires et demain grâce à cette exemption Mayotte ne sera pas touchée par cette taxe. Ce sera une exception pour les Français mais ce sera une exception légitime parce que Mayotte c'est la spécificité d'un territoire isolé insulaire qui n'a pas du tout les mêmes contraintes que celles que la

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métropole connaît. Mais mais euh pourquoi systématiquement l'Union européenne quand elle euh en tout cas nous c'est le sentiment qu'on a euh depuis Mayotte, pourquoi l'Union européenne quand elle crée des dispositifs, elle pense jamais aux conséquences de ces dispositifs dans les RUPES parce que il y a pas que nous, on est nombreux et il y a pas que des départements français. D'autres pays sont également concernés. Pourquoi on est toujours à l'écart ? d'autres pays mais peu de pays. Il faut euh le reconnaître aujourd'hui euh il n'y a que l'Espagne et le Portugal qui est également ce qu'on appelle en Europe des régions ultrapériphériques, ce que nous appelons en France des outresem, des départements ou des territoires d'aoutrem. Et cette euh situation fait

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que quand vous êtes 27 pays à discuter sur un sujet et que en fait il n'y a que trois pays qui comprennent la réalité de cet enjeu, c'est plus difficile de le faire entendre. Et c'est pour ça que nous notre travail au Parlement, c'est d'aller convaincre nos collègues. Quand on va leur expliquer qu'on veut faire une exception à cette taxe carbone qui va s'appliquer partout en Europe, il commence par nous demander mais quelle est la raison d'être ? Donc il faut leur expliquer, leur montrer que ce qui est en jeu et c'est tout le travail qu'on fait auprès de la Commission européenne, ce qui est en jeu ce ne sont pas des problèmes conjoncturels, ce sont des problèmes structurels. Le fait que Mayotte soit loin de la métropole, le fait que ce soit un territoire insulaire, que l'espace il soit

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relativement réduit contraint, qu'on puisse pas demain y construire des des emprises industrielles massives, et ça va pas changer demain. C'est la réalité structurelle de Mayotte. Et il faut reconnaître aussi que si l'Espagne et le Portugal comptent aussi des régions ultrapériphériques, ça n'a rien à voir en fait avec la singularité d'un territoire comme celui de Mayotte ou de nos outres mers français. Et si nous sommes si profondément attachés à Mayotte en particulier parce que Mayotte c'est la France et tous les problèmes de Mayotte sont les problèmes de toute la France et doivent être ceux de toute l'Europe, c'est aussi pour nous d'abord une exigence, celle d'aller convaincre et porter ce message comme je le fais depuis des années au Parlement européen.

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Alors, on est aussi en campagne, on parle d'Europe mais on parle aussi des élections présidentielles. On a entendu et on a vu aussi Bruno Rotaillot à à Mayotte à plusieurs reprises. Comment on on fait dans les prochains mois s'il devient président de la République ? Comment on fait avec le problème de l'immigration ? le droit d'asile qui est un véritable problème pour nous puisque on a rien. Comment on fait pour réguler tout ça, reprendre le contrôle de nos frontière et et nous permettre nous de vivre, on va dire dignement ce qui n'est plus le cas aujourd'hui ? D'abord, je je je voudrais le redire. Tous les problèmes de Mayotte sont les problèmes de la France et Mayotte vit de

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manière extrêmement intense la réalité des conséquences dramatique d'une immigration non maîtrisée comme toute la France finalement le connaît. Mais à Mayotte, c'est tellement plus dense, c'est tellement plus concentré qu'en effet les maorzes, les maores sont maintenant privés d'accès à des biens fondamentaux qui devraient être une évidence sur le territoire de la République française. L'accès à l'eau, l'accès à la santé. l'accès à des infrastructures normales pour par exemple l'éducation des enfants. Tout cela est anéanti et tout et tout cela est d'une certaine manière miné de l'intérieur par ces flux migratoires non régulés, non maîtrisés. Comment on fait ? parce que Bruno Rotaillot, il a été ministre de

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l'intérieur, il a facilité un certain nombre de choses. On s'est toujours heurter sur le Conseil constitutionnel et on s'y heurtera encore à l'avenir. Donc comment on fait pour prendre des dispositions peut-être un peu exceptionnelles pour Mayotte dans le cadre de la loi de notre pays ? Il faut pas des dispositions exceptionnelles pour Mayotte. Il faut changer la loi pour la France et pour tous les Français et ça permettra de résoudre les problèmes que connaissent aujourd'hui les Maoré. Et je pense à deux enjeux fondamentaux sur le plan national. Vous l'avez dit, ce que propose Bruno Retaillot, c'est de sortir de l'impuissance par le référendum parce que vous avez évoqué le Conseil constitutionnel qui a bloqué bien des évolutions pourtant absolument attendues

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par les Maoré et même des évolutions que nos parlementaires à l'Assemblée, au Sénat ont porté, ont voté, ont obtenu, ont gagné ont été cassés ensuite par le conseil constitutionnel sur la question par exemple de la rétention, de la durée de rétention sur la question des procédures d'expulsion sur le sujet fondamental. de la fin du droit du sol parce que le droit du sol c'est un désastre pour ma et pour toute la France aussi. Nous nous disons qu'il faut pas sur ce sujet là une exception Maorèse. Il faut qu'en dans toute la France on sorte de cette situation qui fait un véritable appel d'air que les Maoré connaissent si bien. Et donc pour pouvoir sortir de là, il faudra pas seulement des propositions, tous les candidats vont en faire, il faudra les moyens d'agir. Et le moyen

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d'agir, c'est de rendre au français le dernier mot. C'est ce que propose Brune Retaillot pour aller au-delà des décisions du Conseil constitutionnel quand elles sont manifestement une interprétation biaisée de notre constitution. C'est le peuple qui tranchera en dernier ressort. La deuxième chose, c'est qu'il y a aussi tout le travail qui a été fait à l'échelle européenne. J'ai porté le règlement retour. J'allais vous en parler. Oui. Et le règlement retour, c'est un changement complet en Europe sur la question de l'immigration illégale. Vous évoquiez le droit d'asile. Aujourd'hui, le droit d'asile, il est constamment détourné. Vous avez une infime minorité des gens qui demandent l'asile qui sont vraiment éligibles. Mais sur ceux qui sont déboutés, vous en avez une infime

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minorité qui sont réellement reconduit en dehors de nos frontières. Et donc, il faut pouvoir expulser les gens qui n'ont rien à faire chez nous. Comment on fait, je vous donne un exemple très concret, on a chez nous de Somaliens. Bon, comment on expulse des boutés du droit d'asile pour certains ? Comment on expulse des Somaliens quand il y a plus de Somalie ? Et bien aujourd'hui, on est privé de la possibilité d'expulser parce que soit ces états sont faillis, soit parce que des gouvernements refuse de reprendre leur propre ressortissant. Et c'est pour ça que dans le règlement retour, on a créé ce qu'on appelle les centres de retour. Bruno Raillo quand il était ministre de l'intérieur cherchait un pays ou créer un centre de retour notamment pour Mayotte pour pouvoir

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soulager Mayotte de ses arrivé illégal. Donc si Bruno Rotaillot est élu, on aura un centre de retour pour expulser, en finir avec le camp de Tsunzu en réalité. Exactement. Le camp de Tsunzu ne doit plus exister et pour ça, il faut trouver un pays. On a déjà en train de de nous nous est désaccord avec plusieurs pays sur le continent africain qui acceptent d'ouvrir des centres qui permettront de reprendre des ressortissants que leur pays d'origine ne veulent pas réadmettre. Et vous savez ce qui fait aujourd'hui le blocage ? 25 pays sur 27 en Europe ont soutenu cette mesure. Il y a que deux pays qui s'y sont opposés ou plus exactement deux chef d'état. Le premier ministre socialiste espagnol qui vient de connaître à Seuttaa, une crise

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migratoire immense qui a dû rappeler des souvenirs terribles à tous les Maoré aujourd'hui et Emmanuel Macron, le chef de l'État français. Quand nous aurons enfin une alternance en France, quand Bruno Rota sera président de la République, il aura les moyens de créer immédiatement un centre de retour. Et donc dès le lendemain, les Maoré verront la différence. Dès le lendemain, on pourra expulser des gens qui sont aujourd'hui de fait inexpulsables. Pas parce que notre état n'a pas les moyens d'agir, mais parce que notre président a refusé d'entrer dans la voie de cette action déterminée qu'attendent pourtant tous les Français et parmi eux tous les Maoré en particulier. Je reviens sur la politique de l'Union européenne et notamment sur l'agriculture et la pêche

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qui sont des vrais sujets pour nous à Mayotte et on a vu l'importance de la politique européenne après Chido notamment pour l'agriculture où beaucoup d'argent est arrivé et a aidé nos agriculteurs. Pourquoi l'Union européenne veut nous prendre notre posé dont on a besoin et qui est très efficace pour nous ? La première proposition de la Commission européenne en effet faisait disparaître le POSI. Alors pour ceux qui nous écoutent, le posé ça peut paraître technique mais c'est le programme spécifique pour accompagner les autres maires et ce programme disparaissait dans la première copie de la commission parce que la commission nous a dit non mais nous on veut simplifier, il y a trop d'enveloppes, il y a trop de lignes différentes, on veut un budget beaucoup

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plus simple et beaucoup plus facile à comprendre. Oui, mais nous on veut surtout un budget qui garantisse aux habitants des outresemes la prévisibilité du soutien européen dans la durée. Et donc au Parlement européen, on a rétabli le POSI et on a gagné cette bataille. Maintenant, il faut se battre pour le montant des moyens qui seront investis. La troisième bataille fondamentale que je voudrais évoquer, c'est que c'est pas le tout d'avoir une enveloppe, c'est pas le tout d'avoir de l'argent dedans. Il faut encore l'utiliser. Oui. Mayotte, c'est la région la plus pauvre d'Europe aujourd'hui et pourtant c'est la région d'Europe au sens européen. C'est une région. C'est la région d'Europe où on consomme le moins les fonds européens qui sont pourtant déjà

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prévus, déjà fléchés vers les Maoré. C'est un scandale révoltant. Ça veut dire que vous avez des besoins partout. Vous avez vécu le drame absolu de Shida mais même au-delà de Shido, il y a tellement de besoins à Mayotte, tellement de de de d'infrastructures qui manquent, tellement de services essentiels qui ne sont plus ou pas vraiment rendus à la population. Et pourtant chaque année, on perd de l'argent européen parce qu'il était là sur l'étagère et qu'on l'a juste pas utilisé. Mais pourquoi ? Parce que je dénonce trop d'administration. Exactement. Je le dénon trop d'administration ou d'une certaine manière pas assez. En tous les cas, pas assez d'administration efficace, engagée, pas assez de d'efficacité dans la trop de technocratie en fait. Pas assez d'efficacité dans la mise en

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œuvre des des des actions absolument nécessaires dont les Maoré ont besoin. Et je dis ça pas pour distribuer les mauvais points, mais je dis ça parce qu'il faut qu'on qu'on se réveille collectivement. Demain, on a besoin d'avoir un état qui utilise jusqu'au dernier centimes des fonds européens disponibles. On a besoin que nos collectivités, que nos mairie, je pense c'est une conversation que j'ai eu si souvent avec Amdil Suma qui partage ce combat. Le maire de Mamouzu qui sait à quel point aujourd'hui nos communes à Mayotte ont besoin de ce levier. Et bien ce que demandent les Maoré, c'est c'est pas plus d'argent. Ce que demandent les Maoré, c'est que l'argent disponible soit vraiment utilisé. Et c'est et c'est encore une fois nous notre combat à nous à Strasbourg à Bruxelles, ce sera de

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dire l'urgence de rétablir le POSI et d'y mettre les moyens nécessaires. Mais ensuite il faudra sortir de cette situation d'inefficacité qui est si révoltante aujourd'hui. Dernière question, monsieur Vami. La pêche la les lignes sont en train de bouger en faveur de Mayotte ces derniers temps, notamment sur le financement de de nos bateaux. Et là aussi, ça a été un combat de très longue haleine. Oui. Et et donc ça y est, on va pouvoir enfin en tout cas Bruxelles a pris en compte notre spécificité et et on va pouvoir renouveler notre flotte. C'est vraiment vrai parce que on nous l'a déjà tellement dit, pas dit, redit puis redit puis s'est arrêté, on en est où réellement aujourd'hui ? Alors, vous l'avez dit, ça va dans la bonne direction. Enfin, il faut quand

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même rappeler à ceux qui nous écoutent ce qui s'est passé pendant des années. On nous expliquait qu'il fallait pas financer à Mayotte le fait d'acheter des nouveaux bateaux qu'il fallait pas financer le renouvellement de la flotte parce que ce serait un problème pour la biodiversité, pour la protection des espèces marines alors que nos pêcheurs respectent des règles très exigeantes en matière de pêche durable. Pendant ce temps-là, l'Europe qui refusait d'aider à construire des bateaux européens finançait avec de l'aide au développement la construction de nouveaux bateaux dans tous les pays qui nous entourent et dans l'océan Indien en particulier. Et les pêcheurs Maoré venaient voyaient arriver dans leurs eaux des bateaux flamban neuf venus des séchelles avec des subventions

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européennes qui venaient faire de la surpêche dans les eaux territoriales de notre propre pays. C'est évidemment révoltant. Donc on est sorti de cette aberration et aujourd'hui enfin l'Europe a accepté que de l'argent européen pouvait servir à financer le renouvellement de la flotte. Il y en a tellement besoin à Mayotte parce que les pêcheurs Maoré utilisent des bateaux qui sont très loin d'être à la hauteur des standards d'aujourd'hui en matière d'efficacité mais aussi en matière de sécurité. Et donc c'est un c'est un évidemment un vrai grand sujet. Alors maintenant, le plus important, c'est d'arriver à à construire le le programme de de renouvellement de la flotte de manière ambitieuse et efficace. Et on a obtenu parce que le

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cyclone Shido est arrivé que le délai pour construire ce programme soit étendu parce que le cyclone a tout d'une certaine manière tout tout remis à plat et que il a il a il a causé de tels dégâts que l'essentiel c'est maintenant de prendre le temps de de reconstruire. Mais mais vous le voyez, on est sur la bonne voie. Il y a quelques années, on aurait jamais pensé en être arrivé là. La pêche a vraiment été pour moi un combat prioritaire et et on continuera de se battre aujourd'hui avec Isabelle Lecalenec sur ce sujet fondamental comme avec Cénimar sur l'agriculture et l'agriculture ultramarine en particulier euh parce que ce sont des enjeux cruciaux. Si on veut permettre à Mayotte de se développer demain, il faut permettre aux Maoré de produire ce dont ils ont besoin, produire leur

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alimentation par l'agriculture, par la pêche. C'est la priorité absolue. La prochaine fois qu'on se voit, c'est à Mayotte. Alors pour la campagne de Bruno Raillo et même parce que c'est toujours un grand bonheur d'être à Mayotte et de retrouver nos amis Mauré. Alors à bientôt. À très bientôt. Merci encore. C'est la fin de ce temps de parole. tout de suite la suite de nos programmes.