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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 31 mars 2025 24 minAutoproduit

Aspégic ? Kardégic ? Bientôt, il faudra s’en passer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ça fait un moment que je viens à des rassemblements que vous appelez et vous savez pourquoi je suis là. J'ai l'espoir que le fait d'être là fasse porter votre voix plus loin. Je remercie les médias qui sont présent aujourd'hui pour suivre ce que j'ai à dire pas en mon nom mais au nom de ces millions de françaises et de Français qui regardent leur pays se détruire et dégringoler par petit bout en se demandant qu'est-ce qui se passe ?

Comment c'est possible ? Monsieur le maire, mesdames et messieurs les élus qui êtent là, les délégués du des syndicats, vous tous, nous posons tous cette question. Qu'est-ce qui se passe ?

Le pays est dévoré de l'intérieur par un virus mortel, le fric, le fric des grandes compagnies qui l'ont concentré. Et entre ce monde du fric et vous, il y a 1000 années lumière, je me rappelle de ma première manifi c'était à Toulouse. Alors, j'avais pris la file avec les autres puis comme on approchait d'une élection, à l'époque, j'ai été le candidat du front de gauche.

Je faisais pas trop le je marchais quoi. Et je tombe à côté d'un gars qui avait les cheveux blancs et je me mets à parler avec lui et je lui dis "Alors, on parle d'une chose, de l'autre, de l'usine, de la situation." Et je lui dis "Et vous, qu'est-ce que vous faites là-dedans ?" Il me dit "Ben moi, je suis chimiste, machin ch qu'est-ce que vous avez fait comme étude ?

Ça m'intéresse parce que je me suis occupé d'enseignement professionnel." Il ben moi je viens d'UT. Vous voyez une conversation euh comme on a avec quelqu'un qu'on à qui on veut marquer du respect et à qui on pour qui on marque de l'intérêt pour son boulot.

Et je lui dis "Et vous qu'est-ce que vous avez fait ?" Alors il dit "Ah ben moi, c'est moi qui ai trouvé avec mon équipe la molécule et je sais pas vous dire quel mot il a utilisé qui débouche les artères." Alors quand j'ai vu la liste de ce qui se fabrique ici, je me suis dit "ça doit être ça le médicament dont on parle." Alors ça m'impressionne parce que il y a pas besoin d'être super intelligent pour comprendre que le gars que tu es à côté de toi, c'est quelqu'un qui a trouvé le moyen de sauver des dizaines des centaines de milliers de vies dans le monde et en France grâce à un médicament.

C'est pas rien d'intelligence, de savoir-faire. Alors bon, honnêtement, ça m'a coupé le sifflet et bon pour dire quelque chose, je lui disais ils vous ont bien payé. Alors, il me dit "Oh, j'avais une paye.

C'était bien, j'étais content, je suis à la retraite maintenant." Bon et moi je me dis "Comment une paye ?" "Mais ils vous ont donné quelque chose ?

Pour avoir inventé un truc pareil, il me regarde comme si j'avais dit quelque chose de mal poli et il me dit "Ah mais non, non, non, il y a pas de ça ici. Moi j'ai un voilà, on a trouvé ça, on est content, on a une paye. Voilà l'écart qu'il y a." Il a fait son boulot, il était content de l'avoir fait.

Il avait inventé quelque chose d'utile à l'humanité et tout le travail, tous les métiers sont des sciences pratiques. Le respect qui est dû aux travailleurs, il est dû à ce qu'ils savent faire et à ce qu'ils apportent à la collectivité humaine avant toute chose. Ça, c'est votre monde.

C'est le monde dont je viens et leur monde. Vous n'existez pas. Parmi vous, il y en a qui ont dû hésiter une fois ou l'autre au moment d'aller voter ou de réfléchir.

Rappelez-vous bien qu'il y a deux camps. Ceux pour qui vous n'existez pas et ceux pour qui vous existez. Ceux pour qui vous n'existez pas existe à votre place des feuilles comptables, existe des chiffres et ces chiffres ne parlent qu'une seule langue, la langue de ceux à qui ça va profiter.

J'ai vu que ça nous a ramassé 5 milliards cette année qu'ils ont distribué. Combien de fois ça fait cette usine pour la maintenir en état de fonctionner ? Combien de fois ces gens-là ont ramassé 1 milliard en 10 ans pris sur les fonds publics ?

Tu es grand champion de la profitabilité à qui sont agiles, plus intelligents que tout le monde. Ils savent bien ce qu'il faut faire. Ils savent juste se gaver, c'est tout. et il soulève en nous un dégoût dont j'espère que ma voix porte en ce moment les c pour qu'on le sente et qu'on l'entende.

Oui, du dégoût pour des gens qui ne sont que des profiteurs et pour ceux qui se mettent à leur service pour remplir les tableaux XL pour savoir comment on tombe pour le mieux. Et regardez à qui on vous destine. Une boîte comme tu viens de le dire camarade qui a à peine 5 ans.

Qui sont ceux-là pour savoir mieux que les autres ? ce qu'on doit faire de la production qu'il y a là. Et elle s'est engagée pour combien de temps ? 3 ans.

Déjà la dernière fois que j'en ai vu une d'usine, c'était pour 5 ans et tout le monde disait "Vous foutez de nous." 3 ans seulement. Combien ils vont ramasser pendant 3 ans ?

Pas seulement sur ce que vous allez produire mais sur ce que l'État va leur donner. Et l'autre qui sait ? Qui c'est l'autre boîte ?

Substitue farme. Je t'en fournirai. Substitue à quoi ?

Qu'est-ce qu' produisent cela ? Qu'est-ce qu'il fabriquent ? Qu'est-ce qu'ils inventent ?

Rien du tout. Ils commercialisent. Profiteurs.

Exactement. Point final. Le capitalisme de notre époque sous sa forme la plus grossière et la plus caricaturale.

Ils ne possèdent rien, ils ne produisent rien, ils n'ont pas une usine et ça s'appelle laboratoire. De quoi ? Qu'est-ce qu'ils ont inventé ?

Ils commercialisent. Alors s'ils commercialisent, pourquoi leur siège est au Luxembourg ? Pourquoi pour vendre un médicament, faut s'installer au Luxembourg ?

Le Luxembourg est le paradis fiscal de l'Union européenne. Tout le monde le sait. L'État est complice.

Exactement. Il vient de dire l'État est complice. Parfaitement, tous ceux qui savent et qui regardent ailleurs sont complices.

Et c'est bien ce qui leur pas en est. Et c'est bien pourquoi quand je parle si fort, ils ont raison d'avoir peur parce que le moment venu, il y aura pas prescription pour le crime de trahison qui est prévu dans le code pénal. Et le crime de trahison, il est ample tel que décrit par le code pénal.

C'est bazard les intérêts de la patrie ou d'une entreprise ou d'un fond culturel au profit de puissance étrangère. du jour où on a nommé les deux baltringues qu'on a mis à la tête de Sanofi qui avait eu pour première décision qui avait eu pour première décision de changer le siège et de s'installer avec un cuisinier qui était je sais pas quoi, très puissant comme cuisinier. Mais franchement, est-ce que c'était la première mesure à prendre ?

C'était deux anglo-saxons. Vous vous rendez compte ? Le patronat français.

Décidément, ils ont trouvent que les ouvriers sont trop chers, mais nous on pourrait trouver des patrons à moins cher. La preuve, c'est qu'on en trouve même pas. Il faut aller les chercher en Angleterre.

Pour faire quoi ? C'était aux États-Unis. Pour faire quoi ?

Pour nous trahir. Pour nous trahir. Pour découper la première boîte en morceaux et commencer à la vendre au détail.

Sanopi c'est l'héritière de Ron Poulan. Ron Poulin, on l'avait nationalisé. Ron Poulan c'était la propriété du peuple français tout entier et on nous a dit "Ah, c'est insupportable, c'est le début du communisme." Oui, quelque part, c'est vrai.

La nationalisation, c'est le début du collectivisme. Et le collectivisme, c'est bon. C'est utile à la société quand on reste vendre les actions à des sociétés multinationales.

Voilà ce que ça donne. Mes amis, rappelez-vous en [Musique] tous. Rappelez-vous en tous.

Voilà ce qu'ils savent faire et seulement ça. Avez-vous entendu parler d'une seule chose qu'ils aient créé depuis qu'ils sont là et qu'ils aient fait sans vous ? Il n'y en a pas.

Après cela, on nous en a amené un autre qui paraît-il est un petit génie. Ce pays commence à être fatigué des génies de la finance. Le dernier qu'on a élu, c'est à la tête de l'État.

Il nous a mis 1000 milliards dans le nez et sa presse aux ordres était là au garde à vous pour dire que si jamais on bélise et moi, ça serait la catastrophe finale parce que ça coûterait 100 milliards au pays. Lui a coûté 10 fois plus. Et qu'est-ce qu'on a de plus ?

Rien. pas un emploi de plus, pas une usine de plus. Et là, nous parlons de production de pointes.

La première fois que j'ai parlé de Dolipran, c'était les copains de Sanopi qui m'avait prévenu. La première fois que j'en ai parlé, j'en ai parlé à une émission avec madame Caroline Rouge. Je me rappelle plus sur quelle chaîne c'était.

Alors, j'ai dit il y aura bientôt plus de Dolipran. Bon, tout le monde avait un petit sourire en cour, il exagère. J'exagère toujours hein.

J'exagère toujours. En attendant ce que je raconte ça se passe. Et cela était déjà des voyou.

Ils sont partis pour le vendre. Et pourquoi l'État ne s'y est pas opposé ? Pourquoi l'État ne s'y est pas opposé ?

Cette entreprise est paraît-il française ? Pourquoi l'État ne s'y est pas opposé ? Il y a une loi qui le permet.

C'est le décret Mondbourg, pardon, c'est un décret, ça existe. S'il le voulait, le gouvernement à l'instant même pourrait interrompre, aurait pu interrompre. Il ne l'a pas fait.

Depuis, il y a des poursuites en justice contre les gens qui ont pris cette décision, mais la décision, elle reste et la France est dépouillée d'un brevet, d'un médicament dont je crois qu'il y a pas un français qui en a pas vu au moins une fois un dans sa vie. C'était la propriété des Français. C'était le travail de ce pays.

C'était la suite d'une longue histoire industrielle. Tout a été volé. On a le droit d'être en colère.

Tu as le droit d'être en colère et dit "On se fiche de nous, on nous exploite, on nous fait travailler, on fait tout ça et à la fin quoi ? Quel est le remerciement ? Quelle est la verture connue à ceux qui ont produit tout ça ?

Vous avez vraiment le droit d'être fâché ? Et moi je suis fâché parce que j'aime ce pays, mon pays comme le vôtre. et j'ai honte de le voir dépouillé par une bande comme celle-là qui disperse, qui ne sait même pas le temps qu'il faudra pour reconstituer tout ça parce qu'il faudra qu'on reconstitue tout en commençant par l'État, en commençant par une haute fonction publique capable de faire autre chose que de s'installer à la caisse des dépôts et consignation, de mettre les pieds sous la table et d'acheter je ne sais quoi avec ça au lieu d'aider les boîtes françaises qui en ont besoin pour pouvoir rebondir.

Et quand on aura eu d'au patrons dans le service public, on évitera de les nommer ministres juste derrière comme c'est le cas pour monsieur Lombard parce que monsieur Lombard, il sait que vous êtes là, il sait qu'il y a Vancorex aussi qui elle est une entreprise qui sert à l'intérêt national et à la défense. Et qu'est-ce qu'il fait ? Rien.

Et qu'est-ce qu'il fait à propos d'ici ? Rien non plus. Cette fois-ci, c'est l'aspgique qui va passer par-dessus mort.

J'ai pas regardé tout le détail de cette boîte sus farm là, mais je vous jure hein, vous êtes des animaux de laboratoire pour eux. Ces gens-là ne produisent rien. Ils vont hériter d'une priorité de commercialisation.

Leur job va consister à vendre quelque chose dont tout le monde a besoin et qui est en situation de quasi monopole. Point final. Et c'est avec ça qu'ils vont se remplir les poches.

Si quelqu'un peut démontrer le contraire de ce que je dis, qu'il lève la main et qui viennent le dire. Et je veux bien aller où on veut pour le défendre et demander quelle est la logique d'une telle politique ? Quelle est la logique ?

Pourquoi faire ? parce que ces gens pensent que tout est marchandise, qu'on peut vendre une usine, vendre les milliers de personnes qui sont dans l'ensemble de la chaîne de production et qu'ensuite on va trouver un autre capitaliste qui lui sera placé l'argent au bon endroit au bon moment. C'est pas ce qui va se passer.

N'ayez aucune confiance, zéro à aucun d'entre eux. Ce sont tous des menteurs. Ce sont tous des gens qui sont là dans l'unique objectif de se remplir les poches.

Par conséquent, vous n'y arriverez que si vous avez un rapport de force en acier en face d'eux. Et moi, je sais combien c'est dur de se dire ça. Je sais comment est brutale, violente, cruelle la décision de celui qui vous ment en vous disant "On va voir, vous en avez pour 3 ans, marz bien et cetera." Je lui dis en arrivant au camarade qui s'est adressé à moi, je lui dis le moral commencé, il me dit super, je le crois pas mais il avait un beau sourire parce que tous les jours vous lui demandez ce qu'il faut faire à lui et aux autres.

Qu'est-ce qu'on va faire ? Et lui tous les jours, il essaie d'inventer un truc. Alors là, on a inventé faire venir Mélenchon.

Moi, je vous remercie de m'avoir invité. C'est un honneur pour moi. Je serais pas resté les deux pires dans le même souillet pendant qu'on dépouille mon pays.

J'aurais fait ce que j'ai pu. Je suis content qu'on vous voit, qu'on parle de vous. J'irais dire et toi là-bas, tu as mal au crâne, tu as pris un aspgic, tu sais à qui tu le dois. va avoir les gars là-bas et les filles à Mi c'est une douleur que de voir l'état l'industrie tout saccager au nom d'une idée 1000 fois plus idéologique que celle qu'on avait vu jusqu'à présent.

Ces gens-là sont en plus persuadés de faire des choses utiles alors qu'ils ne font que détruire, détruire et détruire encore. Le sénateur communiste Fabien Gay les a bien eu à l'audition parce que c'est le patron de l'humain par ailleurs en beau journal. Et il leur dit "Mais alors vous croyez où vous ?

Ça fait 2 he que vous êtes là. n'a toujours pas compris ce que vous nous dites au patron de Sanofi. Ça pas s'expliquer combien ça a coûté pour finir cette histoire.

Bon, il se rappelait pas. Personne se rappelait de rien et il a eu une très bonne formule parce que quand même le président de la commission qui est pas un de gauche, hein, il a dit "Mais vous foutez du monde vous, ça fait 2 heur que vous êtes là, arrêtez de tourner autour du pot." Ah et alors Gay il leur a dit, je vais dire Fabian parce que c'est un copain, il a dit au fond avec vous c'est dessert, fromage et l'apéritif, le comment on dit le digestif pour que ça passe mieux.

C'est une belle formule hein parce que vraiment ce type ces gens se foutent de tout y compris la la représentation nationale. Ils ont tort. Ils ont tort.

Ils auront pas toujours en face d'eux un président qui leur est acquis d'avance, un premier ministre qui comprend rien ce qu'il fait parce qu'il était responsable de la planification et si vraiment il s'était occupé de planification, il se serait occupé de l'industrie pharmaceutique dans ce pays et de savoir dans quelles conditions ce que nous savons faire va être transmis au suivant et il s'en est pas occupé. Un ministre de l'industrie qui a peut-être déjà entendu parler de l'industrie, c'est sûr, au moins une fois dans sa vie, mais je l'ai pas vu sur les sites où je vais. La dernière fois, je suis à l'avant correcte.

Tout le monde pleurait pour le voir. Il y a 6000 personnes concernées sur toute la plateforme. Et qu'est-ce qu'il demande ces gens ?

Des millions, des milliards ? Non, juste qu'on vienne leur répondre. Ils disent "On a un projet, voilà ce qu'on sait faire.

Voilà le nombre de boîtes qui en défendent. Venez nous voir. On va parler, on va vous expliquer.

Faites-nous l'honneur de nous considérer comme des êtres humains qui méritent leur respect. Venez nous dire pourquoi nous avons tort. Peut-être.

Il y va pas. Il y va pas. Il attend que ça se finisse et après je pas vous passer tout le gouvernement mais c'est tout la même chose.

Voilà. Alors vous êtes en colère moi aussi. Plein de gens sont en colère, on peuvent plus de les voir.

On peuvent plus. C'est notre pays qu'on défend. C'est des choses simples.

Le droit d'être respecté, d'être écouté, d'être pris en considération. Quelle garantie nous donne ? Pourquoi on les croirait ?

Tu as raison de dire de te méfier. Je pas non plus en rajouter parce que je pas désespérer tout le monde. Je suis pas venu pour ça.

Puis je pense que comme ils m'auront vu là, ça va les faire méditer deux ou trois. Ça crée une ambiance de travail comme dirait l'autre hein. Il faut pas qu'on croit que ça va se passer comme ça.

Ça va pas se passer comme ça. En tout cas moi vous savez où je suis. Des fois, j'habite pas loin.

Ouais. Ben merci. Gardez vos fâch pour vous parce que vu dans quel état ils y ont mis.

Bon bref. Alors là enfin c'est pas eux que je pense he c'est plutôt à vous quand je pense au coin qu'il y a par ici. Fallait que ça tombe sur moi d'arriver à côté de Montarg.

Je descends du train, place d'uncia. Ça existe qu'un endroit du monde. C'est là ça tombe sur moi.

Bon, faut un peu rigoler quand même parce que sinon on va pas courir se pendrein. On va pas faire ça. Mais voilà, la lutte est engagée.

Aurélie trouvé qui est venu vous voir récemment m'a raconté comment ça s'est parlé. Ça s'est passé la dernière fois qu'elle est venue là et on essaie tout bien de suivre. Nous, on va essayer d'améliorer notre système parce que depuis qu'elle est la présidente, évidemment, ça donne des possibilités supplémentaires de travail dans cette commission.

Puis ça se passe plutôt bien. Il y a pas besoin de brutaliser la commission. Faut avoir des présidentes ou des présidents qui sont actifs.

Donc ça fonctionne pas mal. Mais nous autres les insoumis, on a décidé qu'on allait s'organiser un autrement pour que quand on chope un clou, on tape tous sur le même pendant un bon moment histoire de leur faire rentrer dans le crâne les problèmes qu'on veut poser. Alors, de ce qu'on m'a dit, vous avez prévu, on a prévu de poser une question d'actualité au gouvernement.

C'est ça. C'est ça. Alors, vous allez aller par là-bas et puis bon, sans doute qu'on se retrouvera ce jour-là et que l'action va continuer.

Ce qu'il faut, c'est que on sache bien comment on peut les rattraper. Ils disent que quoi ? Que ils prennent un engagement pour 3 ans.

Moi, je me méfie de leurs engagements parce qu'ils avaient fait la même chose. Ça vaut rien. Ça vaut rien.

AD, ils avaient fait pareil. Alors, je vais vous dire, ils ont pas peur les mecs, hein. Ils achètent une usine là-bas.

Non, je vais pas vous raconter cette usine parce que sinon ça va vous démoraliser. Mais c'est-à-dire que vraiment les les le grand capital, les gens existent pas pour eux. Donc 3 ans, je vais pas vous dire en 3 ans ce qu'on a encore le temps de faire pour arriver à sauver notre peau.

Toute façon, ils ont déjà vendu la SPG au PA d'abord et maintenant il dégage SIF. Donc les 3 ans les garanti tout ça, ils sont déjà débarrassés 3 ans. Bah ils ont déjà pris le morceau le plus le plus juteux.

C'est ça. Bon moi je sais pas ce qu'il faut faire he c'est pas moi qui mène la lutte, c'est vous. Mais bon, en tout cas, vous pouvez compter sur le fait qu'il y aura des camarades à chaque fois pour aider, pour relayer, pour faire et pour essayer de leur faire peur un peu.

Hésitez pas à leur faire peur. Évidemment, ils vont me traiter de terroriste et tout ça, mais j'ai l'habitude maintenant, ça me fait plus rien. Vous aussi ?

Au début, on se dit "Mais ils ont bu ou quoi ?" Mais non, non, non, non, non. Ils le pensent vraiment parce queon ose dire non.

Tu dis non alors que tu devrais fermer ta bouche. Ça y est, tu es un terroriste. Voilà.

Bahà, on est des méchants. On est des méchants. Et ben moi, j'assume.

Je suis un méchant comme vous. En tout cas, ce que je crois c'est que dans le moment beaucoup de choses peuvent cheminer. On a moins un mur en face de nous parce que on a un pouvoir qui est moins fort qu'ils ont eu été.

Et puis on a encore des occasions de s'en débarrasser en cours de route. Bon, si on arrive à les censurer, nous on est pour qu'on les censure, hein. Si on arrive à les censurer, tu tout le monde dehors et on peut passer à autre chose.

Non, mais on se bat avec tout ce qu'on a. On se bat avec la grève, on se bat avec l'action, on se bat avec les bulletins de vote, on se bat avec tout ce qu'on peut, tout ce qu'on a. Voilà.

Voilà. Je veux vous dire que je vais terminer là-dessus parce que sinon après le ton va monter et ça va pas servir nos affaires. Je veux vous dire que chaque fois que quelqu'un est saisi, vous voyez, on a parlé de vous entre nous notre étatmajor ce matin, tout le monde était écœuré.

Dit mais c'est pas possible ce que tu viens de dire. On s'en est aperçu ce matin qu'ils avaient déjà filé le monopole de la vente. Tu t'imagines l'affaire en or ?

Tu as pas d'action toi dans la subit farm ? Non. une bonne occasion là cour vite en acheter parce que les mecs ils ont rien à faire ça soit que vous voulez de l'aspgique c'est point faut voir les marges hein les marges c'est ce qui prennent en plus quand j'étais jeune homme c'était un autre rapport de force dans la société c'était l'époque du programme commun j'aime mieux vous dire qu'il les avait à zéro hein quand on entendait parler d'une marge de 5 ou 6 % on hurlait à l'esclavagisme.

On disait voilà ce qui nous prennent c'est une honte. 30 % la marche de Sanofi. 30 % vous vous rendez compte c'est monstrueux ça pas et et ça leur suffit pas.

Non, ils en veulent toujours plus. Voilà. Et ils nous vendent.

Oui. Pour avoir de l'argent encore. Qu'est-ce que vous dites ?

Qu'est-ce que vous dites ? Pas on se laissera pas faire. Voilà. lève la prévenu.

Je vais vous dire qu'à chaque fois qu'on y pense, ça sert le cœur. Je sais pas vous dire que le premier devoir que je me suis senti, c'était d'abord de venir exprimer la seule chose qui est à ma disposition dans ce moment, parler au nom d'eux pour et vous dire en même temps les sentiments de fraternité humaine parce que c'est ce dont on a le plus besoin dans un moment comme ça où on pourrait douter de l'humanité et de l'intérêt que les gens se portent les uns aux autres. Voilà mesdames, messieurs, mes camarades, pour beaucoup d'entre vous ce que je suis venu vous dire.

J'espère que les médias vont relayer ce que je peux résumer de la manière suivante. Voici des gens honnêtes qui produisent et qui travaillent tant qu'ils peuvent et aussi bien qu'ils peuvent, qui sont considérés comme des choses à peine comme des chiffres dans des comptabilités qui ne mesurent pas d'être traité de cette qui ne méritent pas d'être traité de cette manière-là. Et la France ne mérite pas d'être dépouillée comme elle l'est actuellement par une petite classe oligarchique de profiteurs et par des gouvernements ineptes qui sont à leur solde.

Voilà concentré de ce que j'avais à dire mais j'espère l'avoir assez bien expliqué pour que on puisse se retrouver tous sur ces formules là. Vous n'êtes pas à vendre. Je ne suis pas à vendre et c'est pourquoi nous restons debout. [Applaudissements]