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interviewfranceinfo· 16 décembre 2025 25 min

Narcotrafic : "Beaucoup de communication, peu de résultats concrets"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Bonpard. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Paul. Bonjour. Bonjour Agath.

On va revenir sur l'attentat antisémite de Sydney sur la colère des agriculteurs aussi. Mais d'abord Marseille encore enillé un mois après l'assassinat de médiassi par des narcotrafiquants. Le président se rend sur place aujourd'hui et promet que l'État gagnera la bataille.

Vous manuel Bonpard, le député de Marseille, vous y croyez encore ou vous dites "C'est trop tard Non, c'est pas trop tard, mais pour que l'État gagne la bataille et pour que la société dans son ensemble gagne la bataille contre la criminalité organisée, va falloir changer de méthode et changer de doctrine puisque depuis des années et des années finalement on s'inscrit dans la même logique. Beaucoup de communication, peu de résultats concrets. Président de la République vient à Marseille aujourd'hui.

L'année dernière, la Cour des comptes disait qu'il y avait l'année dernière moins de policiers à Marseille qu'au 2017. Il a quand même mis 5 milliards d'euros sur la table comme vient de le dire Barcelone. Voule par du plan Marseille en grand.

Je sais pas si on vous voulez qu'on en parle tout de suite sur la criminalité sur la question de la criminalité organisée. Moi je plaide pour un changement absolu de doctrine, c'est-à-dire d'abord se concentrer concentrer les moyens policiers, les moyens de la justice sur ce qu'on appelle le haut du spectre, sur le démantellement des réseaux. Et pour ça, on a besoin de davantage par exemple d'effectif de police judiciaire, on a besoin de davantage de magistrats, on a besoin de davantage de de greffier.

Il faut vraiment mettre les moyens pour se concentrer sur le haut du spectre. Et pourtant, vous n'avez pas voté la loi narcotrafic Manuel Bompard. Vous êtes les seuls à l'assemblée qui avait voté cont raison madame parce que cette loi s'inscrit toujours dans la même logique.

On a fait de la communication, on a expliqué qu'on allait créer une DEA à la française. On nous a dit qu'on allait faire un parquet spécial contre un parquet national alors qu'il existait déjà une juridiction nationale. Donc en fait, on a changé le mot mais on n pas changé la réalité de ce qu'il y avait en face.

Alors, c'est pas tout à fait la même chose. Pardon, parce que les juridictions nationales, les juridictions régionales, ce sont des des elles sont territorialisées. Là là, l'idée c'était de créer un parquet national qui coordonne justement le tout, qui s'occupe des affaires les plus difficiles.

Ça vous paraî inutile, pardonnez-moi de vous corriger. Il existait déjà une juridiction nationale qui s'appelait la Junalco et des ce qu'on appelle des girs qui sont là effectivement des juridictions interrégionales. Paris et les autres.

Donc en fait, il y avait déjà des outils existants. Donc le problème, c'est pas de changer les mots. Le problème c'est de consacrer les moyens nécessaires pour changer la réalité des choses.

Et du point de vue de la réalité, malheureusement les choses n'ont pas changé. Et en France sur ce point précis, monsieur B, sur ce point précis, l'exécutif disait que par exemple la GI de Nancy ne suivait pas ce que faisait la GI de Bordeaux et que face à un un trafic international, ils avaient besoin d'une vision plus d'ensemble. C'est leur argument.

Évidemment qu'il y a besoin de on parle de réseaux qui sont des réseaux nationaux et même internationaux. Pas si mal làdus. Mais non, mais encore une fois, enfin, pardon, je si vous il existait déjà une juridiction nationale, d'accord, en plus des juridictions interrégionales.

Donc, pardon, enfin là, c'est peut-être un peu technique pour les gens qui nous écoutent mais ça ne change strictement rien. En tout cas, ça c'est votre argument parce que c'est pas ce que dit le gouvernement, mais vous vous dites ce nouveau par national sur le même modèle que ce qu'on a fait. Vous m'avez interrogé sur la raison pour laquelle la loi narcotrafic nous ne l'avons pas voté.

Je vous explique de mon point de vue, elle était de ce point de vue-là purement cosmétique et surtout elle restait dans cette même logique. Elle n'incluait par exemple rien sur la question des soins, de comment on sort les gens des addictions. Et on est toujours dans cette idée que c'est en pénalisant les consommateurs qu'on va résoudre le problème de la consommation de drogue et donc de la criminalité organisée.

Nous, on a présenté un plan avec 60 mesures pour s'attaquer à tous les aspects de la criminalité organisée. J'aimerais bien plutôt qu'on aille dans cette direction. Mais pour reprendre la question, la première question d'Agat quand le président de la République dans la tribune dimanche ce weekend dit "Je sais l'actualité tragique, je ne pas les passions à l'approche des municipales mais dans ce combat de long terme, il ne faut pas céder à l'esprit de défaite.

Est-ce que cette guerre, et je pense notamment à Amine Kassie qui a perdu deux frères, est-ce que cette guerre elle est pas déjà perdue ?" Non, encore une fois, comme je l'ai dit de mon point de vue, elle n'est pas perdue à partir du moment où on va franchement sur le sujet et on sort de logique sur des logiques de communication. Écoutez, moi je suis député de Marseille.

Depuis que je suis député de Marseille, dès qu'il y a un nouveau ministre de l'intérieur qui est nommé, il vient à Marseille, il dit qu'il va tout changer, il rentre à Paris et il y a rien qui change. Donc à un moment, il va peut-être falloir arrêter. Et enfin, c'est là où je voulais en venir tout à l'heure.

Moi, j'assume de dire qu'il faut aussi changer de doctrine, c'est-à-dire qu'il faut casser les le vivier d'argent sur lequel vivent aujourd'hui les réseaux de la criminalité organisé et que c'est la raison pour laquelle nous on plaide pour la légalisation encadrée du cannabis pour couper les sources d'approvisionnement des réseaux de la criminalité organisée. Il faut tarrir les sources de financement de ces réseaux qui sont assis aujourd'hui sur des tas de d'argent public et donc d'argent public d'argent et la cocaïne Manuel Bompard ça réglera pas la question du trafic des drogues dur. Très bien.

Mais justement précisément, si vous arrêtez de faire courir les policiers derrière les petits consommateurs de cannabis, alors vous avez la possibilité d'aller concentrer les moyens judiciaires et les moyens policiers sur les autres drogues, sur les réseaux de la criminalité organisée qui pardon ne se contentent pas de trafiquer de la drogue. Il y a du blanchiment d'argent, il y a de la corruption. Est-ce qu'à un moment on peut parler de ces sujets ?

On en parle jamais. Qu'est-ce qu'on fait contre la corruption par exemple ? Parce que ça c'est une vraie question.

En tout cas, l'article 5 de la loi promulguée en juin prévoit aussi le gel des avoirs et des outils renforcés justement contre le blanchiment. Ça vous trouvez ça bien ? Oui, c'est une mesure qui est cette mesure là est une mesure qui va dans le bon sens.

J'ai pas de difficulté évidemment avec ça. Et cette questionl du blanchiment, c'est une question à laquelle il faut aussi s'attaquer. En tout cas Manuel Bonpard, vous parliez des points deal on constate qu'ils sont passés de 4000 en 2020 à 2700 aujourd'hui.

Donc vous pouvez pas dire que la politique de gouvernement fonctionne pas. Si parce que madame, excusez-moi, c'est pas le bon indicateur parce que tout le monde sait, tous les gens qui travaillent un peu sur le sujet, qui sont un peu spécialistes, savent que les modalités de distribution de la drogue sont en train de muter et qu'on est de moins en moins sur des points de deal comme vous dites qui sont des points physiques, mais sur le fait d'avoir des livraisons et cetera. Donc le bon indicateur, c'est la vente de drogue, c'est la circulation de la drogue et c'est éventuellement la consommation de la drogue.

Ça c'est des bons indicateurs. Vous êtes dans un pays en France dans lequel une personne sur deux a déjà consommé du cannabis. Donc vous pouvez continuer dans une logique de prohibition en considérant que c'est comme ça que vous allez résoudre le problème.

Mais de mon point de vue, on résout pas le problème comme ça. Donc je pense qu'il faut faire l'inverse, il faut avoir une politique de légalisation et ensuite évidemment une politique euh de santé publique parce que il s'agit pas de dire on légalise parce que c'est bien de consommer de la drogue. C'est pas ça.

C'est on s'y attaque de manière différente et de manière plus efficace. Et justement il y a plusieurs volets. Il y a pas que l'aspect sécuritaire, il y a aussi ce plan Marseille en grand.

C'est pour cela que le chef de l'État va à Marseille lancer il y a 4 ans 5 milliards d'euros. Vous n'êtes pas aligné sur le narcotrafic mais mais sur ce plan rénovation des écoles, accompagnement des jeunes, rénovation urbaine, ça vous applaudissez ? Non madame, ce plan, je le dis sincèrement avec mon collègue Sébastien Delogu, député de Marseille, on a produit hier un une un rapport d'une commission d'enquête populaire qu'on a faite où on a auditionné un certain nombre de de personnes à Marseille sur voilà quelle est la réalisation, l'état précis de ce plan.

Vous dites qu'il y a 5 milliards d'euros qui ont été euh débloqués. Non, c'est le président qui le dit. Le président de la République le dit.

L'année dernière, la chambre régionale de la Cour des comptes, d'accord, c'est la Cour des comptes, c'est pas Manuel Bart qui le dit, disait l'année dernière que 1,3 % des fonds avaient été effectivement débloqués de parler de ça. Écoutez, c'est 62 % des crédit ça c'est les chiffres du président de la République. Ça c'est les chiffres du président de la République.

La seule évaluation qui a été faite, précise, indépendante, c'est celle qui a été faite par la cour des comptes l'année dernière et qui disait que 1,3 % des fonds avaient été bloqués débloqués. On parle d'un plan qui a été lancé en 2021 et qui est censé se terminer en 2031 sur 10 ans. D'accord ?

En 3 ans, on avait débloqué 1,3 % des fonds. Alors non, pardon, ce plan est aujourd'hui un fiasco absolu. Alors comment vous expliquez que le maire de Marseille, Benoît Paillant a inauguré les écoles depuis des mois ?

Chaque semaine, il inaugure une nouvelle école. Il y a 188 écoles qui sont concernées par la rénovation, hein, selon les chiffres qui avaient été avancés au moment de la présentation du temps. Il y en a une 20 qui à peu près ont été rénovés.

On est quasiment à la moitié de l'engagement de ce plan. Donc vous pouvez dire que c'est très bien mais écoutez quand le président de la répond du temps de rénover une école parfois il a fallu tout casser, tout reconstruire tellement les écoles étaient vêtues. Vous pouvez pas reconnaître juste que ça au moins ça va dans le sens.

Est-ce que vous savez que la mairie de Marseille a été euh a a été condamnée par le tribunal administratif parce qu'ils avaient décidé dans le plan de rénovation des écoles de confier la gestion de la maintenance des écoles au privés et c'était illégal et le tribunal administratif les a condamnés qui a fait perdre du temps par exemple. Donc madame, moi j'aimerais bien que les écoles soient effectivement rénovées, mais ce que je vous propose c'est de venir faire avec moi un tour sur ma circonscription, d'aller rencontrer par exemple les enfants qui sont dans des écoles dans lequel il y a des infiltrations quand il y a de la pluie, dans lequel il y a des punaises de lit ou des cafars, euh pas des punaises de lit, des cafars dans lequel euh les cotines sont trop petites et vous êtes obligé de faire cin ou six services à midi et donc les gamins, ils ont 15 minutes pour manger. Si vous trouvez que ça c'est une situation idéale, moi je ne le trouve pas.

Et quand le président de la République est venu à Marseille en 2021, quels étaient les problèmes ? les écoles, le transport, le logement, la sécurité et la criminalité organisée. Venez à Marseille aujourd'hui et quels sont les problèmes ?

Les écoles, le transport, la criminalité organisée, le logement. Donc, excusez-moi, j'aimerais bien vous dire que les choses ont bougé, mais moi je crois que c'est de la communication, c'est des grandes annonces. Là, le champ le la cour des comptes disait "C'est quand même absolument inoui." Il y a aucun pilotage, aucun plan, aucun document qui permet de savoir où on en est des objectifs de ce plan.

On entend rien grâce à vos yeux dans ce plan. Dimanche après l'attentat de Sydney en Australie, vous avez tweeté pour dénoncer un horrible attentat terroriste antisémite. Ce sont vos mots.

Vous avez posté ce message juste après Jean-Luc Mélenchon et juste avant que d'autres insoumis n'embrayent à leur tour. Trop coordonné pour être sincère pour la ministre chargée de la lutte contre les discriminations. Aurore Berger, elle était à votre place hier sur France Info.

Toutes celles et ceux qui depuis le 7 octobre ont participé à nourrir cet antisémitisme ont déversé espèce de haine obsessionnelle d'Israël. sont en partie responsables de ce qui se passe. De manière très coordonnée en quelques minutes, ils ont immédiatement posté et publié un message.

Enfin, c'est pas un tweet qui va effacer 2 ans dans l'antisémitisme débridé qu'il y a pas un français juif aujourd'hui qui n'a pas peur de la menace que représente la France insoumise. Que répondez-vous ? Absolument indigne.

Voilà ce que je réponds. Écoutez euh madame Berger s'étonne que quand ce terrible drame a été rendu public que nous ayons réagi. Mais enfin il y a pas que la France a soumise ce qui a réagi côté coordonné.

Effectivement quand on a regardé à tweet à 11h46 à 12h3 vous publiez un tweet évoquant vous aussi un horrible attentat terrorist antisémite entre 12h et 13h9. Donc il fallait quoi que qu'on attende chacun 2h alors que le drame venait d'être annoncé. Évidemment que tout le monde a réagi.

Vous pourriez dire que j'étais coordonné avec les membres du gouvernement qui on réagi à ce moment-là. Évidemment que vous réagissz. Évidemment évidemment que vous réagissez à partir du moment où vous apprenez un drame.

Enfin, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? C'est vraiment un un procès totalement fou, totalement indigne. Il y a un drame.

Vous réagissez pour dire votre émotion et votre indignation évidemment. Et maintenant, on vous reproche de réagir ou de réagir. Il faudrait, je sais pas, laisser 3 heures entre chaque tweet pour donner l'impf, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Qu'est-ce que c'est que cette attaque ? Absolument indigne. Peut-être que les insoumis ont perdu en crédibilité dans la lutte contre l'antisémitisme.

Non, peut-être qu'il y a eu des des propos. Par exemple, quand Jean-Luc Mélenchon avait déclaré que l'antisémitisme restait résiduel en France. Est-ce qu'aujourd'hui vous regrettez ce type de propos ?

C'est vraiment vraiment franchement, je vous le dis sincèrement, je sais pas pourquoi sur un drame qui a lieu à 15000 km d'ici, qui un drame absolu qui a qui je pense a choqué à stupéfait tout le monde. Pourquoi en plus vous avez des gens comme madame Berger ministres qui viennent chercher à faire des des polémiques mais de manière absolument abjecte en fait ? Donc non, excusez-moi, ne cherchez pas.

Il y a a il y a aucune sincérité dans l'indignation de madame Berger. Il y a juste une instrumentalisation absolument indigne de de de cet attentat euh pour essayer d'en faire de la politique politicienne à l'échelle pas parce que vous avez tardé à qualifier les attentats du 7 octobre. Alors voilà donc maintenant en plus hier j'ai entendu madame berger dire absolument n'importe quoi dire que la France assoumise n'avait pas condamné les attentats du 7 octobre alors qu' évidemment qu'on l' fait mais on a pas tardé enfin tout ça est une réécriture de l'histoire quant à madame berger il y a eu un problème de qualification des faits bon il y a eu aucun problème je veux dire la cour pénale internationale encore il y a quelques jours amnestie internationale aussi parle de crime de guerre ou de crime contre l'humanité à propos des des attaques du 7 attaques du 7 octobre et et et c'est c'est exactement les les mots et la terminologie qu'on a employé à l'époque.

Donc franchement, s'il vous plaît, à un moment, j'aimerais bien qu'on sorte la question de la lutte contre le racisme, contre l'antisémitisme, des enjeux politiciens et qu'on s'attaque sérieusement à cette question. Vous pensez toujours que les actes antisémites sont résiduels ? Mais monsieur, s'il vous plaît, monsieur Mélenchon, parlez mais non, c'est pas important parce que j'ai déjà répondu 40 fois à cette question.

Monsieur Mélenchon, quand vous avez cherché à polémiquer avec lui sur ce sujet, a parler des manifestations de solidarité avec le peuple palestinien en disant qu'il n'y avait pas d'antisémitisme dans ces manifestations. Évidemment, pas du problème de l'antisémitisme en France qui évidemment a augmenté de manière significative ces ces derniers mois et contre lesquels il faut lutter de manière résolue et de manière déterminée. Or, que dit aujourd'hui une instance comme la Commission nationale consultative des droits de l'homme par exemple ?

Elle dit que la lutte contre le racisme et contre l'antisémitisme en France souffre d'une absence de pilotage politique et de et de détermination politique. Voilà, ça c'est concret par exemple, vous voyez ? Et madame Berger qui est au gouvernement, elle devrait plutôt répondre à cette questionl de sa propre responsabilité, de la responsabilité de son gouvernement dans cette absence de détermination politique plutôt que d'aller chercher à polémiquer sur un drame.

Vraiment, je trouve ça mais mais abject et indigne ce que fait madame Berger en tant que ministre du gouvernement. Elle est pas digne de la fonction qui est la sienne. Em Bonpard, dans un instant, on va parler de la colère des agriculteurs.

Quelles sont les réponses de la France insoumise ? Et tout de suite, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. L'attentat sur une plage de Sydney ce weekend a probablement été motivé par l'idéologie du groupe terroriste État islamique.

C'est ce qu'affirme le gouvernement australien ce matin. Alors que des drapeaux du groupe terroriste ont été retrouvés dans la voiture des tireurs, il y avait aussi des bombes artisanales dans ce véhicule. Le ministre de l'intérieur se rend dans l'un à Trévu au nord de Lyon où l'explosion d'un immeuble d'habitation a fait deux morts, deux enfants. 13 autres personnes sont blessé.

Les secours cherchent encore de possibles survivants sous les décombres. Sur France info, la préfète de l'un affirme que l'explosion est d à une fuite de gaz. L'enquête se poursuit.

Le Premier ministre va tenir lui une réunion à Maton ce matin à 10h30 avec plusieurs ministres et préfets. Une réunion sur l'agriculture. Alors que des éleveurs continuent leur mobilisation, il s'opposent à l'abattage systématique des bêtes en cas de découverte de la dermatose dans un élevage.

Hier, la ministre de l'agriculture a dit entendre la détresse des éleveurs mais a défendu ce protocole sanitaire. Et puis la préfecture parle d'un retour à la normale. L'eau du robinet peut de nouveau être bu dans cette communagglomération de Saint-Louis dans le Hain.

Les autorités avaient mis en place des restructions. En mai dernier, un taux trop élevé de péface des polluants éternelles avait été détectés. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Laruturou avec Manuel Bonpar coordinateur national de la France insoumise député des bouches du rô le monde agricole se mobilise Paul intensément Gil se mobilise le monde agricole contre la gestion par le gouvernement de la dermatose nodulaire vous le savez cette maladie contagieuse en cause l'abattage des troupeaux pour éviter sa propagation un abattage vivement critiqué par vous à LFI que Jean-Luc Mélenchon qualifie même je cite d'absur Sur ce point, Philippe Baptiste, le ministre de l'enseignement supérieur, vous répond sur France info hier.

C'est pas faire preuve d'une très très grande responsabilité. La responsabilité aujourd'hui, c'est essayer de c'est de faire confiance justement aux scientifiques, aux vétérinaires qui travaillent au quotidien pour essayer de trouver des solutions et leur faire confiance, c'est pas justement générer de la polémique et générer du malheur sur le marur. Mathilde Pano a même publié une lettre ouverte à la ministre de l'agriculture demandant de cesser au plus vite l'abattage total systématique.

Ces protocoles, je le rappelle, ont été mis en place par des vétérinaires, par des scientifiques, par des épidémiologistes. Mais vous, à la France insoumise, vous dites que c'est absurde. Non, ce que vous dites, pardon, ne correspond pas à la réalité.

à il y a par exemple des études de qui est une agence européenne de sécurité alimentaire qui dit que par exemple si vous avez une stratégie qui est une stratégie de vaccination globale alors alors attendez oui mais ça c'est pas ma responsabilité vous voyez là j'ai un cour écoutez écoutez j'ai un courrier envoyé par Mathilde Panot à madame Jeunevar ministre de l'agricultur non pas celui-là celui-là il date du 16 juillet 2025 d'accord Le 16 juillet 2025, Mathilde Panot, président de mon groupe parlementaire, alerté la ministre de l'agriculture sur la difficulté que nous allions connaître avec l'extension et la propagation de cette de cette cette épidémie, cette maladie. Et qu'est-ce que nous disions à l'époque ? Nous disions, il faut d'abord travailler de manière concertée avec les éleveurs sur un protocole qui soit accepté par tout le monde.

Vous pouvez pas imposer les choses de manière autoritaire comme le fait aujourd'hui la ministre de l'agriculture et lève ça puisque c'est le sujet que vous m'interrogiez que vous essayez en quelque sorte de de laisser entendre que ma parole serait contre la parole scientifique. LSA dit dans une stratégie de vaccination globale, il peut y avoir une stratégie d'abattage partiel qui produit les mêmes résultats qu'une stratégie d'abattage global d'un point de vue de la propagation de la maladie mais qui permet de réduire les souffrances vis-à-vis des éleveurs. Parce que quand vous êtes éleveurs et que pendant toute votre vie vous avez passé votre temps à constituer un troupeau, bah effectivement c'est une stratégie du c'est une décision d'une brutalité absolue de leur imposer l'abattage totale de leur troupeau.

Effectivement mais le gouvernement s'appuie sur un consensus avec des scientifiques un consensus madame pouvait répéter ça mais dites-moi si l'étude de l'a que j'ai cité n'existe pas. Oui, mais un consensus c'est pas ça madame. Un consensus c'est de donner l'impression que tout le monde dit la même chose.

Non, il y a un débat parmi la communauté scientifique. Certains, moi-même je suis scientifique si je peux me permettre. Donc je je crois pouvoir dire que j'ai pas une vision par rapport à la science qui soit une vision aveuglée, mais il y a un débat parmi la communauté scientifique entre les différentes mesures qui sont sur la table.

Est-ce qu'il y a pas une volonté pardon de de surfer un peu sur l'émotion ? Parce que bien sûr, vous le dites, c'est c'est dramatique quand quand on n pas le travail de toute une vie, tout un tout un troupeau pour c pourquoi vous voulez toujours sur tous les sujets polémiqués ou remettre en cause la sincérité de l'engagement d'une personne doulour pour eux. Est-ce que il y a pas aussi certains responsables politiques qui sont censés qui qui ont la volonté d'instrumentaliser cette souffrance Encore une fois, je vous ai dit ce courrier, il date du mois de juillet.

Donc nous on n pas attendu on n pas attendu qu'il y ait des des des blocages et une indignation dans tout le pays pour commencer à nous intéresser à à à ce sujet. Madame, il y a aucune volonté de surfer sur quoi que ce soit. Il y a une une compréhension de la détresse et de la colère des éleveurs qui je crois est d'ailleurs assez largement soutenu dans la dans la population.

Et il y a le refus absolu des méthodes brutales du gouvernement. Quand vous voyez le gouvernement qui plutôt syndicat agricolorita pardon ellême dit que la vaccination massive est une menace pour pour le secteur beauin. Alors alors atts et d'ailleurs je suis en désaccord avec leur stratégie soutient aujourd'hui le gouvernement.

C'est pas le cas de la confédération paysane coordination rurale de autres agricoles. Mais vous avez raison sans doute que pour certains et peut-être pour la FNSEA, il y a un refus de généraliser la vaccination parce que il y a des règles européennes totalement absurdes qu'il faut que si vous généralisez la vaccination, vous vous rendez difficile l'export de de des des bêtes françaises à à l'étranger. Moi je dis il faut changer de protocole et je dis évidemment qu'il faut renégocier au niveau européen parce qu'il est pas normal que si vous acz vous puissiez plus faire d'exportation.

On est obligé d'avancer. Excusez-moi vous avoir interrompu. C'est sérieux comme sujet mais c'est tellement sérieux qu'il y a un autre grand port de la colère agricole c'est évidemment le mercur l'accord de libre échange entre l'Union européenne et les pays d'Amérique latine qui sera notamment débattu samedi au Brésil par Ursula Verlen.

Malgré battu ell ve signer elle veut signer. Vous avez raison. Malgré ces concessions de Bruxelles, la France s'oppose toujours à sa signature parce qu'elle peut encore s'y opposer.

Sébastien Lecnu a officiellement demandé dimanche le report du vote des 27. Vous qui êtes opposé de très longues dates, est-ce que vous saluez cette initiative du Premier ministre ? Euh non, je vais attendre de voir parce que pour l'instant effectivement le président de la République prétend demander le report du vote, sauf que pour l'instant on lui oppose une fin de non recevoir.

Les allem contre également j'attends de savoir euh ce que la France a l'intention de faire pour obtenir le fait que cet accord de libre échange avec le mercouro ne soit pas ratifié et encore moins ratifié contre l'opposition de la France. Enfin pardon, c'est pas juste ma position parce que tout le monde a l'air d'avoir oublié que il y a 1 mois dans la niche parlementaire de la France assoumise, l'Assemblée nationale à l'unanimité, c'est pas juste la France ass soumise, à l'unanimité a voté l'opposition du Parlement français à la ratification de l'accord de libre échange avec le Merko. Donc voilà, moi ce que je dis c'est que si Emmanuel Macr comme j'en ai un peu le pressentiment en quelque sorte cède cette semaine aux pressions qui sont faites sur la France pour faire accepter l'accord de libre échange avec le Mercos ça sera vraiment une forfaiture d'un point de vue démocratique vis-à-vis de la parole qui a été donnée par l'Assemblée nationale française.

Manuel Bonpard Brigitte Macron donc l'épouse du président s'est dite désolée hier soir si elle a blessé les femmes victimes. Elle réagissait pour la première fois à ses propos après la polémique, elle avait qualifié de salon des militantes féministes qui avaient interrompu le spectacle d'un numérous, d'un humoriste. Elle dit qu'elle est désolée, mais elle ne regrette pas ses propos non plus car elle estime qu'ils ont été tenus dans le dans un cadre privé.

Qu'est-ce que vous vous pensez de ces explications ? qu'elle aurait dû s'excuserte Macron euh qu'elle devrait s'excuser que on ne parle pas qu'elle est désolée euh que on on cette ce cette fable qui consiste à faire croire que ses propos n'avaient pas vocation à être rendu publique pas vu la caméra Oui. Oui. enfin me semble vraiment pas convaincante du tout.

Et par ailleurs, que ça soit dans un cadre privé ou dans un cadre public, pardon, je pense qu'on parle pas comme ça et on parle encore moins comme ça de femmes qui expriment une indignation que personnellement je comprends et je partage. La semaine dernière, les députés ont adopté le projet de loi de financement de la sécurité sociale à si petites voix près pour avoir la majorité. Un nouveau vote définitif est prévu aujourd'hui.

Est-ce que vous croyez qu'il puisse être différent ? Bah chacun sera devant sa responsabilité cet après-midi, mais je m'adresse en particulier à ceux qui ont été élus sous l'étiquette du nouveau Front Populaire parce que quand on a été élu sur l'étiquette du nouveau Front populaire, on a été élu pour augmenter les moyens de l'hôpital public, pas pour les diminuer. Or, ce budget de la sécurité sociale se traduirait par une diminution des moyens de l'hôpital public.

Quand on a été élu sur l'étiquette du nouveau fropular, on a été élu pour le pouvoir d'achat, pas pour augmenter le prix des mutuels pour les personnes qui sont des assurés sociaux. Je parle des écologies, je parle des socialistes puisque les socialistes ont voté pour la semaine dernière le budget de la sécurité sociale. Les écologistes se sont abstenus.

Moi j'ai dit à tout le monde sur le site de la France insoumise, nous avons produit un simulateur de quel serait l'impact sur la vie des gens de ce budget de la sécurité sociale s'il était adopté. Je conseille à tous les députés, en particulier été ceux qui ont été élus sur l'étéquet du nouveau Front populaire d'aller consulter ce simulateur avant de voter cet après-midi. Et j'espère que ils vont changer d'avis et que le budget de la sécurité sociale pourrait être rejeté parce que c'est notre responsabilité quand on a été élu pour rompre avec le macronisme de ne pas permettre la continuité de sa politique. 8h57 et quasiment 30 secondes sur France info.

Il est l'heure de la question qui a retrouvé sur l'Instagram et le TikTok de France Info. Aujourd'hui, la question qui va aux EOS. Est-ce que vous avez écouté Nicolas SarkoZi dans le populaire podcast légende ?

Il est très en colère contre deux de vos députés Daniel Lebono et H Bernalis qui ont amené un photographe dans la prison de la santé et il dit notamment ceci. Eux ils sont venus me voir comme on vient voir le panda blanc aux autres de Bolval. Voilà la partie mignonne du Bovval mais il y a une autre partie moins mignonne où il est vraiment très remonté contre vos dos députés.

Comment vous les défendez ? Nos députés sont effectivement comme le font de nombreux parlementaires, en particulier les parlementaires de la France assoumise puisque c'est un droit dont bénéficient les députés aller constater les conditions de détention des détenus dans les prisons en France. Donc si monsieur Sarkozir a un problème avec le fait que des parlementaires exercent le droit parlementaire, c'est son problème.

Mais en l'occurrence, moi je trouve que mes camarades ont raison de s'interroger sur les conditions de détention en France qui sont dans un certain nombre d'établissements absolument ignobles et pas dignes d'une démocratie comme la France. Vous allez lire le livre de Nicolas Sarkozy ? Non, je trouve par ailleurs cette opération euh assez choquante en vérité.

Euh donc non, j'ai pas l'intention si vous voulez de participer à la publicité de monsieur Sarkozi et son livre m'intéresse assez peu. Merci beaucoup. Pourtant, il parle de vous dans son livre.

Merci Manuel. Bon, si tous les livres qui parlent de moi, je suis obligé de les lire. Je vais passer un Noël un peu difficile.

En tout cas, merci Paul demain. Restez avec nous dans un instant les informer avec Renault. M.