"Il n'existe pas de perspective de paix autour du détroit d'Ormuz" (Patrick Martin-Genier)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:08OuverteRéponse partielle
L'Europe a-t-elle un avenir ? L'Europe peut-elle faire quelque chose ?
- 4:12OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on a ici une carte à jouer avec les chefs d'État du Moyen-Orient ou avec Donald Trump ?
- 4:53OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'Europe peut se baser sur les derniers chiffres du Pentagone pour agir ?
- 5:30OuverteRéponse partielle
Est-ce que la crise économique peut être un levier pour agir ?
- 6:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que les élections américaines de novembre peuvent arbitrer cette guerre ?
- 6:53FerméeRéponse directe
Qui a dit "L'Europe a plus besoin du détroit d'Ormuz que nous" ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Fait
« les deux guerres que vous avez qui nous intéressent, la guerre en Ukraine et la guerre en Iran, ont été déclenchées par des actes d'agression qui violent des principes fondamentaux du droit international. »
- 1:23Fait
« la France euh alors autant sur la guerre en Ukraine on a été cohérent euh du début jusqu'à maintenant, on a une vraie ligne cohérente »
- 2:47Fait
« Emmanuel Macron euh est chef de l'État depuis 10 ans. Sa volonté est tout à fait honorable de vouloir peser sur le cours des événements. »
- 4:12Chiffre
« le coût de la guerre en Iran qui s'élève à 45 milliards de dollars, ça veut dire une augmentation de 4,5 milliards de dollars par rapport à la dernière estimation publique. »
- 4:53Chiffre
« 6 dollars le galon »
- 5:30Fait
« les guerres c'est coûteux »
- 7:37Fait
« Les États-Unis sont la première puissance militaire mondiale et pourtant ils n'arrivent pas à conclure leurs aventures militaires par une victoire claire et nette »
- 8:58Patrick Martin-GenierFait
« si on s'était débarrassé de ce crime régime criminel de l'Iran qui menace toute la région, qui menace le monde, qui est un régime terroriste »
- 9:37Patrick Martin-GenierFait
« il n'y a pas que Donald Trump qui est dangereux notre propre débat public et aussi euh tenté par une forme de confusionnisme »
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Voilà. Donc Emmanuel Macron plante le décor et et on pourrait se dire "Bon, après tout, c'est une guerre qui n'est pas la nôtre, ça n'est pas juste que fait-on." Et les Américains tout cela. Et bien les Américain, regardez cet article de nos confrères de l'opinion économie, les Américains qui souffrent énormément de la guerre en Iran. Regardez, les Américains ont dépensé alors l'article dit 100 milliards de dollars de plus en carburant depuis le début de la guerre. C'est ça vient encore de grimper au moment où l'article est sorti. Je vous annonce c'est 107 milliards en plus. 107 milliards en plus. Ben écoutez, moi ça me renvoie enfin ça renvoie aussi au discours cynique qui s'est diffusé ces dernières années et qui consiste à relativiser le respect du droit international. Et bien
regardez concrètement ce que ça signifie de ne pas respecter le droit international. Les deux guerres que vous avez qui nous intéressent, la guerre en Ukraine et la guerre en Iran, ont été déclenchées par des actes d'agression qui violent des principes fondamentaux du droit international. le respect la souveraineté des États, le non recours à la force pour régler un différent et cetera. Et précisément, il s'agit pas simplement de principes moraux et philosophiques. Derrière, il y a des implications. Le fait de respecter le droit international, c'est une manière de permettre la stabilité internationale, le fait de pouvoir vivre en paix. Mais vivre en paix, c'est précisément aussi ne pas être dépendant de de d'un pacte indirect ou direct du
de déclenchement de guerre qui répondent finalement à des logiques impérialistes euh hégémoniques et cetera. Donc il faut précisément rappeler l'intérêt l'intérêt du respect du droit international. Et je le dis d'autant plus que y compris la France euh alors autant sur la guerre en Ukraine on a été cohérent euh du début jusqu'à maintenant, on a une vraie ligne cohérente autant sur d'autres guerres y compris par rapport à rappelez-vous les premières prises de position de du président Macron lorsque les États-Unis ont ont agressé le Venezuela. autre cas ou ou même ou même par rapport à l'Iran, on avait un premier discours assez alambiqué, assez équivoque alors que traditionnellement on rappelle la nécessité de respecter le droit
international. Bref, il faut s'en tenir à ce principe très clair parce que infiner ça peut nous toucher très concrètement. Preuve en est. Preuve en est aujourd'hui. J'ai envie de vous dire Belling Nabli, hélas le malfit. Patrick Martin Giero sur la question enseignant à Science P. Soyez le bienvenu hein Patrick Martin Gier spécialiste des questions européennes internationales avec cette question. Alors là forcément on est pile poil dedans. Bingo. L'Europe a-t-elle un avenir ? L'Europe peut-elle faire quelque chose ? Là là honnêtement est-ce qu'on est-ce qu'on est piè et mains lié avec ce qui est en train de se passer ? Même les Américains subissent. Alors oui, malheureusement là nous n'avons pas beaucoup de pouvoir. On peut même dire que nous avons été écartés à la fois sur
l'Ukraine puisqu'on sait très bien que Donald Trump ne veut négocier qu'avec Vladimir Poutine. Il enens Vladimir Poutine, il critique Vodomir Zelenski pas plus tard qu'hier et on voit bien la volonté du chef de l'État qui est louable. Emmanuel Macron euh est chef de l'État depuis 10 ans. Sa volonté est tout à fait honorable de vouloir peser sur le cours des événements. Il l'a encore dit hier s'agissant de la guerre en Iran dans le D3 d'Ormous en disant que nous étions prêts à assumer la surveillance de certains corrup d'or de couloir de circulation des tankers. Malheureusement, on voit bien que dans cette affaire, dans ces deux affaires, l'Europe est complètement écartée, marginalisée, n'a strictement aucun poids. Bien sûr, on a la coalition des volontaires. Bien sûr, le président de
la République va rencontrer Marc Carnet, le premier ministre canadien euh donc à Saint-Pierre Miclon, c'est une bonne chose, mais on voit bien aujourd'hui que nous sommes marginalisés et c'est ça la difficulté. Mais je dirais qu'à court terme, nous n'avons pas de perspective de paix. C'est ça la difficulté. On ne pèse pas sur les événements. Le chef de l'État l'a rappelé hier dans sa conférence de presse en disant que malheureusement ce conflit en Iran pourrait durer jusqu'au mois de décembre. Nous n'avions aucune influence sur le prix des carburants, aucune influence sur la paix dans cette région, même si Emmanuel Macron reçoit beaucoup de chefs d'état de la région. C'est ça aujourd'hui la difficulté. Euh et quant à la coalition des volontaires, très
clairement nous avons été menacés par la Russie qui vient de geler également nos avoirs commerciaux en Russie. Donc pour l'instant, c'est le standby. Nous n'avons pas de de de pouvoir. Notement euh Emmanuel Macron euh à l'ONU là cette semaine qui va rencontrer les chefs d'État, euh notamment euh les chefs d'État du Moyen-Orient dans la région. Est-ce qu'on a ici une carte à jouer qui pourrait être intéressante avec les chefs d'état du Moyen-Orient, avec Donald Trump ? Est-ce que c'est un moment ? Alors, je vous pose cette question en la mettant en même temps en perspective avec un chiffre qui est intéressant qui va peut-être et l'économiste que vous êtes, madame Jeanson va peut-être pouvoir nous dire pourquoi c'est un peu influ. Est-ce que l'Europe peut se baser sur les derniers
chiffres du Pentagone qui ont été communiqués notamment par nos confrères de CNN ? On vous montre l'article. Le coût de la guerre en Iran qui s'élève à 45 milliards de dollars, ça veut dire une augmentation de 4,5 milliards de dollars par rapport à la dernière estimation publique. Donc quand on dépense autant d'argent, qu'on est au bord de l'inflation aussi, les États-Unis, c'est catastrophique aussi économiquement. On peut pas dire que ça aille très bien depuis que Donald Trump est là. Qu'est-ce qui se passe quand on se rencontre tous ? Est-ce qu'on peut pas dire, est-ce qu'on peut pas mettre sur la table, là c'est la crise économique pour tout le monde, on fait quelque chose, c'est audible ça ? Euh je pense que la rationnalité par rapport à aux relations avec Donald
Trump n'est pas tout à fait euh ce qui prime dans les échanges. Non, de toute façon effectivement les guerres c'est coûteux. Après, il faut savoir euh effectivement jusqu'où on veut aller et euh effectivement si on peut y aller. Mais je ne pense pas que ce soit malheureusement une dimension qui prime dans les discussions. Donc si ça n'est pas une carte à jouer, est-ce que ça peut venir directement des Américains, des consommateurs ? Exactement. 6 dollars le galon. Le principal acteur de cette guerre en fait, c'est un acteur interne. C'est c'est c'est le corps électoral américain. Et vous avez des midtermes, donc des élections euh en novembre qui vont d'une certaine manière arbitrer et sanctionner euh l'initiative euh de Donald Trump d'avoir déclenché
d'avoir déclenché une guerre illégale et dont on peut aussi s'interroger quant à la légitimité. Mais j'en profite encore une fois parce que là maintenant on a le recul, tout le monde prend acte des conséquences néfastes de cette guerre. Je vous assure que si on prenait un peu de recul, on se rendrait compte qu'au départ, il y avait pratiquement un consensus. Moi, je me souviens très bien, vous savez que j'ai une appétence pour l'international. Consensus en créant des principes qui n'existaient pas, notamment la guerre préventive qui n'existe pas en droit international. Donc c'est ça qui est dangereux, faire attention, il n'y a pas que Donald Trump qui est dangereux notre propre débat public et aussi euh tenté par une forme de confusionnisme, une tentation aussi de prendre de la
distance avec le droit international en pensant que c'est de la philosophie, des principes moraux. Non, les implications sont Oui. concrètes. Alors pour aller dans votre direction, nous allons jouer à ce jeu que j'aime tant. Qui a dit le qui a dit l'Europe a plus et vous pouvez jouer Patrick Martin Gier et vous aussi à la maison pardon hein je parle de jeu mais ça ne me fait absolument pas sourire qui a dit l'Europe a plus besoin du D3 d'ormous que nous monter sur un bateau l'Europe c'est leur combat pas le nôtre c'est Donald Trumpal alors ça aurait pu être Donald Trump hein non Patrick Martin Gier c'est pas Marco Rubi non c'est pas alors on est dans dans la même vine on est sur Pitex le ministre de la guerre américain Ouais. Donc quand le ministre
de la guerre américain dit "Écoutez, après toutes pas notre guerre hein. Si l'Europe a besoin d'avoir des prix plus bas, pas la peine de venir gratter à la porte des États-Unis. Vous prenez un bateau et puis vous libérez le détroit d'Ormous. Est-ce que c'est la dure réalité ? Ben, c'est très intéressant parce que ça renvoie une réalité structurelle de ces guerres. C'est ce qu'on appelle l'impuissance de la puissance. Les États-Unis sont la première puissance militaire mondiale et pourtant ils n'arrivent pas à conclure leurs aventures militaires par une victoire claire et nette, y compris à l'endroit de puissance moyenne comme l'Iran. Et donc c'est la limite euh de la puissance militaire. Une réalité que n'arrive pas à admettre Donald Trump tout simplement. Il ne comprend pas
comme Poutine. Non Poutine c'est pareil enfin dans une certaine mesure puisque l'Ukraine c'est pareil. Ça aurait pas dû être pour lui. Il pensait que c'était pas non plus. Ouioui mais ce que je veux dire c'est que c'est la même chose de mesure leur impuissance alors qu'ils sont puissants a priori Patrick Martin Gier le le point de vue sur et bien écoutez on inverse la charge accusatoire sur l'Europe après tout c'est c'est mieux c'est tellement plus simple non mais encore une fois l'Europe n'a pas à partir en guerre là-bas il y a eu un mémorandum d'entente conclu entre les États-Unis et l'Iran qui a expiré depuis pratiquement un mois les États-Unis en réalité vous savez le collègue là parle de droits international souvent les grandes puissance. Les États-Unis ont
fait bon ménage avec le droit international. Moi je dis une chose que si on s'était, il faut parler clairement parfois hein, que si on s'était débarrassé de ce crime régime criminel de l'Iran qui menace toute la région, qui menace le monde, qui est un régime terroriste qui tue sa jeunesse, qui menace Israël, si Donald Trump avait réussi et bien moi j'aurais dit chapeau. la même façon que si on avait fait chuter le régime vénézuélien qui est une dictature avec des milliers et des milliers de Vénézuéliens enfermés dans les jaules de la dictature, et bien j'aurais applaudi également parce que les principes moraux c'est aussi de se dire parfois il faut faire chuter les dictatures. Le seul problème aujourd'hui, c'est que Donald Trump n'a pas réussi. Lorsque vous faites une
guerre, un régime criminel tel que l'Iran, et bien il faut une stratégie, il faut le faire chuter. Il y avait effectivement la menace nucléaire, elle existe encore. Les missiles iranien existe toujours. Donc lorsqu'on a pas réussi dans une stratégie de guerre et bien évidemment il faut en sortir par le haut. Et Donald Trump qui voilà et donc c'est cela aujourd'hui la difficulté principale des États-Unis. Merci Patrick Martin Gier vous faites bondir Bellig Nabi sur sa chaise. Pas bondir mais je trouve que c'est une très bonne illustration de ce que je disais une volonté une tentation de se départir du droit international à partir d'une subjectivité qui infiné permet aux plus grandes puissances de dire quand est-ce que il est moral ou immoral de faire la guerre. Conséquence bah c'est
la situation en Iran. Merci Bell Gnabli, merci Patrick Martin Gé, merci Nathalie.