ARTHUR DELAPORTE : PRESSING Julien Tanti, PLAINTE Ophenya, Ad STÉRÉOTYPE, Dérive & Danger TIK TOK
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Si ça avait été dans le domaine politique euh qui sait, on aurait peut-être lu. Je vais vous expliquer pourquoi Arthur de la porte est Macron compatible. Ouais. par exemple ou pourquoi Samzira n'invite que des nuls sur son plateau.
Je le dis encore aujourd'hui avec beaucoup d'émotions. Ça m'a touché et ça me touche encore aujourd'hui euh d'en d'en d'en parler parce [Musique] que les algorithmes décident de ce que l'on voit et de ce que l'on ressent, de ce qui nous met en colère ou de ce qui nous fait du bien. On pense choisir ce que l'on regarde mais choisit-on véritablement Arthur de la Porte député TPS ?
Bonjour. Bah la réponse est non. C'est évidemment les plateformes qui choisissent pour nous ce que nous regardons dès lors qu'on est dans des fils pour toi ou équivalent.
On regarde, on scrollle mais en fait on n jamais choisi la vidéo suivante. C'est la plateforme qui par rapport à ce qu'elle pense de nous, à ce que ce qu'elle pense être nos préférences nous met le contenu d'après. Comment tu vas Arthur ?
Bah écoute, ça va ça va. en pleine commission d'enquête TikTok ou euh à l'heure où je parle, on est à peu près au milieu des auditions. Euh et c'est une commission d'enquête qui est passionnante.
Je pense qu'on va en reparler un petit peu. Bah oui, parce que tu es initialement à l'origine de la loi influenceur. Je crois que ça toute ma communauté le sait.
Aujourd'hui, tu présides la commission d'enquête TikTok. Cette commission d'enquête, elle a été créée donc le 13 mars dernier. Elle cherche à piloter un travail de fond sur l'impact psychologique et social de la plateforme, en particulier chez les mineurs.
Cette commission, elle vise à étudier les les mécanismes de captation de l'attention, les effets potentiels sur la santé mentale, y compris les pensées sombres, l'exposition à des contenus dangereux, ainsi que les différences entre TikTok et sa version chinoise douin en matière de régulation algorithmique et de protection des jeunes utilisateurs. Pourquoi Arthur de la Porte, le sujet de l'impact de la santé mentale chez les utilisatrices et les utilisateurs de TikTok t'a intéressé toi en tant que député ? Parce que j'avais déjà une petite appétence pour la question de l'impact des réseaux sociaux et des impacts négatifs.
Avec la loi influenceur, on a quand même commencé à voir comment on pouvait réguler un certain nombre de comportements sur les réseaux de de comportements dangereux. Et c'est vrai que une fois qu'on a fini la loi influenceur, il y en a un certain nombre qui sont basculés par exemple de Instagram à TikTok parce que leur revenus publicitaires s'était effondré par exemple, il gagnaient pour certains plusieurs dizaines de milliers d'euros voir plusieurs une centaine de milliers d'euros par mois et puis là avec les placements de produits interdits, ils pouvaient plus faire n'importe quoi. Bah ils sont dit comment je vais gagner de l'argent ?
Et en même temps, il y a TikTok qui augmentait. Il y avait de plus en plus de gens de jeunes notamment sur TikTok et avec d'autres formes de monétisation plus viral. Euh et donc bah voilà, ils sont mis à produire des contenus virux ailleurs sur TikTok.
Et donc voilà comment je me suis intéressé un peu à TikTok. Euh mais après c'est pas comme ça que je me suis dit il faut créer une commission d'enquête pour le coup. Il faut rendre euh à l'or mineur.
C'est comme ça qu'elle s'appelle député Renaissance. Ce qui lui revient, c'est elle qui s'est dit tiens, il y a un sujet, faut créer une commission d'enquête sur l'impact de TikTok sur les mineurs. Et je me suis dit, bon ben ça tombe bien, j'ai commencer à m'intéresser à TikTok, je vais m'impliquer là-dedans.
Et comment ça se passe ? Tu proposes une candidature de tu es élu quelque part président de la commission d'enquête. Tout à fait.
Il faut faire une campagne. En gros, une commission d'enquête, c'est plusieurs choses. Déjà, c'est un texte qui va être écrit par un ou une député qui va avoir une idée et va se dire "Bah voilà, sur ce sujet-là, il y a un problème public, il faut qu'on fasse une enquête, donc on auditionne des gens, qu'on qu'on aille rechercher des éléments pour manifester la vérité sur ce problème et derrière qu'on voit quelles sont les solutions qu'on propose en terme d'orientation publique.
Et donc euh ben on rédige ce qu'on appelle une proposition de résolution pour faire créer la commission d'enquête et derrière ben il faut un vote. Il y a deux options. Globalement tous les groupes parlementaires ont le droit à une commission d'enquête par an.
C'est ce qu'on appelle un droit de tirage. Donc quand on est un groupe d'opposition, on se dit sur quoi je vais utiliser mon droit de tirage ? Par exemple, moi le groupe socialiste a fait sur le scandale du chlore déconne.
Donc c'est des des des pesticides hyper dangereux qui ont été balancés notamment en Martinique pour la production de bananes qui ont pollué les terres qui tuent des gens. Enfin c'est c'est un truc de fou. Voilà, ça c'est un des sujets.
En ce moment j'ai un copain qui préside une commission d'enquête au Sénat sur la question de des eaux de des eaux Nesley Waters et cetera. Donc c'est un vrai scandale sanitaire aussi. On a une autre commission d'enquête qui a fait un peu de bruit, celle sur notamment tout ce qui est les violences sur les mineurs.
Donc autour de dans les établissements et notamment Betaram avec le premier ministre qui a été auditionné François Bairou donc sur ce sujet-là. Voilà donc il y a il y a plein plein de possibilités de commission d'enquête. Oui, il y a une commission présidé pas Sandrine Rousseau aussi sur les violences dans le milieu du cinéma ou encore sur les difficultés d'accès aux soins présidés par Jean-François Roussé.
Voilà. Donc il y a plein de sujets et donc chaque groupe peut choisir son sujet. Et puis parfois une fois qu'on a épuisé son droit de tirage, donc il y a 10 groupes, donc ça fait en gros 10 commissions d'enquête par an, et ben on peut aussi décider si on arrive à convaincre assez de députés que il y a un sujet qui mérite l'attention.
Et donc c'est comme ça que cette commission a été proposée. Elle est devenue en fait une commission en plus. Voilà.
Et et alors pourquoi à ton niveau en tant que président de la commission d'enquête TikTok, tu as choisi justement la plateforme TikTok et pas Instagram et pas X ? Au début justement, quand on est en train de créer une commission d'enquête, il y a un débat, on peut amender l'objet de la résolution. on peut rajouter des éléments, on peut en retirer.
Et donc voilà, moi j'ai réussi à rajouter quelques petits petites choses pour le travail qu'on doit faire parce qu'en fait ce que tu as lu tout à l'heure c'est un peu le programme de travail de la commission pour 6 mois et moi je voulais qu'on étende à tous les réseaux sociaux et on a une discussion avec la rapporteur et elle a dit ouais mais en même temps on a que 6 mois et en plus c'est c'est limité dans le temps par la loi he par la constitution et on a les vacances d'été qui arrivent et si on se met à faire tous les réseaux sociaux on va pas s'en sortir donc on va cibler sur le réseau qui est le plus fréquenté par les mineurs, c'est TikTok, notamment par les très jeunes. Et donc bah du coup à partir de là, c'est aussi lui qui concentre un certain nombre de dérives. Mais ce qu'on va ressortir de cette commission d'enquête sur TikTok, on pourra aussi l'appliquer évidemment aux autres réseaux sociaux parce qu'il y a pas que TikTok qui a des problèmes d'algorithmes, qui a des problèmes de modération des contenus.
En fait, c'est plus large que ça, mais on prend un cas d'école pour essayer derrière d'en tirer un certain nombre de choses, mais on essaie de le faire très sérieusement et le plus de la façon la plus approfondie. Donc moi, j'ai été sensible à ces arguments-là. J'ai pas voulu euh euh comme c'était un peu son idée au départ dire bah on fait tous les réseaux parce qu'en plus la question c'est où est-ce qu'on s'arrête ?
Est-ce qu'on fait Telegram ? Est-ce qu'on fait WhatsApp ? Est-ce qu'on fait des réseaux plus confidentiels parfois qui sont extrêmement aussi dangereux ?
Donc voilà, on a dit on fait TikTok et on le fait bien. On le fait que pour les mineurs alors qu'on sait qu'il y a des sujets aussi pour les les majeurs, les jeunes majeurs. Voilà.
Donc mais en même temps, on le fait bien sur les mineurs parce que quand on aura montré les problématiques pour les mineurs, mais on pourra les étendre aussi au reste de la société. Donc il y a eu d'abord ce débat sur le périmètre et une fois qu'on est d'accord sur le périmètre, bah il y a un vote. Le vote si la résolution elle est acceptée et ça a été le cas par l'ensemble des députés à l'unanimité et bien on a une constitution de commission d'enquête.
Et donc là chaque groupe va désigner des représentants en fonction de son poids. Donc par exemple moi mon groupe on est 66 députés sont environ 10 % de l'Assemblée nationale. Il y a 30 députés membres de la commission d'enquête et donc on a le droit à trois places dans cette commission d'enquête. derrière, ben en fait, il y a une élection pour devenir président.
Donc en fonction du nombre de personnes qui déposent sa candidature, ben voilà, c'est une élection à la majorité. Il s'avère que j'ai fait un peu campagne euh j'ai dit ben voilà, je pense que je suis légitime et cetera. Donc j'ai été le seul candidat et donc élu à l'unanimité par par la commission.
Et alors que concrètement la phase de diagnostic, elle consiste en quoi de cette commission d'enquête ? Comment savoir quel chercheur auditionné ? Comment savoir quel psychologue auditionné ?
Quel spécialiste de la tech, quelle famille aussi entendre ? Quelle famille de victime. Ouais.
Et bien ça c'est un travail justement que doit faire le président parce que c'est le président qui convoque les gens. Ça c'est mon rôle. Et donc il s'avère que ben parce que j'avais travaillé sur le sujet que ça faisait plusieurs mois que je travaillais aussi, on en avait déjà un petit peu parlé de la loi influenceur 2.
Donc avec l'idée que sur cette nouvelle loi influenceur, bon on l' un peu mis en pause le temps de la commission justement. Ah, j'aime bien le nom de code, la loi influenceur 2, nouveau blockbuster. C'était notre sujet avec Stéphane Vogeta avec qui j'avais fait la loi la loi 1 du la loi du 9 juin 2023.
Euh ben on on s'est dit tiens là il y a moyen de creuser un peu sur comment on arrive à protéger les jeunes et et donc nous bah on connaissait déjà les agences d'influenceurs, on connaissait déjà un certain nombre d'influenceurs, on connaissait aussi des gens qui travaillaient un peu sur ça, des chercheurs, des juristes et donc bon bah voilà le le point de base c'est les gens qu'on connaît et puis après il y a les gens qu'on nous conseille, les gens qu'on nous suggère et donc bah là on regarde est-ce qu'ils sont intéressants ou pas puis parfois on a des intuitions. Par exemple, moi je voulais organiser absolument une table ronde sur la question duisme, du masculinisme et cetera. Bon ben là, on cherche on cherche des des gens qui ont travaillé là-dessus, des gens qui ont fait des documentaires là-dessus, des des universitaires.
Voilà un peu comment on constitue le périmètre. Et puis derrière, ben on essaie d'audiencer tout ça, c'est-à-dire de créer un programme de travail avec ben cette semaine, on va commencer par exemple les chercheurs qui travaillent plus généralement sur l'économie du numérique et puis après on va on va resserrer. Moi, j'ai voulu faire un plan comme on appelle en annoir.
Donc c'est-à-dire qu'on est parti des gens qui réfléchissent largement sur les enjeux du numérique. Après, on est passé sur les gens qui réfléchissent sur la manière dont les l'algorithme provoque des effets. Comme ça, on est passé à la la mécanique un peu.
On a ouvert le capot de l'application et ensuite on est passé sur des psychologues qui nous montraient comment globalement il y avait des effets qui pouvaient s'observer à l'échelle large. Puis là on est arrivé aux victimes. Donc on a auditionné des victimes et ensuite on arrive dans la phase ben une fois qu'on a des victimes, comment on va traiter ça ?
Donc ben comment on va enquêter ? Comment la justice va se saisir de tout ça ? Comment on va enquêter sur les dérives à l'échelle européenne ?
Et puis bah après à la fin, on arrivera une fois qu'on aura fait des acteurs un peu institutionnels au tiktur comment ils agissent, comment ils réagissent, comment ils ont conscience que leurs contenus peuvent impacter la santé, la vie des gens. Et puis à la fin, on finira par TikTok. Voilà, c'est la c'est le bout de l'entonoir.
Et donc à la fin de cette commission, bah on aura longue audition et donc à l'heure où je parle, euh c'est pas encore arrivé, mais à l'heure où cette émission sera diffusée, et bien on aura déjà auditionné TikTok. pendant toute une journée. Alors, c'est vrai que nous en tant qu'utilisateur des réseaux sociaux et de la plateforme TikTok, on voit le haut de l'iceberg uniquement.
C'est-à-dire qu'on va cliquer sur une vidéo ou on va tomber sur une vidéo sur laquelle on va marquer même indirectement un intérêt parce qu'on est resté quelques secondes de plus qu'une autre et ça va potentiellement être tout de suite enregistré par par la plateforme qui va nous en montrer d'autres similaires. On va passer en revue ensemble Arthur de la porte des vidéos des trends, ce qu'on appelle des trends, donc des tendances qui reviennent et qui polluent euh tu vois j'ai pas fait exprès, mais qui polluent les plateformes et nos algorithmes à partir du moment où on est tombé une fois dessus. On va commencer avec la traî du skinny tok.
Ça c'est un vrai mouvement, c'est une vraie tendance de personnes qui de façon très vindicative appelle à la minceur. Je te propose de regarder. Vous savez pourquoi la plupart des gens ont un problème avec le skinny tok ?
Parce qu'on vous dit des vérités que vous voulez pas entendre et que personne n'osera vous dire. Moi, je vous le dis depuis que j'ai la mentalité skinny talk, ça fait presque 2 ans maintenant. Go girl, va à la salle, mange bien, respecte-toi parce que oui, laisser aller manger mal, c'est une forme d'yir envers soi-même.
En gros, l'idée c'est vous avez des TCA, en fait, des crises d'hyperagie parce qu'il y a personne devant vous. Imagine, tu es devant ton crush et tu fais ta crise de TCA, est-ce que tu serais capable de le faire ? Honnêtement, tu serais pas capable parce qu'on va pas se mentir, ça fait morph de dégommer un paquet entier de cookies.
Donc, écoutez mon conseil. Si vous voulez maigrir, mangez comme si vous mangez devant votre crush. Ça va vous changer la vie.
Ça va mais vous changer la vie. Est-ce que tu trouves cette tendance dangereuse ? Ah, c'est super dangereux parce que là, on a l'impression comme ça que c'est un peu anodin que c'est des conseils comment tu manges bien, comment tu as une vie saine, comment tu as un corpsin.
Mais en fait derrière ce que produisent ces tendances, c'est qu'elle déjà normalise des modèles de maigreur extrême. C'est-à-dire que pour être beau, faut être mince, voire très mince, voire très très mince. Et donc en fait, on va se dire bah moi qui a un peu de formeou quoi, c'est pas normal.
Je je suis pas normal. Je suis pas je je vois tous ces gens et en fait je vais idéaliser des formes qui ne sont pas des formes normales final. Oui, mais c'est surtout qu' pardon, j'ai envie de dire avant, ça fait très vieux schnil y ait cette industrialisation de la vidéo virale, on tombait sur des vidéos potentiellement où on allait chercher l'information auprès de spécialistes.
On a l'impression aujourd'hui sur cette plateforme que tout le monde est devenu journaliste, tout le monde est devenu psychologue, tout le monde est devenu diéticien, tout le monde est devenu politique, tout le monde est devenu chercheur. Ça c'est sûr que c'est un des effets plus largement des réseaux sociaux que de mettre sur un niveau d'équivalence des formes de légitimité différentes parce que on a des gens dont c'est le boulot, on a des nutritionnistes qui peuvent donner des conseils et qui savent très bien aussi les conséquences de certains conseils. Là évidemment tout le monde est égal et je vais donner autant de crédit, c'est le mécanisme du d'un réseau social à la parole de Samedira que à celle de je sais pas qui pour connaître ou comprendre les mécanismes des réseaux sociaux.
Bon ben moi comment tu régules ça ? de faire le liberté d'expression sur un réseau social. Déjà, on essaie de lutter contre le renforcement, comment l'algorithme va contribuer à enfermer les gens dans des bulles de filtre.
Parce que si je commence à liker ou à regarder longtemps cette vidéo Nistrus que plus de 5 secondes, la plateforme va se dire tiens ça l'intéresse c'est contenu un peu bouffe minceur et donc il va m'en reproposer d'autres. Il va m'en reproposer encore d'autres. Donc le voir une fois, ça passe, ça change, mais en fait se retrouver à avoir que ça et avoir que des trucs skinny tok, bah la fin la fin on devient on devient, je vais pas dire toc toc, mais on devient en fait dans une emprise numérique et on finit par intégrer ça comme ben tout, je ne vois que ça.
Donc c'est des discours normaux, c'est une forme d'artement visuel. C'est en fait bah d'une forme d'ar et de mise en danger de la vie des gens. Tout simplement parce que aujourd'hui on se retrouve avec cette tendance qui n toque avec des mineurs qui sont hospitalisés et qui continuent à regarder compulsivement ce type de contenu alors même qu'ils font 35 kg et qui sont finalement sous sous sous perfusion et cetera.
Et là, on voit pas, mais sur TikTok euh sur Skinny Talk, on a aussi des conseils sur comment se faire vomir et on a des influenceurs qui vont prospérer là-dessus sur des conseils genre comment cacher à votre infirmière que vous avez pas pris votre alimentation, comment faire quand vous êtes en hospitalisation pour voilà dissimuler un certain nombre de choses. Je vais dire une chose importante, c'est pas TikTok qui a inventé tout ça. C'est des choses qui existaient déjà.
Il y avait déjà eu par exemple au milieu des années 2010 un peu une alerte sur les incitations à la maigreur excessive sur les réseaux sociaux. La tendance proano. Voilà la tendance proana.
Et et en fait euh cette tendance-là, on l'avait dénoncé, ça avait été un peu régulé par la plateforme. Là, le problème, c'est que quand on tape Skinny Talk, bah on tombe sur tout un continent et ça existe. Je veux dire, euh l'algorithme avait bloqué, c'est-à-dire TikTok avait bloqué le le mot clé et donc on avait euh "Ah bah tu as des problèmes si tu tapes Skinny Talk, c'est en gros vous avez besoin d'être orienté vers un spécialiste et cetera." Là, en tout cas aujourd'hui euh au moment où on enregistre cette émission, quand on tape skinny Talk, on a même plus le message de prévention et on a toutes les vidéos.
Et ça bah c'est un vrai sujet parce que la plateforme pour le coup elle pourrait bloquer le hashtag parce qu'elle sait que c'est utilisé par des gens qui font la promotion de l'anie et pour le coup c'est quelque chose d'illégal parce qu'on met en danger la vie des gens et donc il faut aussi réguler ça. Et le problème c'est que c'est toujours un un truc assez mince entre qu'est-ce qui relève de la censure de la liberté d'expression et qu'est-ce qui relève de la prévention de la protection de la santé des gens. Et en fait, moi je considère que le droit à la santé est supérieur à un droit à une information qui n'est en fait une information qui va mettre en danger la vie.
Et ça, finalement, c'est interdit de mettre en danger la vie. En parlant de la santé, en parlant de la liberté d'expression, en parlant de la création de contenu, j'aimerais te montrer la vidéo d'une d'une jeune femme devenue créatrice de contenu, enfin en tout cas qui poste sur les plateformes de création de contenu qui s'appelle Onbo et qui partage son trouble alimentaire. Certains disent que c'est euh une façon de d'exorciser le mal que de le partager avec d'autres qui vivent la même chose.
Il y a aussi des dangers qui sont liés. C'est pour ça que j'aurai deux vidéos. On va commencer par la première de ce qui est diffusé par Onbo sur les réseaux sociaux. ici.
Voilà. Donc ça c'est ce qui est posté régulièrement par cette jeune femme. Elle le dit, elle explique sa maladie sur ses réseaux sociaux.
Est-ce que toi tuimes que ça peut être dangereux ou alors tu estimes que le danger il est dans dans la répétition, dans le harcè visuel qu'on peut avoir après avoir cliqué ou avoir tombé sur une vidéo comme celle ? Déjà, j'ai du mal à voir l'intérêt de ce type de vidéo mais il y a des utilisateurs qui le trouvent puisque il les regardent, il les regardent de façon compulsive et les contenus alimentaires, je peux le dire parce que moi qui a un compte TikTok, c'est quand j'ai parlé de bouffe que ça a le mieux marché. Euh et donc c'est vrai que on a toujours euh un intérêt euh un intérêt plus fort pour euh pour la bouffe.
Mais là le problème c'est que elle est malade et que en fait à la fois quand on est malade, on va se sentir avec des gens qui nous comprennent. C'est souvent ce que disent euh les personnes qui sont victimes. Va dire "Ah ben j'ai trouvé sur TikTok une communauté de gens qui partageaient et ça m'a aidé à me sentir mieux.
Mais le problème c'est que quand on se sent mieux dans une communauté qui nous renferme, on a du mal derrière à apporter un crédit aux gens qui sont extérieurs à cette communauté. Donc en fait, on va avoir un syndrome d'enfermement et derrière on a plus de mal encore à en sortir parce qu'on se dit bah c'est les autres, ils sont pareils, ils vivent les même choses et je c'est normal, c'est normal mais non, c'est pas normal de bouffer du Nutella, des frites et cetera, de l'huile et cetera parce que derrière bon c'est des crises de d'hypergie. Voilà.
Mais en fait c'est aussi elle fait des vidéos où elle se montre à manger toute cette graisse pour derrière mieux se faire vomir et elle se filme en train de vomir aussi. Voilà. Et donc je suis pas sûr que elle ce film est en train de vomir mais peut-être que d'autres le font.
Il y en a qui alors elle au sens large parce que c'est beaucoup de filles mais il y en a qui voilà se mettent en scène en train de vomir et franchement en montrant voilà le le le lien entre les deux et qui vont faire beaucoup de vues là-dessus sur ces contenus qui vont gagner de l'argent et beaucoup d'argent grâce à ces contenus. Et ben le problème c'est que le mécanisme de la plateforme comme c'est des contenus virux, comme c'est des contenus problématiques et ben plus ça va plus elles vont en faire parce qu'elles savent que c'est aussi comme ça qu'elles maintiennent soit des vues. C'est-à-dire que la vue étant soit une forme de rémunération.
Enfin, je veux dire psychiquement, on va sentir mieux parce qu'il y a beaucoup de gens qui voient, beaucoup de gens qui likent et donc on est dans une forme de dépendance un peu à cette vue et à côté de ça, on va aussi bah financièrement alimenté par la plateforme qui va dire bah tac, elle a fait des milliers voire des centaines de milliers de vues avec ça, je vais renverser de l'argent. Je l'ai reçu en interview cette jeune fille on bou, je lui ai posé la question sur les dangers des vidéos qu'elle postait à la vue de tous sur une plateforme où les vidéos sont accessibles par toutes et tous. Au moment où on tourne, l'interview d'Anbou est pas encore sortie, mais je te propose de découvrir un extrait de sa réponse.
Et je suis sincèrement désolée à toutes les personnes que j'ai bousculé, trigger, c'est pas mon intention, pas du tout. Et je suis triste de ça. En même temps, ça a tellement quand même, je trouve, fait avancer euh le fait de connaître cette pathologie là parce que les gens connaissent maintenant que on peut se restreindre ou alors faire des crises et compenser par la suite.
Voilà. Donc en fait, elle parle du mécanisme de la maladie. C'est ce qu'elle m'explique.
Oui. Enfin, il y a des professionnels pour ça. Et le problème, c'est que aujourd'hui, en fait, quand on est victime et du coup qu'on est soi-même malade, on n'est pas forcément la meilleure personne pour parler de la maladie parce que là, on voit bien qu'elle est pas encore guérie.
Euh et donc euh enfin, pour moi, le vrai sujet, c'est comment on oriente vers des professionnels parce que c'est leur métier de soigner et elle c'est pas son métier. Et je pense que je préfère suivre des comptes par exemple de de Charline que j'ai vu moi qui est infirmière dans la région de Grenoble qui a créé le compte Stop TCA en le pas le compte mais le la pétition Stop TCA euh Stop Skinny Tok pardon mais sur les TCA et son compte c'est au cœur des TCA voilà où là elle explique un peu de façon très pédagogique comment on peut se sortir de ça comment ça existe mais comment on peut s'en sortir plutôt que des gens qui vont dire Bah regardez, moi je vis très bien avec ça parce que non, je suis désolé, on ne vit pas très bien avec ça. Et non, c'est pas parce qu'on va avoir une phase où on va compenser une période, ce qu'elle vient de dire là en fait hein, de d'analie par en remangeant plus derrière.
Bah non, en fait non, c'est pas c'est pas comme ça que ça marche. Le corps humain, il est fait pour avoir une alimentation la plus équilibrée possible sur des périodes longues. Par ailleurs, on a le droit de se faire plaisir de temps en temps.
Euh voilà, c'est pas interdit le plaisir alimentaire, mais disons que il faut il faut vraiment éviter, je trouve, de faire la promotion de ses comportements parce que là, en fait, elle va donner envie à des gens qui la suivent de faire la même chose qu'elle, c'est-à-dire des comportements dangereux comme ceux que tu viens de de montrer à l'instant. Il y a des expressions aussi qui sont dangereuses, qui naissent sur les réseaux sociaux euh pour euh travestir certains mots comme qu'on connaît des mots délictuels comme le mot harcèlement. On est d'accord que l'appel au hars est interdit.
Bien sûr. Voilà. Commanditer un harc sur quelqu'un, c'est interdit.
C'est un délit. C'est puni par la loi. Et c'est puni par la loi.
Mais aujourd'hui, on peut lire et depuis quelques temps maintenant avec insistance, faites-lui un pressing de zinzin, s'il vous plaît. Son pressing ne doit jamais se terminer, désolé. lui aussi il mérite son pressing.
Faites-vous plaisir les gars, je relance officiellement le pressing qui me suit. Faut jamais arrêter le pressing de Sarah Frezou. Arrêtez jamais le pressing sur Kenza Waldorf, s'il vous plaît.
Le mot pressing, est-ce qu'il est une forme de harent qui ne dit pas son nom concrètement pour toi ? Et est-ce que les plateformes doivent rendre des comptes de ça ? Est-ce qu'elles devraient mieux encadrer, supprimer, bannir ses utilisateurs ?
Alors ce qui est sûr c'est que elle devrait les bannir et il devrait être sanctionné et surtout il ne devrait pas le faire. Elle devrait quand elle voit le mot censurer immédiatement le le contenu. Et je suis désolé mais ils sont tellement forts, ils savent exactement nos préférences avec l'algorithme et cetera.
Ils sont pas capables de voir que un mot remplace un autre. Ça avec un peu d'intelligence artificielle on le voit très facilement. Donc en fait, il y a un sujet, c'est que facialement, ils vont se donner bonne conscience pour dire "Bah oui, en fait euh on a interdit le, vous voyez bien, quand il y a le mot, on censure, mais ils sont très capables euh de d'empêcher les mots équivalents d'apparaître.
Par exemple, sur euh les gens qui ont dépensé suis, euh bah en fait, le drapeau suisse tape le drapeau suisse et paf, on se retrouve envahi de contenus qui n'ont rien à voir avec la Suisse mais avec le suide. Voilà, là sur le harcant donc tu parles de de de mot du mot pressing, mais on a la tasse de café paraît-il. Donc voilà, on a différents moyens de déclencher en effet des raides contre des gens, souvent contre des femmes.
Une femme a 27 fois plus de chance d'être haré qu'un homme sur les réseaux sociaux. Et donc en fait, on a en effet un cocktail qui est extrêmement dangereux parce queon a des gens normaux, anonymes, pas voilà qui vont se retrouver sous le cou d'une pression de la communauté, mais on a aussi des influenceurs eux-mêmes qui vont se retrouver arés enfin je sais très bien par la communauté d'un autre qui a pu lancer un raid spontané ou très guidé contre lui. Il y a aussi les live match TikTok.
Je me souviens tu étais venu sur un de mes plateaux sur Aja pour en parler. On avait dédié toute une émission à ça. Aujourd'hui, c'est devenu monnaie courante.
Aujourd'hui, c'est presque devenu un métier, hein, un travail quand on entend certains influenceurs. C'est marrant que tu dises monnaie courante parce que c'est vrai que il y a de la monnaie, il y a de l'argent et le problème des cadeaux qui se transform en argent. Voilà.
Exactement. Mais quand le le vrai problème de ça, c'est que TikTok a une stratégie de gamification, de jeux où on ne voit pas que le cadeau n'est pas un cadeau. Le cadeau c'est en fait plus ou moins pour boire mais en fait c'est une rémunération.
Et donc derrière quand je vais être content de recevoir des cadeaux, ben je vais être content de recevoir pas des cadeaux, de l'argent, des dons en argent. Mais encore une fois, on a tout ce ce ces mots qui sont changés, qui sont détournés en fait. En fait, ce nouveau langage, c'est ça ben fait queon perd la conscience que je suis en train de donner de l'argent.
Et moi, j'ai vu des jeunes qui avaient pas mis beaucoup, mais ils avaient mis 5 10 € comme ça aller piquer dans la carte bleue de leurs parents ou quoi pour pouvoir donner un peu d'argent aux influenceurs qu'ils idéalisent simplement pour le plaisir d'avoir leur nom par exemple affiché ou prononcé dans un live. Et ça c'est terriblement dangereux. Ah ben je pense c'est un utilisateur des réseaux sociaux.
Ça a fait parler il y a quelques semaines. Euh, on appelle donc ça sur la plateforme TikTok, je crois, des donateurs. Il s'appelle William, il se met même lui-même en scène aux côté de Julien Tanti.
Julien Tanti l'a reçu également même chez lui à Dubaï. C'est l'influenceur Bastos qui disait dans un de ses lives qu'il lui aurait donné des milliers et des milliers d'euros. J'ose même pas le dire tellement ça paraît indécent et puis faudrait que je puisse le vérifier mais on parlait sur les réseaux sociaux de la somme de 150000 € ce qui me paraît quand même énorme.
Je te propose de regarder un extrait vidéo de de à quoi ça ressemble ces donations pour tout. Est-ce que tu penses qu'un un donateur sur la plateforme il donne cet argent sous forme de cadeau en toute conscience tout le temps ? Bien sûr que non.
Bien sûr que non parce qu'on est emporté, on est embarqué. Tu vois bien la manière dont le live est construit, c'est une pression c'est une pression continue pour inciter les gens à donner donner donner donner sans se rendre compte que comme on donne un lion, un machin, un truc ou une fleur, une rose, une baleine, bon on se dit pas combien elle vaut la baleine, combien elle vaut la rose, combien il vaut le lion et en fait et ben à la fin oui, ça peut être plusieurs centaines d'euros, plusieurs milliers d'euros qu'on finit par donner embarquer en fait dans ce mécanisme comme dans un casino hein. Là, c'est un mécanisme de typique de machine à sous Ah oui, c'est un casino à porte ouverte.
Voilà. Et en fait, c'est un casino où la personne qui donne n'a pas même une chance de récupérer sa mise. Elle la perd.
Voilà, elle la perd globalement. Donc ça c'est extrêmement problématique. Est-ce qu'on peut être sans le savoir dans une sorte de soumission indirecte ?
Ah ben mais oui, directe direct. Il y a des gens qui qui finalement se retrouvent totalement dépendants d'un influenceur parce que ils vont se retrouver dans une illusion de proximité parce qu'il va parler d'eux, il va les considérer, il va considérer qu'ils font partie de sa team et donc du coup on sent faire partie d'un groupe, on sent qu'on est considéré par quelqu'un qu'on a tendance à idéaliser et donc on se retrouve dans une dépendance psychoaffective à à quelqu'un. Et c'est une relation qui est extrêmement dangereuse et qui est asymétrique parce que évidemment la personne qui donne n'apparaît pas mais elle peut se retrouver quand même d'une manière ou d'une autre exposée et la personne qui va recevoir de l'argent pour le coup en profite et a tout intérêt à entretenir sa communauté dans ce lien de dépendance.
Et dans cette commission d'enquête TikTok, est-ce que vous abordez aussi l'aspect de l'éligibilité à la monétisation et de la monétisation ? Parce qu'en fait, forcé de constater aujourd'hui que toutes et tous peuvent potentiellement accéder à un complément de revenu et ils le savent, ils le savent mieux que nous. La plupart ont des métiers, des véritables métiers et se font des compléments de revenus à côté ou cherchent à avoir ce complément de de revenus en atteignant donc les fameux 10000 abonnés sur la plateforme TikTok pour pouvoir être monétisé et en obtenant les 100000 vues nécessaires au cours euh des 30 derniers jours.
Concrètement, plus tu es viral sur TikTok, plus tu prends des abonnés. On est d'accord ? Pour être viral, il faut impacter.
Pour être vu, ce qui va marcher surtout sur cette plateforme, ça va être la critique. Mais la critique très dure, vindicative, exacerbée, très négative. C'est le nerf de la guerre sur TikTok.
Je vais donner des exemples. Si ça avait été dans le domaine du sport, on pourrait on pourrait lire. Je vais vous expliquer pourquoi Michael Jordan est une fraude.
Dans le domaine du ciné, on pourrait lire. Je vais vous expliquer comment Disney s'est laissé bouffer par le wisme. Et encore, je reste poli, hein.
Dans le milieu de l'influence, pourquoi Lena situation n'est pas la super meuf qu'elle prétend être ? Bien évidemment, tu doutes que c'est beaucoup à coup d'insulte dans la réalité. Si ça avait été dans le domaine politique, qui sait, on aurait peut-être lu, je vais vous expliquer pourquoi Arthur de la porte est Macron compatible.
Ouais. Par exemple, ou pourquoi Samzira n'invite que des nuls sur son plateau. Voilà.
Et euh et donc en fait on on peut très facilement en effet une fois qu'on a compris les codes attirer l'attention parce que on va euh chercher la polémique, chercher le trash, chercher la violence et on sait que et TikTok rémunèrent sur les les contenus qui vont capter l'attention à partir de 5 secondes. Donc on sait que tout se joue dans les premières secondes et pour garder quelqu'un du coup il faut être dans le clash dès le départ sinon ça marche pas. Mais tu l'as vécu ça ?
Ah ben moi je l'ai vécu à ton échelle ? à mon échelle à plusieurs reprises. À plusieurs reprises.
Dernièrement, j'ai vu que tu l'avais vécu il y a eu une polémique avec une journaliste du média frontière au sein de l'Assemblée nationale. Donc tu connais ça parce que tu as eu toi des vidéos comme ça. Ah bah si tu veux en parler, moi je suis je suis je suis pour parce que ça permet de de montrer comment il y a des logiques de cyber.
En fait moi j'avais des proches qui avaient déjà été cyberés par ce média. C'est-à-dire que les gens les jettent en pâure en disant il y avait eu par exemple le cas des avocats qui parce que ils font leur métier d'avocat euh défendent des étrangers et donc c'était devenu regarder ces avocats gauchistes machin ils se sont retrouvés comme ça. Bon on on regarde tu me permets un extrait justement de ce qu' tourné sur TikTok comme ça tu peux t'expliquer expliquer la polémique et comment on pourit pour une journaliste mon travail de journaliste.
Je fais mon travail de journaliste. Je fais mon travail de journaliste. Vous rendez pas compte de ce que vous faites là.
Non, je fais mon travail de journalist. Je fais mon travail de journaliste. Vous êtes des tapez monsieur vous tapez une femme, vous tapez une femme monsieur.
Vous êtes en fait vous venez là, vous attisez les haines, vous mettez des gens en danger sur les travail de journaliste. Je fais mon travail de journaliste. C'est pas ça du travail du journaliste.
C'est pas ça du journalistme. Et qu'est-ce que c'est alors monsieur ? [Applaudissements] Donc, ce sont des journalistes du média d'extrême droite frontière qui ont été exfiltrés par les services de l'Assemblée lors d'un rassemblement de soutien à des collaborateurs parlementaires de la France insoumise tenu au sein de l'institution en présence de plusieurs députés pour protester contre un article du média.
C'est ça. En fait, ce qui s'est passé, c'est qu'ils ont fait un article où ils ont comme ils avaient fait pour les avocats, jeté des collaborateurs enfin en pâure en confondant leur métier et leur position politique et en faisant ça, en disant "Regardez ces gens-là, voilà. ils mettaient leurs comptes et cetera, on pouvait très facilement les retrouver sur les réseaux sociaux.
Bon ben, on a considéré que c'était pas normal. Donc, on a fait un rassemblement de soutien. Café frontière.
Déjà, ils sont venus dans l'assemblée en train de distribuer, d'essayer de vendre des médias dans l'Assemblée. C'est totalement illégal. Deuxièmement, ils ont filmé des collaborateurs dans l'Assemblée alors que dans l'Assemblée, normalement, on filme des députés, hein.
On filme pas des collaborateurs, c'est pas c'est pas autorisé en fait. Et donc deuxième, illégalité. Et troisièmement, ils étaient là un peu triomphants comme ça, pas du tout en position de journaliste.
Ils se sont mis au milieu des collaborateurs pour faire uning politique. Et donc moi, j'ai j'ai demandé au service de sécurité d'agir et de leur dire "Attendez, vous voyez bien, ils sont en train de faire un aping. Ils sont en train de de de perturber une manifestation qui était très très calme et donc là, les gens ont remarqué que Frontière était là, ils sont mis à dire frontière dégage, l'assemblée est pas à toi." Ça c'est c'était le slogan qui était escandé. et je disais au service de sécurité intervenez ça ça va dégénérer.
Il le faisait pas. Donc moi, je suis monté et je leur ai dit maintenant vous partez, vous arrêtez de filmer des collaborateur. Euh et elle m'a dit bah non, je fais ce que je veux.
Et donc parce qu'il gardent pas évidemment la première séquence, ils gardent que quand je leur dis bah non, vous faites pas ce que vous voulez, vous êtes à l'Assemblée nationale. Euh on est des journalistes. Je dis non, vous êtes pas des journalistes, vous êtes des fascistes.
Et je leur dis et ils l'ont gardé ça parce que vous jetez des gens en pâure. Mais en fait le falisme, qu'est-ce que c'est ? Si on regarde ce que dit Umberto Echo qui a analysé les caractéristiques du C'est des gens qui sont pour le retour en arrière pour une société qui est fermé pour la l'exacerbation du sentiment national qui véhicule des idées rac c'est exactement ce que fait Frontière et qui finalement refuse la contradiction dans un système parce que eux ils ont une idée et en fait ils vont essayer de faire rentrer ça dans leur grille d'analyse.
Tout tout le réel va être analysé à l'une de leur gri d'analyse et derrière on va accentuer la différence entre le vrai et l'opinion. Enfin pardon la confusion entre le vrai et l'opinion. Et en fait c'est exactement ça.
C'est j'ai une opinion donc ça devient la vérité qui s'impose à tout le monde et tous ceux qui rentrent pas là-dedans, ben finalement sont des méchants et cetera. Et ce qui s'est passé, c'est que moi, je je vais leur dire ça de partir. Bon, à la fin, ils sont fait exfiltrer parce qu'il y avait trop de tension, mais je je tiens à le dire, ils ont fait tout ça justement pour faire le buzz.
Et un quart d'heure, 20 minutes après être parti, ils ont fabriqué cette vidéo qui a tourné à des centaines de milliers voire des millions de vues. Et moi, je me suis retrouvé pour le coup cyber en mode tu t'en prends une femme machin, ça aurait été un homme, j'aurais dit exactement la même chose. J'aurais dit "Vous dégagez, vous filmez pas des collaborateurs, c'est leur métier.
Si vous voulez filmer des députés, je veux dire bah allez-y." En fait, tu l'as expérimenté, comment ça se transforme sur TikTok ? Voà.
Moi moi j'ai moi j'ai pour le coup j'ai porté plainte hein pour cyberharement parce que j'ai été cybergé et j'avais déjà porté une première fois plainte pour une un truc de cyberharement lancé par l'extrême droite par Jean Massier et il y a des personnes qui ont été condamnées pour ça pour m'avoir cyberé. Donc je tiens à le dire que ces comportements, la justice, les juges illégaux, quand on dit "Je vais te couper les couilles" un député, on lui envoie ça par euh c'est illégal. Voilà, on n'a pas le droit de faire ça.
Et le problème c'est que en faisant ça, en fabriquant l'événement, en cherchant la haine et l'attention, bah qu'est-ce qu'ils font ? il produisent en fait pour chercher la viralité bah de la haine et et en fait moi je me bats contre ça et pourquoi je considère pourquoi j'étais très en colère contre eux c'est parce que je savais exactement ce qu'ils étaient en train de faire c'est-à-dire de chercher la haine. Enfin franchement voilà c'est c'est je je je je je je je je le dis encore aujourd'hui avec beaucoup d'émotions parce qu'en fait moi je suis pour une société de la Concorde.
Je suis pas pour une société on monte les gens les uns contre les autres et c'est exactement ce qu'il faut. Ça bah ça t'a touché. Bah ça m'a touché.
Ça m'a touché et ça me touche encore aujourd'hui d'en d'en d'en parler parce que en fait je voyais la mécanique, je les voyais là et comme je connais les mécanique des réseaux sociaux, je les voyais là, je me suis dit [ __ ] ils vont filmer les collaborateurs, il ils les jettent et en fait ils mettent en danger les gens. Et en fait moi, je veux dire, j'ai choisi de faire d'être un responsable public. J'ai choisi d'exposer mon image.
Je sais les risques que j'encours, même si je refuse et je me bat contre ceux qui participent au cyber. On ne devrait pas quand on est responsable politique être cyber. Mais le pire c'est que les gens qui travaillent avec nous, nos collaborateurs en fait, ils ont pas choisi d'être collaborateur pour être des personnalités publiques en fait.
Mais en fait, c'est un mariage entre la personne qui est en recherche d'une viralité qui t'a monté des séquences à couper, à choisir et cetera et la plateforme qui sert de mégaphone. Donc les deux se rencontrent mais mais que faire ? Comment réguler ça ?
Et pour le coup, ils étaient alors ils étaient sur c'est essentiellement sur X que je me suis trouvé cyber plus que sur Twitter parce que X euh plus que sur TikTok. Ouais, X valorise vraiment en plus les contenus d'extrême droite. Maintenant, j'ouvre X, je vois que Trump, Musk et cetera et franchement là, bah du coup ça a marché direct à fond à fond. et et et bah oui, ça marche, ça fonctionne, ça tourne, ça augmente peu importe que ça soit parce qu'en fait ce sont que des personnes dans la majorité qui vont avoir un problème avec la gauche par exemple he pour ton cas ou avec le Parti socialiste ou autre à qui cette vidéo va être montrée.
Oui, par exemple, si je dois le relier à notre sujet TikTok et et pour le coup en fait bah ça va tourner dans une bulle, cette bulle va être très violente. Enfin, moi, je veux dire, les électeurs de ma circo m'en ont pas du tout parlé, sauf quand ils l'ont vu repris sur C News parce que C News s'inspire aussi de ce qui est viral dans la sphère d'extrême droite pour la diffuser plus largement. Mais sinon, c'est resté vraiment contenu dans une dans une bulle en effet de filtre.
Et donc moi, je me bats contre ces bulles de filtre. Je me bats contre les algorithmes pour toi. Je pense que les gens doivent voir ceux à quoi ils sont abonnés, mais ils doivent pas voir ce que la plateforme pense qu'ils vont aimer.
Ou alors la plateforme doit chercher à introduire de la diversité, à casser en fait le pas pour toi, pas pour toi. Ou alors un pour toi qu'on peut paramétrer, un pourtoi qu'on peut réguler, un pourtoi qui n'enferme pas les gens mais aussi leur permet de sortir de leur zone de confort. C'est un peu ce que fait pour le coup YouTube où ils vont chercher aussi à introduire de la diversité et aussi ils vont hiérarchiser les vidéos en fonction de la qualité du contenu et pas en fonction de la viralité du contenu.
Et ça c'est un vrai sujet, c'est comment on arrive à réguler ça, comment on arrive ce qu'à tenter de faire un peu Instagram à supprimer l'addiction aux j'aimes. Comment on cache le nombre de j'aes ? Parce que en fait si on fait un truc avec trois j'ames, on va se sentir mal.
Oui, si on se fait un truc avec, on va dire bah c'est super, tu fais du contenu qui plaît. Et le problème c'est que le contenu qui plaît, c'est prouvé. C'est souvent le contenu radical, c'est souvent le contenu violent parce que c'est ce qui va capter notre attention.
Bien sûr, c'est pour ça qu'il y a même une intonation de voix sur TikTok. Je sais pas si tu l'as remarqué dans les premières secondes, c'est un influenceur qui me l'avait révélé et je lui demandais mais pourquoi tu parles ? Pardon, mais pourquoi tu parles comme un tebé dans tout le début de de à chaque début de tes vidéos ?
Il m'avait dit "Mais parce que regarde, si je te dis alors je vais t'expliquer pourquoi aujourd'hui j'ai acheté cette tasse, ça n'a pas le même impact que si je te fais regardez-moi tous bien, je vais vous expliquer pourquoi j'ai acheté cette ASS rose." C'est pas pareil. Tu vois, en gros, j'ai compris ce jour-là que tu captais dans les premières secondes l'attention tout de suite avec ton intonation et même tout ton corps, tu vois, qui est dans un dans dans un langage même non verbal au-delà de ton intonation qui va qui va te catcher, qui va venir t'attraper derrière ton écran.
Ouais, exactement. Parce qu'il y a trop de contenu, il y a trop d'infos. Exactement.
Ouais. Et et en fait euh on est surexposé à des infos, on passe notre temps à swiper euh parce que dès qu'on s'ennuie en fait, ben on passe à la suivante. On n'accepte plus de prendre le temps.
Tu vois là, tu fais un format longon 1 heure, euh ben moi, je te dis merci parce qu'on a le temps d'expliquer les choses, on a le temps de de de décortiquer l'algorithme. Tu vois le truc de de frontière, comment je explique ça alors que ça demande un peu de mise en contexte l'histoire des services de sécurité machin. Pourquoi je suis pas arrivé juste énervé ?
Je suis arrivé parce qu'il s'était passé des choses avant. Si on n pas le temps de le dire, si on n pas le temps de poser les choses. Voilà.
Et et pour le coup, ben ton format va faire peut-être plusieurs centaines de millions de vues parce que tu as réussi à te créer une communauté. Mais ça c'est parce que tu es sur des réseaux comme YouTube qui fonctionnent encore à l'idée qu'on a une communauté de gens qui s'abonnent, qui suivent. Mais le la probabilité pour que je touche des gens sur TikTok avec un un format d'une heure, elle est très très faible, très très faible. et beaucoup vont s'arrêter parce queil il va certainement y avoir des des extraits de sep interviews qu'on est en train de tourner à Arthur qui vont être diffusés sur Snapchat, sur TikTok, sur X, sur Instagram aussi euh en réel et beaucoup malheureusement ça je me bat avec ça mais vont juste voir juste dire "OK, je je je prends les 2 minutes, je me bas sur les 2 minutes, je fais toute mon opinion sur les 2 minutes, mais il y a un contexte avant, il y a un contexte après." Et c'est important d'en avoir conscience.
Voilà. Exactement. Et de se dire que ce que je vois est un contenu de déformé, est un contenu de monté. est un contenu qui vise à me faire penser quelque chose et souvent en fait on va pas avoir forcément ce regard critique par rapport euh au contenu.
J'aimerais qu'on parle des familles des victimes, des victimes du collectif de la euh Algos Victima. Tu les as rencontré hein ? On les a reçu.
Et je dois dire je cette audition est la plus émouvante euh et la la plus forte de toutes celle qu'on a pu faire dans dans la commission d'enquête. Parce que en fait pourquoi on a fait cette commission d'enquête, c'est aussi pour les familles, pour les parents, pour les frères ou les sœurs de personnes qui se sont sué parce que elles s'étaient retrouvées enfermées dans dans ces algorithmes. Donc tu as parlé avec des familles dont dont les enfants des enfants se sont suicidés et oui et en fait il y a une avocate qui s'appelle maître Bouton Marmian qui a créé un collectif qui s'appelle Agos Victima et qui vise justement à pointer la responsabilité de TikTok sur cette question de l'algorithme et sur comment les enfermes.
Oui parce que les parents disent j'ai vu he qu'ils ont tous les éléments de preuve avec l'avocate qui démontrent que l'algorithme a enfermé leurs enfants dans un certain état d'esprit et et en fait c'est c'est pas forcément la cause du maltre. Mais c'est une caisse de résonance et de d'amplification de ce mal-être et qui va parfois donner des codes. Par exemple, comment su des jeunes qui auraient pas eu des idées de enfin de trucs horribles comme se pendre avec la la la ceinture de son peignoir à la patère de la salle de bain qu' des trucs mais enfin terrible quoi.
Et comment se sans que ça se voit et cetera ? Enfin c'est c'est c'est et donc là on a reçu ces familles hier et il y en avait huit au total. Il y en a il y en a quatre dont les enfants voilà c'est c'était c'était tués quoi.
Et et et en fait elles arrivent avec cette dignité, cette force, cette capacité aussi à prendre du recul par rapport au drame qui leur est arrivé et et à dire à essayer de voir les les grandes logiques qui ont conduit les enfants qui à rentrer là-dedans. On a aussi auditionné Sous X et à H clos des mineurs euh qui avait été victime de ça et qui nous racontait comment bah ils avaient eu voilà des pensées suicidaires, comment ils essayaient de s'en sortir, comment ils avaient du mal à s'en sortir, comment ils arrivaient pas à décrocher encore totalement de la plateforme, quel mécanisme moi je j'étais marqué par ce par ce jeune qui dont la sœur c'est c'est suité et qui a une plus jeune sœur encore de 14 ans. gens et qui nous dit comment tous les soirs pendant des mois et qui continue encore, il passait 1h30 sur le téléphone de sa petite sœur pour lui nettoyer son fil parce qu'en fait comme elle était triste et ben la plateforme quand on est triste propose des contenus de plus en plus tristes, des contenus de plus en plus violents.
Et donc en fait lui il venait regarder volontairement des contenus positifs pour remettre en fait un fil plus joyeux pour essayer de l'aider à s'en sortir. C'est dingue ce que tu racontes. Et et le problème c'est que ben la plateforme ne le fait pas à la place de la personne.
Ouais. La plateforme ne va pas chercher à rendre la personne joyeuse. Elle va chercher à la rendre encore plus triste.
Et il y en a une qui nous a raconté comment elle avait elle était sur TikTok parce qu'elle aimait bien la musique et comment elle avait entendu une chanson triste qui parlait de voilà de choses qu'il avait touché parce qu'elle était un peu triste. Je sais plus. Elle avait perdu son grand-père je crois. et et en fait bah à partir de là, ça a été l'élément déclencheur.
Elle voyait que des vidéos similaires en fait des gens qui reprenait cette truc-là mais qui derrière faisait la promotion du su et sur TikTok, bah c'est plein de ça. Alors on va pas le voir. Moi je je vois pas ça parce qu'en fait mon fil TikTok il est rempli de contenu politiqu donc je vais voir que des contenus politiques.
Je vais voir parfois un peu de Samzira mais je vais jamais je vais jamais voir ça. Et le problème c'est que ben eux ça va être tout leur monde, tout leur monde où ils vont être là et où ça va leur faire du bien de se sentir malgré tout dans une communauté de tristesse. Et et et donc bah là c'est là où c'est terrible et c'est là où la plateforme a une responsabilité immense.
Et je te parle de ça mais je pourrais te parler aussi parce qu'on avait une autre maman de de criminalité. Comment en fait une jeune fille de 13 ans va se retrouver avec des des pervers qui vont l'amener à envoyer des photos d'elle nu et cetera, parfois à se rencontrer et elle va pas se rendre compte queelle est au prise parce qu'elle a 13 ans avec un un pervers en fait. Et et donc il y a aussi sur TikTok bah de la cybercriminalité euh qui qui conduit les jeunes derrière quand ils se rendent compte en plus quand ils sont dans ces enfin dans ces phénomènes d'emprise et cetera, de dépendance, mais à se retrouver euh dans des situations cloquissimes, terribles et et là pour le coup la plateforme aussi a une responsabilité immense quand on demande des et que on sait que la le derrière enfin c'est sûr que la personne elle a pas 13 ans enfin tu vois ça elle est capable capable de le savoir.
Elle peut tout savoir de notre vie. Elle peut tout comprendre de nos comportements. Comment elle lutte pas contre ça ?
Enfin, c'est c'est c'est dément. Mais parce que l'application veut peut-être qu'on passe un maximum de temps, toujours plus de temps dessus. Je pense par exemple au TikTok Shop, ça faut en parler aussi du TikTok Shop.
Est-ce qu'on a pas un risque de d'assister prochainement à une dérive de l'achat compulsif sur une plateforme initialement dédiée au divertissement ? Et ben oui, parce que le temps c'est de l'argent. C'est c'est le temps.
C'est c'est ce que ce qu'on disait à propos de la pub, tu sais, pour Coca-Cola et tout, c'est on vend sur TF1, le gars avait dit "Je vends du temps de cerveau disponible." TikTok, il vendent du temps de cerveau disponible. Mais il y a un truc en plus, c'est que à l'avant le téléachat, bah les gens ils appelaient un numéro et cetera.
Là, le téléachat, on le met en un clic. C'est encore plus simple. On a même plus le temps de se dire "Ah bah tiens, je vais prendre mon téléphone, je vais appeler, je vais donner mon numéro de carte bleue".
Et en plus le téléachat, bon enfin c'était des gens, on savait qu'il nous vendaient un truc. Là, ça peut être notre influenceur préféré qui fait une promotion, tac, il monte le truc, tac, on achète. Oui, on est dans une sorte de programme d'affiliation en fait.
Dans une affiliation, c'est sur ça qu'on avait travaillé avec l'O influenceur déjà pour rendre la publicité visible. Mais en plus de ça, c'est on passe direct sur la plateforme à la caisse alors qu'avant il fallait passer sur Amazon ou quoi et du coup on avait aussi le temps de se dire "Bon, est-ce que je fais ? C'est pas un comportement d'achat impulsif." Oui.
Où on laissait le on laisse le produit pendant quelques jours dans le panier, tu vois le temps de se faire sa réflection. Exactement. Et et et là en fait bah non, on voit le truc, tac, on passe à la caisse.
Et j'ai vu que par exemple sur Black Friday, c'était aux États-Unis 100 millions d'euros qui étaient dépensés comme ça sur TikTok Shop. Là en France, on n' pas le recul encore pour voir ça. Euh mais ce qui est sûr, c'est que on enferme les gens et on les évite de sortir de la plateforme.
On abuse de cette bulle algorithmique et du fait qu'on connaît très très bien les gens. Moi, j'ai quelqu'un qui m'a raconté que elle voyait des des trucs skinny tok et au milieu des pubs pour des jeans skinny. Ah oui, TikTok, ils vont vendre des jeans des jeans skinny au milieu des gens qui ont des problèmes liés à la dysmorphophobie et cetera ou des TCA.
Et donc bah ils vont abuser des vulnérabilités des gens parce qu'ils en gagnent de l'argent. Ils vont laisser des contenus virraux problématiques parce qu'ils gagnent de l'argent, parce que la vue c'est de l'argent parce que tout ceci se tient. En fait, c'est un modèle où euh parce que les gens vont donner sur les lives, bah TikTok va percevoir au moins 50 60 70 % de commission.
Et bien les gens vont donner aussi, ils vont acheter des choses, ils vont percevoir aussi une commission sur l'acte d'achat. Donc de toute façon, quoi qu'il en soit, TikTok s'en met plein les poches. Au moment où on tourne, Arthur de la porte, le créateur de contenu spécialisé dans les contenus euh euh pour adultes Adrien Laurent a été banni de la plateforme TikTok, ça s'est passé le 15 mai euh dernier, suite au signalement de d'Aurore Berger qui avait prévenu le président de TikTok France que le contenu d'AD était extrêmement préoccupant.
Dans une lettre, Aurore Berger, donc ministre délégué à l'égalité femme homme, dicadé propage sur son compte une vision déformée et toxique de la sexualité où la domination et la violence prennent le pas sur le respect et le consentement. Elle y dénonce aussi des lives répétés avec des jeunes filles dont il est difficile de déterminer l'âge tant qu'elle tant quand tant elles paraissent jeunes avec des allusions sexuelles constantes et des vidéos décrivant des pratiques sexuelles violentes et sans consentement. Alors, ce sont ces mots, hein.
Qu'est-ce que toi tu penses du bannissement de du compte TikTok d'Adrien Laurent par exemple ? Et qu'est-ce que tu réponds à des commentaires comme celui-là qui disent "Ce fait le gouvernement est une atteinte à la liberté ?" Est-ce qu'on risque pas aussi de rentrer dans une forme d'autoritarisme, de censure ?
Est-ce qu'on risque pas de devenir la Chine ? Alors là, je crois qu'on en est encore très loin parce qu'en Chine, TikTok déjà est extrêmement régulé. Oui.
Bah là pour le coup, ils font des efforts. Mais justement parfois alors moi je veux pas qu'on devienne une dictature autoritaire mais je pense qu'il y a du bon à la régulation des contenus parce qu'on on aurait pas un certain nombre de problèmes. Si je te dis pupus, tu me dis quoi ?
Euh pupus. Ouais, ça te renvoie pas à AD Laurent ? Ah bah si, bien sûr.
Bah voilà. Et en fait c'est il a diffusé des éléments de vocabulaire pour objectif enfin objectifier réifier les filles. C'est pas tu es pas quelqu'un, tu es pupu tu vois.
Et en fait parce que tu es une fille, tu es une personne de Ah non parce qu'il appelle aussi pupus les hommes. Oui bien sûr. Mais tu vois bien c'est des c'est aussi des ça devient par extension mais à la base c'est quand même quelque chose qui est extrêmement de dire quelqu'un peut plus tu vois ce que je veux dire et il véhicule des stéréopypes sexistes.
Il fait des spectacles extrêmement sexistes aussi et parfois très érotique voir limite enfin mais voilà avec des mineurs dedans. Enfin tu vois, il y a aussi tout un modèle économique. Lui se défend, il s'est défendu, il expliquait qu'il y avait jamais de mineurs dans ses shows en boîte de nuit.
Oui. Alors c'est pas ce que disent les enquêtes journalistiques, mais derrière on voit qu'il y en a certains qui sont conduits à adopter des pratiques très masculinistes, très sis. Euh et donc il y a des Laurents, il y en a d'autres hein, c'est pas le c'est pas le seul.
Euh et donc en fait moi ce qui me pose problème là-dedans, c'est un que ces contenus ne soient pas modérés alors qu'il y a des signalement. Quand c'est des signalements individuels, ça pose pas de problème. Les gens les contenus restent.
Quand c'est des signalements de la part de la ministre, là le compte est suspendu. Et donc pour moi le vrai sujet c'est pourquoi il a fallu attendre que Rorberger fasse son signalement pour que le compte soit suspendu. Parce qu'en fait il y a plein d'utilisateurs qu'on fait des comptes des des signalements sur les contenus d'Adé Laurent et ça n'a jamais posé problème.
Enfin, TikTok a laissé les contenus et ils se sont pas dit tiens non c'est des contenus problématiques parce que ça générait des vues, ça générait donc de l'argent et donc c'était sympa quand Adé Laurent était une machine à cache. Par contre quand c'est devenu une polémique publique avec le gouvernement là ils sont dépêchés de réagir et c'est la tu es en train de dire que c'est hypocrite. Ben je pense qu'il y a du côté de chez TikTok Ouais une grande hypocrisie et en fait une géométrie variable dans la prise en compte des signalements.
Je parlais par exemple avec Stop Ficha. Stop Ficha, c'est enfin Stop Fisha avec la une personne qui est dans l'association Stop Fisha qui vise justement à lutter contre la présence de contenu lié à du revenge port équivalent ouiste sur les réseaux. Et bien quand c'est la personne en tant qu'individu qui signale, elle ne voit pas les contenus supprimés.
Par contre, quand elle signale en tant qu'association, là les contenus sont supprimés. Pourtant, c'est les mêmes contenus. C'est des contenus qui sont finalement interdits par la loi quand ils sont en général signalés.
La personne connaît bien le cadre parce que pourquoi ils sont interdits ? Parce qu'on a pas le droit aujourd'hui d'avoir des proposes. C'estàd que c'est pas c'est pas la Chine, c'est la France.
La France, elle protège les gens et elle protège les femmes et elle protège les femmes de de harcè de sépisme et cetera et donc ou de ou de violence physique. Donc voilà, ça c'est un sujet pourquoi TikTok n'agit pas et pourquoi il a fallu cette polémique et peut-être voilà cette cette réaction forte pour que enfin on se dise il y a un sujet avec Adé Laurent. Voilà.
Et moi je je me dis que il y a Ad Laurent, mais il y a pas que euh Adé Laurent, il y a euh il y a enfin voilà, il y en a plein d'autres, je vais pas les citer euh tous, mais euh enfin moi je je crois que on doit parce que je vais pas leur faire de la pub, être extrêmement vigilant avec ces influenceurs masculinistes qui parfois aussi, enfin même tout le temps diffuse une image stéréotypée du corps des femmes de de la sécurité parce que ça a des incidences derrière sur les comportements et les pratiques des jeunes. Bien sûr, bien sûr. Mais je vais me faire l'avocat du diable volontairement.
Je vais être ton contradictoire. Qu'est-ce que tu fais d'un influenceur donc que tu appelles masculiniste et que je considérerais aussi masculiniste qui dirait par exemple un truc hyper cliché du style "Ah écoutez-moi, pour moi, une femme doit être à la cuisine. Les gars, si votre meuf n'est pas dans la cuisine, change.
Hm. Ça, on est d'accord que c'est un contenu masculiniste. Tout à fait.
D'accord. Mais est-il dans sa liberté d'expression ? Est-ce que c'est un délit que de dire "Je veux une femme qui soit à la cuisine ?" Tu as compris que c'était pas du tout ma pensée.
Je me fais volontairement l'avocat du diable. Alors, ce qui est sûr, c'est que les propos sexistes sont répréhensibles. Les propos sexistes quand on véhicule des stéréotypes sont répréhensibles.
Mais ça c'est pas délictuel. Ben, on est à la frontière. On est à la frontière.
Et par exemple aujourd'hui, tu sais qu'il y a des campagnes publicitairesistes qui sont retirées, qui sont interdites, qui sont condamnées parce qu'en fait on véhicule une image dégradée des femmes. Et donc aujourd'hui, on est sur une zone grise, on va dire, mais ce qui est sûr, c'est que ça pose problème et là où nous on veut agir, c'est d'une part au niveau de l'algorithme qu'il arrête de véhiculer ça et au niveau de la plateforme parce que la plateforme peut déclarer que les contenus sexistes ne sont pas valorisés, ne sont pas mis en avant, ne sont pas forcément visibles par tout. Mais pour ça faut qu'il y ait des ressources humaines et pas des machines.
Moi je le vois, je connais plus YouTube. Je te donne l'exemple de YouTube. YouTube on est sanctionné au niveau de la monétisation. s'il y a s'il y a s'il y a du sex, s'il y a la donc forcément ça pousse le créateur de contenu à faire attention à ce qui va développer comme et YouTube qui sont très bien capables de savoir s'il y a du ou de la mis à l'algorithme.
Oui. Et tu as la possibililité de faire de faire appel et tu as une personne manuelle qui regarde. Pourquoi il y a pas ça ?
Pourquoi il y a pas ces ressources qui sont mis sur toutes ces plateformes ? Et ben le sujet que tu pointes est là. C'est-à-dire pourquoi on n pas la même chose que ce que tu évoques sur YouTube ? sur TikTok et pourquoi TikTok tolère le six la c'est pas simplement une opinion balancée comme ça quand on a plusieurs millions euh de 4 5 6 millions de personnes qui nous suivent ça a des effets dans les cours de récréation c'est des gamins de CM2 qui me parlent de par exemple Adé Laurent qui voi les contenus d'Adé Laurent qui voit Adé Laurent ou d'autres nous expliquer que finalement que enfin je sais pas moi des histoires de de de tournante ou d'une femme qui se fait qui a des rapports avec sep hommes différents.
C'est pas des mais je citerai pas le nom de l'autre influenceur qui fait ça, tu vois et qui dit "Ah super, elle adore et cetera. C'est au bout du 7e qu'elle aime bien." Enfin voilà, qui nous décrivent des trucs de de tournante et de machin et qui derrière vont reproduire ou être tenté d'avoir envie de reproduire ce type de comportement pour être un vrai mec.
Voilà. Et on voit très bien où conduisent aujourd'hui euh la diffusion de ces propos masculinistes. Il y a des jeunes filles qui sont mortes de ça et on voit la série adolescence par exemple qui cartonne sur Netflix.
Mais qu'est-ce que ça raconte sinon les effets sur les comportements des garçons dans la diffusion finalement d'une culture incell ou équivalente ? Et bien aujourd'hui, il y a des gens qui meurent de ça. Et donc en fait moi mon but c'est aussi et d'abord de protéger la vie des gens, la vie des jeunes filles qui se retrouve cyber.
Est-ce que c'est normal qu'une fille qui serait pas avec des comportements extrêmement sexistes enfin sexistes je veux dire voilà je mets j'ai je mets en scène ma nudité je me comporte comme une sal ou quoi parce qu'on va on va demander ça et à côté de ça on va dire ouais mais le body count tu as couché avec tous les mecs et cetera donc en fait c'est bien quand on est un mec de coucher avec plein de femmes. Par contre quand on est une fille c'est pas bien de coucher avec plein de mecs. Bon, ça on n pas attendu TikTok he pour avoir des problèm qu'en fait on va le valoriser la plateforme va le mettre en scène.
On va créer des communautés autour de ça et et en fait on va diffuser des comportements qui sont extrêmement problématiques. C'est pas qu'ils existaient pas avant, c'est que c'est une caisse d'écho de résonance et d'amplification de certains types de comportements et de propos. J'aimerais avoir un petit mot par rapport à l'influenceuse Ophénia qui est justement suivie par énormément de de jeunes.
Alors, elle a plusieurs millions d'abonnés. Elle s'est fait connaître sur TikTok grâce à ses vidéos prodiguant des conseils sur des sujets comme la santé mentale, les relations amoureuses ou encore la vie scolaire, surtout auprès d'un public d'adolescents et de préadolescents et la plupart d'entre eux lui confient justement leurs problèmes. Parfois des problèmes qui sont très sérieux et qui mériteraient d'être évoqué dans un cabinet spécialisé par exemple.
Et l'influenceuse a porté plainte contre toi. C'est ce qu'elle avait annoncé l'année dernière pour diffamation. Après que tu es dénoncé des comportements dévastateurs, tu avais accusé l'influenceuse de d'avoir des comportements assimilés à des pratiques sectaires parce que tu aurais reçu des signalements sur l'emprise qu'elle pourrait avoir sur sa communauté très jeune.
Où est-ce que ça en est ? Alors, j'ai jamais reçu la plainte. J'ai jamais reçu la plainte.
Et ce qui est marrant, c'est qu'après m'avoir annoncé qu'elle portait plainté contre moi, elle m'a vu et elle m'a demander un rendez-vous. Je l'ai reçu, je dit voilà on en fait pas la pub. Alors, sauf qu'elle en a parlé récemment, c'est pour ça que je je me permets de l'évoquer ici.
Euh et moi je l'ai reçu en lui disant moi, je suis pas là pour je suis là pour réguler les réseaux. Donc je suis pas là pour euh vous vous mettre vous en difficulté, mais il s'avère que j'ai été saisi de comportements problématiques que vous avez pu euh avoir et surtout en fait à travers vous mon objectif c'est voir comment on arrive à réguler de manière générale, comment on arrive à protéger les mineurs. Et il s'avère que dans sa communauté, même si elle dit le contraire quand elle dit "Je montre mes stats, regardez, j'ai pas de j'ai pas de très très jeunes." Sauf qu'en fait bah les très très jeunes comme ils peuvent pas déclarer leur âge euh bah ils ont en fait automatiquement dans les stades plus de 13 ans.
Même si parfois ils ont moins de 13 ans et quand ils grandissent en fait ils ont toujours un âge décalé. Donc du coup oui, elle a une communauté très jeune. Oui, elle a eu des propos problématiques en incitant des jeunes par exemple à ne pas enfin dire ta CPE, elle est méchante et cetera et à se confier à elle plutôt qu'à des adultes de confiance en en proximité.
Oui, elle a décidé de créer des rituels avec des jeunes qui parfois peuvent les isoler de leur famille en disant "Je prends le petit-déjeuner avec sa communauté." Et oui, on a avec Ophénia des relations asymétriques, c'est-à-dire que elle va donner l'impression de considérer les jeunes, elle va créer un système de récompense pyramidale où plus on est proche, plus on est simple avec elle, plus elle va mettre en avant, elle se met en scène à danser avec des très jeunes, 13, 15 ans. Enfin voilà, il y a des vrais sujets quand même de de la manière dont elle va créer un système de dépendance consciemment ou non de sa communauté parce que tout ceci aussi lui rapporte de l'argent.
Voilà. Donc moi je je lui ai dit que je trouvais son modèle problématique. J'ai eu l'impression qu'elle en avait pas totalement conscience.
Voilà. Mais il s'avère que aujourd'hui, moi j'avais j'avais dit que ça pouvait s'apparenter à des à des pratiques sectaires euh parce qu'on était en train de parler du projet de loi sur les dérives sectaires et donc j'ai essayé d'alerter à ce moment-là sur les dérives qui pouvaient y avoir dans un certain nombre de communautés d'influenceurs et que en parallèle de ça, il y avait des gens qui se mettaient en scène avec Ophenia comme une figure de la lutte contre le je pense notamment à Gabriel Latal qui était ministre de l'éducation nationale et qui l'avait reçu quand on avait fait un peu une négérie de la lutte contre le Barça euh parce que elle avait soi-disant inventé un signal qui était pas du tout utilisé par les gens en situation l'idée quand tu pas de faire un signe et cetera, c'est d'aller voir les gens, d'aller te confier. Je pense que le meilleur truc qu'on peut dire aux personnes qui sont d'en parler autour d'elles, pas d'en parler à Ophénia, d'en parler à des adultes de confiance, d'en parler dans leur C'était donc de la méconnaissance selon toi de Gabriel Atal ?
Ben à l'époque, oui. Puis c'était avant aussi qu'elle fasse la pub euh de Crush qui était une application de rencontre entre jeunes euh enfin voilà qui était idéal pour des criminels pour se faire passer pour des jeunes pour aller faire leur marché. Enfin, c'était c'était génial.
Donc voilà, elle a elle avait un peu une hype du côté de certains politiques. Et donc j'ai dit attention quand vous vous mettez en avant à côté d'influenceur parce que vous vous dites que vous pouvez d'une certaine manière aussi choper une partie de leur popularité parce que c'est souvent ça hein, ben derrière ces gens-là peuvent être problématiques. Je dis pas qu'ils sont totalement problématiques.
Je dis pas en fait que les influenceurs sont tout noirs ou tout blanc. Qu'est-ce qui se passe ? Par contre, je crois que Ah bah dis donc, tu as vu ?
J'ai dit tout noir ou tout blanc. Mais oui, mais c'est hallucinant. Et moi, j'allais dire "Mais attends, il y aussi des politiques qui sont problématiques, he !" Ah mais c'est sûr, c'est sûr.
Et en fait moi, les politiques qui sont problématiques, j'évite de trop m'afficher à côté d'eux. Voilà. Voilà.
Tous les législateurs ne sont pas blancs comme neige. Tout à fait. Personne n n'est tout noir ou tout blanc.
Mais en fait moi mon rôle c'est pas de faire la morale, c'est de faire la loi et donc de chercher à voir comment on peut créer des mécanismes de protection collective. Et donc bah berger son signalement très bien que ça a une incidence. OK, mais surtout le sujet c'est pas ça, c'est comment est-ce qu'on arrive à un moment ou à un autre à avoir une règle qui protège tout le monde quel que soit son statut et qui évite finalement de voir les dérives qu'on a observé.
Bah, en parlant de Gabriel Atal, justement l'ancien premier ministre et actuel député, Gabriel Atal a proposé une série de mesures pour lutter contre le temps d'écran chez les jeunes. Donc c'est une interdiction totale des réseaux sociaux chez les jeunes de moins de 15 ans, un accès limité à 1 heure par jour pour les 15-1 ans, un blocage complet 22h et 8h pour les mineurs et une taxe de 2 % des revenus générés en France par les plateformes pour financer des dispositifs en faveur de la santé mentale. C'est extrême ou c'est bien réfléchi ?
Alors, il y a certains points sur lesquels je suis d'accord. La question de la du couvre-feu numérique d'une certaine manière, ça peut être utile parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de jeunes qui vont pas réussir à décrocher de leur flux algorithmique et qui vont passer la nuit à scroller. Le problème, c'est qu'on s'est pas attaqué à la racine.
Le sujet c'est pourquoi est-ce qu' se passe leur nuit à scroller ? C'est parce que l'algorithme est addictif. Pourquoi est-ce que il y a des jeunes de moins de 15 ans qui se retrouvent en difficulté et d'ailleurs de plus de 15 ans ? parce que l'algorithme est problématique.
Et donc en fait en disant on va interdire aux mineurs à moins de 15 ans d'aller sur les réseaux sociaux, on se dit pas bah tiens, qu'est-ce qui se passe quand on a 16, 17, 18, on peut avoir des TCA à 19 ans donc le sujet il est en amont, il est au niveau de la lutte contre la plateforme. Et donc moi je trouve que ces propositions de loi sont pas inintéressantes, mais elles sont finalement des propositions de loi passives parce que on accepte que les jeunes aillent mal, on accepte qu'ils aillent euh qu'ils aient des troubles mentaux et en fait on s'attaque pas à la cause de ça. On fait mes main amplificateur et donc moi, je préfère largement qu'on ait un premier ministre qui dise je vais ou un président de groupe je vais aller taper sur TikTok et le sujet il est là et je préfère qu'on dise bah on interdit les réseaux sociaux tant qu'ils sont problématiques.
On leur met des maxi amendes tant qu'ils sont problématiques. Et c'est là le sujet plutôt qu'on dise on va interdire à 15 ans les réseaux sociaux d'ailleurs c'est lesquels ? Est-ce qu'on interdit YouTube ?
C'est un réseau social ou pas ? Ils l'ont pas fait en Australie. Est-ce qu'on interdit WhatsApp et Telegram ?
Si on interdit pas WhatsApp et Telegram, est-ce que le risque c'est pas que les jeunes de moins de 15 ans, ils se retrouvent tous sur Telegram sur des channels extrêmement dangereux ? Voilà. Donc moi, je préfère en fait m'attaquer à la racine et pas aux conséquences.
Et je préfère éviter aussi de passer mon temps à moraliser la jeunesse et à rendre responsable de quelque chose qui n'est pas de son fait. Ellisabeth Borne, elle de son côté, elle expérimente la pause numérique dans une centaine de collèges cette année. Donc il s'agit en fait de prendre les téléphones tout simplement des collégiens à l'entrée des collèges pour leur restituer uniquement en fin de journée, en fin de cours.
Est-ce que tu soutiens cette initiative d'Élisabeth Born plutôt ? Faut surtout pas que le la pause numérique repose en terme de coût sur les jeunes he parce que maintenant la manière dont on fait c'est plutôt des pochettes aimmentées où on va mettre le téléphone en fait pour qu'il puisse être utilisé. Je je pense que ça peut être utile.
On sait que les jeunes passent l'essentiel de leurs interactions sociales par exemple dans la course sur leur téléphone et donc du coup il faut encourager le lien social, le lien humain et cetera. Donc voilà, moi je suis plutôt favorable à ça avec voilà toujours l'idée que ça doit pas être des contraintes en plus pour les établissements que le sujet c'est aussi d'abord des assistants éducatifs euh des des personnels présents dans les établissements, des infirmiers scolaires auprès desquelles on peut aller se confier, des médecins et des psychologues scolaires et c'est aussi comme ça qu'on luttera contre les problématiques liées aux écrans. Merci à Trure de la porte.
J'espère vraiment pour toutes celles et ceux qui l'ont regardé dans son intégralité que ça vous a aidé à comprendre toute cette effervescence autour de la commission d'enquête euh TikTok présidé par le député du Parti socialiste Arthur de la Porte. Merci vraiment Arthur pour toutes ces explications, pour cet échange. C'était hyper euh enrichissant.
Moi-même, j'ai appris tout un tas de choses. Vraiment vous retrouvez Arthur de la Porte sur ses réseaux sociaux. Son compte TikTok c'est Arthur de la Porte 14.
Son compte Instagram c'est Arthur de la Porte. au-delà bien sûr de le retrouver dans sa circonscription et nous on se retrouve très prochainement avec une nouvelle un pardon c'est ma déformation je dire une nouvelle personnalité une nouvelle personnalité politique un nouvel invité bah oui en interview non chez Zira chez à bientôt bye bye [Musique]
Arthur Delaporte