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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 28 janvier 2022 3 minFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalNumériqueÉducation & recherche

Menaces sur la liberté académique : c'est l'avenir de nos démocraties qui est en danger.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15François-Xavier BellamyFait
    « à l'article 13 de la charte des droits fondamentaux, il est écrit que les arts et la recherche scientifique sont libres, et que la liberté académique est respectée. »
  • 0:45François-Xavier BellamyFait
    « Nous voyons aujourd'hui que, dans toute l'Union européenne, ces principes essentiels sont mis à l'épreuve sous l'effet de tensions multiples, de pressions idéologiques. »
  • 1:15François-Xavier BellamyFait
    « Une recherche qui est bridée, piégée par des biais, qui est soumise à des pressions comme nous l'avons vu dans plusieurs pays européens, comme nous l'avons vécu tout récemment encore en France. »
  • 3:00François-Xavier BellamyChiffre
    « Aucune entreprise européenne n'est dans le top 15 des capitalisations boursières aujourd'hui. »
  • 3:30François-Xavier BellamyFait
    « Aucune des grandes plateformes digitales qui sont en train de transformer notre monde n'est européenne. »
  • 4:00François-Xavier BellamyFait
    « Nous avons tous dans nos poches aujourd'hui des téléphones inventés aux États-Unis et fabriqué en Chine. »
  • 5:00François-Xavier BellamyFait
    « Nous investissons beaucoup de financements, mais avec une complexité administrative très forte, dans des procédures très longues. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Madame la Ministre, Merci pour votre présence. Merci d'être venue jusqu'à nous. Au nom de notre groupe, je voudrais vous poser deux questions qui sont toutes deux fondamentales.

La première : à l'article 13 de la charte des droits fondamentaux, il est écrit que les arts et la recherche scientifique sont libres, et que la liberté académique est respectée. Nous voyons aujourd'hui que, dans toute l'Union européenne, ces principes essentiels sont mis à l'épreuve sous l'effet de tensions multiples, de pressions idéologiques. Et nous avons le sentiment qu'il faut désormais défendre de nouveau ce qui semblait acquis pour toujours.

Er la liberté académique, la liberté d'enseignement, la liberté de la recherche, la liberté des arts sont des libertés qui n'ont pas seulement leur finalité en elles-mêmes - même si bien sûr elles doivent être défendues comme des principes intangibles ; elles sont aussi la condition de la qualité de la recherche, de la qualité de l'enseignement. Une recherche qui est bridée, piégée par des biais, qui est soumise à des pressions comme nous l'avons vu dans plusieurs pays européens, comme nous l'avons vécu tout récemment encore en France. Une recherche et un enseignement qui ne serait pas authentiquement libre conduirait inéluctablement notre continent à voir s'affaiblir, se restreindre, s'appauvrir la qualité du travail de l'intelligence que nous pouvons et que nous devons continuer de partager ensemble.

La question que nous voudrions vous poser est donc la suivante : quel message, quelle action, quels engagements forts la présidence française compte-t-elle prendre pour garantir ces principes fondamentaux ? La deuxième question est liée, d'une certaine manière, à cette exigence d'excellence. Aujourd'hui, nous voyons bien que, malgré nos déclarations d'autosatisfaction parfois un peu superficielle, nous sommes devant un défi majeur, et que nous perdons de nombreuses batailles.

Aucune entreprise européenne n'est dans le top 15 des capitalisations boursières aujourd'hui. Aucune des grandes plateformes digitales qui sont en train de transformer notre monde n'est européenne. Les plus grands producteurs, notamment sur le plan médiatique et culturel, sont extérieurs à nos frontières.

Nous avons tous dans nos poches aujourd'hui des téléphones inventés aux États-Unis et fabriqué en Chine. Et il me semble que le défi, pour notre continent, est de réussir à retrouver une dynamique en matière d'enseignement et de recherche, de recherche fondamentale, et de recherche appliquée. Nous voyons que nous sommes devant une difficulté parce que les temps européens sont souvent contradictoires avec l'exigence d'agilité qui est celle du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui.

Nous investissons beaucoup de financements, mais avec une complexité administrative très forte, dans des procédures très longues. Ne faudrait-il pas, au contraire, être capable, comme le font par exemple nos concurrents américains, d'investir beaucoup de dossiers, de sujets de travaux différents, en prenant des risques plus grands en étant capable de mettre parfois des budgets moins importants, mais dans une diversité de projets, de manière à pouvoir voir naître et susciter l'émergence des technologies de rupture qui feront le monde de demain. C'est aussi à travers notre capacité de jouer ce jeu technologique, l'avenir de nos libertés qui est en jeu, et bien sûr l'avenir de la souveraineté de nos pays dans le monde de demain.

Merci beaucoup.