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interviewBFMTV· 7 juillet 2026 18 min

Procès en appel du RN: Bruno Retailleau revient sur la journée cruciale qui attend Marine Le Pen

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV, bonjour Bruno Retailleau Bonjour Apolline de Malherbe Merci de répondre à mes questions, vous êtes candidat à l'élection présidentielle candidat LR vous êtes par ailleurs le président du parti Les Républicains, de très nombreuses questions à vous poser ce matin mais évidemment la première, c'est ce qui concernera Marine Le Pen aujourd'hui. La cour d'appel de Paris va rendre sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN. Marine Le Pen ou Jordan Bardella, pour vous ça change quoi Ça ne change rien.

C'est la justice qui va se prononcer. Elle a raison d'ailleurs de se prononcer tôt, plutôt que d'attendre quelques semaines, quelques mois, juste avant cette élection fatale, ultime, l'élection présidentielle. Pour moi, ça ne change Ça ne change rien parce que le RN ne sera pas en mesure de redresser la France.

Je n'y crois pas du tout parce qu'ils sont les supporters de l'assistanat. Je pense que la France est en train de mourir d'un système social qui a dérivé. Je suis pour un système social qui protège notamment les plus ragiles, mais pas ceux qui vivent au crochet de la société.

Et regardez, ils n'ont pas voté l'assurance, la réforme de l'assurance chômage, l'assurance de la retraite. Et c'est un parti girouette. Ils ont changé d'avis sur tout.

On va revenir sur le fond, mais sur le calendrier, vous le disiez, en effet, la justice a accéléré son calendrier de manière à pouvoir rendre sa décision à temps pour que Marine Le Pen ou Jordan Bardella puissent faire campagne. Le fait que ce soit une décision judiciaire qui aura des conséquences politiques, les mots de Jordan Bardella qui disait hier soir, la cour d'appel doit avoir en tête qu'elle va dans sa décision avoir le poids des conséquences politiques dans ce que sera prononcé et Marine Le Pen qui dit cette décision peut contrecarrer le fonctionnement démocratique de notre pays. Est-ce que vous considérez que la justice est politique en rendant cette décision aujourd'hui ?

Non, la justice ne doit avoir qu'une chose en tête. Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable ? C'est ce qu'on demande à la justice.

Souvent, je suis monté au créneau pour dénoncer des syndicats notamment de magistrats qui étaient très politisés et je le cite le syndicat de la magistrature. Vous souvenez le mur des cons, la justice doit certes être indépendante, mais elle doit d'abord être impartiale. Et c'est ce qui explique sans doute cette partialité parfois que perçoivent les Français, ce lien distendu, ce lien de conscience qui était brisé entre les citoyens et la justice.

La décision qui sera rendue aujourd'hui, pour vous, peut-elle être non politique ? Elle aura des conséquences politiques, mais elle peut ne pas être dans ses fondements, dans ses intentions politiques. C'est ce que je souhaite et c'est ce que j'espère.

Vous ferez confiance, quoi qu'il arrive, quelle que soit la décision ? Vous estimez qu'il faut la respecter et pas se poser de questions ? Ah bah écoutez, non.

Moi je suis de ceux qui considèrent que, je l'avais fait d'ailleurs en première instance, que lorsque Marine Le Pen avait été condamné à une exécution provisoire, qui contredisait d'ailleurs la présomption d'innocence. Je trouvais ridicule que cette décision de première instance...

Donc je ne me suis pas privé de dire ce que je pense. Mais simplement, là, la cour d'appel va devoir dire si oui ou non elle estime que Marine Le Pen est coupable de détournement de fonds publics. Est-ce que vous entendez aussi ce que disent, j'avais ce matin, une auditrice, hôtesse de de caisse à Cannes qui disait « Moi, j'ai l'impression que c'est de l'acharnement parce que je considère que quand Marine Le Pen représente, disait-elle, plus de 30 % dans les sondages et qu'une partie des Français veulent qu'elle soit candidate, ce n'est pas au juge. de prendre cette décision ?

Non mais le juge prend une décision sur la culpabilité, sur des faits. Si jamais on sentait dans la décision qu'il y avait autre chose que des faits qui devaient rentrer en ligne de compte, alors il faudrait la dénoncer. Mais je veux dire que la justice, les hommes et les femmes politiques, pardon, ils ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus des lois.

Bruno Retailleau, on reparlera de la justice parce que je voudrais vous interroger aussi après les drames de Liana, après les drames de Louis. Mais du point de vue de la politique, vous avez reçu récemment des marques au moins d'inimitié, en tout cas de détournement de celui qui pourtant était vraiment censé être votre bras droit pendant dans longtemps, Laurent Wauquiez. Par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes, Edouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France.

Et à vous, semble-t-il, même s'il ne vous nomme pas, il dit « Il faut savoir se retirer ». Là, vous faites rire ? Non, ça ne me fait pas rire mais ça ne m'a pas étonné plus que cela.

Voilà, Laurent Wauquiez n'a jamais été mon bras droit. Vous savez, moi je me suis engagé sur un chemin difficile, l'élection présidentielle. L'élection présidentielle, ce n'est pas une promenade de santé.

Ce n'est pas guinguette et flonflon, pas du tout. Vous avez droit chaque matin à votre bol d'huile de foie de morue. Et vous avez droit aux petites trahisons.

Le problème de ce genre de déclaration, où il se contredit il y a quelques mois près d d'ailleurs, puisque un an il n'y avait pas de mois assez dur sur Edouard Philippe. Et d'ailleurs il le trouvait que j'avais été trop macronisé quand j'étais ministre de l'Intérieur. Ce qui fait mal à la politique c'est retournement de veste.

C'est finalement dire une chose le matin et dire l'inverse le soir parce que ça accrédite dans l'esprit des gens cette idée que dans la politique tout est faux, tout est pourri. Vous avez dit Bruno Retailleau je ne souhaite pas assez de mal à Edouard Vous n'allez pas l'exclure pour autant ? Écoutez, je ne remettrai pas un jeton dans la machine.

Moi je suis engagé pour mon pays. Je pense que la France est en train de... est au bord du gouffre en tout cas.

Et je veux garder toute mon énergie pour redresser la France, redresser mon pays. Le reste pour moi c'est anecdotique. Cette question quand même de la multiplicité des candidatures.

C'est-à-dire de dire au fond aujourd'hui sur à peu près le même électorat il y a Edouard Philippe et il y a vous. Si on est élargi un peu il y a aussi Gabriel Attal. Cette question-là à la fin si vous êtes tous les trois sur la ligne de départ en effet il y a peu de chances que vous n'ayez pas Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon sur l'affiche du deuxième tour.

Mais Mais je vais vous dire, j'étais à Brest, j'étais à Aix, j'ai fait un meeting tout près de Marseille vendredi soir. Je suis sans doute un des candidats qui voit le plus de monde parce que je laboure le terrain. Croyez-moi, il n'y a aucune envie des Français d d'avoir un match de second tour entre M.

Mélenchon et M. Bardella ou Mme Le Pen ? Aucune envie !

Parce qu'ils sentent très bien que c'était...

Ils sentent très bien que ce serait le chaos. Et par ailleurs, il n'y a aucune envie de reconduire celles et ceux qui ont gouverné pendant longtemps et qui ont appuyé la politique d'Emmanuel Macron pendant 10 ans. Aucune envie.

Pour vous, Edouard Philippe, c'est le macronisme. Mais en tout cas, il aura de la peine à se décontaminer, évidemment. Et il sera sans cesse, à mon avis, rattaché à ce bilan-là.

Il y a cette phrase prononcée ce matin par Laurent Wauquiez, « À l'automne, ceux qui ne sont pas les mieux placés doivent se retirer. est-ce que ça pour le coup sur les règles du jeu j'allais dire vous êtes à peu près d'accord ? Ah non mais moi je suis parti pour gagner et j'en suis de plus en plus persuadé parce que j'offre la solution j j'offre le choix aux français donc il n'y a pas d'une radicalité qu'il faut des solutions radicales, je suis en même temps raisonnable, je fais partie d'un parti de gouvernement. par d'autres moyens, par d'autres figures, par procuration du macronisme.

à Edouard Philippe dont il disait la semaine dernière maintenant il dit pratiquement l'inverse très professionnel. On est tous d'accord sur un certain nombre de généralité. Refonder l'école, bien évidemment.

La transition climatique, évidemment, s'adapter au réchauffement climatique évidemment le fait aussi qu'il faille faire un certain nombre d'efforts et que ces efforts soient justes mais où sont les propositions ? Je vais vous dire à Pauline de Baler je ne laisserai pas cette campagne présidentielle. Parce que pour moi, 2027, c'est la campagne et c'est l'élection de la dernière chance.

Ce sera ou le sursaut ou le chaos. Et je ne la laisserai pas se faire escamoter vis-à-vis des Français. Pourquoi ?

Et Et je m'explique. Il faut des propositions. On peut, comment dirais-je, dire un certain nombre de généralités, des abstractions, sur lesquelles encore une fois...

C'était des généralités un peu de la part de l'artiste. Mais où sont les propositions ? Où sont les solutions ?

Je pense que pour éclairer les Français, c'est le respect. Dans des moments qui sont des moments difficiles, encore une fois la France est au bord du gouffre. Je pense qu'on leur doit la vérité et on leur doit des solutions, des propositions précises, chiffrées, c'est ce que je m'emploie à faire chaque jour.

Et c'est projet contre projet, solution contre solution qu'ils devront trancher cette élection présidentielle. On va rentrer dans le détail de vos propositions et notamment sur ce que vous dites, l'alerte sur les finances publiques. C'est aussi d'ailleurs l'expression utilisée désormais pour parler du comité qui va se tenir aujourd'hui.

Mais j'entends bien donc que vous ne vous retirerez pas ? Non mais je pars, je suis parti et je porte un projet qu'aucun autre candidat ne porte. Vous êtes parti dans la campagne ?

Sur la prospérité, sur le régalien, il faudra changer de constitution, voilà un point qui me distingue d'Édouard Philippe. Je pars quand je vous demande si vous vous retirerez, ça peut prêter à confusion. Non, vous êtes parti pour gagner, Je suis parti et je vais gagner.

C'est dans ce sens-là qu'il faut l'entendre. Et j'en suis absolument certain, je serai au second tour. Bruno Retailleau, aujourd'hui, comité d'alerte sur les finances publiques et vous ne cessez de dire que c'est en effet la dernière chance, la dernière étape, l'ultime pour la France.

François Bayrou, hier, disait l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffira pas pour payer les intérêts de la dette. Lui aussi alerte. Le dernier comité d'alerte des finances publiques qui s'était tenu il y a quelques mois, avant celui de cet après-midi, avait accouché de 6 milliards supplémentaires d'économies.

Combien de milliards d'économies faudra-t-il faire pour rentrer à nouveau dans les clous ? Mais François Bayrou a parfaitement raison. La totalité effectivement de l'impôt sur le revenu est dévorée par le seul paiement des intérêts de la dette.

Ça représente par jour pour que les Français comprennent bien, 210 millions d'euros par jour. C'est l'équivalent qu'on jette par la fenêtre du coup d'un hôpital local. Vous imaginez, cette bombe-là elle va exploser.

On ne sait pas s'il sera dans quelques mois ou dans quelques années, mais elle va exploser. Sur quoi faut-il faire des économies alors ? Mais sur tout, surtout, mais d'abord en étant juste, vous voyez.

J'entendais dans le discours cette idée qu'il faut faire, il faut exiger un effort des retraités. Moi ce que je veux d'abord, en ce que je veux moi, et avant de faire appel aux uns, aux autres, à ceux qui ont travaillé toute une vie, c'est faire appel et c'est exiger de ceux qui ne travaillent pas, qui pourraient le faire, des efforts. Je plafonnerai à 70 % du SMIC la totalité des prestations sociales pour qu'à chaque moment, il y ait un écart significatif entre le revenu de l'assistanat, de la solidarité et le revenu du travail.

Quand vous dites la totalité, est-ce que ça veut dire que si on touche à la fois le RSA et des allocations familiales ? Je laisse les allocations familiales de côté, c'est hors allocation familiale. Mais pour la première fois, j'instaurerai ce plafond.

Deuxième chose, par rapport à ceux qui cotisent, ce que vous trouvez est normal que des Français qui cotisent puissent être moins bien remboursés qu'un étranger en situation clandestine qui lui bénéficiera de 100%, qui lui va donc...

Qui n'aura pas de reste à charge. Et qui n'aura pas de reste à charge. Eh bien, ce que je veux, c'est que les étrangers qui viendront en France devront attendre 5 ans, travailler et être là légalement pour commencer à toucher des aides sociales, etc.

C'est un modèle social qu'ils font. Mais ils ne peuvent pas avoir travaillé 5 ans sans avoir la sécu ils auront quand même la sécu tout de suite bien sûr parce que bien sûr évidemment c'est juste mais sur les aides sociales ce qu'on appelle non contributives voilà donc c'est un changement de modèle que je veux moi je veux que le travail paye le problème français aujourd'hui, c'est que le travail ne paye pas suffisamment parce que les gens qui travaillent portent toute la dépense publique et les pharaoniques. Donc je veux donner la possibilité aux Français d'avoir un 13ème voire un 14ème mois en travaillant un peu moins d'une demi-heure par jour et en tapant en plus, pas en moins évidemment tous ceux qui diront qu'il faut travailler moins nous enfoncerons comme on a déjà enfoncé la France, les socialistes nous ont fait cette belle promesse.

Travaillez moins, vous vivrez mieux. Total, aujourd'hui, il n'y a jamais eu autant de pauvres en France et on est un pays en voie de tiers-mondisation. Et donc, il faudra faire des efforts, mais d'abord...

Vous considérez qu'on est un pays en voie de tiers-mondisation ? Mais bien sûr ! Regardez nos services publiques.

Ce qui est, et c'est la raison pour laquelle je parlais de justice, ce qui rend fous les Français, c'est de voir qu'on est les champions du monde de l'impôt, de la dépense publique. Jamais la dépense publique n'a été aussi forte. Jamais on a autant cotisé, payé et jamais les services publics ont été aussi fragilisés.

Regardez les urgences, l'hôpital, regardez la justice, on en a parlé déjà dans l'affaire Liana et dans bien d'autres affaires. Regardez beaucoup d'autres, l'école aussi l'école qui est devenue une machine à fabriquer des inégalités sociales c'est en france où finalement le lien entre les lèvres la réussite de l'élève et la position sociale des parents et le plus étroits adressé Vous dites, Bruno Retailleau, quand j'arriverai au pouvoir, je décréterai l'état d'urgence numérique. Ça veut dire quoi ça ?

Parce que je pense qu'aujourd'hui, il y a un basculement du monde. Alors, il y a des guerres dans le monde. Mais par ailleurs, il y a l'intelligence artificielle.

Cette intelligence artificielle, c'est sans doute la plus grande bataille technologique que l'histoire ait connue et on est mal préparé. Et on est en train de devenir une colonie numérique américaine. Et moi, je ne veux ni d'un protectorat américain sur la France et l'Europe, ni non plus d'un protectorat d'ailleurs industriel de la Chine sur l'Europe et sur la France.

Donc il faut réagir. Deux questions encore. Bruno Retailleau, il y a eu cette marche blanche après la mort de Louis.

Ce jeune homme qui a été tabassé à mort et laissé pour mort alors qu'il était normalement protégé par l'aide sociale à l'enfance. Dans cette marche blanche, il y a un certain nombre de jeunes qui ont décidé de faire leur ce slogan pour la peine de mort. Comment vous réagissez quand vous entendez ça ?

Et après la mort de Liana, on avait fait un forum sur BFM TV et on avait eu quelques parents qui disaient pratiquement qu'ils étaient tentés de se faire justice eux-mêmes et d'aller jusqu'à tuer un éventuel assassin ou violeur de leurs enfants. C'est exactement ce que j'allais vous répondre, ce que vous me dites là. C'est-à-dire qu'on a l L'excuse aujourd'hui de minorité, on a cultivé en France l'excuse sociale, l'impunité, une justice trop laxiste.

Pas nécessairement à cause des magistrats, mais à cause de nos lois. Et forcément, cette impunité, cette justice laxiste, elle appelle deux réactions. Soit on crée des milices pour s'auto-défendre, ça n'est pas possible, soit on veut à nouveau la peine de bord.

Ce que moi je propose, c'est une autre politique pénale. Une politique pénale où on assumera la sanction. Mais la peine de mort ?

Non, non, ça ne change rien et j'y suis opposé depuis longtemps. En revanche, je veux qu'on ait des peines minimales. Dès qu'on touche un policier, un gendarme, un sapeur-pompier, c'est la casse-prison.

Dès qu'un jeune commet un délit grave, ce sera des courtes peines de prison. On arrête cet écart énorme entre les peines encourues, les peines prononcées au tribunal et les peines qui sont réellement exécutées. Je supprimerai le juge d'application des peines.

Les Français ne savent pas, mais en France, vous avez un drôle de système. Vous avez d'abord un juge au tribunal qui va donner une condamnation, il va prononcer une condamnation. Et puis derrière, il y a un autre juge qui s'appelle le juge d'application des peines qui va défaire ce que le premier juge a fait.

Ça ne peut pas durer, il faudra aussi construire bien entendu des prisons. Il faudra, et c'est un point très important, je soumettrai au peuple français par la voie du référendum, justement cette grande question de la politique pénale qu'ils veulent. On rend en France la justice au nom du peuple français et c'est parfaitement naturel, démocratique, que ce soit le peuple français qui vote la politique pénale de son choix.

Avec ce référendum. Un mot encore Bruno Retailleau, vous avez peut-être vu ces propos d'une sénatrice paraguayenne qui a eu des propos sur Kylian Mbappé absolument inouï. Elle parle d'un Camerounais issu de la colonisation qui ne sait même pas écrire.

Je n'ai même pas de mots. Une femme méprisable et indigne de sa fonction, Kylian Mbappé sorti de son silence et il a décidé de condamner ses propos. Comment vous réagissez ?

Il a eu raison et Mbappé a rendu fier beaucoup, beaucoup de Français du drapeau des Bleus, bien entendu, et de leur Maillot. Ce que je voudrais dire à cette dame, c'est que la France est un modèle, le modèle républicain. Et dans ce modèle républicain, on n'est pas Français par le sol, on n'est pas Français par le sang, on est Français par le cœur.

On n'est Français pas par la couleur de la peau, pas par la croyance, pas par la couleur de la peau, pas par la croyance, pas par ses origines. C'est parce qu'on aime la France. C'est ça le modèle républicain.

C'est ce modèle-là que moi, je veux absolument porter très haut comme un étendard. Et je pense que l'assimilation à nos valeurs, il faut la remettre au cœur du débat public. Merci Bruno Retailleau d'avoir répondu à mes questions ce matin.

Vous êtes candidat à l'élection présidentielle et président des Républicains. Il est 8h47 sur RMC BFM TV. Bruno Retailleau qui est évidemment revenu sur l'événement politique du jour.

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