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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 7 octobre 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Edwige Diaz : "Donnons une majorité forte à la France !" (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Démission ou dissolution, Edwige Diaz ? Discussion, non ?

  • 0:30OuverteRéponse partielle

    Les Français, ils disent aussi, dans le sondage que nous publions ce soir, que le spectacle politique actuel est navrant.

  • 0:56FerméeÉludée

    Vous intuez le RN ?

  • 1:13FerméeRéponse directe

    Ce qui veut dire, Madame Diaz, que vous n'irez pas à Matignon d'ici mercredi, dans le cadre de ces consultations ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron, comme le fait la gauche, de vous appeler à Matignon ?

  • 2:51FerméeRéponse directe

    Donc démission du président ou dissolution de l'Assemblée, ce que vous réclamez.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « ça suffit, en fait, on en a marre, il faut avancer »
  • 0:27Invité politiqueFait
    « ils en ont marre d'être pris pour des imbéciles »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « je considère que le spectacle donné par la classe politique en place est navrant »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « nous sommes différents de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen a raison de dire qu'il faut revenir aux urnes »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Nous, nous incarnons l'alternance. Nous proposons aux Français un autre projet, une autre vision »
  • 1:38Invité politiquePromesse
    « nous avons mis sur notre site internet une pétition pour appeler à la dissolution de l'Assemblée nationale »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « quand on râle le bol d'être pris pour des imbéciles par Emmanuel Macron et toute sa clique de macronistes »
  • 2:18Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, ça fait des mois qu'il fait perdre du temps aux Français »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « Il aurait dû déjà dissoudre l'Assemblée nationale dès cet été »
  • 2:36Invité politiqueFait
    « il y a toutes les filières professionnelles qui s'ouvrent »
  • 6:44Invité politiquePromesse
    « si Emmanuel Macron procède à une dissolution de l'Assemblée nationale, je veux dire aux Français, que nous sommes prêts et que nous avons besoin de leur voix massive »
  • 6:59Invité politiquePromesse
    « Nous, nous sommes prêts à gouverner »
  • 7:07Invité politiquePromesse
    « si les Français nous appellent, si les Français souhaitent que nous allions à Matignon ou à l'Elysée, je peux vous dire que nous les représenterons dignement »
  • 7:35Invité politiqueChiffre
    « Nous avons 140 000 adhérents et nous accueillons des adhésions tous les jours »

Temps de parole

  • Edwige Diaz46 %
  • Invité22 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 29 %
  • Invité 35 %

1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Démission ou dissolution, Edwige Diaz ? Discussion, non ?

0:04
Edwige Diaz

Je crois qu'on est arrivé au bout du cycle de la discussion. Vous savez, ce week-end, j'étais sur le terrain, en Gironde, dans mon département, et précisément, il y a un matin, sur un marché, les gens me disaient « ça suffit, en fait, on en a marre, il faut avancer ». Et aujourd'hui, avec la journée que nous venons de passer, ce sont des flots de messages que nous avons reçus. Les Français en ont marre, ils disent « stop », ils en ont marre d'être pris pour des imbéciles.

0:30
Présentateur

Les Français, ils disent aussi, dans le sondage que nous publions ce soir, que le spectacle politique actuel est navrant. Exactement, ils ont raison, mais ils ont raison de dire que... On peut faire dire beaucoup de choses aux Français.

0:40
Edwige Diaz

Non, mais exactement, moi je vous dis ce que j'ai vu hier, dans ma circonscription, sur le marché de Saint-Denis-de-Pille, les gens m'ont dit ça. Là, vous me citez un sondage, oui, moi je suis comme 86% de ces Français, je considère que le spectacle donné par la classe politique en place est navrant. Et c'est pour ça que je le dis...

0:56
Présentateur

Vous intuez le RN ?

0:57
Edwige Diaz

Mais non, non, non, parce que nous on n'a pas de responsabilité dans cette situation, vous voyez, nous on n'est pas en train de se compromettre pour des places, pour des postes, on n'est pas en train de faire de la politique aérie, nous sommes, nous l'avons dit avec Marine Le Pen, nous sommes différents de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans. Marine Le Pen a raison de dire qu'il faut revenir aux urnes.

1:13
Présentateur

Ce qui veut dire, Madame Diaz, que vous n'irez pas à Matignon d'ici mercredi, dans le cadre de ces consultations ?

1:18
Edwige Diaz

Enfin, pourquoi faire ? Déjà, nous n'avons pas été invités, et M. Macron a demandé à M. Le Cornu, en gros, d'essayer de recréer quelque chose. Donc nous, en fait, on n'a pas notre place là-dedans. Ça suffit. Nous, nous incarnons l'alternance. Nous proposons aux Français un autre projet, une autre vision. Et je pense que c'est une vision qui est de plus en plus attendue par les Français. Vous savez, nous avons mis sur notre site internet une pétition pour appeler à la dissolution de l'Assemblée nationale. Je crois qu'elle va recueillir beaucoup de signatures.

Et en fait, ça sera juste le reflet de l'exaspération des citoyens français quand on râle le bol d'être pris pour des imbéciles par Emmanuel Macron et toute sa clique de macronistes.

1:56
Présentateur

Est-ce que vous demandez à Emmanuel Macron, comme le fait la gauche, de vous appeler à Matignon ? La gauche ne demande pas votre présence à Matignon.

2:02
Edwige Diaz

Non, mais en fait, ça ne servira à rien. Ça ne servira à rien. Je veux dire, il y a un équilibre à l'Assemblée nationale. Ce sont trois blocs. Donc si nous, nous arrivons avec l'Assemblée nationale telle qu'elle est actuellement, nous serons censurés par les deux autres. Et finalement, qu'est-ce que sera le résultat ? Ce sera encore une perte de temps. Nous n'avons plus le temps de perdre du temps. Pardon, mais Emmanuel Macron, ça fait des mois qu'il fait perdre du temps aux Français. Il aurait dû déjà dissoudre l'Assemblée nationale dès cet été. Il n'a pas voulu le faire. Il a attendu M. Bayrou qui s'est auto-démis, si vous voulez. Donc on a encore perdu du temps.

Là, ça fait un mois qu'il ne se passe rien. Un mois qu'on n'a pas de gouvernement. Et pendant qu'on n'a pas de gouvernement, il y a toutes les filières professionnelles qui s'ouvrent. Vous voyez, moi, samedi soir, j'avais un rendez-vous avec des pharmaciens, hier après-midi, avec des agriculteurs, avec des viticulteurs. Ils nous disent qu'il faut qu'on avance. Et donc, nommer Jordan Bardella à Matignon maintenant, ça reviendrait à faire perdre encore plus de temps du temps que nous n'avons plus.

2:51
Présentateur

Donc démission du président ou dissolution de l'Assemblée, ce que vous réclamez. Raphaël Grabli, vous avez compilé pour nous ce que disent les derniers sondages d'opinion à prendre, toujours avec des pincettes. Oui, évidemment. Peut-être encore plus sur les législatives. Vous allez nous expliquer pourquoi. Mais quel est le rapport de force aujourd'hui si des élections avaient lieu dimanche prochain ?

3:09
Invité

Il y a trois sondages récemment qui sont parus, notamment un sondage VLA pour BFM TV. Il y a aussi un sondage IFOP, Paris Interactive. Donc trois sondages depuis la rentrée, très récents, concernant le potentiel premier tour des législatives. Avec un point commun, parce que c'est très important, il y a deux scénarios avec le NFP, sans le NFP. Si on prend le premier scénario avec une union globale de la gauche, comme en 2024, le RN arrive loin devant, entre 31 et 34% des voix. Le NFP suit derrière quand même entre 23 et 26%. Ensemble, 14 à 16%, ce qui est évidemment beaucoup moins qu'en 2020, on est à plus de 20%. Et LR, 10 à 12%. 10 à 12%, pardon.

L'autre scénario très intéressant, c'est s'il n'y a pas de LFP, c'est-à-dire en gros LFI. Si la gauche part divisée. Alors divisée, pas tout à fait. LFI d'une part, et en face, une alliance PS-PC écologiste. Le RN, ça ne change pas grand-chose, finalement, arrive largement devant, autour de 33%. Cette alliance de la gauche hors LFI, elle va assez haut malgré tout, jusqu'à 19%. Ensemble, on est à peu près au même niveau. Idem pour LR, 12%. Et LFI, 9-10%, donc quand même loin derrière.

4:15
Présentateur

Ça, ce sont des projections en voie, en assemblée, ce sont des sièges, il y en a 577. C'est là où les sondages touchent sans doute à leur limite ?

4:23
Invité

Exactement, c'est extrêmement compliqué. Évidemment, tout dépend de la stratégie au second tour. On l'a vu en 2024, il y a eu des désistements qui ont totalement changé la donne. Mais je voudrais signaler un chiffre, peut-être une bascule. C'est un sondage Odoxa d'il y a quelques jours sur ce fameux front républicain. Il y a 46% de Français qui sont favorables au front républicain anti-RN. C'est intéressant parce que c'est une minorité. Mais il y a un autre chiffre qui est peut-être encore plus percutant qui s'affiche en dessous. C'est 58% des Français qui sont favorables au front républicain anti-LFI.

Et donc, c'est vrai que selon ce sondage, aujourd'hui, ce qui pourrait changer la donne, c'est que le premier front républicain, il est anti-LFI. Mais dans ce chiffre, il faut regarder que ça peut bouger par bloc, par le bloc central. C'est-à-dire qu'en fait, il faut bien voir qu'à gauche, c'est très majoritairement favorable au front républicain. Et au RN, c'est très anti-front républicain. Et au fond, ça bouge un peu sur les blocs centraux. Donc ce chiffre est quand même, pré-globalement, il ne veut pas dire grand-chose. Il faut regarder l'évolution par bloc. Guillaume Tabard, est-ce qu'on peut dire que le RN a l'assurance d'arriver en tête,

5:29
Présentateur

avec une majorité relative ou absolue, si Emmanuel Macron dissout l'Assemblée ?

5:34
Invité

Arriver en tête au premier tour, oui. Je montre que clairement, le RN est la force politique la plus nombreuse. Après, la question des alliances. Est-ce qu'ensemble et LR reconstituent le centre commun avec des candidatures communes ou pas ? À gauche aussi, ce n'est pas clair. Surtout que les écologistes, dans votre sondage, dans les sondages présentés, ils sont mis avec le PS. Les écologistes, souvent, on les trouve plus proches des positions de LFI. Donc, je pense que les curseurs ne sont pas les mêmes. Et ensuite, la question des stratégies.

Aujourd'hui, même au sein du PS, on dit plus d'alliances avec LFI, mais on a encore entendu le secrétaire général du PS tout à l'heure dire, évidemment, en cas législative, la priorité sera à faire barrage à l'extrême droite.

6:14
Présentateur

On va poser la question dans une poignée de secondes à Boris Vallaud, qui patiente derrière les caméras.

6:17
Invité

Mais électoralement, on sait bien que le nouveau front populaire va se reconstituer, non pas comme coalition gouvernementale, mais comme coalition électorale.

6:24
Présentateur

Un dernier mot, Edwidgeaz. Si Emmanuel Macron dissout l'Assemblée nationale, si vous n'avez pas de majorité, que ferez-vous ?

6:31
Invité

Ah bah attendez. Vous réclamerez une autre dissolution ? Attendez, attendez. Déjà, on va aller à l'élection. Je vous pose la question parce que la position du parti, elle a un peu changé.

6:38
Edwige Diaz

Il y a beaucoup de conditions dans ce que vous dites. Ce que je veux dire, c'est que si Emmanuel Macron procède à une dissolution de l'Assemblée nationale, je veux dire aux Français, que nous sommes prêts et que nous avons besoin de leur voix massive. Parce que si on repart dans une Assemblée nationale avec une majorité relative, le blocage sera toujours de mise. Donc il faut donner une majorité forte à Jordan Bardella. Nous, nous sommes prêts à gouverner. Et je le dis, si les Français nous appellent, si les Français souhaitent que nous allions à Matignon ou à l'Elysée, je peux vous dire que nous les représenterons dignement.

7:09
Présentateur

Mais s'il n'y a pas de majorité absolue du règne de l'Assemblée... On verra dans ce cas-là, on va déjà laisser l'élection. La ligne, elle a changé. Marine Le Pen, il y a quelques semaines, disait si on n'a pas au moins 270 députés sur la majorité qui est à 289, on refusera Matignon. Les invasions à l'élection. Qui n'est pas encore déclaré d'ailleurs. Et Jordan Bardella, hier, a dit à 230, on négocie et on essaye de prendre Matignon.

7:27
Edwige Diaz

Non mais on verra. Moi, je pense que nous pouvons avoir la majorité absolue. Franchement, on le ressent sur le terrain. Moi, je me déplace partout en France. On le ressent sur le terrain. Il y a de l'engouement. Nous avons 140 000 adhérents et nous accueillons des adhésions tous les jours. Il y a une dynamique, il y a un enthousiasme, il y a un soutien réellement qui est populaire. Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les personnalités politiques préférées des Français. Je le dis, nous n'avons rien à voir avec la classe politique qui offre ce spectacle déplorable aux Français. Et donc, je pense que oui, les Français, aujourd'hui, ont envie de nous faire confiance.

Je pense que oui, les Français, aujourd'hui, ont envie de nous faire confiance.