QUI EST ...... JUAN BRANCO
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:56Invité politiqueFait
« Son thème central, l'impunité des puissants deviendra le cœur de son programme. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Il conteste avec force les étiquettes extrême droite ou fasciste qu'on lui accolle. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Ces procédures sont en cours et la présomption d'innocence s'applique pleinement. »
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Avant de juger un programme, il faut connaître celui qui le porte. Bienvenue dans Qui est le parcours sans phare du candidat. Aujourd'hui, Ran Branco, avocat, essayiste, activiste et l'un des personnages les plus clivants de cette campagne. D'où vient-il et qu'a-t-il fait avant de se présenter ? Premier paradoxe, il le revendique lui-même. L'homme qui dénonce l'oligarchie en est issue. Né en 1989 en Espagne, il est le fils du producteur de cinéma Polo Bronco, un milieu aisé, intellectuel et artistique. Son parcours scolaire est celui de l'élite française, l'école alsacienne, science peau, la Sorbonne. Un doctorat à l'école normale supérieure, un passage pariel.
Autrement dit, il connaît de l'intérieur le monde qui l'attaque. Le tournant, c'est Julian Assange. Avant ça, un parcours déjà dense assistant au bureau du procureur de la Cour pénale internationale à 20 ans. Collaborateur du ministère des affaires étrangères, enseignant AEL, chercheur au max plan en Allemagne. Puis à partir de 2013 et surtout 2015, il devient le conseiller juridique puis l'avocat en France de Julien Assange et de Hilic. au sein de l'équipe de défense coordonnée par le juge Baltazar Garzo. Une expérience qu'il décrit comme éprouvante marquée par ce qu'il appelle la violence politique.
C'est là que se forge sa vision, celle d'un pouvoir et de médias verrouillé par une petite caste. Ses partisans y voi une force, il sait comment le système fonctionne. C'est détracteur une contradiction. Car Branco, avant d'être candidat est d'abord un avocat de combat, souvent gratuitement. Il a été reporter de guerre au Norvu, en Centrafrique, au Yémen publiant dans le monde diplomatique. Il est l'un des rares avocats au monde à représenter des victimes palestiniennes devant la Cour pénale internationale. Et en 2023, il défend l'opposant sénégalais Ousman Sonko bravant un mandat d'arrêt.
Il finit emprisonner plusieurs jours à Dakar, accusé d'atteinte à la sûreté de l'État avant d'être expulsé, son client, lui deviendra premier ministre du Sénégal. Voilà le profil, un juriste qui va au contact jusqu'à la prison pour les causes qu'il défend. La politique ensuite en 2017, il prête serment comme avocat, défend Jean-Luc Mélenchon dans une affaire criminelle et se présente aux législatives en scène Saint-Denis sous l'étiquette la France insoumise. Éliminé au premier tour, avec près de 14 %, il devance de peu un certain Jordan Bardella. Il s'éloignera ensuite de Lfi. Puis viennent les gilets jaunes. Il en devient une figure, défend plusieurs de ses membres.
Et en 2019, le livre qui le rend célèbre, crépuscule, penflet contre Emmanuel Macron et l'oligarchie, vendu à plus de 150000 exemplaires et brandi dans les manifestations. Son thème central, l'impunité des puissants deviendra le cœur de son programme. Comment le résumer ? Un homme qui divise, y compris à gauche, radical pour les uns, cassant et solitaire pour les autres, il s'est brouillé avec une partie du milieu. Il conteste avec force les étiquettes extrême droite ou fasciste qu'on lui accolle en rappelant qu'il défend à des victimes palestiniennes et des opposants au néocolonialisme.
Point d'équité, comme pour tous les candidats, il fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires qu'il contestent et présentent comme des tentatives de déstabilisation politique. Il faut être clair là-dessus. Ces procédures sont en cours et la présomption d'innocence s'applique pleinement. Voilà l'homme, un fils de l'élite devenu son procureur, un juriste de haut vol qui veut renverser la table. Est-ce que son programme tient debout juridiquement ? C'est tout l'objet de notre autre vidéo où on le passe au Tami. Abonnez-vous, le Tami n'épargne personne. Alors, n'allez pas voter sans connaître vraiment le programme de chacun. Informez-vous, comparez puis décidez. Le reste c'est du vent.
Juan Branco