Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info (17 janvier 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 25 %Attaque 55 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 55 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:25OuverteÉludée
Vous serez allié ou concurrent dans deux ans ?
- 3:10OuverteÉludée
Pourquoi Marine Le Pen annonce-t-elle de façon précipitée sa candidature ?
- 3:23OuverteRéponse partielle
Sa mise en examen dans l'affaire d'étournement de fonds publics des assistants du RN la disqualifie-t-elle pour l'élection présidentielle ?
- 4:46OuverteÉludée
Vous préférez un candidat de gauche plutôt qu'Emmanuel Macron ?
- 6:11OuverteRéponse directe
Est-ce que vous faites partie des 57% qui souhaitent l'arrêt de la grève à la SNCF ?
- 6:50OuverteRéponse directe
Si les insoumis déposent une motion de censure, la signeriez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:51Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron abîme le pays comme je le pressentais en 2017. »
- 6:27Invité politiqueFait
« Cette réforme des retraites est catastrophique pour les Français. Je la combats. »
- 7:21Invité politiqueChiffre
« 5% des retraités. »
- 9:00Invité politiqueChiffre
« On va perdre 4,5 milliards de recettes en donnant un privilège aux 300 000 plus hauts salaires. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan58 %
- ?11 %
- Présentateur10 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
- Présentateur 23 %
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Ça reste officiel pour la prochaine présidentielle. Il en sera question tout de suite avec notre invité Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, l'invité de la matinale de France Info. A tout de suite avec Johanna pour le JT.
De Renaud Dely et de Marc Fauvel.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Marc Fauvel. Hier Marine Le Pen a profité de ses voeux à la presse pour annoncer, ou plutôt confirmer qu'elle serait bien candidate à l'élection présidentielle de 2022. Ma décision a été réfléchie mais elle est prise.
Mon
projet est d'aller vers un projet d'unité nationale autour d'un grand dessin français, d'un grand projet fédérateur qui puisse réunir les français d'où qu'ils viennent,
d
'un projet de grande alternance pour remettre le pays sur pied.
Les
raisons profondes de cette décision d'être candidate, vous l'avez compris, ne font planer aucun doute sur ma volonté de victoire. Vous serez allié ou concurrent dans
deux ans ? Écoutez, d'abord,
on
est à la moitié du quinquennat. Donc permettez
d
'avoir le temps de la réflexion. Vous voulez dire qu'elle se lance un peu trop tôt ? Je ne veux pas commenter. Deuxième point, moi je n'ai qu'un objectif.
C
'est qu'en 2022, enfin la France soit libérée d'Emmanuel Macron.
C
'est-à-dire, j'entends une petite musique, souvent dans l'opinion, et chez les responsables politiques ou même chez des concitoyens disant « Ah, 2022, il sera réélu, on ne
peut
rien faire. » Alors qu'on assiste, et on va en parler parce que c'est le plus important, à une casse sociale et économique incroyable. Moi, je n'ai qu'un objectif, un seul. Il faut battre Emmanuel Macron
en
2022.
Ça veut dire que vous pourriez ne pas être candidat, par exemple, dans deux ans, si quelqu'un est mieux placé ?
Et pour cela, je ne crois pas
que
la répétition
ou
la méthode Coué,
c
'est-à-dire un nouveau duel Macron-Le Pen, soit positif pour le pays. Je ne crois pas. Car je doute
à
ce moment-là d'une victoire, et je crains qu'Emmanuel Macron soit réélu. D'ailleurs, le premier satisfait de cette déclaration, c'est sans doute Emmanuel Macron. Donc, lundi, je présente mes voeux à la presse, et lundi, je présenterai un dispositif qui, pour moi, est la seule solution pour qu'on gagne en 2022. Ça veut dire que vous serez candidat, vous aussi ? Non, vous verrez. Non, ce n
'est
pas ça. Vous verrez lundi, je vous invite, vous viendrez. Moi, je ne travaille pas dans l'urgence et dans la réactivité, mais ça fait plusieurs mois que je réfléchis à un dispositif. Le fait que Marine Le Pen annonce de manière précipitée sa candidature me conduira à accélérer.
Et
pourquoi, d'après vous, Nicolas Dupont-Aignan, elle annonce-t-elle de façon précipitée, deux ans et trois mois avant l'échéance ? Vous avez parlé de
méthode Coué. Vous lui poserez la question, je ne suis
pas d'art de
politique, je n'en sais rien. Vous avez parlé de
méthode Coué.
Vous lui poserez la question et je répondrai sur ces questions lundi.
Est-ce que sa mise en examen dans l'affaire d'étournement de fonds publics des assistants du Rassemblement National, je vais l'arriver, la disqualifie pour l'élection présidentielle, ou est-ce qu'on peut partir aujourd'hui en
France dans une élection
aussi importante ? Ça concerne ce que je dis Marine Le Pen,
mais
d'autres candidats
éventuellement avec une mise en examen. Moi, je n
'ai qu'un objectif.
C
'est que Macron soit battu, et il ne sera battu que si on a une capacité de rassemblement et de
bâtir
un beau projet alternatif. Voilà. J'ai été
l
'un des seuls à avoir le courage,
au
second tour
de
2017, de faire barrage à Macron en prenant mes responsabilités. Je vois d'ailleurs beaucoup de personnalités politiques aujourd'hui qui soutenaient Macron, qui aujourd'hui disent que c'est épouvantable. Moi, au moins, j'ai été cohérent. Vous le regrettez ? Pourquoi je le regrette
?
Au contraire, les faits m'ont donné raison.
Vous le referiez ? Donc soutenir Marine Le Pen au deuxième tour, vous le referiez ? Attendez,
les Français reconnaissent souvent dans la rue, on m'arrête là-dessus, reconnaissent que j'ai eu raison de dire
que
cet homme était dangereux pour le pays. Pour
autant, vous étiez réellier Marine Le Pen, mais il faut le rappeler, vous aviez soutenu Marine Le Pen, qui vous l
'avez promis,
d'ailleurs, sous la Vème
République, au premier tour, on choisit,
au
second tour, on élimine.
Et
j'ai toujours dit que je restais profondément indépendant. Moi, mon seul souci aujourd'hui,
c
'est qu
'on
ne fasse pas réélire Emmanuel Macron. Voilà. N
'importe
qui,
mais pas Emmanuel Macron. Vous préférez un candidat de gauche plutôt qu'Emmanuel
Macron ? Je vous répondrai en temps utile. On est à deux ans et trois mois. N'importe qui, mais pas
Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron abîme le pays comme je le pressentais en 2017, ce qui m'avait conduit à ce choix difficile. Emmanuel Macron laissera le pays dans un triste état en 2022. Il est impensable
qu
'à cause de petits jeux politiciens, d'égo, d'impréparation, on puisse faire réélire Emmanuel Macron. Ce n
'est
pas possible. Mais Emmanuel Macron ne sera battu que si on est capable d'avoir un projet constructif. Il ne s'agit pas d'être anti. Il s'agit de bâtir un projet
correct
qui arrive à convaincre les Français. Et on a le temps. Pourquoi ? On a deux ans et trois mois. De grâce. Laissons un peu de temps au temps. Mais je suis convaincu que les Français attendent de nous. D'ailleurs,
il
y a eu un sondage. 72% des Français, 72%, les trois quarts des Français, ne veulent pas revoir ce duel. Parce qu'ils savent très bien que s'il y
a
à nouveau ce duel, il y a le danger qu'Emmanuel Macron soit réélu. Donc, permettez, en tout cas à deux bouts la France, nous ferons des propositions aux Français le moment
venu, dès lundi. Et pourquoi dites-vous qu'Emmanuel Macron doit se réjouir de cette annonce de Marine Le Pen ? On reviendra là-dessus.
On
ne
va
pas
passer la journée. Nicolas
Dupont-Aignan, le conflit à la SNCF, 57% des Français interrogés par l'Institut Odoxa pour France Info, souhaitent désormais l'arrêt de la grève. Est-ce que vous en faites partie de cette majorité qui se décide
? Vous
savez, il y a un énorme gâchis. Nos concitoyens, notamment en Ile-de-France ou en Ile-de-France, vivent un enfer depuis des semaines. Pour autant, cette réforme des retraites
est
catastrophique pour les Français. Je la combats. Je crois qu'il faut la combattre maintenant politiquement. Il faut la combattre politiquement et enfin d'ailleurs, nos concitoyens ont compris ce qui se cachait derrière cette réforme. C'est-à-dire que malgré les désagréments de la grève, malgré le ras-le-bol de nos concitoyens, ils soutiennent massivement, malgré tout, le mouvement social. Et ce n
'est
pas ce sondage qui
est spécifique sur
la SNCF.
Pour vous, désormais, il doit être porté à l'Assemblée nationale.
Si
par
exemple,
comme ça va peut-être être
le cas, les
insoumis déposent une motion de censure contre le gouvernement à cette occasion, vous pourriez la signer avec eux, tout dépend du
contenu.
Moi, je n'ai jamais compris comment un gouvernement qui voulait réformer les régimes spéciaux,
et
sur ce point, il a raison, je l'ai toujours demandé. Vous
êtes pour la suppression
de régimes
spéciaux à la RTP et la SNCF
notamment.
Pas
la suppression d'un coup, mais la transformation progressive, en prenant en compte la pénibilité des cheminots. C'est
-à
-dire
ce qu'il y a dans la réforme aujourd'hui ?
Attendez. 5% des retraités. 5% des retraités. Donc si le gouvernement était sincère dans sa volonté réformatrice, il aurait traité les régimes spéciaux, 5% des retraités, et il n'aurait pas mis dans la seringue
cette
monstrueuse réforme à points qui va faire baisser vos futures retraites, vous les jeunes, de manière considérable, parce qu'on ne va pas calculer la future retraite des futurs retraités sur la base des 25 meilleures années dans le privé ou des 6 derniers mois dans le public, on va la calculer sur l'accumulation des points sur 43 ans. Et la valeur du point pourra être modifiée par ordonnance, c'est considérable, comme en Suède. Ça veut dire que les Français ont compris, je les alerte, cette réforme va faire baisser le niveau de vie des retraités futurs de manière considérable, comme ça a été le cas en Suède, et je me battrai jusqu'au bout, et notamment en 2022, pour annuler cette
réforme.
Vous dites qu'en Suède, le pouvoir d'achat des retraités a
baissé ? Oui, c'est le
pays, grâce
à
cause du point qui a été dévalué à trois reprises, la
pension baisse. Ces trois années-là, le
gouvernement suédois a haussé les salaires dans le pays, c'était notamment l'année du krach.
Attendez, regardez tous les reportages sur la Suède, j'ai bien
étudié la Suède, la paupérisation des retraités, il
y a
même des manifestations de retraités. Moi, je ne veux pas dans mon pays
que
les retraités soient dans la misère. Et le système à points va les conduire à la misère. Je combattrai de toutes mes forces ce système à points. J'ajoute dernier point, qui ne récompense pas le travail, parce que ceux qui ont bien géré leur régime, c'est ça le paradoxe, c'est incroyable, les avocats et d'autres qui ont eu quelques propositions, mais d'une manière générale, tous ceux qui ont économisé de l'argent, les régimes bien gérés, ils vont être spoliés. Et enfin, on va perdre 4,5
milliards
de recettes en donnant un privilège aux 300 000 plus hauts salaires qui vont pouvoir se ruer sur BlackRock et
les fonds de pension. On
s'interrompt une minute,
Nicolas Dupont-Aignan, et on reprend cette discussion. Si, si, on s'interrompt une minute,
si vous voulez bien. C'est pas
mal pour le temps des titres de l'actualité. Il est 8h41 sur France Info, Édouard Marguier.
Près d'un milliard d'euros de pertes. La direction de la SNCF recalcule son manque à gagner en raison de la grève contre la réforme des retraites. Elle envisage déjà un plan d'économie pour remettre ses finances à flot, mais pas question de supprimer des emplois sur le terrain, indique le PDG du groupe Jean-Pierre Farandou. Le Parti des Républicains et le Rassemblement National au coude à coude à Marseille, selon notre sondage Ipsos, Soprasteria pour France Info, France Bleu et la Provence. La candidate LR Martine Vassal arrive en tête du premier tour, 23% juste devant le candidat du RN, Stéphane Ravier, 22%.
Au procès Prénat, l'expert psychiatre explique que l'ancien prêtre est un pervers sexuel qui n'accède pas à la souffrance de l'autre. Bernard Prénat, jugé à Lyon, accusé d'avoir abusé sexuellement de jeunes scouts pendant une vingtaine d'années. Le Bocuse d'or exprime sa tristesse ce matin. La société qui organise ce concours gastronomique international réagit à la perte de la troisième étoile par le restaurant de Paul Bocuse. Le guide Michelin a pris cette décision inédite depuis 1965 pour l'auberge du pont de Colonge, près de Lyon. France Info,
et
tout est plus clair.
Avec le président de Debout la France et député de l'Essonne, Nicolas Dupont-Aignan, vous venez de nous décrire, Nicolas Dupont-Aignan, une réforme du système à points monstrueuse. C'est le mot que vous avez utilisé.
Renaud Dupont-Aignan, je
maintiens, et je vais vous dire sur cette affaire, je suis stupéfait de l'immense manipulation, mais qui ne marche pas heureusement de l'opinion, avec la question de l'âge pivot. Parce
que l'âge
pivot, on a amusé la galerie avec l'âge pivot, mais derrière, vous pouvez le supprimer.
Pour
rester un instant, d
'abord sur la réforme systémique, ce système de retraite par points, vous dénoncez une réforme monstrueuse, comme l'a rappelé à l'instant Marc Fauvel. Pourtant, dans votre programme présidentiel de 2017, vous préconisiez l'instauration d'un système universel par points pour les nouveaux entrants sur le marché du travail.
Oui,
mais complètement différent.
D'abord, c'était uniquement pour les nouveaux entrants. Je préconisais un nouveau système d'unification. C'est la clause
de
l'arrière-arrière-arrière-grand
-père. Exactement. Donc pour les nouveaux entrants, le
système
par
points
n'est pas monstrueux.
Non, attendez la suite. Et je maintenais, et même je transformais les 25 meilleures années en 15 meilleures années. C'est-à-dire que je voulais, qui était d'ailleurs le système auparavant, puisque vous savez que ce qui compte, c'est de sécuriser
les
salariés au moment où ils prennent leur retraite. Qu'est-ce qu'on va prendre en compte pour le calcul ?
C'est pas ce que vous expliquez à l'instant. Vous expliquez qu'un système de retraite par points permettait à un gouvernement de baisser le point. Le système que vous préconisez
en 2017,
quand vous étiez candidat à
la présidentielle, nous garantissait pas la valeur du point. Il y avait des points dans votre système aussi. Il y
avait des points pour la justice, mais il y avait un filet de sécurité exceptionnel qui était le calcul de la retraite sur les 15 meilleures
années. Oui, mais rien
n'empêche, une fois qu
'on
est rentré
dans la retraite, puisque
la
retraite est indexée sur des points, ensuite baissait les points. Qui aurait fixé le montant des
points dans votre système ? Dans mon système, les 15 meilleures années.
Qui aurait ensuite
fixé le montant des points ? C'est votre carrière.
Il
est figé pour l'éternité, le montant des
points ? Le système des
points tel qu'on l'avait conçu. Donc on perdra l'inflation chaque année sur
les retraites ? Non, ne cherchez pas. Le système des points tel que je l'avais conçu était un moyen d'intégrer, ce qu'était l'idée du gouvernement au départ, les stages, des choses qui ne sont pas prises en compte. Et ça, c'était positif l'idée. Mais en revanche, ce qui n'est pas positif, c'est de calculer la future retraite sur l'accumulation des points sur 43 ans. Ça, c'est une folie. Car toute personne qui part en retraite, sait très bien qu'il calcule la retraite sur les 25 meilleures années ou les 6 derniers mois. Donc moi, je voulais garder absolument le filet de sécurité fondamental qui est que quand vous avez travaillé un salaire, vous devez retrouver votre retraite.
Et ça évite les manipulations
du point. Dans
mon esprit, le point n'était qu'un moyen de prendre en compte des stages et des périodes courtes qui n'étaient pas prises
en compte.
Et vous venez de dénoncer aussi, Nicolas Dupoignan, dans la réforme portée par le gouvernement actuel, le fait que des régimes autonomes, les caisses autonomes comme celles des avocats que vous avez citées vont être spoliées.
Alors ça dépend
desquelles, puisque
le gouvernement a changé. En
2017, dans votre programme présidentiel, vous préconisiez pourtant la fusion de toutes les caisses en un organisme.
Mais bien sûr,
mais ça ne veut pas dire
qu'on capture l'argent.
Mais
vous préconisez
aussi la suppression
des
caisses
autonomes. À terme,
j'ai toujours
pensé qu'il fallait bien évidemment éviter les 42 régimes. Il ne s'agit pas d'être... Écoutez, mais moi, je ne suis pas un opposant systématique. Je dis en revanche que vous pouvez,
à
terme, et moi, je ne l'appliquais qu'aux nouveaux entrants.
D
'accord ? Donc, il n
'y
avait plus de réserve, puisque les réserves, elles
concernent
ceux qui ont cotisé. C'est là la grande différence. Vous comprenez ce que je veux dire ? C'est que les réserves,
aujourd'hui... Vous êtes
favorable aussi à la suppression des régimes dits autonomes. Je ne
parle
pas des régimes spéciaux. C
'est dans votre programme
présidentiel de 2017. Je suis favorable à une unification qui n'altère pas les réserves.
J
'estime que
quand quelqu'un... Pardon, il faut
nous expliquer comment on modifie...
Les nouveaux entrants. Il y a aujourd'hui plusieurs caisses de... Excusez-moi,
les nouveaux entrants. Vous êtes médecin, vous êtes infirmière, vous avez cotisé. Il n'y
a
aucune raison que votre argent soit fondu dans le régime général. Ce que je ne prévoyais pas. Je prévoyais que pour les nouveaux entrants, c'est-à-dire le jeune qui commence à travailler et qui n'a jamais cotisé, oui, on aille vers une unification. Vous savez, dans ce débat sur les retraites, excusez-moi, je voudrais être précis.
Il
y a soit ceux qui ne veulent rien changer, soit ceux qui veulent tout bouleverser pour faire baisser les retraites et ouvrir aux fonds de pension. Parce qu'en vérité, le point commun de toutes les décisions d'Emmanuel Macron depuis deux ans et demi,
c
'est favoriser le monde de la finance, des banques et des assurances. Pas de l'économie productive, pas de ceux qui travaillent, de ceux qui spolient les Français.
C
'est le livret A qui baisse, qui va favoriser pour 400 millions d'euros les banques françaises. 400 millions d'euros, comme si les banques avaient besoin d'un
caddie supplémentaire. Et aussi le logement social.
Oui, sur le logement social, ils ont pris un milliard, plus d'un milliard d'euros au logement social. Le gouvernement, alors. Vous savez, la vraie question de ce gouvernement, et les Français le sentent, privatisation d'aéroports de Paris. J'appelle les Français d'ailleurs à signer la demande de référendum pour le bloquer. Deuxièmement, baisse du livret A. Ouverture des fonds de pension. Suppression du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires de France. Ouverture du plan d'épargne retraite avec BlackRock qui est à l'Elysée et dont le
président français... Il existe déjà. Il existe
déjà.
Oui, mais augmentation des avantages
fiscaux. Augmentation des avantages fiscaux. J'insiste sur ce point parce que
les Français l'ont pas su. Est-ce que vous
trouvez normal ? On nous dit qu'il
faut
faire des économies sur les cheminots.
Mais
est-ce que vous trouvez normal que parallèlement, le gouvernement se prive de 4,5
milliards
de recettes du régime général pour les 300 000 plus hauts salaires qui ne cotiseront plus ? Qui ne cotiseront plus mais dans le même temps ils ne toucheront plus de...
Non, pas eux. Les plus gros salaires ? Non, non, attendez.
Les plus gros salaires pendant
20 ans.
Ceux qui ont cotisé... Oui. Excusez-moi, soyons précis.
Ils
vont toucher. Donc pendant au moins 20 ans, le régime général va perdre 4,5
milliards
de cotisations mais va continuer à payer pour ceux qui sont ici. Et les plus gros salaires cotiseront
désormais à 2,8% au
-delà
de 10 000 euros par
mois
sans toucher un centime sur ces
2
,8%
de cotisations
qui
vont bien payer.
C'est un cadeau de 2,7
milliards aux
entreprises du CAC 40.
Nicolas Duboyant. C
'est une perte de recettes pour le régime général de 4,5
milliards
que les retraités vont perdre. Donc vous savez, avec Macron, c'est toujours la même chose. C'est comme l'impôt sur la fortune. Il supprime l'impôt sur la fortune, il baisse l'impôt sur le capital et après il dit j'ai plus d'argent, il faut que les retraités se saignent. Enfin quand même, il
y
a un moment... Vous savez, à force de tirer sur la corde,
d
'ailleurs Mme Royal l'a très bien dit, à force de tirer sur la corde... Vous
soutenez
Ségolène Royal ? Un peu d'auteur de vue. Ce que je veux dire...
Vous l
'approuvez en tout cas. Mais même pas les plus riches, les très très riches. A force de tirer sur la corde, elle va péter. Et
moi je souhaite au contraire
qu'on ait une politique de récompense du travail, des PME, qu'on baisse les charges sur les PME, ce qu
'il
n
'a
pas fait.
Pourtant
la France n'a pas créé autant d'emplois salariés l'année dernière qu'au cours des 15 dernières années et le chômage reflut
lentement. La propagande médiatique c'est que tout va bien.
Moi je vous dis que ça ne
va
pas bien du tout. Ça va très bien pour les plus riches de France.
Ce
n
'est
pas ma question. Ma question c'était... Vous dites que le gouvernement ne fait rien pour le travail. Pour autant il y a eu des créations d'emplois, le chômage reflut lentement, certes, trop lentement.
Combien
M. Dely il
y
a de chômeurs en France ? Trop, beaucoup
trop. Bien sûr,
beaucoup trop. Mais vous savez combien ? Plus de 3 millions, 3 millions
de... 5
millions 7. Ça dépend des... Vous
savez très bien, vous savez comme vous. Ça dépend des catégories. C'est évidemment beaucoup trop. Et si
vous voulez, pourquoi cette affaire des retraites est très choquante ?
C
'est parce que moi j'aimerais, si on prend là aussi un peu de hauteur, qu'on favorise la natalité qui va payer nos retraites. Or la politique familiale a été réduite. Deuxième point, j'aimerais... Et pourtant la natalité se porte plutôt bien.
On
a eu les
dernières chiffres. Non, elle vient de
baisser. Elle a baissé,
certes. Elle a baissé. Oui, tout va bien. Elle baisse moins. Si je peux dire un mot, Nicolas Dupoignan, si vous le permettez, elle baisse moins
que chez tous nos voisins. Eh bien justement, parce qu'il y
avait
une politique familiale mais
elle baissait. Elle baisse moins que chez tous nos voisins. On est passé d'un
80%. Ce qui est extraordinaire. On
est le deuxième pays d'Europe qui fait le plus de bébés. Peut-être. Alors
vous nous écrivez
une ambiance
apocalyptique.
Non,
je dis que pour payer les retraites de demain, il faut s'occuper des recettes. Les recettes, c'est la natalité d'une part et c'est l'emploi. Nous avons un programme à Debout la France de baisse des charges sur les PME, sur l'économie productive, récompenser le travail, lutter contre la fraude.
Et moi je dis, lancez
les titres en retard. Il est 8h51. Vous revenez dans
un instant. Vous m'aviez
posé une question supplémentaire. Vous aviez raison. 8h51. Edouard Marguier,
on
reprend cette discussion dans un instant sur le climat social en France également.
Le porte-avions Charles de Gaulle retourne au Moyen-Orient pour trois mois afin de soutenir l'opération Chamal, le volet français de l'opération anti-Daesh menée par la coalition internationale. Emmanuel Macron le confirme pendant ses voeux aux armées. Un plan d'économie à la SNCF pour combler les pertes dues à la grève contre la réforme des retraites. La direction du groupe l'envisage car le manque à gagner devrait finalement approcher le milliard d'euros selon le PDG Jean-Pierre Farandou. Les violences sexuelles sont une fois encore en haut. 54 000 faits enregistrés.
C
'est une augmentation de 12% par rapport à l'an dernier selon l'État qui explique que les victimes déposent plainte beaucoup plus facilement qu'auparavant. Deux ans après la mort de Paul Bocuse, son restaurant L'Auberge du Pont de Colonge près de Lyon perd sa troisième étoile au guide Michelin. Une première depuis 1965. Le restaurant n'est plus au niveau se justifie le guide. Pour créer la surprise en Coupe de France de football cette équipe de national se qualifie pour les huitièmes de finale en battant Bordeaux. Équipe de Ligue 1 les Palois ont gagné 3-2. France Info
et
tout est plus clair.
Nicolas Dupont-Aignan on parlait de la réforme des retraites avec vous il
y
a quelques instants.
Il
y a également le climat, l'ambiance en ce moment en France sur fond de grève dans les transports depuis une quarantaine de jours. Désormais je voudrais vous faire entendre ce que disait hier ici même Laurent Berger le leader de la CFDT qui était assis à votre place.
On a des locaux qui sont dégradés. tournent des propos extrêmement dégradants à mon égard ou à l'égard d'autres militants CFDT.
Vous
êtes menacé ? Des propos homophobes. Je ne supporte plus cette idée que dans une démocratie lorsqu'on n'est pas d'accord
on
serait un ennemi et on serait à abattre. Je n'en peux plus. C'est-à-dire que sur les réseaux sociaux tout un tas de conneries excusez-moi le terme circulent d'attaques plus basses les unes que les autres et je ne me laisserai pas faire.
C'est normal que le leader d'un syndicat qui approuve certes une partie de la réforme du gouvernement soit menacée de mort ou insultée. Bien sûr que c'est
inadmissible et que ce climat est très malsain et c'est pourquoi d'ailleurs je crois que le sommet doit se réformer parce qu'en vérité si j'avais bien compris Emmanuel Macron nous avait promis un nouveau monde qu'il allait réconcilier les français qu'on allait progresser moi ce que je regrette dans cette affaire c'est cet immense gâchis
mais
vous savez un pays surtout la France connaissez l'histoire de France
l
'histoire de France c'est l'histoire de révolution de révolte parce qu'il y a souvent eu une oligarchie
qui
a écorché les gens
et
aujourd'hui on a un pouvoir qui écorche les français
et
il
y a
un sentiment de dépossession insécurité immigration massive perte d'emploi délocalisation et arrogance
et
cette arrogance de l'argent est contraire à l'intérêt général
quel rapport Nicolas Diplomion
avec les
insultes que dénoncent les menaces que dénoncent Laurent Berger c'est de la faute Emmanuel Macron qui
ne réconcilie pas les français qui ne comprend pas ce que c'est que la difficulté qui a commencé son mandat en disant dans une gare
la
gare c'est un lieu où se croisent les gens importants et ceux qui ne sont rien vous savez c'est tout à fait symbolique de ce qu'il est
les
gens ne supportent plus
et ces
réformes mais non ça ne justifie pas enfin écoutez est
-ce
qu'on peut prendre un peu de ça ne justifie pas simplement Louis XVI a eu la tête coupée est-ce que vous étiez favorable à les guillotines non
pour
autant elle est arrivée voilà Chéniac
donc je souhaite je
souhaite moi que l'on remette le pays sur des basses saines c'est-à-dire qu'on récompense le travail qu'on rétablisse l'autorité qu'on ait de la justice sociale or il n'y a pas de justice puisque ce sont ceux qui sont proches du pouvoir qui se servent ils
se servent dans les
poches des français on
a débuté cette émission avec la question de la présidentielle je voudrais qu
'on
la conclue avec celle des municipales c'est dans deux mois maintenant et la question d'une circulaire qui a fixé certaines des règles pour ce scrutin Renaud Delis oui le
ministère
intérieur a adressé une circulaire aux préfets qui notamment invite les préfets à classer les résultats la présentation des résultats au soir des municipales la classification par étiquette par étiquette politique ne sera plus effectuée que dans les communes de plus de 9000 habitants jusqu'à présent c'était dans les communes de plus de 1000 habitants est-ce que vous
comprenez cette décision ? les préfets
sont très en
colère
aussi c'est parce que c'est cette manipulation permanente de l'opinion or grâce aux réseaux sociaux il y
a
un peu de liberté c'est une manipulation ça ? bien évidemment il casse le thermomètre comme il n'aura aucun élu très peu dans les petites villes moyennes où les français souffrent que sa clientèle elle est dans les centres-villes protégées des plus riches c'est
le parti des bobos c'est ça la République en marche la
République en marche mais c'est pas une question de bobos c'est qu'un
pays il n'y aura
aucun
français
qui
souffre un pays
c'est de rassembler vous ne pouvez pas gouverner un pays pour les plus favorisés au détriment des plus modestes il y
a
un moment ça pète mais dans les
grandes villes il y
a
des gens modestes aussi qui vivent
dans les grandes villes malheureusement ils
sont chassés les grandes villes ils
sont chassés dans les grandes villes dans les
banlieues
dans les banlieues
mais dans les petites villes il y en a moins et donc il y a une volonté du gouvernement de cacher le résultat mais vous savez toutes ces manipulations ne servent à rien moi je crois que l'enjeu vous savez les français ils ne veulent plus de Macron la question la seule question qui se pose la seule
et
on en parlera lundi par qui on le remplace
et
est-ce que ça serait mieux si on le remplaçait
parce
que c'est ça la question la question c
'est
plus de critiquer Macron les français n'en veulent plus ils savent qui il est il est le représentant de la finance internationale qui s'est emparé du pays c'est ça la réalité il sert des intérêts étrangers bien sûr il a commencé sur les retraites les retraites la politique des retraites après les retraites vous aurez l'hôpital public il est en train de démolir
les intérêts de quel pays mais quand
monsieur le président de BlackRock qui est un français qui est l'ancien patron monsieur Cyril non je parle du président international
de BlackRock
inspire la réforme des retraites françaises qu'est-ce qui vous permet de dire qu'il a inspiré cette réforme ? écoutez je lis pour le coup des informations de la presse
vous
voyez
Mediapart qui n
'est
pas de mon bord
la réforme par
point
figurait dans le programme du candidat Emmanuel Macron
à la présidentielle mais ce qui ne figurait pas dans le programme d
'Emmanuel Macron c'est la fin de la cotisation des plus hauts salaires 300 000 salaires qui ne cotisent plus au régime général
qui font perdre 4 milliards c'est ce que réclamait un économiste
attendez je n
'ai
pas fini ma phrase c'est
ce
que réclamait un économiste qui n
'est
pas non plus de votre camp qui s'appelle Thomas Piketty qui
est
un économiste classé à gauche
vous ne pouvez pas nous dire Thomas Piketty on lui dicte ses livres par la finance internationale je vous donne une
analyse et les français jugent
je
ne comprends pas comment on peut dire on fait des économies et on supprime 4 milliards 5 de cotisation sociale retraite et on ouvre au fonds de pension américain qui de surcroît rachète progressivement nos entreprises du CAC 40 merci quand même
merci Nicolas Vipoignan d'avoir été ce matin l'invité
de France Info merci à vous
de m'avoir invité dans 2 minutes précisément 9h sur France Info bon début de journée à vous
Madame,
Monsieur, bonjour et bien oui ça y est le froid est de retour en attendant on aura une journée un peu automnale ou printanière c'est comme vous préférez avec de bonnes pluies des Hauts-de-France aux Pyrénées ce matin ça va se décaler assez rapidement vers l'Est dans l'après-midi et du coup sur les reliefs on va avoir de bonnes chutes de neige notamment sur les Alpes on pourra aller jusqu'à 25 cm un petit peu moins sur les Pyrénées sur le massif
Nicolas Dupont-Aignan