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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 6 août 2012AutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Arlette LAGUILLER campagne 1988 - Archive vidéo INA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « travailleuses travailleurs parce que je m'adresse ainsi vous parce que je parle de classe ouvrière et de bourgeoisie »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « les conditions de vie des travailleurs ne s'améliore pas elles ne sont même pas stationnaire elle se dégrade »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « et quand après avoir été chômeur on a la chance de retrouver du travail ce n'est dans l'immense majorité des cas qu'avec ces contrats provisoires temporaire qui rendent le travail encore plus précaire »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « les cotisations à la sécurité sociale s'élève et les remboursements diminue »
  • 2:59Invité politiqueChiffre
    « car pour ceux qui sont payés au smic vivre avec 4000 francs nets par mois c'est se priver du nécessaire »
  • 5:10Invité politiqueFait
    « un ministre socialiste bérégovoy qui a manifesté bruyamment sa joie lorsque les dividendes des actions en bourse sont mises en grains »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « les restaurants du coeur devenu une nécessité non plus pour mais les marginaux mais pour un nombre croissant de travailleurs sans travail et arriver en fin de droits »
  • 6:37Invité politiqueFait
    « oui nous les travailleurs nous avons perdu du temps que le patronat a su utiliser aujourd'hui toutes les grandes entreprises capitalistes font des profits exceptionnels »
  • 7:20Invité politiqueFait
    « il est tout aussi évident car cela fait plusieurs années que les profits sont élevées que ces profits ne servent pas à créer des emplois »
  • 8:03Invité politiqueFait
    « la seule limite c'est celle que la classe ouvrière sera capable d'imposer et cette limite ne l'imposeront pas par le bulletin de vote sûrement pas »
  • 8:47Invité politiqueFait
    « je dis qu'avec le bulletin de vote on peut seulement dire ce que l'on veut mais pas l'obtenir »
  • 9:30Invité politiqueFait
    « aucune autre l'a voulu faire acte de candidature est en tout cas aucune autre n'a été jugé digne par son parti de le représenter »
  • 10:58Invité politiqueFait
    « les femmes aujourd'hui partage avec les jeunes le triste privilège de fournir les plus gros contingents de chômeurs »

Temps de parole

  • Arlette Laguiller100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:05
Arlette Laguiller

travailleuses travailleurs parce que je m'adresse ainsi vous parce que je parle de classe ouvrière et de bourgeoisie on dit souvent de mes idées qu'elles datent d'une autre époque qu'elles sont périmés mais qu'aujourd'hui tout cela a bien évolué mais dans quel sens la société at elle évolué et bien moi je vous le dit elle a évolué à reculons elle retourne en arrière et mes idées ne sont pas périmé elles sont même de plus en plus actuel on a pu croire il y à bien des années que la situation des travailleurs allaient continuer à s'améliorer peu à peu et que finalement l'élévation du niveau de vie serait continuelle mais cela c'était une illusion savamment entretenu par tous ceux qui nous répétait que notre société était le meilleur des mondes et que les travailleurs n'avaient qu'à faire confiance aujourd'hui les conditions de vie des travailleurs ne s'améliore pas elles ne sont même pas stationnaire elle se dégrade et pas seulement les conditions de vie des travailleurs car nous sommes menacés au travers du crack de la bourse d'autres catastrophes économiques de crise bien plus grave encore peu à peu tous les travailleurs ont vu disparaître des éléments de leur niveau de vie qu'il pouvait croire à qui la stabilité de l'emploi mais quel travailleur peut dire aujourd'hui qu'il ne fera pas partie d'une vague de licenciements et quand après avoir été chômeur on a la chance de retrouver du travail ce n'est dans l'immense majorité des cas qu'avec ces contrats provisoires temporaire qui rendent le travail encore plus précaire l'évolution des salaires elle s'est fait à reculons les salaires sont bloqués depuis six ans d'abord par le gouvernement de la gauche puis par celui de la droite quand on perd son emploi on en trouve un autre si on en retrouve un que beaucoup moins payer le salaire minimum il existe encore mais pour combien de temps les patrons revendique ouvertement sa suppression mais il est déjà tournée de tous côtés avec les tuques et les vp la protection sociale mais elle disparaît progressivement les cotisations à la sécurité sociale s'élève et les remboursements diminue et au train où vont les choses ça va être quoi l'an 2000 quel avenir aujourd'hui pour ces trois millions d'entre nous qui n'ont plus de travail de moins en moins d'espoir dont retrouver et dont un nombre croissant se retrouvent en fin de droits sans plus rien pour vivre combien de travailleurs au chômage en sont ou seront prochainement réduit aux restaurants du coeur combien d'entre eux sont ou seront bientôt chassés de leur logement et condamné otto dix ou à la rue et parmi ceux d'entre nous qui ont du travail combien doivent se passer du nécessaire car pour ceux qui sont payés au smic vivre avec 4000 francs nets par mois c'est se priver du nécessaire la crise elle ne date pas d'aujourd'hui cela fait maintenant une bonne quinzaine d'années qu'elle a commencé et s'est peu à peu que la situation des travailleurs s'est dégradée les travailleurs auraient pu se défendre car ils ont les moyens la force d'imposer au patronat une répartition des sacrifices qu'ils ne soient pas à sens unique mais c'est dans ces années là que les partis de gauche ont fait croire aux travailleurs que si l'union de la gauche arriver au pouvoir elle pourrait enrayer le développement de la crise celui du chômage et éviter des sacrifices aux travailleurs et c'est ainsi que dans ces années là la classe ouvrière a été ligoté d'élection en élection pendant des années décisives du début de la crise le patronat la bourgeoisie en ont profité pour porter les premiers cours moyens aux conditions d'existence de la classe ouvrière mais ils en ont encore plus profiter lorsque l'union de la gauche est arrivée au gouvernement car là c'est un gouvernement que les travailleurs croyait favorable à leurs intérêts qui leur a porté les coups les plus rudes il y a eu quelques mesures au début comme l'augmentation du smic comme l'abaissement de l'âge de la retraite ou de l'horaire légal du travail qui pouvait faire croire aux travailleurs que leurs espoirs ne serai pas déçu mais ces mesures coûté peu au patronat élus ont finalement rapporter gros car ces mesures ont contribué à lier les mains à la classe ouvrière a accrédité parmi les travailleurs l'illusion que le gouvernement d'union de la gauche et est dans la bonne voie et qu'il fallait lui laisser le temps qu'il ne fallait pas le gêner et c'est forte de cette illusion désastreuses pour la classe ouvrière que l'union de la gauche a pu ensuite bloqué les salaires justifier les licenciements institué le forfait hospitalier attaquant directement et de plein fouet les conditions d'existence de la classe ouvrière il y a eu aussi et c'est au moins aussi grave les attaques au moral de la classe ouvrière c'est un gouvernement qui se prétendait socialiste qui s'est mis à expliquer ce qu aucun gouvernement de droite n'aurait pu faire sans réaction de la part des travailleurs qui s'est mis a expliqué qu'il fallait que les travailleurs acceptent des sacrifices pour que les entreprises fassent du profit et cela même lorsqu il devenait visible que les entreprises n'utilisait pas ses profits pour créer des emplois mais seulement pour enrichir leurs propriétaires c'est un ministre socialiste bérégovoy qui a manifesté bruyamment sa joie lorsque les dividendes des actions en bourse sont mises en grains p lorsqu un véritable flot d'argent s'est déversée sur la bourgeoisie grande mêmes moyennes et petites mais c'est au même moment que les restaurants du coeur devenu une nécessité non plus pour mais les marginaux mais pour un nombre croissant de travailleurs sans travail et arriver en fin de droits c'est un gouvernement socialiste qui en un mot à déconsidérer l'idée même que puisse être mené face à la crise une autre politique que celle qui consistait à laisser les mains libres au patronat à l'aider à s'enrichir par l'appauvrissement de la classe ouvrière mais rappelons donc ces années de la gauche au pouvoir où on a vu à peu près toutes les catégories sociales descendre dans la rue manifester on a vu les médecins on a vu les petits patrons on a vu les paysans on a vu les mains car un des hôpitaux on a vu les policiers on a même vu les curés et les religieuses on a vu tout le monde ou presque mais pas la classe ouvrière qui avait les mains liées parce que c'était le gouvernement de gauche qui étaient au pouvoir et que les principaux syndicats ne voulaient rien faire alors que c'est précisément la classe ouvrière qui a été attaquée et violemment oui nous les travailleurs nous avons perdu du temps que le patronat a su utiliser aujourd'hui toutes les grandes entreprises capitalistes font des profits exceptionnels il est évident que ces profits ne sont pas réalisées grâce à un accroissement de la production et des ventes mais grâce au blocage des salaires grâce au fait que les entreprises ont licencié beaucoup de travailleurs pour en embaucher - et surtout - payer il est tout aussi évident car cela fait plusieurs années que les profits sont élevées que ces profits ne servent pas à créer des emplois le chômage il n'a pas cessé d'augmenter un seul instant et le temps passé au chômage s'allonge les profits accrus ils servent seulement à l'enrichissement des banquiers et des propriétaires des grandes entreprises ils servent à financer tous ces rachats d'entreprises par lesquels les jo benedetti les pineau valencienne lemania de la finance se disputent la propriété des grandes sociétés et disons nous bien que si la classe ouvrière se laisse faire cela va continuer car la soif de profit de ces gens là est sans limites et la seule limite c'est celle que la classe ouvrière sera capable d'imposer et cette limite ne l'imposeront pas par le bulletin de vote sûrement pas pas en attendant quoi que ce soit du résultat de ces élections pas en faisant confiance aux moindres de regret à ce politicien retors de la bourgeoisie cas mitterrand aussi viscéralement hostiles à la classe ouvrière que bach ou chirac aussi platement au service du grand patronat et de ses intérêts mais dangereux par le crédit usurpé dont il bénéficie dans une partie de la classe ouvrière je ne vous dis pas à l'occasion de cette élection côté arlette laguiller et ça changera je dis qu'avec le bulletin de vote on peut seulement dire ce que l'on veut mais pas l'obtenir et c'est important de dire vraiment ce qu'on pense sans approuver une politique qui n'est pas la nôtre sous prétexte de voter pour celui qui a des chances d'être élu et qui de toute façon se retournera contre nous et aujourd'hui je voudrais m'adresser plus particulièrement aux femmes aux femmes comme moi aux travailleuses mais aussi aux autres femmes car nous les femmes on nous fait une place à part secondaire dans cette société la preuve je suis la seule femme dans cette élection aucune autre l'a voulu faire acte de candidature est en tout cas aucune autre n'a été jugé digne par son parti de le représenter je crois que ça en dit long sur la société dans laquelle nous vivons vingt ans après mai 68 et le développement du féminisme qui a suivi nous voilà revenus au point de départ au des femmes il en montre tous de bach à mitterrand en passant par chirac c'est à qui montrera qu'il a le plus de femmes avec lui à tel point que l'on peut se demander si les candidats font la cour aux femmes pour obtenir leur voix ou s'il se sert des serbes des femmes comme éléments publicitaires pour vendre les actions de suez on a été chercher catherine deneuve pour vendre barre on a trouvé une championne de javelot pour chirac on a trouvé madonna et pour mitterrand elle se bousculent dans le milieu du show business et de la littérature et bien moi je crois que les femmes ont plus de bon sens et de dignité que cela elle n'achète pas n'importe quoi elles ont leurs idées comme les hommes et elles se déterminent politiquement elle aussi ce que j'ai à dire ou femme aujourd'hui n'est pas différent de ce que j'ai à dire aux hommes oui je m'adresse à vous qui êtes des travailleuses des femmes au foyer chômeuse retraitée avoue qui fait partie du monde du travail et qui vous trouvez de ce fait dans une situation de plus en plus difficile car vous vous connaissez les prix des choses vous n'avez pas besoin de consulter les indices officiels pour savoir que le prix de la viande augmente tu es et celui des chaussures pour les enfants et celui des loyers et celui des transports et celui des livres scolaires et vous savez aussi mieux que quiconque ce qu'est ce que c'est que de faire la queue à l'anpe et de consulter désespérément les annonces d'emploi parce que les femmes aujourd'hui partage avec les jeunes le triste privilège de fournir les plus gros contingents de chômeurs est trop chômeuse à 18 ou 20 ans c'est révoltant mais l'être à 40 ou 50 ans c'est désespérant comme les hommes peut-être plus que les hommes car sur le marché du travail les femmes là encore on le triste privilège de représenter le plus fort pourcentage de la main d'oeuvre non qualifiée alors tout ce que les hommes politiques peuvent raconter sur l'avenir la modernisation sur l'échéance du marché unique européen de 92 les femmes des milieux populaires savent bien ce que cela veut dire pour elle plus de chômage plus de difficultés - d'espoir alors comme les hommes avec les hommes plus fort peut-être encore que les hommes elles pourront dans ces élections dire qu'elles en ont assez et qu'elles n'ont pas confiance elles peuvent faire passer sur ces élections le souffle de leur colère et de leur amertume et elles doivent le faire parce que rien de bon pour les classes populaires ne se fera sans elle travailleuses travailleurs il y à une pression verte ou insidieuse qui est exercée sur les travailleurs pour les amener à voter pour mitterrand pour exprimer leur hostilité à barroux à chirac mais voter pour la personne de mitterrand se serait approuvé une politique antiouvrière qui l'aurait commune à tous voté massivement pour mitterrand et sa politique ce serait de la part des travailleurs lui dire qu'il peut vraiment tout se permettre qu'il n'a pas à se préoccuper de l'opinion du monde du travail auquel déjà il ne promet rien ce serait lui dire que du côté de la classe ouvrière il a les mains entièrement libre et qu'il peut se consacrer à gagner les faveurs de cette petite frange de l'électorat de droite qui lui permettra d'être élu en faisant de la paix sociale un de ses principaux arguments électoraux mitterrand s'adresse au grand patronat pour lui dire que s'il est élu il sera capable de faire accepter aux travailleurs sans qu'ils réagissent plus de sacrifices que ses concurrents travailleuses travailleurs refusé d'utiliser votre bulletin de vote pour approuver la politique antiouvrière des gouvernements passés présents et futurs faites-en au contraire un moyen de protestation à moyen d'exprimer votre mécontentement et si je vous propose de le faire en votant sur mon nom ce n'est pas pour mes lire ni pour me procurer un quelconque strapontin dans un ministère même de gauche mais pour compter tous ceux qui sont dans le camp des travailleurs car si je vous dis voté pour ma candidature c'est pour vous dire votez pour le camp des travailleurs voté pour la politique des travailleurs si vous voulez m'entendre à nouveau je donne rendez vous à tous ceux qui le peuvent au meeting central de ma campagne le dimanche 17 avril au zénith à la porte de pantin à paris où je parlerai à 15 heures