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Podcast / conversationB SMART· 23 juin 2025 28 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesNumériqueSolidarités & famille

SMART IMPACT - Emission du lundi 23 juin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est si facile de faire dialoguer élus locaux et entreprises ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Quels services ou actions avez-vous menés depuis 5 ans dans les collectivités ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous partager un exemple concret de solution évoquée hier à Lille ?

  • 4:55OuverteRéponse directe

    Vous avez un comité scientifique. Comment l'utilisez-vous pour guider les actions ?

  • 5:34OuverteRéponse directe

    Le développement durable est-il encore un cadre pertinent aujourd'hui ?

  • 6:54OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la smart city pour votre association aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:15Sébastien MireFait
    « C'est cette diversité d'approche, cette diversité de point de vue qui permet de trouver des solutions qui fonctionnent. »
  • 3:39Sébastien MireFait
    « On a toutes les solutions. »
  • 4:15Sébastien MireFait
    « En utilisant des données, on peut voir à quels endroits il est beaucoup plus facile de déconnecter les tuyaux de gestion d'eau pluviale pour que l'eau s'infiltre dans le sol plutôt qu'elle soit considérée comme un déchet. »
  • 4:55Sébastien MireFait
    « On a un comité scientifique en effet qui accompagne tous nos travaux. »
  • 7:35Sébastien MireFait
    « L'explosion de l'utilisation du numérique est en train de mettre par terre les 20 ans d'effort qu'on a réalisé sur les transports, sur l'isolation des logements. »
  • 8:50Sébastien MireFait
    « La réglementation nationale des risques, elle tient compte de l'inondation par débordement mais pas par ruissellement. »
  • 24:49Alex MoubetChiffre
    « Le bilan carbone du calcaire à lui tout seul, c'est quasiment 600 kg de CO2. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

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Locuteur

Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre économie. Voici le sommaire du jour. Mon invité, c'est Sébastien Mire, délégué général de Franceville et territoires durable. il nous dira comment rendre ces territoires plus résilients notamment face aux crises climatiques. Dans notre débat, on fera le bilan de la conférence des Nations- Unies sur l'océan qui s'est tenu à Nice et puis surtout on verra comment sensibiliser à la protection des milieux marins.

Et puis dans notre rubrique Smart IS la bonne idée du jour, elle est signée Géoclet qui propose un ciment écologique à base d'argile issu de l'économie circulaire. Trois thèmes 30 minutes pour les explorer. C'est parti. L'invité

0:50
Non speech

[Musique]

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Locuteur

de ce Smart Impact, c'est Sébastien Mer. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Vous êtes délégué général de France, ville et territoire durable, association qui a été créée en 2019. Avec quelle mission ? avec la mission de repérer et de rediffuser le plus largement possible des méthodes, des outils et des solutions qui fonctionne pour accélérer la transition écologique énergétique des territoires et en même temps les faire monter en résilience. C'est quand je parle de territoire, je parle d'un territoire avec tout ce qu'il contient, c'est-à-dire aussi bien les habitants que les collectivités et les entreprises et le tissu économique.

Aujourd'hui, on est assez en retard sur un nombre de sujets et pour protéger notamment nos entreprises et l'action économique, on a besoin de changer de certains paradigmes. Oui, je disais dans les titres que vous proposez un certain nombre de de d'éléments boîte à outil réseau aux élus locaux mais aussi aux entreprises. C'est tout l'écosystème territorial qui peut bénéficier de de de votre action. C'est ça. C'est exactement ça. En partant du principe que personne n'a la solution tout seul. Ouais.

Et que dans la mise en œuvre des actions nécessaires, il faut le faire ensemble et qu'on a besoin de renforcer en amont les réflexions, le partage de vision entre ces différents acteurs publics et privés pour qu'ils se mettent d'accord. Mais est-ce que c'est si facile de les faire dialoguer ? J'imagine que maintenant en 6 ans vous avez pas mal d'expérience mais au au départ c'est parfois des langages un peu différents, des des état d'esprit un peu différent. Ça ça fait partie des des obstacles qu'il a fallu contourner.

Oui, mais je c'est à la fois un obstacle et une chance parce que c'est cette diversité d'approche, cette diversité de point de vue qui permet de trouver des solutions qui fonctionnent. Oui, avant il se parlait pas forcément. Voilà. Alors, il se parle quand même s'il y a quand même des des des instances peut-être un peu trop officielles d'ailleurs qui permettent ces rencontres entre les deux mondes. Nous, on est beaucoup sur la logique territoriale, c'està-dire sur un territoire donné. Comment avec les acteurs en place, on peut faire bifurquer les trajectoires ?

Alors, si on prend quelques exemples, quels services, quelles actions vous avez mené depuis plus de 5 ans au sein de ces collectivités, de ce territoire ? Eh bien, nous organisons, par exemple, j'étais encore hier à Lille sur la sorgue avec euh des euh ma élus et des entreprises de six départements euh où nous euh montrons qu'il est possible de faire autrement en faisant intervenir des acteurs publics et privés qui ont déjà fait. Euh ça fonctionne beaucoup mieux quand un maire ou une mère dit à un ou une autre mère "J'ai fait ça" et ça marche que quand des techniciens ou des experts comme moi vont le dire derrière un PowerPoint.

Et donc notre idée c'est de mettre en contact les acteurs pour qu'ils puissent s'inspirer les uns et les autres car aujourd'hui on a toutes les solutions. Qu'est-ce que Alors si on reprend cet événement là, est-ce qu'il vous vient en tête comme ça des exemples de puisque nous on est c'est exactement ce qu'on essaie de faire nous ici avec Spart Impact, c'est de partager les bonnes pratiques et de et de faire en sorte que ce qui marche se diffuse le mieux possible. Est-ce que vous avez voilà un bon exemple de de ce qui a été évoqué hier que vous pouvez partager avec nos téléspectateurs, notre téléspectatrices ?

Bah, par exemple, il y a quelque chose qui se développe beaucoup aujourd'hui, c'est euh dans le domaine de l'adaptation des villes, c'est-à-dire comment on prépare nos villes à supporter des canicules à 50° pendant un mois. Elles sont pas du tout prêtes. Ça va arriver vite, plus vite que ce qui était prédit euh jusqu'ici. Euh et il existe des solutions qui sont peu coûteuses, qui mobilisent de la donnée et qui permettent d'avoir de multiples points de fraîcheur partout en ville.

Par exemple, en utilisant des données, on peut voir à quels endroits il est beaucoup plus facile de déconnecter les tuyaux de gestion d'eau pluviale pour que l'eau s'infiltre dans le sol plutôt qu'elle soit considérée comme un déchet et qu'elle parte dans des tuyaux. Si elle s'infiltre dans le sol, on a la possibilité de planter des arbres qui vont durer, des espaces verts qui vont supporter les arrêtés d'interdiction d'arrosage pendant l'été qui vont devenir la norme. Et donc autant d'ilot de fraîcheur partout disséminés dans la ville ou dans le territoire. qui permettent de rafraîchir globalement la température. Ça coûte pas cher, c'est possible.

Euh mais ça va demander qu'on mobilise parfois un peu de foncier privé, parfois un peu de foncier public. Euh et donc là encore, on a besoin de l'ensemble des acteurs. Ouais. Vous vous présentez comme un doute en cercle de réflexion et d'action. Le le les deux sont importants. Là, on parle pas mal de d'action, de bonnes pratiques à partager sur la partie réflexion. Il y a aussi des experts qui vous accompagnent, des des chercheurs, vous voyez ce que je veux dire ? parce que pour nourrir des actions efficaces, souvent quand on parle avec des chefs d'entreprise ici, ils disent "OK, moi je veux faire des choses mais je veux être sûr que je vais dans la bonne direction." Voyez dire exement.

C'est pour ça qu'on a un comité scientifique en effet qui accompagne tous nos travaux. On a même un doctorant euh inhouse euh qui travaille sur les indicateurs territoriaux pour les entreprises et pour les collectivité qui permettent de de faire bifurquer les trajectoires pour garantir la résilience et des territoires et des entreprises. Donc oui, le cadre logique est important et d'ailleurs ce cadre logique sur la transition écologique, il évolue beaucoup en ce moment hein. Le développement durable a du plomb dans l'aile par exemple parce qu'il est un peu considéré comme un oxyor.

Aujourd'hui, on parlerait plus d'équilibre durable que de développement durable en partant du principe que le développement infini est une idéologie à partir du moment où les ressources qui sont nécessaires sont-elles en quantité limitées. Donc il y a aussi une révolution culturelle à conduire chez les décideuses et les décideurs privés comme public et c'est une grande partie de notre action. Il y a un mot que vous utilisez souvent nous aussi le mot smart smart city. Qu'est-ce que ça signifie dans dans l'action d'une association comme la vôtre ?

Mais ça a beaucoup évolué, c'est-à-dire que effectivement il y a au début à sa création, l'association était très tournée vers les logiques de smart city technologiqueou et à l'instar de toute la société, on en est sorti puisque la smart city telle qu'elle avait été pensée il y a 10 15 ans a a montré que ça ne fonctionnait pas, que ça finissait par coûter plus cher et en coût de fonctionnement pour les collectivités et en impact environnementaux puisqueaujourd'hui l'explosion de l'utilisation du numérique est en train de mettre par terre les 20 ans d'effort qu'on a réalisé sur les transports, sur l'isolation des logements et cetera.

En quelques années, on perd tout le gain et les efforts qui ont été faits en 20 ans parce qu'on explose le numérique sans discernement. Ouais. Et donc et donc ça veut dire que c'est une façon différente de rendre les villes intelligentes et résilientes. Tout à fait parce que la donnée, elle est utile, on a besoin d'outil technologique pour par exemple mieux décider. C'est-à-dire les outils d'aide à la décision. Aujourd'hui, des outils numériques nous permettent, avec les jumeaux numériques, par exemple, certains de nos adhérents les proposent, de de mieux anticiper les impacts de telle ou telle solution avant la décision.

Parce qu'aujourd'hui, les enjeux sont tels que l'évaluation exentée, c'est-à-dire avant de réaliser les actions, est bien plus importante que celle d'après. Parce que à vrai dire, aujourd'hui, réaliser dans 15 ans qu'on s'est trompé ne nous servira pas à grand-chose. Est-ce que les assureurs sont vos partenaires ? parce que il y a il y a des débats de plus en plus importants avec des assureurs qui commencent à moins assurer les villes ou à mettre des primes tellement cher que ben finalement les élus disent bah nous on peut plus on peut plus s'assurer. Et à côté de ça, il y a aussi des outils développés par les assurances pour anticiper les crises, pour mieux les traiter.

Comment vous travaillez avec les les les grand ? C'est euh j'aimerais beaucoup travailler davantage avec les assureurs notamment parce que comme vous venez très justement de le dire, leurs données sont extrêmement fiables et bien plus pointu que celles qui sont utilisées par les acteurs publics quand ils font un plan local d'urbanisme. Par exemple, aujourd'hui, un assureur, il sait prédire à la parcelle cadastrale, le risque d'inondation par huisellement, le retrait gonflement d'argile et cetera et cetera à la parcelle. Alors que les élus raisonnent encore euh ou les services des collectivités à l'échelle des quartiers, des grands quartiers dans leur zonage.

À terme, les deux maisons l'une à côté de l'autre euh risque de ne pas être assuré de la même manière ou à la même prime parce qu'une va être beaucoup plus sujette par exemple à l'inondation par ruissellement qui est en train d'exploser aujourd'hui et qui n'est pas prise en compte par la réglementation nationale des risques. La réglementation nationale des risques, elle tient compte de l'inondation par débordement mais pas par ruissellement. Et aujourd'hui tous les dégâts dans les entreprises, dans les collectivités, c'est le ruissellement beaucoup plus que le débordement. Les assureurs ont les donné. Ouais. Donc vous leur lancez en quelque sorte un appel.

Oui, on aimerait beaucoup travailler davantage avec les assureurs, on le fait déjà. Euh notamment dans dans cet intérêt commun qu'on a à convaincre les élus locaux qu'il est possible de faire autrement et de mieux protéger les biens et les personnes face au monde qui vient. Ouais. Il y a il y a plusieurs piliers. la sobriété, la résilience, l'inclusion, la créativité avec lesquels vous vous travaillez. Je voudrais qu'on qu'on parle de de l'inclusion. Je quitter récemment avec Marie-Amélie Lefur, la présente du comité paralympique et sportif français.

C'est vrai que les Jeux Olympiques paralympiques de Paris, ça a permis d'avancer euh dans pas mal de domaines, mais il y a un petit côté parenthèse enchantée et a encore beaucoup de travail à faire sur l'accessibilité notamment dans les villes et donc est-ce que c'est un domaine sur lequel vous travaillez particulièrement celui-là ? Oui, mais on oui, on y travaille aussi, mais c'est vrai qu'on a une vision large de l'inclusion, c'est-à-dire c'est pas seulement les personnes en situation de handicap, ça peut être aussi de l'inclusion sociale, culturelle, économique, de toute numérique. Exactement. Exactement.

Euh bien sûr, les questions d'accessibilité euh transport par exemple pour euh au transport en commun euh pour les personnes en situation de handicap sont loin euh d'avoir trouvé euh toutes leurs réponses. Néanmoins, là encore euh des développements euh de nouvelles euh de nouvelles mobilités qui sont faites par des entreprises françaises, qu'on appelle les véhicules légers et intermédiaires. Euh certains peuvent tout à fait permettre le transport de personnes en situation de handicap. ça coûtera beaucoup moins cher que de mettre en norme des stations de métro.

Donc peut-être que vu la rar faction des crédits publics et privés qui seront disponible pour ces actions, on a intérêt à être plus smart et à réfléchir autrement qu'on l'a fait au 20e siècle. Merci beaucoup Sébastien Mire et à bientôt sur sur Bmart for Change. On passe à notre débat. Comment décarboner le secteur de l'édition ?

10:57
Non speech

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Locuteur

Comment sensibiliser le grand public ? à la préservation de l'océan. Voilà le thème de notre débat tout de suite avec Alice Vitou. Bonjour, bienvenue. Vous êtes la fondatrice de la Fresque Océan et puis on est également en duplexe avec Alexandre Lanoé, le directeur de la cité de la mer à Cherbourg. Bonjour à vous et et bienvenue. Quelques mots de présentation pour démarrer. La fresque occane, c'est quoi ? Nous sommes une association euh qui a pour but de sensibiliser à l'ensemble des enjeux de préservation de l'océan.

Donc ça fait quelques années qu'on existe et pour ça on déploie un atelier qui s'appelle la fresque occane qui est un un jeu inspiré de la fresque du climat qui permet vraiment de manière ludique et coopérative de comprendre tous les enjeux autour de des industries maritimes, de la pêche, du climat, de la pollution, tout ce qui va impacter l'océan et donc toutes les actions qu'on va pouvoir mener pour le préserver. Comment et avec qui vous l'avez conçu, construite cette fraise des scientifiques autour de vous ? Comment vous l'avez fait ?

Alors euh je l'ai euh je l'ai construit toute seule euh en 2019 et ensuite je l'ai fait challenger par des scientifiques euh un un grand nombre puisque justement comme le but de l'atelier c'est de parler de tous les enjeux. On trouve rarement des scientifiques qui sont capables d'aborder tous ces enjeux. Donc je me suis adressé à différentes personnes euh qui ont lu, relu, challenger, qui ont fait modifier ce jeu pour arriver au résultat actuel. Et en fait, il est en en amélioration continue. On fait des mises à jour tous les ans pour s'adapter aux nouveaux chiffres qui vont sortir euh et euh et le faire évoluer comme ça au plus près de de la science.

Alexandre Lanoé, euh j'ai pas eu la chance encore de visiter la cité de la mer à Cherbourg. Je veux bien que vous me fassiez une petite visite rapide. Bah écoutez, avec plaisir. Écoutez, nous c'est un site à la fois culturel et scientifique autour de l'aventure de l'homme et de l'océan. Alors, l'homme sous l'océan aussi, bien entendu, parce qu'on on a des engins euh de d'exploration scientifique, on a des engins plus à caractère militaire avec le redoutable et puis c'est un lieu euh où euh la grande histoire a rencontré notre territoire national.

Le Titanic s'est arrêté en rate de Cherbourg et a pris des passagers avant le destin tragique qu'on lui connaît et nous avons un espace qui est dédié à ça. Donc tout concours dans cette espèce de patchwork un peu hétérogène a sensibilisé tous les publics sur la beauté mais aussi la fragilité. Alors justement cette cette fragilité de l'océan va on va en parler. Vous je crois que vous lancez un dispositif itinérant avec quelle ambition ? Quel quel objectif ?

L'objectif et même dirait l'origine du dispositif itinérant qui s'appelle la la cité de la mer Saint-Vite chez vous, c'est d'aller au plus près des des publics, tous les publics, mais plus particulièrement ceux qui sont le plus éloignés de la culture pour des raisons économiques, pour des raisons sociologiques, pour des raisons financières aussi, il faut bien le prendre en compte pour sensibiliser euh sur la culture scientifique de manière générale et plus particulièrement, on le on le notamment cette année avec la conférence des Nations- Unies sur l'océan qui s'est tenu à Nice à la fragilité et à à la particularité la singularité de l'écosystème maritime parce que en fait c'est pas parce qu'on va à la plage que on se préoccupe de ce ce que ça représente et de ce que ça implique pour l'ensemble de de la chaîne de la chaîne scientifique.

Oui. avec en plus ce tous les interlocuteurs qu'on a reçu avant pendant cette cette conférence rappelle que c'est une espèce de pollution invisible. C'estàd que quand on regarde la mer, on trouve ça magnifique et on se rend pas compte de la la pollution qui est en train de se de s'accumuler. On on on en reparlera ensemble de ce de cette conférence qui était importante peut-être sur la sensibilisation. ce sondage réalisé par l'ADEM, il date de juillet 2023, relativement récent, sur la confiance des 15 ans dans le discours scientifique et finalement ça rejoint vos expériences à l'une et à l'autre.

79 % c'est pas mal hein des 15 ans estiment que les scientifiques qui étudient le climat évaluent correctement les risques du changement climatique. Comment on s'adresse aux autres ? À ceux qui remettent en cause en quelque sorte la parole scientifique-y tout.

Alors en fait nous ce qu'on constate donc je suis également condatrice de la fresque du climat et effectivement il y a il y a un sujet de qui peut être justement de de méfiance par rapport aux scientifiques sur le climat sur le sujet de l'océan c'est un peu différent parce que malgré tout il y a certes des choses qui sont invisibles mais l'océan on le voit quand on va se baigner régulièrement on voit bien qu'il y a de la pollution quand on se baigne on voit qu'il y a de plus en plus de de plastique. Je trouve qu'il y a moins de en tout cas de remise en question des sujets de l'océan notamment liés à la pollution par rapport à la pêche, par rapport aux industries maritimes.

Donc en tout cas, c'est un sujet qui est moins imprégnant en tout cas je trouve dans les ateliers qu'on fait aux jeunes. Nous on la fraise on démarre en classe de CP donc on a une version junior pour les les plus jeunes et ensuite pour les collèges, les lycées. Je trouve que ça en tout cas c'est c'est plutôt facile de toucher avec ce sujet-l et on a plutôt une bonne confiance en tout cas dans notre public sur ce qu'on va amener comme donné. Je vous pose la même question Alexandre Lanoé. Est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a une partie du public sceptique difficile à convaincre sur ces thématiques ? Non pas du tout. Moi, je rejoins Alice Vitou dans dans son analyse.

c'est les publics quel qu'ils soit quel que soit l'âge sont vraiment sensibilisés à ce sujet puisque c'est quelque chose c'est quelque chose qu'on voit, c'est quelque chose qui est palpable, c'est quelque chose aussi qui est dont on nous parle tous les jours et et plus particulièrement je pense au 15 25 ans puisque nous on a aussi une forte action pédagogique auprès non seulement des 15 ans mais aussi des 3 18 ans. Ils sont sensibles à ça parce que on en parle tous les jours, les médias en parlent tous les jours et ça c'est c'est extrêmement important le le rôle de l'éducation au médias et notamment de transmettre cette parole scientifique qui est fondamentale.

Et puis les réseaux sociaux aussi, c'est un c'était vraiment à la fois un catalyseur mais quelque chose qui va donner encore plus d'écho et de puissance dans la transmission à la fois de l'alerte mais aussi de l'analyse et donc du discours scientifique qui est étayé. Donc de fait entre ça plus ce qui est visible palpable forcément on a des gens qui sont convaincus et qui deviennent aussi au-delà d'être convaincu des des ambassadeurs et des gens qui vont chercher à convaincre leur entourage de ce de ce problème. Oui, c'est vrai que les les jeunes peuvent être prescripteurs. C'est assez intéressant de voir le relais extrêmement important. Effectivement, on le voit.

Alors, pour moi, c'est il faut quand même faire attention à ça. Donc oui, c'est un un vrai relais. on le voit même chez les plus jeunes, ils vont en parler euh chez eux et moi j'ai des échanges notamment avec des parents ensuite qui vont euh euh pouvoir se poser des questions et vouloir aller plus loin parce que leur enfant justement a a ramené en fait ces sujets à la maison. Euh pour autant, je pense qu'il faut faire attention. Euh je croise beaucoup de de personnes qui disent "Oui, il faut absolument aller dans les écoles. Ce que vous faites c'est génial, il faut sensibiliser plus jeune. C'est la génération de demain et cetera." Euh ne perdons pas notre responsabilité par rapport à ça.

Oui, il faut sensibiliser les plus jeunes. Exactement. Et vu le l'état d'urgence au niveau global, donc bien sûr au sujet de l'océan, mais climatique, biodiversité et autres, ceux qui sont quand même euh on va dire aux commande aujourd'hui, c'est nous. Euh ce ce va être les parents, les adultes. Donc voilà, parfois il y a un peu une envie de sensibiliser les jeunes et de dire c'est la génération qui va agir. Non, c'est c'est vraiment notre génération qui doit agir. Cette fresque Oane, Alis Vitou, vous vous la déployez aussi en entreprise ? Bien sûr, en fait, on on notre but, c'est vraiment de toucher tous les publics.

Euh donc ça va être bien sûr dans les écoles, des ateliers citoyens, euh dans des collectivités, des institutions et des entreprises. Euh on a adressé aujourd'hui plus de 200 entreprises dans lesquelles on a fait des ateliers, euh tout format confondu. Et pour nous, c'est extrêmement important euh pour deux raisons. La première, euh ça va être de d'adresser justement le le business model de l'entreprise, voir comment on peut sensibiliser les collaborateurs pour qu'ils puissent ensuite faire changer les choses.

Et ensuite bah ces personnes collaboratrices euh collaborateurs sont également des citoyens et donc il y a aussi l'impact de la de leur prise de conscience et ensuite du passage à l'action euh des personnes à titre individuel. Vous travaillez avec la on on les a souvent reçu la convention des entreprises pour le climat par exemple. Tout à fait. Je suis copilote du parcours Oéan qui a été lancé dans le cadre de l'année de la mer. Donc c'est un parcours qui a démarré au début de l'année.

Euh nous avons 90 dirigeants euh qui se sont engagés donc dans d'entreprises euh très varié euh de de secteur d'havité vraiment très différents, pas uniquement du maritime mais vraiment voilà du retail, des cosmétiques, euh du conseil. Euh et donc c'est un parcours qui va accompagner ses dirigeants tout au long de l'année pour les sensibiliser, les aider à comprendre ses enjeux euh et à revoir leur business model dans le cas des limites planétaires.

H euh Alexandre Lanoé, quand quand il y a ce discours, cette sensibilisation euh qui qui est proposée soit dans le cadre de la la Cité de la mer, soit avec ce ce discours itinérant, on va dire ça comme ça, qui est-ce qui le qui le porte le mieux pour vous ? Est-ce que c'est un marin, un aventurier ? quelqu'un qui a participé au vent des globes. Est-ce que c'est un scientifique qui arrive avec ses connaissances et son aura de scientifique ? Est-ce que c'est un journaliste qui qui pour vous porte le mieux ce ce type de message ? J'aurais tendance à dire un peu tout le monde.

Ça dépendra aussi des thématiques, ça dépendra du public visé, que ce soit un public purement scolaire qui est de niveau maternel ou de de niveau lycée et au-delà un public un public plutôt adulte citoyen.

Il y a des choses qui doivent être partagées là où nous on a la chance mais comme beaucoup de beaucoup de nos confrères dans un certain nombre de sites qu'il soit à Brest ou à Boulogne surmer de travailler avec des avec des institutions scientifiques d'une part que ce soit l'IFREMER, le CNRS et j'en passe mais aussi de travailler avec des gens dont la voix apporte de manière plus sur des enjeux politiques, sur des enjeux géocito enfin géopolitiques, les enjeux citoyens aussi des personnalités teles que Christian Bûchet des marins, vous citizez les marins. Les marins en quelque sorte, ce sont ce sont des vigis.

Et hier, de manière totalement différente, nous nous recevions Victor Vescovo qui est qui est un Texan qui finance des explorations scientifiques sur ses fonds propres, notamment dans les différentes fausses océaniques dans la planète. lui son son discours est de dire il faut convaincre euh il faut convaincre sur le volet économique par rapport à l'ouverture de l'exploitation des fonds marins qui est portée aujourd'hui par euh par par les États-Unis. Mais alors justement, je vous interromps je vous interromps pardon merci beaucoup euh Alexandre Lanoé, mais ça nous amène à cette conférence des Nations Unise sur l'océan. C'est terminé le 13 juin finalement.

Alors on peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein et c'est vrai que il y a pas eu de mesure vraiment contraignante. Mais il y a un mouvement enclenché. Vous vous décidez de retenir ça incontestablement. La la plupart des personnes qui font le bilan ont un bilan qui peut être un petit peu mitigé mais à la fois je pense qu'il pouvaient pas en être autrement. Euh globalement, moi je pense que le bilan est positif sur la mobilisation euh à la fois en zone verte qui était la la zone grand public. Euh également même en zone bleue où où j'ai eu la chance d'aller donc la zone plus institutionnelle des des négociations internationales.

Euh il y a eu cet événement de Linox cette semaine mais en fait ce qui fait aussi la grande réussite c'est tout ce qu'il y a eu en amont. Il y a eu un événement spécifique pour les les acteurs économiques. Il y a eu un un événement pour les les collectivités du littoral. Donc tout ça fait qu'il y a eu vraiment un grand momentum sur l'océan. Et ce qu'il faut voir c'est que même si à la fin de cette semaine il y a pas eu de grande annonce, il y a beaucoup de sujets qui ont avancé différents processus multilatéraux, le BBNG dont on parle beaucoup sur la haute mer, des avancées sur le traité contre le plastique, tout ça avance petit à petit.

Ça prend du temps de mettre tous les états ensemble et et de les faire ratifier tous ces traités. Ouais, mais c'est une étape vers une ratification. Merci beaucoup à tous les deux et à bientôt sur B Smart for Challenge. On passe tout de suite à notre rubrique startup

23:17
Non speech

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23:21
Locuteur

Smart IDES avec Alex Moubet. Bonjour. Bonjour. Bienvenue. Vous êtes le cfondateur de Géoclé. Vous l'avez créé fin 2023 avec Sami Dreux. Et avec quelle idée ? C'est quoi le déclic ? Alors, le déclic c'est euh pour être pas très pour pas être très original, c'est Jean-Marc Jeancovici.

Donc en 2019, je tombe sur ces recherches et et au travers de ces vidéos et en fait je me rends compte que la la terre est n'est pas n'a pas des ressources inépuisables et surtout je travaille je suis ingénieur génie civil donc je travaille beaucoup avec le béton et le béton c'est un matériau indispensable mais malheureusement c'est un matériau qui pollue énormément ou gros émetteur de de CO2 et donc en fait le déclic c'est ça c'est trouver trouver une solution pour produire des bétons moins polluants parce que c'est un matériau indispensable. Et donc vous créez un un béton ou un ciment plus écologique. C'est ça. C'est ça.

En fait pour ceux qui découvrent un peu cette cet univers, le béton, c'est un mélange de ciment, de cailloux et de sable. D'accord. Le ciment qui est indéconstituant représente 98 % de son poids carbone. Donc quand on veut faire un béton bas carbone, il faut consommer c voilà consommer un ciment bas carbone. Et alors quelle idée vous avez eu ? Alors l'idée que j'ai eu en 2019, c'est de d'utiliser les argiles comme matière première. Pourquoi les argiles ? Parce que en fait les argiles quand on les chauffe, elles dégagent de l'eau. Et aujourd'hui, la matière première utilisée pour faire du ciment traditionnel, c'est le calcaire. Et le calcaire quand on le chauffe, il dégage du CO2.

Et le bilan carbone du calcaire à lui tout seul, c'est quasiment 600 kg de CO2. Donc vous remplacez le calcaire par l'argile dans le ciment. Et alors là où ça devient intéressant, c'est que vous vous allez récupérer les argiles. C'est de vous, on est dans l'économie circulaire. Tout à fait. Alors l'intérêt de ce projet c'est qu'on va pas taper dans les ressources naturelles primaires. Donc on va travailler avec des exploitants de carrière donc qui exploitent un sable, un caillou et qui souvent ont des argiles et ils n'en font pas grand-chose quoi. C'est ça en fait pour eux c'est un déchet d'accord.

Donc c'est stocké quelque part sur la carrière et nous on dit à ces acteurs, on peut valoriser ces argiles qui sont considérées comme un déchet pour vous. Et en terme de qualité, c'est très qualitatif. Ça permet de faire un ciment euh aussi qualitatif qu'un ciment traditionnel à base de calcaire. Et donc ces acteursl il y en a un paquet. Et d'ailleurs un de nos partenaires qui est le groupe Vincy exploite des carrières et a de très bonnes argiles dans ses carrières. Mais ça veut dire que la filière de d'utilisation de récupération de ces argiles, elle existait ? Elle existait pas vraiment. Vous avez dû la la booster en quelque sorte. Euh elle existait pas. Figurez-vous qu'elle existait pas.

Euh elle elle était un petit peu ces argiles étaient un petit peu utilisées souvent pour faire des bassins euh des fonds de couche sur des bassins d'étanchément parce que l'argile a une capacité à à être étanche mais il y avait pas de filière industrielle pour ces argiles. Donc Géocclé est en train de structurer cette filière de récupération d'argiles dans les des exploitations de sable et de cailloux. Le secteur du bâtiment, c'est évidemment un gros émetteur de de gaz à effet de serre. On on y consacre ici pas mal de de d'interview et de et de débats. Les mutations, parce que là vous en êtes une démonstration, elles sont réelles.

C'est-à-dire que les les gros donneurs d'ordre de ce de ce secteur, ils sont en train de bouger pour vous. Oui, tout à fait. Alors lors de mon précédent poste, j'étais responsable du sujet béton bacarbone sur le Grand Paris Express, donc à la société aujourd'hui société des grands projets. Euh c'est un donneur d'ordre, la société des grands projets, donc une maîtrise d'ouvrage qui écrit ses cahers des charges et l'une des exigences qu'on a écrite en 2020, c'était consommer uniquement du béton bas carbone pour construire le projet et ça a fait des petits à la RATP. C'est le cas aujourd'hui. Il y a des exigences sur la l'émission carbone des matériaux. À la SNCF, c'est le cas.

Chez ADP, c'est le cas. Donc on voit qu'il y a une prise de conscience générale au niveau des donneurs d'ordre pour inciter les constructeurs à utiliser des matériaux peu émissif. Hm. Votre ciment, il il est plus difficile, plus coûteux à produire qu'un ciment traditionnel ou pas en 20 secondes ? Alors, en 20 secondes, on a innové sur le procédé de fabrication qui consomme très peu d'énergie, qui permet d'activer l'argile en quelques secondes. D'accord.

Et et comme l'argile qu'on utilise n'est pas une matière première primaire, elle nous coûte peu cher à récupérer et donc à la fin procéder peu énergivor, argile peu cher en récupération, on arrive à sortir un ciment entre 5 et 10 % moins cher que du ciment traditionnel. En plus, c'est moins cher. Merci beaucoup Alex M. Bon vent à Géoclet. Voilà, c'est la fin de ce Smart Impact. Merci à toutes et à tous de votre fidélité.

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