Emmanuel Macron : «Soit vous cédez, soit vous partez», lance Éric Coquerelle
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 58 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Quel enseignement tirez-vous de cette journée ? Appelez-vous à la poursuite du mouvement ?
- 1:04RelanceRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon disait que ça risquait de se reproduire toutes les semaines. Ça veut dire que vous appelez à la poursuite du mouvement ?
- 6:16OuverteRéponse directe
Vous mettriez à la place de Parcoursup, Eric Coquerel, par exemple ?
- 7:02OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on revient sur le bac aussi ? Est-ce qu'on donne le bac aujourd'hui à tout le monde ?
- 12:13OuverteRéponse directe
Vous lui répondez quoi, Éric Coquerel ?
- 12:48FerméeÉludée
On imagine que ce sera pour des faits caractérisés.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:06InvitéFait
« C'est non seulement autant à Paris que la semaine dernière, dans des conditions où tout était fait pour que les gens n'aillent pas manifester, on y reviendra peut-être. »
- 3:28InvitéFait
« qui demandent que les lycéens et les étudiants voient leurs revendications... »
- 4:40InvitéFait
« Du côté des salariés, il y a le fait d'avoir de l'augmentation des salaires, parce que le problème du pouvoir d'achat qui se pose depuis deux ans pour tout le pays, et depuis plusieurs années pour les salariés, devient évidemment un problème majeur, plus le blocage des prix, par exemple des carburants, qui continue à augmenter. »
- 5:20InvitéFait
« Avec une conséquence politique, si le gouvernement ne sait pas, Macron doit partir. »
- 6:38InvitéFait
« Donc déjà, il y a un problème global de budget. »
- 6:46InvitéPromesse
« Deuxièmement, le fait que dès que vous avez votre bac, vous avez un système qui vous garantisse de pouvoir poursuivre vos études si vous le souhaitez dans le supérieur. »
- 12:53InvitéFait
« C'est une loi liberticide ? Bien sûr, c'est une loi liberticide et qui est contraire au code pénal puisque je vous rappelle que dans le code pénal, on explique que c'est la personne qui est responsable qui peut juger et non pas des tiers. »
- 24:51InvitéChiffre
« Le texte part au Sénat avant de revenir plus tard à l'Assemblée. Vous pensez qu'on ne va pas avoir de budget cette année, M. Coquerel ? »
- 25:21InvitéFait
« D'abord, ils vont essayer de faire un 49-3. Ça, ça me paraît certain parce qu'ils n'ont pas de majorité pour faire voter leur budget. »
- 27:16InvitéFait
« on est au bord de la crise financière avec un intérêt qui explose »
- 30:29InvitéFait
« je pense que la dette était un faux problème »
- 30:44InvitéFait
« les taux d'intérêt étaient faibles et qu'en réalité c'est toujours le cas aujourd'hui »
- 32:37InvitéChiffre
« l'année dernière en 2025 l'Allemagne était à 0,3% de croissance nous on était à 0,9% de croissance »
- 43:20InvitéPromesse
« mon premier combat c'est de faire en sorte qu'il ne gouverne pas et qu'il ne préside pas ce pays »
Temps de parole
- Invité74 %
- ?9 %
- Présentateur8 %
- Locuteur 55 %
- Invité 24 %
≈ 22,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Europe
1. 10h-11h.
Le Grand Rendez-Vous Europe 1. CNews. Les Echos.
Pierre Devineau.
Bonjour
et bienvenue au Grand Rendez-Vous CNews Europe 1. Les Echos. Bonjour Eric Coquerel. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes député insoumis de Seine-Saint-Denis, président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale. Vous intervenez ce matin au lendemain de l'acte 2 des manifestations partout en France. Quel enseignement tirez-vous de cette journée ? Appelez-vous à la poursuite du mouvement. La loi Casseur-Payeur arrive également au Sénat cette semaine. Nous vous interrogerons là-dessus. Nous reviendrons sur la tuerie de Trappes, sur le budget et bien sûr sur la présidentielle avec les derniers sondages. Et pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont des Echos.
Bonjour Stéphane. Bonjour. Et Mathieu Bocoté. Bonjour Mathieu. Bonjour. 289 actions hier sur toute la France contre 430 la semaine dernière, 410 000 manifestants, 110 000 à Paris, 70 000 forces de l'ordre mobilisées, 3 blessés graves, Toulouse, Clermont, Poitiers, 1000 interpellations. Hier vous étiez dans le cortège parisien,
on
vous a vu avec Jean-Luc Mélenchon,
vous
étiez juste derrière. Jean-Luc Mélenchon qui disait que ça risquait de se reproduire toutes les semaines. Ça veut dire que vous appelez à la poursuite du mouvement ?
Ah mais nous on appelle à soutenir ces mobilisations qui sont appelées d'abord par les syndicats étudiants, lycéens,
par
les syndicats de salariés et qui vont se poursuivre à partir notamment du 5 novembre. Donc pas
la
semaine prochaine
? Qui
vont se poursuivre à partir du 5 novembre avec un appel à la grève générale de la CGT et des autres syndicats d'ailleurs, ce qui est quand même à noter. Parce que la dernière fois où un mouvement de cette ampleur a été rejoint par un appel à une grève générale, c'était il y
a
plus de 50 ans. Donc si vous voulez, on voit bien l'ampleur de la situation dans laquelle nous sommes. Et hier, vous citez les chiffres de la préfecture, enfin les chiffres du gouvernement, les chiffres des syndicats, des organisateurs. C'est non seulement autant à Paris que la semaine dernière, dans des conditions où tout était fait pour que les gens n'aillent pas manifester, on y reviendra peut-être. C'est-à-dire 250 000 personnes et en France 800 000 personnes. Ça veut dire que malgré des chiffres de la CGT, c'est pas les chiffres du
ministère de la CGT, chacun de ces chiffres,
d'accord, mais je le dis. Donc malgré des mesures absolument contraires au droit de manifester, interdiction de manifester, parce que c'est un droit constitutionnel de manifester, je vous le rappelle. Donc quand vous interdisez des manifestations, non seulement vous créez potentiellement de la paiaille, parce que les manifestations ont lieu quand même, et dans ces cas-là, évidemment, c'est plus générateur de
possibles
incidents. Non, je parle pas de ça, je parle des manifestations qui ont carrément été interdites, je pense, dans des villes comme Lyon, Bordeaux, etc. Plus les changements d'itinéraires, vous l'avez dit,
c
'est-à
-dire
à Paris, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y avait un itinéraire qui existait jusqu'à vendredi soir, et le samedi matin, on apprend qu'il est déplacé. Vous conviendrez que, dans le contexte, pour les organisateurs, c'est pas très simple de s'organiser, et malgré tout, il y a une très grande discipline, à la fois des organisations comme la nôtre, des syndicats, mais surtout des manifestants, qui ont rejoint le point totalement inédit, pour bien comprendre, nous a fait manifester ce qui n
'est
jamais vu à Paris sur les extérieurs, et pour rejoindre malgré tout, tous, ce point de départ, et faire une véritable marée humaine. Donc moi, ce qui m'apparaît essentiel, c'est que
le
nombre de personnes qui contestent la politique de gouvernement, qui demandent que les lycéens et les étudiants voient leurs revendications... Là,
on est
bien décidé.
Là,
des lycéens et des
étudiants.
Oui,
mais
je continue. Et les salariés qui ont rejoint ce mouvement, également, par rapport à la vie chère, au blocage des prix, etc., ça continue à être tout aussi important, malgré la répression, la manipulation, les provocations du gouvernement. Donc moi, je vais vous dire une chose, la conclusion de tout ça, c'est que pour bien connaître qu'on a des mouvements de cette ampleur, notamment qui ont, j'allais dire, la jeunesse qui entretient le mouvement par sa mobilisation, en général, soit vous cédez, soit vous partez. C'est ça qui va se poser comme question,
bien sûr, M. Lachon a proposé, mais il a raison. C'est
-à-dire, c'est
-à
-dire, imaginons la liste des pistes, c
'est-à-dire à quoi
vous devez céder pour qu'elle est... Elle est assez connue, si vous voulez. Du côté du mouvement lycéen-étudiant,
il
y a l'abrogation de Parcoursup, il y a le fait de mettre 10 milliards d'euros, en tout cas de l
'argent de manière
significative, dans le budget, pour faire en sorte qu'il y ait un enseignant dans
les classes.
Oui, mais vous me demandez là, pour l'instant, vous
voyez par
séquence. Après, on va discuter sûrement de la faisabilité, pour vous, de cette histoire. Mais il y a ça. Du côté des salariés,
il
y a le fait d'avoir de l'augmentation des salaires, parce que le problème du pouvoir d'achat qui se pose depuis deux ans pour tout le pays, et depuis plusieurs années pour les salariés, devient évidemment un problème majeur, plus le blocage des prix, par exemple des carburants, qui continue à augmenter. Voilà, les revendications sont connues. Le
gouvernement peut y répondre.
Oui,
mais
parce
que
le mécontentement est global par rapport à ce que vit le pays, ce qui est normal. Avec une conséquence politique, si le gouvernement ne sait pas, Macron doit partir. Le
président Macron, il va partir. Je vais vous donner une chose. Aujourd'hui,
vous avez plein de macronistes qui le disent, qui disent, finalement, il vaut mieux qu'il parte avant, tellement la situation
devient pénible. Donc, vous voulez
une présidentielle anticiper, c'est ça ? Moi, je ne veux rien. Je vous dis simplement que si M. Macron ne répond pas, ce qu'il aurait déjà dû faire depuis longtemps, parce que plus il tarde, plus l'addition va être importante. Et quand je
dis
M. Macron, c'est que lui-même est apparu à la télévision, donc il s'est mis au premier rang pour rien dire, d'ailleurs. S'il ne répond pas, à un moment donné, vous allez voir que le mot d'ordre va changer. Et le mot d
'ordre,
ça sera qu'il parte. C'est logique. Ce que dit le président Macron, il a dit samedi dimanche soir à la télé,
c
'est de dire qu'il y
a
une campagne électorale, les Français vont se prononcer dans six mois, laissons la campagne électorale.
Mais ça, c
'est des choses que ne peuvent pas comprendre les gens qui, concrètement, ont leur pouvoir d'achat, qui fait qu'ils n'arrivent plus du tout à finir leur fin de mois. Les lycéens qui font leurs études dans des conditions absolument anormales et en plus avec une sélection à l'entrée de l'université, avec Parcoursup qui est irrationnel et qui en laisse des milliers sur le carreau. Vous mettriez à la place
de Parcoursup, Eric Coquerel, par exemple
?
Moi, je mettrais déjà... J'ai reçu le philibet de l'enseignement supérieur.
Parcoursup,
c
'est quoi ? Parcoursup,
c
'est qu'on adapte
le
nombre de bacheliers qui peuvent aller à l'université au nombre de places dans les universités. Moi, je pense qu'il faut faire l'inverse. Il faut adapter le nombre de places dans les universités au nombre de bacheliers qui peuvent y aller. Donc déjà, il y
a
un problème global de budget.
C
'est pour ça que nous, on demande la création de 250 000 places dans les universités. Deuxièmement, le fait que dès que vous avez votre bac, vous avez un système qui vous garantisse de pouvoir poursuivre vos études si vous le souhaitez dans le supérieur. Après, il y a d'autres filières, mais elles
sont déjà empruntées. Vous voudriez qu'il y ait de la place
pour tout le monde, en fait. Comment ? Vous voudriez qu'il
y ait
de la
place
pour
tout le monde ?
Pour l
'instant, c'est
le cas, excusez-moi. Donc, soit on revient sur ce problème, mais pour l'instant, c'est le cas.
Est-ce qu
'on
revient sur le bac aussi ? Est-ce qu'on donne le bac aujourd'hui à tout le monde ?
Mais on ne donne pas le bac
à
tout le monde. C'est qu'il se trouve que, contrairement à ce qui est dit quand même, le niveau de formation, d'éducation de nos jeunes, d'un point de
vue
massif, a largement progressé par rapport à une trentaine d'années en termes de masse.
Vous ne croyez pas que le
niveau du bac en tant que tel a baissé
?
Non, non, je ne crois pas. C'est une illusion ?
Oui, c'est une illusion. C'est une illusion, bien sûr.
Simplement, il y a plus de gens aujourd'hui,
et
c'est tant mieux. Ça fait partie de l'élévation de la formation et de
l
'éducation de notre population.
Donc, vous
et moi, quand on a passé le bac, on a passé toutes les matières au bac. Aujourd'hui, il ne passe plus toutes les matières. Il y
a
une grande partie,
c'est le contrôle
continu. Ça,
c
'est autre chose. Ça, ça remet en question le contrôle continu. Mais même avant... Vous le remettriez
?
C'est pas lié à ça. C'était le projet, notamment, où Lionel Justemin avait souhaité, je crois que
c
'était 80% à l'époque de Bachelier. Bon, ben, on y est. Et c'est une bonne nouvelle. Ça veut dire que notre population est mieux formée, mieux éduquée, etc. Donc, considérons que c'est un des principaux potentiels de notre pays, de former des personnes qui vont pouvoir accomplir des métiers qualifiants, etc. Donc, arrêtons de nous
inquiéter
par rapport à ça. Par exemple, chez nos voisins suisses, par exemple, il y a un tiers des jeunes qui n'ont pas le bac et qui ont des métiers tout à
fait
qualifiés.
Mais
chez nous aussi...
Mais attendez... J'ai l'impression qu'en France, quand
on n'a pas le bac, c'est honteux. Vous voyez ?
Non, c'est pas ça du tout. Alors,
en
fait,
c'est dommage.
Alors, on pourrait revenir aussi en question que, de l'autre côté, par exemple, vous remarquez que les lycées professionnels sont complètement dévalorisés, sont moins financés, il y en a moins qui sont construits. Oui, bien sûr, en France. Donc, moi, je ne dis pas que forcément, si vous n'avez pas le bac, vous êtes fous, c'est pas ça. Mais si vous
avez le bac, si vous avez...
Non, si vous avez le bac, vous devez pouvoir avoir le choix de continuer à vos études. Oui. Voilà. Et en plus de ça, parce que je vois bien l'idée qui est derrière.
L'idée qui
est derrière... Attendez, c'est moi finir. L'idée qui est derrière, c'est le fait qu'en réalité, beaucoup de jeunes qui ont le bac et qui veulent poursuivre les études n'ont pas le niveau. C'est ça qu'ils font une petite musique. Mais je vous assure qu'avec Parcoursup, les milliers de
personnes qui sont... C'est complètement effacé comme affirmation.
Les milliers de personnes qui sont... Moi, j'en vois, il y en a plus de 500, par exemple, en Seine-Saint-Denis. Mais ils ont largement le niveau. Ce n
'est
pas ça le problème. C'est que Parcoursup est un engin, un outil
totalement irrationnel. Mais Parcoursup, il faut le remplacer.
Parce que les lycéens,
leur revendication, c'est l
'abrogation de Parcoursup. Est-ce qu'il faut abroger Parcoursup ou est-ce qu'il faut le réformer
?
Il ne
faut
pas réformer Parcoursup. Il faut le remplacer par un autre système qui permet de faire en sorte que vous ayez la garantie, si vous le souhaitez, de poursuivre vos études dans les universités. Et d'ailleurs, je vais vous dire une chose. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que comme vous avez plein de ces jeunes qui peuvent tout à fait ambitionner de poursuivre des études supérieures, et bien c'est les écoles privées aujourd'hui qui sont en train, les universités privées autres qui sont en train d'en profiter parce que les gens finalement n'ont pas d'autres moyens de classe moyenne notamment de faire. Donc c'est un système qui ne fonctionne pas.
Je reviens, excusez-moi, je comprends l'importance du sujet, mais je reviens. Donc ça fait partie des revendications. Et très sincèrement, moi je ne comprends même pas le gouvernement parce qu'ils sont
dans une situation... Ça fait longtemps que vous ne
comprenez pas.
Oui, mais
là, même, j'allais dire tactiquement, parce qu'ils sont dans une situation où de toute façon, il va falloir qu'ils cèdent. Moi, je vais vous dire quelque chose, ils ne pourront pas faire autrement. Et l'abrogation de par conçu, ils pourraient très bien dire, bon ok, nous, il va y avoir une élection que chaque candidat à la présidentielle donne le système qu'il souhaite pour aller à l'université, et en attendant, le système tel qu'il est, nous l'abrogeons et ça se charge à la prochaine majorité de le faire. Très franchement, j'ai compris, il y a des questions un peu de calendrier haute, mais
c'est rien... Le temps de l'abroger,
on sera déjà à la présidentielle. Ben non, il suffit de l'abroger maintenant. Mais que faites
-vous de tous ces professeurs
qui ont témoigné quand même au fil du temps des gens de gauche,
de
centre, de droite, au-delà de l'idéologie, qui disent qu'il y a 10 ans, leurs élèves étaient d'un certain niveau, 15 ans, 20 ans, et aujourd'hui, c'est tout autre chose. Est-ce que ce sont des témoignages que vous balayez du revers de la main
?
Non, je ne le balaye pas du revers de la main pour une bonne raison.
C
'est que les conditions aussi, aujourd'hui, d'études dans les lycées sont beaucoup moins bonnes qu'il
y a 10 ans. L'intérêt
minimal pour la littérature,
la violence contre la... Du fait que vous ayez des conditions matérielles,
du fait que vous ayez un manque d'enseignants, bien évidemment. Mais globalement, ce n'est pas vrai de dire. Et d'ailleurs, il suffit de voir le mouvement et, j'allais dire, le talent qui s'exprime dans le mouvement au lieu d'avoir sans arrêt de s'apesantir sur les images de violences, etc. Vous avez un talent dans ce mouvement qui montre bien qu'on a des jeunes qui sont, en réalité, qui ont beaucoup de talent. Ça l'exprime aussi. Donc arrêtons cette espèce de déclinissement. On se retrouve dans un instant
avec Éric Coquerel au Grand Rendez-vous.
Suite
du Grand Rendez-vous avec Éric Coquerel, député insoumis et président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale. Les commerçants ont été durement touchés une nouvelle fois dans ces manifestations. Une grande bijouterie de Nantes, par exemple, a été pillée. Le projet de loi casseur-payeur arrive au Sénat mardi. Le rapporteur, le sénateur David Marguerite, ce matin sur Europe 1, prévoit de faire payer et les parents prendre sur les allocations familiales sinon de prévoir des échelonnements pour ceux qui ne pourraient pas payer tout de suite. Vous lui répondez quoi, Éric Coquerel ?
Écoutez, il y a déjà une loi casseur-payeur,
je
vous fais remarquer, qui fait en sorte que quand vous êtes pris en train effectivement de casser et que vous en êtes responsable individuellement, on peut vous demander de payer. là, ce n
'est
pas ça, c'est une loi non casseur-payeur. C'est-à-dire que vous êtes dans une manifestation, en plus vous êtes une organisation, il y
a
de la casse, on peut considérer que vous êtes co-responsable de cette casse et venir vers vous. Donc, si on le prend jusqu'au bout vu les risques courus avec une répression toujours plus accrue, ça peut être au bout d'un moment carrément la fin des manifestations parce que personne ne vous rapprend de cette responsabilité.
On imagine que ce sera pour des faits caractérisés. Ce
n'est pas ça le problème. Je vous dis ce
qu'il
y a
dans cette loi.
C'est une loi
liberticide ? Bien sûr, c'est
une
loi liberticide et qui est contraire au code pénal puisque je vous rappelle que dans le code pénal, on explique que c'est la personne qui est responsable qui peut juger et non pas des
tiers. Ça
sera
au
conseil constitutionnel de juger si c'est liberticide.
Oui, oui, mais moi, vous me donnez mon avis, vous ne vous interrogez pas le conseil constitutionnel en ce moment. Après,
je vous dis
que c'est liberticide, contraire au code pénal et que, en réalité, c'est un... Ça fait toujours partie de ce que fait le macronisme depuis maintenant des années. C'est-à-dire qu'il a des mobilisations sociales toujours plus fortes, toujours plus importantes par rapport à une politique qui produit des inégalités comme jamais et qui a un bilan économique catastrophique. Et la manière de répondre, ce n
'est
pas de donner satisfaction à ceux qui se mobilisent, c'est toujours plus de répression. Donc voilà, on continue par ce biais. Mais là,
c
'est l'inaire. Vous me
guérez, vous me guérez, vu les décisions qui sont prises... C
'est le huitième, cela dit, c
'est
ceux qui pillent,
ceux qui attaquent les policiers. Je viens de vous dire,
je viens de vous dire une chose, c'est que cette loi n'est pas ça. La loi réprimer les casseurs, comme vous dites, elle existe déjà.
J'entends, mais quand
la police, par exemple, quand les différents services d'ordre cassent les casseurs, c'est légitime.
Non, mais là, vous me donnez un autre sujet, là. Je
l'ai pris comme c'est dit, quand même.
Vous me passez de la loi. Alors, je vais vous répondre par rapport à ça, puisque là, vous me parlez de la police. Oui,
les différentes forces de l'ordre.
Je pense que la police doit toujours agir en proportionnalité par
rapport à ce qu'il y a en
face. D'accord ? En 68, le préfet Grimaud, par rapport à des événements où je vous assure que les policiers s'en prenaient beaucoup plus que les policiers actuels, parce qu'aujourd'hui, c'est des cailloux, à l'époque, c'était des pavés, aujourd'hui, c'est des feux d
'artifice, à l'époque, c'était des
cocktails Molotov, et le préfet Grimaud explique et dit qu'un policier qui frappe un homme à terre se déshonore et déshonore toute la profession. Aujourd'hui, on a une situation
où, on a une
situation où, après 8 éborniers, 2 visages fracassés, 5 personnes amputées, 14 blessés graves et 1 mort dont on n'a toujours pas élucidé comment il était décédé la semaine dernière, on a un Premier ministre qui explique que ce sont des accidents et il
n
'y a
pas de
répression policière. Donc, je vous réponds, je pense que la gestion du maintien de l'ordre est une gestion absolument catastrophique qui ne fait qu'en venir les choses, qui ne fait qu'aggraver les choses et qui, en plus, comme les dernières parce que la semaine dernière c'est totalement un fiasco, mais les conditions pour faire en sorte qu'au bout d'un moment tout ça devient incontrôlable. Hier, ce n'était pas un peu mieux
?
Mais pourquoi c'était mieux ? Il y avait plus de policiers ? Non, non,
non,
ce n'est pas à cause de ça. Il y avait
70 000... C'était
mieux, je vais vous dire pourquoi c'était mieux à Paris, c'est qu'il y a toute une réflexion dans le mouvement social chez les jeunes et que la réponse qui a été donnée c'est de ne pas tomber par rapport à ce qu'on souhaitait qu'ils fassent. parce qu'en interdisant
la manifestation au
dernier moment à Bastille, mais ça, c'est-à-dire des images de violence dont vous pourrez après vous répéter pour dire finalement, voyez, c'est ça le mouvement,
etc.
Vous ne les choisissez,
cher monsieur.
C'est-à-dire, vous les choisissez, vous les choisissez. Quand, par exemple...
Non, non,
non, je vais vous répondre. Oui, je vais vous répondre. Quand vous, mais vous n'êtes pas les seuls. Il n
'y a
pas longtemps, j'étais sur une de vos chaînes concurrentes et je leur ai dit la même chose. Vous avez un mouvement lycéen, par exemple, et vous choisissez de mettre 40 minutes en direct sur un feu de poubelle au lieu d'aller interroger les gens qui font ce mouvement, pourquoi ils le font, etc. Vous choisissez vos images. Vous
réduisez ce qui s'est passé à des feu de poubelle.
Je vais aller jusqu'au
bout.
Vous donnez des exemples plus loufoques. Seulement, CNews le fait, mais il y
a
d'autres chaînes qui le font. Quand, par exemple, hier, prenons hier, c'est intéressant, on a une manifestation absolument massive. D'accord ? À la fin, il y a, si je prends les chiffres, prenons même les chiffres de la préfecture, vous avez des heurts qui concernent 0,5%, 500 personnes,
c
'est ce que dit la police, des manifestants. Toutes vos télés étaient en direct là
-dessus,
le moindre chose, etc. Et vous avez passé beaucoup, laissez-moi finir, vous avez passé beaucoup plus de temps que sur la mobilisation elle-même extrêmement massive. Donc, vous faites un choix et vous renvoyez même aux manifestants
quelque chose, c'est-à-dire, qu'est-ce qui les valorise ? Je pense que vous avez une responsabilité très fort. Ils se font agresser
et ça s'est déjà vu, aujourd'hui. Comment ? Nos journalistes se font agresser quand on va interroger. Oui, oui, bah oui, mais oui, vous dites quoi
? Bah
écoutez, quelque part, vu le travail que vous faites à certains moments, vous savez, ils l'ont bien cherché ? Quel travail ? Le travail, je viens de vous l'expliquer.
Le travail que vous
faites, c'est que vous donnez
une image... Ils l'ont bien cherché ? Non,
alors arrêtez. On va laisser
les réponses. D'accord,
oui, oui, oui. Je dis simplement, d'abord, vos journalistes ne sont pas agressés, mais souvent, effectivement, les gens ne veulent pas leur répondre, pas qu'à vous maintenant.
Vous dites
qu
'il
faut aller chercher les réponses des gens ? Mais parce que
vous
entretenez parce que vous couvrez, vous entretenez parce que vous couvrez, vous, c'est news, mais pas vous, que c'est news. Pour une fois, vous êtes malheureusement rejoint par d'autres chaînes de
T qui font la même chose. Ils sont pas tapés
sur la tête. Mais d'accord, mais quand vous renvoyez sans arrêt une couverture de mouvement qui, quelque part, donne une image totalement faussée de
celui-ci... Vous
ne posez pas des questions, vous aviez un biais idéologique de la manière très faite de ce mouvement.
Mais
c
'est
ce que vous pensez, M. Coquerel.
Donc, comprenez que
les lycéens n'ont pas l'impression d'avoir une ou plusieurs chaînes d'information qui couvrent de manière objective leur mouvement. Ils ont l'impression et ils ont raison d'avoir un outil
idéologique
au service, finalement, de ceux qui
veulent contrer ce mouvement et
qui entretiennent le discours du gouvernement, qui veulent réduire ça à une question de violence, de répression, pour oublier qu'on a, hier, eu une des manifestations comme la semaine dernière les plus importantes de l'histoire de ce pays et qu'il conviendrait peut-être de donner une réponse politique.
Est-ce que
ça justifie la violence ? Mais la violence,
c
'est jamais... Alors, je vais vous dire une chose. Nous, on a toujours considéré que
la
violence n
'est
jamais justifiée.
Les
gens viennent nous contrer.
Pas toujours, M. Bagayoko a des propos complexes. Non, mais
non, arrêtez. Mais pourquoi arrêtez ?
Parce que c'est faux. Mais
vous
le
dites vous-même. M.
Bagayoko dit
que la violence est
légitime, mais il faut chercher ou non ?
Je ne vais
pas vous répéter vos violences
racistes que vous avez laissées sur ces news vis-à-vis de M. Bagayoko il y a encore très peu de temps
avec certains... Mais je vous parle puisque
vous venez
sur ce terrain. M. Bagayoko dit que la violence est légitime, mais pour social l'éviter. Vous venez sur ce terrain. Vous
entretenez une violence à travers ce que vous laissez faire à certains de vos éditorialistes avec des sorties racistes sur lequel d'ailleurs vous venez d'être condamnés par l'ARCOM à nouveau... D
'accord ? Vous ne parlez de violence
et
je vous dis
que
la violence...
Votre violence vous c'est les mots. Votre
homme et que M. Bagayoko dit la violence est légitime, M. Bagayoko, il a
passé des jours,
j
'y étais, je peux vous le dire. Non, non, vous n'avez pas coupé alors que M.
Bagayoko a
passé des jours et j'y étais à faire en sorte de s'interposer pour que par exemple devant des lycées de Saint-Denis où on était ensemble, on permettent de calmer les choses et d'éviter les heurts entre les manifestants et les policiers qui étaient souvent très agressifs. Il a passé des heures là-dessus. Il est interrogé à un moment donné, je vais vous dire sur quoi, sur le jeune qui avait eu le visage fracassé de 14 ans par un policier à bout portant. Fracassé, à vie, d'accord ? Et sa réaction, c'est de dire que quand il y a quelque chose comme ça, penser qu'il ne peut pas y avoir une violence en face, c'est compliqué, évidemment c'est légitime et il ajoute
mais ce n'est jamais,
mais ce n'est pas, ce n'est évidemment pas ce
dans quoi
on s'inscrit. Alors, voilà exactement la terminologie, il n'a pas expliqué qu'il justifiait la manière de la violence de la guerre globale. Il
parle d'un fait
précis où quand vous êtes...
On peut déformer les citations
de vos profs-drams. Mais non, mais non. Est-ce que je peux avoir
la réponse à ma question ? Est-ce que ça, c'est un des
comptables sur les gens ? Mais je ne
sais
pas, je ne
suis
pas indigné. Je dis, vous continuez votre travail, votre
travail, et salir un mouvement et après
vous
étonnez
que les personnes qui sont dans le mouvement n'aient pas envie de voir manipuler les choses.
Mais on manipulerait du temps de faire notre travail.
Monsieur Coquerel, vous venez bien sur notre plateau, vous venez bien répondre à nos
questions.
Me faites pas regretter deux secondes, je viens uniquement, vous savez que c'est la dernière émission,
on
vient maintenant, parce qu'il y
a
les échos, parce qu'il y
a
d'autres médias. Me faites pas regretter de venir, parce que si vous avez
cette question,
je vous réponds sur votre responsabilité, je vous réponds sur les
journalistes.
Vous me dites, est-ce que vous justifiez les violences ? Alors d'abord, j'aimerais bien avoir la liste des violences de vos journalistes comme je viens de vous donner. On vous la donnera. On vous la donnera. Voilà, avec le même niveau. Parce que là, vous n'avez pas réagi sur la liste que je vous ai donnée. C'est quand même pas rien. Non,
mais je vous ai
5 ans plus T, 14 blessés.
Je peux
vous dire qu'un policier a eu 60 jours d'ITT parce qu'il a reçu un pavé dans les testicules. Voilà, par exemple.
Je vous
dis une chose, moi, je ne justifie
pas la violence. Mais
quelle
qu'elle soit, donc y compris s'il
y a
de la violence physique, si les
journalistes
avérent par rapport à vos journalistes que vous arrivez à me la monter, et je ne la justifie
pas. Là, ce sont des violences.
Est
-ce que ce sont les journalistes qui ont provoqué les violences que vous m'avez dit dans votre liste ? Vous n'avez pas envie
de voir une chaîne comme CNews sur leur mouvement. Vous ne répondez pas.
En
réalité, vous salissez leur mouvement et vous traitez.
Vous salissez les
égales
ne pas reprendre une propagande.
Non, monsieur Coquerel, on est bien d'accord, ce ne sont pas les journalistes qui ont
provoqué
ces violences. Monsieur Coquerel, vous le déformez.
Les filles doivent contrôler la ligne
éditoriale où
la manière
dont
une
caméra est
placée.
C'est une conception originale de la liberté de l'information.
Les gens qui regardent votre télé, qui viennent sur votre télé, jugeront de la manière dont vous traduisez un mouvement.
Que je sache... Vous venez de vous être invité.
Juste, la liste que vous m'avez donnée, ce ne
sont
pas les journalistes qui ont fait ça, qui ont fait ce carnage. C'est parce que je vous dis... Vous me dites... Vous me parlez, vous
me demandez... Vous me
demandez sur les réactions par rapport à des journalistes... Journalistes qui viennent et
qui interrogent les manifestants
et qui se font taper dessus. Écoutez, ça, j'ouvre déjà la confirmation. On le montre tous les jours. Non, mais donnez-la moi. On va vous donner la liste. Non, mais donnez-la moi.
Vous avez la phrase
renseignée pour la police. Moi, je suis très renseigné. Vous l'avez pour vos journalistes. Vous devez le savoir.
Donc, en réalité, on vous dit n'importe quoi. Non,
pas
n'importe quoi. Je ne vous permets pas de dire ça,
M. Pecret.
Mais
écoutez, vous me donnez... Attendez, moi, je vous donne des faits précis. Vous êtes capable de donner un fait précis par rapport à un policier. Je
vous demande... C'est un enregistrement... Les
journalistes ont été agrissés. Vous devez donc être capable de me donner, par exemple, le nombre de jours d'ITT de ces journalistes. Eh bien, je
vous les donnerai.
D'accord. Mais donc, tant que vous ne les avez pas donnés, je vais d'abord considérer une chose parce que ça... Qui
n'ont pas été agrissés. Je vous confirme. Je
vais vous confirmer une chose. C'est que les lycéens et tous ceux qui sont dans des mouvements en général depuis des années et qui voient au fur et à mesure arriver ces news pour qu'après, les images qui soient utilisées dans un suivi de ces... Ne me regardez pas comme ça. Dans un suivi de ces manifestations qui déforment totalement la réalité, qui exacerbe, qui quelque part, à
un moment donné, ne valorent en
réalité que les violences qui sont toujours... Ce
sont des faits.
Non. C'est une
vision totalement... Ce serait mieux que LFI TV commande les autres
médias qui se
sont fait agréter aussi. Ce
sont des faits. Et vous avez raison. C'est pour ça que ces news vient d'être condamnés pour racisme par l'ARCOM. Vous avez des faits. Vous n'avez pas de ligne éditoriale. Ce serait
mieux que LFI TV cadre
les propos,
raconte les manifestations,
raconte les événements. On commence à le comprendre quand même.
Je crois que chacun aura compris ce que je veux dire.
Il
suffit de regarder
permanence. Ce que je comprends, c'est ça. Ce que je comprends, c'est votre tentation autoritaire. Si vous décidez de transformer cette
émission de cette façon-là, je vous réponds, je pense que vous avez un rôle qui est de faire en sorte quelque part de calomnier ces mouvements, de faire en sorte de déformer ces mouvements en permanence, de faire en sorte, en plus, de les tirer souvent sous un biais raciste par rapport
à ces mouvements. Non, monsieur, attendez, c'est très grave que vous dites ça. Oui, mais je le dis. C'est très
grave. Qu'est-ce qu'il dit l'ARCOM ? Vis-à-vis d'autres lignes éditoriales
?
Vous
n'avez pas été condamné pour 200 000 euros ?
C'est sûr que oui. C'est très grave que vous dites.
C'est peut-être très grave, mais vous, votre couverture est très grave. Non, elle n'est pas très grave puisque vous venez et vous exprimez ici.
Et
on marque une pause dans le Grand Rendez-vous.
A
tout de suite. Retour du Grand Rodeo avec Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis et président de la Commission des Finances. Et sur le budget, vos questions, Stéphane Dupont.
Oui,
alors la semaine dernière, les députés ont rejeté la partie recette du budget de la Sécurité Sociale. Le budget de l'État revient dans l'hémicycle cette semaine. Ça va se terminer pareil. Probablement, les députés vont rejeter la partie recette. Le texte, ils ne
vont
pas examiner la partie dépense. Le texte part au Sénat avant de revenir plus tard à l'Assemblée. Vous pensez qu'on ne
va
pas avoir de budget cette année, M. Coquerel ? C'est très mal parti. Déjà, on a eu un
budget
chaque année pour l'instant. Mais non, je pense qu'il y aura un budget tout simplement parce que... Enfin, pour aller vite, quelle est la stratégie du gouvernement ?
Elle
est double. D'abord, ils vont essayer de faire un 49-3. Ça, ça me paraît certain parce qu'ils n'ont pas de majorité pour faire voter leur budget. Et ensuite, ils vont compter sur une des forces d'opposition pour ne pas les censurer. Ce qui permettra de passer le budget. Pendant deux ans, ça a été le groupe socialiste. Là, je n
'ai
pas l'impression que ça soit eux qui soient particulièrement visés là-dessus. Je pense que c'est plutôt le Rassemblement National. Ne serait-ce que parce que les dernières orientations économiques, budgétaires du Rassemblement National, ce qu'ils ont exprimé dans leur contre-budget, finalement, n'est pas très éloignés de la politique macroniste, néolibérale, de la politique d'oeuvre, de compétitivité. C'est le pari qu'avait fait Michel Barnier il
y
a deux ans. Ça, c'était très mal terminé puisque finalement, le Rassemblement National avait censuré. Oui, mais si vous voulez, on n'est pas dans le même moment. J'ai l'impression que Marine Le Pen est plus aujourd'hui, et je pense que ces électeurs doivent l'écouter, notamment ceux qui imaginent qu'il y a une dimension sociale dans le Rassemblement National. Marine Le Pen est plus sur l'idée de dire je vais rassurer les marchés, je vais gagner en crédibilité et donc, par exemple, propose une règle d'or que même les Allemands ont abandonnée au niveau national, c'est-à-dire le fait de ne pas dépasser, de ne
pas
avoir déficit, propose, et dans tous les votes, quels que soient les votes, par exemple, sur plus de justice fiscale et autres, bon, ils votent avec les Macronistes soit pour empêcher des mesures, soit pour protéger les mesures décidées par les Macronistes, c'est un peu vrai surtout. Donc moi, j'ai l'impression que de ce point de vue-là, la tonalité, ce que veut envoyer comme message au Rassemblement National n'est pas la même qu'au moment où il a censuré
l'armée.
Vous parliez de rassurer les marchés, le spectacle qu'on a eu à l'Assemblée ces dernières semaines, c'est des députés qui rajoutent des dépenses, les économies qui ont été proposées par le gouvernement qui ont toutes été rejetées, est-ce que vous pensez que les débats qui ont eu lieu et qui vont continuer à avoir lieu à l'Assemblée sont de nature à rassurer des marchés sachant qu'on est au bord de la crise financière
avec un intérêt
qui explose ?
Est-ce bien raisonnable ?
Pour l'instant, la plupart des dépenses supérieures qui ont été adoptées, c'est d'accroître des niches par exemple, c'est-à-dire pour les plus riches ça a été voté ou de refuser même à certains moments certaines taxations qu'imaginaient le gouvernement ou en tout cas de les affaiblir qui auraient apporté plus de recettes. Donc, ce n
'est
pas vraiment du côté de ceux qui comme moi estiment que la question est moins une question de dépenses publiques que de recettes qui ont baissé depuis 2017 qu'il faut regarder pourquoi le budget a été modifié. Bon, voilà, je crois que ce n
'est
pas ça qui détermine en réalité ce qui est en train de se passer à l'Assemblée. C'est très politique et politiquement puisque je vais répondre jusqu'au bout à votre question sinon je ne
vais
pas y arriver. Je pense que le gouvernement soit ira vers un 49-3 s'il a l'assurance que le Rassemblement National ne les censurera pas, soit il va jouer d'aller jusqu'aux 70 jours qui est la limite au-delà desquels un gouvernement peut décider de prendre des ordonnances et le 18 décembre et à ce moment-là il choisira les ordonnances.
Et la chance de censure pour vous, ça n'arrivera pas parce qu'on est trop près de la présidentielle ? Non,
ça n'arrivera pas parce que, enfin, probablement, je fais attention à ce qu'il y
a
également ce dont on parlait avant en termes de revendications qui peut venir quand même percuter ça parce qu'il y a des revendications budgétaires notamment de la part des lycéens mais parce que probablement le Rassemblement National voudra entre guillemets la jouer crédible et sérieux et en plus de ça il y
a
des mesures qui vont le satisfaire. Par exemple, moi j'observe que la semaine dernière en commission, là pour le coup, les députés RN, LR et Macronis se sont mobilisés pour voter la transformation de l'aide médicale d'Etat en aide médicale d'urgence et s'abrer de moitié le budget. Bon, c'est une première. C'est-à-dire que jusqu'à maintenant c'était une revendication du Rassemblement National c'est devenu progressivement une
revendication des Républicains. Il y a une religion aujourd
'hui entre
les Macronis et les RN ?
Très clairement. Oui, très clairement. C'est-à-dire qu'ils votent maintenant des choses. Par exemple, les Macronis étaient vent debout
il
suffit de regarder les débats. Jusqu'à il y a deux ans les Macronis étaient vent debout qui ont toutes remis en question de
l
'AME. L'année dernière ils ont commencé à accepter une baisse de 100 millions d'euros et là maintenant on transforme complètement l'AME en fait c
'est
une décision sanitaire qui est stupide mais ça je pense que c'est des signaux. Vous savez aussi qu'il y a par exemple cette histoire de carence pour les étrangers extra communautaires dans certaines prestations sociales qui très clairement est inspirée directement du programme du Rassemblement National même du Front National d'ailleurs. Donc voilà il y a des signaux envoyés de la part du gouvernement pour
essayer de s'attirer les mal les
bonnes attentions du gouvernement.
Même si le gouvernement cherche des économies c'est 30
millions d'euros donc
il
y a 30
millions de versus
17
millions d'impôts Oui enfin là on est plus dans l'ordre du
symbole
et
chacun le sait que de l'ordre de diminution budgétaire
Alors
la question de la dette s'est imposée de plus en plus depuis un an Jean-Luc Mélenchon a sa proposition par rapport à cela on en entend d'autres est-ce que pour vous la question de la dette est une question à part entière c'est-à-dire le nécessaire remboursement de la dette pour ne pas être dévoré complètement par les intérêts sur la dette ou est-ce qu'il faut je comprends qu'il faut l'aborder autrement presque à la manière d'une illusion néolibérale dont on devrait se déconner se déprendre ? Alors je vais vous répondre il y a deux
choses jusqu'à maintenant jusqu'à il y
a
à peu près un an je vais dire très clairement je pense que la dette était un faux problème c'est-à-dire qu'effectivement elle était agitée depuis des années par tous ceux qui au nom de la dette voulaient abaisser les dépenses publiques affaiblir les services publics voire privatiser etc bref imposer une politique néolibérale pourquoi je dis ça ? parce que les taux d'intérêt étaient faibles et qu'en réalité c'est toujours le cas aujourd'hui mais il y avait à peu près trois fois plus à chaque fois de prêteurs
qui
venaient par rapport à des obligations ont beaucoup augmenté on va y revenir c'est pour ça que je vous dis ce que je vous définis là est une des réalités qui était il
y a
encore un an quand par exemple M. Bérou expliquait avec des fois des professionnels autoréalisatrices parce que les marchés réagissent aussi à l'image qu'on leur envoie que quasiment le FMI était aux portes de la France qui est une une psy totale c'était une espèce de chantage pour dire il faut absolument adopter notre programme notre budget même s'il est minoritaire le
problème de l'intérêt
devient de surgir selon vous donc je pense que ce n'était pas un problème là c'est vrai que les taux d'intérêt pour différentes raisons augmentent d'un point de vue international alors c'est lié à la crise c'est lié à la crise c'est lié aussi vous le savez à une concurrence faite par l'intelligence artificielle qui viennent j'allais dire concurrencer les états en termes de en termes de dette et donc du coup ça renchérit automatiquement une espèce de concurrence qui se fait ça renchérit automatiquement les taux d'intérêt des états pour la France plus particulièrement et pour l'Europe on a un problème avec l'Allemagne c'est-à-dire que l'Allemagne c'est un fait absolument majeur est devenu un gros emprunteur ce n'était pas du tout le cas avant c'est-à
-dire
que l'Allemagne l'année prochaine va devenir quasiment un aussi gros emprunteur environ à 300 milliards que la France qu'est-ce qui se passe c'est que l'Allemagne ayant une santé économique un peu meilleure tout simplement je
pense
que l'Allemagne vous le savez a investi a décidé de changer sa politique a investi 60 milliards pour commencer notamment dans la défense qui est un problème et dans d'autres secteurs et du coup devient un emprunteur et du coup la concurrence se fait et comme il y
a
concurrence en premier lieu pour l'instant en tout cas les prêteurs vont vers l'Allemagne et nous on devient un deuxième choix mais
les explications c'est la
responsabilité
de la même explication sur le rose
la politique que nous empruntons depuis un an qui fait que enfin depuis plusieurs années mais qui s'est accrue qui fait que je termine là-dessus l'année dernière en 2025 l'Allemagne était à 0,3% de croissance nous on était à 0,9% de croissance on a continué une politique de coupe budgétaire de sérité qui est un effet récessif là on va être à 0,5
% de croissance les allemands sont
1
,3% donc il y a aussi le choix de politique récessive qui rentre la chose et
qui explique à mon avis la situation plus je vais vous dire aussi la manière par exemple on est en train de gérer le conflit de manière catastrophique et qui explique à mon
avis mais la question du désendettement
se pose c
'est
-à
-dire
cette idée d'un horizon de désendettement de l'état d'abord la réduction du déficit alors vous
avez raison
de me renvoyer à la question que vous avez posée ce qu'elle est importante on est donc dans une situation où
pour
l'avenir à partir du moment où on estime qu'il va continuer il va falloir qu'on continue à emprunter par exemple pour faire face au mur d'investissement nécessaire ne serait-ce que sur les questions de bifurcation écologique ou de numérique c'est le rapport Draghi au niveau européen qui estime qu'il faudrait maintenant c'est maintenant 1000 milliards c'est 800 milliards mais ça augmente au fur et
à
mesure qu
'on
ne fait rien et en France vous avez pas mal de rapports qui montrent que c'est par dizaines de milliards qu'il faudrait investir par rapport à ça il va falloir continuer à emprunter or les taux d'intérêt augmentent on ne peut pas être complètement sous la loi des marchés financiers pour pouvoir continuer à le faire et là se pose dès lors la question de ce qu'on pourrait faire au niveau européen pour y échapper il y a une possibilité vous savez que dans le temps il y avait un circuit du trésor en France c'est à dire que pour aller vite la dette n'était pas sur les marchés financiers c'est nous-mêmes qui nous prétions de l'argent par différents mécanismes au niveau européen ça a été fait après le Covid il y
a
eu des achats de programmes qui ont été faits par la BCE qui a prêté directement aux banques centrales dont la banque de France qui fait qu'au moment où ça s'est créé il y avait à peu près 20% de notre dette qui n'était plus sur les marchés mais qui nous appartenaient quelque part à travers une banque centrale moi je pense que la question se pose aujourd'hui de renouveler ça parce qu'on a
affaire à des murs d'investissement que personne
à refaire
des programmes
non je l'appelle à avoir une autre idée je l'appelle à avoir une autre préoccupation que par exemple celle qui est toujours la sienne d'avoir un euro fort de lutter contre l'inflation vous savez que une des mesures qu'elle a pris le 17 juin de la
zone
euro
non
c'est pas ce que je vous dis vous dites l'euro fort je vous me dis je vous dis ça vous le cher l'euro je
vous
dis non mais vous confondez je vous dis que le 17 juin 2026 la BCE a fait un choix au moment où c'est posé de relever les taux d'intérêt d'accord pour lutter contre l'inflation parce que c'est son objectif premier du
coup ça a augmenté les taux d'intérêt
c
'est
dans les traités et c'est bien pour ça je vous fais remarquer que dans les traités notamment normalement la banque centrale européenne sous aucune façon de faire devrait pouvoir prêter directement aux états vous remarquerez qu'elle l'a fait après le covid après la crise supra donc moi je considère que la France devrait prendre son bâton de pèlerin et aller convaincre d'abord nos partenaires de faire pression sur la BCE et d'ailleurs j'ai cru comprendre que la BCE peut-être y réfléchit quand même c'est-à-dire de faire des rachats de programmes comme elle l'avait fait pour le covid de façon à ce qu'une partie de nos dettes échappe
possiblement au marché
les pays européens sont d'accord avec ça j 'ai l'impression il faudra peut-être essayer d'aller vérifier d'avoir une France qui arrête de penser qu'elle ne peut rien faire et que dès lors
que
vous avez le directeur de la Bundesbank qui dit non c'est pas possible et bien les
jeux s'arrêtent mais ça
ça voudrait dire qu'on a une autre attitude vis-à-vis de nos partenaires moi je vais vous donner une chose vous
voulez retrouver la souveraineté française et qu'on n'écoute pas
tout
le temps
les allemands alors oui je pense qu'il faudrait plus de souveraineté française ça vous avez raison notamment industrielle notamment numérique mais là la question est autre là pour l'instant ce que je vous dis c'est que la France pourrait être un peu plus comment dire offensive dans le rapport de force et que beaucoup de pays européens ont les mêmes problèmes que nous c
'est là où il y
a une fenêtre qui s'ouvre parce qu'ils ont tous le même problème que nous comment on va faire en sorte de financer
les
investissements nécessaires
dans un instant avec Eric
Coquerel
10h-11h
le
grand rendez-vous européen CNews les échos
Pierre
Devineau
la
suite et la fin du grand rendez-vous avec Eric Coquerel débuté de Seine-Saint-Denis député LFI de Seine -Saint-Denis président de la commission des finances on va parler de la présidentielle et un dernier sondage Opinion Way pour CNews publié ce jeudi nous montre que Marine Le Pen poursuit sa progression elle est en tête à 36% des intentions de vote exprimées c'est une hausse d'un point par rapport au baromètre de la semaine dernière au second tour elle bat Jean-Luc Mélenchon 59 contre 31 Edouard Philippe 56 contre 44 est-ce que vous appelez toujours Eric Coquerel et la France Insoumise est-ce que la France Insoumise appelle toujours à la désobéissance civile en cas de victoire du RN
à
la France Insoumise appelle surtout ses électeurs
à
se mobiliser à en gagner d'autres de façon à faire en sorte qu'on gagne ses élections ce que je crois largement possible parce que ce que j'observe d'abord dans les sondages que vous produisez et qui n'est pas nouveau c'est que tous les sondages nous mettent en progression nous mettent toujours plus loin plus devant les autres concurrents du bloc central ou de concurrents de gauche et donc potentiellement au deuxième tour et si on est au deuxième tour je pense que ce que vous présentez comme sondage de rapports de force au deuxième tour deviendra de la science-fiction parce qu'il n'y aura pas en France une majorité qui votera pour une extrême droite en plus néolibérale donc voilà ce que je crois c
'est ce
que vous
est-ce que vous diriez est-ce que vous diriez c'est une réponse est-ce que vous diriez est-ce que vous diriez
pardon est-ce que vous diriez que certains futurs électeurs de Jean-Luc Mélenchon ne le disent pas aux sondeurs
pour
réserver une
sorte de surprise alors je
vais vous dire une chose ce que je crois c'est qu'au-delà du biais idéologique de certaines boîtes de sondage qu'on connaît je veux dire c'est pas et puis il ne nous est pour le coup je vous dis de certaines boîtes de sondage qu'on connaît dont les responsables nous tapent dessus en permanence on peut se dire que dans ces cas-là ils ont peut-être une façon de juger leurs sondages qui sont problématiques mais au-delà de ça au-delà de ça tous les sondages quels qu'ils soient ont toujours eu beaucoup de mal à aller j'allais dire sonder notamment les catégories les plus populaires de la population toujours
parce
que c'est jamais facile en termes d'aller les trouver il y a quelque chose qui fait que un peu de la même manière si vous voulez je vais faire la comparaison on sait que les taux d'absentions sont plus forts par exemple dans les catégories populaires et de la même manière je pense que les sondages c
'est
à peu près le même problème je vous le dis je pense qu'ils ont beaucoup de mal par exemple à percevoir ce qu'on
ne peut pas
les questionner vous diriez ce sont les classes les plus populaires parce qu'elles
ne sont
pas répertoriées tout le monde est dans
la lumière aujourd'hui plein de raisons
techniques et là je ne
vais
pas passer mais je vous dis c'est largement sous-estimé en général dans les sondages j'allais dire presque quels que soient les sondages et ça se répercute sur le fait politique ce qui fait que par exemple nous c'est clair qu'on peut l'emporter à partir du moment où on est capable de mobiliser justement un électorat qui s'abstient beaucoup dans des élections intermédiaires et qui là pourrait voter et bien cet électorat là il est très mal saisi par les boîtes de sondage enfin les instituts de sondage
mais
Eric justement vous croyez à votre possibilité de gagner vous pensez être capable de mobiliser un électorat qui jusqu'à présent n'est pas visible mais qui serait l'iré au deuxième tour vous pensez donc je devine être le principal candidat de gauche très clairement avoir clarifié la situation parfait c'est moi qui le disais que c'est parfait parfait au sens de description des faits qui me semblent adéquates ensuite imaginons on est en démocratie que vous ne l'emportiez pas c'est possible aussi c'est pas inimaginable dans ce cas est-ce que vous êtes de ceux madame Panot l'avait suggéré est-ce que vous êtes de ceux qui disent dans ce scénario il faudrait entrer dans une logique de désobéissance c'est l'objet
c
'est l'objet de la question
d'accord moi la question que je vais vous donner c'est qu'au moment on se trouve dans la campagne électorale c'est-à-dire où globalement les instituts de sondage attribuent à Jean-Luc Mélenchon ce qu'elle lui attribuait 4 jours avant le premier tour de 2022 je ne me positionne pas et je n'ai pas envie de répondre dans une défaite je me positionne dans
une perpétrique
de victoire donc vous avez libre choix de me poser la question mais j'ai libre choix de ne pas vous répondre parce que de toute façon la victoire de l'extrême droite en France serait un tel choc que très franchement je ne pense pas que ça se passe comme une lettre à la poste y compris dans les mesures que prendrait l'extrême droite et ça ne concerne pas seulement France Insoumise dans la
façon
dont les gens résistent Mathilde Panot par exemple et M. Bagayoko eux ont répondu là-dessus pourquoi est-ce que vous ne répondez pas ?
mais
parce que
je trouve que la question que vous posez à ce moment des élections par exemple vous pouvez me demander je ne
sais
pas moi comment on compte aller faire en sorte de passer aujourd'hui
de
17%
je vais vous la poser autrement vous allez voir et comment
on compte gagner je pourrais vous répondre c'est une question qui me semble
plus intéressante que de savoir qu'est-ce que nous ferions ce par exemple il y a une idée à la
France Insoumise vous répondez tous la même chose et là en l'occurrence il y
a
des gens qui vont
sur le terrain et
d'autres questions vous
nous accorderez le
privilège de la question vous
avez vos
réponses mais quel que soit le vainqueur je
l'apprends
autrement vous allez voir c'est très clair quel que soit le vainqueur est-ce que la désobéissance
civile
est
plus simple ?
vous condamnez pas la désobéissance civile
? à
ce stade en cas de victoire je ne condamne pas le droit de manifester je ne condamne pas le droit de s'opposer je ne condamne pas le fait
que la population
réagisse par exemple à des mesures qui seraient anti-républicaines c'est même dans notre constitution donc appelez ça la désobéissance civile si vous voulez c'est sûr que si Marine Le Pen prend le pouvoir et qu'elle prend des décisions qui
sont contraires
même à notre constitution qui sont contraires à nos principes je pense qu'il y
aura
des résistances mais
est-ce qu'il y aura une résistance avant même qu'elle prenne
une quelconque décision ? est-ce qu'il y
aura
une résistance avant même qu'elle
soit juste
élue au suffrage universel ? vous le
verrez bien mais la question comprenez-moi une chose c'est qu'aujourd'hui nous nous positionnons dans un combat contre l'extrême droite dans une période où l'extrême droite l'emporte dans beaucoup de pays à l'international et dans une situation d'une extrême gravité par rapport à ça je pèse mes mots quand l'AFD est en train de progresser en Allemagne et que même l'AFD d'ailleurs certains responsables expliquent par exemple qu'il serait bon ton de reprendre l'Alsace et la Lorraine quand
vous
avez M. Trump c'est
décorrélé
de l'AFD vous avez vu ça ? oui enfin bon l'autre fois j'ai entendu des réponses de certains responsables on leur demandait ah bon ? oui oui oui vous pouvez regarder vis-à
-vis
de l'AFD j'ai trouvé quand même assez timoré donc quand vous avez ça voilà je considère que sur certains aspects on est dans les années 30 vous me permettrez que mon premier combat c'est de faire en sorte qu'il ne gouverne pas et qu'il ne préside pas ce pays et que c'est à ça que j'ai envie de vous répondre et je
pense je
pense qu'il n
'y
a que la gauche de rupture qui peut l 'empêcher donc voilà dans quel état d'esprit je suis
de façon
républicaine justement puisque votre objectif c'est quand même de gagner au second tour face à Marine Le Pen avec Jean-Luc Mélenchon pour gagner au second tour il va falloir rassembler aujourd'hui il y a un autre candidat de gauche Raphaël Glucksmann qui a gagné la primaire qui est crédité plus de 10% des voix lui il dit pas d'alliance avec les filles c'est un peu les deux gauches irréconciliables comment est-ce que vous pensez pouvoir rassembler et gagner avec deux gauches irréconciliables il dit pire que ça parce qu'il dit il dit pas seulement pas d'alliance manifestement je ne sais pas ce qu'il ferait en cas de deuxième tour entre l'extrême droite et un candidat de la gauche qui comme je viens de vous le dire s'inscrit dans une tradition républicaine c'est ça qui m'inquiète mais bon après
c'est lui que ça regarde moi ce que j'observe cette
semaine c'est que vous savez il y a eu des référés d'état pour les interdictions de manifestation tous les partis de gauche sauf place publique de monsieur Gluckman l'ont fait ensemble voilà donc c'est peut-être lui qui quelque part aujourd'hui est en train de s'isoler par rapport à ça en tout cas c'est ce que je vois sur le terrain
vous
l'accusez de vouloir plutôt voter pour Marine Le Pen que Jean-Luc Mélenchon non non c'est
ce
que vous dites quand même non non d'abord je ne
l
'accuse de rien j'observe simplement que manifestement aujourd'hui il est plus incandidat parce que pour gagner au deuxième tour il faudra de toute façon qu'il y
ait
d'une manière ou d'une autre quelque chose qui se rassemble dans la population et j'observe qu'il est plus sur des idées de rassemblement avec le macronisme qu'avec la gauche voilà c'est tout ce que j
'observe s
'il arrive en tête au premier tour est-ce que Jean-Luc Mélenchon appellera à voter pour Raphaël Gluckman je pense que tout ça est une moi je regarde un peu les sondages bon là par contre tout ça est de la fiction là je vous le dis ça
les sondages on prend cette fois là mais
je vous ai pas attendez vous avez pas très bien compris j'ai bien compris je vous parle là on est sur les sondages de premier tour les conditions font que M. Gluckman ne sera pas au deuxième tour d'accord voilà et à partir de là de savoir ce qu'il mais je vous fais remarquer une petite chose c'est que ces dernières années il n'y a pas une seule fois où on s'est trompé dans nos consignes par rapport à l'extrême droite pas une seule fois même quand il s'agissait de M. Macron en disant pas une voix à l'extrême droite bah excusez-moi mais
est-ce qu'on voyait c'était un peu ambigu est-ce qu'on voyait
revenir une forme de clarification du jeu politique attendez je vais pas vous laisser dire ça
qu
'est-ce que tu dis je pose une question pas vous, votre collègue à côté lorsqu'il y
a
eu les élections législatives en 2024 le premier qui a appelé
y
compris un désistement lorsqu'on était troisième je parlais de la présidentielle oui oui je vous parle de ça le premier qui a appelé le premier qui a appelé à mettre toutes les conditions pour mettre l'extrême droite
y
compris ça ne nous a pas fait plaisir parce qu'à un certain moment ça revenait à se désister vis-à-vis de candidats macronistes qui n'ont pas qui au bout de quelques semaines n'ont pas tardé à nous mettre sur le même plan que le rassemblement national mais qui ont aimé nos voix c'est Jean-Luc Mélenchon donc là-dessus on a toujours été on ne s'est jamais trompé dans nos consignes
de vote quand il y a le danger de l'extrême droite je vous réponds
globalement mais tout ça pour moi est de la sensation parce que je pense
que
là tel que c'est parti tel que je l'ouvre malgré les attaques contre les filles qui ont eu lieu toute la semaine on a même imaginé le deuxième personnage de l'état c'est une question là que vous devriez me poser qui imagine même qu'il est possible de dissoudre la principale formation de gauche dans ce pays qui rendit loin sur la dérive autoritaire de l'exécutif malgré tout ça nous progressons les sondages donc nous serons au deuxième tour des
élections
face à l'extrême est-ce qu'on n
'est
pas devant une forme de clarification historique c'est-à
-dire
l'ancien système partisan se décompose sous nos yeux à droite on voit le rassemblement national à la tête de ce qu'ils appellent le camp national vous à la tête de ce que vous appelez la gauche de rupture les anciens partis appelaient à se rallier d'une manière ou de l'autre à ces deux blocs est-ce qu'il
n'y a
pas une forme de passage à une nouvelle époque aujourd'hui avec un face-à-face inévitable entre vous et le RN mais si si il
y a
une nouvelle époque ça
je suis même au niveau international au niveau international je le disais j'ai pas eu le temps je vous le disais en off tout à l'heure on a quelque chose je vais pas revenir sur le débat mais on est en train de changer de période on avait un capitaliste en gros qui était assis sur libre-échange aujourd'hui on a un affrontement de blocs économico-politiques très fort et qui change à mon avis les façons de voir y compris les questions de souveraineté et on a en même temps une progression de l'extrême droite sur le lit de l'échec du néolibéralisme qui est en échec partout il n
'y
a pas un endroit où c'est pas le cas et qui du coup ne se retrouvent ne retrouvent plus potentiellement pour y faire face que les gens qui comme nous portons une alternative très claire par rapport au néolibéralisme ça c'est sûr c'est quelque chose vous pourriez au niveau international quand vous avez les seuls endroits où
ça résiste
les
seuls
endroits où ça résiste c'est quand vous avez une gauche qui est à peu près assise sur ses malheurs qui ne laisse pas penser que pour faire face au Rassemblement National et
à
l'extrême droite il suffit de dire unité tous les démocrates mais qui propose un vrai projet alternatif par rapport à ceux qui sont dans cette situation c'est à dire les néolibéralistes tels qu'ils dominent depuis une quarantaine d'années ça c'est vrai vous avez raison de ce point de vue là et je crois que ça sera le choix du deuxième tour merci beaucoup Eric Ocrel d'avoir été l'invité du grand rendez-vous Europe 1 c'est News Les Echos très bon dimanche à tous