🇵🇸 FRÉDÉRIC LORDON exige la RELAXE pour ANASSE KAZIB !
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
On entend souvent dire que l'Orient est compliqué, on pourrait aussi le trouver assez simple. Depuis 1948 en terre de Palestine, il y a des expulseurs et des expulsés, des occupants et des occupés, des colons et des colonisés, des oppresseurs et des opprimés. La violence entraîne la violence comme les causes entraînent les effets.
Rien n'a commencé le 7 octobre 2023 comme voudrait le faire croire une histoire révisionniste. Tout a commencé en 1948 avec la Nakba. Hanas fait partie de ces gens qui se sont tenus à ces vérités élémentaires.
Lui comme d'autres se sont trouvés aussitôt attaqués par un pouvoir politique et médiatique fanatiquement engagé du côté d'Israël, parfois jusqu'au négationnisme. Car il y a un génocide en cours à Gaza. La diplomatie française est couchée à l'état de serpillère.
L'appareil judiciaire lui s'occupe de la basse besogne. Sur ordre de Darmanin et de ses prédécesseurs, il a converti en poursuite les obsessions et le fanatisme du soutien inconditionnel, s'est acharné sur tous ceux qui ont tenu cette ligne simple de la vérité et de la justice. Voilà les priorités véritables de la politique pénale.
Voilà à quoi le pouvoir judiciaire tient absolument à s'occuper avant tout. Cette répression des libertés fondamentales, de penser, de prendre position et de protester, est sans précédent. Elle est d'une gravité inouïe.
Le 25 juin, à 11h, devant le palais de justice, il y a un rassemblement. Pour rappeler cette chose aussi simple que celle qui précède, Anas et tous les réprimés de la cause palestinienne doivent être relaxés. Les réprimés de la cause palestinienne doivent être relaxés.
Anasse Kazib