Nicolas Dupont-Aignan invité de la revue de presse sur Paris première.
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Mais d'abord accueillons notre premier invité, maire, député, président de Debout la France. Il est à nouveau candidat à la présidence de la République. Son petit 1,79% à la dernière élection présidentielle ne l'a pas dégoûté. Il
a
peut-être raison, car il est crédité aujourd'hui dans les sondages entre 5 à 7% des
intentions de
vote. Alors il veut donner un coup de balai, faire le ménage dans la classe politique. Voici Nicolas Dupont-Aignan.
Et
oui, je le disais, vous voulez faire le ménage, donner un grand coup de balai. Alors à la revue de presse... Il y
a
besoin. Mais
oui, à la
revue de presse, nous recevons toujours très bien nos invités. Vous le savez, parce que ce n
'est
pas la première fois que vous venez. Et nous avons justement un cadeau pour vous, pour vous accompagner dans votre mission, faire le ménage. Qu'on m'amène le cadeau.
C
'est très sympa. Alors il y a tout ce qu'il faut. Il
y a la petite
éponge, les sacs poubelle,
attention quand même... Il y a même l
'étiquette. Il y a l'étiquette avec le prix.
C'est
délicat un cadeau, on enlève l'étiquette en fin
de vernis. Qui a laissé l
'étiquette ?
Non
mais
attends, ça nous a
coûté un bras.
La moitié
du budget a été grévée. De l
'émission, oui.
Non,
non.
Il y
a
les gants, les gants, vous aimez bien ? Vous ne voulez pas essayer
tout de suite ? Oui, parce que je ne peux pas me
salir quand même.
Ah bah non,
non.
C'est moins cher que Karcher pour nettoyer les banlieues.
Ah, c'est
pas mal, ouais. C
'est vrai.
La classe politique française,
c
'est pas gagné. Au pire,
ça
vous servira dans votre intérieur. Madame
Dupont
-Aignan sera très contente pour une fois. C'est vous qui faites
le ménage.
Parce qu'à mon
avis,
vous ne
faites
pas très souvent le ménage.
Oh,
qu'est
-ce
que vous en savez
? Moi, c'est
ce qu'elle m'a dit.
C'est Made in France ?
Vous
savez que j'ai déjà posé avec un balai, comme
ça.
C
'est
vrai
?
Oui, parce que dans ma ville... À l'opéra, à l'opéra. Non, non,
dans ma ville,
j
'ai demandé aux écoliers de
passer le
balai dans les écoles pour économiser des sous. On
les fait
travailler
les enfants. Et...
Attendez, attendez. Et j'ai
même demandé aux enseignants, alors ça, j'ai été mal vu,
de
nettoyer le tableau à la fin des cours pour que les femmes de ménage de la ville aient moins de travail. Et avec l'argent qu'on a économisé,
on
a créé 10 places de crèche.
Et
dans tous les pays, les gamins nettoient un peu ce qui se passait d'ailleurs il y
a
longtemps. Eh bien, ça marche très bien.
On m'a
ridiculisé. Et en crèche, ils font les vitres. Voilà.
C
'est génial. Eh bien, n'empêche, on a fait de sacrées économies.
Hier, il y a
des ateliers de petits pakistanais.
Ils
cousent. C'est
merveilleux. C'est merveilleux. Vous foutez de moi. Je ne veux pas du tout. Moi, j'ai fait
mes études à Fourvière chez Mgr Barbarin. On faisait le ménage toute la journée. Ah oui. Tout était à stick. Ah, il adorait qu
'on
soit penché sur le parquet.
Le
bénitier, le bénitier.
Vous
êtes, Nicolas Dupont-Aignan, le plus trash de tous les candidats.
Pourquoi ?
Ce n'était pas gagné à la base. À l'origine, vous avez quand même plus le physique d'Harry Potter que de Voldemort. Regardez.
Regardez. Oh, avec les petites
lunettes. Vous étiez mignon avec François Baroin. Ah
bah oui. Reste sur le côté.
Petite lunette. Une allure d'enfant de cœur, justement.
C'était en... C'était en 98.
Vous étiez tous potes à cette époque. Ah, on
était... Enfin, déjà, on n'était pas potes. Ah
bon ? Non, ça, c'était pour la faute. On voit
ce gars, le louche, Sarkozy. Et Baroin,
Baroin. Les deux Harry Potter de la
droite,
c
'était Dupont
-Aignan et
Baroin.
C'était
un truc
ridicule qu'avait voulu Sarkozy. Il voulait que toute l'équipe du RPR joue un match de foot contre les jeunes du RPR. Il avait déguisé tout le monde en joueur
de foot. Moi, je n'ai
pas réussi à taper une fois le pied
dans le ballon.
Mais il y avait le louche qui courait derrière le ballon et qui râlait.
Et il y avait Sarkozy qui
poussait tout le monde pour être devant la caméra. Déjà. C'était grotesque. Mais bon, ça avait marché à l'époque parce que c'est vrai que parfois, la presse est un peu con. Oh,
dis donc. C'est agréable. Il y avait le micro. Pas
vous, pas vous, mais il y avait le micro parce que voilà. Pas la presse. C'était le début de la politique spectacle. Et
qui
a gagné le match alors finalement ?
C'était les jeunes. Les
vrais jeunes.
Les vrais jeunes, oui.
Parce
que là, on
ne
voit
pas toute la photo, mais en
tout, on voit
que Sarkozy, son short, il touche les chaussures quand même.
Alors,
mais l'enfant de cœur que vous étiez devenu un punk. Ah, il ne
faut
pas le chercher, le Nicolas.
Il
y en a un qui moufte, il sort un flingue direct.
Alors là, moi, j'ai
trouvé cette photo. Je n
'ai
pas eu d'explication.
Ça
ne va
pas bien,
non
? De sortir un flingue comme ça en
plein Paris.
C'était le départ
des
caravanes qui partaient dans toute la France. En
plein Paris, vous tirez au
pistolet.
C'était pour faire
un peu de
spectacle.
C
'est vrai que
ça
fait un peu con.
L'image d'après, c'est un rafale qui se casse la gueule.
Non, mais c'est vrai. Qu'est-ce qu'on peut faire parfois
?
L'autre jour, Libération et le Monde vous ont fait quelques reproches. Votre réponse
a
été cinglante. Ah, oui. Je vous le dis, c'est un punk qui les trage. Je les emmerde, voilà ce qu'il a dit. Eh oui.
Mais ça, ça fait
beaucoup de
bien.
Vous ne
pouvez
pas savoir. Vous avez été copié par Juppé.
Il a dit aussi qu'il en anglais, c
'est vrai, il
a
raison. Non, mais après un week-end de mauvaise foi, où ils ont pris une déclaration tronquée,
ils
m'ont assassiné en disant que je racontais n'importe quoi.
Il
y
a
un moment... Je les emmerde. Eh bien, ça m'a fait... C'était à la radio le matin, vraiment. Et vous ne pouvez pas savoir le matin... Ça vous a fait
passer une bonne journée. C'est une bonne journée.
Non, mais vraiment,
c
'est... Comme quoi, il faut toujours
y aller
le matin. Attendez, face à l'injustice, de gens qui écrivent n'importe quoi sur ce que vous dites, qu'est-ce qu'il vous reste ? Il vous reste, voilà, quelques mots.
Les
petites... N'empêche que les petites caïras du quartier, ça ne vous fait pas peur. Vous les dispersez façon puzzle. Regardez,
regardez.
Oh, ils ne font pas les malins. En vrai,
c'était juste deux petits
boutonneux à casquette qui étaient vachement étonnés qu'Harry Potter ait 50 ans. Mais il ne rigole pas. Je
ne sais
pas, moi. Il est sympa.
Il n
'a pas l'air très sympathique. En fait, ce que vous aimez, c'est démontrer votre virilité. Vous n'hésitez jamais à... Y compris la taille. Enfin, je veux dire,
c
'est...
C
'est énorme, quoi. C'est énorme. Oh là là.
C
'est grâce à ce tempérament que...
Ah,
c
'est
vrai que ça le fait rêver. Eh oui.
Je
tweet tout
de suite. Et
la photo est un peu, à mon avis... Elle est prise bizarrement. Eh oui. Debout la Gaule. Mais pas debout la France. Ça vient. Bravo.
Alors,
c'est grâce à ce tempérament que vous êtes fait un nom. Nicolas Dupont-Aignan est une star. Quand il va faire ses courses, il y a toujours 50 caméras qui vous suivent. Regardez. C'est incroyable. Vous
voyez,
quand vous allez faire vos courses,
vous,
il n
'y
a personne. Bah là, il y a 50 caméras.
C
'est dingue. D'ailleurs, la dame a l'air de ne
pas
comprendre ce
qui lui arrive. C'est l'équipe de Yann Barthez. C'était pour la campagne de 2012. Vous avez fait un marché en euros avec les prix de l'euro et on avait comparé par rapport à quelques années. Vous avez
tout payé
en France.
Ah oui. Le
cauchemar des caissières.
C'est en constant. Et c'était très
drôle.
Vous êtes soutenu par une armée de militants. Debout la France, leur criez-vous. Le problème, c'est qu'ils restent tous assis derrière vous.
Ils n'ont pas compris le concept. Non, mais en fait, ils regardent de l'autre côté, donc ils n'ont pas vu le... C'est rigolo, ça.
Vous pouvez quand même compter sur des soutiens indéfectibles. Celui de votre épouse que vous avez emmené dans votre galère.
Ah
oui, alors là, je vais vous dire,
elle
était furieuse de cette photo. Ah bah oui, je suis là. Elle a l'air d'hippopotame. Et je ne sais pas pourquoi, mais cette photo était dramatique.
Mais oui, mais que si vous êtes arrivés ?
Surtout qu'elle a l'air vachement
crispée, en plus. Il y
a
de l'eau dedans. Elle me dit, qu'est-ce que je fous dans cette barque ?
C
'est pas possible et
tout. Et il y a d
'autres belles photos. Ils ont mis cette photo. Elle a l'air de deux gros tas. C'est
là
qu'on comprend le drame des migrants. Alors, la
Libye, c'est là ou c'est là
? Elle va être furieuse. Elle nous regarde
? Elle nous regarde ce soir
?
Oui,
oui,
oui. On l'embrasse.
Non, mais
vraiment, pardon.
C
'est parce qu'elle ne voulait pas monter dans la barque. Le photographe nous a
dit... Elle avait peur. Elle avait peur, c'est vous qui ramiez.
Oui, ça, c'est vrai. C'était en gala,
donc c'est un bot people.
C'est vrai
qu'elle a l'air un peu crispée quand vous ramez.
Vous
avez d'ailleurs beaucoup ramé pour en arriver là. Les voix, il a fallu aller les chercher une à une. Même votre famille, vous n'êtes pas bien sûr. Alors ça, c'était quand vous avez suivi votre fille jusque dans l'isoloir pour être sûr qu'elle fait pour vous.
Votre
fille qui s'appelle Victoire, elle vous a souvent manqué, la Victoire.
J'ai quand même gagné pas mal d'élections dans ma
table. Bah oui, mais hier, c'est vrai.
80% des voix trois fois de suite.
Il
n
'y a
pas beaucoup de
mails. Des
scores de chef d'État africain. Oui.
Ça
fait du bien.
Ça
fait du bien de temps en temps. Ça permet de voyager.
La mairie, l'Assemblée, la présidentielle, vous êtes hyper occupé, proche à mon avis du burn out.
Et
vous êtes hyper occupé. Parfois, vous ne savez plus où donner de la tête. Vous, vous mélangez complètement les pinceaux. Vous en avez parlé tout à l'heure avec ce tweet malencontreux. Alors moi, je commence à être inquiet quand on se met à téléphoner comme ça avec deux combinés. C'est mauvais signe. Ça sent le burn out. Ça ne va pas bien.
Vous
allez tenir jusqu'en mai comme ça ?
Non, mais je sais ça, c'est une belle
photo. Je ne
sais
pas ce qu'elle fait là.
On
ne l'a pas inventé. Ce n
'est
pas un trucage.
Non, mais
c'est sans doute vrai. Non, mais est-ce que vous allez tenir jusque là
? Mais moi, je suis beaucoup
plus calme qu'avant. C'est vrai ? Oui, vraiment. Pourquoi ? Parce que c'est la deuxième fois. Et je vais vous dire, souvent je dis, alors ce n
'est
pas drôle, mais c'est comme une course en montagne. Quand vous savez le chemin,
c
'est beaucoup plus facile de le refaire. Et puis il
y a
l'expérience, il est plus tranquille. Et puis les scores, les sondages sont meilleurs. Et puis ça marche mieux.
Il
y a du monde dans les salles.
5 à
7 % je le
dis. Mais on fera plus parce que
hier, je triais
mes papiers. Je retrouvais un sondage juste avant les européennes. Avant la première présidentielle.
Il
y a quand même eu près de 700 000 Français qui ont voté pour un type qui était à 0 % dans les sondages.
Il
faut du courage. Ah oui, qui était... J'étais à 0 dans les sondages. Si les sondages négatifs avaient pu être inventés... Ils étaient pour vous. Ils les auraient mis. Non, mais je vous jure. Donc moi, j'ai tout vécu. Alors, vous voyez, quand 5, 7, ça veut dire qu'on est prêt
à 10. Il y a un
autre sondage. 21 % des Français... Non, mais c'est sérieux, ça. Oui. 21 % des Français disent pouvoir voter pour moi éventuellement.
C
'est énorme. Ça veut dire que tout est possible. Mais vous voulez battre le record
d'Arlette Laguillet qui a été candidate 8 ou 10 fois.
Je
ne sais plus combien. C
'est
énorme, Arlette. Non, je n
'ai
pas envie de battre ce record. Mais non, parce qu'on y reviendra tout à l'heure, mais il pense qu
'il va être félu.
Travailleuse,
travailleuse !
Stéphane,
est
-ce qu'on a des... Je dis toujours, je n
'ai
pas envie
justement de faire ça.
Je dis toujours, je dis toujours, je n'ai pas envie de battre ce
qu'on
a
des...
Je dis toujours, je dis toujours, je n'ai pas envie de battre ce qu'on a des...