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Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 2 octobre 2026 9 minActualité / polémiqueSécuritéJustice

Policier agressé à Belfort: Laurent Nuñez déplore des images "insoutenables" d'une "rare violence"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiet ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement ce qui s'est passé ?

  • 6:51RelanceRéponse directe

    Les avocats vont répondre qu'ils ne savaient pas qu'ils avaient affaire à un policier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:48Paul-Edouard LaloisFait
    « Il n'y a pas de doute, il y a une volonté de tuer. »
  • 5:30Paul-Edouard LaloisFait
    « J'ai retenu l'infraction de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Jérôme Jiménez nous a rejoint. Bonjour, vous êtes délégué du syndicat Alliance Police Nationale. Merci d'être là. Est-ce que vous êtes inquiet ? Oui, on est inquiet parce que la situation ne se calme pas, ça fait bientôt une semaine que ça dure, on a quand même plus de 400 policiers qui ont été blessés, 3000 interpellations, un travail colossal pour mes collègues, on leur demande une nouvelle fois de mettre leur vie personnelle familiale entre parenthèses. On en demande toujours plus aux policiers et ça devient de plus en plus compliqué sur la voie publique. Donc oui, ça devient vraiment problématique. Dominique Rizet, on va On a rappelé ce qui s'est passé ces derniers jours parce qu'il y a eu des faits d'une extrême gravité. Tout d'abord, on a rappelé tout à l'heure

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ensemble les chiffres des interpellations qui vont croissant. Mais aussi, il y a eu plusieurs faits d'une extrême Oui. Alors d'abord, les faits d'une extrême violence. Il y en a aujourd'hui à Belfort un officier, sans doute un commissaire de police, on n'a pas son grade. Un commandant des renseignements généraux, le chef du service départemental du renseignement territorial. Merci.

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Qui a été poursuivi, qui est tombé et qui a été roué de coup. Alors Dominique, en même temps, on montre ces images qui sont celles de l'agression dont vous parlez. On rappelle que ces images sont d'une extrême violence. C'est pour cette raison qu'elles ont été floutées parce qu'elles ne sont pas, bien évidemment, diffusables en l'État. Oui, absolument. Donc le ministre de l'Intérieur a parlé d'images insoutenables. Insoutenable, c'est bien en dessous de ce qu'on voit réellement. Ce n'est pas ce qu'a dit le procureur de la République qui lui parle de violence, d'une violence inouïe et on est plus là-dedans que dans des images insoutenables. Donc cet officier de police qui a été roué de coups, qui a perdu connaissance, qui a été transporté à l hôpital, qui a repris connaissance à l'hôpital.

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Il y a cette jeune lieutenant... Dominique, avant de passer aux autres cas, on a la chance d'avoir le procureur de Belfort qui est en direct avec nous, Paul-Edouard Lalois. Bonjour monsieur, merci d'être en direct. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement ce qui s'est passé, les violences qui ont été commises à Belfort envers ce fonctionnaire de police ? Ce fonctionnaire de police venait... Ce fonctionnaire de police Vous venez de procéder à l'interpellation d'un jeune qu'il venait d'identifier comme ayant projeté des projectiles en direction des forces de l'ordre, comme nous déplorons malheureusement depuis le début des débordements en marge de ces mouvements lycéens mardi et alors qu'il venait de procéder à l'interpellation de ce jeune a immédiatement été encerclé

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et a trébuché, a été mis au sol par plusieurs de ces individus et alors qu'il se trouvait au sol a été roué de coups, véritablement roué de coups, de coups de pied essentiellement au niveau de la tête alors qu'il était allongé au sol. Tout ça dans le cadre d'une scène de violence inouïe au cours desquelles des des propos captés évidemment par les nombreuses vidéos d'individus qui filmaient la scène et qui ont pu nous parvenir, ces propos qui laissent assez peu de doute sur l'intention qui devait animer ces agresseurs à ce moment-là. Et puis heureusement très rapidement d'autres fonctionnaires de police en civil comme ce commandant de police ont pu intervenir, faire fuir ces différents agresseurs.

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Malheureusement l'individu qui avait été interpellé a également pu prendre la fuite et puis ont pu secourir leurs collègues qui a pu être rapidement pris en charge et heureusement son état est ration. Alors vous êtes procureur et vous n'hésitez pas sur les mots, vous parlez de faits d'une violence inouïe. C'est bien ça ? Oui, c'est véritablement une violence inouïe qui sont attestés par les multiples vidéos puisque de nombreux individus ont manifestement filmé cette scène. Ces vidéos ont rapidement été diffusées via les réseaux sociaux. Nous sommes naturellement rapidement parvenus et elles sont actuellement en cours d'exploitation, mais nous parvenons à bien discerner en plus naturellement des constatations visuelles faites par les fonctionnaires

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de police présents naturellement sur les lieux, puisque ce commandant de police n'était naturellement pas seul sur place. Ces différentes exploitations et vidéos qui sont en cours nous laissent déjà entrevoir un groupuscule de jeunes hommes tous en capuchet ou visage au moins partiellement dissimulé qui viennent directement au contact de cet officier de police qui était nécessairement identifiable comme tel puisqu'on ne parviendrait pas à comprendre la raison pour laquelle il s'en serait soudainement pris à lui. Et alors qu'il venait pourtant de lâcher l'individu qu'il venait d'interpeller, et bien alors qu'il est au sol dans un acte, dans un contexte de à la fois grande lâcheté et de sauvagerie inouï et pris pour cible principalement au niveau de la tête.

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J'ai pu m'entretenir longuement avec ce commandant de police expérimenté qui, heureusement, s'en tire sans trop de gravité, mais qui doit subir des examens complémentaires, mais qui est naturellement profondément troquée, qui porte des stigmates sur son visage de ses coups d'une particulière violence. Alors pour vous, il n'y a pas de doute, il y a une volonté de tuer. Quelle est la qualification retenue pour ces faits Alors à ce stade, volontairement, effectivement, j'ai retenu l'infraction de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique. Pourquoi ? Parce que les tout premiers éléments nous font distinguer une scène avec la participation de plusieurs individus dont il reste à déterminer naturellement le degré.

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Il y a les personnes qui tapent directement, qui s'acharnent sur l'officier de police alors qu'il est au sol, des propos qui sont tenus qui viennent appuyer cette volonté, cette sauvagerie dirigée contre cet officier de police qui très clairement est prépourcible par rapport à l L'uniforme symbolique qu'il porte puisqu'il est en civil, vous l'avez compris, mais il est clairement identifié comme étant un policier. Et puis d'autres individus qui font masse autour, qui entourent les agresseurs et qui par cette notion-là, par la circonstance de réunion, sont naturellement susceptibles d'être mises en cause. Donc on a un gros travail d'investigation pour identifier le nombre total d'individus qui sont à la fois au contact direct, qui frappent directement,

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contre lesquels les qualifications les plus lourdes sont susceptibles d'être retenues. Et puis les autres individus qui, par leur présence, sont susceptibles d'être mises en cause par la circonstance de réunion. Monsieur le procureur Dominique Rizet, notre consultant Polyjustice, veut vous poser une question. Bonjour monsieur le procureur, vous savez bien qu'il y a un jeune de 17 ans qui a été interpellé. Leurs avocats vont répondre qu'ils ne savaient pas qu'ils avaient affaire à un policier puisqu'il était en civil. C'est ce qu'avaient répondu les jeunes qui avaient tué Eric Masson un fonctionnaire de police en Avignon qui travaillait sur les trafiquants de stupéfiants. Au moment où ils avaient voulu interpeller un jeune lors d'un échange de stup, ils étaient en civil.

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Les avocats ont dit « écoutez mes clients, nos clients ne savaient pas que c'était un policier

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Alors un individu qui en interpelle un autre dans ces circonstances, alors que nous sommes sur une zone où il y a des débordements très rapidement constatés dès le début de matinée aux abords d'un établissement scolaire, il ne fait clairement pas de doute au vu encore une fois du contexte dans lequel cet homme procède à l'interpellation d'un d'un autre individu après lui avoir naturellement notifié sa qualité et le motif pour lequel il l'interpellait et alors qu'il s'apprêtait à le remettre à l'officier de police judiciaire territoriellement compétent, tout cet ensemble-là me fait moi répondre à cet éventuel argument qui pourrait nous être opposé, qu'il n'est absolument pas envisageable que le moindre doute puisse être permis sur

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la qualité de l'homme qui est ainsi pris pour cible et alors qu'il n'est pris pour cible très clairement parce qu'il vient procéder à une interpellation d'une part et que alors qu'il est au sol et que donc l'individu a pris la fuite, on s'acharne sur lui parce qu'il représente tout simplement l'autorité publique, parce qu'il représente la police et que depuis le début des débordements que nous déplorons en marge de ces mouvements lycéliens, vous avez eu une haine qui se manifeste dans ces débordements, une haine de la police avec des propos régulièrement outrageants, avec des projectiles visant directement les forces de l'ordre. Donc il ne fait absolument pas de doute à mon sens, au regard des éléments dont nous disposons déjà, que la qualité de policier de cet homme

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ne faisait absolument pas de doute pour les personnes qui s'en prennent à lui. Monsieur le procureur, est-ce que vous avez moyen d d'identifier les personnes, là où les personnes qui ont mené ces actes ? On va se donner les moyens. Très clairement on va se donner les moyens. Le cadre criminel permet également de se donner un maximum de moyens. C'est le service départemental de la police judiciaire du territoire de Belfort qui est en charge des investigations, qui est par ailleurs renforcée par la division de la criminalité organisée spécialisée du Doubs. Donc on se donne effectivement les moyens pour identifier rapidement tous les auteurs de cet acte d'une sauvagerie incroyable. – Merci, merci M. le Procureur d'avoir été en direct avec nous sur BFM TV.