Bertrand Dupont : « C’est important que la France maintienne ce lien avec l’Amérique la-tine »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir accepté de devenir sénateur après 30 ans en Amérique latine ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Quels sont vos priorités en tant que sénateur des Français de l'étranger ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Quelles sont les problématiques spécifiques des Français de l'étranger en Amérique latine ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes de la protection sociale pour les Français de l'étranger ?
- 2:55OuverteRéponse directe
L'élection présidentielle au Brésil a surpris avec la première place de Flavio Bolsonaro. Est-ce une surprise pour vous ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Pour vous, Lula peut-il rattraper son retard face à Flavio Bolsonaro ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:55Fait
« « Je suis allé en Haïti, je suis allé au Venezuela, des pays où nous avons des communautés françaises qui souffrent avec des vraies problématiques politiques. » »
- 4:20Fait
« « Depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite. Je dirais toute la côte ouest aujourd'hui et les derniers c'était le Pérou et la Colombie sont passés à droite. » »
- 5:03Fait
« « Bolsonaro, fils, est aussi populiste que Bolsonaro en terre. Non, il est quand même beaucoup moins extrémiste que son père. » »
- 5:47Fait
« « Je pense que c'est important que la France maintienne ce lien avec l'Amérique latine. » »
- 6:30Fait
« « L'Amérique latine est un continent francophone et francophile, on aime la France, il y a un vrai besoin de France. » »
- 9:20Fait
« « Ce n'est pas une manœuvre dilatoire, ce que je suis en train de faire. Ce n'est pas de dire rendez-vous dans six mois ou dans un an. C'est très concret, c'est maintenant. » »
- 9:58Fait
« « Je pense qu'il y a surtout des agitateurs qui sont commandés en particulier par un parti politique qui s'appelle LFI. » »
- 10:42Fait
« « Je vois mal les lycéens mettre le feu à leur propre lycée. » »
- 13:27Chiffre
« « Les dégâts sont importants. Plusieurs millions de dégâts avec des loges de concierge qui ont été défoncées, voire incendiées. » »
- 14:45Fait
« « On ne peut pas généraliser un tel conflit, on ne peut surtout pas s'en remettre à la violence. » »
- 15:29Fait
« « Il n'y a que par le dialogue qu'on sort d'un conflit. » »
- 18:04Fait
« « Dans une foule violente, chacun profite souvent de l'anonymat du groupe. Les dégâts sont collectifs mais les réparations restent rarement à la charge de ceux qui y ont participé. » »
- 18:46Fait
« « Le nouveau projet de loi met en place une responsabilité solidaire pour les dommages causés lors de violences urbaines. » »
- 19:31Fait
« « Ce qu'elle fait, c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité. » »
- 20:15Fait
« « Moi, j'y suis complètement favorable et je pense qu'il ne faut pas attendre parce que l'article 1242 du Code civil prévoit la responsabilité des parents. » »
- 20:56Fait
« « Il faut responsabiliser les gens autour des personnes qui commettent ces méfaits. » »
- 22:23Fait
« « Il faudra changer la Constitution si on veut mettre en place ce que propose vraiment ce projet de loi. » »
Temps de parole
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Vous êtes donc sénateur des Français de l'étranger. Vous allez siéger dans le groupe des Républicains et vous venez donc d'être élu. C'était dimanche dernier, vous étiez conseiller des Français de l'étranger dans une circonscription au Brésil. 30 ans que vous vivez en Amérique Latine, au Brésil, en Argentine. D'abord une question un peu personnelle. Pourquoi vous avez eu envie de devenir sénateur ? Ce n'est pas une envie de devenir sénateur, c'est que l'opportunité s'est présentée et je Je pense que quand on revient après 30 ans, ce n'est pas une ambition personnelle. C'est à partir du moment où on peut se battre pour son pays, pour les Français et l'étranger. Je ne suis pas du genre à me défiler, donc c'est pour ça que j'ai accepté le défi. Comment vous envisagez votre mandat ?
Quels sont vos priorités en arrivant ici au Sénat ? Mes priorités, vous savez qu'un sénateur des Français de l'étranger, comme un sénateur en France, légifère sur la métropole, mais également actu sur les problématiques qui nous sont spécifiques. C'est la loi des Français à l'étranger, c'est pour le monde entier. – Peut-être on va faire une petite parenthèse là-dessus parce que c'est moins connu effectivement du grand public, sénateur des Français de l'étranger. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ce n'est pas comme les députés, vous n'avez pas de circonscription attribuée. – Non, nous notre responsabilité elle est mondiale. Donc ça nous amène à voyager beaucoup pour prendre le pouls de ce qui se passe sur place pour visiter des pays qui ont souvent des grosses problématiques,
par exemple vous avez parlé de mon expérience en Amérique latine. Je suis allé en Haïti, je suis allé au Venezuela, des pays où nous avons des communautés françaises qui souffrent avec des vraies problématiques politiques. Donc notre rôle c'est de faire remonter auprès de nos collègues la réalité des français à l'étranger qui sont une chance, qui sont un atout pour la France. Pas suffisamment valorisé, pas suffisamment coordonné. D'ailleurs vous me demandiez sur mes priorités. Alors il y a certes, pour ce qui est des français à l'étranger, on a un gros problème par rapport à une réforme, là encore de l'éducation au niveau de l'agence pour enseignement français à l'étranger.
Sur la protection sociale, la caisse des français à l'étranger, que je rappelle qui est payé par les adhérents, des problèmes de budget, là encore, sur les consulats ou autres. Mais nous avons également un des thèmes principaux qui a été repris d'ailleurs par d'autres candidats, heureusement lors de l'élection sénatoriale, c'est de mettre en place une vraie politique de diaspora qui permet d'aider le commerce extérieur français. On a énormément d'atouts à l'étranger, on a énormément d'intervenants à l'étranger. On a également des étudiants étrangers qui repartent dans leur pays et qui ont des postes importants dans ces pays-là. On a les Français d'étrangers qui sont résidents de depuis très longtemps.
On a également des services culturels et il manque de coordination entre tous ces acteurs de façon à ce qu'on appelle chasser en meute, comme le font très bien les Allemands et les – 30 ans de vie en Amérique latine, vous connaissez évidemment par cœur les pays, c'est leurs habitants, vous étiez notamment conseiller, je le disais au Brésil, l'élection présidentielle qu'a eu hier, le premier tour. Alors nous c'est vrai que vu d'ici on parle d'une surprise sur le fait que le fils Bolsonaro soit arrivé en tête. Est-ce que pour vous c'est une surprise ? – Alors tout d'abord je suis toujours conseiller, enfin ce que je tiens mon mandat locales une surprise non parce que on voyait que flavio bolsonaro
qui était parti très bas est en train de remonter c'était quasiment égalité le brésil est devenu un pays très polarisée depuis la fin du gouvernement de Dilma. En fait, lorsqu'il y a eu Bolsonaro contre Lula et Hulula contre Bolsonaro, je dirais qu'on a... Euh... On a une alternance qui se qui se fait dernièrement avec beaucoup de gens qui votent contre quelqu'un plutôt que pour de quelqu'un. Mais ça s'inscrit dans un mouvement beaucoup plus général, parce que quand on regarde depuis 2023 le nombre de pays d'Amérique latine qui sont passés à droite, voire très à droite. Je dirais toute la côte ouest aujourd'hui et les derniers c'était le Pérou
et la Colombie sont passés à droite. Donc il y a un énorme pays-continent au milieu qui s'appelle le Brésil, qui est le seul pays qui parle portugais d'ailleurs. Et je dirais que Flavio Bolsonaro est en position favorable pour l l'emporter sachant que la droite et le centre droit étaient déjà majoritaires à l'Assemblée et au Sénat et que là, le Congrès se renforce à droite. Donc pour vous, Lula ne refera pas son retard, qui paraît minime, c'est deux points, mais pour vous, ça va être compliqué pour lui de l'emporter le 25 octobre ? – Une élection n'est jamais jouée d'agence. Je vous rappelle qu'il y a quand même trois semaines entre l'un et l'autre. Il y a des sujets de corruption aussi bien dans un camp
comme dans l'autre qui font la une des journaux constamment. Donc, comme vous le dites, l'écart n'est pas énorme, même si je pense que Flavio Bolsonaro est quand même en balantage favorable. Bolsonaro, fils, est aussi populiste que Bolsonaro en terre. Non, il est quand même beaucoup moins extrémiste que son père. Mais vous savez qu'on a voté pour la présidentielle, mais on mais les Brésiliens ont voté également pour les gouverneurs, on ne peut pas oublier que c'est un État fédéral, pour les députés et pour les sénateurs. Et la mère de Flavio, Michel, a été réélu, a été élu sénatrice pour le district fédéral, donc Brasilla.
Donc je pense qu'il est évangélique comme son père, c'est quand même évidemment le fils de son mais c'est quelqu'un qui est quand même un petit peu plus modéré. Sur un autre pays que vous connaissez bien, c'est l'Argentine. Vous y avez vécu de nombreuses années. On va regarder cette image puisqu'elle fait partie des images marquantes de la semaine dernière. C'est Emmanuel Macron qui accueille Javier Mileï à l'Elysée et qui, vous le voyez, le serre dans ses bras de manière très chaleureuse. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette image ? Écoutez, j'aurais bien voulu que le président fasse la même chose au Brésil, puisqu'il a mis quand même 7 ans pour revenir après l'histoire du coiffeur
avec Jean-Yves Le Drian et Jair Bolsonaro. Je pense que c'est important que la France maintienne ce lien avec l'Amérique latine. L'Amérique latine est un continent francophone et francophile, on aime la France, il y a un vrai besoin de France donc mise à part je dirais la diplomatie c'est pas se mettre d'accord avec ce qu'on aime bien il y a une longue tradition de coopération avec l'Argentine à Buenos Aires on appelle tout un quartier le petit Paris puisqu'il y a des immeubles qui sont venus en entier même les pierres sont venues de France il y a traditionnellement beaucoup d'entrepreneurs français, beaucoup de français installés depuis très longtemps donc je trouve qu
c'est le fait qu'il y ait cet Argentina week à Paris surtout alors que Millet s'est fâché avec Sanchez et avec les Anglais sur les Malouines de nouveau. C'était des questions économiques. Voilà, pour attirer les investisseurs. Donc je pense que c'est important qu'on ait ce dialogue, qu'on ait cet aspect chaleureux parce que c'est un continent qui est un continent affectif et donc moi ça ne me choque pas même si je n'ai pas d'accord avec toutes les mesures. – Est-ce que vous voyez un parallèle entre les droites d'Amérique latine et la droite française ? Est-ce que la méthode de la tronçonnose pourrait être importée en France – Est-ce qu'il y a une tentation du côté de la droite française ?
– Non, comme vous l'avez dit, je suis du Parti des Républicains, j'appuie Bruno Rotaillot, alors je pense qu'il faut vraiment renverser la table, ça c'est clair. Il faut avoir des mesures d'économie et d'efficience fortes. Il faut surtout proposer un projet pour la France, et je pense que c'est un des gros problèmes aujourd à l'école, c'est le manque de perspective. Le fait que l'ascenseur social soit en panne, mais on n'est pas du tout dans la même situation. Je vous rappelle que quand Millet est arrivé en Argentine, il y avait 25 % d'inflation par mois.
Donc avec un pays qui était ruiné, j'irais en France, on même s'il y a énormément de choses à revoir, on a quand même différents champions du monde, on a de l'épargne qui a été sauvegardée, alors que l'argentiste n'était pas du tout le cas. Et la La relation Milley-Trump n'a rien à voir avec la relation France-Amérique. En France, où gronde la colère sociale et la colère dans les lycées va-t-on vers une semaine noire dans nos établissements scolaires ? Une journée de mobilisation est annoncée demain. On va écouter ce que dit le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Jeffrey.
– Je vais dire c'est un droit républicain. C'est une liberté fondamentale de pouvoir manifester, etc., dans le respect bien sûr du cadre légal, en respectant aussi ceux qui ne souhaitent pas manifester et ceux qui veulent aller en cours, c'est important, il y a aussi un droit à l'instruction qui est aussi fondamentale que la liberté de manifestation. Mais dans ce cadre-là, évidemment, je respecte les prises de parole, d'autant plus que par définition, tout ne peut pas être fait en quelques secondes. Et donc nous avons des lycéens qui peut-être souhaitent voir, j'allais dire effectivement les travaux s'engager, mais les travaux sont d'ores et déjà engagés. Et donc je veux aussi rassurer nos élèves. Ce n'est pas une manœuvre dilatoire, ce que je suis en train de faire.
Ce n'est pas de dire rendez-vous dans six mois ou dans un an. C'est très concret, c'est maintenant. – Est-ce que le gouvernement, vous entendez le milieu de l'éducation nationale qui dit « je ne fais pas de manœuvre dilatoire, je propose du congrès », mais est-ce que le gouvernement a trop tardé à réagir ? – Je pense que dans cette crise, il y a deux aspects. Il y a des revendications qui sont légitimes, comme le nombre d'élèves dans les classes, le statut des professeurs. On est en France à des pays où les professeurs s'en sont plus mal payés. Mais je pense qu'il y a surtout des agitateurs qui sont commandés en particulier par un parti politique qui s'appelle LFI. Et je vois mal, en particulier quand on prend le cas de Nantes, par exemple, où le lycée était complètement neuf.
Je vois mal les lycéens mettre le feu à leur propre lycée. Je rappelle qu'en Ile-de-France, quasiment les deux tiers des lycées ont été complètement rénovés. Donc il y a des Pour lui, ça vient de non lycéens ? Le début, oui. Le début, oui. Des casseurs qui sont tellement courageux qu'ils avancent masqués. Ensuite, il y a des vraies préoccupations sur l'école en soi. Le sénateur Max Brisson a fait un gros travail là-dessus, d'ailleurs. Vous le recevez souvent. – Le sénateur Allard, qui est bien rechargé du programme éducation. – Voilà, voilà, Voilà, voilà. Mais rien ne justifie qu'on s'attaque au professeur, qu'on attaque avec un chelumeau une femme dans la rue,
qu'on fasse des croche-pieds pour pour lyncher des policiers, donc je dirais qu'il est grand temps qu'il y ait un véritable dialogue et il est grand temps qu'on remette en place une politiques qui permettent de donner aux jeunes de l'espoir, que ce soit par une école qui soit basée sur l'exigence, sur le mérite. Parce que je pense qu'aujourd'hui, les perspectives de ces jeunes ne sont tellement pas claires. Et quand on a des partis politiques qui polarisent, qui provoquent et qui montent... Et en plus, les médias ont tendance à montrer que tout va mal en en France.
Donc, en fait, il y a un désespoir, alors qu'il faut montrer un chemin, il faut montrer un espoir, pas seulement aux jeunes, mais également aux actifs en France. Et on recevra Eric Et Coquerel, juste après vous, le député LFI. On va aller à Strasbourg, voir comment se passe cette mobilisation dans nos régions. Bonjour Franck Leroy, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes le président horizon de la région Grand Est. Quelle est l'ampleur du mouvement dans votre région, Franck Leroy ? Il est relativement important. Il a frappé un certain nombre d'établissements, plus souvent dans les très grandes agglomérations que dans les villes moyennes. Mais les dégâts sont importants. Plusieurs millions de dégâts avec des loges de concierge qui ont été défoncées,
voire incendiées, avec des vitres brisées, avec des systèmes de sécurité qui ont été mis en difficulté. Ce qui fait que très vraisemblablement aujourd'hui, mais c'est une décision du rectorat, une trentaine de lycées ne verront pas de retour des lycéens à l'école, tout simplement parce que les conditions de sécurité ne sont plus remplies. Vous dites plusieurs millions. Est-ce que vous arrivez à chiffrer déjà ? les dégâts dans votre région. Votre collègue Valérie Pécresse, elle dit que c'est à peu près 7 millions pour la région Île-de-France. Pour la région Grand Est, ça pourrait représenter combien ? Je dirais, à vue d'œil, 2 ou 3 millions, mais les équipes n'ont pas pu se rendre dans tous les lycée pour vérifier ce qu'il en était.
Et puis, il y a les dégâts apparents et les dégâts non-apparents. Et c'est souvent les dégâts non-apparents sur les systèmes de sécurité qui peuvent évidemment engendrer des surcoûts importants, en tout cas qui empêcheront certains lycées de fonctionner aujourd'hui et peut-être demain. Mais ce que je veux noter dans ce mouvement, c'est qu'il est aujourd'hui phagocyté, phagocyté par des groupuscules violents, phagocyté également par le fait Peut-être que, et je rejoins votre interlocuteur, LFI a envoyé des mots d'ordre absolument scandaleux. Quand on légitimise la violence, quand on dénonce la sauvagerie des forces de police, on encourage un certain nombre de jeunes à se joindre aux casseurs, et malheureusement ça fait des dégâts.
Le mouvement aujourd'hui est dorsé déjà compromis par le fait qu'on ne peut pas répondre par la violence, on ne peut pas sortir d'un conflit par la violence, on sort de ce conflit par le dialogue. Moi, j'invite les responsables lycéens à venir retrouver les proviseurs. Je ne connais pas un proviseur en France qui ne soit pas ouvert au dialogue. Or, il existe des instances de vie lycéenne, il existe des conseils d'administration dans lesquelles on peut évoquer au cas par cas, c'est-à-dire lycée par lycée, les difficultés. Tous les lycées ne sont pas vétustes, c'est faux. Des efforts ont été faits depuis des dizaines d'années par les régions, qu'elles soient de droite ou de gauche, pour avoir des lycées de qualité. Il se peut que ça et là, il y ait des difficultés,
mais on ne peut pas généraliser un tel conflit, on ne peut surtout pas s'en remettre à la violence, parce que la violence ne permet pas d'aborder au fond les sujets qui comptent, à savoir le bien-être de nos lycéens. On sait que Parcoursup est un problème, on sait que Parcoursup crée du stress. On sait que pour certains, les agendas sont complexes. On sait qu'il peut y avoir des problèmes de transport. On sait que le malaise étudiants et le malaise lycéen existe depuis quelques années. Mais ce n'est pas par la violence qu'on peut régler ce genre de problème. – Est-ce que vous en appelez aussi au Parlement ? – Je ne sais pas si le Parlement, au cœur de de la crise peut agir en tout état de cause. Aujourd'hui, il est absolument indispensable de renouer les fils du dialogue.
Il n'y a que par le dialogue qu'on sort d'un conflit. Je regrette un peu que les étudiants soient allés un peu vite dans la rue. Ils n'ont pas prêt préalablement demander à ce que les conseils d'administration de lycée soient réunis. Ils n'ont pas sollicité auprès des proviseurs des rendez-vous, ne serait-ce que pour évoquer les problèmes. En allant dans la rue, ils se sont mis à la merci des casseurs et ces casseurs, à chaque fois qu'une une manifestation non encadrée se déroule, les casseurs arrivent dans notre pays. Certains viennent d'ailleurs de l'étranger. Quand la CGT, par exemple, je ne prône pas évidemment une adhésion massive à la CGT, vous le comprendrez, mais quand la CGT organise une de manifestation s'est engadré et il n'y a pas de casseur.
C'est très difficile pour des jeunes d'aller dans la rue sans être récupérés, sans être utilisés par des casseurs et c'est ce qui se passe aujourd'hui. Je souhaite que les lycéens se dissocient de cette violence. C'est-à-dire que dès que la violence apparaît, se retire des sites, retourne à la table des discussions et sa table des discussions, elle s'appelle le conseil d'administration des lycées, elle s'appelle les conseils de vie lycéenne. C'est là qu'on évoque les problèmes du mal-être des lycéens. Et c'est là qu'on peut y apporter des réponses, tant du côté du rectorat que du côté des régions si la question des locaux est en cause. Mais encore une fois, ça n'est pas généralisé. On a même vu des lycées attaqués alors que ces lycées sont quasiment neufs aujourd'hui
et il n'y a pas un enseignant absent. Donc, si vous voulez, je pense qu'il faut revenir à la raison. Je pense qu'il faut retourner au dialogue. Il n'y a que par le dialogue qu'on sort d'un contentieux. Vous êtes d'accord Qu'on peut être pour d'accord. Je rappelle quand même qu'il y a eu 5000 arrestations et qu'il y a un problème à l'école française, parce que quand on voit les niveaux de Pisa, c'est pas normal que des élèves de 6e rentrent sans savoir lire ni compter. Merci Franck Leroy, merci beaucoup d'avoir été avec nous président d'origine de la région Grand Est. Le Le gouvernement, Sébastien Lecornu a écrit hier une lettre à ses ministres. Cinq chantiers, une copie qui doit être rendue avant la fin du mois.
Et puis le gouvernement et également Quentin annonçaient avancer le canadrier de l'examen du projet de loi Casseur-Payeur, il va être inscrit à l'ordre du jour du Sénat dès ce mois-ci. Oui, ce projet de loi était dans les tuyaux depuis le printemps, depuis les violences en marge de la finale de la Ligue des champions. Rappelez-vous, le 30 mai dernier, les violences avaient été très impressionnantes et le bilan très lourd, 219 blessés dont 178 parmi les forces de l'ordre. Trois morts, deux noyés dans la Seine et un décédé sur le boulevard périphérique. Mi-juin, on avait ainsi vu le Premier ministre annoncer que le Le gouvernement voulait légiférer pour répondre à ces violences. Sébastien Lecornu qui tweet alors.
Aujourd'hui, dans une foule violente, chacun profite souvent de l'anonymat du groupe. Les dégâts sont collectifs mais les réparations restent rarement à la charge de ceux qui y ont participé. Ce sont donc les contribuables qui payent ou les assurés via leur police d'assurance, avait tweeté le Premier ministre. – Alors que prévoit ce texte présenté par le gouvernement Le texte présenté en septembre est surnommé « Casseur-Payeur ». Son vrai nom est projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de violences et de dégradations commises dans l'espace public, recouvrement des dommages et intérêt depuis le vote de la loi anti-Cassor en 2019. Il est déjà possible de demander à l'auteur de violences et de dégradations de rembourser les dégâts.
Pour obtenir réparation, il faut un principe d'établir la de celui qui a causé le dommage. Le nouveau projet de loi met en place une responsabilité solidaire pour les dommages causés lors de violences urbaines. L'idée est de réclamer jusqu'à 10 000 euros à une personne ayant sciemment participé à un groupe au sein duquel des violences, des vols ou des dégradations ont été commises. Autre mesure du projet de loi, les aides personnelles au logement, les APL et les allocations familiales pourront désormais être mobilisés, c'est-à-dire l'Etat pourra prélever dessus en cas de non-paiement des dommages et intérêts auxquels une personne est définitivement condamnée. Ces mesures concernent les majeurs, qu'en est-il de mineurs ? Pour les mineurs, le gouvernement propose de réparer
les dégâts avec par exemple un travail non rémunéré réalisé au profit d'une association ou d'une collectivité publique, dit le projet de loi. Des mesures dénoncées par la France insoumise. Voilà, hier Clémence Guettet était interrogé lors du grand jury sur notre antenne. Écoutez les députés et les filles du Val-de-Marne. Cette loi est très grave parce que ce qu'elle fait, c'est qu'elle instaure une présomption de culpabilité. Donc vous avez 10 jeunes à un qui se mobilisent, il y en a un qui détériore du matériel, etc. Les 10 sont présumés coupables. Normalement c'est la présomption d'innocence. Là c'est le retournement et donc il faudra apporter la preuve que non, vous n'avez pas participé à ça. Ce qui est un outil de répression collective très fort.
Qu'est-ce que vous pensez de ce projet de loi ? Est-ce que vous êtes favorable à cette idée de responsabilité collective Moi, j'y suis complètement favorable et je pense qu'il ne faut pas attendre parce que l'article 1242 du Code civil prévoit la responsabilité des parents qui ont l'autorité parentale sur les dommages commis par leurs enfants. Donc je dirais, si on commençait déjà par appliquer la loi tout de suite, ça serait parfait. Ensuite... Et on l'a dit aussi, la loi anti-cassort de 2019, qui permet aussi, sauf que ça n'a jamais été encore, voilà, mis en place, même depuis 2019, pour la loi. Depuis 2019, donc on est une fois de plus dans le contraire de l'anticipation, dans la réaction tardive,
et pour répondre à Clémence Goethe, qui parle de la mise en place d'une présomption de culpabilité ? Je rappelle que lorsqu'il y a une agression dans le métro et que vous n'intervenez pas, ça appelle la non-assistance à personne en danger. Donc il faut responsabiliser les gens autour des personnes qui commettent ces méfaits. Le Conseil d'Etat, qui a été saisi par le gouvernement, comme c'est l'habitude lorsqu'il dépose un texte au Parlement, la plus haute juridiction de l'administration qui alerte sur la définition de ce délit de responsabilité solidaires, parce qu'il faudra bien faire en sorte d'éviter qu'une personne simplement présente à proximité d'un lieu de violence puisse se voir réclamer la réparation de dégâts qu'elle n'a pas causé.
Fin de citation. Est-ce que c'est une mission impossible
sur lequel vous devez travailler, vous les législateurs, avec ce texte ? Non, je pense que c'est une mesure importante. En plus, aujourd'hui, on a la vidéosurveillance que refusent LFI d'ailleurs. Ça veut au moins, ils sont cohérents. Mais moi, je fais confiance aux forces de l'ordre. Je fais confiance à la justice. Je fais confiance à le discernement des dépositaires de l'autorité publique. Et je pense qu'on va analyser ce texte avec beaucoup d'attention pour éviter toute dérive, mais il est grand temps que ceux qui cassent J'ai une dernière question. La rédaction de Public Sénat qui a consacré un article sur ce sujet en juin dernier,
on y lit que le problème s'est déjà posé avec la loi anti-casseurs de 2019 dont je parlais. La mesure de responsabilité collectique avait été retirée du texte avant l'examen. Ou en cours d'examen. Bruno Retailleau, qui a même réagi auprès de notre rédaction, il dit « C'est bien pour cela que je prévois une révision constitutionnelle ». Il est cité dans le papier. Il faudra changer la Constitution si on veut mettre en place ce que propose vraiment ce projet de loi. Je pense qu'il va falloir changer la Constitution pour permettre beaucoup de choses, que ce soit sur le contrôle de l'immigration, sur le fait que lorsqu'une loi va contre l'intérêt national, on puisse nous agir.
Le projet de révision constitutionnelle est indispensable sur la justice, c'est indispensable sur toute une série de choses. Je pense qu'aujourd'hui, il est grand temps de prendre des mesures fortes et des mesures fortes ne peuvent pas se faire sans l'approvision du peuple qui est souverains. Merci, merci beaucoup, merci Bertrand Dupuy pour avoir été avec nous. Je vous en prie, merci. L'invitation ?