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Discours / meetingDémographie Responsable· 8 décembre 2023 44 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Antoine Waechter - président du Mouvement Ecologiste Indépendant

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

euh donc Anto W donc l'auteur du défi du nombre ça aurait pu être ça aurait pu être le titre de notre journée d'aujourd'hui parce que c'est c'est exactement ça c'est exactement ce ce terme c'est un défi merci oui en fait le défi du nom on l'a quand même écrit à deux Didier alors c'est vrai que on me présente de cette manière- là mais je pense que par rapport à ce thème on est très largement déterminant de notre expérience personnelle et je suis d'abord un biologiste directeur d'un cabinet d'étude qui fait de la planification qui fait de l'expertise de faune et de Flor bref c'est ça au départ mon expérience je crois que la démographie comme facteur de la crise est une évidence pour un biologist c'est une évidence parce que ça fait partie des études classiques celle qui consiste à évaluer la charge d'une population animale sur un territoire en fonction des ressources disponible à l'heure actuelle vous voyez dans ma région l'Alsace qui bénéficie du droit local et par conséquent d'une organisation différente de la chasse et en sont en train de se négocier les locations de chasse pour 9 ans c'est-à-dire qu'on loue la chasse à un locataire ce locataire est responsable de la gestion des populations animales il est responsable vis-à-vis des forestiers il est responsable vis-à-vis des agriculteurs et sa problématique c'est de faire en sorte que le milieu subsiste malgré la charge animale et je peux vous assurer que les débats sont pas particulièrement virulent les forestiers d'un côté à cause du SER les agriculteurs à cause du sanglier considère que la charge est trop importante j'ai même essayé dans ma commune de régler la problème du du bléau et là ce sont les agriculteurs qui m'ont refusé la protection du bléau sur la commune sous prétexte qu'il s'en prenait lui aussi au ma bref la charge animale sur un territoire c'est une question classique et qu'il est pas possible d'accorder le terme d'écologiste à forcierie d'écologue mais d'écologiste à des gens qui refuseraient la démographie comme un facteur essentiel de la crise écologique alors évidemment ca dépend entièrement de l'expérience que l'on a moi mon expérience la première fois que je l'ai faite de la démographie j'avais 18 ans j'ai grand dit dans un paradis qui était des collines couvertes par un verger dans laquelle il y avait une faune abondante un paysage magnifique et ces collines j'avais mobilisé du monde j'avais créé un un groupe de jeunes pour les défendre les défendre tout d'abord contre un projet autoroutier qu'on a fait tomber mais ensuite pour défendre face à une urbanisation qui gravissait les collines et c'est là qu'en premier j'ai pris contact de la problématique de la démographie à travers l'occupation de l'espace une occupation de l'espace qui développe l'artificialisation et au détriment de nos paysages et de nos milieux naturels et par la suite dans toutes les démarches de planification quand vous élaborez un document d'urbanisme vous êtes confronté à la question parce qu'il est très rare d'avoir un maire qui ne veuille pas assurer une croissance de sa commune et croissance ça signifie en réalité euh accroître la surface artificialisée pas seulement d'ailleurs au niveau du loottissement mais également au niveau de toutes les infrastructures nécessaires à l'heure actuelle la moyenne en milieu rural se situe entre 450 et 750 m Carr par personne à la fois pour assurer le logement pour assurer la circulation pour assurer les services pour assurer les commerces quand nous réalisons un document d'urbanisme et nous faisons en particulier les évaluations environnementales qui sont envisagés par la loi nous faisons le calcul de l'autosuffisance alimentaire c'est-à-dire que cette artificialisation elle consomme surtout des terres agricoles et nous disons bon voilà vous avez une population face à cette population vous avez besoin d'une production alimentaire pour assurer votre autonomie alors bien évidemment ça reste une démarche théorique parce que lorsque il y a pour l'essentiel du maïs qui c'est pas avec ça que vous alimentez mais selon les termes et les méthodes de la FAO on traduit ça en production alimentaire potentielle donc voilà vous avez ça maintenant si vous consommez encore de l'espace voilà qu'est-ce qui vous reste votre autonomie d'un côté vous réduisez votre capacité de production puis de l'autre vous augmentez le nombre de vos consommateurs donc vous réduisez votre capacité d'autosuffisance alimentaire pour certaines communes il passent en dessous du seuil bref voilà en tout cas une des expérience concrète où l'on mesure ce que c'est que le défi du nombre alors ma problématique dans mon intervention c'est que beaucoup de choses ça a été dit et donc je ne veux pas le rappeler je vais donc essayer de dire d'autres choses tout d'abord chaque espèce vivante ou presque chaque espèce vivante a un mécanisme de régulation ce mécanisme de régulation habituellement c'est la territorialité prenons le cas de la fuine par exemple dont j'avais sur laquelle j'avais fait une thèse à l'époque elle a territoire ce territoire empêche d'autres familles de s'installer et les animaux qui ne trouvent pas leur place dans ce territoire sont obligés de migrer cette migration va jusqu'au moment où l'animal trouve un territoire vide mais le plus clair du temps ces populations là s'avère extrêmement vulnérable au prédateurs ou plus souvent encore dans nos territ ire fortement urbanisé à l'impact de la voiture si vous prenez le cas du renard c'est exactement la même chose c'est une territorialité il y a un certain nombre d'années le renard était porteur du virus de la rage et ce que les services vétérinaires avaient mis en place c'était une destruction systématique du renard absurde ça ne permettait absolument pas de contrer la du virus donc une nouvelle politique a fini par être mise en place grâce d'ailleurs faut le reconnaître au docteur Michel ferernet le mari de Solange qui était spécialiste dans le domaine qui disait mais c'est pas la peine il faut garder les renard en place ils ont une territorialité qui va empêcher les autres renard d'avancer et on va vacciner les renards en répandant des vaccins par hélicoptère c'est comme ça qu'on faire une barrière immunolog donc pour la majorité des espèces vous avez une régulation spontanée de la population évidemment dans un écosystème déstabilisé où les prédateurs ne sont plus là vous avez des espèces comme les herbivores en particulier qui n'ont pas de régulation spontanée cette absence de régulation spontanée fait que ils ont la capacité de détruire le environnement et donc la capacité d'aboutir à ce que les biologistes appelle une régulation par catastrophe alors c'est vrai que dans les territoires chassés en règle générale il est demandé aux chasseurs d'éviter qu'on atteigne cet extrême mais aux États-Unis des expériences ont été faites et ont bien montré qu'on pouvait aboutir en effet à une régulation par catastrophe c'est-à-dire une destruction du milieu qui fait que la population animal finit par s'effondrer c'est une régulation de cette manièrel or l'pè PCE humaine manifestement n'a pas de régulation spontanée biologique je veux dire par là et dans ce contexte là on peut craindre et c'est un peu ce que décrivait Malthus à sa manière une régulation par catastrophe dont les le triptique est connu la guerre les épidémies la famille bon et c'est précisément ce que nous voulons éviter je crois que c'est d'ailleurs c'est une chose qui convient de clairement affirmer quand nous nous battons contre l'excédent démographique nous nous battons en réalité contre un mécanisme naturel qui est la régulation par catastrophe pour une espèce qui n'a pas euh de régulation biologique il y a un autre aspect que je qui me semble nécessaire d'indiquer la crise démographique c'est pas demain la crise démographique elle n'introduit pas une catastrophe naturelle demain nous y sommes nous sommes déjà dans la crise et nous y sommes depuis des années je voudrais juste en évoquer quelques aspects rapidement l'effondrement de la biodiversité alors c'est vrai qu'habituellement on pense effondrement de la biodiversité en regardant vers les savanes africaines où l'on voit que ce soit les Européens d'ailleurs ou que ce soit les Africains eux-mêmes débordent avec leurs activités sur les savanes des girafes des éléphants et cetera ou encore quand c'est la forêt qui est défrichée comme par exemple au ou d'autres forêts humides d'Afrique mais l'effondrement la biodiversité c'est aussi chez nous et c'est une relation directe avec la croissance démographique l'accroissement l'industrialisation de l'agriculture chez nous cette industrialisation de l'agriculture elle trouve sa justification dans la volonté de nourrir davantage de gens discuter avec les agriculteurs et vous verrez quelles sont leurs motivations au moins quelles sont les justifications qu'ils se donnent et c'est bien cette industrialisation de l'agriculture qui est à l'origine de l'effondrement de la biodiversité qu'est-ce qui disparaît chez nous ce qui disparaît c'est en fait toute cette faune qui occupe traditionnellement ce qu'on pourrait appeler le bocage c'est-à-dire une association de l'herbe et de l'arbre les pr ont disparu sont remplacé par le maïs et même quand vous avez encore de l'herbe l'herbe est fauchée dès le mois d'avril donc il n'y a plus de semence possible il n'y a plus que l'aspect végétatif de de la plante qui se développe donc vous avez des pries vertes dans ces prairies vous n'avez plus de papillon vous n'avez plus de de d'orthopterère vous n'avez plus les Odonates enfin les libellules en principe il y en a pas tellement dans les prês mais enfin bref quoi qu'il en soit vous avez un effondrement une disparition de tout cet écosystème là et si vous regardez aujourd'hui la liste des espèces qui sont en zone rouge ce sont toutes des espèces de ce milieul-à pire aujourd'hui on nous dit qu'il faut impérativement produire de l'électricité en supplément développer les énergies renouvelables et bien qu'on ait adopté une loi zans zéro artificialisation nette on autorise le développement du photovoltaïque à la en forêt à la place de la forêt ça c'est l'effondrement la biodiversité mais il y a aussi un élément auquel personnellement je suis très sensible c'est l'enlaidissement de la planète je suis frappé de voir quand on regarde toutes les images qu'on nous montre même de région lointaines sauf que là où il y a pas beaucoup de monde faut bien le dire mais c'est l'enlaidissement de la planète et l'enlaidissement dans notre pays aussi à travers à travers la technologie à travers l'artificialisation chaque fois que vous avez un village chaque fois que vous avez un lieu de vie c'est un lieu où est susceptible de se déplac se construire quelque chose qui est qui peut aussi avoir un impact sur le paysage dis pas qu'il faut pas construire quand il y a une exigence de qualité pas de problème mais en tout Cuse cette volonté de d'Extens qui est particulièrement visible évidemment autour des grandes villes cet enlaidissement est directement lié finalement et ce qui est intéressant d'ailleurs quand on discute j'ai eu l'occasion sur des médias de discuter avec l'extrême gauche sur ces questions démographiques il me dit mais il suffit de construire en hauteur on va loger les gens finalement dans des blocs ça évitera de consommer de la terre agricole personnellement j'ai pas tr env d'habiter dans les petites boî de Grimal mais c'est ça l'univers qu'on nous propose nous avons la capacité oui regardez les gens sont capables de vivre dans cette prison invraisemblable Gaza une concentration humaine considérable mais estce que c'est ça que nous voulons il nous faut de l'espace Larive du climat je vous l'avez évoqué par conséquent je ne reviendrai pas làdessus je vis juste faire remarquer que et c'est une notion qu'on doit chaque fois citer le climat ça fait longtemps qu'il en est question dès les années 60 et simplement qu'est-ce que identifie la dérive du climat ce qui identifie la dérive du climat c'est que nous avons atteint les limites dans cet aspect là en question nous saturons la capacité de recyclage des cycles biochimiques c'està-dire que nous produisons plus notamment de gaz carbonique que ce que les cy sont capables d'absorber c'est typiquement une des limites et une des limites que dénonçait le mit en 1971 dans ce contexte là la seule solution évidemment c'est de réduire alors de réduire les mais on sait bien que il nous faudra énormément de temps est-ce que on aura le temps de le faire d'ailleurs de déconnecter complètement la production de CO2 l'ensemble de nos activités humaines c'est ça la question et là effectivement le nombre un rôle important c'est bien évidemment l'accumulation de déchet l'accumulation de plastique l'accumulation de produits chimiques en rappelant ce que nous avons appris à l'école au lycée rien ne se perd rien de secrée et que par conséquent tout ce que nous lâchons finalement le retrouve sous une forme ou une autre moi ce qui me choque aujourd'hui c'est de voir que nous avons une société qui est totalement addicte à l'énergie et qu'elle se comporte à la manière d'un drogué en manque de drogue et qui dès lors est pour avoir sa couverture d'énergie est capable de faire n'importe quoi je sors peut-être un peu du sujet mais simplement pour affirmer que les énergies renouvelables n'ont rien de vertueux elles ne sont écologiquesà partir du moment où elles sont capables de respecter euh l'énergie enfin de respecter euh la biodiversité les paysages euh les habitants en proximité et cetera et que ça ça ça suppose par conséquent une maîtrise ça suppose une réflexion à chaque fois et pas de laisser comme c'est le cas à l'heure actuelle simplement aux opérateurs privés de réaliser pratiquement son contrôle leurs implantations mais ça c'est une conséquence aussi de cette obsession énergétique après c'est vrai que il y a aussi la qualité de vie moi j'étais je l'écrivais déjà en 1990 une chose qui m'avait frappé moi le provincial c'est que lorsque je suis à Paris dans un café j'ai moins d'un MRE carré pour 4 personnes autour de la table quand je suis chez moi j'ai une table qui fait 2 m car pour mettre les qure personnes ça ça illustre en quelque sorte la diminution de la qualité de vie plus nous sommes nombreux et plus nous concentrons du monde donc là aussi c'est un autre un autre objectif alors que faut-il faire je pense que nous devons produire un véritable changement de valeur la caractéristique de l'espèce humaine c'est sa capacité à analyser le passé et à prévoir l'avenir la conséquence de cette capacité ça serait de dire on va vers une impasse donc il faut changer de direction c'est cette idée là qu'il faut essayer de faire passer et qu'il faudrait soit porté par chacun de nous et chacun de nos congénères en réalité maîtriser volontairement notre nombre c'est un aspect fondamentalement humain aucune autre espèce humaine ne fera cette démarche intellectuelle c'est une caractéristique ça doit être une caractéristique de l'humanité de réussir par sa propre volonté d'assurer une présence harmonieuse avec le territoire qu'accueille alors les solutions B elles ont été dites moi je je crois font famentalement que ce qui permet de réduire volontairement la population c'est d'abord la scolarisation la scolarisation des filles et des garçons dans une société formée dans une société qui est dont les individus sont capables de lire sont capables de discuter de débattre de comprendre ce qu'on lui demande est aussi capable d'intégrer la notion que je viens d'évoquer lae chose c'est effectivement l'émancipation de la femme cela a été dit l'émancipation de la femme parce qu'à partir du moment mais pas l'éducation seulement l'éducation c'est vrai il faut faire aussi l'éducation de l'homme totalement d'accord l'émancipation ça veut dire la libérer de l'emprise masculine en matière de décision de procréation une femme qui a la capacité de s'investir de s'épanouir dans une dimension professionnel associative ou autre en tout cas en toute liberté naturellement fera aussi le choix de faire moins d'enfants ça c'est une constante une constante dans tous les pays développés on comprend bien que ça veut dire que lorsqu'on fait une aide au pays-tiers c'est pas de l'aide économique l'Union européenne elle a tout un volet dette au paysers en matière de développement économique mais le développement économique c'est quoi le développement économique c'est la croissance le développement économique ça suppose effectivement qu'il a les consommateurs pour consommer ça suppose qu'on consomme davantage alors oui le développement économique peut être utile mais ce n'est pas lui qui va faire les changements culturels profonds c'est le développement humain c'est-à-dire qu'il faut qu'il y ait des investissements qui soi orientés dans la création d'école le cas échéant dans le financement des instituteur je suis sûr que ceux qui se sont déplacés déjà en Afrique ont vu combien il y avait une demande d'école et pas toujours d'instituteur ou d'institutrice qu'il faut d'une certaine manière porter le message de l'émancipation vis-à-vis des pays qui à l'heure actuelle en sont fort loin émancipation qu'on a aussi bien évidemment à à faire respecter dans notre propre territoire et puis c'est vrai que qu'il faut mettre en place une sécurité vieillesse une assurance vieillesse alors c'est peut-être même je serait tenté dire un des aspects les plus compliqués parce qu'il faut un état de droit il faut un état honnête et là on en est parfois fort loin alors tout ça évidemment c'est un défi politique faut bien le reconnaître parce que ces changements là ell se heent un certain nombre d'opposition j'ai le souvenir il y a fort longtemps déjà où effectivement on militait pour une stabilisation de la consommation j'étais en face d'un parterre de chef d'entreprise et j'ai bien compris que mon discours générait une véritable angoisse existentielle c'est vrai que on pense parfois qu'il y a un moteur qui est l'argent c'est vrai que l'argent est un moteur qui déstabilise beaucoup de choses mais au fond fondamentalement dans des pays comme le nôtre c'est le jeu le jeu économique le jeu du pouvoir et que par conséquent essayer de faire entrer tout ce monde là dans une logique d'équilibre de stabilisation so d'abord à cette idée mais je pourrais plus jouer oui alors je pense que démographie responsable a beaucoup de travail encore de mon Soi incontestablement et puis n'oublions pas surtout que moins d'enfants c'est d'avoir mieux d'enfants pardon je voudrais juste oui le mieux d'enfant je je suis sûr que la plupart d'entre vous ont fait cette expérience la même que moi quand on devient grands-parents on a du coup une relation différente avec les enfants on est plus bousculé par le temps pour son travail on peut leur porter plus d'attention et je pense que c'est aussi cette idée là que nous devant passer je suis ici d'une famille il y avait six enfants ma mère les a eu pratiquement à raison de 14 mois de distance les uns des autres ça a été notre chance parce qu'on était à la campagne et qu'on était libre mais ça veut dire que les parents pouvaient pas s'en occuper mon père était au travail ma mère avait chaque fois un nouveau né à s'occuper avec deux enfants on a peut-être un peu plus de temps et et plus de plaisir à prendre avec les enfants donc le combat aussi pour une un équilibre démographique c'est le combat pour une meilleure intégration de l'enfant et une meilleure valorisation finalement de l'enfant dans nos société merci beaucoup merci Antoine d'avoir si bien illustré ce lien entre démographie et l'écologie et moi je suis je suis toujours extrêmement sensible aussi à cet autre aspect des choses c'est-à-dire une démarche de respect envers la nature je me méfie d'une écologie qui serait purement utilitariste en disant il faut faire ça parce que comme ça ça nous permettra de continuer à développer d'assurer à l'homme telle ou telle possibilité celle qui consiste à trouver qu'un paysage est beau et pas se demander si c'est utile mais se demander il faut le sauvegarder tout simplement parce qu'il est beau je je cite souvent l'exemple quand quand je lis des fois ça m'énerve dans des revues écologistes qui nous disent ah mais il faut défendre les l'Amazonie parce que il y a il y a des des plantes en Amazonie qui pourraient servir à de nouveaux médicaments elle est affreuse cette phrase parce qu'elle dit automatiquement que s'il y a pas de plante alors on peut détruire l'Amazonie et ça c'est une version de l'écologie que moi je ne supporte pas et je sais qu'Antoine l'apporte l'idée de la du respect la beauté du monde mais c'est aussi le respect pour nous quand Antoine dit que est-ce qu'on veut vivre dans des dans dans dans ces espèces de grand parallèle épipède moi j'ai pas vie et c'est un respect pour notre vie de demain c'est c'est pour moi un aspect absolument essentiel euh voilà bon il y a certainement des questions aussi euh oui bonjour et merci euh donc cont tenu là de la nécessité des mécanismes de régulation de la territorialité de la nécessité de lutter contre l'artificialisation des terres pourra rassurer une réserve de vivant pour pour l'ethnie qui occupe cette terre pour le peuple qui occupe cette terre et qu'on a aussi la régulation par catastrophe qu'est-ce que vous pensez des des politiques des jeunes politiques écologistes qu'on a maintenant je parle pas des activistes ni des vrais écologistes qui sont scientifiques mais qui ne ne semblent avoir aucune culture biologique de de ce ce rapport entre population et oire de vie et donc qui ne sont pas contre l'immigration sauvage et massive et donc nous donne le choix entre écologie ou extrême droite quoi donc pourquoi il ne considère pas cet afflux de population comme une perturbation échologique comme un péril écologique et comme comment dire une le côté de désolidariser le corps social et sans solidarité du corps social il y a pas de d'assurer le continuum euh nature culture nécessaire à la préservation l'écosystème et du vivant alors donc voilà en fait il y a deux écologies il y a ce que j'appelle l'écologie minérale c'est l'écologie des centres urbains incarné pour l'essentiel par eulev euh c'est une écologie qui n'a pas beaucoup de sensibilité elle est essentiellement euh idéologique et cela a été dit tout à l'heure c'est vrai c'est la lutte contre le capitalisme qui s déterminer l'essentiel leur démarche et c'est fondamentalement la différence d'ailleurs avec celle que je représente avec mes collègues évidemment qui est une écologie sensible qui considère non pas simplement d'un point de vue intellectuel mais avec avec le cœur également ce que nous sommes et cette volonté de de sauvegarder la beauté du monde quand je dis la beauté c'est aussi bien l'esthétique des paysages la biodiversité la diversité des cultures humaines c'est c'est tout ça donc il y a vraiment il y en a vraiment deux différents alors la question est de savoir si réellement cette écologie minérale c'est vraiment de l'écologie c'est une autre paire de manche l'autre différence je pense entre les deux c'est que ceux qui luttent contre le capitalisme n'ont pas véritablement envie de convaincre tout le monde leur logique est électorale c'est une logique où on essaie de mobiliser une composante contre une autre c'est évidemment une logique classique en matière pour tenter de gagner en tout cas des électeurs et moi j'ai toujours pensé que il n'y avait pas d'autre solution que d'avoir une majorité culturelle la majorité électorale ça suffise pas pour changer le monde quand on prétend changer le monde avec une majorité culturelle on finit immancablement par devenir des autocrates et donc il faut une majorité culturelle ça suppose de convaincre ça suppose d'avoir de la pédagogie de s'adresser à tout le monde moi je suis prêt à m'adresser au diable pour le changer mais il faut avoir cette volonté il faut avoir simplement sa conviction et ne pas être faible dans sa conviction c'est ça la différence entre les deux c'est peut-être une différence aussi d'origine des personnes voilà làb bah moi j'ai découvert récemment l'écologie profonde du norvégien est-ce que vous connaissez cette du norvégien nez arnen areness ouais donc il a vraiment donc je suis dans sa posture est-ce que vous-même vous vous avez travaillé sur ça sur cette écologie profonde et comme vous situez les l'écologie superficielle qui est l'écologie euh professionnelle un peu de et la profonde qui remet tout en question même la en fin de compte comme on en a parlé la place de l'homme voilà que est-ce qu'il faut pas REPER c'est la place de l'homme mais là je pense que tout le monde a très peur de ça de se remettre en question oui alors non ça je ne connais pas ces ces thèses là je sais simplement qu'il y a un certain nombre d'années c'était me semble-t-il en 1990 où un livre avait été écrit sur le nouvel ordre écologique quip une espèce de de confusion volontaire au demeurant associé les écologistes français à l'époque à l'écologie profonde américaine et pensait que effectivement on allait imposer tout simplement la loi de la nature et que la loi de la nature c'est pas une loi très humaine je pense que c'était comment il s'appelait ferry Luc Ferry bon catastrophe mais bon en tout de cause en tout de cause je pense que là il y a avait un contresens total je l'ai dit tout à l'heure l'objectif c'est d'éviter la régulation par catastrophe la régulation par catastrophe on peut considérer que c'est un mécanisme naturel et je pense que la caractéristique humaine c'est précisément avec intelligence et pragmatisme c'est d'essayer d'éviter cette loi naturelle c'est d'essayer de faire en sorte qu'en défendant nos valeurs de solidarité et de respect de la vie on réussisse à éviter ce comment dire ce couprê que serait la régulation par catastrophe je le répète l'humanité on en a déjà connu plusieurs hein elle en a connu au 4e siècle elle en a connu à partir de 1348 et pendant un certain nombre d'années il y a eu des régulations par catastrophe on on a évité la régulation par catastrophe sur le continent européen au 19e siècle en exportant énormément de monde vers le Nouveau Monde mais la catastrophe elle s'est produite là-bas en réalité au détriment des de ce qu'on appelait ou de ce qu'on appelle les peuples premiers voilà donc c'est ça qu' s'agit d'éviter pe y aller oui je voulais témoigner moi aussi je fais des inventaires écologiques peut-être quelque chose qui frappera les esprits euh avant comme vous pour les oiseaux on avait des espèces courant banal et puis des espèces qui étaient plus plus précieuses plus à protéger et cetera mais par exemple voyez je sais pas si on on a l'expression tête de linote donc en en référence à la linote mélodieuse ben vous voyez il y a 15 ans quand je faisais des inventaires la linote mélodieuse c'était une espèce banale courante qui n'était pas spécialement en danger aujourd'hui c'est une espèce qui disparaît totalement de de nos compagnes des friches et cetera et cetera je voulais intervenir sur un autre un autre sujet je vous remercie parce que j'ai trouvé beaucoup d'arguments ici pour discuter avec mes camarades de ceux que vous appelez l'écologie minérale alors comme je suis assez facécieuse moi j'en ai trouvé un aussi puisque il y a le fameux débat entre réduire nos modes améliorer nos modes de vie pour moins consommer et cetera ou réduire la population donc on me sort toujours ça en me disant non non il suffit juste que on change nos modes de vie alors moi je leur dis oui puisque alors le corollaire c'est que ceux qui ont une forte croissance de population eux ils consomment peu ils sont dans des pays mais je leur dis oui mais avec avec les migration bah ça marche plus votre raisonnement alors je suis souvent traité descendant d'Hitler tout ce que vous voulez mais n'empêche que c'est un argument qu'il faut pas oublier parce que euh en fait les modes de vie de de des pays qui ont des fortes croissances de population ils les gardent pas puisqu'ils vont pour ceux qui ont la chance hein je les comprends d'aller dans d'autres pays voilà et le troisième point que je voulais souligner c'était je bah posez-vous la question dans les hommes politiques que nous avons aujourd'hui qui sont connus qui parl de la natalité et qui parle de financer une natalité plus forte et posez-vous la question de pourquoi ces propos sont tenus euh ils sont tenus pour éviter que il y ait euh des comment dirais-je des écarts trop importants qui qui est trop de je sais pas comment exprimer ça dans le dans la dans le langage dans le langage bien pensant mais pour pour faire en sorte qu'il y ait une harmonie entre les populations qui a pas une population qui devien dominante quoi donc en fait je pense que en France on gagnera pas ce combat si on traite pas l'autre sujet en même temps qui est celui de la migration je suis désolé de dire ça mais c'est c'est réel pour la migration je rappelle qu'on a on a justement dans le dans le programme de cette journée la dernière séance elle est elle est consacrée à ce sujet on va en parler comment les mouvements des hommes peuvent avoir une influence sur la sur la démographie oui pour moi c'est la première fois que je participe à ce type de réunion c'est ma première expérience démographie responsable mais il faut se rendre quand même une réalité nous sommes combien 50 dans cette assemblée 40 bon 55 mais nous sommes pratiquement 9 millions d'habitants et nous sommes dans une salle dans une ville qui s'appelle Paris dans un pays qui s'appelle France et nous sommes en train de parler de la planète je parle pas de la sauver elle s'en fout la planète de nous elle s'en fout elle a vécu longtemps elle va vivre encore longtemps et nous nous serons passés donc le problème c'est de savoir comment est-ce que nous pouvons faire passer notre message je sais pas mais euh nous avons un candidat à la présidence qu'il a été j'apprécié son discours je l'admire mais vous voyez Monsieur Emmanuel Macron portant les messages d'abord il a pas d'enfant mais enfin ça c'est son choix ou bienent Monsieur Bruno Le Maire pour les faire non il y a pas un seul politicien de renom al l'URE des charges on les a pas invité hein je vous peut-être pour ça peut-être mais il faudrait les faire mais à l'autre extrémité nous n'avons pas non plus une Greta qui viendrait pourre un message heureusement peut-être heureusement mais je pense que c'est une question politique il faut que l'on arrête de parler de la France parce que c'est une problème universel et c'est un problème statistique la présentation qui nous a été fournie au sujet de l'Afrique est très importante vous avez vu dans dans une petite ligne là perdu la durée de vie elle était à 69 ans imaginez quand ils arrivent à mon âge ils ont 86 ans il y aura beaucoup de vieux c'estàdire ce n'est pas question seulement des faire des enfants c'est peut-être bien malheureusement de arrêter cette croissance de la durée de vie et ce problèm là c'est un problème général ce n'est pas ici c'est dans toute notre planète et ce que nous devons nous poser comme question c'est de savoir comment on passe d'un régionalisme à tous les niveaux que ça soit pour le contrôles de naissance que ça soit pour la durée de notre existence à la résolution d'un problème très global et cette question n'a pas été abordée finalement sauf très ponctuellement et par des questions qui sont subsidiaires parce que finalement les problème de l'immigration aujourd'hui c'est un problème oui mais dans 20 ans je le verai pas mais alors là ça sera beaucoup plus grave donc qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on peut faire déjà rejoignez-nous pour nous aider à propager le message puisque je suis oui oui adhérz adhérz à l'association c'est fait mon mais excusez-moi c'est 1/ 45 des présents il nous faudrait des centaines de milliers comment est-ce qu'on fait pour avoir des centaines de milliers je je peux vous assurer qu'on essaye je peux vous assurer qu'on travaille beaucoup pour essayer d'être plus nombreux là pour le cas c'est oui ça je je peux vous dire que je je le vis au quotidien bien sûr non mais on est d'accord c'est une chose qu'on vit au quotidien alors Antoine non juste d'un mot parce qu'il y a un certain nombre de personnes ici qui ont soulevé la question de l'immigration et qui ont l'air de s'en inquiéter il faut être très très clair hein quand on développe un discours de maîtrise démographique ça veut dire que on développe un discours aussi de maîtrise migratoire s'il y a moins de monde demain en Afrique bah il y aura potentiellement moins de monde qui voudra migrer et par ailleurs ça va avec le développement que quand on aide au développement quand on fait accéder à une élévation du niveau de vie à de la croissance les gens ils ont pas envie de partir parce qu'en général on part pas par gêé de cœur mod Occident ils adorent notre modèle madame ils adorent notre modèle pour l'immigration je me permets juste de rappeler que c'est c'est justement le thème de la dernière discussion donc c'est un problème très important j'en suis conscient mais on peut le réserver à cette partie là justement on va arrêter merci merci au au différents intervenants vous avez été formidable je voulais juste répondre à la question que posait monsieur en donnant un élément de réponse peut-être que pour la stratégie pour essayer qu'on soit de plus en plus nombreux à défendre cette cause il faut peut-être faire un peu de judo si je peux me permettre de le dire ainsi avec la cause sur laquelle la plupart des gens dans le monde sont mobilisés actuellement qui est la cause climatique et d'appuyer sur le fait je l'ai tout à l'heure cité que depuis 150 ans l'essort démographique est le facteur prépondérant à hauteur de 75 % dans l'émergence des gestes donc si on a une mobilisation mondiale sur le sujet et qu'on a cette preuve là il suffit de la faire connaître pour commencer parce que normalement quand on est normalement constitué 75 % c'est une inondation et je vous mets au défi lorsque vous êtes victime d'une inondation chez vous vous avez un voisin qui vous inonde le mauvais réflexe c'est d'aller immédiatement éponger l'eau qui se répand au sol le bon réflexe c'est de commencer par couper l'alimentation d'eau donc d'un point de vue stratégique je pense que tout à l'heure Antoine le disait il y a des gamins qui qui peuvent comprendre tout ce qu'on raconte tellement c'est évident ben voilà encore une façon de le raconter on est d'autant plus d'accord qu'on a invité un climatologue à en parler qui vous en a très bien parlé au tout début je vous propose qu'on essaie de respecter à peu près les horaires toujours pareil pour essayer de de faire en sorte que chaque phase et le est le temps qui lui est qui lui est imparti au départ euh c'est un peu classique hein mais euh j'y souscris moi je veux vraiment remercier la la qualité je pense que vous serez d'accord des quatre interventions qu'on a eu

Antoine Waechter - président du Mouvement Ecologiste Indépendant — Antoine Waechter · Pourquijevote