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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 18 mai 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsJustice

Christophe Gleizes détenu en Algérie : la France demande "son retour rapide"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    La libération de C.Gleizes est-elle un préalable à l'amélioration des relations franco-algériennes ?

  • 1:27OuverteRéponse directe

    Négocie-t-on directement pour C.Gleizes ou d'autres pays sont-ils impliqués ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Le garde des Sceaux va-t-il demander l'aide de l'Algérie concernant la DZ Mafia ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Avez-vous senti le président algérien soucieux d'améliorer la relation avec la France ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Le constat des années de rupture est-il favorable à nos deux pays ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Où se trouve le Charles-de-Gaulle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43A.RufoFait
    « Il n'y a pas de préalable. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. »
  • 1:27A.RufoFait
    « On demande son retour rapide en France. »
  • 2:08A.RufoFait
    « Il y a un dialogue engagé avec l'Algérie grâce à cette visite sur le narcotrafic. »
  • 2:53A.RufoFait
    « Je crois que les 2 présidents sont conscients de la responsabilité commune qu'ils ont de respecter les intérêts de leurs 2 pays. »
  • 3:34A.RufoFait
    « Il y a le constat que les années de rupture n'ont pas produit d'effet et ne vont pas dans le sens de l'intérêt de nos 2 pays. »
  • 4:19A.RufoFait
    « C'est au chef d'état-major des armées et au chef des armées de parler de sa localisation. »
  • 5:01A.RufoFait
    « On est dans une période où vous avez énormément d'informations qui circulent. Il ne faut pas tordre la position de la France. »
  • 5:43A.RufoFait
    « Ce n'est pas possible tant que la belligérance continue. »
  • 6:27A.RufoFait
    « Des 2 côtés, il y a eu dans les dernières heures des attaques de l'Iran contre les pays du Golfe qui sont inacceptables et qui sont dangereuses. »
  • 7:11A.RufoFait
    « Il n'y a pas de solution facile. Ça va durer. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

La suite, ce sera estival. - M.Lauqué: Place à la politique et aux 4V. G.Bornstein, vous recevez ce matin A.Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants. Bonjour à tous les deux. - G.Bornstein: Bonjour, A.Rufo. G.Darmanin est à Alger. La libération de C.Gleizes est-elle désormais un préalable à la poursuite de l'amélioration des relations entre la France et l'Algérie? - A.Rufo: Il n'y a pas de préalable. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. On a lancé une nouvelle méthode, après des années très difficiles dans les relations. - G.Bornstein: Des années Retailleau.

0:43

- A.Rufo: L'ancien ministre de l'Intérieur assume cette posture, qui n'a pas donné pour nous des résultats attendus. Nous espérons que cette nouvelle méthode donnera des résultats. - G.Bornstein: Concernant B.Sansal, l'Allemagne faisait office de tiers de confiance entre la France et l'Algérie. Concernant C.Gleizes, on négocie directement? Il n'y a pas d'autres pays impliqués? - A.Rufo: Quand on a des entretiens, on en parle. Que d'autres pays en parlent, c'est bien. L'Algérie a développé beaucoup de relations avec l'Allemagne, l'Italie... Vous avez raison de le signaler.

1:27

- G.Bornstein: On négocie directement pour C.Gleizes? - A.Rufo: Il n'y a pas de négociations au sens où... On demande son retour rapide en France. Par ailleurs, il y a un cadre de coopération qu'on relance. J'entendais sa famille ce matin. Je trouve que leurs propos sont très dignes et très responsables sur le fait de dire que cette sortie de cette crise aiguë est favorable à la situation de C.Gleizes, et je le crois. - G.Bornstein: Vous parlez de cadre de coopération. Le garde des Sceaux va demander à son homologue algérien de l'aide concernant un certain nombre de personnes

2:08

qu'on sait impliquées dans la DZ Mafia? - A.Rufo: Il y a un dialogue engagé avec l'Algérie grâce à cette visite sur le narcotrafic. Lorsque je m'y suis rendue, j'ai rencontré le chef d'état-major des armées, le président algérien. La coopération sécuritaire, sous tous ses angles, dans le renseignement, la défense et dans le domaine judiciaire doit reprendre. C'est dans notre intérêt commun. - G.Bornstein: On vous voit avec le président algérien. On sai le souhait du président Macron d'améliorer les relations franco-algériennes.

2:53

Est-ce que vous avez senti le président algérien soucieux d'améliorer la relation avec la France, ancienne puissance coloniale française? - A.Rufo: Je crois que les 2 présidents sont conscients de la responsabilité commune qu'ils ont de respecter les intérêts de leurs 2 pays. - G.Bornstein: Vous avez senti le président Tebboune là-dessus? - A.Rufo: De toute évidence, il y a eu une reprise du dialogue assez intense. Vous avez la visite de G.Darmanin. Vous avez aussi la visite de l'homologue de L.Nunez qui va venir à Paris. La méthode des 2 côtés est soutenue. Il y a un accord sur la méthode de reprise de ce dialogue fonctionnel, exigeant par moments parce qu'on n'est pas toujours d'accord sur tout, mais fonctionnel.

3:34

Il y a le constat que les années de rupture n'ont pas produit d'effet et ne vont pas dans le sens de l'intérêt de nos 2 pays. - G.Bornstein: On va regarder une carte et faire quelques milliers de kilomètres à l'est. Où se trouve le Charles-de-Gaulle? - A.Rufo: Le Charles-de-Gaulle est en mer Rouge. - G.Bornstein: Il n'a pas passé le détroit? - A.Rufo: Ca dépend lequel... Il a passé le canal de Suez. - G.Bornstein: Il n'a pas passé le détroit de Bab Al-Mandab? - A.Rufo: Le fait de passer le canal de Suez et d'avancer vers ce qu'est la mer d'Arabie... Je vais vous dire pourquoi ce n'est pas la peine de donner la localisation précise du Charles-de-Gaulle en permanence. C'est pour 2 raisons.

4:19

D'abord, c'est au chef d'état-major des armées et au chef des armées de parler de sa localisation. Il y a des raisons de sécurité et de signalement stratégique importantes à tenir. Deuxièmement, je ne veux pas qu'on soit mal compris. On est dans une période où vous avez énormément d'informations qui circulent. Il ne faut pas tordre la position de la France. Quand on a annoncé que le navire avait passé le canal de Suez, on avait l'impression qu'on allait participer à une action offensive. Ce n'est pas le cas. Quand vous avez un moyen comme le groupe aéronaval, vous avez le Charles-de-Gaulle et des moyens autour.

5:01

Vous avez des capacités d'appréciation sur zone autonome. C'est un moyen qui est très important par rapport à d'autres pays et qui donne à la France la capacité d'analyser ce qui se passe. Quand vous dites "nous sommes prêts à faire ce qu'il faut pour la liberté de circulation maritime", vous l'accompagnez de manière crédible de moyens militaires qui ne sont pas dans une action offensive ou de reprise de force dans le détroit d'Ormuz. - G.Bornstein: Pour l'instant, le Charles-de-Gaulle ne participe pas à des actions pour fluidifier

5:43

le trafic dans le détroit? - A.Rufo: Ce n'est pas possible tant que la belligérance continue. - G.Bornstein: D.Trump a dit: "Ils feraient mieux d'agir rapidement, il ne restera rien d'eux"concernant l'Iran. Est-ce que vous redoutez une reprise imminente du conflit? - A.Rufo: Je crois que l'escalade verbale doit cesser, comme l'escalade militaire doit être évitée. Des 2 côtés, il y a eu dans les dernières heures des attaques de l'Iran contre les pays du Golfe qui sont inacceptables et qui sont dangereuses, puisqu'elles ont concerné aussi une installation nucléaire. La sécurité nucléaire... Il n'y a pas de conséquences.

6:27

Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique l'a dit. Il a aussi rappelé la gravité de ce type d'attaque. - G.Bornstein: D.Trump a proféré des menaces. Comment voyez-vous les prochains jours? On est dans un statu quo qui peut durer des mois. Comment voyez-vous les prochains jours? - A.Rufo: Dès le début, je l'ai dit et je le répète: il n'y a pas de solution facile. Ca va durer. - G.Bornstein: Ca va durer? - A.Rufo: Oui. - G.Bornstein: Combien de temps? - A.Rufo: Je ne sais pas. Ca dépend de la capacité des Iraniens et des Américains à se remettre autour de la table. Je pense néanmoins que nous ne sommes pas impuissants et que nous pouvons agir. C'est d'ailleurs le sens de la coalition maritime que nous faisons. Nous disons aux Iraniens et aux Américains

7:11

qu'il faudra négocier sur le nucléaire, le balistique et sur la coopération internationale. Mais le détroit d'Ormuz doit être sorti, un peu comme à part, du reste des problématiques. On peut nous dire que ça ne marche pas, mais je ne suis pas certaine que l'escalade militaire marche.