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InterviewContreLaCour - La chaîne· 11 mars 2013 20 minAutoproduitMixteEurope & internationalInstitutions & élections

Entretien avec Danielle Auroi (EELV)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 15 %Défensif 15 %

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

j'ai quitté le Parlement européen il y a 10 ans c'est pas donc tout simplement parce que je trouvais que c'était trop de travail en particulier difficile de faire à la fois un travail de parlementaires européen de fond quand on est dans un groupe minoritaire d'écologiste et avoir euh sa responsabilité locale et sa vie de famille ce genre de chose ça me paraissait intendable donc j'ai fait un break de 10 ans j'ai fait autre chose tout à fait important du côté de ma circonscription enfin et surtout du côté de de mon agglomération et puis là avec la possibilité de pour la gauche de prendreassemblée nationale on m'a demandéit de finaliser quelque chose que j'avais commencé à mettre en place il y a quelques années j'is mis en botage Régis cargasttin donc j'ai mis dehors c'est un petit peu cela la motivation aussi elle est bien sûr parlement national et elle est de des hasards des circonscription alors ensuite c'est vrai que faire vivre plus la réflexion sur l'Union européenne au sein du parlement national c'est un vrai défi et j'essaie de le relever le mieux que je peux mais c'est un vrai défi euh le travail de la commission des affaires euréennees et techniquement éinant parce qu'il faut traduire en droit français les 1 et quelques textes qui sortent de chaque anné de l'Union européenne et vérifier que les lois françaises sont compatibles avec le droit européen donc c'est un travail qui peut paraître très technique alors ça c'est l'inconvénient mais c'est incontournable de toute façon si sont des sujets très très techniques ce sont les administrateurs qui le font si les sujets nous paraissent plus politiques il y a à chaque fois des rapporteurs et la particularité de cette assemblée de ce point de vue là on voit bien le l' l'interface si je veux dire avec l'Union européenne c'est que il y a toujours contrairement aux autres commissions un rapporteur de la majorité et un rapporteur de l'opposition qui travaille ensemble donc ça c'est ça c'est la culture européenne quelque part qui se voit là et puis après l'autre avantage par certains parlementaires comme un inconvénient c'est que nous n'avons pas en tant que commission des affaires européennes de proposition doit à faire au niveau national mais par contre nous pouvons inscrire à certain nombre de sujets au débat de l'Assemblée nationale et c'est ce que j'essaie de faire depuis que je suis là systématiquement par exemple alors bah je vous prendre l'exemple le plus emblématique pour moi qui est à l'amorce du semestre européen j'aimerais bien qu'un jour on abandonneilles ce terme techno qui ne veut rien dire pour nos concitoyens donc quand on prépare le budget de l'Union européenne c'est bien ça qui question Claude Bartolone donc sur ma proposition a initier une table ronde où il y avait à la fois donc les ministres concernés sur le sujet il y en a bien sûr les le Parlement dans son entièreté un sénat Assemblée nationale des parlementaires européens par exemple de président de commission per alassour et puis les parlementaires et ça et puis commissaire européen et puis tout le monde a débattu discuté des orientations budgétaires et des choix qui risquent d'être fait on va refaire la même chose en je donc ça c'est typiquement quelque chose qui ne se faisait pas avant puis que c'était une PR mais ça n'a été possible que parce que aussi le président actuel de l'Assemblée nationale bartolon est àent sur ce sujet là et on est d'accord alors au niveau institutionnel à mon avis au niveau je suis d'accord avec vous on a les outils on essaie de les faire vire politiquement s'il y a plus de vol politique si en particulier quand on met des débats européens à l'Assemblée nationale elle n'est pas 90 % vide petit peu ça souci tout de suite on a un petit peu imposé des débats on va avoir une bonne expérience le 28 février ou sur juste échange donc qui est un sujet me semble-t-il qui à la fois concerne la commission économique et la commission des affaires européennes donc on travaille de plus en plus comme ça initiative la commission des affaires européennes travaille avec la commission permanente qui qui a un rapport thématique avec le sujet et et du coup on va avoir une audition on va avoir donc en plainère un moment commun avec une résolution du Parlement national à prendre on va voir combien il y aura de parlementaires dans dans l'assemblée à part ce sû qui intervient alors c'est vrai sur beaucoup de sujets mais sur les sujets européens qui sont quand même très transversaux j'espère qu'il y aura à la fois tous les collègues de la commission économie et tous les collègues de la commission des saerses européennes ça ferait plus de 100 personnes dans dans la santé à ce moment moi je crois que c'est d'abord un problème de de connaissance et de conscience de connaissance clair donc le fait qu'on travaille comme ça notre commission avec une autre commission c'est une façon de la faire passer la connaissance hein sur la politique agricole commune on va rendre bienentôt notre copier moi j'ai présidé un groupe de travail c'estàd qu' avait à la fois coprésidé puisque Ger avait la même responsabilité pour la Commission des infes économiques et on a fait travailler tous les groupes parlementaires qui l'ont bien voulu ensemble donc pas forcément par rapport à la PAC donc beaucoup de collègues disent oui ça existe c'est important il faut qu'on le garde puis après ils n'en connaissent pas plus on essaie de faire avancer le le sujet comme cela donc c'est c'est une façon d'avancer euh après sur le le possible pas possible prenons puisque c'est une des des propositions que nous avons voté à l'unanimité de de l'Assemblée nationale qui est donc a été porté par notre collègue Christophe carche comme rapporteur sur on s'appuie excusez-moi sur l'article 13 du traité et on dit puisqu'il y a il faut mettre en place un Conseil qui puisse effectivement est représenté à la fois les parlementaires européens et les parlementaires nationaux par rapport justement au choix budgétaire travaillons ensemble pour une bonne raison le Parlement européen il peut débattre comme la commission du budget non seulement de l'Union mais des États de l'Union mais il peut pas voter làdessus il n pas le droit de vote les consultter c'est tout les parlements nationaux État par État ils ont le pouvoir puisqu'ils ont le droit de vote mais État par État qu'ils ont pas la vision transversale travaillons ensemble on devrait pouvoir s'enrichir les uns les autres et et montrer que nous pourrions être complémenta et non pas ce qui est toujours la peur des uns et des autres en en débat si tu peux dire députés allemands eux ils sont dans une constitution où le pouvoir législatif est sa place c'est-à-dire qu'il a effectivement autant de droit que le pouvoir exécutif nous nous sommes dans une constitution où le pouvoir législatif a est au service d'abord de l'exécutif à bien moins de rôle donc forcément les Allemands ils sont plus puissants hein c'est sûr que les députés allemands sont plus puissants que les députés français ils ont plus de droit c'est tout bin mais ce qui m'agace dans cette affaire c'est qu'il faut comp ce qui est comparable la France est un pays qui est encore extrêmement centralisateur l'Allemagne est un pays totalement fédéral donc il faudrait que l'un et l'autre fasse des pas pour effectivement se rassembler il y a des leçons à prendre de l'Allemagne il y a aussi des leçons à prendre de l'Espagne des leçons à prendre des pays nordiques il y a des son à prendre des autres États de l'Union européenne avec des fonctionnements qui sont souvent très adctoire simplement il faut pas se dire l'Union européenne ça doit juste être la France en grand ça c'est pas possible et ça notre tendance centralisatrice il pousse c'est c'est presque mécanique c'est même pas ta volonté c'est du mécanique c'est pas tant ça c'est que moi j'ai pas l'impression que so un problème institutionnel c'est d'abord la constitution de la 5e République c'est pratiquement une monarchie républicaine imaginons que c'est pas forcément ce que je Souha mais le mode scrutin et qu'on institue une proportionnelle tot les les les majorités seraient pas forcément les mêmes et on aurait mais l'initiative des lois sera toujours aussi faible à l'Assemblée nationale mais l'Assemblée nationale n'aura toujours pas plus de contrôle qu'elle en a sur l'exécutif elle contrôle l'exécutif à l'heure actuelle mais elle est infiniment moins codécisionnaire de ce qui se passe en France que le parlement allemand par rapport Madame Merkel elle peut rien faire tant que le Parlement en tout cas le Bundestag c'est différent tant que le Bundestag n'a pas effectivement donné son accord nous l'exécutif il peut faire plein de choses sans que le Parlement a donné son accord après sur certains sujets fondamentaux on retrouve les choses mais c'est ça alors ensuite le mode de scrutin en rajoute mais le mode de scrutin il permettra simplement au niveau de la France une meilleure représentation de la diversité politique qui est celui de la France euh surtout le problème il est moin il est à l'Assemblée nationale mais il est ailleurs c'est que il faut d'abord et avant tout que on requestionne en France le scrutin uninominal parce que le scrutin uninominal il personnalise beaucoup trop de la représentation qui doit être d'abord sur du travail de de législateur le scrutin national à l'heure actuelle il pousse je un petit peu caricatural à être plus assistante sociale dans sa circonscription que un législateur sur les Dr de l'Assemblée nationale ça c'est une catastrophe alors le mandat euh comment comment dire le le débat il commence à avoir lieu il pas lieu avant il commence à avoir lieu je veux dire on progresse là hein donc c'est pas au moment où on progresse où on va dire ça va pas on va dire on s'appuie sur ce progrès pour essayer d'aller au progrès suivant c'est plutôt cel et pour le coup là on est dans la tradition européenne un pas après l'autre hein donc c'est euh ce ce mandat effectivement il est c'est le même problème jeallis dire qu'on a au niveau de l'Union européenne parce que si on prend euh alors quelque chose qui paraî-il va retrouver un petit peu de de de valeur mais qui pendant longtemps a été un vrai débat l'OMC l'Europe il parle d'une seule voix c'est bien mais le Parlement européen n'est que consulté il n'a pas de mandat il donne un mandat et ce mandat n'est pas impératif donc on retrouve la même difficulté du Parlement européen de ce qu'on vient de dire notre parlement national après on pourrait prendre aussi des exemples ailleurs on on narrête pas de reprocher plein de choses à l'Italie il y a de quoi dire mais en même temps quand le Parlement italien se dissou quand il il y a comment dire il continue et ça c'est un exercice sans doute assez sportif pour les les députés il continuent quand même à assurer le quotidien donc les parlementaires continuent à siéger jusqu'à ce qu'il y ait de nouveaux élus donc beaucoup d'entre eux sont à la fois obligés de siéger et de faire campagne mais de ce point de vue-là sur euh comment dire la continuité du législatif c'est bien mieux que ce que nous faisons nous je sais on interr un moment bon eux il s'interrent pas c'est quand même bien plus correct d'abord nous avons bien bien travaillé en commun et que nous avons systématiquement fait du travail complémentaire alors ensuite qu'est-ce que j'ai pensé d'abord à cette réunion initiée par le Parlement européen il y avait quand même un grand absent volontaire qui s'app le bundestagag estimant que le Parlement européen ayant dit vous venez on a fait le programme n'ayant pas consulté les parlements nationaux ave a fait l'AB de pouvoir en quelque sorte nous on a trouvé au moment où on veut travailler plus en complémentarité avec le Parlement européen on trouve qu'il est plus malin et plus correct à la fois de de de répondre bonjour à leur invitation d'être présent même très présent parce que nous étions parmi les parlements nationaux les plus représentés en nombre de d'individus et puis symboliquement c'est-à-dire que nous nous avions pas un ou deux députés X et un ou de sénateurs x nous avions deux présidents de commission de rapporteurs donc gens qui qui donnaient du sens à cette délégation travaillant en plus en parfaite harmonie je pense que nous avons essayé d'expliquer à des parlementaires européens parfois extrêmement rétissant sur le fait qu'on pourrait mieux travailler ensemble le pourquoi cétait peut-être pas plus mal d'essayer de travailler ensemble nous avons trouvé des all dans cette affaire nous avons encore du monde à convaincre alors c'est oui et non euh c'est pas parce que je suis normande euh alors le côté oui euh c'est d'évidence puisque nous notre commission s'est prononcé à l'unanimité là aussi pour soutenir le budget proposé par la Commission c'est-à-dire celui qui a plus 1000 € et que le Parlement européen euh avait approuvé donc et qu'il trouvait même faible vous l'avez approuvé comme une négociation donc ce point de vue-là déçu luoui euh déçu pourquoi parce que une fois de plus l'impression qu'on a et là aussi ça ça prouve que tant qu' on laisse que les exécutifs parl entre eux ou décid entre eux c'est pas suffisant parce que ils ont fait quoi ils ont fait du chacun pour soi c'està-dire que ils ont fait un peu d'égoïsme national les uns et les autres et hier on auditionnait à son retour auditionnait Bernard le ministre en charge du dossier européen il y avait Alana Massour qui président donc de la commission du budget du Parlement européen qui disait bah oui la France dit j'ai sauvé les meu c'est vrai on a l'impression que les grands États voulait sourer leurs meubles ça c'est le France ou volit voulit rajouter dans leur égoïsme ça c'est la Grande Bretagne et que l'Allemagne dans ce dans ce jeul essayer de pas faire sortir la Grande-Bretagne et de pas trop déplaire à la France pour une fois Madame Merkel a été me semble-t-il dans une position assez désagréable VO mais le résultat des courses c'est que les grands États soit sauvent les meubles soit disent on a gagné CEO mais qui va payer les petits États et ce point de vu là c'est pas très solidarité européenne donc ça c'est le côté il aurait fallu faire et au moins la flexibilité la Cluse la clause de revoyure ne ferme pas toutes les portes donc heureusement et et quelle est la meilleure réponse à ce qui vient de se passer là à mon avis ce sont les élections EUR euréen en 2014 c'est le Parlement parce qu'il y a de plus en plus de codécision et puis le Parlement européen déjà maintenant c'està-d le Parlement européen vous avez vu pratiquement toute nuance confondu en tout cas les grands groupes sont vent debout contre ce qui s'est passé c'est quand même la première fois don qui a été eurodéputé comme vous l'avez rappelé que je vois les grands groupes du Parlement européen se mettre d'accord sous la Fri alors après du point de vue de la France bah la France peut dire euh c'est pas à la hauteur du très beau discours qu'avait fait François Hollande 3 jours avant à Strasbourg mais ça permet à à la France de continuer à faire vivre deux choses qui lui paraissent importantes des fonds de cohésion par rapport au au régions les plus défavorisées et puis la politique agricole commune puisque même si la pque diminue globalement de 11 % la part française est à peu près préservée mais c'est de l'ordre du euh bah on s'occupe des des histoires de la France et on se dit que y compris par rapport au plus pauvres euh moi je trouve qu'on a plus souci à se faire mais malgré tout on a sauvé les Meur mais c'est pas t dans une dynamique suffisamment européenne et c'est pas la faute des négociateurs eux ils ont essayé de trouver le le compromis on est quand même aussi dans une logique de compromis et entre oui que je et entre les États c'est pas facile donc tant que comment dire la partie législative de l'Europe n'est pas dans tout point aussi forte que la partie exécutive on aura des compromis de cette sorte là il est ni pire ni meilleur que bien d'autre si la question est une question européenne on peut pas ne faire une initiative qu'en France elle peut partir de France ça c'est très bien mais il ne faut pas qu'elle reste qu'en France ça ça me paraît si la compétence nationale mais si la compétence est nationale à ce momentl c'est par rapport au droit français au question français et vous quelle est votre position en tant que parlementaire français est-ce que vous avez plutôt un rejet de la démocratie directe ou parce que il clairement c'est pas de la démocratie directe la démocratie directe c'est tout le monde se met sur la Gora depuis la Grèce c'est difficile à faire on est un peu nombreux si vous trouvez une assez lant de place à Paris pour tenir tous les toute la population française aller dans un bureau de vote et voter NON NON alors ça c'est autre chose parce que alors moi je suis pour référendum d'initiative populaire on me méfie en même temps beaucoup des référendum parce que référendum souvent ça s'appelle un plébiscite et un plébiscite c'est tout SAU de la démocratie c'est une c'est une récupération de démocratie nos collègues de droite qui tout à tout de suite voulait faire du mariage pour tous à référendum c'tait une façon de contourner la démocratie vous savez bien com moi si on av faire un référendum sur la peine de mort on aurait toujours la peine de mort en France donc il faut le législateur un moment faire son boulot on lui laisse pas déjà pas ses faire en France alors ensuite faut qu'il entende les représentants des citoyens pour représent les représentants des citoyens les référendum d'initiatives sont là pour ça mais il faut laisser au législateur un moment le il est je vais dire pour moi un référendum d'initiative populaire c'est fait soit pour du trait local je suis contre un incinérateur je suis référendum initiative locale ça ça du sens c'est un sujet précis c'est local et et vous voyez d'ailleurs que chaque fois qu'on en fait un il y a très peu de gens qui se déplacent très très peu de gens parce que c'est ça la réalité aussi la deè donc il faut d'abord redonner aux Français l'envie d'aller voter hein un référendum plus large sur une question précise à partir d'un pour moi à partir d'un certain nombre de de signature et en vérifiant qu' qu'elle soit pas en 4 pourire il faut que le Parlement dise je m'enare du sujet puisquil assez signateur mais après c'est législateur à décider lui ce qu'il va faire sinon c'est pas la peine d' députés il faut trouver une assez grande place à Paris pour réunir tous les citoyens de la France c'est pas facile bon ben merci le débat aurait pu être très on faire attention

Entretien avec Danielle Auroi (EELV) — Danielle AUROI · Pourquijevote