FLORIAN PHILIPPOT : "MACRON A CLAIREMENT UN PROJET, DÉTRUIRE LA FRANCE !"
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
On a un mouvement pour le départ de Macron, pour, je ne sais pas, contre la suppression des jours fériés. Enfin, c'était ça, normalement, le 10 septembre. Les drapeaux français sont interdits et on met des drapeaux palestiniens.
Mais quel rapport ? Dans le drapeau français interdit, inadmissible. Et les drapeaux palestiniens, quel rapport ?
Les drapeaux palestiniens dans des manifs pour soutenir le peuple palestinien, bien sûr. Pourquoi pas ? Les images qu'on a vues hier, nous en avons vues, ne vont pas à l'avantage, ne vont pas aider la cause palestinienne.
Ça, c'est évident. Pourquoi ce drapeau tricolore, selon vous, il dérange ? Pas le drapeau palestinien.
Il dérange parce que l'idée de nation a été diabolisée. L'autoproclamé camp du bien, vous savez, tous les progressistes, les gens qui sont très tolérants, ceux qui sont le bien, les antifascistes, le bien. Je remarque quand même qu'aux États-Unis, un peu partout dans le monde, ce sont systématiquement eux qui tuent, qui agressent, qui violentent.
Matin, midi et soir, les autres mentent tellement là-dessus. De LFI ou RN, tous. LR, PS, etc. en faisant des promesses de campagne dont ils savent qu'elles ne sont pas tenables.
Aucune. Je vous en donne une encore, les gens sont peu au courant. L'AME, l'aide médicale d'État.
Je fais exprès de prendre celle-là parce que l'ERN reconquête. Même LR vous en parle souvent en disant qu'il faut supprimer l'AME, etc. Aujourd'hui, vous ne pouvez plus supprimer l'AME, c'est rentrer dans le droit européen.
À ça, ils oublient de vous le dire. Alors, on peut supprimer l'AME. Il faut d'abord être un pays indépendant.
Un nouvel épisode des Incorrectibles. Je suis ravi de vous retrouver. J'en profite donc en cette rentrée pour vous remercier à nouveau de continuer à nous soutenir.
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Alors, cette semaine, nous allons bien sûr parler de l'actualité. Depuis des mois, la France vit au rythme d'une instabilité politique et sociale persistante. Après la chute du gouvernement Bayrou lundi dernier, Emmanuel Macron a donc dégainé en urgence.
Sébastien Lecornu sait-on qu'installer à Matignon dans la foulée de la démission de François Bayrou une nomination express d'un fidèle parmi les fidèles qui pose une question de fond ? Emmanuel Macron a-t-il encore un projet pour la France ou se contente-t-il de sauver son trône ? Et puis, il y a la rue, la mobilisation de mercredi marquée par des débordements et des violences.
Alors, une autre question s'impose. La rue appartient-elle encore aux Français ou a-t-elle été confisquée par une extrême gauche qui prospère sur le chaos ? Pour en parler ce dimanche soir, nous recevons un invité qui ne mâche pas ses mots.
Il est de coutume de le recevoir dans les Incorrectives, souvent quand on change justement de studio et à l'occasion des nouvelles saisons. Donc, je suis très heureux de le recevoir à nouveau. Je le remercie d'ailleurs d'avoir accepté immédiatement de venir.
Et c'est un peu particulier pour lui ce week-end, puisque c'est donc au lendemain des Assises de la Souveraineté, la rentrée, on peut le dire, politique de son mouvement, Les Patriotes, dont il est président. Florian Philippot, bonsoir. Bonsoir.
Merci beaucoup d'avoir accepté cette nouvelle invitation. Donc, je le disais, c'est votre entrée politique ce week-end, donc avec les Assises de la Souveraineté qui ont encore assemblé plus de monde que l'année précédente. Alors, je le disais, nous allons bien sûr parler de plusieurs sujets sur lesquels il sera intéressant d'avoir votre avis.
Emmanuel Macron a-t-il encore un projet pour la France ? Voilà comment j'ai intitulé la première partie de cet entretien. Ou se contente-t-il de sauver son trône ?
Nous allons donc vous poser la question tout simplement. Tout d'abord, une question simple, le timing de la nomination de Sébastien Lecornu. Est-ce qu'il vous a surpris ?
Ça a été rapide. Il n'y a pas eu de dissolution. Non, ça, je ne m'y croyais pas.
Non, non. Emmanuel Macron est un homme qui a une psychologie adolescente, qui ne peut pas imaginer qu'il s'est trompé. Donc, il a fait une dissolution en juin 2024.
Ça n'a pas fonctionné, mais dans son esprit, ça a forcément fonctionné. Et donc, on ne peut pas refaire une dissolution. Ce n'était pas concevable, en fait.
Peut-être qu'il sera forcé d'en faire une dans quelques mois. Je n'en sais rien. Mais il me semblait là qu'il allait tout faire pour ne pas dissoudre et en fait pour imposer celui qu'il voulait imposer depuis longtemps.
Il avait déjà tenté le coup d'avant et Bayrou s'était imposé à lui. Et là, c'est donc le cornu. Le cornu qui est...
Alors, les articles présentent comme le meilleur ami de Macron, le chouchou de Brigitte. Ça, c'est la presse. Et l'homme qui a été ministre de la Macronie sans aucune interruption.
Il n'y en a pas beaucoup. Depuis le début du premier mandat en 2017, il a tout le temps été secrétaire d'État, ministre. Donc, c'est vraiment Macron qui se dédouble à Matignon.
Plus, en fait, les Français sont en colère, plus ils provoquent. C'est de la provocation. Ça ne dit pas tout de l'usure de la Macronie, justement ?
Si, ça dit tout. Vous savez, vous avez introduit en disant, est-ce qu'il a un projet pour la France ou est-ce qu'il veut juste se maintenir dans son trône ? Je pense que les deux, je pense qu'il a un projet pour la France.
C'est de la détruire. Il a clairement un projet, c'est de détruire la France. C'est son projet pour la France.
Et donc, évidemment, il ne peut pas se tourner vers le peuple français. Qu'est-ce qu'il devrait faire ? Qu'est-ce qu'il devrait faire aujourd'hui ?
Il devrait évidemment partir. S'il respectait l'esprit, l'esprit de la Constitution, comme le général de Gaulle l'a pensé et l'a mis en œuvre. Puisque le général de Gaulle, lui, quand il a été désavoué lors d'un référendum, en 1969, il a démissionné.
Eh bien, Macron devrait partir. D'ailleurs, c'est lui-même qui disait, il y a quelques années, dans des colloques, « je ne conçois pas autrement l'exercice du pouvoir que de partir si, à l'issue d'une dissolution, je suis minoritaire, alors je devrais partir ». Et puis, il ne l'a pas fait.
Et il s'accroche à son pouvoir, alors qu'il est, je crois qu'il bat tous les records d'impopularité dans les sondages. Voilà. Donc, il devrait partir.
Ce pouvoir est complètement en lambeau. Et d'ailleurs, y compris Sébastien Lecornu, qui a, en termes de sondage, le code de popularité, ça ne commence pas fort. Ça commence, en fait, de plus en plus bas.
Avec Attal, ça avait commencé là. Avec Barnier, ça a commencé là. Avec Bayrou, ça a commencé là.
Et avec Lecornu, on est en train de creuser, en fait. Ça commence là. Voilà.
Parce que ce pouvoir est en lambeau. C'est vraiment...
Ceux qui ont connu la fin des années Mitterrand...
Moi, j'étais jeune, enfin, j'étais collégien, mais je m'en souviens, malgré tout. C'était vraiment délabrement. Enfin, la fin du second septennat, c'était long.
En plus, il avait...
Bon, il était malade. Et puis, c'était les affaires. C'était Béré-Gauvois.
C'était la cohabitation avec Balladur. Enfin, c'était une fin de règne terrible. Et là, en fait, c'est pire.
C'est pire. C'est vraiment le respirateur artificiel pour maintenir en vie un pouvoir qui est mort. Complètement mort.
Complètement détesté de tous les Français. Complètement illégitime. Hué.
Il n'y a plus rien qui passe. Et pourtant, il s'accroche. Et en plus, il essaie de faire passer des choses qui sont lourdes de sens.
Il pourrait au moins se contenter de ne rien faire. Non, non. Il essaie de nous entraîner dans une guerre.
Il essaie de nous supprimer des jours fériés, de nous imposer une Europe fédérale. Enfin, il essaie de faire des choses, en plus, qui sont quand même très, très impactantes pour l'avenir de la France. Alors, lors de son discours de passation, Sébastien Lecornu a affirmé qu'il va falloir des ruptures, je cite, et pas que sur la forme, pas que dans la méthode, des ruptures aussi sur le fond.
Vous croyez à ses propos ? Ce n'était pas très sympathique, d'abord, pour ce pauvre Bayrou, qui était, on l'a vu à côté, un peu blémir à ce moment-là. Ça n'a pas duré longtemps, d'ailleurs, la passation.
Non, la passation, je pense qu'elle était un petit peu tendue. Je pense que c'est un peu rude pour Bayrou. J'ai l'impression que le pauvre, d'ailleurs, quand il avait...
Il lui a grillé la politesse, en même temps, Bayrou, la dernière fois, donc c'est peut-être une volonté de revanche. C'est vrai, mais je crois que Bayrou, quand il a annoncé son fin août, qu'il allait demander le vote de confiance le 8 septembre et qu'il a perdu, je crois qu'il pensait pouvoir le gagner, ce qui est hallucinant. Mais apparemment, il a vraiment été surpris de l'ampleur et de perdre, et d'être chassé, en fait, aussi vite.
Alors que Bayrou, quand même, sa profession, c'est de se maintenir au pouvoir depuis 50 ans. Non, c'est ça. Si vous voulez, s'il avait un CV, ce serait juste ça. 1980-2025, s'accrocher au pouvoir.
Rien d'autre. Par tout moyen, par tout poste, tout mandat possible. Les professionnels de la politique.
Un énorme professionnel de la politique. Un professionnel politicien, politicard. Vous voyez ?
Ce n'est pas la politique, la belle politique avec un P majuscule. Bon, ben donc, passation de pouvoir. Et donc, le cornu, pour répondre à la question, nous dit, on va changer, on va faire des ruptures sur la forme et le fond.
Bon, la forme, peut-être qu'il parlera un petit peu plus vite que François Bayrou. On sait qu'il serait capable de revenir sur la suppression, justement, des deux jours fériés, vous. Bon, et s'il ne fait pas ça, il fera autre chose.
Mais écoutez, en quoi voulez-vous que le cornu, qui bosse avec Macron depuis 8 ans, qui est son ministre depuis 8 ans, qui est son plus proche depuis 8 ans, qui a les mêmes orientations européistes, otaniennes, comment voulez-vous que le cornu mène une politique de rupture sur le fond avec le macronisme ? C'est strictement impossible. Enfin, c'est vraiment prendre les Français pour les imbéciles.
Donc, évidemment, non. Alors, je pense qu'il ne reproposera pas exactement...
Enfin, je pense qu'il n'aura pas la bêtise de reproposer exactement le même budget que Bayrou. Il va faire un peu différemment, mais enfin, ça sera globalement la même soupe. Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron serait capable de craquer, de démissionner avant la fin de son mandat ?
Il faudrait vraiment que Brigitte l'exige, quoi. Je pense que ce serait la seule condition psychologique pour qu'il puisse le faire. Sinon, je pense qu'il n'en est pas capable.
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas l'exiger et se battre pour. Attention. Parce qu'on ne connaît jamais...
Qui de ces gens qui nous demandaient la destitution du président ? Démission ou destitution sont départs. Moi, je crois que la seule loi qui régit l'histoire, c'est la surprise.
C'est pour ça que, quand on pense deviner la suite, il faut toujours se méfier et rester très humble devant les forces de l'histoire. Et si on estime que Macron doit partir, alors on doit le dire et se battre pour que Macron parte. Même si on pense qu'il y a peu de chances qu'il démissionne.
Oui, mais enfin bon, on ne sait pas. On ne sait pas ce qui peut se produire. C'est pour ça, si vous voulez, que je suis dans une incompréhension fabuleuse.
Quand je vois le RN, mardi, là, dans quelques jours, qui va refuser de soutenir la motion de destitution qui arrive au Parlement, conformément à l'article 68 de la Constitution. Je pense qu'ils vont contre 90% de leur électorat. Oui, ils ont dit qu'ils attendaient de voir.
Jordan Bardella a dit qu'il attendait de voir. Je crois qu'il attend de voir pour la motion de censure. Mais est-ce qu'il y a aussi, effectivement, une motion de censure contre le gouvernement ?
Mais là, je parle de la motion parlementaire de destitution de Macron. Article 68 de la Constitution, qui va arriver. On sait qu'elle est déposée ce mardi, là, au Parlement.
Par qui ? Par LFI. Mais peu importe.
Je veux dire, moi, je dis, ça peut être déposé par LFI, la gauche, la droite, l'extrême droite, l'extrême gauche. Ce serait déposé par les Vénussiens ou les Martiens. Il faudrait la voter, cette destitution.
Il faut la voter. Si on place l'intérêt des Français et de la France au-dessus de tout, on se fiche complètement de qui dépose la motion de destitution. On la vote.
Mais elle n'a que très peu de probabilité de venir en réalité. Oui. Elle a, en fait...
Je crois qu'il faut que le Parlement soit...
Il faut les deux tiers à l'Assemblée, les deux tiers au Sénat, puis les deux tiers du Parlement. Je vais vous dire, je pense que c'est très compliqué au Sénat. On ne va pas mentir.
Je pense que c'est très compliqué au Sénat. Mais je pense que c'est très faisable à l'Assemblée. Donc on n'aurait peut-être pas la...
Sur le plan symbolique, il y aurait une portée...
Très fort. On n'aurait pas la destitution forcément, mais on aurait un vote de l'Assemblée nationale pour destituer le président de la République. Ça n'est jamais arrivé.
Ça n'est jamais arrivé. Et ça aurait une portée nationale et même mondiale extrêmement puissante. Et ce serait un facteur d'affaiblissement de Macron extrêmement intéressant.
C'est pour ça que je crois qu'il faut vraiment là se prendre en main et vraiment la voter, cette motion de destitution. Un front politique commun contre le gouvernement, plus particulièrement, vous y croyez ou finalement c'est impossible ? C'est-à-dire de qui ?
D'Alefi ou ARN. Mais non, ils ne veulent pas. À chaque fois qu'il y en a un qui dépose quelque chose, l'autre ne le vote pas parce que c'est l'autre.
Vous savez, on a l'impression d'être dans la cour de récréation. Avec qui on va jouer au même jeu ? Ah ben non, mais moi je ne joue pas à ce jeu-là, même parce que tu y es, parce que tu es là.
Je ne joue pas avec toi. Toi, tu n'es pas bien. On en est là, c'est la cour de récréation.
Alors, on parle quand même de la France. Donc non, je pense qu'ils ne seront pas capables de dépasser ça. Incapables.
Regardez, la motion de censure, le RN ne la vote pas. L'institution, il ne la vote pas. C'est hallucinant.
Et je pense que si c'est le RN qui proposait la motion de censure, LFI ne la voterait pas. Vous aviez écrit un tweet qui était un petit peu mystérieux concernant la position de Marine Le Pen à ce sujet. Vous pensez qu'il pourrait y avoir des discussions à ce sujet entre le président et elle ?
On sait que Sébastien Lecornu avait invité à dîner Marine Le Pen et Jordan Bardella. Moi, je pense que Lecornu va poser un problème au RN parce qu'il y a une forme de complicité personnelle entre Sébastien Lecornu et les dirigeants du RN, Jordan Bardella et Marine Le Pen. Qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
En juillet 2024, Libération a révélé qu'il y avait eu des dîners secrets organisés par Thierry Solaire entre Bardella, Marine Le Pen et Lecornu. Quand on dit dîner secret, c'est qu'on peut se voir dans la vie politique. Moi, je ne suis pas choqué qu'un membre de l'opposition voit un ministre.
Bon, on n'est pas en guerre civile. Mais quand on veut le rendre secret, c'est-à-dire qu'on ne le met pas à l'agenda, on s'arrange pour que ce soit chez quelqu'un d'autre, caché dans un appartement pas visible et surtout qu'il n'y ait pas de presse, évidemment, c'est que là, il y a une volonté qui n'est pas très saine, qui n'est pas très démocratique. Et puis, ça a continué puisqu'en avril dernier, le canard enchaîné a révélé que les dîners continuaient avec Sébastien Lecornu.
Lecornu, qui en plus a une espèce d'habileté, il faut le dire, de parfois repeindre un peu son langage et ses discours en bleu-blanc-rouge, c'est un ministre macroniste, mais qui parfois dit des choses un peu surprenantes. Ministre des armées, il a fait des interviews dans des revues spécialisées sur l'industrie de défense en disant « Je suis le ministre le moins européen du gouvernement ». Ce qui est audacieux quand on est macroniste de dire ça, puisque les macronistes portent l'Europe au nu, c'est vraiment, il n'y a rien au-dessus de l'Union européenne pour eux.
Donc, c'est quand même assez audacieux. Donc, je me suis dit « Bon, bah, tant mieux ». Mais en réalité, derrière, il n'y a pas de suite.
Il n'y a pas de concrétisation. Il aurait pu faire un coup d'éclat sur la guerre d'Ukraine en disant « Moi, je ne suis pas ». Il était ministre des armées.
Il aurait pu démissionner. D'autres l'ont fait avant Louis Chevènement, ministre de la Défense, en désaccord avec la guerre du Golfe, à démissionner. Non.
Donc, si vous voulez, je me suis dit que c'est purement verbal. C'est, à mon avis, même une stratégie de manipulation. Il repeint en bleu, blanc, rouge parce que, d'abord, il gérait l'armée et que beaucoup des soldats en France sont plutôt patriotes.
Heureusement, d'ailleurs, l'armée française est plutôt très majoritairement attachée à la France, beaucoup moins, je crois, à l'Europe. Et donc, il leur parle. Et puis, je crois qu'il essaie de rouler dans la farine le RN, qui, à mon avis, se fera avoir volontairement ou pas.
Alors, on va en parler du RN dans un instant. Juste, Sébastien Lecorni a aussi dit « Il va falloir changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans notre manière de travailler avec les oppositions ». Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire d'abord que ce n'est pas très sympa pour Bayrou et ses prédécesseurs. Parce que c'est quand même… Il dit ça, je rappelle, j'ai vu ça. La créativité, ça veut dire quoi ?
J'ai vu ça. Bayrou était vraiment à 80 centimètres. Il faisait vraiment une drôle de tête.
Ce n'est pas très, très sympa. Ça veut dire qu'il a… Non, mais psychologiquement, ça veut dire qu'il a confiance en lui pour dire ça devant tout le monde. Ça veut dire qu'il sait qu'il a le soutien de Macron.
Vous savez, n'oublions pas, il est très, très, très proche de Macron et de Brigitte. Et Brigitte, elle joue, manifestement. Il faut être chouchou de Brigitte.
C'est Brigitte et les garçons. C'est le sitcom Macroniste, c'est ça. C'est-à-dire que vous avez Gabriel qui est devenu Premier ministre.
Tel ou tel, je ne sais plus qu'elle aimait bien, sont devenus ministres. Lui, son chouchou devient Premier ministre. Enfin, c'est quand même assez incroyable, ça.
Donc, ça veut dire d'abord ça, qu'il a une confiance en lui, une estime de lui, une confiance en lui énorme, parce qu'il se sait soutenu par le couple, ce que j'appelle… Je les appelle, moi, les ténardiers de l'Elysée. Donc, les ténardiers le soutiennent. Et puis, au-delà de ça, ça ne veut rien dire.
Je ne sais pas. Sur le fond, qu'est-ce que vous voulez qu'il fasse ? Quelle est la différence de logiciel entre cet homme-là et Macron sur le fond ?
Enfin, aucune. Ça se saurait. Franchement, ça se saurait.
Alors, vous l'avez évoqué tout à l'heure, justement. Là, je parlais plutôt de la motion de censure. Manuel Bompard a déjà déclaré, donc, à l'AF, il déposerait une motion de censure si le corps nu ne demandait pas la confiance de l'Assemblée.
Pour, justement, le RN et Jordan Bardella, c'est ou la rupture ou la censure, quand même. Il a dit ça, sur ses mots. C'est quoi la stratégie des patriotes pour vous ?
Qu'est-ce qu'il faut immédiatement faire ? Il faut faire partir le corps nu ? Nous matignons tout de suite ?
C'est du sérieux, la motion de censure ? C'est du théâtre ? L'AF y défend les Français ou fait son buzz médiatique ?
Bardella, qu'est-ce que c'est ? C'est une posture ? Nous, aux patriotes, notre stratégie est la même depuis le départ.
Moi, j'avais la même sous Barnier, sous Bayrou, et là, sous le corps nu. Il faut censurer tout de suite. On est à un tel point de déliquescence du pouvoir, on est au bout du bout du bout du régime et du règne.
On est en fin de règne terminale, si vous voulez. Donc, il faut hâter les choses. Plus on censurera, plus Macron sera embêté.
Il faut de nouveau dissoudre l'Assemblée nationale. Mais bien sûr. Je ne sais même pas s'il faut dissoudre.
Je n'attends pas grand-chose, en fait, de la dissolution. Moi, j'attends surtout le départ de Macron, qui, d'ailleurs, ne réglera pas tout. Vous connaissez nos positions sur la récupération de notre souveraineté nationale, qui est quand même le point majeur, et ce n'est pas le départ de Macron qui nous redonnera notre souveraineté.
Mais, aujourd'hui, c'est le verrou à faire sauter. Mais, en même temps, vous respectez les institutions, quand même, Florent et Philippe ? Je respecte.
La motion de censure est dans la Constitution. Non, mais pour le départ de Macron. Oui, mais Emmanuel Macron a été investi des pouvoirs pendant un mandat.
Il a le droit de se maintenir. Ce n'est pas illégal. Non, ce n'est pas illégal.
Normalement, c'est indiscutable. On a aussi parfaitement le droit de le destituer. C'est prévu par la Constitution.
Et je crois que c'est très sain qu'il y ait des démissions en politique. Vous savez, il y a des pays où...
C'est vrai que vous n'êtes pas très nombreux, quand même, à demander la destitution d'Emmanuel Macron. Je crois que parmi les Français, on est nombreux. On est majoritaire, même.
Mais vous savez, il y a des pays, même pas très loin, vous allez en Belgique, vous allez dans les pays du Nord, je crois même en Italie, vous avez, au Royaume-Uni, régulièrement, des ministres qui démissionnent, ou premiers ministres, même, on l'a vu au Royaume-Uni il n'y a pas très très longtemps. Quand ils estiment qu'ils ont manqué à leur devoir, ou qu'ils ont raté quelque chose, ils s'en vont. Ou qu'ils ne sont pas d'accord avec une ligne, ils s'en vont.
En France, pour pousser à la démission, on a l'impression qu'on doit prendre les avantages du pouvoir. Alors on prend le chauffeur, la voiture de fonction, l'appartement de fonction, le beau salaire. On a destitué Emmanuel Macron.
Mais par contre, on a les privilèges, mais on n'a pas les devoirs. C'est ça la conception française. C'est une conception encore de cours.
C'est quand même hallucinant. Enfin, je veux dire, on prend les privilèges, qui sont d'ailleurs trop nombreux, il faudrait sabrer dedans, mais on a aussi des devoirs et des responsabilités. Bon, alors admettons, dans l'institution de Macron a été jusqu'au bout, qui pour sauvait la France après lui ?
Une union des droites, comment faire ? Ah, moi, je ne suis pas sur droite-gauche. Donc, si vous voulez, je pense que c'est le piège du système, cette histoire de droite et de gauche.
Il faut arrêter avec cette histoire. Surtout que vous étiez plutôt gauche, même si vous êtes passé au Front National. Vous venez de la gauche de Jean-Pierre Chevènement.
C'est bien que vous disiez ça, parce que sinon, après, d'autres me diront que vous étiez extrême-droite. Donc, ça veut dire que je ne suis rien du tout. Je suis français et je suis gaulliste.
Et de Gaulle, vous ne l'entendrez jamais de sa vie, se considérer de droite ou de gauche. Jamais. Ce que je veux dire, c'est que vous veniez de chez Jean-Pierre Chevènement.
Oui, c'est-à-dire que j'étais souverainiste. 2002, il ralliait des gens. Vous savez, auprès de Chevènement, en 2002, il y avait Paul-Marie Couteau.
Je ne sais pas si vous mettez spontanément Paul-Marie Couteau à gauche. Il y avait même un des fondateurs de l'UDF à l'époque, qui n'était pas un parti considéré à gauche. Et puis, il y avait même des royalistes, des monarchistes qui étaient du côté de Chevènement.
Il y avait des gens de partout. Bon, ben voilà, parce que c'était des gens qui mettaient la France au-dessus de tout. Et moi, j'ai continué cette cohérence.
Et vous voyez bien que cette cohérence… Alors, union des droites, je me mettrais avec Louis Sarkozy. Qu'est-ce que je partage avec Louis Sarkozy ? Il est candidat à Menton, lui.
L'Américain, je veux dire, l'Américain, complètement fan de la conception américaine des choses, otanisé, puis le Sarkozy, c'est quand même un enfer, quoi. C'est vraiment une trahison totale de la France. Je n'ai rien à voir avec tout ça.
Je me mettrais avec Valérie Pécresse. Il est très sévère. Donc, par contre… Nicolas Sarkozy a sorti une vidéo, là, il y a peu de temps, enfin, qui a été… Je ne sais pas si elle a été volée ou en tout cas prise dans une conférence, où il était très sévère à l'égard d'Emmanuel Macron.
Il lui disait qu'il ne l'écoutait jamais. Il lui demandait des conseils pour ne jamais l'écouter. Oui, à un moment, il y avait une love story entre Sarkozy et Macron.
Macron le recevait souvent. Je pense que… Je ne crois pas à l'instant que ce soit ça, les vraies raisons. Je ne pense pas que ce soit des gens suffisamment d'honneur pour être piqués au vif sur des raisons de fond, politiques.
Ça me paraît un peu trop noble, presque, comme motivation. Je pense que Macron lui a fait une crasse ou ne lui a pas rendu le service qu'il attendait à titre personnel sur je ne sais quelle affaire ou quel sujet. Déjà, l'égard d'honneur.
Oui, j'ai une histoire comme ça. Ces gens-là ne peuvent être qu'à ce niveau-là. Je peux vous assurer que ce ne sont pas des controverses de fond sur l'avenir de la France.
Je pense que ça, ça ne les intéresse pas beaucoup. Je pense que c'est parce qu'il ne m'a pas rendu le service, l'appareil, le petit truc qu'il devait me donner et qu'il ne m'a pas donné. Donc, il doit lui en vouloir.
Donc, il lui fait quelques misères. Maintenant, c'est tout. C'est un peu mesquin.
Enfin, ces gens-là en sont là. Donc, moi, je ne suis pas l'union des droites ou l'union des gausses. Je suis l'union des patriotes.
Et sur un critère assez simple. Moi, j'ai fait beaucoup d'alliances, d'ailleurs, dans des élections ou des événements. Je pense qu'aujourd'hui, on peut s'allier avec quiconque demande à minima un référendum sur la sortie de la France de l'Union européenne.
Voilà. Moi, vous mettez un référendum sur le Frexit dans votre programme. Vous vous engagez à le faire.
Non, mais même pas le référendum, on le fait directement. Parce que je pense que si on est élu, les gens sauront qu'on le fait. Donc, il n'y a pas besoin de référendum.
Mais au moins, mettre un référendum. Et on peut discuter et faire des alliances. Et ça concerne quand même potentiellement beaucoup de monde.
Beaucoup de monde. Vous voyez ? Donc, je suis très ouvert à ce type de rassemblement.
Et ça, moi, je ne regarderai pas s'il y a une étiquette de droite ou de gauche. S'ils ont un maillot rose ou un maillot bleu. Franchement, ça, je m'en fiche vraiment complètement.
Oui, mais vous disiez, bon, droite, gauche, je ne sais pas. Mais je parlais plus généralement l'union des droites. Parce que c'est plutôt du côté-là qu'il y a plus de souverainistes.
En tout cas, aujourd'hui, je n'en vois pas beaucoup. À part Arnaud Montebourg du côté gauche. Cette union des souverainistes en France, c'est un leurre au final.
On ne va pas revenir sur ce débat. Mais c'est vrai que finalement, vous n'arrivez pas à vous entendre. C'est ça qui est fou.
Ce n'est pas ça. Ce qu'il y en a qui veulent, il y en a qui ne veulent pas. Ce n'est pas plus compliqué que ça.
Moi, je ne peux pas forcer ceux qui ne veulent pas le faire, à le faire. Mais vous savez, de toute façon, à un moment, on n'aura pas le choix. Les Français et les souverainistes, à la base, ils le veulent.
À Arras, vous avez vu, on a mis une urne pour que les gens votent pour une primaire souverainiste à la présidentielle. Ils ont très majoritairement voté pour. Parce que la primaire, c'est la seule manière d'obtenir un candidat unique à la présidentielle.
Et peut-être même qu'on n'aura pas besoin de la primaire, parce qu'il y aura un fédérateur naturel qui sera là, et qu'on devra suivre, et qu'on devra aider, et qu'on devra être à ses côtés. Et donc, il y aura une candidature unique, très forte. Et je pense qu'elle peut chambouler complètement le jeu présidentiel.
Aujourd'hui, il y a une attente chez les Français de ce discours de Freck-Z, d'indépendance. Si elle avait lieu, cette primaire, vous pourriez vous y plier ? C'est-à-dire, si vous n'arrivez pas en tête, et que ce soit Dupont-Aignan ou Asselineau, que ce soit devant, vous accepteriez de ne pas y aller ?
J'ai fait une vidéo mi-juin, où je pose le principe d'une primaire, je la propose à tout le monde. Je la propose à François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan, Juan Branco, tous ceux qui veulent et qui mettent au moins, je l'ai dit, comme critère, le référendum sur le Frexit dans leur programme, pour qu'au moins il y ait un critère à qu'on soit d'accord. Et j'ai dit, voyons ensemble les modalités pratiques.
Je ne vais pas définir pour tout le monde. Ayons une collégialité pour l'organiser, mais je la propose, donc je m'y plie. Et le principe d'une primaire, sinon il n'y a pas de primaire, c'est qu'avant ça, on s'engage à soutenir le gagnant.
On fait une belle campagne, deux, trois mois, avec le peuple souverainiste, on organise les choses de manière respectueuse, mais on peut avoir des vrais débats de fond, mais de manière respectueuse. Et puis c'est le peuple souverainiste qui tranche. Mais peut-être qu'on n'en aura pas besoin, parce qu'on aura un fédérateur qui va émerger, et que sous son panache bleu-blanc-rouge, nous nous mettrons tous très naturellement.
Moi, je n'ai aucun problème avec ça. Je veux dire, la situation de la France est tellement grave, que ne croyez pas que je vais mettre mon égo avant la France, ou mon parti avant la patrie. Moi, je mets la patrie avant mon parti.
Vous voyez ? Je pense que nous pouvons utilement contribuer. Ce qu'on a fait à Arras, contribue à cela.
Et dès qu'on a pu le faire à toutes les élections, on s'est alliés. Et aux européennes, si Nicolas Dupont-Aignan ne nous avait pas plantés trois jours avant la conférence de presse, Jean-Frédéric Poisson, Pierre-Yves Gérons et moi-même, eh bien, on aurait fait une liste de rassemblements avec lui, en plus. Mais il a préféré faire autrement.
Donc, non, nous, on n'a objectivement pas de tort là-dessus. Et on essaie toujours de le faire. Après, je ne peux pas forcer ceux qui ne veulent pas.
Mais je pense que, de toute façon, la logique de l'histoire, c'est que ça se fera. Parce que notre camp est appelé à gouverner. Forcément.
Forcément. Il reste une option dans la tête des gens. Peut-être, c'est le RN, aujourd'hui.
Et encore, j'ai l'impression que ils ne sont pas très en forme. Il y a quand même des gens qui commencent à y voir un peu clair dans leur jeu. Mais, vous savez, le RN arriverait au pouvoir, au bout de six mois, il serait à 10% dans les sondages de popularité.
Parce qu'en restant dans l'UE, l'OTAN, l'OMS, Schengen, le marché de l'électricité, tout ça, je peux vous assurer que le RN aurait les mêmes résultats catastrophiques que Macron et ses prédécesseurs. Forcément, naturellement. Alors, justement, parlons de l'image de la France.
Donc, on doit être prêts. Donc, on sera prêts, on sera prêts. Justement, et en Europe.
Bon, écoutez, on verra bien. De toute façon, l'avenir, comme vous le dites, le dira. Le Financial Times a écrit, je cite, « Les marchés voient désormais la France comme faisant partie de la périphérie de la zone euro face aux inquiétudes grandissantes. » La France, c'est devenue une nouvelle risée de la planète ?
Oui, et là, on est dans...
Alors, il y a une tribune très intéressante qui est sortie cette semaine dans le Figaro. Est-ce que c'est encore une grande puissance, la France, ou c'est un pays qui est délégué d'après vous ? En fait, pour vous répondre, la France, elle a tous les atouts d'une grande puissance.
C'est une grande puissance potentielle. Mais aujourd'hui, elle n'a plus la politique d'une grande puissance. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas l'être.
Nous avons encore, du point de vue même industriel, agricole, sans aucun doute encore, scientifique, encore, territorial, avec l'outre-mer, maritime, culturel, évidemment, linguistique, diplomatique, avec un gros réseau diplomatique qui subsiste, avec ce poste de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, la puissance nucléaire, oui, même du point de vue de la puissance militaire encore, nous avons encore tous les attributs d'une grande puissance. Mais nous avons à la tête du pays depuis, et ça dépasse Macron, Macron est peut-être le plus grave d'entre tous, et ça a commencé à aller au moins avec Giscard. On a des présidents, des chefs, des dirigeants qui voient la France en petit, et qui veulent même faire la France la plus petite possible, puisque la France la plus petite possible est la seule compatibilité avec le projet européen.
On ne pouvait pas à la fois avoir une France puissance mondiale, la France aux 30 frontières, parce qu'avec l'outre-mer, on a 30 frontières. La France présente sur tous les fuseaux horaires, seul pays au monde qui est concerné aujourd'hui, il n'y en a plus d'autres. Et en même temps, être un land de l'empire bruxellois, ça n'est pas possible, ce n'est pas compatible, chacun le comprend bien.
C'est pour ça d'ailleurs que Valls avec Macron se sont évertués à essayer de se débarrasser de la Nouvelle-Calédonie, contre trois référendums locaux qui ont montré pourtant l'attachement à la France, ce qui est très grave, très grave d'avoir trahi ces référendums et de trahir la France. Et vous voyez, parce qu'ils veulent la France la plus petite possible. Donc en fait, aujourd'hui, oui, on en est là, on a un résidu de France, ce qu'on pourrait appeler une souffrance dans tous les sens du terme, une souffrance et une souffrance, alors qu'on devrait avoir une grande France et qu'on a toutes les raisons de l'avoir.
C'est ça qui est fou, c'est ça qui est à pleurer, c'est qu'on a tellement d'atouts dans nos mains, on a de l'or dans les mains. Et eux, ils en font de la boue systématiquement. Et pour vous, la seule solution, c'est de passer par le Frexit ?
Le Frexit, c'est un moyen. La seule solution pour que les nations vivent, c'est qu'elles soient indépendantes. Est-ce que vous ne croyez pas, Florent Philippot, en pure question, on va dire politicienne un petit peu, que le fait d'être cantonné, qu'à cette unique...
Enfin, en tout cas, on vous perçoit, pour les gens qui ne vous connaissent pas forcément, qui ne connaissent pas tous les éléments de votre programme, vous êtes résumé pour beaucoup à uniquement cette idée de Frexit. Est-ce que vous ne croyez pas, justement, pour que, justement, vous puissiez peut-être monter encore plus, est-ce que ce serait peut-être bien de peut-être envisager que ça ne se fasse pas, quoi ? Parce que, finalement, on le voit bien, les électeurs, à chaque élection, que ce soit vous, vous le disiez, Dupont-Aignan ou Asselineau, les électeurs, ils ne vous apportent pas leur suffrage en nombre, quand même.
Est-ce que vous ne croyez pas que les Français sont résignés à ce qui n'est pas de sortie de l'Union européenne ? – Non, je crois, vous savez, moi, j'ai toujours… Alors, moi, j'ai vraiment, d'abord… – S'ils en voulaient du Frexit, comment… – Posons-le la question, je vais vous dire. Est-ce que vous avez sérieusement le sentiment, par rapport aux élections européennes en 2024, qu'on a pu avoir en France un débat sur le Frexit, parce qu'il y avait notre liste et celle de François Asselineau ?
Il y en a peut-être une ou deux autres qui défendaient aussi le Frexit plus marginalement, mais les deux principales, c'était celle-là. Est-ce que vous pensez que malgré la présence de ces deux listes, ça a permis un débat sur le Frexit en France ? Bien sûr que non, vous avez vu comment étaient biaisés les règles intégralement.
Faisons un référendum sur le Frexit, on verra bien. Moi, je crois comme Macron, pour le coup, qui avait dit ça à la BBC en 2018, je pense qu'on le gagnerait. Oui, il avait dit à la BBC, si on faisait le même référendum que vous, on aurait le même résultat en France.
C'est pour ça qu'il ne le fait pas, d'ailleurs. Non, non, je suis persuadé. Vous savez, tant mieux si on me connaît pour le Frexit, pourquoi ?
Parce que les autres, le… Mais du coup, on vous caricature un petit peu, on vous dit… On me caricature sur l'indépendance, je ne me gêne pas. J'entends dire que ces gens-là n'ont que le Frexit à la bouche, ils ne… Non, mais les autres ne parlent tellement pas du sujet européen. Ils mentent tellement… Vous êtes caricaturés, c'est vrai.
Bon, ben tant pis. Matin, midi et soir, les autres mentent tellement là-dessus, de LFI au RN, tous, LR, PS, etc., en faisant des promesses de campagne dont ils savent qu'elles ne sont pas tenables.
Aucune. Je vous en donne une encore, les gens sont peu au courant. L'AME, l'aide médicale d'État, je fais exprès de prendre celle-là, parce que le RN reconquête, même LR, vous en parle souvent, en disant il faut supprimer l'AME, etc., etc.
OK. Aujourd'hui, vous ne pouvez plus supprimer l'AME. C'est rentrer dans le droit européen.
Ah, ça, ils oublient de vous le dire. Alors, on peut supprimer l'AME. Il faut d'abord être un pays indépendant.
Ah, mais c'est pareil pour lutter contre le Mercosur, pour avoir une agriculture de proximité, pour faire du protectionnisme. C'est pareil pour retrouver des frontières nationales. C'est pareil pour avoir le droit d'expulser qui on veut.
Je parle aussi, d'ailleurs, de la sortie de la CEDH là-dessus. C'est pareil si on veut, par exemple, retrouver notre liberté d'expression et arrêter la censure des réseaux sociaux avec le DSA, ou le chat de contrôle qui va arriver. Et là, vous comprenez qu'en vous disant tout ça, je suis en train de définir une politique.
Mais je suis obligé de partir du prémice, c'est-à-dire retrouver notre indépendance. Parce que si je ne l'explique pas, ce qui s'appelle le Frexit, notamment, c'est surtout l'Union en peine, il y en a d'autres, mais c'est surtout l'Union en peine et l'euro. Mais à partir de là, je pars de là, mais je développe ensuite une politique.
Une politique agricole, de circuit court, de qualité. Si on peut mettre au maximum du bio et de la permaculture, faisons-le. Ou on pourra donner un prix à nos agriculteurs.
Vous voyez ? Une politique où on arrête l'immigration, on expulse ce qui on veut, on retrouve des frontières nationales. Je définis une politique, un contenu, mais je suis obligé de partir du prémice qui est « nous devons pour cela retrouver notre indépendance ».
Sinon, je suis dans le théâtre politicien comme les autres. Je pense qu'on crève de cela. Parce qu'élection après élection, les gens votent pour des programmes en pensant qu'ils sont applicables, alors qu'ils ne le sont pas.
Et le RN aujourd'hui est dans le même sac, ce qui n'était pas le cas avant, puisque jusqu'à mon départ, et mon départ s'explique par cela, ils défendaient le Frexit. Donc il y avait une cohérence qui est aujourd'hui anéantie. – Alors justement, avant d'aborder le contexte social et les récentes manifestations, un petit mot justement sur Marine Le Pen.
Son procès en appel aura lieu, on l'a appris, du 13 janvier au 12 février 2026. Pour vous, est-ce que Marine Le Pen a encore une chance de voir son illégibilité annulée ? – Bon, je ne suis pas juge, je pense… Bon, après, je ne vais quand même pas faire de langue de bois.
Moi, je ne crois pas. Je pense que le candidat, je pense que ce sera Jordan Bardella. Je pense. – À la présidentielle de 2017. – Peut-être que l'été prochain, quand on aura le rendu de la justice, peut-être que je serai démenti.
Et je n'en sais rien. Mais j'ai l'intuition, connaissant… Enfin, ayant vu et en lu le premier jugement, qui est quand même lourd, ayant vu que manifestement, il n'y avait pas de nouveaux arguments, entre-temps… – Certains disaient que son dossier était implédable. Vous partagez cet avis ? – C'est compliqué.
Et puis d'ici janvier, je ne suis pas sûr qu'ils aient apporté beaucoup de nouveaux éléments. Donc je ne vois pas très bien ce qui pourrait faire que ça change. Alors peut-être, je sais qu'ils veulent forcer un peu les choses en se présentant quand même et en demandant au Conseil constitutionnel de trancher.
Peut-être en espérant de leurs copains Ferrand, qu'ils ont fait nommer là, qu'ils leur rendent l'appareil. J'espère que ça, ce n'est pas pour cette raison qu'ils ont accepté cette nomination scandaleuse de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, parce que je vous signale qu'on se le paye jusqu'en 2034. Ça aussi, c'est une réforme institutionnelle qu'il faudrait faire.
On a un président du Conseil constitutionnel pour 9 ans, jusqu'en 2034. Donc lui, il va connaître deux présidents encore là. Et après, ça sera peut-être Bardella.
Vous disiez d'ailleurs ici, il y a quelques mois, que Jordan Bardella voulait être candidat à la place de Marine Le Pen. Si elle est rééligible, allez, scénario, on peut l'envisager quand même, est-ce qu'on peut imaginer une guerre interne au RN comme finalement, il y en a eu un petit peu au moment de votre départ ? Oui, mais pas du tout sur les mêmes sujets.
Moi, c'était un sujet de fin. Est-ce que vous pensez que ça peut mal se passer entre eux ? Si les deux sont éligibles, enfin, Bardella le sera.
Et si Marine Le Pen l'est, oui. Là, je pense qu'il y aurait une guerre. Ah oui, je pense qu'elle ne se laisserait pas faire comme ça.
Pour toi, elle lui renouvelle tout le temps son soutien. Elle a dit qu'il allait y avoir forcément des législatives de manière inéluctable. Vous savez, en politique, c'est plutôt mauvais signe.
Vous avez vu ce qu'a dit Macron juste avant que Bayrou dégage ? Il n'avait jamais dit ça. Il a dit ça une semaine avant son annonce qu'il allait demander la confiance.
Il a dit dans le Paris Match. Il a fait une grande interview en disant « Mais Bayrou, c'est mon ami. On s'entend tellement bien.
Je le soutiens de tout mon cœur, de toutes mes forces. C'est vraiment mon ami. » Il l'a dit deux fois.
Il n'avait jamais dit ça de Bayrou. Et tout le monde sait que c'est faux. Donc, c'était plutôt le baiser de la mort.
Là, franchement, ce n'est jamais très bon signe. Quand on vous dit « on s'adore », c'est plutôt pour essayer de masquer les choses. Non, non, non.
Mais je pense que oui, je pense qu'il y aurait une guerre. Après… L'intérêt de Jordan Bardella, ce serait une démission rapide d'Emmanuel Macron, selon vous ? Ah oui, oui, oui.
Parce qu'il a le vent en poupe quand même, Bardella. S'il y a une démission rapide, s'il y a une démission de Macron, oui, oui, Marine Le Pen, par défusion, là, pour le coup, alors à moins qu'elle tente son histoire au Conseil constitutionnel, je pense que ça ne fonctionnerait pas. Elle ne serait donc pas candidate.
En plus, elle n'aurait pas le temps d'organiser une contestation, etc. Donc, ce serait forcément Bardella. Et voilà.
Après, est-ce que ça veut dire qui gagne ? Ça, ce n'est pas du tout certain. Voilà, Jordan Bardella, président.
Vous y croyez ou pas ? Tous les voyants sont au vert, quand même. Il l'était aussi pour tant de monde dans le passé, au même moment.
Et sans que ça se réalise… Beaucoup parlent d'un prochain, beaucoup trop fébrile. Est-ce que vous partagez cet avis ? Le RN, il est toujours dans l'opposition ?
Ou il joue un double jeu pour vous ? Être chef d'État, excusez-moi, il faut avoir beaucoup d'expérience, il faut avoir beaucoup de sagesse. Et je crois que ce n'est pas un… Être chef d'État, ce n'est pas une punchline sur TikTok.
Être chef d'État, d'une puissance comme la France, surtout à une époque où c'est devenu extrêmement compliqué, tout est interconnecté, etc. Je crois que ça suppose d'abord d'avoir une bonne connaissance du pays, de son peuple, et si possible d'avoir une expérience de vie. D'ailleurs, les grands chefs d'État dans le monde, ils n'ont pas 28 ans ou 29 ans ou 30 ans.
Non, il va avoir 30 ans, là. Je ne sais pas quel âge à aborder, là, 30 ans. Pas ça.
Vous regardez Xi Jinping, vous regardez Poutine, vous regardez Trump, vous regardez les présidents, ils n'ont pas cet âge-là. Donc, je crois qu'il faut être raisonnable, voilà. Et que Bardella n'a pas d'expérience en dehors de celle de Baratschik au Front National et au RN.
Il n'en a pas. Aucune. Alors, on va dire, il est méprisant, etc.
Je ne suis pas du tout méprisant. Ça vous a surpris que ce soit été… Vous qui connaissez le RN, pareil. Peut-être qu'on en parlera dans 20 ans ou 30 ans et que le temps aura fait son œuvre et qu'il aura appris des choses.
C'est vrai qu'il y a beaucoup de lieutenants au RN, que ce soit Sébastien Chenu, il y en a d'autres. Mais il faut être sérieux. Et par ailleurs, attendez, juste au-delà de ça, pour ne pas rester juste l'aspect personnel, mais pour moi, c'est important, je ne veux pas être démagogue, je dis ce que je pense, mais sur le fond aussi, il faut une doctrine pour la France.
Qu'est-ce qu'il pense Jean-Luc Bardella de la France ? J'ai beaucoup plus de mal encore à le dire que Marine Le Pen. Et encore Marine Le Pen, je crois que je la connaissais moins bien que ce que je pensais, parce que je pensais qu'elle avait vraiment des convictions solides, elle était moins solide que ce que je pensais.
Mais Bardella, pour le coup, je crois que c'est très creux. C'est vraiment des éléments de langage, de la punchline, beaucoup de médiatraining. Je ne dis pas que c'est mal d'en faire.
C'est bien d'être compétent en termes de communication médiatique, etc. Il vaut mieux être bon que pas bon, par définition. Mais c'est évident que ça ne remplit pas, parce que ça ne remplit pas un personnage.
Et donc, voilà. Mais j'aurais pu dire la même chose de beaucoup d'autres. Après, j'étais très dubitatif sur Gabriel Attal, Premier ministre, déjà, vous voyez, par exemple.
Mais bon, donc non, moi, je ne vois pas Bardella président. Et en plus, connaissant en tout cas, pour le coup, quelques-unes de ses orientations politiques comme président du RN, quand je le vois, comme ça, saluer, tout sourire, Zelensky, c'est-à-dire montrer, donner des gages, et publier ça, il n'était pas obligé de le publier. Il le publie pour donner des gages au système, pour montrer qu'il est dans leur camp, dans le camp du système.
Quand je le vois, sur ses positions politiques, refuser la destitution, refuser la motion de censure, ne plus vouloir du tout sortir de l'Union européenne, rester dans ce système, même le marché européen, électricité, on y reste, Schengen, on y reste, enfin, une espèce de manque de courage, de manque d'audace incroyable, je me dis, qu'est-ce que ça changerait à la politique de la France ? Ça ne changerait rien. Avec en plus un problème personnel d'expérience, je pense qu'on serait dans le beau drap.
Justement, petite parenthèse avec, justement, vous parliez de relations internationales. Donald Trump, il n'y a pas eu un soutien exceptionnellement visible au moment de l'élection présidentielle de Donald Trump aux États-Unis. Ce qui s'est passé cette semaine, on en a beaucoup, beaucoup parlé aux États-Unis avec ce meurtre épouvantable de Charlie Kirk.
Quelle a été votre réaction ? Alors, Charlie Kirk, je dois vous avouer que moi, je ne le connaissais pas. Après, je me suis renseigné.
Je pense que j'aurais été aux États-Unis, je l'aurais bien connu, mais bon, j'étais un peu loin de tout cela. C'est effroyable. Ça dit quoi ?
Les images, d'ailleurs, étaient glaçantes. Ça dit que quand l'autoproclamé camp du bien, vous savez, tous les progressistes, les gens qui sont très tolérants, ceux qui sont le bien, les antifascistes, le bien, je remarque quand même qu'aux États-Unis, et un peu partout dans le monde, ce sont systématiquement eux qui tuent, qui agressent, qui violentent. L'extrême-gauche ?
Oui, ce sont des gens d'extrême-gauche, qui alors soient conscients de ce qu'ils font, soient manipulés, parce que n'oubliez pas qu'aux États-Unis, il y a un État profond, en France aussi, le Deep State aux États-Unis, dont on parle si souvent Trump, il n'est pas mort. Or, Charlie Kirk, c'est quelqu'un qui avait des positions très gênantes pour le système, et qui était très écouté par la jeunesse. C'est fact-checker en France pitoyable, comme Tristan Mendes France, qui a fait un tweet épouvantable, et qui l'a retiré aussitôt.
On a vu Sergei Le Mito, moi je l'appelle comme ça. Sergei Gernoff sur LCI. Sur LCI, qui soi-disant était dans les services secrets russes, qui est encore sur LCI, c'est délirant, c'est un menteur professionnel, un mytho, et qui l'a justifié le meurtre, l'assassinat.
Il a fallu que Darius Rochemin intervienne, et ensuite il a brudouillé deux, trois trucs. Et puis il y avait une autre journaliste, je ne sais plus son nom. Samantha de Berne.
D'accord, qui sur le plateau disait, mais de toute façon Trump c'est Hitler. On est dans un niveau de folie. Alors là, je ne sais pas, l'ARCOM n'a rien à dire là.
On va fermer C8, parce que, je ne sais pas, on a parlé des vaccins, c'est ça ? Par contre, ça, ça passe crème. La réduction ad Hitlerum, ce que j'avais même dit, moi aussi, à mon petit niveau sur Internet cette semaine, je dis que tous ces gens qui continuellement emploient le qualificatif d'extrême droite pour justement, on va dire, justement, avec TV, ou en tout cas, déconsidérer leurs opposants politiques, est-ce qu'ils n'ont pas du sens sur les mains ?
Bien sûr. Mais ils mettent des cibles sur les gens. Bien évidemment, c'est d'ailleurs la réaction de Trump.
Disqualifié, justement. Trump a réagi par une vidéo, une allocution à l'assassinat de Charlie Kirk, qui a dit ça. Il a dit, à force, vous savez, de traiter les gens comme ça, de les hitlériser, etc., vous en faites des cibles.
Et ce camp du bien, qui peut être manipulé par ailleurs par l'État profond, parce que moi, je ne sais pas qui a vraiment tué Charlie Kirk, qui avait des positions par ailleurs très courageuses contre la guerre d'Ukraine. Attention, il avait des positions qui heurtaient les intérêts du système. Il était écouté par des millions de jeunes Américains, notamment très influents, très influents, une espèce de figure comme ça, de la sphère Maga.
Donc, c'était une pièce assez maîtresse de la sphère Maga. Je le découvre sur un tard, mais je me suis bien renseigné, en tout cas, entre-temps. Et par ailleurs, il avait des positions pendant le Covid aussi très courageuses, contre Big Pharma, etc.
Donc, je ne sais pas si c'est simplement un loup solitaire d'ultra-gauche ou si c'est un type d'ultra-gauche utilisé par un truc plus dangereux, une mafia, un État profond. Ça me fait penser à FICO, qui a failli mourir, le Premier ministre slovaque, mai 2024. Il s'est pris 4 balles.
On a trouvé son assassin, en tout cas, celui qui a tenté de le tuer, puisque, Dieu merci, il est resté 3 mois à l'hôpital, mais il n'est pas mort. C'était un type pareil. Alors, Bayrou aurait dit un boomer, d'ultra-gauche, d'extrême-gauche, progressiste, européiste, adorateur de Zelensky, tout ça.
Donc, le camp du bien. Et celui qui a failli tuer Trump, 13 juillet 2024, à une oreille près. c'était le même profil.
En fait, ces gens-là, et vous avez eu les manifs du 10 septembre en France. On va y venir, justement. Alors, pas partout, mais notamment en place de la République.
Violence contre, il y avait les jeunes femmes très courageuses, le collectif Némésis, c'est ça, qui était là-bas. Et les jeunes femmes, elles se sont faites, une qui se fait tirer par les cheveux, traîner par terre. Ils sont d'une violence.
Et c'est les gens, c'est les mêmes, qui vont vous dire, nous, on combat les fascistes, on est les gentils, etc. Mais il ne faut avoir aucune tolérance pour ces gens-là. Il faudrait les cibler beaucoup plus.
Je ne dis pas, moi, je n'appelle pas, contrairement à eux, à la violence. Mais je dis qu'il faut qu'on neutralise politiquement ces gens-là. Et qu'on arrête de leur dérouler le tapis rouge médiatique, politique.
Parce que ce sont des gens qui sont des assassins, qui ont du sang sur les mains, qui sont des violents. Voilà. Et qui sont, en plus, souvent les idiots utiles d'un système qu'ils croient combattre.
Alors, justement, venons-en à la rue. Est-ce qu'elle appartient encore aux Français ? Voilà la question qu'on pourrait se poser.
Ou est-ce qu'elle a été confisquée par une extrême-gauche qui prospère sur le chaos ? 175 000 manifestants, d'après le ministère de l'Intérieur. 550 rassemblements, 262 blocages.
Quel bilan, Florian Philippot, vous tirez de cette mobilisation mercredi dernier ? C'est un 10 septembre d'apparence raté. On ne va pas se cacher.
On regarde les images qui circulent. C'est douventable. Mélenchon a salué le succès de la mobilisation.
Non, mais le problème, c'est que Mélenchon et quelques autres, ils ont volé le 10 septembre. Ce n'était pas Mélenchon le 10 septembre. Ça aurait dû être un nouveau gilet jaune.
Ce n'était pas Philippot non plus. Ce n'était pas non plus Le Pen. C'était les gens qui avaient créé sur des boucles de télégramme, sur les réseaux, une journée.
Ce n'était pas d'ailleurs Bloquons-Tout au début, je me souviens bien. C'était plutôt l'inspiration souverainiste. Et c'était, par exemple, on n'engraisse pas le système bancaire et on privilégie l'argent liquide.
Les choses qui n'étaient pas encore testées en France, intelligentes, qui auraient été bien d'ailleurs de tester à grande échelle pour voir comment ça fonctionne, tout ça. Ça aurait été intelligent. Ça a été parasité depuis mi-août quand les grosses pattes de Mélenchon, là, il s'est mis dessus.
Et donc, ça a dégoûté des gens qui ont pu y participer. Ça a scindé en deux le mouvement. Enfin, on sait très bien comment ça marche.
Ils avaient fait la même chose avec les gilets jaunes, mais un peu plus tard, ils ne l'ont pas fait tout de suite avec les gilets jaunes. Et donc, en fait, là, moi, j'ai vu 2, 10 septembre. Bon, il y en avait un omniprésent médiatiquement.
C'est celui qu'on a vu des grandes villes. Place de la République, Paris, les grandes villes, on a vu des choses, mais horribles. Moi, vous savez ce qui me choque le plus ?
Bon, bien sûr, les agressions sur les gens me choquent, mais quand on arrache le drapeau français, quand on vire les gens qui ont le drapeau français, on n'a pas vu un drapeau français dans ces manifs. Pas un ! Je veux dire, nous, on manifestait trois jours avant dans 22 villes de France, dont une grosse manif à Paris, il y avait des milliers de drapeaux français.
Voilà. Une grosse différence. Mais il y a eu aussi un 2e 10 septembre.
Attention, moi, y compris des gens des patriotes qui y étaient, des ronds-points. Et là, il y avait un esprit, c'était les villes moyennes. C'était les petites villes, les villes moyennes.
Alors là, rien à voir. Là, on était sur un gilet jaune originel, des gens qui avaient des bons messages, Macron démission, Frexit, qui arrêtaient les gens sur les ronds-points, qui faisaient passer des messages intelligents, des drapeaux français. Mais c'est un 10 septembre qui a perdu médiatiquement.
Complètement perdu médiatiquement. Donc en fait, c'est un 10 septembre qui a été volé. Ça ne veut pas dire que la colère a disparu.
La colère, elle est là et elle finira par gagner. Elle se transformera forcément à un moment en énergie créatrice. Ils défendent encore les salariés, les syndicats où ils ont perdu.
Ils n'ont jamais défendu. Peut-être au tout début, je ne vais pas revenir à la préhistoire des syndicats. Mais enfin, moi, dans ma vie d'homme, je n'ai jamais vu les syndicats défendre les salariés.
Alors, je ne parle pas du responsable syndical qui peut y croire dans une micro-entreprise. Ils n'ont pas de syndicat, mais dans les petites entreprises ou qui peuvent à un moment obtenir quelque chose de bien pour les salariés. Je ne remets pas en cause la bonne foi tous les gens qui s'engagent dans les syndicats parce qu'il y a des gens qui sont vraiment de bonne foi.
Mais les chefs, il faut regarder les chefs, ce sont des vendus. Vous savez, moi, je me souviens de la campagne référendaire de 2005, Constitution européenne. la CGT.
À la tête, c'était à l'époque Bernard Thibault. Vous vous souvenez, il y avait sa coupe au bol. Bernard Thibault, il faisait campagne pour le oui à la Constitution européenne, chef de la CGT.
Et vous savez, on a su après, il y a des sondages, après coup, 80% de ses syndiqués ont voté non. Et pourquoi il a fait ça ? Deux ans plus tard, il était nommé président de la Confédération européenne des syndicats financés par la Commission européenne.
Ils se recassent tous là-bas. Ou équivalent, il y a la même chose pour le côté agricole. Les patrons de la FNSEA.
Avec des salaires conséquents. Oui, oui. Et puis, ils ont un statut de ministre.
Les chauffeurs, les machins. C'est tout bête. C'est tout bête.
Non, non, non, non. C'est...
De toute façon, les syndicats en France, vous remarquerez, CGT, CFDT, FO, etc. Même si je ne les mets pas totalement tous dans le même sac, par exemple, FO, il faut le dire. Moi, j'ai déjà eu des représentants FO qui ont parlé dans nos manifs.
Ils avaient l'autorisation. Il y a moins de sectarisme. Alors que ça aurait été inimaginable d'avoir un représentant CGT ou CFDT ou autre.
Donc là, il y a peut-être une culture un peu plus démocratique. Mais pour les...
Sur le fond, ils ne vous parlent jamais quand ils vous parlent des salaires, des ouvriers, des salariés. Ils ne vous parlent jamais de l'Union européenne. C'est incroyable.
C'est incroyable. Alors qu'il y a des grands syndicats en Allemagne, IG Metall, tout ça, qui vous parlent clairement de la responsabilité immense de l'Union européenne dans la dégradation économique et sociale. Eux, jamais.
Ils ne vous parlent jamais non plus d'immigration. Enfin si, ils vous disent qu'ils en veulent encore plus. Ils vous disent bizarrement la même chose que le MEDEF.
Ça devrait...
On devrait tilter. On devrait dire « Tiens, c'est bizarre. C'est le seul sujet sur lequel syndicats patronaux et de salariés sont complètement d'accord. » Oui, ils sont complètement d'accord, mais c'est le projet du MEDEF qui est cohérent parce que eux, ils veulent de l'immigration pour faire baisser les salaires.
Mais pourquoi la CGT et la CFDT en veulent aussi ? Pourquoi ils n'écoutent pas ce que disait Georges Marchais quand il était à la tête du Parti communiste français qui disait « Il faut arrêter l'immigration légale et illégale, je dis bien les deux, etc. » parce qu'elle est utilisée comme armée de réserve du capitalisme pour faire baisser les salaires et décrivait tous les problèmes, y compris sécuritaires, que ça posait ?
Et pourtant, on était à un moment où l'immigration posait mille fois moins de problèmes que maintenant. Un mouvement apolitique de colère, est-ce que c'est encore possible dans le pays ? Certainement.
Certainement, mais...
Bloquer ceux qui voulaient travailler, est-ce que c'était vraiment la bonne chose à faire aussi ? Non, ce n'était pas ça à la base le 10 septembre. Mais la conséquence, c'était quand même potentiellement celle-là.
Ce n'était pas ça. Ce n'était pas non plus brûler les abribus. Vous voyez ?
Ce n'était pas non plus virer les drapeaux français, au contraire. Et puis là, il n'y avait pas de message politique, en plus. Moi, je n'ai pas entendu un message politique.
C'était plutôt un mouvement qui bloquait la France et pas Macron, quoi. Il peut y avoir des blocages stratégiques. Par exemple, les paysans qui voulaient bloquer Rungis, le marché national de Rungis, je pense que c'était très stratégique.
C'était très bien vu. Parce qu'on sait que l'Île-de-France a moins d'une semaine de réserve si Rungis est bloqué. Et que là, si vous faites pression là-dessus, en plus, eux, ils ont des engins agricoles.
Donc forcément, ils ont une capacité de nuisance et de blocage qui est très... qui est matériellement...
Le matériel est important dans une révolution. Il ne faut pas simplement raisonner en termes d'idées. Il faut regarder la logistique.
Ils ont matériellement la possibilité de le faire et de tenir, même si on leur envoie les centaures de la gendarmerie et toutes ces folies. Et vous voyez, ça, c'est un blocage que je soutiens. Parce que derrière, je vois la revendication, je la comprends et je la soutiens.
Et parce que je vois la stratégie politique et je la trouve intelligente. Mais si c'est pour bloquer, pour bloquer une route, les gens ou une gare, les gens ne pourront pas aller travailler, ça gêne tout le monde et on n'a pas de message politique, on n'a pas de stratégie. Non, alors là, ça n'a aucun sens.
Là, ça s'appelle de la voyoucratie, c'est tout. Ce n'est plus la même chose. Moi, j'essaie de faire la distinction.
Alors, est-ce qu'un mouvement citoyen peut exister ? Oui, mais de toute façon, il ne faut pas non plus séparer complètement le citoyen du politique. Ça n'a pas beaucoup de sens.
C'est un peu ce que vous appelez de vos voeux, parce qu'avec toutes les manifestations que vous organisez régulièrement dans le pays...
Mais on assume, nous, ce qu'on fait. C'est l'âme des patriotes. Moi, j'ai toujours dit les gilets jaunes, à un moment, ont voulu trop dire nous, on n'a rien à voir avec la politique.
Ça n'a aucun sens. Vous n'avez rien à voir avec la politique politicienne ? Oui.
Moi non plus, d'ailleurs. Ça, vous avez raison. Elle me dégoûte tout autant que vous.
Mais vous avez à voir avec la politique, parce que sinon, la politique s'occupera de vous. Donc, c'est à vous de vous en occuper. Politique avec un P majuscule, c'est-à-dire s'occuper des affaires de la cité, pas refuser par principe de discuter avec des partis politiques.
C'est idiot. Il faut discuter avec les mouvements politiques. Il faut discuter même avec les élus.
Il faut discuter. Sinon, on tourne en rond et on s'épuise. Et ça ne mène à rien.
C'était un petit peu le problème qu'il y a eu avec les gilets jaunes. Il faut être honnête. Donc, nous, on s'affiche dans des manifs.
On porte des revendications. Est-ce que vous avez des moyens de vos ambitions ? Si demain, il y avait une dissolution, est-ce que vous pourriez être candidat ?
Est-ce que vous pourriez avoir des candidats aux législatives ? Oui, oui. J'appelle d'ailleurs à ce qu'on ait des candidats du bloc souverainiste, c'est-à-dire des candidatures uniques souverainistes dans toutes les circonscriptions.
J'espère qu'on n'aura pas un candidat UPR, un candidat patriote, un candidat DLF, un candidat Juan Branco. C'est donc ça le projet ? C'est-à-dire de faire...
Il faut des alliances. Non, la première, c'est la présidentielle, mais il faut des...
Vous pourriez décliner ça aussi au niveau législatif ? Mais il le faut. Je l'avais déjà appelé en 2022 et en 2024.
J'ai déjà appelé à faire ça. D'ailleurs, en 2022, on avait fait l'alliance avec DLF et avec Via, la voix du peuple. On l'a faite aux européennes de Jean-Frédéric Poisson.
Ça marche. On peut le faire. On peut le faire.
On doit le faire. Voilà. On doit le faire.
C'est quand même pas sorcier. Après, je ne sais pas pour revenir à cette mobilisation du 10 septembre. Bruno Retailleau s'est félicité de la mise en échec du blocus du pays.
Il a aussi pointé un détournement du mouvement. Qu'est-ce que vous pensez des propos de Bruno Retailleau et plus largement de son action au ministère de l'Intérieur ? J'ai l'impression que c'est plutôt lui qui a tiré les marrons du feu.
Oui, j'ai toujours pensé que si on était habile en termes de communication, la place Beauvau, le ministère de l'Intérieur, c'était assez facile. Vous avez remarqué qu'il y a eu beaucoup de mises à l'Intérieur assez populaires. Il y en a eu beaucoup.
À un moment, Sarkozy, bien sûr, il en a fait d'ailleurs son tremplin pour l'Elysée, mais vous en avez eu beaucoup. Valls, à un moment, était populaire. Hortefeu a été populaire à l'Intérieur.
Darmanin l'a été. Retailleau, bien sûr. C'est assez facile parce que c'est un ministère du Verbe, en tout cas un temps.
Il suffit de prendre...
Vous savez, en termes d'économie, c'est plus compliqué. En termes d'économie, si les gens ne voient pas à la fin du mois plus d'argent, on voit tout de suite l'imposture. Par contre, l'ordre, vous faites un tweet un peu martial, vous prenez l'air martial, vous dites, là, cette fois, ça ne passera pas, ma main ne tremblera pas, la vigilance de l'État est totale, ces voyous, ces criminels seront punis, pourchassés, on s'en occupera personnellement et ma main ne tremblera pas, etc.
Les gens disent, oh là là, celui-là, on a enfin le bon, on a le bon. Et puis en fait, c'est jamais le bon. Ça n'est jamais le bon.
Retailleau, c'est de l'enfumage. C'est de l'enfumage. Alors pourquoi ?
Là aussi, ça a beaucoup à voir. Alors d'abord, il y a une question de courage politique. Il faut savoir défier la voyocratie.
Il faut savoir défier les réseaux de drogue qui sont souvent à l'origine de beaucoup de voyocraties, de criminalités, de délinquances derrière. Il faut avoir le courage de récupérer notre souveraineté nationale. Un ministre de l'Intérieur qui est dépourvu de services de douane et de frontières nationales, moi, je ne sais pas comment il fait.
Un ministre de l'Intérieur qui ne peut pas expulser qui il veut du territoire national parce qu'il y a toujours un juge européen qui va repêcher la personne expulsée. Je ne sais pas comment il fait. Vous voyez ?
Bon. Et Ursula vient d'annoncer cette semaine que le pacte migratoire allait être mis en œuvre très rapidement. Vous savez ce qu'il y a dans le pacte migratoire européen.
Il y a la relocalisation obligatoire des migrants dans tous les territoires. Sinon, 20 000 euros d'amende par migrant refusé. Donc, vous voyez, dans ces conditions, moi, je ne sais pas très bien ce que fait un ministre de l'Intérieur.
Bon. Donc, en réalité, c'est pour ça qu'ils en fument. C'est parce qu'ils n'ont pas les outils.
Ils n'ont que le verbe. Ils ont le tweet et le verbe. Mais ils n'ont pas la capacité réelle d'agir.
Je le disais, on est à un week-end charnière pour vous puisque c'est la rentrée politique de votre mouvement, les Patriotes, après donc les assises de la souveraineté organisées hier à Arras. Pour des gens qui nous écoutent et qui ne vous connaîtraient pas peut-être très bien, si vous deviez résumer aujourd'hui ce qu'est le programme des Patriotes, comment vous le résumeriez ? On a bien compris.
Donc, c'est la souveraineté, évidemment, mais qu'est-ce que vous metteriez plus en avance sur un plan économique, sur un plan sécuritaire ? Vous êtes où sur un plan sur l'échiquier politique économiquement parlant ? Économiquement, on est...
Là aussi, vous ne pouvez pas nous classer en gauche-droite. Vous n'êtes pas libéral. Je considère que ceux qui créent en France que les artisans, les indépendants, les TPE, les PME, les PMI, il faut beaucoup moins les taxer, il faut beaucoup plus les laisser tranquilles.
Non, pas les assister, il faut les laisser tranquilles. Vous êtes pour un État fort. Non, mais attendez, je vais vous expliquer, vous allez voir la cohérence.
Ça, c'est le tissu économique de base qui est complètement aujourd'hui surréglementé, surtaxé, qui a envie de partir ou d'arrêter ou qui fait faillite. C'est un énorme problème. français, ça.
Or, ces gens-là, moi, je ne comprends pas. On dit toujours simplification administrative. Elle ne se fait jamais.
À chaque fois, on double le nombre de papiers ou de démarches. Et puis, il y a des niveaux d'imposition ou de taxes qui sont délirants. Et à côté de ça, je veux un État stratège, oui.
Et moi, je ne suis pas choqué qu'on nationalise une grande banque en France parce qu'on a besoin d'un système bancaire qui puisse financer des axes qui nous semblent stratégiques. Je ne suis pas choqué que l'État intervienne dans certains secteurs stratégiques quand il le faut. Et je suis choqué de voir qu'on accepte que certains secteurs partent à l'étranger alors que l'État aurait pu même nationaliser.
J'étais pour la nationalisation d'Alstom. Vous voyez ? Et ça, ça va ensemble.
Vous savez comment ça s'appelle en France ? Ça s'appelle le colbertisme. Le colbertisme, c'était le gaullisme.
Et le colbertisme, il est possible si vous avez un État stratège et si donc vous êtes souverain. Et sous le colbertisme, sous de Gaulle, vous n'aviez pas les taux de prélèvement obligatoire que vous aviez aujourd'hui. Vous aviez 35% de taux de prélèvement obligatoire.
Beaucoup moins que maintenant. Donc on ne me dise pas que c'est confiscatoire le colbertisme. Ça n'est pas vrai.
Ça n'est pas vrai. Parce que si vous créez plus de richesses en France, vous allez avoir plus d'entrées fiscales mécaniquement, vous n'aurez absolument pas besoin d'augmenter les taux et les impôts. Au contraire, vous pourrez les supprimer ou les baisser.
Parce qu'à côté de ça, moi, je suis pour faire des économies radicales. Je pense qu'il faut diviser par deux le nombre d'élus locaux et nationaux rémunérés. Je parle des rémunérés.
Pas des conseils municipaux, bénévoles, c'est vous. Les rémunérés, il y en a beaucoup, beaucoup trop, nationalement et localement. Il y a des tas d'agences à fermer.
Je parlais de l'ARCOM tout à l'heure, on peut fermer. L'ADEME, on peut fermer. Il y en a beaucoup d'autres.
Il y a des collectivités entre autres, collectivités régionales, intercommunalités. On supprime tout ce qui gravite autour, tous les fromages de la République, conseil économique et social, conseil économique et social régional. Ils ont une déclinaison par région.
On supprime tout. Nous avons, aujourd'hui en France, nous versons chaque année 20 milliards à l'Union européenne. Vous voyez, quand on quittera l'Union européenne, on récupérera 20 milliards par an.
La différence entre ce qu'on lui donne et ce qu'on reçoit. Aujourd'hui, c'est 15, ça passera à 20 à partir de l'an prochain. 20 milliards par an. considérable.
La guerre d'Ukraine, on va en récupérer là aussi des sous, si vous voulez. D'ailleurs, arrêtons-nous un instant là-dessus. C'est vrai que sur le sujet de l'Ukraine, là, il faut vous rendre, enfin, à mes yeux, il faut vous rendre hommage puisque vous êtes très, très peu à avoir eu la position que vous avez tenue et qui, sur le papier, commence à un petit peu se révéler assez exact.
En tout cas, les Français en ont assez de financer l'Ukraine. En tout cas, l'argent, on en trouve quand il s'agit d'envoyer des armes et trouver des sommes pour l'Ukraine. Vous n'avez jamais varié d'un iota là-dessus ?
Jamais. Jamais. Je sais, mon premier tweet, c'était le 24 février 2022, quand ça a commencé, qui avait fait d'ailleurs polémique.
C'était pour les Français, Emmanuel Macron est une bien plus grave menace que Vladimir Poutine. J'ai toujours pensé qu'il n'y avait pas de menace russe en France, qu'on avait tout intérêt à dialoguer avec ce pays. Je pensais même avant, puisqu'il y a des sanctions depuis 2014.
C'est aberrant, que c'est une balle qu'on se tire dans le pied, qu'on a beaucoup de choses à faire avec la Russie à tout point de vue, énergétiquement, bien sûr, économiquement, culturellement, diplomatiquement, en termes de renseignements. Et que cette guerre, elle a commencé bien avant 2022, qu'elle est artificielle, qu'elle est utilisée par l'OTAN comme une grande guerre contre la Russie. Et qu'aujourd'hui, ce qui empêche la paix, c'est l'Union européenne, c'est Macron, c'est ce camp-là, et c'est tout ce qui gravite, bien sûr, autour de Zelensky, parce que lui, personnellement, il a intérêt maintenant à ce que la guerre ne s'arrête pas, sinon il perd le pouvoir.
Il perd avec son clan l'argent qui arrive en masse, flot continu. Il y a beaucoup d'argent qui se déverse sur le régime ukrainien. Donc, on le voit bien, je vous ai parlé...
On exploite sur un plan politique. La Pologne, ils sont hystériles, ils ne savent pas ce qui s'est passé, des drones qui tombent en Pologne. Immédiatement, Kaya Kalas, qui est chef de la diplomatie européenne, ce qui ne peut rien dire, mais bon, vous met un tweet incendiaire en expliquant que c'est une action volontaire de la Russie.
Elle avait fait l'enquête, elle le savait, au bout de deux minutes, comme je rappelle qu'il savait en 2022 pour Nord Stream. C'était les Russes. Bon, on a su plus tard que ce n'était pas totalement les Russes, c'était plutôt les Ukrainiens aidés par l'OTAN.
Comme, tiens, l'affaire du GPS brouillé d'Ursula von der Leyen dans son avion au Bulgarie. Ah oui, alors ça...
Ah ben non, mais ça on sait maintenant, c'était faux. Même la Bulgarie l'a reconnu. C'était ça.
La Commission européenne avait dit c'est un brouillage russe. On ne parle pas des fact-shakers. Le lendemain, 5 heures plus tard, vous aviez un tweet de Flightradar, spécialiste du sujet, qui n'est pas ni pro-russe ni anti-russe.
C'est des gens qui bossent là-dedans. Ils ont mis un tweet en disant il n'y a eu aucun brouillage. Et 3 jours plus tard, article dans la presse allemande, en France, vous n'avez rien, pour dire la Bulgarie revient sur ses conclusions.
Finalement, il n'y a pas eu de brouillage russe, etc. Mais vous n'avez pas eu de démenti dans la presse française. Je n'ai pas vu la FP refaire une dépêche pour contredire la première.
Donc, ça n'arrête pas, ça n'arrête pas. Non, ils veulent ça, mais ils sont dangereux, ces gens-là, parce qu'ils veulent tellement cela. En fait, l'Union européenne veut son armée.
Donc, elle a besoin d'un ennemi fédérateur pour avoir son armée. C'est assez clair. Elle veut son armée parce qu'elle veut être un État.
Un État a forcément une monnaie, des frontières, celles-là, ils ont déjà. Ils veulent une armée. Et Macron, il veut ça, parce qu'il croit profondément à cette Europe-là, à cette folie.
Et par ailleurs, Macron, on a besoin aussi parce qu'il gouverne par la peur. On va bientôt recevoir, ça a été confirmé, mi-octobre, notre manuel de survie. Bon, évidemment, d'ailleurs, il faudra ne pas l'ouvrir.
Vous mettez...
Vous n'avez pas besoin de timbrer. Vous écrivez « Retour à l'envoyeur » et vous remettez dans la boîte aux lettres. Conseil que je donne.
On va faire cette opération-là. On va renvoyer par millions les manuels de survie à le manuel pour Manu. On sait combien ça coûte ou pas, ça, d'ailleurs ?
Ça va coûter bonbon, quand même. 30 millions d'exemplaires. Puis alors, justement, c'est absolument édifiant quand on voit que les actualités se recoupent.
On parlait tout à l'heure de cette mobilisation du 10 septembre. Il y a eu des manifestants, vous le disiez, avec des drapeaux français pris à partie, des drapeaux également palestiniens dans un cortège qui dénoncent la politique du gouvernement français. Alors, au-delà de savoir si l'extrême-gauche s'est approprié ce mouvement au détriment des Français, ça, on vous l'a déjà demandé, j'aimerais vous demander en effet ce que vous pensez de ces drapeaux palestiniens brandis contre le gouvernement français.
Est-ce que c'est encore une manif sociale, une manif idéologique ? Vous aviez parlé de l'Ukraine. Quelle est votre position sur ce conflit qui a été de facto importé en France et dans l'arène politique ?
Je pense que la cause palestinienne, c'est une belle cause, mais il ne faut pas la salir comme ça. Quelle est votre position là-dessus ? Ah, moi, j'ai toujours eu la même.
Je suis pour un État palestinien depuis très longtemps. Et je pense que...
Puisque l'État palestinien va être reconnu officiellement le 22 septembre prochain à New York, à priori. Oui, oui, oui, oui. Je ne vais pas critiquer.
Donc là, tu vous soutenez Macron ? Oui, vous retrouverez des tweets de moi de 2014, 2013, où je vous demande déjà ça. Je soutiens Macron.
Après, il n'a pas défini de territoire, il n'a pas défini...
Bon, c'est compliqué. C'est un État virtuel. Vous êtes pour la reconnaissance de l'État palestinien.
Oui, je suis pour la reconnaissance d'un État, parce que je pense qu'on ne peut pas faire autrement pour la sécurité des Palestiniens. Et ce qui se passe à Gaza est un véritable massacre. C'est épouvantable.
La colonisation illégale en Cisjordanie, je n'oublie pas. Je n'oublie pas qu'il y a aussi des chrétiens dans le lot. Une église qui a été, d'ailleurs, vous le savez, il n'y a pas très longtemps, détruite dans la bande de Gaza.
Et que, moi, je l'ai dit depuis l'après 7 octobre, qui a été épouvantable, là, n'est pas le sujet. Et évidemment qu'on veut le retour des otages, même si, malheureusement, il n'y en a plus beaucoup qui sont vivants, manifestement. Je crois que chacun le comprend, chacun le sait, on n'a pas besoin de redire systématiquement la même chose.
J'avais tout de suite dit cette violence, et maintenant, elle est attaquée le Qatar. Ils ont bombardé comme ça Doha. Ils bombardent le Liban.
Ce n'est pas possible, si vous voulez. Parce que là, ça devient un facteur d'instabilité régionale majeur. C'est quoi votre regard sur Netanyahou ?
Je pense que Netanyahou est extrêmement dangereux, y compris, et là, il y a beaucoup d'Israéliens qui le pensent, y compris pour Israël. Et il a des ministres autour de lui qui sont très extrémistes. Très, très extrémistes.
Et il est dangereux pour Israël. L'image d'Israël dans le monde entier, c'est effondré en trois ans. Effondré.
On le voit aux Etats-Unis, on le voit en France, on le voit aux Réminis, on le voit partout. Absolument partout. Et y compris en Israël, il est maintenant lui-même la cible d'Israéliens très en colère contre ce qu'il fait.
Donc, en plus, lui, il a toujours, il se maintient toujours au pouvoir dans des conditions un peu compliquées. Donc, on a l'impression qu'il veut entretenir au maximum à chaque fois une conflictualité supplémentaire pour se maintenir personnellement. Voilà.
Mais après, importer ce conflit en France, non. En tout cas, il a été très sévère avec Macron, justement, en laissant penser que les relations entre la France et Israël allaient être sérieusement compromises si la France va jusqu'au bout de ce processus de reconnaissance de l'État palestinien. Ni Macron ni Netanyahou seront toujours au pouvoir.
Donc, tout ça, vous savez, les gouvernements passent. Donc, l'histoire des relations bilatérales entre la France et Israël ou la France ou n'importe quel pays, on verra bien comment ça évoluera parce que tout ça peut changer. Mais...
Mais sur l'importation de ce conflit en France. Ben voilà, non mais...
Moi, on a un mouvement pour le départ de Macron pour, je sais pas, contre la suppression des jours fériés. Enfin, c'était ça, normalement, le 10 septembre. Les drapeaux français sont interdits et on met des drapeaux palestiniens.
Mais quel rapport ? Non, drapeaux français interdits inadmissibles et drapeaux palestiniens, quel rapport ? Drapeaux palestiniens dans des manifs pour soutenir le peuple palestinien, bien sûr, pourquoi pas ?
Mais drapeaux palestiniens dans des manifs qui n'ont plus rien à voir avec tout ça, enfin, ça devient...
Je trouve que même pour la cause palestinienne, c'est pas très...
Les images qu'on a vues hier, on en a vues, ne vont pas à l'avantage, ne vont pas aider la cause palestinienne. Ça, c'est évident. Pourquoi ce drapeau tricolore, selon vous, il dérange ?
Pas le drapeau palestinien. Il dérange parce que l'idée de nation a été diabolisée. Comme pas possible.
Il dérange parce que...
Vous savez, il y a une forte responsabilité du sommet de l'État depuis longtemps. Quand Mitterrand disait le nationalisme, c'est la guerre, il a diabolisé de fait la nation. En prenant aucune précaution, en jetant ça comme ça.
Il y a eu toujours eu, en tout cas, depuis longtemps maintenant, en France, il y a une diabolisation de la nation. Le drapeau serait autorisé que pour les événements sportifs. Alors qu'il y a beaucoup de pays, moi, j'ai vu qu'au Danemark, les gens ont un mât avec le drapeau dans leur jardin.
Ou les résidences d'appartements ont un mât avec le drapeau danois. Même, vous allez dans les cafés ou les bars danois, vous avez sur la table comme des petits cure-dents avec un drapeau danois. Il y en a partout.
C'est comme ça, c'est culturel. Dans beaucoup de pays, c'est comme ça. Vous allez aux États-Unis, il n'y a pas de monde du drapeau.
Je trouve même maintenant qu'on voit plus de drapeaux allemands en Allemagne, alors qu'avant, ils avaient quelques problèmes avec ça. Maintenant, ils ne le montrent plus plus clairement. Et nous, il y a cette magnifique opération « Raise the Colors » qui montre « Hissez les drapeaux » en Angleterre et qui a fait floresse un peu partout.
Et j'espère, moi, j'essaie de la pousser en France, je ne suis pas le seul. Mettez votre drapeau. Mettez votre drapeau à la fenêtre.
Mettez votre drapeau au balcon. Mettez votre drapeau dans votre jardin. Mettez votre drapeau où vous pouvez.
Pavoiser. Mettez le drapeau national. On ne le met pas assez.
Là, j'ai vu qu'il y a des gens qui commencent à le mettre un peu partout. Mettez le drapeau national. Il faut casser cette espèce de honte.
On est en France. Vous savez, quand vous êtes dans un pays dans lequel afficher votre drapeau national devient un acte subversif, ça veut dire que votre pays il est occupé. Ça veut dire qu'il y a un problème.
Parce que c'est quand même très bizarre. Que ce soit subversif de montrer votre propre drapeau dans votre propre pays, c'est qu'il y a un problème. Donc, voilà, les dirigeants ont une grosse responsabilité.
Et puis, toujours nous dire, de toute façon, il y a le drapeau français, mais il faut lui coller. Il faut lui accoler le drapeau européen, enfin le torchon bleu, la étoile, à côté. Pourquoi ?
Comme si on n'avait plus de drapeau. On n'a pas notre drapeau. On en a forcément deux.
Si on en a deux, on n'en a pas. Donc, vous voyez, ça contribue aussi, ça a dévalorisé le drapeau français. Comment est-ce qu'on peut accepter, selon vous, que le drapeau de la République soit conspé dans son propre pays ?
On ne devrait pas l'accepter. On devrait avoir des sanctions extrêmement lourdes contre ceux qui font ça. Une loi ?
Je crois qu'il y a déjà un arsenal, mais ça devrait être respecté. Attention, vous savez que vous avez eu même pendant les Gilets jaunes, justement, les convois de la liberté, d'ailleurs, en France. Vous avez aussi des manifestants qui avaient des drapeaux français qui étaient arrachés par les forces de l'ordre.
Alors ça, c'est encore autre chose. On a des vidéos où ils sont jetés par terre. Moi, j'ai eu des militants qui ont eu des amendes à 135 euros parce qu'ils avaient un drapeau français.
Alors là, le mauvais exemple, il est donné par l'État. J'imagine que ces policiers avaient des ordres. J'espère qu'ils n'ont quand même pas fait ça de leur propre initiative.
Déjà qu'ils le fassent me pose problème. Enfin, il y a sûrement qu'il y avait quand même un ordre du préfet et donc du gouvernement. C'est scandaleux.
Ça crée un drapeau. Attention, il y a des gens qui sont gênants. Les poilus sont morts pour le drapeau, pour la patrie.
Les résistants sont morts pour la patrie, pour le drapeau. Le drapeau, c'est pas...
On le jette pas comme ça pour décorer la table. Le drapeau, ça se respecte. Le drapeau, c'est sérieux.
Justement, ça nous renvoie une nouvelle fois à ce qui se passe outre-Atlantique. Et d'ailleurs, vous aviez été, je crois, un des seules politiques qui a vraiment, de manière ouverte, à soutenir vraiment Donald Trump au moment de son élection. vous, est-ce que, et là, je prends un peu de champ, est-ce que vous pensez vraiment, parce que vous êtes patriote, bien sûr, pour la France, mais est-ce que vous considérez que l'Occident est en danger aujourd'hui ?
Je pense que l'Occident s'effondre dans sa bêtise. Je pourrais être tout à fait honnête. Je pense que, je pense qu'on s'effondre dans un...
Vous parliez justement de remplacement. Est-ce que vous iriez jusqu'à épouser les thèses d'Éric Zemmour ? Est-ce que le grand emplacement, c'est une réalité quand même qui...
Non, mais vous parlez d'un point de vue démographique. Non, mais de manière aussi bien démographique que...
C'est ça, le grand emplacement, c'est démographique. Mais ça peut être culturel de fait ensuite, mais ça s'appelle l'immigration massive. Vous savez, on peut utiliser des grands termes, mais si derrière, vous ne mettez pas de grandes politiques, ça ne sert à rien.
Parce que Mélanie parlait du grand emplacement, puis elle fait entrer 500 000 immigrés par an. Pourquoi je vous demande ça ? Parce qu'outre le Frexit, c'est de voir les différences entre vous et Éric Zemmour.
Mais Éric Zemmour, il arrive demain au pouvoir ou Marine Le Pen ou Bardella. Il y a toujours le même flux migratoire qu'aujourd'hui. Et ça, c'est parce que c'est l'Europe.
Mais c'est évident. 95% de la politique migratoire est gérée. Éric Zemmour...
Mais ce n'est pas que l'Europe, c'est l'Europe, la CEDH...
Il ne pourrait pas appliquer son programme sans sortir de...
Mais il le sait, je crois. Avant, l'ERL voulait quitter tout ça. Il voulait quitter l'UE, CEDH et Schengen.
Ils ne veulent plus quitter. Donc, ils ne mettront pas en place leur programme. Mais Mme Mélanie n'a pas mis en place son programme.
Elle bat tous les records migratoires, Mme Mélanie. Tous les records. Elle a trahi ses électeurs, d'après vous.
Évidemment. Il y a un record d'immigration, 500 000 entrées l'an dernier en Italie. Et il y a un record d'émigration.
Il n'y a jamais eu autant d'Italiens qui ont quitté l'Italie que depuis 1861. 250 000...
Enfin, un truc délirant. Il y a un nombre énorme d'Italiens qui ont quitté en plus l'Italie. Donc là-bas, le grand remplacement, si vous voulez, ça se fait à toute vitesse.
Et en plus, ils sont en dénatalité profonde. Il y a eu 310 000 naissances. La moitié de la France.
Et vous faites le lien...
Enfin, en France, c'est en chute libre. Et c'est en plus soutenu par l'immigration. Et vous faites le lien, comme Eric Zemmour, entre immigration et insécurité pour beaucoup.
Oui, bien sûr. Mais ce n'est pas pour ça que je dis que chaque immigré, l'aspect de mauvaise foi des détracteurs de ce lien, c'est qu'ils vous disent « Ah, donc vous faites de chaque immigré un délinquant. » Ben non.
On est logique. On sait parler. Quand je fais un lien, c'est entre des phénomènes.
Plus il y a d'immigration dans un pays, plus il y a d'insécurité. Enfin, on l'a vu. On le voit.
C'est vrai que c'est intéressant. Et il y a un lien entre les départements. Il y a plus d'immigration et plus d'insécurité.
Est-ce que ça veut dire que chaque immigré ou chaque étranger est un délinquant en puissance ? Bien sûr que non. J'en ai qui sont adhérents patriotes.
J'en ai beaucoup. Oui, c'est pour ça. J'en ai qui sont dans les manifs et ils sont devenus de merveilleux Français très intégrés.
Vous avez une position singulière parce que pour vous cacher, je discute souvent avec des chauffeurs de taxi, enfin dans la rue. Et vous avez une position très singulière parce que vous êtes très populaire selon moi parmi, je pense, la génération des Français, pas forcément de deuxième, troisième génération, mais en tout cas parmi la population immigrée. Beaucoup, je crois, en tout cas, vous estiment beaucoup.
Donc, comment vous expliquez ça ? Mais parce que je crois qu'ils savent que je ne leur mens pas. Je ne jette pas d'amalgame.
Moi, je ne jette pas les gens en pâture. Je ne dis pas que des gens le font, mais je ne jette pas les gens en pâture. Je ne dis pas un immigré égale par définition un délinquant.
Mais je leur dis aussi la vérité. Il va falloir qu'on arrête complètement l'immigration et il y a des gens qui vont devoir retourner chez eux en plus. Voilà, c'est clair.
Mais moi, je le ferai vraiment parce que nous reprendrons vraiment le contrôle du pays. frontière, juge, souveraineté, corps de douane. Oui, il n'y a pas d'autre solution.
J'ajoute un deuxième point qui est toujours oublié par les opposants à l'immigration. La plupart d'entre eux n'en parlent pas. C'est l'origine aussi.
Quand vous cassez un pays comme la Libye, comme l'a fait Sarkozy avec BHL en 2011, vous créez un flux migratoire énorme qu'on n'a pas fini de payer d'ailleurs. Toutes ces guerres qu'on a fait au Moyen-Orient, etc., à chaque fois, ça s'est traduit par plus d'immigration.
Donc, il faut arrêter ces guerres illégales aussi parce qu'elles sont et elles ne viennent pas de nulle part, l'immigration. Elles viennent aussi de ces politiques-là. l'OTAN et puis derrière, vous avez des mafias qui se jettent sur ça, des ONG, des passeurs, vous savez, ceux qui font passer la Méditerranée avec des morts au passage, évidemment, c'est affreux.
Tous ces gens-là, ils s'engressent sur l'immigration. Il y a un marché de l'immigration. Et à la base de ce marché, il y a souvent une guerre.
Il faut aller au bout du raisonnement sur l'immigration. Quand vous dites ça, le Français d'origine étrangère, il peut parfaitement adhérer chez moi parce qu'il a compris qu'il n'y avait aucun racisme dans mon discours. Zéro racisme.
Il y a un discours qui va faire qu'on va changer complètement de politique migratoire. Oui, je l'assume. Comme on va changer radicalement de politique dans beaucoup de domaines, d'ailleurs.
Mais sans haine, sans racisme. Pas une pointe chez moi. Pas une pointe.
C'est vrai que vous allez, sans doute, et vous l'avez tout à l'heure laissé pointer dans votre discours, peut-être en déstabiliser certains, et pas forcément en mal, mais il y a quelqu'un qu'on apprécie beaucoup dans cette émission que j'ai reçue à plusieurs reprises qui s'appelle Juan Branco. Vous l'avez cité tout à l'heure, mais on rappelle que vous venez du Front National. On n'aurait peut-être pas imaginé à une époque que vous auriez peut-être sollicité ou plébiscité à un éventuel rapprochement.
Voilà, Juan Branco, la s'entente, qui se présentera en 2027. Est-ce que, voilà, vous pourriez avoir des points de convergence avec Juan Branco ? On en a de fait, parce que je connais un petit peu son positionnement.
Je crois qu'on en a sur le Frexit, on en a sur certains points, c'est évident. sur un programme social, sur un programme anti-impérialiste, sur les guerres. Bon, c'est évident qu'on a des points communs.
Je ne lui dis pas qu'on va fusionner ou même faire un rapprochement. Je ne lui dis pas d'adhérer aux Patriotes, comme moi, je ne vais pas adhérer aux...
Je ne sais pas comment ça...
C'est les ruches, c'est ça, son mouvement ? Les ruches, c'est un mouvement qui s'organise comme ça. Je suis ce qu'il fait, bien sûr.
Je pense que lui, je suis un peu tout ce qui se fait aussi. Je suis ce qui se fait dans beaucoup d'endroits, d'ailleurs. Mais je lui dis, je dis comme je dis à François Sinault, comme je dis à Nicolas Dupont-Aignan, je dis ces trois-là, je les cite tous les trois parce que ce sont les trois qui ont déjà annoncé une candidature à la présidentielle.
Ce n'est pas au hasard. Je cite ceux qui ont déjà annoncé leur candidature à la présidentielle. Je lui dis, vous avez bien le droit d'être candidat, pas de problème.
Et peut-être que vous le serez à la fin. Mais est-ce que vous ne pensez pas qu'il faut laisser une chance au rassemblement qui passera donc probablement par une primaire qui est la technique pour l'obtenir ? Rassemblement des souverainistes.
Et si vous ne pensez pas, je m'adresse au même mouvement et à d'autres s'ils le souhaitent. Que s'il y a demain une législative et qu'on souhaite être candidat et qu'on souhaite offrir ce choix aux Français, sinon ils ne l'auront pas, ce serait quand même mieux qu'on ait des candidatures uniques soutenues par tous nos partis. On ne va pas fusionner.
Ou bien ici, une candidature, ce sera le mouvement en droit de branco. Ici, ça sera les patriotes, il sera DLF, mais à chaque fois, il y aura les quatre mouvements ou quatre ou cinq qui soutiendront le candidat. Vous voyez ?
On n'est même pas obligé de créer une étiquette unique. Mais au moins, qu'on ne se concurrence pas dans les circonscriptions et qu'on ait à chaque fois un seul candidat pour tout le monde dans les 577 circonscriptions. Est-ce que vous ne pensez pas ça ?
Moi, je pense profondément ça. Dominique de Villepin, vous y croyez ? Moi, je n'y crois pas.
Je pense qu'il n'a pas de position. C'est devenu ça, la France, en 2025. Le népotisme à tous les étages.
Et après, on se demande pourquoi on s'effondre. Et la candidature de Florian Philippot à la présidentielle, vous la voyez ou pas ?
Florian Philippot