À Ouagadougou, Emmanuel Macron face aux étudiants survoltés
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:52OuverteÉludée
Saviez-vous qui a construit l'amphithéâtre ? La France va-t-elle assumer sa responsabilité ?
- 13:25OuverteRéponse directe
Quand le transfert des fonds et de l'or du Burkina Faso déposés en France pour le franc CFA ?
- 22:39OuverteRéponse directe
Allez-vous déclassifier les archives françaises sur l'assassinat de Thomas Sankara ?
- 29:05RelanceRéponse partielle
Pensez-vous que sous-traiter la lutte contre l'immigration à la Libye respecte les droits de l'homme ?
- 43:34OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas encourager la formation professionnelle au Burkina Faso ?
- 44:18OuverteRéponse directe
Pourquoi la France oblige les pays de la zone CFA à remettre 50% de leurs réserves au Trésor public français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:12Emmanuel MacronFait
« Je n'aurais pas soutenu l'intervention en Libye. »
- 7:37Emmanuel MacronFait
« Je suis pour l'intégrité et la stabilité des États. Je suis pour les peuples souverains. »
- 16:07Emmanuel MacronFait
« Le franc CFA, la France, elle n'en est pas le maître, elle en est le garant. »
- 34:47Emmanuel MacronFait
« La démographie est un sujet qui nous concerne tous en Afrique. »
- 35:42Emmanuel MacronFait
« Vous ne pouvez pas quand dans un pays vous avez une croissance de la démographie qui est durablement supérieure à la croissance économique, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, vous n'arrivez jamais à lutter contre le sous-développement ou la pauvreté. »
- 39:04Emmanuel MacronPromesse
« Avoir une politique comme celle que nous sommes en train de construire et de conjuguer de développement, d'exigence mutuelle et de savoir relever ces défis, ça c'est ma responsabilité et je la prends. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors, monsieur le président, merci pour ce discours et vous aviez souhaité prendre quatre questions au sein donc de ces étudiants qui vous ont écouté aujourd'hui. Je m'appelle Simon Gongo, je suis journaliste, animateur d'une émission qui s'appelle dialogue citoyen. C'est une émission qui est portée par un consortium d'organisations de la société civile avec pour objectif la redevabilité des autorités et notamment du président du Faso et c'est organisé autour d'une plateforme appelée Présimètre. Et dans le cadre de ce discours donc, nous avons été associés pour aider à l'organisation de ces échanges entre vous et les étudiants.
Et comment ça va se passer puisque il n'y a que quatre questions, nous allons bien en prendre une cinquième s'il y en a. Voilà, non mais on prendra aussi des questions de la salle. Allez-y. Alors donc nous avons procédé Nous avons procédé par sondage pour essayer de voir quelles sont les préoccupations des jeunes étudiantes et étudiants. Quelles sont les préoccupations donc qu'ils veulent inscrire dans le cadre de votre visite à Ouagadougou et notamment de ce discours. Et cela nous a permis d'enregistrer un certain nombre de participations. Nous avons neuf universités qui ont participé, plus de 160 intervenants, plus de 200 questions qui ont été posées et tout cela en une journée.
Et il y a 11 thématiques qui ont été donc abordées et ce matin, nous avons procédé par choix en fonction de la récurrence des questions qui reviennent. Et donc ce matin, nous avons avec nous quatre étudiants qui vont être des porteurs de questions et qui vont est extrême. Ils vont Il y aura les quatre questions, je vais répondre. Si vous aviez des questions qui étaient les mêmes que les quatre questions, ne les reposez pas. Par contre, s'il y a des questions que vous aviez qui n'ont pas été posées, je les prendrai. Alors allez-y.
Alors donc la première personne qui va poser qui va vous poser une question ce matin s'appelle Kabré Judith Chantal, elle est de l'université Saint-Thomas d'Aquin de Saba, c'est dans la périphérie de Ouagadougou. Donc vous avez la parole pour Excellence monsieur le président, je vous souhaite la bienvenue avec un pincement de cœur. Saviez-vous qui a construit l'amphithéâtre qui vous reçoit ?
Est-ce que la France va-t-elle assumer sa responsabilité en notant que vous-même dans l'élimination jalouse de Kadhafi l'université de Ouagadougou n'a-t-elle pas l'université de Ouagadougou n'a-t-elle pas bénéficié de lui que des campus numériques qui ne marchent pas et qui emploient beaucoup plus de Français que ? Aujourd'hui, le nombre d'étudiants boursiers en France est de 500 alors que nous recevons beaucoup plus de soldats de vous que de beaucoup plus de soldats de vous que d'étudiants en ? Qu'avez-vous fait alors monsieur le président après votre départ et le discours que vous venez de ? Après cela, ma dernière phrase est la suivante.
Après avoir inauguré dans quelques jours ou plutôt demain, la centrale électrique de Zagtouli allons-nous profiter de cette climatisation pendant ? Aussi tel que l'énergie de France ou plutôt pardon la SONABEL ou la centrale électrique allons-nous en profiter pendant ? Je vous remercie monsieur le président.
[applaudissements]
Il y a S'il vous plaît, s'il vous plaît. Vous voulez Je vais répondre en fait question par question. Oui, c'est ça. Je réponds question par question, ? Il y a une manière classique d'un président de la République de s'adresser en Afrique qui est de donner des leçons, de vous dire voilà ce que vous avez fait, vous n'êtes pas au bon niveau et de leur expliquer comment ils doivent faire pour l'état de droit et cetera. Ça s'est toujours fait comme ça. Vous m'avez entendu devant vous. Je viens de vous prononcer un discours. Je crois pas avoir fait ça. J'ai fait tout l'inverse. J'ai fait tout l'inverse. Parce que nous sommes d'une génération qui doit faire tout l'inverse.
Et il était coutume en Afrique de répondre Il n'était pas de coutume que il y ait des questions des étudiants dans les discours de président et je suis très content que nous inaugurions autre chose. Mais il était coutume d'avoir des discours un peu comme celui que vous venez de tenir. Je vous le dis gentiment. Parce que ce discours qui consiste à dire mon problème ou dès que j'ai un problème, c'est toujours la France, c'est pas un discours qui permet de tourner la page. C'est pas un discours qui permet d'aller de l'avant.
Donc je vais répondre à chacun de vos points mais je vais répondre avec la bienveillance ambitieuse que j'ai pour notre relation et pas la revendication un brin haineuse qui peut y avoir dans certaines interpellations. Parce qu'on on construira rien là-dessus. Et vous ne vous ne servez Je vous le dis mais vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez mais je vous parle en toute franchise. Vous m'avez parlé d'abord de la Libye et du président euh et de ce qui a été fait en Libye. Vous l'avez Vous l'avez dit en des termes que je n'aurais pas employés. Je suis pas sûr que quiconque a eu de la jalousie pour Kadhafi.
Vous pouvez vous interroger sur l'indicateur du bonheur qu'il y avait en Libye sous monsieur Kadhafi et je pense qu'aucun d'entre vous n'avait forcément envie d'y être. Ceci étant dit, j'ai toujours dit très clairement président de la République française, je n'aurais pas soutenu l'intervention en Libye. Mais pour une raison simple, c'est pas un propos en l'air parce que c'est d'ailleurs le cœur même de la politique que je conduis aujourd'hui au Proche-Orient et Moyen-Orient parce que je ne crois pas aux solutions militaires quand elles ne s'inscrivent pas dans une vision diplomatique et une solution politique construite sur le terrain.
Ça servait à rien d'aller s'attaquer président Kadhafi s'il y avait pas une solution avec la légitimité forte sur le terrain parce qu'à la fin, ce sont les Libyens qui choisissent l'avenir de la Libye. C'est personne, ni à Paris, ni à Bruxelles, Washington ou ailleurs. Bon. Et donc là-dessus, vous m'entendrez toujours tenir le même discours avec force. Je suis pour l'intégrité et la stabilité des États. Je suis pour les peuples souverains. Je suis pour aider partout où ils sont opprimés ceux qui défendent les droits de l'homme mais je ne suis pas pour des interventions de l'extérieur qui viennent créer le le désordre en quelque sorte sans solution politique.
Donc je désapprouve ce qui a été fait et je l'ai déjà dit. Et aujourd'hui, si vous avez lu ce que j'ai pu dire ou vu ce que j'ai pu faire j'œuvre plutôt pour que la France puisse contribuer à reconstruire une stabilité politique en Libye et tout faire pour que cet État redevienne intègre, stable et surtout, comme je l'ai dit dans mon discours, qu'on mette fin aux scènes absolument insoutenables que nous avons vécues. Deuxième point, vous me parlez des étudiants boursiers et des soldats. Mais mademoiselle, je préférerais vous envoyer beaucoup moins de soldats, je vous le dis. Et ce que vous devriez faire, vous êtes une jeune femme.
Imaginez que vous êtes une jeune femme qui vit à Angoulême et n'a jamais vu Ouagadougou. Elle n'a peut-être même pas entendu parler de Ouagadougou. Elle a son jeune frère qui se bat dans les troupes françaises et qui est peut-être mort ces derniers mois pour vous sauver. Et vous vous la remerciez en me disant ? Vous avez pas votre jeune frère qui est en train de se battre en ce moment sur le sol belge ou sur le sol français. Vous avez peut-être votre grand-père, votre arrière-grand-père qui est venu se battre pour aider la France quand elle était attaquée en 14-18 ou en 39-45. Ça oui.
Donc il faut regarder cette histoire partagée mais ne venez pas me raconter et me parler comme ça des soldats français. Vous ne devez qu'une chose pour les soldats français, les applaudir. On doit les applaudir parce que les soldats français, ils sont là au côté Je vais répondre les amis. Les soldats français Je vais finir la réponse. Les soldats français ils sont là au côté de vos soldats, des soldats de la région pour assurer la sécurité. Mais à qui vous devez vous ? À ceux qui mènent ces discours de haine et de terrorisme de manière très claire, c'est-à-dire à tous ces djihadistes, à tous ceux qu'on voit parfois et auxquels on s'était habitué.
C'est à cela qu'il faut s'attaquer avec une intransigeance complète, avec une vraie politique de sécurité que nous devons déployer dans la région. Donc moi mon combat sera acharné contre ceux qui pervertissent une religion et l'ont transformée en terrorisme et en discours de haine.
Alors ensuite, si vous m'avez écouté, vous avez entendu que je suis pour qu'il y ait beaucoup plus d'échanges en terme d'éducation, de boursiers, si c'est adapté, et aussi de développement de filières éducatives ici, pour que vous ayez ici d'autres filières qui soient développées en partenariat avec derrière de des doubles diplômes et que au-delà des boursiers que nous allons continuer à accueillir et à développer au bon endroit, au bon niveau, il puisse y avoir des filières d'excellence qui soient développées au Burkina Faso pour vous. Donc c'est l'engagement que j'ai pris. Donc ça, j'ai répondu à ce point dans la question. Enfin, nous allons demain en effet ouvrir une centrale.
J'ai dit quel était l'engagement de la France en matière de renouvelable et l'engagement que nous allons faire en terme d'investissement dans l'entrepreneuriat, dans les entreprises pour aider justement le Burkina Faso et tous les pays de la région à développer l'énergie et à lutter contre justement les coupures. Mais vous m'avez parlé comme si j'étais le président du Burkina Faso. Et quelque part, et quelque part, interrogez-vous, vous êtes étudiant. Non mais je parle sérieusement. Interrogez-vous sur interrogez-vous sur le sous-jacent psychologique qu'il y a derrière votre interpellation et l'enthousiasme que ça a créé.
C'est quelque part vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale. Mais moi je ne veux pas m'occuper de l'électricité dans les universités au Burkina Faso. C'est le travail. C'est le travail du président. Alors par contre, alors par contre, je vous assure, du coup il s'en va la réparer là. [acclamation] Du coup il est parti réparer la climatisation. Mais plus sérieusement, plus sérieusement, vous l'avez compris, je suis pour que chacun fasse ce qu'il doit faire au bon endroit et donc je ferai tout pour aider à ce qu'il y ait les conditions pour aller dans ce sens, mais chacun a son rôle. Voilà, merci pour votre question.
Le 2e étudiant donc qui a une question pour vous, monsieur le président, s'appelle Souri Yaya. Il est de l'université Norbert Zongo de Koudougou. Koudougou c'est une ville située à 5 km de Ouagadougou. Donc il est là ce matin pour vous poser la question. Écoutez-le. Euh Bonjour à tous. Excellence, monsieur le président, bienvenue au Burkina Faso, pays pays des pays des hommes intègres, pays de Thomas Sankara. Je suis effectivement, comme il l'a dit, je viens de Koudougou, la cité des cavaliers rouges, la ville de Norbert Zongo. Euh nous aurions voulu vous vous vous accueillir pour vous dire de vive voix certaines vérités. Car cela n'empêche Allez-y.
[grognement] Il y a une question Non non mais vous êtes jeune, vous avez un micro. Ne dites pas je vais vous le dire avec le micro. tarode l'esprit et qui je sais ici toute la jeunesse présente ici et surtout la jeunesse africaine. Le sujet c'est le franc CFA. Nous voudrions que ça soit à partir de Ouagadougou et après ce discours que vous dites à l'ensemble de cette jeunesse à quand le transfert de nos fonds, de notre tonne d'or déposée auprès du trésor français pour soi-disant assurer la convertibilité du franc, qui on sait porte toujours la marque de la colonisation.
Nous voudrions que ce soit à partir de Ouagadougou que vous dites plus précisément votre position sur cette question du franc CFA. Avez-vous peur, monsieur le président, d'un bloc économique intégrant le ? Si oui ou sinon, alors nous voudrions notre indépendance économique. Le franc CFA, nous voudrions le mettre dans notre passé et comme vous avez dit dans votre discours, il faut rompre avec le passé. Merci, je vous remercie. Qui fait des études ? Ou de finance ? Mais vous êtes en quoi ? Macro pure. Alors, si quelqu'un pouvait me dire où l'or burkinabé se trouve caché à Paris, je suis preneur. Il y en a pas, faut être sérieux.
Bon, non, je vais répondre très précisément à la question parce qu'il faut pas avoir des discours simples sur des questions compliquées. Et il y a pas de tabou. Moi j'ai peur de rien, je serais pas devant vous sinon. Je l'ai montré par mon parcours. J'ai pas de fétiche, mais n'ayez pas non plus des obsessions. Le franc CFA, la France, elle n'en est pas le maître, elle en est le garant. Qu'est-ce que ça veut ? Ça veut dire que d'abord c'est un choix des États membres de la zone CFA. Personne n'oblige quel État que ce soit à en être membre. Le président Kaboré décide demain "Je ne suis plus dans la zone franc", il n'y est plus. Il n'y est plus.
Donc Donc dès qu'il aura Dès qu'il aura réparé la climatisation de l'amphithéâtre, il sortira de la zone franc, vous l'avez compris. Non mais plus sérieusement, d'abord ce sont les États africains qui sont dans la zone franc, qui sont les maîtres de leur destin et qui peuvent totalement choisir. Donc n'ayez pas ce discours de revendication là aussi qui a des accents post-coloniaux qui ne sont pas ceux de votre génération en expliquant que on aurait mis un joug sur quoi que ce soit. Il y a pas de joug, il y a pas un Français qui utilise l'or du Burkina Faso. Si vous voulez, arrêtez.
Parce que de l'autre côté, moi j'ai des contribuables français qui viennent me dire "Pourquoi vous continuez à mettre de l'aide publique au développement avec mes impôts dans les pays ?" Donc tout le monde va se calmer. Je le fais parce que c'est une très bonne chose, mais moi j'utilise pas l'or du Burkina Faso pour faire quoi que ce soit, il est pas chez moi, il est chez vous. Bon. Ensuite, pourquoi il y a eu la zone ? Pourquoi il y a eu la zone ? Parce que avec et là vous avez raison, c'est le fruit d'une histoire.
Dans une zone qui avait une histoire, un destin commun, on a créé une monnaie commune, comme il y avait beaucoup d'allers-retours, cette monnaie, elle a été accrochée au franc pour une question de stabilité. Le franc est ensuite passé à l'euro et on y est resté. Est-ce que c'est une bonne ou je vous je vous donne mes convictions très profondes. Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise ? D'abord vous pouvez pas dire c'est une mauvaise chose parce qu'il y a plein d'or à disposition, ça c'est n'importe quoi.
D'abord votre or il est chez vous et vous seriez une banque indépendante, vous devriez avoir des réserves de cette banque centrale pour pouvoir avoir de la crédibilité par rapport à vos partenaires internationaux. Faites l'hypothèse 2 secondes que le Burkina Faso s'invente sa propre monnaie, décide de sortir, vous aurez quand même des réserves d'or à la banque centrale et n'imaginez pas qu'on va distribuer de l'or à tout le monde parce que on sera sorti du de la zone franc. C'est n'importe quoi. Bon. Donc ça de toute façon vous l'avez. Qu'est-ce qui est Qu'est-ce qui peut être vu comme insuffisant dans la zone franc ? Et le franc CFA. D'abord, ça n'est plus le bon périmètre.
C'est l'héritage d'un passé et là où vous avez raison, c'est que vous avez dans la région des voisins importants pour votre intégration économique et la circulation qui ont besoin d'avoir cette fluidité, je pense en particulier évidemment au Nigeria mais à d'autres. Et donc il faut réfléchir à construire en effet une relation monétaire plus ouverte et peut-être une union monétaire avec ces autres pays. Donc je pense qu'il faut réinterroger le périmètre. La 2e chose que vous pouvez légitimement interroger, c'est le lien qui est fait avec le niveau de l'euro et l'euro.
Et beaucoup disent "Bah le franc CFA, il monte trop parce que l'euro monte parce qu'il y a une relation, il y a une corrélation entre ces deux monnaies." J'entends. Mais ne vous trompez pas. D'ailleurs c'est pour ça qu'il y a un débat, vous l'avez bien vu, entre les dirigeants et les experts. Avant d'avoir l'euro, quand on avait le franc, on l'a fait des dizaines de fois hein ce truc. On peut décider on sort parce qu'on va dévaluer la monnaie. Il y aura des gagnants, il y a des perdants, ça règle jamais les problèmes de fond. Si on est fort, on l'est indépendamment de sa monnaie. Après il faut ajuster les choses. Bon. Donc je crois pas moi ça que ce soit un argument dirimant.
Ensuite il y en a qui disent parce que ça s'appelle franc CFA, pardonnez-moi hein, mais je les laisse à leurs propres turpitudes. Ça, ils font ce qu'ils veulent. Moi ça me Je ne fais pas de nominalisme. Je ne suis ni fier du nom ni des problèmes avec le nom. Vous en faites ce que vous voulez. Je sais simplement que c'est une bonne chose pour un aspect, ça donne de la stabilité monétaire à ceux qui l'ont. Et c'est d'ailleurs pour ça que quels que soient les débats, les dirigeants se sont pas empressés de le déchirer parce que ça crée de la stabilité dans la région.
Donc, moi je pense qu'il faut sur ce Si je puis me permettre un conseil, n'ayez pas sur ce sujet une approche bêtement post post-coloniale ou anti-impérialiste. Ça n'a aucun sens, ça n'est pas de l'impérialisme. C'est pas vrai. Bon. Donc faut pas avoir ces discours-là parce que vous allez faire des bêtises. Non mais demandez à les constater, les réserves elles sont ici hein maintenant. Deux, ayez une vraie réflexion technique, économique pour votre pays. Qu'est-ce qui est bon pour ? Et là, moi je vous dis, la France accompagnera la solution qui sera portée par vos dirigeants.
Donc, j'accompagnerai la solution qui sera portée par l'ensemble des présidents de la zone franc actuelle et qui ont en partage le franc CFA. S'ils veulent en changer le périmètre, vous m'avez compris, je suis plutôt favorable. S'ils veulent en changer le nom, j'y suis totalement favorable. Et si ils veulent, s'ils considèrent qu'il faut même supprimer totalement cette stabilité régionale et que c'est mieux pour eux, moi je considère que c'est eux qui décident et donc je suis favorable. Donc je ne peux pas être plus détendu sur le sujet. C'est C'est pour la France un non-sujet. Par contre, c'est pour vos dirigeants un vrai sujet de stabilité qu'il faut aborder avec beaucoup de sérieux.
Le troi- La troisième personne est une étudiante, elle vient de euh l'Université Aube Nouvelle de Bobo-Dioulasso. Bobo-Dioulasso c'est dans l'ouest du pays à 365 km de Ouagadougou. Vous avez la parole. Monsieur le président de la République française, sachez que nous, étudiantes et étudiants du Burkina Faso, étions très impatients de vous accueillir et nous vous souhaitons la bienvenue au pays des hommes intègres. Merci à vous. Alors, certaines questions nous tiennent particulièrement à cœur et nous profitons de cette occasion qui nous est offerte pour vous les soumettre et sur lesquelles nous sommes euh on ne peut plus sûrs que la part de responsabilité de la France ne fait aucun doute.
Et vous avez parlé d'une relation qu'on devrait réinventer, d'une amitié qu'on devrait construire entre les peuples et entre les pays. Et nous sommes sûrs que toute bonne relation repose sur un terreau fertile qui est la justice. Et ici, il est question, en dehors de tout procédé diplomatique ou toute la solennité que certaines questions exigent, allez-vous, monsieur le président, enfin déclassifier les archives françaises sur le dossier Thomas ? Et en plus de cela, nous avons espéré hein, je je vous l'assure, nous l'avons espéré, mais sans trop grande conviction, que vous emmèneriez avec vous dans vos valises le frère cadet de notre ancien président, monsieur François Compaoré.
Mais malheureusement non. Alors, je voulais savoir, avec toute l'amitié que vous nous portez, allez-vous au moins nous l'envoyer par Air France quand vous allez retourner à ? Et enfin, et puisque vous l'avez précisé, c'est pas vous notre président, et on a un président dont nous sommes fiers particulièrement parce que c'est le fruit de notre lutte. Et nous souhaitons Nous souhaitons lui rappeler par cette occasion, si vous me le permettez, que la confiance de la population se mérite. Et à la limite, la confiance est comme un timbre, ça ne colle pas deux fois. Et alors, nous sommes, nous, jeunes du Burkina Faso, dans les prochains dictionnaires français, on sait jamais.
Et maintenant, touma touma, ça c'est en langue locale moré, c'est le travail. Parce que nous sommes conscients, nous, jeunes du Burkina Faso, qu'il faut travailler pour parvenir à un avenir meilleur. Alors, sur les questions que vous avez évoquées. Je serai pas mouta mouta, je vous peux vous le dire. Donc, sur les suites de l'assassinat de Thomas Sankara, à qui j'ai rendu hommage au début de mon discours, je serais pas venu vous voir si j'avais pas de réponse claire sur ce sujet. La plupart des archives, puisque nous sommes après 25 ans, sont accessibles pour tout le monde.
Par contre, il y a en effet des archives qui euh sont des documents couverts par le secret défense nationale, qui, même après 25 ans, ne sont pas ouvertes au public. Et donc, j'ai pris la décision que tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat, euh qui ne soient pas disponibles et qui soient couvertes aujourd'hui par le secret défense nationale, soient déclassifiées pour être consultées en réponse aux demandes de la justice burkinabè.
Ce qui veut dire que tous les documents dont la justice souhaitera disposer pour en avoir besoin, qui étaient jusqu'alors indisponibles car couverts par le secret défense nationale en France, seront ouverts et transmis. C'est l'image que je me fais de que je me fais de notre relation et l'engagement que je veux ici prendre. Pour ce qui est de François Compaoré, je veux d'abord vous dire que s'il a été euh interpellé en France le 29 octobre dernier, c'est bien parce qu'il y a une coopération exemplaire entre les justices burkinabè et françaises. Et c'est le fruit de cette coopération. Je m'en félicite et je sais que le président s'en félicite aussi.
Ensuite, parce que nos justices sont indépendantes, je ne vais pas vous ramener qui que ce soit. Parce que en France, ce n'est pas le président de la République qui ramène ni euh à une famille, ni euh dans un pays étranger, ni où que ce soit, quelqu'un qui est sous le justement l'autorité de la justice française. Elle est indépendante. Mais je peux vous dire les décisions qui ont été prises en France et qui seront prises par la justice française indépendante comme l'est la vôtre. Depuis son arrestation, il a été mis sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de quitter le territoire. Il se présente régulièrement à la police française.
Les autorités bur- burkinabè donc ont rapidement fait parvenir une demande d'extradition et la justice française est en train de l'instruire et je ne doute pas qu'elle rendra sa décision et qu'elle sera favorable. Je peux vous dire Je peux vous dire dans le cadre de la séparation des pouvoirs, qu'en tout cas, le gouvernement, président de la République, feront tout pour accompagner cette décision et manifester l'exemplarité de la coopération entre le Burkina Faso et la France sur ce sujet. Vous avez Arsène. Le quatrième étudiant, comme vous allez le remarquer, c'est la parité parfaite puisqu'il y a deux hommes, deux femmes.
Donc, Olivier euh Somé Gaston, il est de l'Université Ouaga I, euh Joseph Ki-Zerbo, Ouaga I. Bonsoir, monsieur le président. Récemment, le président du Faso a dit sur TV5 qu'il n'était pas d'accord avec vous sur le dividende démographique. Par exemple, la Chine, n'est-elle pas une grande puissance économique basée sur sa ? Et dans le même registre, je suis heureux d'entendre toutes les suggestions que vous entendez faire demain lors du du sommet à à Abidjan. Mais je ne puis m'empêcher de me demander s'il s'agit là de la voix vous m'excusez de l'expression du du pyromane pompier.
La question est pensez-vous Monsieur le Président, que sous-louer la lutte contre l'immigration, comme c'est le cas en Libye, est en adéquation avec le respect des droits de l'homme si cher à la ? Et pourquoi en retour restez-vous si philanthrope de continuer à financer autant les opérations telles que le G5 Sahel et ? Monsieur le Président, J'ai pas forcément très bien compris l'enchaînement là. Alors, la question est celle-ci. Monsieur le Président, la jeunesse La jeunesse africaine Laissez Laissez Monsieur poursuivre et terminer sa question. La jeunesse africaine et les milliers de Sankara ont pris le relais. Ils ont les yeux ouverts et ils n'entendent plus refermer ces yeux. Allez-y.
Vous avez Un peu de silence. Monsieur le Président, je disais que les milliers de de Burkinabés et les milliers de Sankara ont les yeux ouverts et n'entendent plus les refermer. Vous proposez à la jeunesse africaine un nouveau partenariat, vous leur proposez d'être en marche vers un nouveau partenariat. Et ici, nous vous répondons allons seulement. Mais allons seulement, attention à ceux qui voudront jouer les plus malins. Monsieur le Président, êtes-vous prêt à prendre ce pari avec la jeunesse ? Merci. Alors, il y avait S'il vous plaît. Il y avait S'il vous plaît, je vais répondre à la question de Je vais répondre à la question de Monsieur. Il y a trois questions dans ce qu'il a dit.
Vous voulez faire une ? Pourquoi vous voulez Vous voulez poser une ? Ah d'accord, vous voulez que facile pour que je réponde. Vous êtes un soutien, merci. J'avais pas compris. Alors, il y a au fond trois questions et je vous remercie. Il y a trois questions dans ce que vous venez de dire. La troisième question, j'y ai répondu, c'est mon discours. Oui, je vous propose une amitié nouvelle et l'une c'est tout ce que j'ai exposé. Donc je ne vais pas le répéter. Ensuite, il y a deux autres questions. Vous m'avez posé une question sur la démographie et une question sur la Libye.
Je l'ai évoqué dans mon discours, mais je vais y revenir de manière s'il le faut plus ramassée pour être encore plus explicite. La démographie, ce qui a été dit par le Président Kaboré, et à juste titre, c'est que j'avais accolé l'adjectif civilisationnel, ce qui était une erreur de ma part. C'est C'est pas du tout l'adjectif qu'il fallait utiliser dans une phrase qui parlait plus largement du défi du défi démographique, ce qui était totalement le contraire de ce à quoi je voulais parvenir. Donc il avait raison de dire qu'il était pas d'accord avec ça parce que moi non plus. Mais ne pas dire que la démographie est un sujet qui nous concerne tous en Afrique, c'est se mentir.
Vous-même dans votre dans votre question, vous êtes en train de me dire la jeunesse africaine, elle a envie d'Europe. Bah s'il y a de la pression migratoire en Afrique, ça me concerne un peu. Euh vous êtes vous en êtes la démonstration vivante par votre discours. Alors ensuite, vous me dressez une comparaison avec la Chine. Je ne sais pas dans quelle filière vous êtes. Mais à mon avis, si vous faites histoire, géo ou euh sciences politiques, il va falloir bosser dur pour la fin d'année. Parce que la Chine Parce que la Chine, c'est le pays qui pendant des décennies a une politique démographique de un enfant par femme. C'est l'inverse.
Vous utilisez un exemple pour dire le contraire de ce que vous voulez dire. Dites Je vais finir. Mais je suis pas en train de dire que la Chine est le bon exemple. Le bon exemple, c'est celui que vous prendrez. Mais vous comprenez bien que vous ne pouvez pas quand dans un pays vous avez une croissance de la démographie qui est durablement supérieure à la croissance économique, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, vous n'arrivez jamais à lutter contre le sous-développement ou la pauvreté, c'est sans fin. Et donc c'est ce qu'on appelle les les moments de transition démographique, mais il faut qu'il soit choisi. Donc un, moi j'ai pas de leçon à donner et je n'en donne pas.
Deux, j'ai un souci partagé, comme tous les dirigeants africains l'ont, je l'ai partagé parce que le sujet des migrations en Afrique me concerne parce qu'il finit aussi en Europe et donc ça concerne mes concitoyens, donc j'ai le droit d'en parler. Trois, il y a aucune solution qui se gère au niveau d'un État, c'est là où votre comparaison non plus ne marche pas avec la Chine. Je suis pas en train de dire que votre président il devrait dire deux, trois, deux et demi enfants par femme, ce serait ridicule. Je suis en train de dire que pour moi le pari, il est dans l'émancipation des femmes. Il est dans l'éducation des femmes.
Il est dans leur liberté offerte et que je constate qu'il y a parfois une dynamique démographique voulue et celle-ci, il faut l'encourager. Je l'ai dans Je l'ai chez moi dans mon dans mon pays dans plusieurs familles. Très bien. Mais je ne veux pas que ce soit une démographie subie pour vous et c'est cohérent avec ce que je vous ai dit. C'est que partout où il y a de l'entrave et de l'absence de liberté de liberté, je ferai tout pour aider à l'émancipation et la liberté. Mais quand je vois en effet la généralisation de la déscolarisation la déscolarisation de jeunes filles ou de mariages forcés, je peux pas vous dire que je trouve ça formidable et que ce soit et qu'il faille rien dire.
Ce serait pas responsable de ma part. Et donc je pense que le temps est venu d'une grande réflexion aussi des organisations et des gouvernements africains pour savoir comment relever ce défi de l'éducation et de la démographie. C'est pas un débat que la France va trancher. C'est un débat dont moi je dois vous parler en franchise. C'est un débat qui vous revient là aussi. Mais si on se dit pas les choses en vérité, après on tient des discours qui n'ont plus aucun sens. Là aussi, mettez-vous deux secondes à la place d'un jeune étudiant français ou plutôt de ses parents. Ils travaillent pour faire vivre un système avec des équilibres.
Ils ont Et les générations avant ont travaillé pour développer tout ça. Si vous leur dites moi j'ai un droit d'accès complet sans condition. J'arrive, je viens sans condition. C'est un peu ce que vous disiez. Moi je vais vous dire que je suis président de la République française. Je ne peux pas expliquer ça à mes classes moyennes qui ont travaillé, qui sont en train de travailler, qui paient des impôts. Je leur dis ? C'est formidable, on va accueillir tout le monde, il y aura plus de frontières. Vous savez, j'ai une nouvelle idée dans la relation avec l'Afrique, il y a plus de frontières. Tout le monde est le bienvenu. Mais c'est ridicule parce que qui va financer ?
Mais les gens Vous allez nourrir ? Le racisme et la xénophobie dans tous les pays qui auront ces vagues. Donc nous devons avoir une relation adulte, de responsabilité partagée, de développement partagé, comme je vous le disais tout à l'heure sur la mobilité des étudiants de part et d'autre, des entrepreneurs, des créateurs parce qu'il y en a. Mais ça peut pas être les frontières ouvertes à tous les vents, ça n'existe pas. Les gens qui disent ça vous mentent. Ça se finira ? Ça se finira en conflit. Donc ça ne marche pas.
Par contre, avoir une politique comme celle que nous sommes en train de construire et de conjuguer de développement, d'exigence mutuelle et de savoir relever ces défis, ça c'est ma responsabilité et je la prends. Ensuite, sur la Libye. Sur la Libye, j'ai déjà parlé tout à l'heure des causes. Sur le traitement. Moi je ne vois pas de qui à qui vous parlez, mais je ne sous-traite rien. En Libye, nous sommes engagés sur le plan diplomatique pour trouver une solution politique. Et ensuite, qui sont les ? Posez-vous quand même cette question en tant que jeunesse africaine. Vous êtes ! Qui sont les ? Mais ce sont des Africains, mon ami. Ce sont des africains. Posez-vous aussi cette question.
Ce sont pas des français qui sont en train de faire les passeurs en Libye. Ce sont des africains, donc il faut qu'on prenne nos responsabilités tous. On a commencé à le faire pour les démanteler. Mais arrêtez dans ce discours aussi qui consiste à dire le problème c'est l'autre. Moi je connais Présentez-moi un passeur français, belge, allemand ou que sais-je qui est en train d'opérer entre le Niger et la Libye. Il n'existe pas. Donc il y a aujourd'hui en Afrique des africains qui esclavagisent d'autres africains. C'est ça la réalité. Et il y a des européens qui bénéficient de cette route de la misère en Europe et c'est inacceptable. Dans les deux cas, ce sont des crimes.
Dans les deux cas, nous les combattons avec vigueur. Mais c'est pas faire [rires] de leçon de morale. Moi je souhaite ça à personne, mais je prends toutes mes responsabilités. Et tous ces sujets ils seront réglés par aucun propos de salon ou aucun propos simpliste. Ici nous nous engageons, mais pas parce que nous nous désengageons de la Libye. Parce que d'où partent ceux et ceux qui vont vers la ? D'ici, de la région. Donc il faut une politique de développement, c'est l'alliance pour le Sahel. Il faut une politique pour éradiquer ces trafiquants, c'est le G5 Sahel avec la force Barkhane. Nous remontons et luttons contre les contre les trafics, c'est ce que je vous ai dit.
Et nous avons envoyé des missions pour protéger sur le terrain. Et nous continuerons. Mais il faut aussi ce réveil collectif. Faut pas s'habituer avec nos vieilles recettes. Donc l'engagement de la France, il est plein et entier. Parce que les scènes que vous avez vues, je les ai vues comme vous. Et elles sont intolérables pour moi autant que pour vous. Et donc moi j'y mets toutes mes forces sur le plan diplomatique, sur le plan militaire. Moi, j'ai des enfants de ma République qui prennent tous les jours des risques et qui parfois sont tombés pour lutter contre cela.
Donc ce que j'exige aujourd'hui, c'est que tous les gouvernements européens et africains se mettent derrière cette bataille pour éradiquer le terrorisme, démantèlent les groupes de trafiquants et ne ménagent plus rien. C'est cela ce que je veux et rien d'autre. Et en cela je ne souhaite rien à personne. Alors, monsieur. ! Il faut que le micro circule, je ne l'ai pas. Monsieur le président, il y a un étudiant qui a déjà un micro. Où ? Sauf que Monsieur le président, si vous avez votre permission euh il semble que vous êtes en retard sur votre programme, donc Non, mais je me J'ai promis de prendre une question du fond là. Voilà. Allez-y ! Mais ne reposez pas des questions qui ont été posées, !
Là là, ils sont Le monsieur oui. Ils sont actifs là. Venez, venez là, venez. Venez. Non, pas vous. Venez. Oui. À votre attention, s'il vous plaît. Allez-y. C'est une délégation là. Venez, venez. Venez, vous allez y poser. Alors, il semble que je ne pourrai pas non plus prendre une quarantaine de questions. S'il vous plaît. La condition, c'est le retour au calme. Montez sur scène, je vous en prie. Alors Vous étiez là Vous avez la même ? C'est des questions ? Alors, vous me faites des questions très courtes en rafale et puis après je vous le donne et je répondrai à tout ça. Merci monsieur le président. Je me nomme Sawadogo Salif, étudiant en marketing et gestion commerciale.
Merci beaucoup d'avoir choisi le Burkina Faso comme le point de départ de votre tournée africaine. Non ! S'il vous plaît, taisez-vous. Ils veulent pas de diplomatie, ils veulent des questions. je viens. OK. ! Ma question Je veux pas dire que les questions précédentes ne sont pas à l'ordre du jour. Non, nous parlons de France-Afrique actuellement du de la justice comme le dossier de Thomas Sankara. La question la question c'est de savoir Aujourd'hui nous voyons qu'en France l'État met beaucoup l'accent sur la formation professionnelle.
Parce que au Burkina Faso ici, nous avons des milliers d'étudiants chômeurs au Burkina Faso ici qui sont formés dans l'université Ouaga Joseph Ki-Zerbo qui sortent et qui chôment. Pourquoi ne pas encourager la formation professionnelle au Burkina ? Pourquoi ne pas beaucoup investir dans la formation professionnelle au Burkina ? Deuxième ! Non, s'il vous ! ! Je répondrai à chacune. Vas-y. Je me nomme Mahamat Abakar S'il vous ! Non non ! Écoutez les ! Mes ! Oh là ! Je me nomme Mahamat Abakar Tahir. Je suis tchadien de nationalité. Je suis élève à l'École nationale de régie financière.
Tes questions Ma question est que selon mes recherches, la banque la banque la France oblige les pays nos pays les pays de zone CFA à remettre 50 % de leurs de leurs réserves d'échanges au Trésor public française en terme de conditions pour que la France pour que le CFA fonctionne. Pourquoi si ce n'est pas de l'impérialisme ça ça c'est quoi ? Ça c'est ma question. ! OK, j'ai une deuxième question. Non non, tu en as qu'une parce que là attends Non non ! Selon une publication La ! Ça c'est de l'impérialisme pour moi. Non c'est une question, je vais répondre. Non non, mais attends sinon on finit plus. Faut de l'ordre. Question. Restez là pour Je réponds. Vous pouvez rester là, je réponds.
Allez-y. Je me nomme Bakayoko Sayouba, étudiant en master 1 S'il vous ! à l'École supérieure des travaux publics de Ouagadougou. Alors, votre question. Moi ma question d'abord, nous les jeunes au Burkina ici le président français Macron est venu au Burkina pour connaître vraiment dans quelle réalité les étudiants vivent au Burkina ici. Donc ma question est de savoir quand est-ce le Burkina Faso aura ses propres normes dans les différents domaines, notamment je vais prendre dans le domaine du génie du génie civil. On on se réfère toujours aux normes françaises. Mais arrêtez de protester dès qu'il y a une ! ! Je ! ! ! S'il vous ! Un peu de !
Je peux pas à la fois S'il vous plaît, est-ce qu'on peut s'il vous ? Je ne peux pas à la fois s'il vous ? Ils veulent qu'on arrête les questions, ils en peuvent plus. S'il vous ? Alors, je lui donne la dernière chance. Non, ! Du silence, s'il vous plaît. pour la S'il vous ! Non mais J'adore le débat citoyen, vous l'avez ? Mais là vous vous êtes Je connaissais les étudiants français qui sont déjà des esprits paradoxaux. Mais vous vous êtes des esprits super paradoxaux. Parce que vous râlez pour avoir la parole et vous râlez dès que quelqu'un prend la parole en disant que les questions sont mauvaises. On va jamais s'en sortir. C'est la démocratie. Donc je donne la parole.
Je peux pas donner la parole à tout le monde, mais à quelques-uns qui la prennent de manière aléatoire. Mais vous pouvez pas protester dès qu'il pose une question parce que vous trouvez qu'elle est mauvaise. Donc on va prendre la dernière question et je répondrai. Allez-y, vous avez le micro. Il y a le micro. Ils sont deux à avoir le micro. ! Bah viens la poser là alors. Alors, ! Venez ! Ma question est de savoir la maison de la jeunesse qui sera inaugurée ici en juin, est-ce que cette maison sera inaugurée dans d'autres pays africains ? Ah ça c'est une question très concrète. Est-ce que cette maison de la jeunesse est seulement pour les jeunes de la ?
burkinabés ou bien il y aura d'autres maisons de la jeunesse dans d'autres pays ? Qu'est-ce qu'il y ? Et plus précisément pour les jeunes tchadiens. OK. Très bien. On y va alors. Vas-y, pose là. Conclure parce que nous avons Non ! Nous avons ! Les ! Ça n'existe pas. La démocratie la démocratie et le débat suppose quelques règles. S'il vous ! S'il vous ! S'il vous ! S'il vous plaît. ! Alors, je vais répondre aux qui ont été posées. J'ai Je voulais qu'il y ait une ouverture au-delà des questions que vous aviez préparées, ça me semblait être de bonne politique.
Mais cette ouverture ne ne peut pas donner lieu au désordre ni à une discussion qui va durer tout l'après-midi parce qu'avec le président Kaboré, nous devons ensuite nous rendre dans une école où nous sommes aussi attendus et donc il se poursuivra. Alors, pour répondre de manière très synthétique à vos questions. D'abord, la question 2 et 4 qui portent sur le sujet qui sont gagées ou exigées par le Trésor français pour lui-même. C'est comme la France est in fine, si vous lisez les traités, le garant. La France s'engage s'il y a un problème et c'est ça que vous négligez dans votre approche à stabiliser la zone, ce qui peut coûter à la France.
La France se doit pour la stabilité de toute la zone d'avoir de la visibilité et de donner au marché une visibilité sur la solidité de chaque État. Et c'est ce qui fait que chaque État pour lui-même et compte tenu compte tenu de ses engagements dans le cadre justement de la zone franc, eh bien a ses réserves. Ces réserves, elles sont détenues par les banques centrales souveraines et c'est un choix souverain.
Et là-dessus, je vous invite à poursuivre les études que vous êtes en train de faire, mais vous ne trouverez aucune solution où une banque centrale peut émettre de la monnaie et justement remplir les missions d'une banque centrale où que ce soit sans avoir des réserves qui constituent premièrement sa capacité à fonctionner, deuxièmement sa crédibilité sur les marchés. Et donc vous aurez à avoir des réserves au Burkina Faso. Ça n'est pas de l'argent qui est mobilisé à la demande de la France. C'est l'argent qui est mobilisé dans le cadre d'un système.
Je peux même parier et les études le montreront quand tout ça sera abordé par les chefs d'État et de gouvernement que ça coûterait plus cher pour avoir une stabilité comparable à l'échelle du Burkina seul. Pour ce qui est ensuite du plan, c'est un sujet national et domestique auquel vous avez fait référence. Et donc je renverrai, président, la France en tout cas dans ce plan et sa stratégie a pris sa part de responsabilité en étant au rendez-vous de l'aide bilatérale et des engagements et en augmentant même celle-ci.
Donc la France est au côté du Burkina dans ce plan et sera au côté du Burkina dans les discussions avec tous les bailleurs parce que c'est la politique que nous avons toujours suivie et parce que le choix démocratique qui a été fait comme le courage des réformes conduites le justifie pleinement. Ensuite et enfin, sur la formation professionnelle et le génie civil, j'ai les Sur le génie civil, tout va bien en France. Nous avons des défis importants et nous agissons.
Sur la formation professionnelle, nous avons euh un très gros défi et nous le relevons, mais les deux questions que vous avez posées d'évidence relèvent du président du Faso et pas du président français puisque ce n'est pas moi qui vais décider pour vous de la politique de formation professionnelle ni de celle du génie civil. Donc il reviendra pour répondre à toutes vos questions, donc vous l'avez compris, il fera pas mot à mot à mot le président Kaboré. Il reviendra ici pour devant vous continuer à expliquer sa politique et répondre à vos questions. Voilà, mesdames et messieurs, voilà mes amis, ce que je voulais vous dire en vous remerciant pour votre accueil et à bientôt.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
gouvernement à gouvernement où il n'y a aucune retombée sur la population locale. Elle n'investira plus pour que des grands groupes participent parfois à des opérations de corruption organisée. Elle n'investira plus pour que la jeunesse n'ait aucune retombée de ce qui se passe et qui s'investit.
Elle n'investira plus et leurs entreprises avec pour qu'il n'y ait pas un développement de l'emploi local et des engagements pris, mais elle sera vigilante avec vous, Monsieur le Président, avec tous les dirigeants et la jeunesse africaine pour faire en sorte que d'autres ne répliquent pas aujourd'hui parfois avec une forme de fascination étonnante, les erreurs que nous avons commises ensemble hier et qu'arrivent de nouveaux investisseurs avec des entreprises qui proposent des milliards, mais pas un emploi pour les Africains, qui proposent des milliards avec la répétition des mêmes erreurs du passé et qui peuvent sembler être des solutions de facilité pour aujourd'hui, mais en répliquant les troubles