Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Nuñez
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:31Fait
« Il a mis en avant la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre. »
- 2:31Fait
« C'est pas en pleine guerre entre guillemets qu'on change les capitaines. »
- 6:17Promesse
« L'État mobilisera les assureurs pour que les indemnisations interviennent plus vite et apportera son concours budgétaire direct à la reconstruction. »
Temps de parole
- ?100 %
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Hein ? Euh, Alix, je disais donc on vient de l'apprendre il y a quelques minutes seulement. Emmanuel Macron a refusé la démission de Laurent Lunè, pourtant réclamé par bon nombre de de politiciens de de membres de la classe politique. Dépasser, c'est le mot qui revenait le plus. Il a pourtant été dépassé le ministre de l'intérieur. En tout cas, il a présenté factuellement sa démission hier. Effectivement, elle a été refusée par Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, il a mis en avant la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre. En clair, c'est pas en pleine guerre entre guillemets qu'on change les capitaines. Les comptes, ils seront sans doute fait avant. Et il a aussi chargé bah son ministre de l'intérieur de mettre en place un nouveau mode d'action concernant
notamment les casseurs parce que oui, l'État a été complètement dépassé. Samedi, submergé par un degré de violence qu'il n'avait pas vu venir et puis par le nombre effectivement de des meiers. Il y a sans doute une faille à minima dans les services de renseignement. ditmanuel Macron défaillance d'anticipation et de renseignement. C'est ce qu'il avait déjà laissé entendre hier. Et puis il y a aussi peut-être un problème alors je suis pas spécialiste de schéma de maintien de l'ordre mais un problème de de oui de de schéma de modèle. C'est-à-dire que là ce modèle était sans doute fait pour lutter efficacement contre des manifestations sociales telles qu'on en voit le plus souvent en France. Là effectivement
c'était des guerri urbaines et donc probablement que Laurent Nunes va travailler sur un nouveau modèle pour correspondre mieux à ce qui se passe en ce moment dans les rues de France. C'était ça qu'il fallait faire Jean-Mthie plutôt qu'une démission. Travailler sur un nouveau modèle. Bah, c'est travailler sur un nouveau modèle et surtout là où Alex a dit, c'est vrai qu'on parle beaucoup euh des membres des forces de l'ordre parce que là, on les voit encore à l'écran, c'est les plus présents. Mais il est vrai quand Emmanuel Macron pointe des failles du renseignement, c'est là où c'est là où en fait véritablement le babless parce qu'après en effet les policiers comme les CRS, eux, ils attendent juste un déploiement, un ordre en fait. Là c'est on on parle de travail continu toute
l'année. Ça voudrait dire que les services de renseignement n'ont pas pu anticiper sur leur veille numérique parce que c'est comme ça qu'il travaille beaucoup aujourd'hui sur le la veille numérique. C'est comme ça par exemple qu'on parle des euh des [grognement] interventions euh euh des hackurs russes ou euh d'autres des menaces sur la France parce qu'ils surveillent beaucoup sur internet. Mais aujourd'hui, on a l'impression que le travail sur le terrain et bien en fait n'a pas été fait tout simplement que en fait de tous ces petits groupes cette date, elle était connuectobre et ça va même plus loin. C'estàd que sur les réseaux sociaux, vous aviez même des magasins ciblés. On le savait très bien auprès quand vous aviez des choses sur TikTok, sur Snapchat, voilà, ce sont des
réseaux sociaux bien particuliers et ils le savent très bien le renseignement intérieur. Alors, est-ce que c'est une faille ? Parce que là aussi on n pas pris en compte la mesure parce qu'on a on avait vu ces différentes dates déjà chaque année, vous savez au moment des gilets jaunes on dit il va y avoir une grosse manifestation et puis il y en a jamais. Est-ce que finalement ils n'ont pas cru à cette date ou tout simplement il n'y a pas eu assez de personnes déployées autour de cette date pour surveiller ce qu' allait devenir ? Je voudrais vous citer cette phrase ces propos de Laurent Nunes qui ressortent qui dateent du 6 octobre. C'était sur France interre perdre le contrôle, c'est si jamais vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centre-villes, qui pillaient des
magasins, qui commettaient des exactions, ils ont perdu le contrôle. Pourtant là, c'est bien ce que décrit Laurent Lunes, c'est ce qui s'est passé euh samedi et encore hier soir à Paris. Oui, ils ont clairement perdu le contrôle. Après la différence parce que parfois on compare ça au mouvement des gilets jaunes, à ce qui a pu se passer à à certains moments, la différence c'est effectivement les réseaux sociaux et notamment l'immédiateté. C'est-à-dire que bon, non seulement il y avait des choses qui étaient avancées, annoncées, donc ça on peut quand même vérifier, mais une fois que les casseurs, les émetier sont sur place, et ben une vidéo peut provoquer un mouvement de foule, un changement de cap, un appel sur TikTok fait que tout d'un coup ils vont donc
ils sont extrêmement mobiles et ça c'est très compliqué. Euh Jérôme Fourquet qui est donc politologue, qui a essayé de de comprendre déjà qui essaie de comprendre qui sont euh ces ces ces jeunes, euh il dit bon ben il y a d'une part il y a il y a il y a en fait il y a deux objectifs différents et qui et qui à mon avis ne demandent pas le même maintien de l'ordre. C'est-à-dire qu'il y a euh des euh militants d'ultra gauche qui sont donc dans la mouvance des black. Eux, ils veulent s'attaquer au bâtiment public, ils veulent aller à l'éau des mairies, ils veulent démonter entre guillemets les symboles du capitalisme, ils ont un agenda politique. Bon ben ça c'est une catégorie de maintien de l'ordre. Et puis il y a une deuxième catégorie he ce que ce ce que rappelait
Jérôme Fourquet, ce sont des casseurs effectivement des casseurs souvent issus des quartiers et eux qui viennent faire leurs courses. Voilà, ils viennent piller les magasins pour après revendre et et ça c'est une autre façon de maintenir l'ordre. Et on l'a bien vu, je trouve samedi, c'est en effet aujourd'hui la vraie interrogation à se poser, enfin la vraie question c'est de savoir est-ce que ce sont les mêmes qui ont incendié les mairi que ceux qui ont pillé ensuite les boutiques et on a bien vu en effet quand vous parliez des blacks c'est toujours les mêmes cibles en effet qui sont attaqué les banques, les symboles en effet de l'État. Là ce qui est marrant c'est que les banques ont pas été trop attaquées. Vous voyez on parle même des boulangers. Un siège quand même à Paris de Quanto,
un tout nouveau qui a été brûlé complètement dévasté à l'intérieur du d'une d'une banque un peu symbole. Exactement. Alors ça ça peut être en effet mais sinon les black block quand vous les voyez en effet sinon c'est toujours ça et là en effet on a l'impression que c'est des petits commerces c'est du pillage en ligne. Est-ce que ce sont les mêmes qui ont mis le feu au mai ça maintenant c'est l'enquête qui va le définir et on a même vu le lendemain des annonces postées sur les plateformes de revente de de de d'objets voler la veille justement clair on va parler de ces ces commerces ravagés sacagés pillés avec vous une cellule de crise se tient aujourd'hui pour mobiliser les aides les plus rapides ça ce sont les mots d'Emmanuel Macron hier soir ils appellent en fait ces commerces ainsi
que les municipalités l'État à les aider concrètement aujourd'hui c'est l'État qui va devoir avoir payé la facture. Clair. Ben Jean-Luc Mélenchon, il a employé le mot, c'est le premier. Directement, il faudrait une indemnisation publique des commerçants touché. Alors, je l'ai expliqué précédemment, les assurances ne va ne vont pas tout couvrir. Là, on voit c'est au moins 2000 commerces touchés, des dégâts qui chiffrent à plusieurs centaines de millions d'euros. On imagine bien qu'il y a pas que Jean-Luc Mélenchon qui va poser cette questionlà sur la table. Et puis bah du côté des destructions des bâtiments publics effectivement que là aussi l'État est appelé et on le voit par exemple pour la mairie de de Limoche Sébastien le le cornu a immédiatement envoyé une lettre
au maire de de Limoge heù où où il l'a dit les seuls contribuables de Limoge ne peuvent supporter le coût d'une telle destruction. L'État mobilisera les assureurs pour que les indemnisations interviennent plus vite et apportera son concours budgétaire direct à la reconstruction. On comprend bien que de toute façon à un moment l'État va devoir payer une partie des reconstructions et la liste elle est longue he on a vu aussi une office de tourisme à Lyon et enfin vous avez des tas de mobiliers urbains. C'est c'est difficile de chiffrer précisément l'ampleur des dégâts. Mais ça veut dire que l'État va devoir payer au pire moment. Ben François Cal vous savez ancien magistrat de la de la Cour des comptes le disait dès hier sur le réseau social X qui va payer les réparations ?
sûrement pas les casseurs et comme d'habitude on va emprunter en reportant à plus tard la réponse à cette question et cela coûte de plus en plus cher car cette semaine la France elle est dans dans l'œil du cyclone elle attend le jugement de l'agence mouis ça sera juste quelques jours hein parce que début novembre ça sera autour de de standard zen pour autre agence qui qui doit donner la note sur la sur la dette française et malheureusement il faut se préparer à ce que la note française soit dégradée et qui dit note dégradée et ben ça veut dire prime de risque supplémentaire, ça veut dire investisseurs qui peuvent se détourner de la dette française. Donc ça veut dire quoi ? Qu'on va payer toujours plus cher pour nous pour soutenir notre endettement. C'est quand même le risque
qui se présente devant nous. Ça veut dire que les violences de ce weekend, ça pourrait être le coup de grâce he pour notre dette. Mais en fait, c'est pas une journée de violence elle seule qui qui déclenche la méfiance des marchés, mais c'est peut-être le le signal de trop déjà. B à court terme, ça veut dire des dégâts et la facture dont le gouvernement va devoir s'acquitter. Et puis en plus vous ajoutez à ça la perte d'activité des commerces fermés, même des commerçants aujourd'hui qui ont peur de de reprendre leur activité, un impact sur le tourisme et puis en plus le coût du maintien de l'ordre. Et ça donne aussi un dernier mot l'image d'un gouvernement qui n'est pas capable de tenir son pays et donc de mener les réformes nécessaires pour redresser la situation des finances.
Emmanuel Macron