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Audition parlementaireGroupe Droite Républicaine Assemblée nationale· 5 décembre 2025 4 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsCulture, médias & sport

M. Jean Didier Berger - La labellisation des médias

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Monsieur le Premier ministre, dans notre démocratie, il ne peut pas y avoir de labellisation des médias. Confirmez-vous qu'il n'y aura pas de labellisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Jean Didier BergerFait
    « le compte officiel de l'Élysée sur X a posté un message point du doigt une chaîne d'information en particulier, C News avec un montage indiquant que ces contenus seraient, je le cite, de la désinformation. »
  • 2:00Rachida DatiFait
    « jamais le président de la République jamais. J'insiste, je suis encore libre de mes propos. OK. D'accord. Voilà. Jamais le président de la République ou le gouvernement n'ont émis l'idée ou une quelconque proposition sur une éventuelle labellisation des médias par l'État. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

appelle les questions au gouvernement. La première d'entre elles va être posée par monsieur Jean Didier Berger du groupe droite républicaine. [applaudissements] Madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, monsieur le premier ministre, Victor Hugo décrivait la presse comme l'arme de la vérité dans les mains du peuple.

Or, le 19 novembre dernier, le président de la République devant les lecteurs de la Voie du Nord a déclaré, je le cite, je pense que c'est important qu'il y ait une labellisation faite par des professionnels qui puissent dire "Ça c'est des gens qui sont sérieux, ça c'est pas des gens qui informment." Monsieur le Premier ministre, dans notre démocratie, il ne peut pas y avoir de labellisation. Il ne peut pas y avoir de bonnes et de mauvaises informations.

Il ne peut pas y avoir de bons et de mauvais médias. Il ne peut pas y avoir de poids de mesure. Il ne peut pas y avoir de jugement de valeur sur la liberté de la presse.

Pour terminer d'inquiéter les défenseurs de la liberté de la presse, le compte officiel de l'Élysée sur X a posté un message point du doigt une chaîne d'information en particulier, C News avec un montage indiquant que ces contenus seraient, je le cite, de la désinformation. Dans notre démocratie, il y a déjà une loi, une loi qui encadre, qui protège, qui limite la liberté de la presse, celle de juillet 1881, loi héritière de l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Dans notre démocratie, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, il ne peut pas y avoir d'ingérence de l'exécutif sur le 4e pouvoir.

Il ne peut y avoir que l'équilibre des pouvoirs. C'est la raison pour laquelle, monsieur le Premier ministre, je vous demande de bien vouloir confirmer solennellement devant la représentation nationale qu'il n'y aura pas de labellisation, qu'il n'y aura pas de profession de professionnels désignés par on ne sait qui on ne sait quoi, qu'il y aura toujours et encore la liberté de la presse et que vous continuerez à laisser l'arme de la vérité entre les mains du peuple. Merci beaucoup monsieur le député.

La parole est à madame Rachida ministre de la culture. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, monsieur le député Jean Didier Berger. Alors merci pour cette question.

Ça me permis de rétablir les faits. Les faits d'abord jamais le président de la République jamais. J'insiste, je suis encore libre de mes propos.

OK. D'accord. Voilà.

Jamais le président de la République ou le gouvernement n'ont émis l'idée ou une quelconque proposition sur une éventuelle labellisation des médias par l'État. Jamais. J'espère au moins que c'est clair et net.

Ensuite, quel est le défi auquel on fait face aujourd'hui et notamment nos médias, nos médias traditionnels qu'ils soient d'ailleurs de droite ou de gauche, ils font face à une préance de plus en plus importante des réseaux sociaux mais aussi des influences étrangères dans le dépat public. C'est ça le défi auquel nous sommes confrontés aujourd'hui. Et donc, ils sont le réceptacle de contenus virraux qui ne respectent rien, pas même la déontologie journalistique.

Et donc aujourd'hui, nos médias traditionnels, et je le redis qu'ils soi de droite ou de gauche, résistent dans ces bouleversements. Et donc, notre rôle, c'est de pouvoir les aider à maintenir évidemment cette exigence déontologique journalistique, mais jamais l'État ou le gouvernement n'aurait l'idée de labiser les médias. Ensuite, il y a certains groupes à leur initiative comme le groupe EBRA par exemple qui ont décidé d'une d'une certification mais une certification à leur initiative, pas à l'initiative de l'État.

Ça n'a jamais été le cas. Donc merci de me donner l'occasion de rétablir les faits et de dire un peu ce que je veux et ce que ce qui est la réalité. Monsieur le député.

Merci. Merci madame la ministre. Monsieur le député, quelques secondes.

Merci madame la ministre pour votre réponse qui je pense pourra rassurer la représentation nationale. Mais la meilleure protection de la liberté de la presse, c'est la liberté de la presse elle-même. Il faut faire confiance aux journalistes pour établir toutes les vérités.

Merci beaucoup monsieur le député.