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interview28 minutes - ARTE· 15 décembre 2025 46 min

Vincent Munier / DNC : l’épidémie qui ébranle l’élevage français ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir, bienvenue dans 28 minutes. Joie de vous retrouver. Salut mes camarades chéris.

Bonsoir l'actualité c'est le désespoir et la colère des éleveurs français confrontés à l'épisodie de dermatose nodulaire qui frappe leur vache. 3000 bovins ont déjà été euthanasiés en 6 mois et pour les éleveurs, l'abattage est une mesure insupportable. Le protoco d'abattage total ne marche pas.

On av des animaux. un claquement de doigts, des CRS partout, on vire tout le monde et on tue tout le monde. Qu'est-ce que ça veut dire ça ?

La ministre de l'agriculture se déplaçait précisément Haaron aujourd'hui pour y lancer une campagne de vaccination. Mais faut-il vacciner les 16 millions d'animaux du cheptel bovin français ? Avec quel risque pour leur exportation plus largement ?

Comment pourra s'adapter le secteur agricole français confronté à une série d'épidémies et à une crise économique hors norme ? On en débattra ce soir avant de vous retrouver Marie Bonisso et Xavier Maudu pour vos chroniques. Oui Ellisabeth et ça y est le câble 1 est entré en service.

Le téléphérique qui relie Créteil à Ville-eluve Saint-George dans le Val de Marne. Ça y est retour sur cette folle aventure des télésiphériques urbains. Ni sous le sol ni sur le sol mais bien dans les airs.

H et Marie vous emmène en Slovaquie ce soir où des étudiants pas contents ont lancé un mouvement à coup de cré sur le trottoir. La créie de l'école. Révolution de la crève.

Adorable. À tout à l'heure. Et pour commencer, qu'est-ce que le champ des forêts ?

Un envoûtement d'unh3 entre mousse phosphorescente et arbre mort de la forêt vogienne ? Le photographe animalier Vincent Munier livre avec le champ des forêts un film de combat contemplatif. Lutter contre le sacage environnemental passe par la transmission et l'émerveillement.

On le retrouve tout de suite. Mais quelle joie de commencer la semaine avec Vincent Munier. Bonsoir Vincent Munier.

Je vous présente Anandiaï et Benjamin Sportouche, nous vous recevons à l'occasion de la sortie mercredi sur tous les écrans de France et de Navar de votre merveilleux film un envoûtement total, le champ des forêts. Quand on pense, quand on entend Champ forêts, on entend le champ du monde de Jean Gionau Vincent Munier. Ce roman où un homme un homme dans la première page parle à un arbre, ça vous a nourri ?

Euh, un bien sûr, bien sûr. Je le trouve je trouve qu'il y a pas plus moderne comme écrivain, j'ai envie de dire. Relisons Gionau.

Relisons le champ du monde. Le champ du monde. Oui.

Plein de plein de tous les gunaux presque dans l'ordre tellement il vénère un petit peu les éléments la nature, il revient des choses comme vous et comme votre papa et comme votre fils. On va en parler avec vous après votre profil idéal réalisé par Gael Legra. Vincent Munier dans le champ des forêts.

Vous embarquez les spectateurs à l'affue avec votre père Michel et votre fils Simon. Ce film qui révèle les richesses de la forêt vaogienne aborde aussi le thème de la transmission. Alors, comment inspirer l'émerveillement ?

Pour répondre à cette question, vous avez le profil idéal. Vous naissez en 1976 à Épinal. Votre père naturaliste, engagé dans la protection de la nature, consacre une partie de sa vie à défendre le grand tétra, un gros oiseau qui vit dans le massif depuis 10000 ans.

En 1987, il proteste contre l'abattage d'arbres. Ici, c'était une zone que l'on appelait zone fragile où on n pénétrait jamais et le téra venait se remiser sur cette zone. Enfant, vous accompagniez votre père lors de ses affus.

À l'âge de 12 ans, vous avez une révélation en photographiant un chevreuil. Dès lors, vous passez des jours et des nuits dehors. Photographe animalier, vous exposez vos premiers clichés très jeunes.

Comme l'animal est dans son biotop, c'estàdire un peu loin, il faut que il faut avoir une super lumière. Vous parcourez les crêtes voiennes à la recherche des chamois. Vous vous prenez de passion pour les grues, pour les cres, les renards, les lynx, les maisons jupées ou encore pour les loups blancs.

En 2013, seul sur l'île de l'esmer en Arctique, vous en rencont. ça fait des jours que je vous attends. Vous parcourrez également les haut plateaux tibétain à la recherche de la panthère des neiges avec l'écrivain Sylvain Tesson et de temps en temps, vous continuez à faire équipe avec votre père comme ici en 2001 au lac du en attendant l'arrivée matinale des grues.

Ça être sur la droite dans le dans le blé. D'accord. La tête tressée, elles s'observent, elles essayent de mesurer le danger.

Aujourd'hui donc en famille, vous tentez de réveiller notre sensibilité aux vivants en montrant cette forêt pleine de petit cœurs qui battent comme dit votre père. C'est quoi ton meilleur souvenir ? C'est quand j'ai vu pour la première fois le Grand Tra.

Mais après plus de 50 ans passés à protéger le grand tétra, Michel déplore sa disparition du massif des vauges à cause de l'activité humaine. Dans votre film, il note sur un carnet cette formule polyscémique "On est dans ce qui s'en va". Oh, vous êtes ému, Vincent Munier, d'avoir eu vot quel travail.

écologiste, mon père devant c'était les premières télé là et c'était des les on faisait des cicatrices dans la forêt vogienne pour y mettre des descentes de des pylones de ski. On vous entend parler de la fu c'est quoi la fu ? C'est très antimoderne finalement c'est être humble, invisible, ne pas être sûr d'obtenir ce que l'on désire.

Ben, c'est un peu ça. Moi, je trouve que enfin c'est devenu tellement naturel. Mon père m'a inculqué ça très tôt.

Donc c'est le fait de s'effacer, de se taire et puis d'être attentif à tout ce qui nous entoure et sans sans être sûr, comme vous le dites, de de la rencontre avec tel ou tel animal. Donc c'est toujours une source infinie d'émerveillement parce que euh même dans la construction, le fait d'y aller, de construire, il y a il y a aussi tout un travail de Sherlock Holmes, un petit peu d'enquête, de pisteur. On va on va regarder les traces, on va sentir les rochers comme le fait mon père.

On on se on s'imprègne de tout. On tente d'être un peu animal et puis de d'être se calquer sur leur méthode s'effacer. S'effacer.

Ça peut être s'effacer de 17h à 10h le lendemain matin. F pendant des heures de longues heures des nuits entières. Mais surtout cet oiseau.

Cet oiseau qui était tellement farouche. Je me souviens voilà tout gamin mon père le grand tétra. le grand tétra ou coque de bruyère et il fallait se glisser sous le sapin à 17h.

En effet, jusqu'au lendemain 10h. C'était un protocole pour ne pas déranger euh l'animal parce qu'il arrivait sur sa place de champ le soir à 17h. Et euh donc nous, on était transit, on devait pas bouger dans le dans le duvet, on enlevait tout ce qui pouvait faire de du bruit, donc le le papier alu du chocolat, le plastique et on on bougeait pas jusqu'au 2 3h du matin où il commençait à venir au sol pour danser.

Extrait du champ des forêts. Il nous a senti dirige par là. Là, les arbres aussi écoutent le champ des oiseaux.

Tu vois, le monde sauvage, c'est un monde invisible mais qui laisse des traces. Ça bouge dans le fond. Alors Vincent Mier le la vedette c'est le grand tétra qu'on voit peu puisqu'il a disparu.

Il y a une tentative de réintroduction du grand étrain. Vous y étiez opposé. Pourquoi ?

On a donné un avis défavorable parce que pour toute réintroduction, il faut déjà comprendre pourquoi est-ce qu'il a disparu et puis essayer de palier à ça avant d'en remettre. Et en l'occurrence, c'est quand même un oiseau qui est armé pour les grands froids. Il est vraiment fait, c'est un oiseau, une espèce boréale et on le retrouve vraiment dans le grand nord.

Et sur les massifs montagneux qui sont en basse altitude comme les Vauges, ils se meurent. Et avec cette accélération du voilà du réchauffement climatique, et ben c'est indéniable. Ça fait en l'espace de 5 ans on a vu vraiment les populations chuter de manière drastique.

On a plus que deux femelles autochtones. Donc là, ils sont allés en chercher une vingtaine en Norvège qu'ils ont remis. Et a priori, ils sont tous morts.

Il en restait un. Ils ont tous été bouffés parce que évidemment moins de froid, il y a plus de prédateurs. C'est ça.

Vincent Muni, on va évoquer avec vous le lynx. Il y a une scène stupéfiante dans le film À la suite d'un long affu. Quelque chose surgit, on en dira pas plus.

Et on évoque avec vous le lynx. C'est la réintroduction du lynx. Oui, c'est une espèce protégée cette protection. et bien elle porte ses fruits si l'on en croit le dernier rapport du WWF qui a été publié début décembre.

Le lynx fait désormais partie des espèces en voie de rétablissement d'ailleurs comme le loup ou le flamant rose. On compte aujourd'h 200 lynx en France dans le Jura, dans les vauges et aussi dans le massif de la Chartreuse alors qu'ils avaient totalement disparu au début du siècle. Et si ces résultats sont encourageants, ils sont quand même fragiles.

Les collisions routières restent la première cause de mort du lynx et le manque de brassage génétique menace directement la survie de cette espèce. Tous les lynx actuels sont des descendants de ceux qui ont été réintégrés en Suisse dans les années 70. Alors vous Vincent Min, est-ce que ça vous fait plaisir de savoir que ces lynx sont en voie de rétablissement en France ?

Mais oui, il faut se réjouir quand même. C'est ce qu'on dit un peu dans le film. Le film est assez lumineux de ce qui revient quand même hein.

Il y a la petite chouette chevchette, il y a la cigogne noire, on a les vautours. Ça été une super cétait une super opération de réintroduction. Il se bien le Pigarga queue blanche aussi et le lynx aussi.

Alors le lynx il a son il a il a l'habitat, il a les proies, il y a beaucoup de chevreuil, beaucoup de chamois. Par contre, il y a un peu de pédagogie à faire. On a encore on est encore on fait face à des braconnages, à du braconnage un petit peu.

Voilà, ça c'est un peu violent. Surtout côté voien. Côté vogien, il faut l'aider.

On a besoin, on a que trois quatre lyx là. On a du mal à avoir de la reproduction. Celui-ci, Arcos, on l'avait nommé Arcos vu une une dizaine de fois et et là, on a plus de nouvell de lui.

Donc là, ça fait un moment que sur nos pièges photos, on en a plus. Donc on a besoin même de faire des passages à faune parce qu'il y a des autoroutes qui nous qui nous barrent un peu le passage de les populations du sud dans le Jura pour venir chez nous. Donc des passages à faune et de temps en temps pourquoi pas en remettre aussi une réintroduction parce que entre nous l'anf a des plans de tir qui sont assez costaud.

Les chasseurs on ont du mal à faire leur plans de chasse. Donc il y a pas meilleur prédateur que nos prédateurs naturels. Qu'on se le dise quoi.

Que ça soit ours, loup ou lynx. Vincent Munier, vous êtes lumineux comme votre film et en même temps vous avez dit dans une interview récemment, je suis dans une période compliquée parce que je vois tout partir. On vous sentalgique pour reprendre cette expression forgé il y a quelques années quand on voit des lieux qu'on a connu et aimé qui sont dévastés, des plaines desséchées.

Que faire ? Vous dites "Je suis trop fragile pour m'engager dans la lutte écologiste. Alors, je fais des films pour émerveiller." Ben, je pense que là, c'est quand même un film sous son couvert un peu poétique qui est un peu militant.

Donc c'est ma manière de de de faire bouger les choses. Et alors certes, oui, on est vraiment très très affecté à l'intérieur de nous parce qu'on voit que ça ça Oui. Puis des choses autant il y a des choses qui apparaissent mais il y a des choses qui sont plus discrètes que ce soit les insectes.

Donc donc du coup les passer, les irondelles ça chute, les alhouettes, on en voit quasiment plus. Les pigriorcheur aussi donc dans ma campagne vraiment là ça amorflé. Donc il je suis un réfugié naturaliste, on va dire, parce que je suis allé plus en montagne, là où finalement le relief empêche d'être dans une agriculture intensive.

Oui, mais cependant, ce qui est assez génial, c'est qu'il y a quand même possibilité de faire revenir la vie là, on l'a enlevé dans nos plaines, dans nos campagnes et de revenir à des choses un peu plus d'être un peu plus raisonnable et de ramener plus de de résistance, de diversité et ça ça nous va ça va nous aider pour ce qui nous attend au niveau des virus, au niveau des tempêtes, au niveau des sécheresses et non mais c'est vrai donc et puis sans sans sans parler bien sûr de l'aspect de la beauté parce que la beauté du champ des oiseaux le printemps. Et vous dites même qu'il faut emmener les grands décisionnaires dans la nature sauvage. C'est-à-dire il faut que nos ministres fassent des stages nature pour savoir exactement ce qu'ils doivent faire pour la proté John qui avait amené l'homme qui avait emmené Roosevelt pendant 3 jours.

Exactement. Ça fait ça a donné au Yosemiti et et pourquoi pas oui il y a besoin quand même de revenir à des choses beaucoup plus ancrées et plus raisonnables. On le voit et regardez avec le grand tétra qu'on réintroduit.

C'est beaucoup de de technocrates qui sont dans les bureaux. Ça ça manque de terrain vraiment. Donc pourquoi pas ?

Ça peut être une solution d'amener en bivoque ou sous-tente des gens qui ont de les encabaner comme dirait de les encabaner comme dirait dit Vincent Munier. La résurrection est une notion botanique. J'ai lu ça récemment dans un bouquin d'un écrivain bulgare qui évoquait la mort de son père.

Ça vous semble pertinent la résurrection comme notion botanique ? Quand on voit votre père qui est âgé h devant cette forêt spécifique pleine de mousse dans les montrer ses arbres morts et dire tout vit tout meurt et tout renaît. Ah oui moi je trouve ça tellement fort.

Il y a quand même une image assez puissante avec ces vieux squelettes moussus sur lequel vient pousser des petits sapins quoi. Ils plongent leur racine dans leur ancête pour grandir. Donc il y a une image qui est forte et je trouve que c'est important même pour se préparer à la mort.

La mort quand on connaît bien dans la nature la mort amène la vie. C'est évident même nous et ça on sent on a du mal à être à faire face à ça. Qu'est-ce qui se passe en ce moment dans la forêt des Vauges ?

La saison des amours des renards en décembre. Alors en ce moment on a des brumes des mers du nuage qui sont extraordinaires et une petite chouette chevchette qui commence champs d'automne et champ d'hiver et et là le lynx va commencer à être plus actif également. Ahah merci Vincent Munier.

Il y a un livre qui accompagne comme un diptique fabuleux ce film. Bah le voilà, le champ des forêts, le livre et le film. C'est mercredi après-demain dans des centaines sur des centaines d'écrans dans les salles françaises.

Merci d'être venu nous éclairer littéralement nous éclairer. Merci encore. On passe à notre débat sur justement la colère et la détresse des éleveurs de bovin français qui sont confrontés à une épisotie la dermatose nodulaire et aux abattages des bêtes contaminées ordonnées par le droit européen. vaccination de tous les bovins est-elle la solution ou va-t-elle aggraver la situation déjà dramatique de l'agriculture française à l'export ?

La prévention des risques a-t-elle été complètement sous-estimé ? On en débat après la mise au point de Sandrine Lecalvez. Du lisier et du fumier déversé hier sur la sous-préfecture de Mot dans l'Avon.

La colère des agriculteurs s'amplifie dans le sud-ouest de la France comme près de Cesta en Gironde où l'autoroute à 63 a été bloqué. Les éleveurs protestent contre l'abattage de troupeaux entiers de beauovin en pleine épidémie de dermatose nodulaire contagieuse. Faut changer la procédure, il faut isoler les troupeaux, il faut mettre en quarantaine, il faut faire des analyses de sang mais on abat pas un troupeau parce que une vache réagit.

La dermatose nodulaire contagieuse non transmissible à l'humain se caractérise par l'apparition de nodules et de fièvres. Transmise par des piqû d'insectes, la DNC est apparue en Savoie en juin. Elle s'est depuis développée dans le Sud-Ouest.

Vendredi dernier dans l'Ariège, plus de 200 vaches ont été abattuses malgré la mobilisation de manifestants sur place et des heures avec les forces de l'ordre qui ont marqué les esprits. J'ai jamais senti autant de désespoir, de douleur et de colère chez les éleveurs. S'il y a 6 mois, dès que la maladie est arrivée en France, on avait vacciné les troupeaux, on aurait protégé nos troupeaux et on en serait pas là aujourd'hui.

Sur le grill, la ministre de l'agriculture s'est rendue cet après-midi en Haute Garonne pour lancer une campagne de vaccination d'un million de beauvins dans la région. Avant son déplacement à Toulouse, elle s'est dite prête ce matin au dialogue mais passe à la suspension dans l'immédiat des abattages. La discussion est ouverte sur ce point et je ne veux pas vous donner de réponse catégorique aujourd'hui parce que ce temps de dialogue, il est indispensable.

Alors l'abattage systématique qui divise les syndicats d'agriculteur est-il nécessaire ou inacceptable ? Faut-il généraliser la vaccination ? Confronté à des épidémies plus nombreuses ?

Grip avière, maladie de la langue bleue chez les ovins ou dermatose chez les beauvins ? Les éleveurs français sont-ils plus que jamais fragilisés ? Voilà pour évoquer cette question, nos trois invités Christian Convert, bonsoir.

Vous êtes éleveur laitier, président de la coordination rurale de Savoie et vous êtes l'ancien secrétaire général de la coordination rurale. Vous avez combien de bêtes ? 110 vaches laitière et autant d'élèves.

Très bien. Et selon vous, l'abattage massif des troupeaux est une hérésie. On tue des animaux qui sont sains.

Ça n'a jamais fait progresser l'éradication d'une maladie. D'ailleurs, ajoutez-vous, contrairement à ce qui est dit, la DNC, la dermatose nodulaire donc n'a pas été écrasée en sa voix. À côté de vous, Jeanne Bruger Picou, bonsoir.

Professeur honoraire de l'École nationale vétérinaire de Maison Alpha. Vous êtes agrégé de pathologie médicale du bétail. Selon vous, pour arrêter la progression du virus, il faut abattre les troupeaux touchés.

C'est la réglementation européenne. C'est ce qui a été fait en savoir, dites-vous. Et l'épidémie est sous contrôle, il y aura du débat.

Et Aurélie Catalo, bonsoir. Directrice du programme Agriculture et alimentation France à Lidri. Selon vous, l'élevage français est plongé dans une période de gestion de crise permanente.

La question de la gestion des risques n'a pas été suffisamment investie. Une telle crise invite à réinterroger notre modèle d'élevage français. Et on démarre Benjamin avec le mot du jour.

Oui, c'est ce qui fait débat aujourd'hui dépeuplement. C'est donc l'abattage de l'ensemble des beaux vins d'un foyer dès qu'une infection est détectée. Donc Christian Convers vous, vous êtes hostile à cette méthode là.

Pourquoi précisément ? En fait, depuis le départ depuis le départ on applique un protocole et c'est toujours au nom du protocole que les choses se passent. Donc on sait quand même he pour le coup c'est documenté que l'abattage sélectif apporte d'autant d'aussi bons résultats que l'abattage total.

Euh nous on on a demandé depuis le départ quand il y avait avant de passer aux abattages qu'il y a des analyses sur l'ensemble des bêtes des troupeaux, ça nous a toujours été refusé. Donc ça depuis le premier cas au mois de juillet, ça continue aujourd'hui. Donc nous on est persuadé qu'on tue bon nombre d'animaux sains et que c'est pas comme ça qu'on fait progresser la chose quoi.

Je Bruger Picou, pourquoi ne pas faire du cas par cas ? justement parce que quand une maladie aussi contagieuse arrive dans un élevage, on sait très bien que s'il y a un cas clinique, il y a plusieurs animaux qui ont été déjà infectés parce qu'il son c'est une maladie vectorielle qui est transmise par des des mouches, des insectes, des stomox ou des temps qui sont hématophages. Donc ça passe d'un animal à l'autre.

Donc quand vous avez un cas, c'est que vous avez plusieurs cas qui sont asymptomatiques parce qu'ils sont en incubation et puis quelquefois la maladie est assez discrète parce que ce sont des nodules sur la peau. Donc en fait et on part du principe qu'il y a au moins 50 % des animaux qui sont touchés et surtout faut éviter de diffuser un virus quand on est dans une zone indemme donc c'est la réglementation européenne qui nous l'impose d'ailleurs. Voilà donc c'est la réglementation mais là vous venez d'expliquer quand même quelque chose ou là c'est une image comme ça j'ai jamais vu.

Je sais pas c'est qu ça l'intelligence artificielle pour le coup. Non non non bien sûr que euh le donc là vous expliquez quand même que beaucoup d'animaux peuvent être touchés mais ne montrent pas les signes. Donc c'est la démonstration même que les animaux il y en a beaucoup ils sont même pas malades.

Ils peuvent être effectivement l'incubation peut se faire sans que les animaux soient malades. On a entendu des conneries à dormir debout si je peux me permettre. Attendez moi j'ai vécu ça depuis le premier cas donc la fameuse exploitation Pierre Jean-Dugène qui a fait l'actualité. les animaux ont continué de produire, on n pas eu tout ce problème là.

Donc c'est pour ça que les analyses restent indispensable. Et pourquoi on nous les a refusé depuis le départ ? C'est ça qui nous qui nous qui nous heurte.

Les animaux continuaient de produire, voulais dire du lait et de la viande qui n'était pas contaminé. Le meilleur thermomètre, c'est le lait. Une bête qui ne baisse pas en lait, qui n'a pas de fièvre du tout.

Alors même si on dit que ça diffuse, ça veut dire que les animaux sont pas malades. Brou non, il faut savoir quand même que quand je vous dis que des animaux sont symptomatiques en incubation, ils vont faire la maladie. D'ailleurs, vous avez donné un très bon exemple, monsieur Duchen, parce que il a effectivement fait un recours euh pour éviter d'abattre ses animaux et au bout de 13 jours, monsieur Duchen est un éleveur, hein, vous parlez d' éleveur en savoir qu'il ne voulait pas abattre.

Donc il y a eu un recours et au bout de 13 jours, le recours a été refusé. Mais lui, il a eu d'autres cas par la suite. Justement, si vous y étiez pas, j'y étais, j'ai dormi dans cette exploitation dans l'étapes pendant 15 jours.

Journaux, c'est dans les journaux. Oui, bien sûr. Bien sûr.

Et donc, il y a eu des cas et il faut savoir aussi que ça a explosé au bout de semaines chez ses voisins. Aurélie Catalogue, c'est la méthode préconisée dans ce genre d'épidémie et c'est une obligation aussi dictée par l'Union européenne ce qui se passe actuellement. Pour l'instant, le cadre légal qui est en vigueur, qu'on peut juger euh positif ou négatif, c'est effectivement un règlement européen qu'on appelle loi sur la santé animale qui date de 2021 et qui dit que dans le cas d'une maladie comme ça, les la France est tenue de d'essayer de de faire une éradication la plus rapide possible de la maladie.

Il y a une autre euh un autre paramètre qui est pris en considération par les autorités françaises, c'est euh qu'il cherchent à éviter autant que possible des restrictions de mouvement sur les animaux vifs, c'est-à-dire les bovins vivants qui partent de la France et qui vont à l'étranger. Pourquoi ça ? Bah parce que la filière bovine française, tant laitière que bovin viande, dépend quand même pas mal de cette capacité d'exportation d'animaux vers l'étranger.

Chaque année, c'est 1,4 million d'animaux qui sortent des frontières de la France vivant. Ça représente à peu près 10 % du CHPTEL français et ça représente aussi 2 milliards d'euros pour la filière. Donc il y a cette considération économique qui est prise en en considération par les autorités français.

Sauver la filière d'une certaine façon pour tenter de sauver la filière. C'est un problème effectivement qui est pas sanitaire, il est surtout économique par rapport à l'exportation. Donc c'est ce problème là qui doit être réglé et ça c'est aussi du domaine de la ministre parce que la solution pour y arriver ça va être effectivement être le vaccin.

Donc si on vaccine si on passe à à la vaccination du cheptel français, il faudra parler effectivement de la commercialisation. Mais moi, je vais quand même vous dire une chose. Je pense que vous avez fait vos études il y a une bonne cinquantaine d'années, hein.

Donc faut reconnaître que la science ça évolue quand même. Et aujourd'hui, je pense que il y a aussi une intelligence qui est presque supérieure à la nôtre, hein. C'est l'intelligence artificielle.

Vous tapez sur là ça regroupe les avis scientifiques mondiaux hein et aujourd'hui effectivement on remet en cause l'évolution et les protocoles de ces maladies qui toute façon elles étaient émergentes hein elles arrivent sur le cheptel bovin elles arrivent sur les canards elles arrivent sur les ovins. On va pas continuer à éradiquer totalement. Il y a les vaccins qu'on avait pas qu'on a aujourd'hui qu'on sait qui normalement sont efficaces.

Voilà. Donc il y a il y a quand même cet ensemble de choses à regarder et et l'impact qu'il y a sur les agriculteurs. Bien sûr, ça me semble veut dire Attends, on va laisser répondre Jean Brou ça.

Pour vous la science est incontestable en la matière. Ce qu'on les connaissances qu'on a aujourd'hui ne sont pas discutables ? Ah mais c'est oui, c'est pas discutable parce que il sont des experts européens qui ont édicté ces lois européennes et puis moi j'étais expert à Bruxelles en 2000-2003 donc je sais le travail que l'on fait à ce moment-là.

D'accord. Alors, les syndicats sont tout de même divisés, hein, sur la stratégie à adopter. La FNSA le principal syndicat agricole est favorable à l'abattage des troupeaux atteints.

Vous allez réagir qui sont on va d'abord écouter son président Arnaud Rousseau. Si la maladie n'est plus sous contrôle parce que des animaux se déplacent et infectent d'autres régions, d'autres départements, nous serons mis sous cloche par l'Europe. Considérant que nous ne sommes plus une zone indemne de cette maladie et que du coup il faut nous isoler. ce qui conduirait à cesser toute exportation évidemment de viande bovine mais aussi tout mouvement d'un certain nombre de fromage.

Aurélie Catalo, comment on explique cette divergence syndicale sur cette question ? Mais je pense que il y a une différence de savoir si on cherche à gérer la crise et répondre uniquement à la crise ou si on cherche à à résoudre le problème des risques de manière général face à la crise, la solution, la crise donc de de cette maladie-là dermate. La réponse euh qui est pour l'instant préconisée de l'abattage total des troupeaux concernés, c'est la réponse la plus entre guillemets facile, même si ça n'est pas du tout une solution facile à accepter ou à mettre en place sur le terrain.

Et d'ailleurs à cet égard, l'État prend en charge, enfin dit qu'il va prendre en charge les conséquences économiques, mais l'État pour l'instant n'a pas fait d'annonce sur un accompagnement psychosocial des éleveurs qui sont touchés alors qu'il se jouent quand même des drames humains. Donc ça c'est peut-être un point qui pourrait être mis sur la table mais par ailleurs se pose aussi la question de on sait que des épisodies, on va en avoir de plus en plus. On sait que on est dans un dans une dans dans des filières d'élevage qui quand même largement européanisé pour pas dire mondialisé.

Donc les maladies elles bougent dans un contexte de changement climatique, les maladies elles arrivent aussi plus vite, elles peuvent rester plus longtemps et cetera. Donc il faut absolument qu'on remette à plat de manière plus profonde notre capacité à prévenir anticiper les risques. Christian Convert, comment vous expliquez cette position de votre collègue si je puis dire ?

Je suis d'accord avec lui, c'est par rapport au mouvement hein. Quand on a un cas, il faut que les mouvements, il faut les figer. C'est exactement ce que demande la coordination rurale et la confédération paysane.

Alors quand vous dites c'est le premier syndicat, je suis désolé mais aujourd'hui ils font 46 % et on fait bien plus que avec la confédération paysane. Donc la représentation des agriculteurs, c'est largement nous aussi. Donc euh ce qui dit, je suis d'accord sur l'histoire des mouvements euh des mouvements, ce qu'on demande c'est la mise sous cloche des des foyers, des exploitations justement pour analyser, c'est exactement ça qu'on demande.

Avant de mettre la France sous cloche, il faut déjà mettre les endroits où il y a le problème sous cloche et étudier ce qui se passe. On a aucun recul, vous rendez compte depuis le mois de juillet rien. Mais alors, pourquoi on voulait refuse ces analyses ?

C'est pas moi qui faut poser la question. Alors, je ne vous gère plus. Pourquoi on les refuse ces analyses ?

Je vois pas du tout l'intérêt d'analyser dans un troupeau qui est atteint quand on sait pertinemment qu'il y aura au moins 50 % des animaux qui seront avec ce virus, qu'on ne peut pas les différencier et que de toute façon on prendra le risque de laisser le virus se propager. Alors pourquoi on les a pas tous vaccinés avant jeune Bruger Picou ? Mais c'était une maladie qui n'existait pas.

Donc on ne vaccine pas dans ces conditions. N'oubliez pas une chose, je vous donne l'exemple de la fièvre afteuse. On vaccinait la fièvre afteuse, mais le jour où les Américains ont dit ben on ne veut plus de vos bouvins parce que vous vaccinez fièvre afteuse, en 2001 nous avons arrêté la vaccination qui n'était pas nécessaire puisque nous n'en avions pas.

Alors là, il y a un vaccin disponible. Vous réclamez vous la coordination rurale et la confédération paysane vaccination des 16 millions de têtes de m forcément cette question doit être posée doit être posé pour l'instant on vaccine uniquement 1 million de bêtesc oui mais on vaccine uniquement quand il y a un foyer quand il y a un foyer on vaccine. Donc on a dit on va tuer le truc dans les savoirisord ok on a tué 1700 bêtes.

Sauf que vous voyez bien c'est pas moi qui vous le dit vous voyez bien que la maladie elle diffuse en France dans beaucoup d'autres départements. Donc premier truc tuas pas marché. Donc après, on va chercher des excuses.

C'est peut-être un mouvement, des mouvements de bovin. C'est peut-être c'est peut-être c'est peut-être c'est peut-être mais c'est peut-être rien du tout. Oui, mais sûrement.

Mais bien sûr, mais seulement vous pouvez pas le prouver, ni vous ni la ministre. Donc moi, ce que je pense quand même, ce que je pense quand même c'est que c'est vraiment quelque chose de franco-français hein. On a les sachants, madame, on a les sachants qui forcément sont plus intelligents que nous.

Donc il nous par contre le terrain et vous avez été vétérinaire de terrain en rural. Tout à fait. et j'étais professeur en je faisais des cliniques ambulantes.

C'était mon boulot. Et ben c'est très bien. Ben c'est c'est peut-être il y a peut-être longtemps parce que je peux vous dire que le terrain pas longtemps jusqu'à 60 quand on parle du terrain le terrain il faut tenir compte de ça ou mais vous répondez pas à la vaccination.

Si mais la vaccination déjà ceux qui la demandent il y a une ceinture aujourd'hui la ministre elle a bougé puisque juste jusqu'à maintenant c'était autour des foyers. Là, elle accepte d'élargir beaucoup plus. Donc le beaucoup plus, on verra jusqu'où il va.

Mais nous, on veut le moyen d'arrêter de tuer la totalité des troupeaux. Alors Aurélie Catal qu'on comprenne bien si jamais il y a une vaccination de tout de 100 % des troupeaux, ça veut dire qu'on ne peut plus exporter cette viande et ces animaux vivants. C'est ça qui se passe en l'état actuel de la règle européen.

C'est l'Europe qui décide que pendant 14 mois, on peut pas exporter un animal, vendre un animal à l'étranger. Sinon l'application du règlement européen dont je vous parlais tout à l'heure. On peut faire des accords bilatéraux.

Attendez. Après après voilà, il il y a certaines parties prenantes qui nous disent on sait que il y a certains Étatsmembres de l'Union européenne comme par exemple l'Italie qui sont très dépendants de nos exportations de beauvin viv. Donc eux ils vont être prêt à faire des concessions.

On va pouvoir négocier avec eux. Ça c'est éventuellement à mettre sur la table. Mais ce qu'il faut regarder aussi, c'est qu'est-ce que nous quels enseignements nous on peut tirer de cette situation ?

Pourquoi est-ce que ça nous pose tant problème euh cette menace de plus pouvoir exporter nos beau vins vif ? Bah c'est parce que on a une partie de nos de nos vaches françaises qui produisent des jeunes animaux mais qui ne produisent pas de la viande. On on a ces filières d'export et d'ailleurs on doit réimporter 25 % de notre consommation de viande bovine.

Donc ce que ça peut interroger c'est aussi est-ce que en France on souhaite pas relocaliser ce qu'on appelle le l'engraissement de nos animaux parce que ça ça éviterait peut-être une partie des mouvements qui sont nécessaires. Je dis pas que c'est une simple une affaire simple que de relocaliser l'engraissement mais voilà aussi une manière de se dire on serait d'une part un peu plus souverain ce qui est aussi dans le débat public en ce moment et voilà aussi une manière de le lutter un tout petit peu contre la propagation de maladie et par ailleurs éventuellement devrait au bien-être animal parce qu'on évite du déplacement d'animaux vivants. Là on peut se rejoindre.

Alors, vous êtes d'accord avec ça en tant que médecin vétérinaire, mais on voudrait avoir votre point de vue sur la vaccination quand même. Ah bah sur la vaccination, c'est évident que la vaccination d'urgence est nécessaire pour le problème c'est le virus. Il faut arrêter le virus parce que nous l'avions pas.

Donc vous avez un foyer, la première chose à faire c'est éliminer les animaux infectés. Donc c'est la le dépeit et ça a marché. Les deux savoirs sont indemes.

Le 1 est indemme, le R est indemme parce qu'à partir du 45e jour après le dernier cas clinique, vous avez si vous avez plus de cas, c'est que ça a marché. Euh le temps d'incubation plus Ah oui, mais en tout cas, ce sont les fêtes. Euh une chose est sûre, c'est que vous, si vous regardez bien, nous n'avons pas résolu le problème.

Par contre, c'est en évolution dans les l'occitanie puisque nous avons 19 cas dans les Pyrénées orientales et puis vous avez vu ces saut de plus de 100 km, ce sont pas des St, ce sont des bétaillères, des bouches des bouches. C'est facile de dire ça mais enfin mais vous pouvez pas le prouver, vous racontez n'importe quoi. Je suis désolé où je sors mon fouet.

Ce ne sont pas des c'est des bétailles, c'est pas des quoi c'est c'est c'est la personne qui se promène avec la bétaille. Le transport, c'est le transport d'un animal qui est une véritable bomba virus parce qu'on est parti d'un milieu infecté parce que c'est une maladie très contagieuse et vous savez bien que ces vecteurs qui sont des véritables seringues volantes, elles feront pas plus de 3 ou 4 km he surtout en hiver. surtout en hiver hein.

Ah bah bien sûr en hiver c'est encore moins. Alors on va évoquer avec vous trois des d'autres menaces épidémiques, notamment la peste porcine prochaine épidémie. On en parle avec vous Anna.

Oui, la peste portine, c'est un virus très résistant, très contagieux, inoffensif pour l'homme mais fatal pour les sangliers et pour les pors. Cette maladie, elle se propage elle aussi très rapidement en Europe. Des sangliers sauvages ont été contaminés d'abord en Allemagne puis en Italie et c'est maintenant autour de l'Espagne.

Neuf sangliers contaminés ont été retrouvés morts en Catalogne, c'était fin novembre et l'Espagne, je le rappelle, est le 3è producteur mondial de viande portine. Elle est donc sortie les grands moyens pour éviter toute propagation du virus. L'armée a été déployée pour désinfecter la zone du parc naturel et puis il y a eu des lâchés de drone pour retrouver rapidement d'autres éventuels cadavres.

En France, pour le moment, aucun cas détecté mais la filière Porscine est très inquiète. L'ANSES a rappelé que l'introduction du virus en France serait un danger sanitaire de première catégorie avec des pertes économiques majeures et les autorité demande donc aux éleveurs de respecter les mesures de biosécurité et notamment celle d'installer des clôtures pour éviter le contact entre des ports d'élevage et des sangliers sauvages. Et d'ailleurs un éleveur breton de l'envél qui ne s'était pas mis en conformité malgré plusieurs mises en demeure a vu les 50 ports de son élevage en plein air abattu à titre préventif sur décision de la préfecture.

Aurélie Catalo, est-ce que ça c'est l'autre épisodie qui nous guettete en France ? C'en est une. Mais on aurait aussi pu parler de l'influenza Avière, donc là qui touche la volaille qui qui voilà qui qui est en cours en ce moment.

Et de manière générale, on pourrait faire la liste des maladies animales qui ont touché les différents cheptels français les années précédentes. Ah bah voilà, exactement, la MH, la FTO et cetera. Il faut juste euh accepter de considérer qu'on est maintenant dans un dans un dans une période dans une ère dans lequel la crise et la la maladie animale, c'est la normale.

Pourquoi ? cause de la mondialisation, à cause de effectivement alors parce que d'abord on met quand même beaucoup plus de moyens sur la gestion de crise que sur la prévention de manière générale sur la gestion des aléas et puis parce que on a des un contexte effectivement de de flux de marchandise qui fait que tout entre et tout sort et puis aussi parce que le changement climatique ça dépend des maladies mais est quand même facteur d'aggravation du potentiel de propagation ou des des durées potentielles de de maladie. Donc c'est pour ça que je je disais tout à l'heure oui, gérons cette crise, c'est absolument indispensable.

Il y a il y a il y a il y a une situation très très urgente à laquelle on doit répondre mais il y a aussi besoin de de considérer que maintenant les aléas climatique sanitaire géopolitique de marché c'est la nouvelle norme et donc que notre politique agricole dans son ensemble elle doit être revue à cette ça veut dire et je bouger picou ça veut dire quoi réduire les élevages pour réduire les zones de contact par exemple avec avec la faune sauvage par exemple dont on dit qu'elle la mène ses maladies c'est ça il faut réduire les les ça dépend de la faune sauvage. Regardez d'abord la peste porcine africaine. qui m'éthode, c'est que vous az dit 700 euh comment sangliers en Catalogne, j'en connaissais pas tant.

Ne ne Ah oui non, il y en a plus, il y en a 13. Et c'est et c'est en plus c'est ce sont des sangliers en zone urbaine ou suburbaine là où il y a le campus universitaire parce que c'est vraisemblablement une fite de laboratoire. Donc et pour le moment le c'est circonscrit sur 6 km.

Il faut espérer que ça n'ira pas plus loin. Mais je peux vous dire que l'armée effectivement et est intervenue mais nous l'avons aussi à nos frontières avec la Lombardie vers pour la région CAPA et à la frontière. Donc la taille des élevages est en cause ou pas pour vous ?

Il faut réduire la taille des élevages. Non non, ça c'est pas du tout le problème. C'est pas la question.

Ce sont les élevages qui risquent le plus à cause du sang. Le sanglier, il faut savoir que nous avons en prélèvement plus de 800000 sangliers alors qu'on a de moins en moins de chasseurs. Et donc le problème c'est sanglier.

Il y a trop de sangliers. On aura peut-être un point d'accord. On aura peut-être un point d'acord.

J'ai même j'ai même proposé qu'on pourrait utiliser la viande de sanglier dans les supermarchés. C'est un autre sujet. Ensuite, je reviendrai sur la peste avière que moi j'appelle peste avière et non la grippe avière.

Le problème que nous avons quand c'est arrivé, n'oubliez pas 2005 hein, c'est arrivé et à l'époque c'était même des oiseaux sauvages, c'était arrivé dans la Dombe. Maintenant nous avons systématiquement des cas parce que nous avons des oiseaux migrateurs qui nous les apportent. Regardez les grues dans vers l'élevage du donc on vaccine maintenant les canards depuis 2 ans parce qu'on peut pas faire autrement.

Non mais pour revenir quand Aurélie Catal disait il faut revoir le modèle de l'agriculture française par rapport au mercure par rapport à l'éventuel traité du mercur et par rapport à ce chiffre qu'on a entendu pour la première fois depuis 78 il est possible que la balance commerciale de l'agroalimentaire soit déficit qu'est-ce que ça veut dire pour vous mais ça veut dire que les politiques qui ont été menées ont conduit à ça tout simplement mais je reviens sur les sangliers ça c'est facile à régler le problème hein avec les drones on fait ce qu'on veut aujourd'hui hein c'est un problème on dit qu'il y a trop de sangliers On les réglerè c'est tout un moment des trop il faut les éliminer donc on peut les commercialiser comme on veut mais on est d'accord on a un point d'accord aujourd'hui c'est ce que je vous ai après c'était quoi les restants d'accour c'était le mercour comment commentosour bon vous voyez bien moi je pense que pour la vous app la mobilisation le 18 c'est ça le 18 le 18 décembre moindre quand même. On est baladé entre le président, la ministre qui disait non au mercour. Peut-être qu'ils vont continuer de dire non d'ailleurs, mais que ça va se faire quand même.

De toute façon, ils ont donné la clé. Ils ont donné la clé hein. Donc problème de viande, ça se télescope.

Alors bon, moi je veux pas être ni complotiste ni rien, mais on constate c'est les faits hein. Il y aura moins de viande en France. On continue d'éliminer les élevages, on s'arrange pour en apporter.

Elle aura pas les mêmes standards, pas la même qualité. Mais vous standard environnementaux, mais vous aurez à manger, c'est tout. Sauf que quand on aura plus de paysan effectivement, ça sera trop tard.

Tout ça ça vient cette actualité là ça vient dans un traumatisme plus global et cette inquiétude du mercen réglé de la oui tout à fait et on voit bien que la réaction elle est elle est diffuse entre le moment de déclaration de l'épidémie qui a commencé en dans les savois cet été et le fait que le le l'explosion elle survienne plus récemment sur un autre territoire. Ça ça nous montre que en fonction des niveaux de revenus, en fonction de des implantations des différents syndicats agricoles, en fonction des taux de renouvellement générationnel et cetera, il y a des des facteurs des combinaisons de facteurs qui sont plus ou moins favorables à la reprise de la contestation agricole. Donc c'est bien à lire dans un contexte qui est un peu plus global que la seule épidémie de la seule épidémie de dermatose.

C'est terminé, je suis navré mais on en reparlera. C'était la savoie c'est là où il Mais en tout cas merci d'avoir participé à ce débat tonique. Nous n'avons pas sorti notre fouet.

Au reste de l'actualité vu par Xavier Modu et Marie Bonisso. L'Île-de-Fance a un téléphérique. C'est fou, c'est fort et il est entré en service ce weekend.

Et puis on évoquera à la Slovaquie où la jeunesse se révolte à corp à cri et à cr contre le premier ministre prusse Robert Fitzo. Mais d'abord le mauvais du jour, crèche de Noël, c'est entendu. La crèche de Noël de la Grand Place.

La nouvelle crèche de Noël pour fabriquer des crèches de Noël. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ce que ça dit ? Merci de m'en dire un peu plus.

Entendu la vie secrète des mots vedettes. Crèche de Noël du latin Cripia, mangeoir pour animaux et Nathalie naissance désigne chez les chrétiens la représentation scénique de la nativité, soit la naissance de Jésus-Christ, ce beau gosse barbu dont le père est Dieu. Comme chaque mois de décembre, les crèches de Noël sont ramenées à un outillage d'influence politique.

La crèche de Noël installée début décembre selon le rit est composée d'une maquette d'étables ou de grottes ou trône une mangeoire vide. L'enfant Jésus n'y est ajouté que le 24 décembre à minuit, symbole de sa naissance, ainsi que des figurines de Marie et Joseph. Souvent un anne, un bœuf, des bergers, des agneaux et parfois des roises.

Cette anodine mise en scène qui naîe sous l'impulsion d'un influenceur Cata du 13e siècle, premier à organiser une reconstitution live de la naissance du Christ en 1223 et sévèrement interdite pendant la révolution et fait aujourd'hui partie dans les mots du pontifx précédent du processus doux et exigeant de la transmission de la foi. Dans les faits, la crèche joue davantage les pommes pourries de la discorde. En France, après 120 ans de loi 1905 qui règle la distance entre l'État et les cultes, les crèches dans les mairies sont toujours illégales en déplaise aux édiles créchistes forcenés mais bien autorisé temporairement dans l'espace public extérieur.

À Chicago, une crèche dépeuplée affiche un écritau. À cause de la police de l'immigration, la sainte famille se cache. Tandis qu'à Bruxelles, une crèche voulue plus inclusive efface les visages et reçoit une couronne d'épines.

Un Jésus minimaliste os de coussin oublié sur un desal de brocante. Une question de calvaire à moitié vide ou à moitié plein. Merci jeune Thibonolt, Marie Bonisso, Xavier Baudui.

On est bien heureux de vous retrouver. Alors Xavier, c'est complètement dingue cette histoire. Un téléphérique en Île-de-France et pas dans les Vauges.

Oh alors il s'appelle comment ? Quel nom ? Le câble C1.

Ah le câ il relie Créteil à Vill Saint-George. Il a été inauguré samedi et on s'envoie en l'air avec vous. Allons-yab le 29 septembre 1934, un téléhérique avec câble, pouli et cabine en bois est inauguré entre le centre de Grenoble, le centreville et le fort de la Bastie.

Ça se trouve en hauteur, c'est le premier téléphérique urbain en France. Alors, vous savez l'idée d'utiliser une corde entre bah deux vallées, entre un point bas, un point haut, entre deux points haut pour faire passer des cabines, c'est une idée ancienne. Sauf que là, ça devient complètement praticable grâce à l'industrialisation et la mise au point de câble en acier tressé parce que c'est drôlement résistant.

Donc vous avez des téléphériques, bien sûr, ça existe des téléphériques urbains, beaucoup moins. Il y a des précédents, vous allez à Rio de Janero au Brésil et vous avez pour le pain de sucre un téléphérique inauguré en 1912 ou au Cap en Afrique du Sud la montagne de la table bl c'est un téléphérique de 1929 donc ça existe. Tout tient au câble le câble François Mitteran.

Oui, c'est ça. Vous êtes câblé là. Mais tout tient au câblé et c'est important de le dire parce que avant le câble aérien, vous avez le téléphérique, enfin non, le fun, c'est du câble hein, c'est le même système.

Là, on est au sol. Alors, cette idée dans un premier temps, c'est pour des usages industriels touristiques. Les chutes du Niagara sont dotées d'un funulaire très tôt, dès le 19e siècle, hein.

Et puis après, ben se développe l'idée qu'on peut utiliser ce moyen de transport pour des passagers à l'intérieur d'une ville. connaître plein d'exemples. Alors dans le cas français, vous avez à la Croix Rousse à Lyon un funiculaire 1862.

Vous voyez, c'est très tôt et puis les célèbres Cable Cars, c'est à San Francisco, c'est 1873. Et dans le cas parisien, ben se pose la question pour la colline de Montmart. Comment on va relier cette colline de Montmart ?

Elle est toute en hauteur là-bas. Alors l'idée plein de projets, creuser un énorme puit avec un ascenseur géant. Bon, ça c'est vite écarté, vous creusez, c'est loin.

Vous avez l'idée d'un téléphérique aérien. Donc déjà, ça aussi c'est écarté. C'est le funiculaire, on sait bien qui a gagné.

Alors peut-être justement parce que là, voyez, on est près du sol, ça rassure parce que être dans les airs, ça fait peur. Mais en tout cas, en 1934, au moment où est inauguré ce téléphérique urbain à Grenoble, surgit de nouveau le débat pourquoi pas un téléphérique à Paris. Une voix qui pourrait relier la bute Montmart à la montagne Saint-Jeun vi.

Vous imaginez entre le Sacré Cœur et le panthéon un câble, des poulis, des cabines. Là aussi, c'est écarté sans doute parce que c'est un prati câble. Enfin, je reste assez pouli.

Ah au carré les fans au carré de Maui. Et nous ne sommes que lundi. Marie un mois après la révolution de la crée les étudiants Slovaquie, le pays est toujours très divrisé.

Qu'est-ce que c'est que cette révolution C'est c'est le gardien qui s'est demandé qui a pris des nouvelles du jeune Murau. C'est le surnom d'un d'un étudiant slovaque de 19 ans qui a lancé en novembre dernier un mouvement totalement inattendu dans son pays d'Europe centrale, la Slovaquie, qui est gouverné actuellement par une coalition populiste nationaliste. Il y a un premier ministre qui s'appelle Robert Fitzo qui en a son 4e mandat et qui file des surfroides à tous les diplomètes de l'Union européenne parce que ce qu'il adore, c'est aller serrer la pince de son ami Vladimir Poutine.

Il en rate pas une pour y aller. La liberté vient de l'est. aime à dire fitzo.

La perversion progressiste vient de l'Occident. Voilà, comme ça vous avez un petit peu le personnage. Le mois dernier, il avait prévu d'aller faire une conférence dans une petite ville du nord de la Slovaquie pour Prade et ça se passait dans un lycée.

Murau un étudiant du coin qui ne l'aime pas trop apprend ça. Il écrit assez de fitso et d'autres slogans un petit peu plus énervés à la cré sur le trottoir. Ça fait mouche.

Fitzo, le premier ministre va annuler sa conférence par peur du scandale. l'étudiant va passer quelques heures au poste et quand il en ressort libre, il y a de la crée sur tous les trottoirs du pays via les réseaux sociaux. Vous commencez à connaître cet instrument de la viralité.

Rapidement, les médias slova dont beaucoup sont absolument effarés par les positions de plus en plus extrêmes de leur premier ministre contre la culture, les droits humains, l'état de droit. Les médias donc vont clamer très rapidement qu'on a affaire à une révolution de la CR. Ça sonne bien.

Et puis en Slovaquie, ça a fait écho à la révolution de Velour de 1989 qui avait été initié par des étudiants, là aussi les étudiants tchoslovaques de l'époque qui vont aboutir à l'effondrement du régime communiste et puis quelques années plus tard la partition entre la République tchèque et la Slovaquie. Le parallèle est d'autant plus frappant que les Slovaques justement commémoraient cette révolution de velours là le 17 novembre dernier alors qu'il y avait plein de cré sur les trottoirs. Le premier ministre va quand même essayer de la faire cette conférence.

Il va revenir à Poprade et regardez ce que font une dizaine des quelques dizaines d'étudiants tout de noir vécus qui brandissent un drapeau de l'Ukraine sous son nez. Ils vont faire clicter des trousseaux de clés. Et ça c'est ce que faisaient leurs aînés étudiants en 1989.

Donc il y a une une succession de symboles, des clés, des cré. L'heomadaire tisden Slovaque va consacrer les étudiants à la cré comme personnalité de l'année. Il n'empêche que le gardien a contacter Murau le héros il y a quelques jours.

Il dit bon bah il y a plus de cré sur les trottoirs, il y a de la neige. Quant au gouvernement Fitzo au nez à la barbe de l'Union européenne, il vient dissoudre le bureau de protection des lanceurs d'alerte qui était un petit peu l'arme anticorruption du pays. Murau ne regrette rien, même pas le harcèlement qu'il a subi suite à son geste.

Il y a quand même des membres du gouvernement qui l'ont comparé à un assassin, enfin à quelqu'un qui a essayé d'assiner le premier ministre. Pour vous montrer les mots qui ont été échangés. Mureau espère quand même que sous la neige, même si la crée n'a pas tenu, il aura planté des graines puisqu'il y a des élections en 2027.

Les graines vont germer dans la neige. Merci Marie. Merci à tous.

À suivre sur l'antenne d'Arté ce soir Misery du formidable réalisateur américain Rob Reiner qui vient d'être retrouvé assassiné chez lui à Los Angeles. Nous nous retrouvons vif demain à 20h05. Tchus.