Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBackseat· 14 septembre 2025 51 min

Alexis Corbière : La gauche veut-elle vraiment gouverner ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Moi, je ne veux pas que le paysage de la prochaine élection présidentielle soit au premier tour l'affrontement entre Gluxman et Mélenchon. Si c'est ça, on va perdre. C'est pas une histoire d'amour.

On peut détester machin, on s'en fout. C'est les circonstances. Nous sommes face à notre ennemi mortel.

L'extrême droite peut prendre le pouvoir. [ __ ] c'est pas rien. On va désormais accueillir notre invité politique Alexis Corbière, député de la 7e circonscription de Sint-Denis, ancien membre des insoumis.

Éilie et fondateur de l'association pour la République écologique et sociale. Après, bonsoir Alexis Corbière. Bonsoir Alexis Corbière.

Alors juste d'entrée, on va se mettre d'accord sur le fait parce que j'entends j'ai écouté beaucoup de débats depuis le début de la fête de l'humanité. Évidemment, on est là pour échanger, pour discuter. On n'est pas d'accord avec tout mais par contre, on se respecte.

On n absolument pas comme les fascistes évidemment. Donc on ne se censure pas et évidemment les uns les autres, on s'écoute et quand on est d'accord, on crie. C'est très bien.

Voilà. Mais je vous propose que le débat se déroule de la meilleure des manières possibles. Donc bonsoir Alexis Corbière.

Je Bonsoir. Ça va ? Ça va.

Et vous comment ça va ? Impeccable. Impeccable.

Très bien. Vous vous avez circulé un petit peu dans les allées de la fête ? C'est une énorme fête.

Je sais que les communistes, ils disent tout temps ça tout le temps que la fête de l'humain, il y avait plus de monde que l'année dernière, mais je crois que c'est vraiment exa cette année. Il y a énormément de monde partout et comme un couillon, je me suis fait une entorse il y a 10 jours et c'est la fête de l'humain quand on a une entorse, c'est douloureux parce que les chemins sont cout mais c'est super. J'espère que tout le monde passe une belle fête.

Alors Alexis Corber, on va tout de suite vous questionner mais on va pas y passer trop trop de temps parce qu'on en a déjà parlé avant longuement dans dans l'émission. L'arrivée de Sébastien Lecnu à Matignon. Comment est-ce que vous en en quelques mots vous vous jugez son arrivée ?

Il parle de rupture et pas uniquement sur sur la forme. Qu'est-ce que ça dit de la stratégie de Macron cette nomination ? Le le mot a été dit par plein d'autres.

Il y a un côté provocation. Moi, j'avais dit il était ministre de la défense, il reste désormais premier ministre de la défense mais du macronisme quoi. Il est là pour ça.

Dans un moment, il faut comprendre la séquence dans sa globalité. Il y a eu 33 millions d'électeurs qui sont venus à l'occasion des élections législatives. Faut remonter 40 ans en arrière, 1986 pour avoir une élection législative où il y a une telle participation.

Donc, il y a un haut niveau de participation et donc d'une certaine représentativité. On nous dit souvent personne a vraiment gagné. On peut en discuter mais il y a une force qui a réellement perdu, c'est Emmanuel Macron.

Il tombe à 6 millions d'électeurs. Indiscutablement, ils ont pris une reince à ces élections et ils venaient de la prendre euh 2 mois avant ou un mois avant à l'occasion des élections européennes. Et depuis, il y a un entêtement de la part d'Emmanuel Macron qui le fait pas seulement par caractère, même si le personnage a l'air d'être assez entêté, il défend une politique et il veut la défendre coûte que coûte.

Alors, on a Hub Barnier, on a Beérou et la singularité c'est que le cornu c'est la continuité de ça. Alors, je vous annonce il va y avoir une différence de style. C'est un gros malin.

Il va vouloir dire qu'il discute, qu'il faut changer, qu'il est à l'écoute, mais bon, globalement, il va de soi qu'il est là pour que le macronisme continue alors que le macronisme est défit. Alors, comment je le prends ? Moi, je me suis bagarré.

Vous m'avez invité. Moi, je suis un unitaire aujourd'hui. La force que nous avons réalisé et je m'adresse aux plus jeunes qui sont dans la salle qui est un exploit politique, la capacité qu'on avait déjà fait à la NUPES en 2022 de refaire le nouveau fond populaire en 2024.

C'estd que toute la gauche dans sa globalité de Philippe Poutou jusqu'à qui vous voulez et même Hollande, tout le monde s'est réuni pour faire des candidatures communes. Non mais c'est pas le meilleur exemple. Pourquoi on a fait ça ?

Parce que nous sommes aussi en train de vivre un moment très particulier de l'histoire de notre pays. Pour la première fois depuis 1945, l'extrême droite peut l'emporter par les urnes. C'est un moment particulier de l'histoire du pays.

C'est un moment particulier de l'histoire de la classe ouvrière. On ne peut pas par rapport à ça avoir une réponse stratégique qui est la même que ce qu'on a eu précédemment. Oui, donc je suis favorable à ce qu'on maintienne ça et ce que je voulais te dire c'est qu'il va de soi que je pense que dans la mesure où cette coalition cette coalition magnifique du nouveau Front populaire est arrivé en tête, Emmanuel Macron aurait dû nommer l'un d'entre nous à Matignon pour que nous puissions mettre en place un gouvernement.

Et je vais le dire clairement quand moi je dis l'un d'entre nous c'est quelle que soit la formation politique dont il fait partie. il aurait choisi un PS, un PC, un écolo ou un insoumis. J'aurais applaudis l'un d'entre nous, c'est tout le monde gouvernement nouveau Front populaire pour essayer d'avancer parce que les nôtres, ils attendent qu'on mette en place une politique conforme à leurs besoins.

Augmenter les salaires, abroger la réforme des retraites et cetera. Monsieur monsieur Corber, est-ce que en réalité je comprends que vous vous ne pouvez pas dire autre chose depuis depuis 2024, mais est-ce qu'en réalité c'est pas un peu du théâtre tout ça ? Est-ce que vous voulez vraiment gouverner dans aujourd'hui au vu de de de l'état 1 de du rapport de force institutionnelle et de l'état de la gauche.

Il suffit de parler quelques minutes micro éteint avec un responsable politique de tous ceux qui disent on veut on veut le pouvoir pour qu'il disent en réalité s'il nous met s'il nous nomme on est dans la merde. Non non non attends deux choses. Premièrement ce qui est du théâtre et je le dis avec verve ici c'est de surjouer à l'heure actuelle des grands désaccords au sein du Nouveau Front populaire.

J'indique vraiment et croyez-moi en vérité jamais la gauche même le PS n'a été mais entre le NPA et oui mais même on n' jamais été aussi proche programmatiquement jamais été aussi proche programmatiquement donc je n'accepte pas quand l'extrême droite fait aujourd'hui quasiment on a vu plus de 100 millions de voix législatives quand Marine Le Pen est au second tourélection présidentielle qu'on surjoue le fait qu'on peut plus désormais être un ça c'est du théâtre pardon et sur la question de gouverner alors et la question de gouverner il va de soi que si nous avions été en responsabilité le gouvernement je pense n'aurait pas tenu longtemps mais on aurait pu selon moi pendant les quelques semaines ou les quelques mois on était en responsabilité montrer à des millions de gens comment quand le NFP est en responsabilité il ouvre un chemin qu'est-ce qu'on aurait fait selon moi d'entrée commencer par décret augmenter le SMIC d'entrer 1600 € d'entrée par décret abroger la réforme forme des retraites. Il y aurait eu un rapport de force dans le pays, mais qu'est-ce qu'on aurait fait ? Et je le dis en respectant les organisations syndicales, les autres se serait mobilisé contre nous et on aurait appelé la mobilisation à dire mobilisez-vous pour défendre ce gouvernement qui veut mettre en place cette politique.

Je pense que ça aurait terminé par une dissolution mais on aurait créé les conditions. Non mais soyons clair mais on aurait ce que je veux dire c'est que on est dans un moment où il n'existe aucune solution stable. Rien ne durera.

Nous sommes devant quelque chose qui va se dénouer très fortement. La question c'est comment nous arrivons à créer un rapport de force qui fait que la force électorale et sociale qu'on a constitué l'année dernière 9 millions de voix du NFP ne se disloque pas et deuxièmement comment nous amenons à nous des millions d'autres personnes si on veut gagner la prochaine élection présidentielle et je pense que c'est le seul objectif acceptable à se fixer. Je dis bien non pas de faire un bon score, non pas d'être en tête de la gauche, mais l'emporter à l'occasion de la prochaine élection présidentielle parce que si ce n'est pas nous, ça risque d'être l'extrême droite.

Nous devons rassembler 17 à 18 millions de voix. Donc nous devons nous adresser à des millions de gens qui pour l'instant n'ont pas voté pour nous. Et nous ne pouvons le faire qu'en mettant en application quelque chose où les gens se disent avec eux ça va changer.

C'est pourquoi si on avait été en responsabilité même pendant quelques semaines ou quelques mois, on aurait pu créer ce rapport de force où les gens se disaient il faut les aider parce qu'avec eux ça change vraiment. C'est ça aurait été un gouvernement de combat, un gouvernement tremplin mais qui aurait permis qu'on soit pas dans la posture. Non non surtout pas.

Ne faisons rien, tout va se régler à la prochaine, notamment élection présidentielle, ce qui me semble un peu sec par rapport à la période. Alexis, tu dis tu dis toi-même que que aucune solution n'est stable, notamment quand on regarde la tronche de l'Assemblée nationale. Est-ce que le NFP a les moyens de gouverner ?

Je le répète, on est aujourd'hui 192. On aurait pu sans aucun doute commencer en mettant en place, selon moi, des dossiers sur lequels on est majoritaire. Sur la question de l'abrogation de la réforme des retraites, même dans cette assemblée, on est majoritaire.

Vous avez suivi avec le RN ? Oui, mais même mais je le dis à ce micro avec le RN et alors j'en ai RN à [ __ ] moi. J'abroerai la réforme des retraites avec le diable s'il le faut.

J'abroai cette réforme. On peut pas non mais que les choses soient claires. Je vais pas dire que j'abroche pas la réforme des retraites parce que c'est avec le RN.

Ce dont on parle c'est de la vie de 33 millions de salariés. Donc oui, on l'aurait fait. C'est sur les autres sujets.

Alors pardon sur les autres sujets. Comment tu fais une majorité Zman, la grâce notamment à Clémentin etas, on l'a fait adopter dans cette assemblée. On aurait pu, je vous vends pas des choses, je raconte pas que ce gouvernement aurait été long.

Je j'essaie de l'expliquer, mais on aurait pu sur certains points démontrer que c'est autour de nos propositions qu'on peut faire avancer. Pourquoi ? Parce qu'en vérité, on est majoritaire dans le pays sur ces questions là.

Sur ces questions là, on est majoritaire dans le pays. 70 % des gens veulent en finir avec la réforme des retraites. Regardez ce qui est intéressant d'un point de vue idéologique sur la question de la fiscalité taxman, nous sommes ultra majoritaires de la même façon sur les salaires.

Enfin, je veux pas faire trop long mais je répète, je me la raconte pas. Le gouvernement qui aurait fait ça aurait été nécessairement un gouvernement de combat comprenant que nous allons vers événements importants et aurait pu parce si on avait pas fait ça et qu'on avait voulu faire un gouvernement à la papa, le pire en essayant y compris d'avoir des ministres macronistes avec nous échec assuré et je n'aurais évidemment surtout pas soutenu cette solution. Ouais.

Il y a un élément important dans cette discussion et ce rapport de force et là je vais m'adresser à Alexis Corbert le prof. C'est il y a eu républicain mine de rien surprise aux dernières législatives. On nous disait que c'était fini et mine de rien, il s'est reconstitué.

Il y a quelque chose dans qui a sédimenté quand même dans dans le corps social qui fait que ça s'est remanifesté alors même que parfois les chefferies n'y croyaient pas tellement mais ça s'est refait. Et aujourd'hui, on nous dit d'ailleurs que ça ne se refera pas une fois de plus alors même qu'on nous disait que ça se ferait pas la dernière fois. Mais quand je diront c'est justement les élites médiatiques plus ou moins trempées dans déjà la faschisation ambiante.

Comment tu analyses le fait que ça s'est reformé la dernière fois ? Qu'est-ce qu'est-ce qui fait que ça se reforme ? Et est-ce que tu penses que ça se reformera ?

Et pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a de spécial dans ce pays qui fait que ça ça marche encore ? Je vais essayer de te répondre.

Ce que je pense, ce qui est encore en acquis dans un pays, il y a des grandes hégémonies culturelles. Parmi les grandes hégémonies culturelles de ce pays, c'est le fait que quand l'extrême droite était en responsabilité, c'est le gouvernement de Vichi, çaelle a tué la République. Et donc, il y a, ça a été le cas pendant des années, un refus de de l'extrême droite qui était quelque chose de partagé, on va dire, du communisme auongolisme.

Et ça, bon, ça existe encore, c'est en train de s'affaiblir. Je vous quand par exemple Jordan Bardella et Mario Maréchal Le Pen sont invités en Israël pour aller à Yadvashem, c'est quelque chose qui est terrible parce que ça produit l'affaiblissement de cet anticorps. Vous comprenez ?

Parce que le la grande honte de l' aux universités d'été du MEDF. Non, mais c'est encore pire le fait que quand certains travaillent à laver l'extrême droite de l'infamie de l'antisémitisme, ça participe au fait que demain ça annonce l'union des droites parce que s'ils sont plus antisémites et de surcroix, si en plus l'infamie d'antisémitisme est montré du côté de la gauche et des insoumis, c'est un bouleversement du champ idéologique. On a compris la manœuvre.

Donc ça c'est un danger très fort, très fort et il faut le comprendre. Mais on était déjà dans cette pente là en 2024. Ouais mais voilà, moi je pense qu'il faut être faut comprendre ça et avoir l'habileté de pas tomber dans les pièges qu'on nous tend.

Alors, je pense encore, là c'est mon analyse et qu'il y a encore dans le pays le refus de l'extrême droite, mais c'est de plus en plus fragile. Nous, on doit pas on doit créer les conditions. Il y a la bagarre de premier tour mais qu' aussi au second tour, si l'un d'entre nous était au second tour, moi j'ai pas de honte à dire que il faudra aussi qu'il entraîne des gens qui votaient Macron.

J'en sais rien. Vous comprenez ce que je veux dire ? Donc on doit on doit créer les conditions d'une bagarre sur des principes mais qui agrègent à lui toute une série de gens sur le fait que l'extrême droite c'est ce qu'il y a de pire.

Et concrètement ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi agréger ? C'est comment on on permet une fois que le premier tour est passé de gagner le deuxième d'agréger les gens dont vous parlez ?

Puis là pour le coup c'est un point c'est un point commun avec les avec les mélanchonis c'est que vous vous comme eux vous êtes obsédés par les présidentiels et que tout doit se régler là quoi. Non non c'est pas là tu es méchant tu marques àquin là. On parle d'un second tour de en 5e République l'élection présidentielle et l'élection clé de voûte et rater l'élection présidentielle est quand même un problème.

Mais à l'inverse, il s'agit pas non plus de mettre rentrer toute l'idéologie mortifère de la 5e République dans la gauche. Je me fais comprendre hein. Je veux dire c'est le débat au sein du Parti communiste.

C'est difficile pour une force de ne pas avoir de candidats. À l'inverse, une force qui considère que toute sa stratégie n'est bâtie uniquement sur l'élection présidentielle, ça pose aussi un problème parce que derrière l'élection présidentielle, il y a aussi la personnalisation. Mais sur la question, comment convaincre les gens qui ne votaient pas là de de s'embarquer avec la gauche de partir avec les fachu déjà sur une chose fondamentale qui était un acquis mais il faut que ça reste les libertés publiques, c'est la gauche qui les défend.

Les libertés publiques c'est la gauche qui les défend. La démocratie c'est la gauche qui les défend. Euh nous ne sommes pas des démocrates parce que nous sommes des petits bourgeois.

Nous pensons que la démocratie est quand même le cadre de régulation des désaccords et que toute forme de solution autoritaire, même au nom de des intérêt de la du prolétariat, c'est pas bien. Donc la démocratie, nous la défendons et je pense qu'on doit garder cette ligne de crête à tout moment et pour que y compris des gens qui sont peut-être pas d'accord avec le programme pensent que c'est nous si nous étions au second tour pour lequel il faut voter alors que l'extrême droite, elle c'est elle qui menace les libertés. On peut commencer par là.

On peut aussi le prendre sur la question sociale. Je l'ai dit tout à l'heure, je pense qu'au second tour, si nous mobilisons des affects sur les questions sociales et populaire, des tas de gens vont se dire "Moi, je suis pas de gauche, mais ils ont quand même raison de dire que faire travailler jusqu'à 64 ans qui produit le fait que l'abaissement du système des retraites, ça va pas, le fait de défendre l'hôpital public, ça va pas." En fait, je veux dire, il y a ces affects à mobiliser, ces affectes populaires qu'il faut mobiliser, qu'il faut incarner.

Incarner. Une chose par exemple, je dis, je suis en train de digresser mais un petit peu. On a souvent des faits divers à la télévision quand il y a des crimes odieux et des morts odieux qui ont lieu.

Mais savez-vous quand vous êtes à la fête de l'IM, vous le savez que chaque jour, il y a deux morts. Chaque jour de quoi ? D'accident du travail.

Chaque jour. Deux morts. On n parle jamais.

Jamais. 750 travailleurs chaque jour, chaque année pardon meurent. Nous on doit par exemple mobiliser sur cette affaire parce que derrière la mort du travail, il y a quoi ?

La suppression des CHSCT, l'absence d'inspecteur du travail et cetera et cetera. La mort au travail est même rentrée l'année dernière, ça m'a choqué par des jeunes de 15 ans qui sont morts sur des chantiers. On a 38 gamins l'année dernière à l'occasion de stages notamment qui sont morts sur le lieu de travail.

Saisissons-nous de cette affaire-là parce qu'elle concerne des millions de gens. Chaque année, il y a 560000 personnes, 1 demi million de gens qui sont blessés au travail dont 38000 qui sont vraiment très abîmés. Fa parlons de cette question qui est une question sociale qui touche des millions de gens.

Elle nous rassemble au question du programme et par rapport à l'union et cetera. Moi, je voulais vous interroger aussi sur le but de l'après parce que vous dites donc l'après donc je suis allé regarder et cetera et de ce qu'on comprend onarrive pas trop à savoir si c'est une association, un parti, ça dépend de lequel d'entre vous en parle. Est-ce que justement il va y avoir une candidature ou pas ?

Bon, ça c'est toute une autre question. Mais effectivement sur le la question du programme, quel est finalement le but de la prê parce que vous venez de dire c'est l'union du NPA jusqu'à Hollande, c'est des projets qui sont complètement différent. Donc comment on fait ?

On y est arrivé, je suis pas en train de rêver, je suis pas en train de planer. J'évoque seulement qu'il y a 1 an, on y est arrivé. Alors, on peut me dire, il y avait des arrière-pensées.

Oui, concession sur le program. Attends, mais des arrière-pensées, il y en aura toujours dans la vie. N'empêche qu'on y est arrivé.

C'est un programme défensif aussi Alexis Corbè, c'est un programme défensif. Au moment, vous savez très bien où il est conclu, personne ne pense réellement que euh la gauche peut gagner. Les camarades, écoutez-moi.

En 1936, le programme du Front populaire, il y avait même pas les congés payés dans le programme. D'accord ? Il y a une victoire électorale et c'est la mobilisation sociale qui l'a imposé.

Et cher ami, même un programme défense, on peut pas demander plus justement. Pardon ? On peut pas demander plus justement peut-être mais je on peut discuter mais il faut pas détruire ça au nom qui faut demander plus.

Non mais attends attends cette affaire est sérieuse. Je vous le répète les amis je moi que j'ai changé de stratégie notamment quand j'ai constaté que ça faisait deux fois de suite que la candidate d'extronate est au second tour. Je n'ai pas toujours été un unitaire.

J'ai j'ai notamment souvent défendu le fait que nous devions nous tenir à distance de la gauche traditionnelle en particulier quand Hollande en particulier quand c'était Hollande qui était la responsabilité. Ça c'était la stratégie. Oui.

Mais moi je pense quand on est un révolutionnaire la stratégie c'est pas un catéchisme qu'on répète tout le temps pareil. La stratégie s'adapte à la période. La période est caractérisée par la menace de la victoire de l'extrême droite qui elle progresse et de la porosité entre la droite et l'extrême droite.

Alors, si on croit à ça, on n' pas la même stratégie que éventuellement en 2016 ou 2017. On a une stratégie qui correspond au moment politique dans lequel on est. Mais tu dis on depuis tout à l'heure.

Tu dis on depuis tout à l'heure, mais quand tu dis on a réussi à le faire, c'était l'année dernière. Est-ce que c'est encore faisable cette année le NF ? Quand j'entends, y compris ici à la fête le le Parti socialiste et les insoumis parler de l'un et de l'autre, ça me paraît extrêmement difficile.

Alors la question à quoi sert l'après ? La prai au point départ, moi je n'ai pas voulu créer la prè, d'accord ? J'ai voulu mener un débat au sein de la formation dans laquelle j'étais.

Non, non, j'en ai été exclu, tu permets. J'eni pas, je suis pas parti. C'est pas exactement la même chose.

Et depuis je dis, vous en faites partie, vous êtes dans l'après. Oui, depuis j'ai formé un groupe mais qui vaut ce qui vaut. Moi je suis pas un constructeur de petites boutiques, c'est pas intéressant.

Mais qui c'est d'agrég ? Mais qu'est-ce que c'est justement ? Mais d'abord moi de produits programmatiques, on peut chacun peut aller sur notre site voir ce qu'on raconte d'abord.

Oui. Mais est-ce que c'est un parti politique ? Oui, c'est un parti politique.

Oui. Mais mais du coup, quel est le sens de réclamer l'Union quand on crée soi-même un parti ? Comment est-ce que comment est-ce que les gens peuvent s'y retrouver ?

Non mais mais c'est la bonne question. Non, mais Alexis, attendez, laissez-moi juste finir ma phrase. Comment est-ce que dans cette période où il y a effectivement beaucoup besoin d'union, comment est-ce que quand on part d'un parti où on dit euh et et franchement, de manière très personnelle, je comprends tout à fait la critique euh de de d'un parti qui dit il faut une nouvelle constitution mais en même temps, il y a un homme omnipotent qui décide de tout.

Je la comprends totalement la critique mais en même temps quelqu'un qui du coup va créer une autre petit parti à côté avec deux trois autres personnalités extrêmement reconnu mais où il y a pas une base militante très solide. Comment est-ce que votre message sur l'Union peut être audible ? Ben parce que parce que vous me taquinez mais une étape je ne suis pas allé créer une petite boutique.

Tout ça né de quelque chose que je regrette d'une exclusion de la formation dont je faisais partie. Alors, de deux choses l'une, soit j'arrête de militer. S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il y a des camarades qui m'écoutent honnêtement des brevet en mélionisme, en insoumission, j'en ai 50 à la maison rien à prouver.

D'accord. Mon parti c'était la France assouise. Je l'ai fondé le sigle, le fic sur les drapeaux, c'est moi qui l'ai inventé.

Donc c'est ma maison et ma famille politique. Mais en raison de circonstan, je vais pas y revenir. Je n'ai été exclu pour autant.

Moi, j'étais enfant de cœur quand j'étais petit. Je pratique le pardon des offenses. Je vais pas passer mon temps à polémiquer avec des camarades.

Je continue à penser que c'est la stratégie de l'Union qui doit perdurer. Alors, j'ai fait un petit groupe avec d'autres pour continuer à porter sa stratégie d'union. On a fait à Bagnie le 2 juillet autour de Lucy Casté la volonté de continuer à ce que nous préparions les échéances électorales qui sont devant nous ensemble ces Fronts populaires 2027.

Quelle est l'idée ? L'idée qu'on continue à discuter et bien sûr qu'il y a des différences. pour faire en sorte que s'il y a des échéances électorales qui viennent, notamment à l'élection présidentielle, que nous présentions un candidat commun et unique dès le premier tour des élections présidentielles parce que ça nous semble être la meilleure façon de s'assurer qu'on ait un camarade quel qu'il soit, on en discute, qui soit au second tour de l'élection présidentielle su quel programme ? parce que vous agitez le livret du Nouveau Front populaire, c'est celui qui a réuni plus de 9 millions de voix en en 2024 mais avec un parti aussi la France insoumise qui refuse de rejoindre la dynamique unitaire que vous êtes.

Donc aujourd'hui, vous êtes dans des négociations programmatiques parce qu'il n'y a pas que la candidature unique à travers une potentielle primaire. Il y a aussi la question du programme et des discussions sur qu'est-ce que vous porterez ensemble plus tard. Aujourd'hui, le plus gros morceau, le plus gros parti de cette de cette coalition, c'est le Parti socialiste.

Est-ce que vous craignez pas qu'il craine qui qui tire quand même ce programme beaucoup plus sur le sur le réformisme que sur la radicalité ? Mais c'est tout à fait vrai. C'est pourquoi j'ai envie de dire les insoumis, venez pour que la discussion soit en quelque sorte équilibrée.

Si vous voulez, moi je ne veux pas que le paysage de la prochaine élection présidentielle soit au premier tour l'affrontement entre Gluxman et Mélenchon. Si c'est ça, on va perdre. Il nous faut euh vous comprend tu comprends ce que je veux dire ?

Si ça va être l'affrontement entre Mélenchamp Luxman et les unionistes au milieu. Bah si c'est ça, c'est un échec mais ça risque on va vers ça un peu. Mais alors moi je voudrais rebondir sur sur ce qu' dit Émilio et sur ce que tu as dit tout à l'heure en politique il y a rien qui est jamais écrit d'avance.

On a tous vécu dans la salle les élections européennes. Il elles étaient terrible. Certains se traitaent de génocidaire, d'autres d'antisémites et tout le monde s'est dit c'est fini, il y aura plus d'union.

Et vous avez vu quand Macron a dis devant la menace de l'extrême droite, nous avons refait l'union. Toute l'histoire de la gauche. Mais alors justement, on peut chaque fois, c'est selon les circonstances qu'on fait l'union.

C'est pas une histoire d'amour. On peut détester machin, on s'en fout. C'est les circonstances.

Nous sommes face à notre ennemi mortel. l'extrême droite peut prendre le pouvoir. [ __ ] c'est pas rien.

C'est pas rien. Donc, je considère que dans ce moment-là, on a sans doute des désaccords avec les socialistes, avec les écologistes, avec les insoumis, mais il y a rien qui doit nous empêcher de de de briser ce front d'unité. Vous vous savez le rêve de Macron, c'est quoi ?

Qu'est-ce que c'est qui va l'amener peut-être à dissoudre ou pas ? C'est si nous sommes divisés. Voilà.

Donc, j'ai envie de dire aujourd'hui comme en 68, c'était pas exactement pareil. Division Piercon. Division Pierge à con.

Tous ceux qui vous disent plus jamais je voterai socialiste, plus jamais je voterai insoumis sont des irresponsables dans la période. Alors voilà, il faut discuter et oui la politique comme on dit c'est des rapports de force mais c'est la stratégie qui doit nous guider. C'est très bien.

Moi sur l'extrême droite, tu me mets l'extrême droite, je vote pour Michel Édouard Leclerc ou Mathieu Pigas en face. En fait, je vote pour ce qu'il y aura en face. Donc c'estd que on est tous d'accord là-dessus à gauche.

En effet, j'ai même envie de dire c'est le plus petit dénominateur commun. Pourquoi tu racontes ça ? Pourquoi tu racontes pour dire que pourquoi ?

Non, je t'ai pas dit attends non non c'est tu as raison, je corrige une chose. Moi, je suis pas en train de dire l'unité à tout prix, même sur un timbre poste, ce programme, il est dans haut niveau d'exigence, il est il est Non, mais c'est Michelouard Lecler. Certains ils en veulent plus de ce programme, Alexis, mais c'est la lutte.

L'Union est un combat. C'est un communiste qui a dit ça dans les années 70 et il avait raison. L'Union est un combat.

Ça a toujours été un combat. En 1936, entre 34 et 36, il y a une bataille. Avant 1934, les communistes et les socialistes se tapaient dessus à coup de barre de fer et l'Union a eu lieu les années 70.

Faire l'union avec le PS et avec Mitteran qui avait été ministre de l'intérieur durant la guerre d'Algérie. C'était pas simple pour les communistes. Et pourtant, l'Union a eu lieu et le programme commun et ça a permis la victoire de 81.

C'est toujours une bataille. Découvrez pas l'eau chaude les amis. Si demain vous vous vous perdez le le rapport de force dans ces négociations et que et que c'est le Parti socialiste qui arrive à tirer vers lui ce programme, vous vous continuez à à à en être.

Mais je me bats pour que le scénario euh des fétises que tu présentes n'aaient pas lieu. Je suis dans ce moment-là et j'aimerais que s'il y a des camarades qui m'entendent et qui sont des vous comprenez des différentes sensibilités politiques, nous devons discuter comment nous réunir, sur quel programme ? Moi je je veux pas l'esprit zappeur, c'est une base politique.

Comment on arrive à trouver un candidat ou une candidate commune ? Nous nous souffrons d'un mal. C'est le piège du présidentialisme, le poison du présidentialisme, le poison du bonapartisme.

L'idée qu'une formation politique viendrait en disant c'est mon candidat parce qu'il est le meilleur quoi qu'il arrive. Voilà. Et quand je dis ça, par exemple, je vise Gluxman.

Le mec il débarque et lui veut être candidat quoi qu'il arrive. Bon, ça n'a pas de sens. Et j'en connais d'autres aussi qui ont de meilleurs atouts d'ailleurs que le man qui disent c'est nécessairement moi le candidat.

Je dis qu'en fonction de la situation politique tout ça doit être débattu. Si nous sommes divisés l'enjeu c'est pas de savoir je je te qui c'est qui aura la plus belle tombe du cimetière de la gauche. L'enjeu c'est de gagner.

Alexis Corbière, dans dans les dans les médias et vous l'avez dit euh tout à l'heure, euh les macronistes et puis peut-être les socialistes aussi euh euh appuie beaucoup sur l'antimélanchonisme. Vraiment, c'est c'est vraiment quelque chose qui font monter. Comment est-ce que vous avec l'après vous vous situez sur ce sujet alors même que vous avez créé le mouvement en réaction au comportement de Jean-Luc Mélenchon ?

Non mais ça fait trois fois que tu me présentes les choses comme ça. Non, je n'ai pas créé un mouvement en réaction. Je j'ai je cherchais à mener une bataille stratégique au sein de la formation.

J'ai perdu cette bataille et comme je suis un militant, je continue à agir et j'ai fabriqué un outil pour continuer à agir. Oui. Mais ce ce que je veux dire c'est que l'antimélanchonnisme pour euh mettre deux extrêmes euh d'eau à dos c'est c'est là c'est là-dessus que je voulais vous faire réagir.

Oui. Oui. Mais je on est mieux reçu dans les médias déjà.

Non mais je je ne peux pas dire d'autres je ne peux pas dire autre chose que je suis pour l'unité de LFI jusqu'au PS. Voilà, je ne suis pas d'accord quand le Parti socialiste dit quand le Parti socialiste dit sans éléfi, je ne suis pas d'accord et je ne suis pas d'accord quand je comprends pas pourquoi Jean-Luc est passé au journal de France 2 il y a quelques jours pour dire avant que le cornu soit nommé surtout ne nommez pas un socialiste à Matignon. Non, je suis pas d'accord.

Ça ne rime à rien tout ça. Ça ne rime à rien. Unité.

Voilà. Voilà ce que j'ai à dire. Bah oui, mais [Applaudissements] Alexis camarade, ce qu'il y a de bien à la fête de l'humain, c'est qu'on peut discuter.

Je comprends que ce que je vous dis vous semble être un chemin difficile, voire pas crédible, mais j'ai la conviction profonde et on verra. mais que nous sommes dans un moment, je vous assure toutes les dictes qui ont structuré la vie politique depuis 1945 ont rompu. Retaillot chef de la droite, c'est un signe politique très fort que l'Union des droites va avoir lieu.

Et vous savez bien que ce qu'on appelle l'Union des droites, c'est l'alliance électorale entre l'extrême droite et la droite. Ils sont en dynamique, ils ont des outils extrêmement importants, puissant des chaînes de télé serait adapté au Macronisme aussi. Le PS aurait pu s'adapter au macronisme aussi, à conduire les mêmes politiques et cetera.

Mais bien sûr. Mais qu'est-ce que en fait il y a une vraie vraie crainte de la social-démocratie ? C'est c'est quand même Mais on est d'accord mais Ah vous voulez qu'on fasse l'histoire des trahisions du PS ?

Il y a pas de problème. Il y en a plein. Pas de problème.

En 1936 Léon Bloom il a pas donné des armes à l'Espagne. Dans les années 60, Biteran est celui qui a fait guillotiner Fernandon, militant communiste. Tu veux que dans les années 80 ?

Bon une fois qu'on a dit ça et ce qui est vrai, une fois qu'on a dit ça et on t'entend pas, on t'entend pas. Et on peut aussi discuter de la manière dont le mouvement communiste à travers l'histoire et notamment l'Union soviétique a dégénéré dans quelque chose qui est le contraire même de notre idéal. Donc tout ça, on peut en discuter mais en 2025 malgré tout les gens qui votent PS sont des gens de gauche.

Les gens qui votent Oui oui oui oui oui oui. que vous le vouliez ou non, même si s'il vous plaît laissez-le terminer une phrase surtout et surtout je le répète, vous allez me trouver défenseur d'Olivier Fortiste par rapport au partis que j'ai connu dans les années 90 qui était ultra pro européen et cetera, est plus à gauche que ce qu'il était il y a quelques temps. Je vous assure.

Oui, oui, oui. C'est la vérité. C'est la vérité.

Même si c'est quelque part l'roit du NFP, le Parti socialiste, mais c'est une composante de ce que nous avons à rassembler. Toute notre histoire est là, camarade. Le problème n'est pas de cultiver la radicalité.

Le problème n'est pas de créer une avant-garde. Le problème et que nous avons à régler, c'est de créer une grande majorité populaire, écologique et sociale qui l'emporte. C'est ça l'enjeu.

C'est pas d'être le chef de l'extrême gauche. C'est pas de se dire qu'on est les plus radicaux. C'est comment on sauve ce pays, ce grand pays qui peut basculer dans l'extrême droite.

Tout le reste, pardon de le dire vulgairement, c'est du gauchisme. Du gauchisme. Et moi, je suis pas d'accord.

Oui. Ce que j'appelle gauchiste, c'est l'incapacité à comprendre les rapports de force. Les camarades qui sont syndicalistes le savent.

Dans une boîte, quand on mène une lutte, on est on remporte une victoire. Et il y a un moment où il faut savoir apprécier les rapports de force et quand on engroge des victoires, c'est utile pour la lutte. Et il y a parfois des copains plus radicaux qui veulent toujours continuer même quand il y a même quand ils sont isolés.

Et nous quand on dirige la lutte, on doit créer des conditions qu'on avance tous ensemble. C'est une vieille histoire. C'est même l'histoire de la révolution française, l'a la pure, les enragés les bon mais nous on doit faire avancer tout le monde.

Je vous assure si on ne fait pas ça, on va dans le mur. Toute l'histoire de mouvant ouvrier du 20e siècle nous la prend. toute l'histoire reliser relisez les années 30 en Allemagne les nazis progressaient et les socialistes et les communistes se tapai dessus à coup de barre de fer, se traiter de social trait se traiter bon et les nazis ont brisé le la résistance ouvrière d'un des pays où elle était le plus puissant.

Donc ne rions pas avec ça. C'est sérieux. C'est sérieux vraiment.

Ben ben question d'autant plus sérieuse euh parce que je sais que on pense ça très au sérieux. La question médiatique est la question de si la gauche arrivait au pouvoir, elle aurait en face d'elle un mur, elle aurait en face d'elle des un feu nourri, un feu roulant dans les dans les grands médias et cetera. Ça plus en plus une question qui s'est posée aussi en 81 euh qui s'est bien réglé mais est-ce que la police va obéir ?

Et comment on réforme ? les médias d'extrême droite, la police, alors même qu'on se retrouve au pouvoir, comment ça nous fragilise pas directement ? Et comment on prend la question ?

Pas par décret, les décrets là, ça suffit pas. Comment on prend la question ? Comment on prend l'opinion ?

Comment on la prend politiquement ? Est-ce qu'on est-ce qu'on suscite, je sais pas, des assemblées citoyennes de des des Tu vois ce que je veux dire ? Ça va être ça va être coton.

Ah mais ça va être coton. Je vouis je voulais moi je je que les choses soient claires. Nous sommes dans un moment où il n'existe aucune solution stable.

Aucune. Ouais. Tous les copains qui veulent participer à une solution de bricolage et de stabilité, là je vais m'adresser au socialistes.

Ne composons pas dans la période. Ça ne marchera pas. Toute solution nécessairement se se place dans un moment de dynamique politique.

Et tu as pointé ce que je crois être une des clés. Nous avons besoin d'avoir une société mobilisée pour avancer. Oui.

Ce que j'appelle une société mobilisée, c'est une société qui par moment et alors est mobilisée par pourquoi pas des assemblées populaires dans toutes les villes qui manifeste pour créer un rapport de force sociale pour appuyer un éventuel gouvernement NFP. Tu veux dire que l'extrême droite a plus progressé dans les médias et dans la police qu'il n'a que ces idées n'ont progressé dans la population. Donc il faut jouer la population contre ce l'extrême droite a progressé dans la société mais je continue à penser il y a aujourd'hui combien 49 millions d'électeur il y en a 33 millions qui se sont mobilisés lors des dernières législatives et l'extrême droite a rassemblé on va dire si j'ajoute Zemour 11 millions d'électeurs.

Il donc il y a encore une majorité si je puis dire qui ne vote pas pour elle mais ou on voit bien qu'elle est en dynamique mais nous avons c'est ce que je dis tout à l'heure il y a les 9 millions qui sont déjà cette cette puissance mais on doit convaincre au-delà moi par exemple je regrette que le NFP je parle beaucoup de ça mais depuis un an n'est pas fabriqué des affiches pour pour populariser des parties de notre programme ce que nous disons là-dedans sur l'école l'hôpital et cetera on n pas fait ce travail on aurait dû regarder regarder dans les circonscriptions où l'extrême droite est très haute et dire là on va travailler dans ces endroits, on va créer des réunions, des mobilis sur nos sur nos réponses. Pourquoi elle l'a pas fait ? elle l'a pas fait parce que rapidement les logiques d'appareil sont revenues et que je pense que beaucoup de camarades on ont considéré que l'existence du NFP qui est obligé en quelque sorte qu'on discute ne plaisait pas à certains qui voulaient reprendre le contrôle si je puis dire de de du fait que leur appareil était la seule boussole pour la période qui vient.

Voilà. Et la responsabilité est très partagée là-dessus. Il y a pas qu'une seule force politique.

Tu parles de rapport de force sociale. Quel Quel est le regard que tu portes sur la mobilisation du 10 septembre ? Est-ce que pour toi c'est un début ?

Est-ce que c'est un succès ? Comment tu vois les choses ? Moi je vais vous dire un truc et je vais me faire huer.

Je pensais que le 10 septembre allait être un échec vraiment parce que les copains qui le étaient là-dedans me disaient c'était vraiment dans les réseaux, il y avait pas de parcours et tout. Donc je trouve qu'il y a eu le 10 septembre quelque chose qui a été très intéressant et et très significatif très significatif. 250000 personnes qui manifestent dans toute la France uniquement à l'appel de réseau de trucs, c'est significatif et ça montre une disponibilité pour l'action.

Donc je trouve que cette journée que je craignais, je pensais que le Retaillot allait multiplier les provocations, qu'on allait avoir des images de casse, de violence, de bagnoles qui cram, un truc qui démoralise complètement. C'est pas ça qui a eu lieu et je trouve que le 10 septembre est utile et a montré une grande disponibilité. Mais le 10 septembre doit venir enrichir la grande journée du 18 septembre.

Et donc on doit trouver les directions syndicales doivent comprendre qu'aujourd'hui il y a des secteurs qui se mobilisent plus à l'appel des directions syndicales et de la même façon les copains qui étaient très présents sur les réseaux doivent comprendre qu' on a besoin du mouvement ouvrier organisé des syndicats pour être puissant. Donc tout doit se compléter. une manière de te répondre.

Le 10 septembre c'est bien mais il faut être plus fort et on pourra pas être plus fort sans aussi l'unité du mouvement syndical. Donc tous présents le 18 septembre on continue parce que dans beaucoup de boîtes se mettre en grève faut que le syndicat donc ça monte ça monte ça monte et là aussi comprenons les rythmes de la mobilisation comprenons les il faut nourrir le mouvement pas pas lui fixer des objectifs inatteignables. Les choses avancent et je crois que c'est une bonne nouvelle.

Mais est-ce que est-ce que parmi ces les nombreux mots d'ordre qu'il y a dans ces mobilisations blocou que la mobilisation syndicale, est-ce que vous rajoutter un mot d'ordre qui est celui de Macron destinstitution parce que vous avez signé la motion de destitution du président de la République ? Mais moi, je suis pour que Macron s'en aille. Oui.

Là aussi, pourquoi j'ai signé Macron d'institution ? Parce que je suis pour son départ. Maintenant, on va se parler aussi clairement.

Il faut les de tiers du Sénat pour que Macron soit destitué. en l'heure actuelle, en fonction de nos institutions, c'est un bon d'ordre d'agitation politique qui va mais ne faisons pas croire que dans le le Sénat et l'Assemblée nationale, on va l'obtenir. Il y a quasiment plus de possibilités que Macron démissionne, ce qui est possible.

Je rappelle que le fondateur de la 5e République, le général de Gaul, avec une assemblée qui lui était très favorable après 68, a démissionné en 1969. Donc, on peut avoir un moment politique où Macron en raison des mobilisations sociales ne peut plus rien faire d'autre que de démissionner. Bon, donc c'est une manière de te répondre.

Oui, j'ai signé Macron destinitution mais c'est que le mouvement social qui pourra l'obtenir. C'est pas un jeu parlementaire dans le cadre du Sénat et l'Assemblée nationale. Ça c'est pas vrai.

C'est pas vrai. Donc voilà, c'est c'est utile pour se mobiliser. Alexis Corbier, en parlant d'union de la gauche, Raphaël Gluxman n'a pas appelé au mouvement du du 10 septembre et effectivement, on se doute que si le mouvement grossit, c'est une façon de dépasser le Parti socialiste sur la gauche.

Juste puisqueil y a quand même les les élections municipales qui se profilent, comment se situe l'après par rapport à ça ? Est-ce que vous allez présenter des candidats ? Comment est-ce que vous allez réussir à la maintenir cette union ?

Ça va être quoi votre ligne de conduite par rapport à à ce moment-là ? Bon, déjà un mot sur GXman, je ne comprends pas que cet homme est silencieux pendant des semaines et il prend la parole pour dire qu'il faut pas manifester le 10 septembre. Alors que franchement, il reprend la parole quand nous on cherche à mettre en place une primaire ou un candidat commun pour dire que jamais il ira là-dedans.

Enfin, il est complètement à cont-temps et euh bon voilà, je c'est un des problèmes de la période et je pense que le Parti socialiste devrait s'émanciper de cette affaire et c'est pourquoi quand moi je travaille à l'UN de la porte qu'est-ce que vous voulez dire par s'émanciper de cette affaire que bah comme pendant le NFP euh que par ailleurs un homme comme Raphaël Gluxman qui ne représente pas grand-chose même la manière dont il parle du PS c'est même pas respectueux pour le PS je veux dire sans le PS Raphael Glman ne sera pas candidat donc il y a la il y a un truc quand même qui est un peu comment dirais-je vous voulez qu'il soit exclu Raphaël Gluxman du parti d'exclusion, c'est des questions de dynamique politique. Voilà, je pense que des millions de gens cherchent un candidat, une candidate cherche un espoir pour pouvoir ne pas subir la défaite qui vient. Voilà.

Et je pense, mais je veux pas avoir une polémique à ce micro entre vous, que dans Gluxman, il y avait beaucoup aussi une déception notamment par rapport à la formation dont je viens et beaucoup de gens votaient Gluxman pour ne pas voter notamment Mélenchon. Bon euh mais ça tiendra pas la distance. Ça tiendra pas la distance et après j'ai oublié la par rapport au municipal.

Ouais. Alors les municipales la chose suivante, moi je pense que la une municipale c'est plein d'élections mais je vais essayer de dégager une règle. Je pense que notre règle et après il y aura les exceptions, c'est l'union.

L'union. Moi je suis plutôt sur une ligne qui est plus, je vais le dire de manière un peu vulgaire. Partout où il y a des mies de gauche, on les soutient.

Reconduction. Vous voyez ce que je veux dire ? Voilà pour que ce soit globalement la règle.

Et partout où il y a des conquêtes à faire, on se partage pour y aller en union pour reprendre des villes à la droite et l'extrême droite. Alors, je sais que principe général, il y a des villes où c'est quasi impossible parce qu'il y a des villes, il y a notamment il y a, je prends l'exemple à Montpellier de la fosse qui s'est fait connaître comme étant contre l'Union. Il peut pas s'étonner qu'au premier tour, il y ait pas d'union vu qu'il a passé son temps à insulter tous les gens qui voulaient l'union.

Mais il y a des endroits, arrêtons de surjouer les désaccords. Et pourquoi je pense que c'est utile de faire ça ? Parce que si on est dans confrontation de gauche gauche dans beaucoup de villes, on va mobiliser des centaines de milliers de militants dans des confrontations internes.

Alors qu'il serait bon qu'on puisse déployer des militants dans les villes de conquête. Entendez ça. Moi ça me semble plus intéressant qu'on discute tous ensemble de dire on garde les villes de gauche mais quelle ville que la droite a prise voire même que l'extrême droite a prise comment on y va par exle on pourrait mobiliser faire des trains, des cars comment on l' fait au législatif pour aider les copains de Perpignan à reprendre la ville à Louis à Lio moi je viens de Bier dans le sud on va aider à combattre l'extrême droite.

On essaie de faire en voyez ça, on peut le faire, on peut le faire si on n'est pas scotché dans beaucoup d'endroits par des combats fratricides. Moi, je l'ai vu lors des législatifs, c'est terrible. Vous avez des gens qui vous étiez battu pour Montreuil et toute la gauche défilé à Montreuil avec beaucoup de force engagé dans cette bataille- là.

Bah toute la gauche non mais il y a mes anciens amis ont mis beaucoup d'énergie à faire en sorte que je sois battu. Et moi je comprends pas par exemple pourquoi pourquoi il y a 13 députés insoumis qui sont venus faire campagne contre moi alors que quasiment aucun est allé aider Rachel Kék dans le bal de Marne. Ça aurait été plus utile de défendre Rachel que de venir m'emmerder.

Voilà ça ça montre la stupidité de la division, le poison du sectarisme. Et c'est un peu ma ligne au municipal. Je dis ça de manière générale.

Il y a des villes où c'est compliqué. l'Union, on doit démontrer et les municipales sont utiles déjà parce que des villes de gauche, c'est des points de résistance et moi, je suis pour que ça s'inscrive dans quelque chose qui est cohérent par rapport à l'échéance législative et présidentielle qui vient. En gros, pour le dire vulgairement, si on se met sur la gueule comme des chiens dans les élections municipales, ce sera difficile et abstrait de faire l'union à l'élection présidentielle.

Les gens sont pas les gens, vous êtes tous des gens sérieux. Si on passe ton temps au municipal de dire tel communiste, tel socialiste, c'est un [ __ ] Ça donne pas envie après de faire l'union législative à la Donc ça veut dire que la prêt ne présentera personne en face d'un candidat de gauche ou d'une candidate de gauche qui a toujours été pour l'union. Ouais, ça oui, on peut le dire comme ça et on va aider à ça.

Je vais pas raconter on est un petit mouvement mais on va essayer de de partout de plaider ça pour que l'union se fasse pour qu'on ne perde aucune ville et qu'on puisse en gagner de nouvelles. Voilà notre ligne. Peut-être une dernière question.

Alexis Corbière, je sais pas où est-ce qu'on en est dans le de temps, il faut qu'on parle de l'extrême droite. Euh donc tu veux que j' Bah justement sur l'extrême sur l'extrême droite mais ne serait-ce que qu'au niveau français, on voit aujourd'hui c'est l'extrême droite qui dicte son tempo avec l'aide et le concours de Bruno Rotaillot et de quelques ministres macronistes. La gauche, elle est sur la défensive sur la plupart du temps, sauf avec quelques points comme la taxman, mais qui sont en réalité quand même peinut par rapport à la à à la masse de d'argent qu'il faudrait récupérer.

Comment la gauche elle peut redonner envie ? Comment elle peut enfin oui, c'est ça. donner envie et essayer de de proposer des mesures pour aller de l'avant et arrêter d'être en permanence sur la défensive comme ça sur les c'est pas qu'une question de récit, c'est une question de proposition aussi.

Mais vous allez trouver que je radote déjà une des premières conditions, c'est de comprendre qu'aujourd'hui aucune force de gauche n'est incapacité toute seule de l'emporter. Ne nous racontons pas d'histoire. Donc la question de l'Union, c'est pas que c'est aussi une dynamique et quelque chose qui permet de d'avoir un seuil de crédibilité pour les gens qui se posent des questions.

Deuxièmement, c'est un contenant, pas un contenu. Dans le contenu, oui, alors sur le contenu, il y a moi, il y a des moments, je veux bien qu'on dise parfois la gauche, vous avez rien à dire, mais écoutez là, c'est pas vrai. Quand nous posons la question de la taxe duman de dire dans ce pays il y a une accumulation de richesse et nous proposons une réponse fiscale qui fait en sorte que ceux qui ont accumulé des fortunes, vous connaissez les chiffres hein, 9 % du PIB, les 500 premières fortunes en 1996, aujourd'hui sont 41 % du PIB.

Justement, c'est pour ça qu'on demande si on pourrait pas aller chercher encore. Moi, je trouve que la taxe la taxe Zucman aujourd'hui, même ma vieille maman m'en a parlé l'autre jour. C'est quoi cette taxe qui elle a 90 piges ? les les gens commencent à discuter de ça.

Deuxièmement, le débat sur celui de l'héritage doré par exemple, je trouve que c'est un débat qui est intéressant dans ce pays. Il y a de plus en plus les principales fortunes sont en fait des fortunes d'héritiers plus que vraiment des gens qui voilà. Donc là, il y a un sujet que je trouve qui commence à se populariser sur le fait que on puisse avoir sur l'héritage une modification des choses qui permet que cet argent puisse être utile à la collectivité. notamment en faisant en sorte que des héritages supérieurs à 300000 ou 500000 € ce qui concerne uniquement 5 % des héritages hein parce que 95 % en dessous on puisse avoir une redistribution plus importante.

Enfin moi je trouve que Bairou il a voulu poser la discussion là depuis euh euh fin août sur la question fiscale et l'impression que j'ai dans les discussions, c'est que vous tous le monde on s'est intéressé à ces questions-là et il y a des idées qui avancent dans la société. l'idée que le il y a le le le capitalisme justement justement que ce sont que des petits chiffres justement est-ce que on pourrait pas essayer d'aller chercher encore plus loin puisque ces petits chiffres ils sont refusés on disait les taxes duman ça nous a été refusé un milliard c'est pas un petit chiffre est-ce qu'il faut pas est-ce qu'il faut pas négocier beaucoup plus gros pour arriver à obtenir quelque chose et pour mener la bataille culturelle c'est aussi ça en posant des voilà la question après c'est un rapport de c'est c'est une discussion stratégique et je suis prêt par la discussion mais ne sous-estimez pas vous savez Le débat entre réformisme et révolution, on va le faire comme ça. C'est un vieux débat.

Aujourd'hui, est en train de se populariser dans le pays le fait que si on taxe à 2 % les 1500 qui ont des fortunes supérieures à 100 millions, on peut faire rentrer dans les caisses 21 milliards. C'est une idée incroyable. Et on popularise l'idée qu'en fait, contrairement au baratin qu'on nous raconte tous les jours, les principales fortunes de ce pays payent moins d'impôts que toi, que nous, que nous tous.

On avance là-dessus. Si on arrive à faire, c'est ce serait une victoire considérable. Pourquoi rentrer dans la discussion et dire non mais il faut avoir plus, essayons déjà de remporter cette victoire.

Et je trouve qu'on a avancé. Regardez les études d'opinion. Je voyez c'est qui les français sont très majoritairement favorables à ça.

Donc il y a une une dialectique du mot d'ordre qui est important dans la période. Il y a ce qui est je vais te dire ce qui est le SMIG à 1600 € on peut dire ouais c'est pas grandchose mais ça peut être une mesure extrêmement radicale. Non ce que disait mon camarade c'est les vraies mesures révolutionnaires c'est les victoires que nous emportons.

Le camarade Lenine disait un pas en avant vaut mieux que 1000 programmes. remportons des victoires, des victoires même si et chaque victoire nous créera le rapport de force pour en remporter de suivante. Et ça ça me semble être quelque chose sur lequel en terme d'hégémonie culturelle, le fait que les services publics sont indispensables, le fait que le travail ne paye pas assez, le fait qu'il y a des injustices progresse dans la société et nous on doit essayer de capter ça et le traduire dans des propositions ce que tout de même on nous faisons.

Il y a il y a aussi un sujet historique à gauche, c'est l'émancipation, l'émancipation des peuples par l'anticolonialisme. Aujourd'hui, l'extrême droite, on la voit euh euh à en Israël colonisé de manière violente, de manière génocidaire. Est-ce que tu penses que le sujet de Gaza qui mobilise la jeunesse en France, on le voit, est-ce que tu penses que c'est un sujet qui peut faire un point de bascule pour une génération ?

Ah ben indiscutablement, moi quand il semble que dans les années 70, la guerre du Vietnam a été un formidable se vecteur de mobilisation. On fait tous, on voit les images Woodstock, toute la jeunesse, notamment le rock américain était très mobilisé sur cette guerre. Il y a eu des guerres comme ça qui ont marqué une jeunesse.

Euh la guerre d'Algérie en France a été un élément de mobilisation de la jeunesse étudiante. On sait que le syndicalisme étion été là-dessus et ça me semble une évidence que la jeunesse extrêmement mobilisée pour la défense du peuple palestinien sera marqué à vie par cette mobilisation. C'est indiscutable et c'est magnifique que la jeunesse se mobilise.

C'est quelque chose qui est un acquis précieux. Et après, on a sous les yeux quelque chose de tragique, c'est que le gouvernement israélien aujourd'hui est un gouvernement d'extrême droite qui développe un discours d'une xénophobie totale. Et moi, je pense qu'il faut être du côté de nos amis évidemment du peuple palestinien mais ne pas hésiter, vous le faites à l'humain aussi. la société israélienne, je pense notamment à l'organisation Standing Together qui se mobilise.

Vous avez des manifestations de centaines de milliers d'Israéliens qui portent des sacs de nourriture sur le dos pour les amener à Gaza. Et il faut qu'on crée pour rester internationaliste dans la période, c'est-à-dire la solidarité entre les peuples. Et moi, je continue à penser que le peuple palestinien, évidemment les camarades, doivent faire la jonction avec ceux qui en Israël refusent ce gouvernement d'extrême droite à tout moment.

Essayer d'éviter la confrontation et voilà. Et la question c'était ben oui, il y a une génération Gaza indiscutablement. Indiscutablement parce qu'on a vu sous nos yeux un massacre terrible euh le les différentes instances internationales qui disent "Attention, il y a risque génocidaire." On a vu le droit international après avoir dit ça l'inaction des gouvernements.

Enfin, il y a une pédagogie sombre dans tout ça mais qui restera une expérience politique qui aura marqué toute une jeunesse. Justement Alexis Corber, dernière question pour participer à la résolution de la de la guerre à Gaza et enfin que le peuple palestinien puisse vivre dignement. À quel point est-ce que l'Europe peut jouer un jeu ?

C'est surtout si demain il y avait un gouvernement de gauche qui arrivait en France, est-ce que on a des alliés ? Est-ce que il y a moyen de faire bouger cette cette Union européenne ou pas ? Ça, ce sera difficile, mais on a vu qu'il y a des gouvernements espagnols et d'autres qui ont pris des mesures.

Moi ma ligne c'est celle des du boycott, des ruptures de traités internationaux. Faut mettre la pression sur le gouvernement actuel si ça me semble une évidence. Mais tiens, je reviens à ma marote.

Vous savez, contrairement à ce que certains ont dit, j'ai trouvé que y compris sur la question de la défense du peuple palestinien, le NFP, toute formation confondue quand on y regarde de près a dit la même chose en vérité ou aujourd'hui dit la même chose sur les génocides, c'est quand même moins vrai le Mais en B, je veux dire de à qui tu penses ? Même Olivier Fort, il parle de génocide aujourd'hui. Oui, aujourd'hui.

Ouais. Le par socialiste au début n'avait pas la ligne effectivement de tous les autres. Exactement, les amis.

La question c'est pas de savoir qui est le premier qui a dit quoi. La question mais oui, la question c'est est-ce qu'aujourd'hui on dit tous la même chose ? Non mais après pourquoi vous sifflez que après à titre personnel vous vous reconnaissiez plus dans telle ou telle organisation qui a été le premier à le dire.

Vous avez parfaitement raison. Mais queon continue à cultiver en désaccord en permanence pour en quelque sorte empêcher qu'on puisse agir tous ensemble. Ça c'est instrumentalisé quelque chose pour d'un point de vue électoral et c'est pas bien.

Nous on nous a des soutiens qui ont été criminalisés. Pardon ? On va on va s'arrêter.

On va s'arrêter. Nous ce qu'on veut c'est que la totalité de la population française soit du côté du peuple palestinien. Ceux qui ont été mobilisés dès le début ou ceux qui sont les derniers à rentrer dans la solidarité.

Moi je m'en fous, faut être le plus nombreux possible parce que c'est ça dont besoin le peuple palestinien. Merci, merci beaucoup Alexis Corbière d'être venu sur le plateau de Back City et de Saira. Merci d'avoir été notre invité. [Musique]