Universités : audition de l'Auref
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors chers collègues, nous accueillons à présent monsieur Xavier Lerou. Vous êtes président de l'association des universités de recherche de formation, la URF ainsi que de l'Université Toulon. Bienvenue dans cette commission d'enquête.
Monsieur le président, je vous rappelle que cette commission a été décidée par le Sénat à l'initiative du groupe Les Républicains dans l'objectif d'établir un état des lieux partagés du modèle universitaire français identifier les leviers permettant d'améliorer la qualité du service public de l'enseignement supérieur dont l'université constitue le socle. Votre association, monsieur le président, réunit 35 établissements universitaires de taille variée. Elle défend les missions de service public assuré par les universités ainsi que leur rôle de maillage territorial.
Ce point est évidemment important pour le Sénat. L'établissement que vous présidez se définit quant à lui comme un établissement pluridisciplinaire à taille humaine qui compte un peu plus de 10000 étudiants répartis sur trois sites et qui ne s'est pas engagé dans un projet de regroupement sous la forme d'un établissement public expérimental. Vous nous vous préciserez vous nous préciserez les choses.
Votre témoignage nous apportera donc un éclairage précieux complémentaire après nos auditions des présidents de PSL et de Paris Pantéon Assass avec des modèles très différents. Notre nos sujets de préoccupation sont multiples. Je les résume en quelques interrogations.
Quelles sont les principales forces et faiblesses du modèle universitaire français ? Quels sont les marqueurs de l'excellence académique des universités et comment est-il possible de renforcer cette excellence ? Quelle est votre vision de l'université française de demain ?
Je vais vous laisser la parole pendant une dizaine de minutes et après ma collègue la rapporteur Laurence Gagier engagera un un dialogue avec vous et ensuite je passerai la parole à mes collègues pour d'autres questions. Avant de vous laisser la parole, monsieur le président, il me faut procéder aux formalités d'usage pour les commissions d'enquête. Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant cette commission est passible des peines prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal.
Et je vous invite à prêter serment de dire toute la vérité, rien que la vérité en levant la main droite et en disant je le jure. Merci. Je prends acte de votre serment.
Je vous remercie par ailleurs de nous faire part de vos éventuels liens d'intérêt en relation avec l'objet de notre commission d'enquête. Vous avez pas de projet de création d'université privée euh lucrative. Lucrative aucun.
J'ai bien compris. Je vous précise enfin que cette audition est diffusée en direct sur le site internet du Sénat. Monsieur le président, vous avez la parole pour une dizaine de minutes.
Je vous en prie. Parfait. Monsieur Rorteur, mesdames et messieurs les membres de la commission.
Tout d'abord, je voudrais vous remercier de cette sollicitation qui a été faite à l'Alliance des universités de recherche et de formation, donc à l'oref. Je préciserai peut-être un petit peu les contours. Je sais que c'est une question que vous avez posé au président de France université.
Donc je j'en profiterai pour revenir sur ce point-là très brièvement et pour aller vers des réponses concises au maximum parce que nous sommes en fin de journée et donc je pense que vous avez déjà déblayé pas mal de de choses et donc peut-être aller. Je pense qu'on a un niveau d'attention qui est un peu super à suite de vos étudiants mais ah ça ça ve je vous laisserai régler je vous laisse régler cette question là entre vous je ne m'en mêlerai pas. [rires] Voilà.
Non, merci pour cette sollicitation et puis elle fait écho, je le disais tout à l'heure à madame la sénatrice à l'échange que nous avons déjà eu sur la mission d'information sur les relations stratégiques entre l'État et les universités qui avait été une occasion de d'échange assez fourni également et dont les conclusions d'ailleurs nous semblent tout à fait pertinentes et intéressantes à à poursuivre dans leur diagnostic et dans les dans les objectifs qu'elle qu'elle se donne. pour donc cette position de l'oref l'oreff a été créé, on va essayer de mettre un tout petit peu d'humour dans ces échanges, mais à une époque où se sont organisé certaines grandes universités et au début ça se présentait sous la forme des des PMU, des petites et moyennes universités, ce que nous ne sommes pas seulement, on s'est ensuite appelé OREF. L'objectif était de défendre à ce moment-là euh une vision territoriale des des universités, de l'enseignement supérieur.
Euh je reviendrai sur les points principalement défendus. Donc par rapport à à France université, nous sommes, vous l'avez dit, un groupement d'une trentaine 35 universités de taille variable. C'est important de le rappeler, nous avons parmi nous des universités à plusieurs dizaines de milliers d'étudiants puisque l'effectif est souvent la la manière d'envisager la taille des universités.
Et par exemple, je ne le trahirai pas mais l'université de l'Amriadoui, président de France Université fait partie de l'OUREF. L'université de Guillaume Gelet, précédent président de France Université faisait partie, c'est plus le cas, mais faisait partie de l'OREF. la présidente de la commission finance de France Université fait partie de l'or donc en fait les président présidentes de l'OREF sont pleinement investis engagés dans la vie de leur rêve et j'ose dire que nous participons activement au débats d'idé aux échanges avec tous les désaccords qui peuvent exister mais voilà nous sommes pleinement impliqués euh dans France université ce qui me permettra à certains moments de vous dire que je rejoins parfaitement le point de vue exprimé par France Université sur certains sujets pour m'attarder peut-être sur des possibilités de vue un peu divergente ou complémentaire parce que c'est aussi ce que nous poussons, soit pour appuyer les positions de France université, soit pour appuyer sur des sujets qui nous paraissent importants mais qui ne sont pas mis en avant à certains moment par France Université. par exemple, nous avons publié il n'y a pas longtemps euh euh un CP sur le les financements la compensation du cas pension qui a été retenu parce que il nous semblait que c'était problématique dans la méthode et après ça engendre une certaine vision des financements des universités.
Nous aurons bientôt euh une publication sur la question des des labex dit orphelin et nous échangeons directement pour le coup avec le DGIP sur la question des compes parce que nous avons des points de de désaccord dans l'approche et on en fait part au Saint-Fance université ce qui ne nous empêche pas d'avoir directement une action auprès du ministère. Voilà, nous sommes un club d'université au sein de France université qui soutient cette action et qui est capable de faire entendre une voix euh distincte lorsque nous le jugeons nécessaire. Euh ça m'évitera également de revenir dans un certain nombre de chiffres parce que les chiffres que nous utilisons sont ceux également de France Université.
Nous n'avons pas à notre disposition le moyen d'en déterminer d'autres par les moyens qui sont les nôtres. Alors, un des grands points de le rêve, ça a été la question du territoire. Nous avons remporté cette victoire, ce combat nous l'avons remporté.
Le jour où nous l'avons rapporté, c'est sans doute le jour où Sylvie Retaillot qui n'était pas encore ministre mais qui était présidente de Paris Saclé a tenu à dire publiquement que son université était une université de territoire. Nous avons remporté également cette victoire lorsque au moment du lancement des assises, j'ai entendu le ministre Philippe Baptiste dire qu'il y avait une forme d'inégalité territoriale dans le traitement des universités. Donc la notion de territoire est devenue pleinement un sujet aujourd'hui en France et c'est une grande satisfaction à nous de pousser plus loin cette question là.
Un point qui est essentiel aussi, c'est de rappeler que cette question territoriale, elle s'appuie sur les trois missions fondamentales des universités. La vie étudiante évidemment, proposer un accès à l'enseignement supérieur sur l'ensemble du territoire et accompagner la jeunesse dans cette démarche là. On sait tous les toutes les problématiques de vie étudiante qui ont été accentuées, révélées, elles existaient sans doute avant avec la période de Covid.
Deuxième point, c'est la formation évidemment, c'est ce qui paraît la plus évidente, mais c'est également la question de la recherche. La recherche qui se fait sur l'ensemble du territoire, pas seulement dans les grands pôles universitaires. Alors, chacun le fait à sa mesure avec les moyens qui sont les siens, mais il y a une question de recherche et d'innovation qui est importante sur les territoires et que nous permettons université de territoire au sens premier du terme si j'ose dire et que ne peuvent pas porter que ne s'interdisent pas les grandes universités, les grandes pôles universités d'université mais qu'ils ne peuvent pas porter de la même façon que nous parce que nous sommes en lien direct avec ce territoire.
Et pour conclure cette présentation, vous me permettrez juste de remercier, de souligner les personnels des université, enseignant, enseignant, chercheur, personnel biat qui dans des conditions de plus en plus difficiles continuent à mener de le mieux possible dans des conditions encore une fois difficiles leur mission de service public. Je vous remercie madame la rapporteur. Je vous cède la parole.
Bien, merci monsieur le président pour ces propos à la fois précis et concis. Je vais essayer de faire la même chose pour mes questions et je vous encourage à poursuivre dans la concision de vos réponses pour qu'on puisse échanger le plus possible. Euh première question, vous avez expliqué très bien ce qu'est l'oref et la façon dont elle se positionne par rapport à France Université.
Nous entendions juste avant vous des présidents d'établissement qui se sont constitués en EPE. Ça n'est pas le choix que vous avez fait. Là, je m'adresse au président d'université que vous êtes.
Est-ce que vous pouvez nous en expliquer les raisons ? J'avais oublié de de mettre mon micro, peut-être que ça a été entendu malgré tout. Bon, je le mets là.
Alors donc, c'est le président de de l'université de Toulon qui parle. Cette fois euh l'université de Toulon au premier euh au premier mouvement de rapprochement des universités a choisi de créer avec ex-marti université et l'université d'Avignon une association d'université. Euh une association qui existe encore et qui pour être franc, je ne trahirai pas le le fond du sujet, demeure une structure euh peu engageante aujourd'hui.
Voilà. Euh sur le même territoire, nous avons eu en revanche euh l'université de de Nice qui s'est constitué plus récemment en EPE. Pour autant euh la volonté de l'Université de Toulon aujourd'hui et je crois en fait de toutes les universités euh et de répondre à cette orientation forte qui a été donnée par madame la ministre Sylvie Retaillot de faire tes universités des chefs de fil sur leur territoire.
Et donc par exemple à Toulon, il y a 2 3 ans, j'ai initié cette réflexion au sein de la communauté pour savoir de quelle manière nous pouvions assumer cette cette position avec deux options possibles. Pourquoi pas aller vers un EPE ou bien aller vers une CCT, donc une convention de coordination territoriale. Je donne l'exemple souvent de l'université de Poitier qui a fait une très belle CCT et qui fonctionne fort bien.
Après réflexion, au regard des des forces en présence sur le territoire, il nous a semblé que le PE n'était pas la solution la plus appropriée par rapport à notre situation, mais qu'en revanche, une CCT pouvait être une manière d'organiser, de structurer cet enseignement supérieur et de et de recherche sur le territoire. Donc nous avons créé en janvier une CCT. Merci beaucoup.
Je vais revenir au cœur de vos missions université de territoire. Donc importance du maillage territorial que vous évoquiez que le président évoquait à l'instant sur fond de fragilité du modèle financier des universités que vous avez évoqué également dans votre proposiminaire. Comment d'après vous peut-on concilier cet objectif de maillage territorial qu'on peut par ailleurs largement partager avec les difficultés financières qui concernent aujourd'hui les universités ?
Est-ce que vous pensez que les alors il y a de sujets dans le sujet les universités de territoire et les antennes des universités qui souvent vont encore davantage dans des territoires qui peuvent être fortement dépourvus d'offres étudiantes. Comment d'après vous ces universités de territoire et ces antennes territoriales peuvent-elles se positionner puisqu'on fait face un un schéma universitaire qui qui qui est sans arrêt confronté à une concurrence mondiale très forte ? Je reviens, j'étais le mois dernier dans le cadre d'autres travaux parlementaires à l'université de Stanford.
C'est c'est à peu près l'antithèse de l'antenne universitaire de Saint-Flour. Euh comment est-ce qu'on peut positionner efficacement de manière pertinente une université de territoire et à force une antenne territoriale d'une université de territoire ? Est-ce que pour vous c'est en essayant d'embrasser le plus possible de missions universitaires ou au contraire en spécialisant nos universités de territoire et nos antennes dans des formations qui n'existent nulle part ailleurs et où elles vont pouvoir faire preuve d'excellence au niveau national et au-delà.
Vaste sujet. Alors, c'est peut-être à Saint-Flour qu'on trouvera l'étudiant ou l'étudiante qui rivalisera au niveau international. Donc ce maillage territorial à travers les antennes, les campus connectés demeure pour nous un outil nécessaire pour garantir à notre jeunesse un accès à l'enseignement supérieur.
Ce mariage territorial, il est garanti aussi bien par les universités traditionnellement dites de territoire que par les grands pôles universitaires. Dans la région sud, vous avez aussi bien AMU que Unica qui va porter des campus connectés. J'emporte également et Avignon euh tient sa place assurément.
Euh le cœur de nos territoires n'est pas confronté à la concurrence internationale. C'est à un autre niveau que va arriver la problématique de la concurrence internationale. Et cette concurrence internationale, nous allons la porter.
Nous allons être en capacité d'y répondre par le travail de fond qui doit être fait en amont. Donc sur ce que j'ai envie d'appeler la première tranche de formation et d'entrer vers la recherche des universités. Les universités de territoire sont là pour garantir aux jeunes de Saint-Flour, vous me permettrez de reprendre votre exemple.
Ça m'évitera de reprendre les miens, ce qui me laisserait entendre à mes collègues que je me centre sur Toulon, ce qui n'est pas le cas. Et donc euh le jeune de Saint-Flour ou d'ailleurs pourra avoir un frein avant d'aller à l'université la moins éloignée. J'ai eu une demande dans la métropole toulonaise de création d'un campus connecté dans une des 12 communes de la métropole qui se trouve de l'autre côté de la Rade parce qu'on a des jeunes qui se considèrent comme une impossibilité le fait de passer du secondaire au supérieur.
Donc ces outils-là sont des outils d'entrée dans l'enseignement supérieur. On en a besoin, c'est un financement. Je vais éviter de parler en permanence du financement des [raclement de gorge] universités parce que je crois que c'est un c'est un acquis.
On a un problème de financement, il faut voir comment le le résoudre. On y viendra peut-être. Donc ce maillage territorial, il est à prendre en main par l'ensemble des universités et tout le monde est prêt à le faire.
Vraiment tout le monde est prêt à le faire. J'en suis en tout cas convaincu. Tout le monde ne va pas vers les mêmes méthodes pour y aller.
Voilà, ça c'est autre chose. Et tout le monde n'a pas non plus les mêmes moyens de soutenir le campus qui se trouve éloigné de de 50 80 km et pour lequel il faut adresser des enseignants chercheurs, avoir des missions spécifiques et avoir des bâtiments parfois à entretenir. Comment essayer d'organiser cette réponse là ?
Je suis intimement persuadé. Nous sommes intimement persuadés parce que je peux parler pour le coup au nom de mes collègues de l'oref qu'une stratégie, je crois que c'est le mot clé de la situation à laquelle nous sommes confrontés, une stratégie territoriale doit permettre de répondre à cette situation. Demandons aux universités de faire preuve, elles en sont pleinement capables d'intelligence collective et donnons-leur les moyens de mettre en œuvre cette intelligence collective.
Pour le coup, je suis obligé de prendre un exemple que je connais, celui de la région sud où vous avez deux universités UDIS et deux universités de Lorf. Nous avons un rectorat qui a organisé une instance de coordination territoriale régionale en accord avec la région sud Provençal Côte d'Azur et nous avons en ce moment le travail sur les compes qui doit permettre d'aboutir à une stratégie partagée. Cette stratégie partagée, elle signifie quoi ?
Elle signifie au niveau des formations une directive, une orientation voulue au niveau national et une mise en œuvre régionale pour aller vers une cartographie des formations qui soit partagée où on aura forcément des redondances sur des licences générales qui nécessitent de pouvoir répondre à l'ensemble des besoins et on aura une réflexion partagée sur des politiques de niche de chaque université. pour répondre à des besoins de façon plus globale. Je suis intimement persuadé que faisant cela en formation, nous pouvons également aller, ce sera plus difficile, aller vers une stratégie scientifique respectueuse de chacun par exemple et je reste sur le même exemple de la région sud.
La région sud a fait le choix d'être première région de France en intelligence artificielle. En en intelligence artificielle, pardon. C'est un choix politique fort, il faut l'assumer.
Les quatre universités se sont concertées pour voir dans le domaine de l'intelligence artificielle sans couvrir l'ensemble du champ de la recherche comment aborder ces questions-là. Et donc par exemple l'université de Toulon plus tournée vers l'intelligence artificielle embarquée a fait valoir ce développement scientifique en son sein que les trois autres universités ne vont pas chercher à développer inversement Avignon est plus tourné vers la linguistique et l'intelligence artificielle on sera attentif à cela et on sera attentif également et réciproquement au développement d'un donc il y a à travers l'outil des compes aujourd'hui et la nécessité d'une stratégie nationale opérée par les universités dans le respect de leur autonomie, la possibilité d'aller vers une stratégie nationale. Bien, merci beaucoup.
Une question maintenant sur la l'accès au diplôme de premier cycle, donc accès à la licence à l'issue du baccalauréat via la désormais célèbre plateforme Parcours avec 97 % de taux de réussite cette année au baccalauréat. Ça fait beaucoup d'étudiants qui souhaitent ensuite accéder à des formations universitaires ou à des formations d'enseignement supérieurs. Évidemment, les universités font office de soupap de sécurité pour les étudiants qui n'acceptent pas pour diverses raisons à des formations sélectives, que ce soit les classes préparatoires aux grandes écoles et ensuite les cursus en école d'ingénieur ou de commerce.
Euh d'un côté et de l'autre un certain nombre de de formations d'école dans l'enseignement supérieur privé lucratif qui euh font aussi leur miel de ces étudiants qui soient n'accèdent pas aux filières sélectives, craignent une entrée à l'université, considère qu'elle n'est pas suffisamment qualitative et fuit le système universitaire classique. en s'orientant vers l'enseignement supérieur privé lucratif. Je vais me concentrer sur la question de la sélection à l'entrée de l'université avec un taux d'échec en licence qui reste important aujourd'hui. 50 % des élèves, alors c'est les chiffres que nous avons, vous pouvez tout à fait les corriger le cas échéant.
Les chiffres que nous avons, c'est que 50 % des élèves qui s'inscrivent en licence après leur bac ne l'obtiennent pas au bout de 3, 4 ou 5 ans. Je vous accorde volontiers que les chiffres sont bruts, qu'ils ne tiennent pas compte d'un certain nombre d'éléments, notamment des réorientations possibles en cours d'étude. Pour autant, il reste très important. [grognement] Euh de l'autre côté, on a des universités qui sont contraintes [grognement] euh à des capacités d'accueil fixé par les rectorats pour permettre à chaque étudiant inscrit dans Parcours Sub de trouver une solution d'étude à l'issue euh de son année de terminale et [grognement] qui pour attirer les meilleurs, puisque c'est ça qui nous intéresse he c'est comment garantir, accompagner et restaurer l'excellence universitaire française ce rivalisme d'imagination pour mettre en place des diplômes qui sont sélectifs, soit des CPES, soit des biparcours, soit des doubles licences qui leur offrent cette possibilité de sélectionner qu'elles n'ont pas dans le droit commun.
Ma question est donc très simple. Est-ce que vous ne pensez pas qu'il serait opportun d'en finir avec cette forme d'hypocrisie consistant à trouver à chacun une place dans l'université française s'il le souhaite ? quit à contourner pour pouvoir opérer des sélections via des doubles parcours, des biparcours, des binicanences, des doubles diplômes.
Ce qui n'empêche pas évidemment de réfléchir à d'autres manières d'accueillir ces étudiants qui maintenant pour 97 % d'une classe d'âge obtiennent le baccalauréat. Je je voudrais pas qu'on occulte bien sûr qu'on on a la responsabilité et en tant que que parlementaire d'accompagner l'ensemble d'une classe d'âge. Pour autant, ça veut pas forcément dire que l'ensemble de cette classe d'âge qui a obtenu son bac doit euh trouver sa place sur les bancs de l'université.
Il y a d'autres formations, des licences courtes professionnalisantes, d'autres manières de faire qui peut-être serait plus ajusté pour nos étudiants [grognement] que euh de les inscrire aux choses pieds en licence avec un taux d'échec qui reste très important. Je précise que ma question concerne le premier cycle universitaire spécifiquement. Est-ce qu'il faut pas en finir avec cette hypocrisie et accepter une forme qu' de sélection qu'on peut appeler orientation incitative qu'on peut appeler de plein de manières différentes pour garantir à nos étudiants la réussite dans leurs études quelle qu'elle soit et pas forcément sur licence master doctorat mais aussi vers des formations professionnalisantes ?
Je vous remercie pour cette question qui est bien simplifiée dans sa formulation finale mais qui implique tellement de choses qu'elle est en fait en fait extrêmement complexe. Je ne referai pas la guerre des chiffres que vous avez eu avec le président de France Université. Enfin la guerre des la discussion autour des chiffres qui sont largement discutables.
Je me permettrai simplement un point. Euh on nous pousse à juste titre, je pense, à une individualisation des parcours étudiants qui rend aujourd'hui d'autant plus difficile euh l'évaluation de la réussite des étudiants. Euh de ce fait, je j'ai de réelles difficultés avec la notion non pas de réussite évidemment, mais d'évaluation de la de la réussite.
Nous voyons sur le terrain des tas d'étudiants qui selon les critères retenus n'ont pas réussi mais qui en fait ont très bien réussi. Dans la CCT que nous avons créé, dans les structures que nous créons, nous envisageons des passerelles entre établissements. Et pour moi, un étudiant qui sort d'une licence pour aller même vers un espig et pour réussir, il a réussi.
Voilà, un étudiant qui s'aperçoit qu'il n'est pas fait pour mais qui réussit à basculer vers une formation adaptée, et bien il l'a réussi. Mais ça, on ne peut pas le comptabiliser. Et donc dans notre système, nous nous rabattons sur des moyens de d'évaluation qui ne sont pas satisfaisants de façon globale.
Euh, parcours sup. Nous aimons en France le parcours suping. Parcours sup est un bon outil.
Nous avons essuyé les plâtres. Je sais que la Marieadoui a parlé de sa fille qui passait le bac. Voilà, moi j'ai inscrit plusieurs enfants dans le sup.
J'ai fait en un ou deux weekends avec Parcours sup, ce que je n'aurais pas pu faire hors parcours sup à cause de tas de coups de fil qu'on aurait pas pu donner pendant le weekend ou et cetera. Donc premièrement, c'est un bon outil. Donc améliorons-le et arrêtons de taper dessus.
C'est un jeu assez français, on devrait être capable d'en sortir malgré tout. Cela dit, la principale problématique de parcours sup, c'est que ça intervient au moment de la réforme du bac et ça a un effet direct de dévalorisation du baccalauréat puisque on peut être retenu pour par Corup avant d'avoir eu le bac. Donc on a ici un problème de modèle du passage du secondaire au supérieur et c'est peut-être plus là je ne parlerai pas d'hypocrisie.
C'est peut-être plus là que nous avons un défaut dans l'accompagnement des jeunes vers le sup. Quelle est la Nous devons avoir une réflexion sur le baccalauréat aujourd'hui. Quelle est sa place dans le cursus des jeunes pour aller vers un métier ?
Par ailleurs, et on a vite fait de l'oublier parce que le l'esprit humain est ainsi fait, tout cela s'est mis en place à la sortie du Covid qui a fortement marqué les esprits des jeunes, nos esprits à nous et qui a fait largement évoluer les attentes de nos jeunes par rapport à la formation. Donc je ne me permettrai pas de parler d'hypocrisie et je vous laisse la possibilité de le faire évidemment. Pourquoi ? parce que je sais pertinemment que de notre côté la question est traitée avec beaucoup de sincérité.
C'est un travail énorme pour les équipes que d'accompagner les jeunes faire l'inscription. Donc de notre côté, nous faisons le maximum pour faire en sorte que les étudiants que nous acceptons et que nous n'acceptons pas le soi pour de bonnes raisons. C'est pas une mince à faire que avec quelques éléments de d'essayer de discerner ceux qui effectivement peuvent aller dans cette voie làà pour réussir et ceux qui qui vont rentrer avec peu de chance de réussir mais à qui on doit malgré tout donner une chance d'aller vers la réussite à nous de faire en sorte ensuite de les faire évoluer autant que que nécessaire.
Donc la question en revanche du passage, je l'ai dit, du secondaire au supérieur doit être posée et peut renvoyer c'est une question qu'il faut aborder avec beaucoup de d'attention à la question des niveaux, des attendus. Alors, je ne rentrerai pas dans une posture qui s'appelle, pardonnez-moi, je suis médiéviste de formation mais le contemp de toute façon avant c'était mieux et qu'aujourd'hui rien ne va plus. C'est le propre de chaque génération et ça fait du bien à ceux qui vieillissent.
J'ai suffisamment de cheveux blancs pour le dire. En attendant, il est clair que nous sommes dans une phase d'évolution très importante. Lorsque j'étais enseignant en collège, j'ai enseigné en 6e des notions que j'avais apprises à la faculté.
Prof de français. Pour les sciences en mathématiques, on voit bien et on le constate aujourd'hui que à l'entrée de la licence, on a des insuffisances notoires par rapport aux jeunes qui arrivent. Donc il y a ici un travail sur les programmes de connexion entre le secondaire et le SUP qui doit être fait de façon à ce qu'on puisse effectivement s'adapter aux compétences et connaissances des jeunes, à la formation que nous apportons et aux attentes légitimes, parce que certaines ne sont pas forcément légitimes, du monde de l'emploi, de la société qui attend ces jeuneslà pour les accueillir sur des emplois soit bien ciblé.
Bien, merci monsieur le président. Euh vous avez évoqué ce continuum entre le lycée et les premières années d'université. On a parfaitement conscience que les universitaires que vous êtes euh disposent d'un vivier d'étudiants qui arrive directement du lycée et du baccalauréat et que il y a un sujet qui doit se traiter en amont comme vous l'avez parfaitement expliqué.
Je voudrais vous interroger maintenant sur un alors quand je parlais d'hypocrisie, je parlais d'hypocrisie générale du système et et certainement pas de l'hypocrisie des uns ou des autres qui vous l'avez compris je pense hein, je l'ai parfaitement entendu comme ça. Voilà. Non mais je me permets de le préciser.
On a on sait qu'il y a beaucoup de bonnes volontés dans nos établissements et et en particulier dans nos universités. Simplement voilà, je qualifie d'hypocrisie. ce système qui tendrait à faire croire à chaque étudiant français était titulaire du baccalauréat qu'il est en droit et haut niveau pour obtenir un master 2.
Voilà pour résumer mon c'est bien comme ça que je l'ai que je l'ai entendu. Je me dois évidemment en tant que président d'université de de rappeler la position des personnels qui sont qui sont très engagés et si on va vers la question du master peut-être que je répondrai autrement à cette question là. Et ben allez-y alors à ce moment-là, monsieur le président, on vous écoute.
Il y a forcément un moment où il doit y avoir une sélection. Si cette sélection ne se fait pas à un moment du cursus de formation, il se fera à ce moment-là au moment du recrutement sur emploi inévitablement. Donc par rapport au master, mon master est une bonne chose, je pense comme parcours sup.
On doit essuyer les plâtres un peu plus tard et ça viendra et on est en train de le faire progressivement. Mais on a une forme d'incohérence. On a une incohérence entre les souhaits des étudiants qui parfois ne sont pas légitimes parce qu'il ne suffit pas par exemple d'avoir obtenu une licence de droit pour être légitime sur un master qui va préciser des orientations juridiques et vont qui qui vont nécessiter des requis qui n'ont pas forcément été développés dans la licence de droit ou pour lesquelles l'étudiant n'a pas obtenu en licence de droit la formation suff suffisante pour pouvoir prétendre à ce master là.
Donc le souhait des étudiants, on a envie d'y répondre mais parfois il est illégitime par rapport à leurs résultats et non pas par rapport à leur désirs. Incohérence par rapport aux capacités des universités. Parce que pour nous imposer, pour essayer de nous imposer d'accueillir tout étudiant qui exprime un souhait, il faut nous donner les moyens d'encadrer de façon satisfaisante les jeunes.
Et si en licence nous sommes obligés, bon gré malgré d'accueillir dans notre encadrement des enseignants du secondaire qui ont toute leur vertu dans la formation apportée mais qui n'apporte pas cette dimension recherche par la force des choses. Et bien master, on ne peut pas se permettre cette forme d'encadrement adapté. Et donc nous ne sommes pas forcément en capacité d'accueillir ces jeunes dans les masters qu'ils désirent, même parfois si c'est légitime parce qu'on on apporterait une formation insuffisante.
Et enfin par rapport aux besoins du territoire, les territoires nous demandent à juste titre, on n'est pas dans une forme d'adéquationnisme mais nous demande à juste titre de travailler sur des masters adaptés aux besoins. C'est à tout le dialogue que nous développons dans les territoires et parfois les besoins du territoire sont en opposition frontale avec les désirs des étudiants et nous avons là une équation qui est insoluble. Donc il y a un moment où il faut dire sereinement aux jeunes qui tapent à notre porte que leur dossier ne correspond pas à leur désir, mais il faut qu'on se dote des moyens à ce moment-là de les accompagner vers un emploi ou vers une autre formation.
Bien, merci. Merci pour la la la précision et la sincérité de vos réponses et je crois qu'on se rejoint parfaitement. Il s'agit pas de sélectionner et de laisser sur le bord du chemin l'ensemble des étudiants qui ne seraient pas apt à candidater sur tel ou tel master.
L'objectif, c'est au contraire de proposer à chacun, sans leur mentir sur ce à quoi ils peuvent prétendre, de trouver une formation adaptée à leurs souhaits, à leurs possibilités et à leur réussite professionnelle et personnelle. Je voulais vous interroger pour terminer sur la question du programme Bienvenue en France. l'accueil d'étudiants étrangers au sein de nos universités françaises.
Euh les étudiants étrangers représentent aujourd'hui un peu moins d'un étudiant sur 6 au sein de l'ensemble de nos universités. Le président de la République a fixé un objectif de 500000. Je crois qu'on est un peu en de ça aujourd'hui.
Euh nous avons parfaitement à l'esprit au niveau du master et sans doute encore davantage au niveau du doctorat. euh à quel point il est important de pouvoir procéder à ces échanges internationaux qui viennent fertiliser nos travaux dans nos universités françaises en espérant mais je je crois que nous sommes convaincus que les étudiants français qui font la même chose à l'étranger viennent aussi alimenter, nourrir et et rendre plus fécond les travaux de nos collègues dans d'autres pays du monde. Ma question concerne l'accueil des étudiants étrangers en première année de licence, enfin on va dire d'une manière générale dans le cycle 1, pour comprendre dans quelle mesure elle est à vos yeux ou pas au service de l'excellence universitaire française.
Lorsqu'on regarde les chiffres, donc beaucoup d'augmentation depuis 5 ans de beaucoup de pays dans le monde. L'augmentation concerne beaucoup les pays d'Afrique, alors Maghreb, Afrique sub-saharienne et Moyen-Orient. Encore une fois, pourquoi pas ?
à la condition que ce soit fait au service de l'excellence universitaire de nos établissements et que ça vienne vraiment alimenter cette excellence universitaire et non pas la précarité étudiante. On entend aujourd'hui un certain nombre de présidents d'université nous dire que l'accueil de ces élèves étranger est mal calibré, qu'il ne répond pas au besoins financiers d'un étudiant en France pour une année d'étude, que certains arrivent dans vos universités sans même savoir qu'ils vont devoir payer un logement et qu'ils viennent finalement grossir les rangs de l'aide alimentaire. Euh ce qui ne me semble pas ni pour eux, ni pour les élèves français, ni pour nos établissements un gage de réussite ni d'excellence.
Comment peut-être vous pouvez nous dire au sein des universités de l'oref ou peut-être de la vôtre le nombre d'étudiants étrangers que vous accueillez si vous considérez qu'ils sont accueillis dans de bonnes conditions tant pour vos universités que pour eux-mêmes pour garantir cette excellence et cette réussite étudiante et nous dire un mot sur les droits d'inscription différenciés des élèves qui viennent d'Asie, d'Afrique, d'Amérique, d'Europe, pas d'Europe. non puisque ça ne concerne pas les Européens euh qui viennent en tout cas des quatre coins de la planète étudié dans les universités françaises. Est-ce que ces droits d'inscription différenciés sont mis en œuvre par des établissements de l'OREF et sinon pourquoi ne le sont-ils pas ?
Merci. Vous me permettrez une légère digression par rapport à la question d'excellence. Voilà, je je voudrais qu'un jour on définisse clairement ce qu'est l'excellence.
Euh, on dit qu'un outil est excellent lorsque euh il est capable de répondre pleinement aux objectifs qu'on lui donne. Les universités ne sont pas des outils parce qu'ils sont dotés d'intelligence humaine et d'une autonomie qui leur permet de se de développer leurs propres objectifs. Donc là, ça renvoie à la notion de stratégie.
Les universités seront excellentes. Nous aborderons une excellence. Nous abordons une excellence universitaire académique dès lors que nous remplissons nos missions.
Nos missions vie étudiante, formation, recherche. Donc cette excellence académique aujourd'hui, je crois qu'en bien des endroits, elle est euh pleinement prise en compte et que les résultats viennent l'illustrer. Je pense si j'ai besoin de faire ce cette digression, c'est que dans un certain nombre d'esprits, la notion d'excellence renvoie plus à la notion de concurrence internationale et de capacité à rivaliser avec l'international. [grognement] Mais avant de rivaliser à l'international ou pour rivaliser avec l'international, peut-être qu'il faut prendre en compte cette forme d'excellence souveraine sur notre territoire, c'estàdire d'être capable déjà de répondre à des besoins exprimés par nos territoires et ainsi de rendre capable notre pays d'être à sa juste place à l'échelle internationale. la question des des étudiants internationaux et extracommunautaires.
Je voudrais d'abord soulever un paradoxe qu'on rencontre régulièrement sur le territoire. Un paradoxe, je vais être sincère, assez usant parce que nous sommes à la fois confrontés à une volonté des territoires de développer une forme et c'est le mot qui est utilisé de rétention des étudiants. Les territoires craignent de voir les jeunes partir ailleurs et dans le même temps, on est très intrigué lorsqu'un jeune n'est pas allé voir ailleurs pour découvrir le monde qu'il soit national ou international.
Donc il faut réussir à trouver un équilibre entre ces deux aspirations légitimes et qui nous renvoie à cette problématique de l'international. parce que si on a cette problématique pour nos jeunes, on a la même problématique pour euh les jeunes euh qui viennent de l'international. Euh il est clair, évident que dans un certain nombre de cas, euh les jeunes qui viennent pour faire des études dans nos universités sont trompés sur les conditions d'accueil.
Il y a des cas, ce sont des cas en général individuels qui existent et que nous traitons, que nous accompagnons autant que faire ce peu. cette idée là qui qui circule est vraie mais pas aussi développée qu'on veut le penser d'étudiants qui avait effectivement sur le compte en banque nécessaire la somme adéquate pour pouvoir effectivement venir et qui s'aperçoivent le lendemain de leur arrivée que c'est plus compliqué qu'il ne le pensaient. Ça existe.
Mais on ne peut pas généraliser cette situation là. En revanche, euh de façon plus récurrente, nous sommes confrontés à des jeunes qui constatent trop tardivement qui vont devoir mener leurs études et en même temps avoir une rémunération personnelle. Et là, avec l'obstacle de la langue, avec l'obstacle de la culture, ils sont parfois mis réellement en difficulté pour aboutir et réussir.
Euh c'est pourquoi certaines universités envisagent dans leur stratégie d'établissement l'utilisation des droits différenciés de façon ponctuelle, mais certaines universités le font. C'est à chaque fois des décisions qui sont votées dans les commissions à la CVU dans le conseil académique pour valider le fait que pour favoriser l'entrée des jeunes internationaux à tel moment dans le cursus et bien on va augmenter les droits différenciés à certains endroits et pas à d'autres. Il y a un jeu qui peut se faire de façon sincère, de façon à ce que les jeunes qui sont accueillis puissent mieux euh intégrer nos cursus.
Lorsqu'on constate qu'il y a une réussite insuffisante à certains niveaux, et bien on préfère parfois faire rentrer les jeunes à un autre niveau en licence ou bien alors vers le master. Donc on peut, c'est un outil qui est ponctuellement employé par les universités pour accompagner cette cette situation. Et pour conclure euh je pense mais les universités s'en saisissent euh que l'évolution internationale évidemment nous amène à pousser plus avant notre réflexion sur les échanges et sur l'accueil sur les échanges donc mobilité sortante et entrante des étudiants. et j'aurais envie de me rattacher à ce à cette cette politique de la science ouverte ouvert autant que possible, fermé autant que nécessaire à savoir que dans certains cas et bien s'il faut penser l'accueil et l'employabilité des jeunes que nous recevons dans les formations et bien il y a des des formations qui aujourd'hui nécessitent un regard par rapport aux questions de souveraineté.
C'est quelque chose d'évident. inérence voilà de d'ingérence ou ou autre et c'est quelque chose que nous prenons en compte déjà vous êtes une université près de l'arabe je je vais être clair si mon but à l'université de Toulon est de former des jeunes qui vont pouvoir rentrer dans la BITD la base industrielle technologique et de défense il faut que effectivement les conditions de confidentialité de souveraineté soient nécessaires et parfois certains étudiants internationaux seront de meilleures candidatures que certains certains étudiants sur place he il y a pas de souci mais il faut avoir cette réflexion là pour faire en sorte que effectivement on les amène vers un emploi qu'ils pourront clairement porter. Une dernière question, monsieur le président, si vous permettez, vous parliez donc de ces ces jeunes qui pour certains sont trompés sur les conditions d'accueil dans nos universités françaises.
Il y a certainement un travail à faire de pédagogie, d'explication par rapport à tout ça, mais je n'y reviens pas. Euh vous parliez de l'obstacle de la langue. Euh est-ce que les universités françaises s'assurent lorsqu'elles accueillent des étudiants euh en licence en particulier ou au-delà que ces étudiants maîtrisent parfaitement le français ?
Oui, naturellement. De même que l'information est bien faite parce que vous évoquiez l'obstacle de la langue pour travailler pour ses étudiants. Donc il y a pas d'obstacle de la langue.
Alors il parle français. Alors, les conditions d'accueil nécessitent un niveau de français suffisant pour rentrer en France et pour pouvoir effectivement qui est testé comment ? Par les alors j'ai oublié le le terme, je vous prie de m'en excuser, par ces ces tests de niveau internationaux, le terme ne me revient pas là tout de suite, mais qui permet de valider avant leur départ de leur pays d'origine qu'ils ont le niveau de français suffisant.
Donc ce travail est fait euh et l'information qui est faite auprès des étudiants à mon sens est bien faite. En revanche, on connaît parfois enfin on a pu constater le désir de certains étudiants internationaux à venir en France pour bénéficier de la formation de qualité que nous proposons. Et parfois, vous le savez, le désir fait qu'on occulte certains obstacles et dans certains cas, ça devient pas forcément rédibitoire mais compliqué.
Et pour donner une illustration de de mon propos, il n'est parfois le niveau de français attendu n'est parfois pas suffisant lorsque au bout du compte vous vous retrouvez dans une formation qui nécessite à niveau de français peut-être supérieur à la moyenne. Et pour le dire franchement, nous avons dans certains cas des jeunes étudiants français qui ont passé le bac. J'en ai eu euh en tant qu'enseignant en licence de lettre moderne des étudiants qui avaient encore de réelles difficultés dans la maîtrise de la langue française.
Alors évidemment, c'est une c'est un enseignement de spécialité donc on peut le comprendre ou l'entendre, le regretter mais l'entendre et donc voilà, il y a différents niveaux nécessaires et puis à travers cette langue, c'est aussi toute une culture, une façon de de rentrer dans une société qui doit être accompagnée. J'ai le le hasard fait que j'ai enseigné brièvement, je vous l'accorde, en lettre moderne euh il y a presque 20 ans, euh j'avais en première année de lettre moderne des étudiants euh français ou francophones qui ne maîtrisaient pas euh ce qui était un complément d'objets direct par exemple, ce qui est une vraie problématique quand on s'engage dans des études littéraires. J'avais aussi, et je m'en souviens bien, une étudiante qui venait d'un pays que je ne connais pas mais qui ne parlait pas français et qui était dans mon cours en première année de l'être moderne.
Est-ce que vous pouvez nous dire que ça n'existe plus ou vous ou que ça existe encore ? Non, je vais pas vous dire que ça n'existe plus. Je je constate, je prenais les sep exemples lorsque j'étais en collège.
J'ai enseigné à des élèves, c'est le programme de 6e, la situation dénonciation. Voilà, que moi j'ai apprise à la faculté. Bon, ça fait un un petit un petit temps malgré tout, hein.
Euh aujourd'hui encore, vous avez mais ça renvoie à la question des connaissances, des compétences et du lien entre les programmes du secondaire et les programmes du supérieur. Et pour finir d'illustrer cette situation, oui, j'ai eu des étudiants qui étaient en difficulté par rapport à certaines notions de grammaire et j'ai eu, je me souviens d'un cas vraiment enthousiasmant d'une étudiante syrienne qui ayant travaillé plus que d'autres faisait preuve d'excellence dans la maîtrise de la langue française et était une excellente étudiante. Voilà.
Mais c'est très bien monsieur le président et on en est très heureux mais quelqu'un qui ne maîtrise pas la langue ne peut pas réussir en licence de lettre moderne qui ne la maîtrise pas quelqu'un qui est hallophone. Je parle he je parle même pas de Oui. Alors je prenais un cas extrême parce qu'en général ils ne vont pas vers ce genre de licence.
Donc ils vont vers quel type de licence ? Vous voulez dire pardon des étudiants hallophones. Est-ce que vous pouvez nous dire s'il y en a au sein de nos universités françaises ?
J'étais trop rapide et au quel cas, comment est-ce qu'on peut parler d'excellence si ces étudiants n'ont pas les moyens par leur manque de maîtrise de notre langue de suivre les enseignements qui sont dispensés ? J'ai j'ai été trop rapide dans ma réponse. Nous avons des étudiants hallophones ou bien alors complètement de de langue enfin qui qui ont une maîtrise insuffisante de la langue française qui peuvent venir s'inscrire par exemple en licence de de lettre moderne.
On est vraiment sur le cas extrême. Je reprends cet exemple d'une syrienne qui en fait voulait faire cette ces étudesl parce qu'elle voulait s'insérer et elle avait besoin de la maîtrise de la langue. Voilà, c'est aussi simple que ça.
Dans d'autres cas, c'est en fonction de la du de la maîtrise de la langue. Et à ce point-là, le niveau de départ euh il est évalué à partir de de cette évaluation dans le pays d'origine et et les portes les portes sont ouvertes et vraiment nous avons la capacité de faire monter en compétence et en connaissance des étudiants de tout niveau dans la maîtrise de la langue initiale à partir du plancher du du niveau plancher. Je vais laisser la parole à mes collègues.
J'entends ce que vous dites et je mets pas en cause votre bonne volonté, mais une licence de lettre moderne dans l'université française d'excellence que nous souhaitons tous, c'est pas des cours de français pour des élèves hallophones. Oui, voilà. Oui, je disons que l'exemple que j'ai pris peut-être était malu parce qu'il a laissé entendre ce que je ne pense pas. [grognement] Monsieur le président, juste avant de passer la parole à à Bernard Fieller, juste deux petites questions euh sur vos relations avec le CNRS et la recherche.
Voilà. Est-ce que votre stratégie territorialisée que j'ai bien compris, elle est compatible avec un programme du CNRS qui lui est national voire internationale ? Est-ce que aujourd'hui dans vos UMR vous avez le sentiment que il y a pas quelque part là une contradiction entre vos deux stratégies ?
Et puis par ailleurs, je profite de votre statut de président du conseil d'administration de l'Agence Bibliographique de l'enseignement supérieur pour vous demander quelques quelques positions sur l'évaluation par les publications et sur la politique de la science ouverte, c'est-à-dire les articles pour lesquels les auteurs ne payent pas et pour lesquels il y a pas non plus d'abonnement. Est-ce que aujourd'hui c'est une stratégie d'excellence qui est fondamentale pour permettre la reconnaissance de la science française à l'étranger ? C'est une question de niche, mais comme vous êtes président de la baisse, je me permets de la poser parce que dans l'excellence de la recherche, bien évidemment, il y a tout le problème de la bibliométrie.
Mais je passe la parole à Bernard Fialer, comme ça vous pourrez répondre, sauf si vous voulez répondre à mes questions très précises. Je vous en prie. Je vais essayer d'être d'être bref comme ça ça me permettra de bien me concentrer sur les questions suivantes.
Euh je ne vois pas d'impossibilité euh de convergence et de complémentarité entre la stratégie du CNRS et celle des universités dès lors que une stratégie nationale est mise en place. Il conviendrait et là je passe au conditionnel que la stratégie nationale intègre pleinement l'excellence la recherche portée par l'ensemble des universités de territoire pour que effectivement nous puissions mieux collaborer en synergie ajoutant au développement international scientifique du CNRS les développements internationaux de nos universités de territoire. parce que nous avons également, elle est parfois plus difficile à porter, je vous l'accorde, parce que ça appelle des des personnels, un engagement qui est parfois plus difficile à accompagner, mais nos universités sont pleinement engagées dans une dans des démarches internationales qui peuvent compléter euh ce qui est assumé par le CNRS.
Je pense aujourd'hui donc il y a euh une question de stratégie scientifique à développer encore une fois en intégrant l'ensemble des universités et on pourrait s'appuyer sur cette mise en réseau dont je parlais tout à l'heure territoriale des universités entre elles. Par ailleurs, par ailleurs, j'ai oublié le deuxième point sur et il conviendrait de développer une meilleure coordination avec le CNRS qui, je pense, est confronté à un nombre trop important d'interlocuteurs pour pouvoir systématiquement tous bien les prendre en compte. Euh sur la question de la bibliométrie, euh je nous sommes convaincus que la science ouverte euh est une orientation indiscutable parce qu'elle permet d'aller vers euh un partage de la connaissance.
Euh donc là, c'est vraiment la dimension humaniste euh qui transparaît dans dans mes propos. Pour autant, pas de naïveté et je rappelais tout à l'heure cette règle de la science ouverte, ouvert autant que possible, fermé autant que nécessaire. La véritable problématique aujourd'hui sont les outils de mesure de l'excellence qui sont eux-mêmes biaisés.
On voit apparaître, on a eu l'occasion de de discuter de ce point-là à France Université dernièrement et aussi dans les différents différentes commissions pour la science ouverte. on voit apparaître de plus en plus euh un phénomène euh de fausses citations, euh un phénomène de publication euh erroné qui ne sont même plus dans le plagia mais qui sont vraiment des des publications produites par intelligence artificielle et qui pour le coup inondde le le réseau des scientifiques. Donc là, [grognement] on est face à une à une véritable problématique par rapport à laquelle nous risquons d'être assez vite démunis parce que ça implique des enjeux financiers importants.
Merci monsieur le président. Moi je je vous remercie pour vos éclairages qui sont assez assez bien structurés pour nous pour très éclairant. Voilà.
Moi, je voudrais revenir, j'ai des interrogations sur les campus connectés parce que quand on parle d'universé, d'université, il y a un peu le terme même d'universalisme qui vient et quand euh moi j'étais aussi confronté, non pas de l'autre côté de la Rade, mais à une demi-heure de Lyon d'un campus connecté de jeunes qui vivent déjà dans des bulles de réseaux sociaux qui sont assez et repli sur soi et euh qui franchissent pas le le pas euh pour aller jusqu'à l'université alors que ce serait même déjà presque un parcours initiatique d'intégration. Et je est-ce que ça vient du fait que l'université n'a pas les moyens ou ne sait pas accueillir et bien intégrer justement ses enfants si c'est un manque de moyens ? Les moyens qu'on dépense dans les campus connectés sont assez considérables.
Assez considérables. Et est-ce qu'on a vraiment bon, c'est une expérience maintenant on commence à avoir un peu de recul. Est-ce qu'on a vraiment des bons résultats ?
Et est-ce que bah c'est un une bonne démarche ou au contraire il faudrait les réinterroger sur certains territoires ? Alors, je pense de toute façon que euh une innovation comme celle-là mérite d'être réinterrogée euh de façon assez régulière. Je pense qu'elle le sera par la force des choses pour des raisons financières.
C'est un coût euh largement porté euh par les universités mais également par les collectivités qui les portent. Euh c'est une belle proposition qui a été faite par le ministère que cette création de campus connecté et pour en porter trois, en accompagner trois, les trois très différents et en avoir refusé et avoir refusé d'en accompagner d'autres, chacun répond à un besoin spécifique et il convient de réévaluer la réussite du campus connecté à travers ces résultats. Euh je vais euh je vais donner deux exemples si vous me permettez.
J'ai donné l'exemple de donc d'une d'une commune de la métropole qui a ce campus connecté. Il est évident que ce campus connecté accompagne les jeunes sur la première année après le bac. Ce campus connecté n'a surtout pas vocation à accompagner des jeunes au-delà.
C'est les aider parce qu'il y a une population spécifique, les aider à faire le pas. Et dans certains cas, ce pas est difficile à réaliser. En revanche, un autre campus est développé à Dragnan qui est par ailleurs le lieu où nous développons un pôle enseignement supérieur en bonne intelligence avec la communauté d'Aglo.
Et là, en fait, le campus connecté vient compléter l'offre de formation que nous ne pouvons pas développer sur place, mais vient compléter par une par une offre à distance et vise à insérer les jeunes dans un pôle où se trouvent déjà d'autres étudiants mais dans lequel ces jeunes ne trouveraient pas la formation qu'ils attendent. Et là, on est face à des cas très particuliers mais qui ont du sens. Et la réussite se mesure à ce moment-là euh à la situation en fait vraiment propre à chaque à chaque collectivité.
Lorsque vous avez un degré d'entrée dans l'enseignement supérieur comme dans levar qui est trop bas avec des conséquences importantes par rapport à l'emploi, par rapport à la vie de la société, à ce moment-là, c'est la responsabilité de la collectivité de dire que l'engagement financier mérite d'être réalisé. et nous c'est notre responsabilité que d'accompagner notre mission de service public. Monsieur président, monsieur président, moi j'aimerais vous faire réagir sur la manière dont j'ai perçu un certain nombre de vos propos.
Je vais vous préciser d'où je parle. sénateur du Pays-Basque et du Bernarne, j'ai à la fois fortement porté une université en réseau et je me suis battu Mordicus pour empêcher la création d'université du Pays-Basque qui me semblait être dans un repli identitaire qui n'est pas obligatoirement ce l'idée que je me fais d'université qui cherche l'universalisme. J'avoue que et parce qu' du Pays Basque, j'ai été un petit peu surpris alors que je crois beaucoup au stratégie territoriale de l'université de ce que vous avez dit sur la performance et l'excellence.
Moi, je souhaite l'excellence dans les formations qui peuvent être implantées sur le campus pays basque de l'université de Pou et de Pays d'Adou où d'ailleurs l'université de les universités bordelais sont également présentes. Je pense qu'il n'y a qu'il y a pas d'opposition entre territoire et performance ou alors peut-être mal compris ce que vous avez dit et peut-être est-ce que vous pourriez davantage préciser pour me permettre de ne pas sortir fâché de de cette de cette rencontre. Et je pense aussi que vous j'aimerais que vous précisiez aussi ce la réponse que vous avez apporté à la madame le rapporteur qui m'a laissé un peu un petit peu sur ma fin entre université de proximité obligatoirement généraliste dans les formations qu'elle offre me semble-t-il au niveau licence pour permettre en effet à des à des bâcheliers d'entrer dans la démarche universitaire et nécessiter aussi de formation spécialisée.
Donc est-ce que vous pensez que la gouvernance de nos universités ainsi en en réseau et territorial est la bonne pour pouvoir gagner pour pouvoir gagner ce combat aussi de la spécialisation à côté des formations généralistes. Voilà. Est-ce que des Est-ce que une gouvernance plus élargie avec des universités sur vous avez beaucoup parlé de la région sud pourrait parler la région Nouvelle Akitain ?
Est-ce qu'une gouvernance différente ne permettrait pas davantage de gagner ce combat entre la nécessité d'un maillage territorial pour des formations généraliste du niveau licence et la spécialisation avec l'impact sur la recherche et les lien avec les grands institutions sondage de de recherche pardon. C'est je sors d'une éction municipale comme tout le monde. Euh les principaux instituts de recherche qui euh dont a parlé le le président Ozouias.
Le deuxème point, j'étais un petit peu surpris de ce que vous avez dit sur le baccalauréat mais je demande des universités de proximité, est-ce qu'elle ne pourraient pas être en dialogue avec les lycées pour mettre remettre la machine dans le bon ordre ? Parce que c'est vrai que le calendrier qui a été celui du gouvernement à l'époque n'est pas été le bon. On d'ailleurs dénoncé dans cette maison puisquon a commencé par la réforme de l'ers créant parcours sub avant la réforme du baccalauréat.
Mais est-ce que il faut est-ce qu'univers des universités de proximité ne pourraient pas mettre pourrait pas avec un dialogue avec les lycées remettre la réforme à l'endroit et donc assurer le bon lien entre les spécialités de l'enseigne du second degré du du lycée du et et l'université. 3e question enfin 3è remarque et qui n'a rien à voir avec ce que vous avez dit mais je voudrais vous faire réagir et je vais être un peu provocateur. Je connais très bien le Maroc, les lycées de ce qu'on appelait l'autre fois la mission de la FE, il ont des coûts de scolarité, décollage très élevé.
Un réseau d'établissement privé qui prépare au bacalaurat français s'est développé avec des coûts d'inscription très élevés et tous ces étudiants qui paient des des frais décollages très élevés lorsqu'ils sont au Maroc n'auraient pas payé des droits de scolarité de scolarisation dans l'enseignement supérieur un peu plus élevé que ce qu'il paiit est-ce que des ces droits d'inscription pour les mêmes familles ne pourrait-il pas être relevé pour le meilleur profit de l'ersité publique. Je me permettre de prolonger les propos de mon collègue, mais vous allez voir, c'est la même question. Euh des témoignages de famille américaine expatrié en France souvent pour des raisons professionnelles dont les enfants intègrent des établissements d'enseignement supérieur qui font qui proposent des partenariats avec de grandes universités américaines que ces élèves paient au prix de l'université française ou de l'établissement d'enseignement supérieur quel qu'il soit alors qu'il le pérait beaucoup beaucoup plus cher s'il avait suivait un parcours d'élèves américains.
Allez, alors d'abord, je tiens à ce que nous ne sortions pas de cette salle fâché euh et si c'est le fait de mes propos insuffisamment précis, je vais essayer de corriger euh la chose. Vous me permettrez euh pour la première question de reprendre ma casquette de président de l'Université de Toulon pour mieux illustrer euh ce que j'assume pleinement en tant que président de l'OREF. Euh pour moi, il n'y a absolument aucune aucune contradiction et donc je me suis mal exprimé entre le fait d'être université de de territoire et vous avez dans votre territoire une très belle université qui est à la fois université de territoire et université à dimension internationale.
Cette ce que j'ai voulu souligner peut-être maladroitement, c'est que généralement lorsqu'on parle d'excellence, on pense à cette excellence internationale premièrement ou exclusivement. Et c'est un regret de ma part parce que et je prends l'exemple pour le coup de mon université dont un laboratoire par exemple a eu a été amené sur les années précédentes. Ce sont des choses simples mais essentielles à développer des recherches sur les peintures nécessaires, antifooling et cetera pour la marine nationale.
C'est un point d'excellence, un point d'excellence à dimension internationale mais qui relève d'une activité de proximité. Parce que si ces laboratoires ont pu le développer, c'est parce que nous sommes en lien étroit avec la marine nationale. Et donc c'est là que le territoire intervient, voilà, dans une performance, dans une excellence.
Voilà, le territoire peut amener à l'international et je pense que cet aspect là de l'excellence est moins perçu. Si je me trompe, tant mieux. si je ne me trompe pas et ben j'ai bien fait de le dire.
Donc cette proximité nécessite pour nous une forme de euh d'approche généraliste parce que c'est notre mission de service public que de permettre aux jeunes de rentrer dans l'enseignement supérieur. Dans le même temps, nous devons apporter des formations spécialisées pour répondre à des besoins plus spécifiques dans le territoire. Il y a par rapport à cela une stratégie, celle que défend l'université de Toulon, une stratégie de différenciation, non pas de spécialisation.
La spécialisation généralement, alors tout le monde n'est pas d'accord sur ces termes, donc je les assume moi, la spécialisation amène dans certains cas à couper des branches et c'est tout à fait légitime dans certains cas et parfois on est obligé de le faire. Mais donc on on limite l'accès à l'enseignement supérieur. l'Université de Toulon avec son aspect pluridisciplinaire, ça a été dit tout à l'heure, hors santé s'est lancé malgré tout depuis plusieurs mandats dans une stratégie de différenciation en faisant en sorte que le bac + 5 soit clairement orienté vers une stratégie science de la mer et société méditerranéenne qui nous permet aujourd'hui pour notre prochain contrat d'objectif de moyens de performance de développer une stratégie d'université dual civile et de défense qui vous me l'accorderez est une stratégie très différenciante et donc nous sommes à la fois dans une stratégie généraliste pour l'accès l'enseignement supérieur et à la fois dans une stratégie de différenciation forte là où on s'approche de l'employabilité immédiate mais cette stratégie elle s'applique aussi au bac+ 3 à travers des licences pro ou autres he donc et je vous avoue que si vous pouviez nous aider à trouver des solutions de financement pour tenir de telles stratégies qui à mon sens ont vraiment du sens sur les territoires, nous serions très heureux.
Et l'exemple de Toulon est reproduit avec d'autres stratégies dans bien des territoires. C'est ça la stratégie territoriale avec parfois des stratégies de spécialisation hein qui qui se défendent. Donc voilà comment nous essayons de résoudre cette question là.
Le réseau entre universités, il est essentiel. Il est essentiel parce que ça nous permet d'être intelligent sur le territoire. Il est essentiel au niveau hors région parce que par exemple mon université avec d'autres universités, je pense notamment à l'université de Bretagne Sud a en communes orientations de recherche qui nous permettrai de faire le lien entre des partenaires Naval Group DGA qui sont les mêmes sur des territoires différents et là nous pourrions développer une stratégie plus intelligente et je vous garantis que France Université l'oref peut vous proposer de nombreuses orientations possibles pour défendre une telle stratégie qui serait gagnante pour tout le monde. [grognement] Donc la gouvernance, je pense qu'à ce niveau-là, elle elle fonctionne assez bien.
Elle peut toujours être améliorée, mais c'est peut-être plus une question de stratégie globale aujourd'hui que de gouvernance dans les établissements. par rapport au baccalauréat, le dialogue, il existe avec les lycées euh la CCT dont j'ai parlé tout à l'heure et en amont, mais c'était des éléments euh qui anticipaient cette démarche. Nous créons, nous avons créé et de nombreuses universités le font, de très nombreuses universités font.
Des lieux où les équipes du secondaire, les équipes du supérieur se rencontrent, échangent pour bien se comprendre quelles sont les attentes au baccalauréat, quelles sont les attentes par rapport au supérieur de façon à ce que les enseignants éclairent et je salue leur travail au mieux l'orientation de leur de leurs jeunes et que nous nous puissions les accueillir le mieux possible. On organise les cordés de la réussite, on organise des journées d'insertion. Donc tout ce travail, il est fait.
Mais la réforme, pardonnez-moi, mais elle a elle a été traitée essentiellement au niveau de l'enseignement de l'éducation nationale et non pas au niveau de l'enseignement supérieur. Donc euh nous universitaires n'avons eu que peu de choses à dire de cette réforme. Je dis pas qu'elle pose problème fondamentalement.
En revanche, je dis que pour bien l'accompagner, au moins euh il aurait convenu qu'on soit mieux associé à ces échanges-là. Donc effectivement, il y a eu des lieux de discussion mais les lieux de prise en compte ont été moins nombreux. Donc on travaille accompagner ces étudiants, on travaille à faire le lien entre les deux au quotidien, mais on sent bien que et même encore aujourd'hui dans les rectorats entre ceux qui relèvent du secondaire et ce qui relèvent du supérieur, on travaille tous à créer le maximum de de connexion mais nous n'avons pas la main sur le développement du supérieur dans le secondaire, les BTS notamment.
Est-ce qu'on pourrait partager ici et pointer clairement de la difficulté de l'articulation lycée licence dont on parle pourtant dans ce pays depuis depuis 20 ans. Est-ce qu'il y a pas là un vrai sujet que nous devons pointer sur en terme d'orientation, en terme de de de concertation et peut-être même de gouvernance un vrai questionnement sur le niveau lycée licence. La loi Auré a quand même amené à de très belles avancées.
Euh, il y a un travail de fond euh qui est réalisé au sein de chaque université. Nos équipes sont engagées. On accompagne les étudiants.
Moi, c'est plus s'il fallait porter cette question-là, euh ça renvoie à la question qui était posée tout à l'heure plus des des programmes, en tout cas, c'est moi qui les formulé de cette façon-là sur améliorer. Je ne pense pas qu'il y ait un problème de fond. on a une capacité d'amélioration pour mieux répondre à à cet écartellement que nous rencontrons parfois entre la formation des jeunes à la sortie du lycée et les attentes de leurs futurs employeurs.
Mais on y travaille déjà beaucoup. de belles avancées ont été réalisées. Donc je ne voudrais pas laisser entendre que tout cela n'a pas fait aboutir de de belles avancées.
Euh dernier point, euh il était nécessaire que vous m'ameniez sur la question des frais d'inscription dans nos établissements en fait que ce soit à l'international ou au niveau national. Euh si je me permets euh avec beaucoup de simplicité et d'ouverture de poser la enfin de d'aller vers cette question là, euh il nous semble que la question avant d'être d'être abordée devrait faire l'objet d'une évaluation réelle. Qu'est-ce que une augmentation des frais d'inscription apporterait ?
Effectivement, au sein de nos établissements, nous constatons nous constatons que par rapport à la situation internationale, le gain ne serait pas forcément significatif financièrement. Pas forcément significatif selon les universités. En tout cas, le gain stratégique pourrait être largement négatif dans certains cas.
Euh donc il conviendrait d'abord d'avoir une approche globale de cette situation pour pouvoir ensuite réfléchir aux orientations qu'il conviendrai de prendre par principe. En revanche, ces gains-là éventuels ne pourraient pas remplacer l'engagement nécessaire de l'État pour faire fonctionner l'opérateur, les opérateurs que sont les universités. Donc certains présidents, certaines communautés, certaines certains lieux au sein de nos universités sont prêts à avoir une réflexion là-dessus parce que par principe nous sommes universitaires et donc il n'y a pas de sujet que nous écartions.
En revanche, nous ne pouvons que regretter que ce sujet apparaisse vraiment et de façon récurrente depuis que l'État est bien en peine de compenser comme il le devrait un certain nombre de décisions sans doute légitimes, je ne me prononce pas là-dessus, qui ont été prises et certaines sont très légitimes. Mais la coïncidence de cette question récurrente et de la situation financière des universités laisse penser qu'aujourd'hui on pense à cette opportunité là plus pour compenser un déficit d'engagement de l'État par rapport à ces opérateurs. Une dernière question.
Oui, mais merci beaucoup. Merci monsieur le président. Beaucoup de choses ont été dites.
Moi, je voulais revenir euh et vous l'avez vous l'avez évoqué et bien évoqué, c'est le le territoire et les élus. Euh quel est d'après vous le meilleur niveau ? C'est la métrop enfin la communauté de commune, est-ce que c'est le département ? auquel cas est-ce que vous seriez favorable à l'extension de ce qu'on appelle le schéma départemental de l'enseignement supérieur qui pourrait être signé avec vous et que comment vous voyez tout ça dans le cadre dans le cadre de l'autonomie des universités voyez où je vais revenir sachant que beaucoup de collectivités je peux en témoigner dans l'est en tout cas mettre beaucoup d'argent pour des pour des pour des chaires qui sont plus ou moins indispensables. ou certaines euh la tête du client si je peux me permettre.
En tout cas, c'est voilà. Donc j'ai tout ça. Puis j'ai une autre question concernant euh elle est peut-être provocatrice mais elle est intéressante quand même.
Est-ce que certaines universités pour certains diplômes euh qui ne qui ne vont pas forcément vers l'employabilité remettent en question ces diplômes pour faire autre chose ? Est-ce qu'il y a un redéploiement interne dans certaines situations ou plutôt c'est c'est acté, on y va jusqu'à Belle ? Merci.
Je vous remercie pour ces deux questions et la deuxième m'amène à un sujet qui me paraît absolument fondamental. Euh donc votre première question porte plus spécifiquement sur le niveau départemental, hein. Euh les universités notamment dans le travail qui est fait aujourd'hui pour le contrat d'objectif de moyens et de performance prennent en compte évidemment tous les schémas directeurs qui euh je dois le dire de façon euh satisfaisante et qui nous interroge parfois se développe à tous les niveaux.
Euh c'est une bonne chose, c'est vraiment une très bonne chose. Mais on voit se développer des schémas directeurs métropolitain, des schémas directeurs départementaux, des schémas directeurs régionaux qui témoignent certainement d'une volonté de stratégie. Alors pourquoi pas un schéma directeur national ?
Nous le sommes en France donc et c'est légitime chaque collectivité dans ses responsabilités veut œuvrer au maximum au bon développement du territoire dont il a la responsabilité. Je ne me permettrai pas de dire s'il faut intégrer un schéma directeur enfin un niveau plus important au niveau institutionnel un schéma directeur départemental. Ce que je peux assurer, c'est que le niveau départemental est un niveau que nous nous prenons pleinement en compte.
Maintenant, une fois que les universités avec leur autonomie ont écrit leur stratégie, ce qui n'est pas simple, mais c'est pas simple non plus pour les autres collect pour les collectivités, pardon, euh il faut voir comment est-ce qu'on organise tous ces schémas directeurs les uns par rapport aux autres. Et c'est là qu'on va être confronté certainement à certaines difficultés lorsque les périodes de respiration démocratique nous font sortir parfois d'un alignement politique. Les universités sont parfois confrontées à des désaccords politiques au sens noble du terme entre les différents niveaux des collectivités institutionnelles.
Et là, il faut garantir l'autonomie des universités. Et là, la stratégie de l'établissement doit primer d'où la nécessité de l'autonomie des universités. Mais les différentes instances mises en place doivent nous garantir et nous le souhaitons, euh d'entendre, d'écouter, de répondre aux besoins exprimés par nos partenaires institutionnels.
Le deuxème point, si j'ai répondu au premier, le deuxème point renvoie en fait à la question des formations, si je l'ai bien compris, généraliste euh académique. On parlait tout à l'heure de de licence de l'être moderne. [grognement] La licence de l'être moderne n'amène pas forcément à un emploi évident.
Malheureusement, si ce n'est qu'avec une licence de lettre moderne, vous pouvez, si vous le souhaitez, aller vers le plus beau des métiers, l'enseignement. Euh vous pouvez écoutez moi j'ai passé une licence de l'être moderne. Euh je me retrouve aujourd'hui président d'une université essentiellement tournée vers les problématiques d'intelligence artificielle embarquée, de dronisation des ingénieurs de Naval Group, de question de souveraineté.
Donc je crois pour résumer cette question là et expliquer cet exemple, je crois que la formation académique généraliste a pour vertu de former des esprits critiques capable ensuite de s'engager dans la société, d'y trouver leur place et devrai au mieux. Donc, il est essentiel de poursuivre la formation de ces esprits critiques dans tous les domaines de formation et de recherche et de garantir à chaque fois des voies d'employabilité, des voies de formation professionnalisante. Mais il est essentiel de les garantir.
Sinon, ce qui est en train de se passer, c'est que nous allons nous retrouver dans quelques temps face à une problématique qui correspondra toute proportion gardée à celle à laquelle nous avons été confrontés suite à la désindustrialisation. Nous allons dans quelques années être confrontés à une perte de vitesse. En fait, nous y sommes déjà confrontés dans les recherches fondamentales.
Et pour aller vers les recherches fondamentales, SHS, science dite dure, dans l'ensemble de nos domaines, nous avons besoin de ces formations généralistes pour aller vers des chercheurs, des doctorants, des enseignants chercheurs. Donc pour répondre plus précisément à votre question, certaines universités sont amenées par la force des choses, pas pas seulement pour des questions de financement, mais aussi pour des questions d'effectif, à fermer des formations pour lesquelles il n'y a plus d'étudiants dans des domaines qui relèvent peut-être plus des humanités parce que donc il n'y a plus d'étudiants parce parce que peut-être que on n'arrive pas à susciter aussi des vocations dans ces domaines là qui sont plus rares en lycée, en collège. C'est la force des choses et donc c'est pas forcément des questions financières qui amènent à fermer un une formation.
Je vais pas te donner de nom parce que j'ai pas envie de de voilà, ce serait désagréable. Mais on est parfois amené à à ne pas ouvrir une formation parce qu'il y a pas d'étudiants en demandeur. Donc dans ce cas-là, ça signifie que on aura pas de doctorants, on aura plus d'enseignants chercheurs dans ce domaineel et donc on ne pourra plus alimenter la recherche dans ce domaine.
Sauf si deux ou trois universités c'est même d'accord pour les profs et garder au moins l'information sur c'est ça c'est un travail qui nous avons aujourd'hui. Exactement. C'est un travail qui a été fait au niveau des langues rares.
C'est un travail qui pourrait être fait aujourd'hui au niveau de certaines disciplines qui à mon sens à notre sens doivent être maintenu parce qu'elles relèvent pour moi ça relève presque du régalien que cette capacité de recherche et donc l'organisation en réseau des universités et une stratégie nationale doit nous permettre de maintenir de réelles forces de recherche dans ces domainesl. et j'ai mal avec un potentiel. Mon avis personnel c'est non.
Oui, pardonnez-moi. Et on ne sortira pas fâché. Non non mais non mais mais on est permettez-moi de vous dire qu'on est définitivement sorti du big is beautiful.
Sauf que le pur la pluridisciplinarité opposé à ce qu'on est en train de dire. Je ne crois pas. Je ne crois pas. et étant dans le métier, le voyant au quotidien et changeant avec nombre de collègues, je ne le pense pas.
Il y a des domaines qui seront portés parce que la masse critique sera à un certain endroit, mais il y a des universités qui n'auront pas forcément la volonté de porter cela parce qu'elles seront engagées dans d'autres stratégies. Donc on peut très bien envisager dans certains cas. Je suis spécialiste, je vais vraiment parler de dans mon domaine, je suis spécialiste de la langue médiévale.
Voilà, qui va porter à l'avenir les études sur la langue doc. Mais ce n'est pas forcément un grand pôle universitaire, mais peut-être que ce sera une université qui voudra se spécialiser dans ce domaine et se doter des moyens pour accompagner cette recherche nécessaire. En tous les cas, en en tous les cas et voilà, je je vous voilà, je suis élu attaché à l'université de PADAour mais je constate qu'il y a quand même des difficultés à inscrire cette université malgré la qualité des présidents qui sont succédés qui sont en général des amis à à inscrire cette université dans la différenciation puisque vous avez contesté le thème par rapport de spécialisation mais on est dans l'épaisseur du trait Oui, voilà.
En tous les cas, je je je je comprends votre différence la manière dont vous avez posé cette terme, mais je vois bien quand même que sur le long terme, moi qui qui est ce regard là depuis 25 30 ans de la difficulté malgré tout à ce que cette université parce qu'elle est en proximité abandonne certaines formations et que peut-être une construction plus large aurait toute permis de maintenir ce maillage. territorial mais avec une spécialisation, une différenciation quand même plus marquée. Mais ce qui a été parfaitement fait par les universités espagnoles par exemple.
Alors je ils ont un autre modèle. Oui. Oui.
Je tiens à souligner mais vous n'avez pas dit le contraire mais je tiens à souligner que l'université dont vous parlez à très bonne presse fait un très beau travail et une très belle image à l'international. Et si et je je ne pas le fait que le travail soit extrêmement difficile, je vous le garantis, le travail par exemple à Toulon est très difficile. Mais pourquoi ?
Parce qu'on a de réelles difficultés financières pour accompagner cette démarche là. Parce que la question de la mise en réseau des universités, de leur organisation, elle est assez récente. En fait, moi j'ai vu apparaître cette volonté de travailler en réseau avec le Covid parce qu'on a travaillé avec le Covid sur la coordination des actions auprès des étudiants et on s'est aperçu qu'en fait on travaillait bien ensemble et face à la situation financière qui s'aggrave, on s'aperçoit peut-être, c'est peut-être la vertu de cette situation que en travaillant mieux ensemble et bien on ira plus loin.
Ça paraît évident, mais il faut l'organiser pour les contrats d'objectif de moyens et de performance. Par exemple euh sur la région sud, nous avons prévu nos quatre présidents d'avoir un paragraphe commun à nos quatre comptes. C'est voilà, je pense que d'autres le feront mais c'est une première que d'assumer deux universités de Lorev, deux universités UDIS qui vont se écrire la volonté d'avoir une intelligence collective autour de nos missions. c'est finalement peu de choses mais pour l'écrire il a fallu un chemin assez long.
Donc je suis vraiment persuadé que nous sommes sur la bonne voie et par rapport à cette ce que vous appelé peut-être de vos vœux euh d'un regroupement supplémentaire des universités, je me permets de tirer la sonnette d'alarme. cette situation là pourrait aurait de fortes chances d'amener à une perte de lien avec les territoires et parfois les territoires les plus déshérrités. Le président de France université nous disait la semaine dernière qu'il y a 119 universités dans ce supérieur qui sont membres de France de France université.
Vous pensez que c'est la c'est la bonne George que nous on est arrivé en équilibre. Vous pouvez en tout cas c'est ce qu'il m'a dit assez fortement la semaine dernière. Il vous J'ai bien écouté sa réponse.
Je répondrai autrement. Je ne sais pas quel serait le juste nombre d'universités par rapport à notre territoire. Mais avant de passer à un autre modèle, proposez-nous la solution pour que notre jeunesse qu'il faut parapoi aller chercher loin dans les territoires ne soient pas laissé de côté pour que les entreprises PMETI qui ont parfois du mal, qui n'osent pas accéder au laboratoire de de recherche des grands pôles universitaires, garantissez-nous qu'ils auront ce lien-là.
Il y a des universités qui n'osent pas franchir les portes de l'université de Toulon alors qu'on a une université de proximité. Donc régulièrement, je fais des visites de nos plateformes, des entreprises, des entreprises, pardon, je vous avez fait l'apsus l'apsus mais donc des des partenaires socio-économiques qui n'osent pas ou qui ne pensent pas à venir nous voir alors qu'on a la réponse à leurs besoins. Imaginez la conséquence d'un regroupement supplémentaire des universités par rapport à ces territoires là.
Croyez-vous, monsieur le sénateur, qui a appelé à une prise en compte du niveau départemental que le département que les métropoles seraient aussi bien écouté si on allait vers un regroupement supplémentaire. Donc en l'absence d'un autre modèle, je pense que nous sommes sur la bonne voie et des évolutions sont possibles. Rien n'est impossible mais mais vraiment le le big is beautiful est derrière nous et on a vu que généralement ça coûtait plus cher et que humainement c'était beaucoup plus douloureux.
Si je peux me permettre juste pour qu'il y ait qu'on soit précis. Pardon ? D'accord.
Non mais c'est juste pour rebandir 3 secondes le droit syndical. Vous vous avez parlé vous avez parlé de fusion. On peut fusionner sans sans déplacer l'université locale vers la la grande université.
Non, vous pensez que non. Non. Euh en Laoren, il y a une fusion entre l'université de Nancy et celle de mess.
Euh le résultat le résultat est plutôt je pense que madame Boulanger vous en a parlé. Le résultat n'est pas mal. Oui, il est très bien.
Il est pas mal. Je ne dis pas qu'il est très bien. Il n'est pas mal.
Donc on peut pas dire que c'était un échec en tout cas. Voilà. Ah non.
Ah non non. Le l'université de Laoren n'est pas un échec mais c'est un cas très particulier. un nom incroyable de campus sur plusieurs régions par rapport à tout ce que nous avons dit.
Ce n'est pas ce n'est pas rien. Alors que parler de fusion, ça se fait dans sauf erreur de ma part quasiment tous les autres cas autour d'un point central qui absorbe qui attire qui attire le reste ou bien alors ça impliqu voilà mais mais merci en tout cas de ces échanges très très ouverts mais je défends tout à fait les et toutes ces questions Hein ?
Laurence Garnier