Le nouvel itinéraire de la manifestation à Paris "est plus sûr" selon la préfecture de police
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes la porte-parole de la préfecture de police de Paris. On entend que les habitants et commerçants ont peur. La menace est-elle réelle et prise en compte ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Quelle est la situation précisément à Paris à l'heure actuelle ? Des groupes ont-ils été identifiés ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui change avec ce nouveau parcours de manifestation à Paris ? Pourquoi cette décision de dernière minute ?
- 7:35OuverteRéponse directe
Comment expliquer ce parcours modifié jusqu'au dernier moment ?
- 9:42RelanceRéponse directe
Le risque est-il moindre avec ce changement de parcours ?
- 10:25OuverteRéponse directe
Ce changement rend-il le travail des forces de l'ordre plus difficile ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Hélène de NécherFait
« Le risque d'un flux de personnes qui viennent profiter d'une forme de désordre et générer du désordre de la casse et des vols systématiques sur les commerces est réels. »
- 2:09Chiffre
« 70000 policiers et gendarmes, il y a des blindés et des unités d'élite. »
- 3:26Fait
« Une inquiétude partagée par de nombreux commerçants lyonnais. »
- 13:52Hélène de NécherFait
« Des armes par destination ont été utilisées contre les forces de l'ordre. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour Hélène de Nécher, merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes la porte-parole de la préfecture de police de Paris. On entend dans les reportages dans dans les interviews sur BFM TV que les habitants, les commerçants, ils ont la trouille, ils ont raison. La menace existe, elle est prise en considération. Effectivement, des faits très graves ont été commis samedi dernier d'une ampleur et d'une violence qui avait été mal estimé. Aujourd'hui, elle l'est. Elle est estimée et effectivement cette menace demeure. Le risque d'un flux de personnes qui viennent profiter d'une forme de désordre et générer du désordre de la casse et des vols systématiques sur les commerces est réels. Vous avez des infos en ce sens. Absolument. c'est le travail des services de renseignement et de
l'ensemble des capteurs qui permettent d'évaluer justement ce risque. C'est ce qui évidemment gouverne à la décision du préfet de police pour mettre en œuvre un dispositif extrêmement agile, extrêmement mobile et très large pour pouvoir anticiper ces éventuels flux de personnes en direction de Paris. Alors, il est 8h32. Quelle est la situation précisément à Paris à l'heure actuelle ? Est-ce qu'il y a déjà des groupes qui ont été identifiés ? Alors, des contrôles sont réalisés dans toute l'Île-de-Fance en réalité sur les sur les axes de communication. Donc, il s'agisse des routes mais également des grandes gardes, des gardes de transport en commun euh et qui sont réalisés déjà depuis hier soir. Et oui, euh d'ors et déjà euh des objets dangereux qui
avaient vocation à être notamment utilisés contre les forces de police. C'est notamment des des mortiers d'artifice. et notamment des objets qui cherchent à blesser et à entraver le travail des policiers qui ont d'ors et déjà été saisis grâce à ce travail grâce à cette présence très importante de contrôle qui également sont sécurisées par des mesures administratives qui ont été prises. conférences arrêtées ont été pris par le préfet de police interdisant le port notamment de certains objets dangereux ou de certains équipements de protection qui sont le signe d'une volonté de d'affronter les forces de l'ordre. Vous restez avec nous parce qu'on a beaucoup de questions à vous poser aussi sur ce changement de parcours de dernière minute. Ce que ça change et
surtout pourquoi cette décision hier. Mais d'abord on va continuer à se déplacer en France pour aller voir un petit peu ce qui est prévu pour éviter un nouveau 17 octobre. Il y a des moyens exceptionnels qui sont déployés par l'État. 70000 policiers et gendarmes, il y a des blindés et des unités d'élite. Oui, c'est ça. Et justement, on l'a vu cette situation avec 70000 donc force de l'ordre, mais à Lyon, l'interdiction des rassemblements dans une partie du centre-ville pourrait donc compliquer la situation. Le risque c'est de voir des groupes violents se disperser. Déjà toute la ville, vous le voyez, se barricade les édifices et commerçants comme l'ont constaté sur place Candy Sandiga et Romain dans le centre de Lyon. Le rideau métallique de cette boutique porte
encore les traces des violences de la semaine passée. Il est un petit peu enfoncé vers le milieu et donc du coup ce qui fait que quand on relève ça ça tape contre le capteur. Donc ça ça fait un peu de dégâts. C'est le seul truc qui nous protège. Des dégâts causés par des casseurs filmés ici par un passant. Une scène que ce salarié craint de voir se reproduire malgré l'interdiction des rassemblements dans le centre-ville de Lyon ce samedi. La manifestation c'est quand même un droit et connaissant un peu la ville en général c'est que j'ai peur que ça amplifie et que ça énerve encore plus les gens qui soient du coup plus agressif ou euh ou qui picassent encore plus parce que justement ils l'ont interdit. Une inquiétude partagée par de nombreux commerçants lyonnais. Faute de parcours
officiel, les points de rendez-vous se multiplient. Dans ces conditions, difficile d'anticiper les déplacements des manifestants. Une incertitude qui renforce les craintes de cette bijoutière. Dans son quartier, de nombreux commerces ont déjà été pillés. Ça m'inquiète d'avoir mon magasin cassé ou pillé, c'est le fait qu'il y ait pas de parcours de défini. Et dans ce cas-là, moi première idée, c'est de me dire que ça risque probablement de dégénérer. Par précaution, elle fermera sa boutique en début d'après-midi, à l'heure où les manifestants ont prévu de se rassembler à proximité de son magasin. Et à Marseille, ce coup de théâtre à quelques heures des manifestations. Alors que tous les rassemblements avaient été interdits, bien dans les bouches du rô, le préfet a finalement
fait marche arrière. Un seul cortège est autorisé cet après-midi. On va retrouver notre équipe près du Vioport. revirement de dernière minute. Est-ce que ça va est-ce que ça va suffire à éviter les débordements ? Et bien écoutez he c'est ce qu'on va voir. Mais en tout cas, vous pouvez le voir hein sur les images en ce moment même les forces de l'ordre sont déjà en place sur le vieux port à proximité de l'hôtel de ville où je le rappelle hein le samedi 17 octobre dernier et bien des casseurs sont entrés et saccagés le hall d'entrée. Là on voit à peu près une dizaine de véhicules. Il y a la police nationale et les CRS. C'est donc effectivement une manifestation a donc été autorisée hier par le préfet des Bouches du Rô. Donc la CGT avec l'intersyndical FSU et solidaire
défileront dans les rues de Marseille avec un parcours bien défini qui partira cet après-midi à 14h des réformés et se terminera au niveau de la porte d'ex. Des lycéens aussi devraient rejoindre normalement ce cortège ainsi que quelques gilets jaunes. Un parcours he qui contourne donc l'hypercentre où une grande partie des magasins ont été saccagés et pillés le 17 octobre à Marseille. Aujourd'hui et bien la plupart des commerçants ont barricadé leur magasin pour éviter tout débordement. Ils sont libres de rester ouvert ou fermés. C'est en tout cas ce qu'a expliqué le préfet hier. Et on a croisé d'ailleurs ce matin et bien un agent de sécurité posté justement devant une boutique pour assurer la sécurité de de du magasin. Et quelques mots enfin sur les mesures mises en place par la
préfecture. Les transports publics vont fonctionner normalement tout au long de la journée, sauf en cas de débordement. et le couvre-feu euh qui est déjà mis en place he cette semaine pour les mineurs est élargi au majeurs à partir de ce soir 23h jusqu'à 5h du matin dans des secteurs bien précis notamment aux abords des centres commerciaux et des institutions. Et ce qu'on peut vous dire en tout cas pour ce matin, c'est que pour le moment visiblement tout est calme. Merci beaucoup. Et c'est vrai que c'est compliqué de s'y retrouver parce que d'une ville à l'autre et parfois d'un quartier à l'autre, les règles ne sont pas les mêmes. L'angoisse en revanche est la même pour les commerçants, celle de revivre les événements du weekend dernier. Certains n'attendent même plus
de savoir où passeront les cortèges pour se protéger. Et vous allez voir à Paris, ce vendeur de scooter a pris une décision radicale, évacuer ses stocks pour les mettre à l'abri. Elle a peur d'une nouvelle donc flamblée de violence dans le document ligne rouge dont vous pouvez voir cet extrait. Sur ce grand boulevard parisien, Raphaël prend la direction ce vendredi matin de sa concession de moto et de scooter. Non pas pour ouvrir la boutique comme d'habitude, mais plutôt pour tenter de ne pas tout perdre. Je suis en train de me préparer à la journée qui s'annonce demain. Comme vous pouvez le voir, on est en train de de déplacer les véhicules, de les mettre en sécurité dans un lieu sûr. On s'est déjà fait piller un magasin samedi dernier.
On n pas envie que ça recommence. Le weekend dernier, lors de la manifestation, son autre magasin non loin d'ici est entièrement cassé et pillé. L'un de ses employés lui envoie cette vidéo. Voilà tourné quelques minutes après les trest MP3 et rest à zéro le reste ils ont tout volé. prend nos dispositions, on préfère vider nos showroom, perdre une journée de de chiffre d'affaires et d'exploitation parce qu'on a on aura rien à vendre aujourd'hui et que notre stock soit au moins protégé pour demain. Pour ce commerçant installé depuis près de 10 ans, les pertes se chiffrent déjà à plusieurs dizaines de milliers
d'euros. On est à bout là, on a sentiment de se laisser abandonner par le par le pouvoir public. Donc franchement, je suis je suis abattu. Ouais. J'ai peur, je pense, comme tous les commerçants, comme tous les citoyens et je pense que personne n'a envie que ça recommence. Donc oui, évidemment que j'ai peur. Bien sûr. Voilà ce commerçant qui nous dit qu'il a peur, d'autant plus que le parcours a été modifié. Hélène de Néchar, comment expliquer justement ce parcours modifié jusqu'au dernier moment, laissant très peu de temps finalement pour les forces de l'ordre et les commerçants de se préparer, mais aussi les habitants ? Le prévet de police a la charge d'assurer la sécurité de ce de ce rassemblement. Alors, je vais revenir sur l'ensemble du dispositif qui est qui est mise en
œuvre, mais dans dans le dispositif qui est mise en œuvre, trois objectifs en réalité sont recherchés. sécuriser toutes les lieux de pouvoir puisque l'une des exigences est de euh protéger les institutions. La deuxième exigence, c'est de sécuriser les manifestations déclarées et acceptées par la préfecture de police. Et la troisième, c'est de veiller et de détecter et d'empêcher l'éventuels flux de pilleur qui viendrai profiter et créer un désordre. sur la manifestation. Conformément au aux instructions du ministre de l'intérieur, le préfet de police a adapté sa décision et son dispositif à l'évolution de la menace. La menace, elle est évaluée à tout moment, sans
cesse et hier après-midi, malheureusement, un attentat terroriste a été commis. L'ensemble, ça fait partie des éléments qui sont pris en considération. C'est à la fois la menace, le risque euh de trouble à l'ordre public qui est évalué à chaque instant au jusqu'au dernier moment et [grognement] également d'autres éléments qui peuvent venir euh s'ajouter euh à cette prise de décision. Et cette décision a été annoncée puisque le contact est constant avec les déclarants de cette manifestation. Cette décision a été annoncée effectivement hier après-midi. Ça fait vous considérez madame Deécher que le risque de trouble est moindre de changer moins de 24 heures avant et d'envoyer des gens à un endroit qui était pas prévu que de maintenir ce qui était ce qui était prévu. C'est ça.
C'est ça en fait l'arbitrage que vous avez fait. Le dispositif qui est mise en place est en mesure de se déplacer sur le parcours qui a été proposé. Euh donc le parcours qui a été désormais imposé qui est celui de la porte d'Italie à la porte de Vincè par le bouvard des Maréchauds. Effectivement, l'évaluation du risque a permis de choisir ce nouvel itinéraire comme étant plus sûr, comme je vous le disais, l'ensemble des des objectifs du dispositif beaucoup plus global, puisqu'il s'agit pas uniquement de sécuriser cette manifestation, l'ensemble du dispositif, l'ensemble des objectifs est pris en considération et doit permettre justement que cette manifestation se déroule sans heure et en toute sécurité. mais avec si peu de temps pour se préparer sur ce nouveau
parcours, est-ce que ça rend pas le travail des forces de l'ordre encore plus difficile ? Est-ce qu'il y a pas la crainte également de différents cortèges au final qui vont se disperser ? Le dispositif est conçu de telle manière qu'effectivement il y a cette sécurisation sur le parcours qui a été imposé par la préfecture de police, mais également un un dispositif extrêmement mobile puisque l'ensemble de la ville de Paris et même l'ensemble de l'Île-de-France est aujourd'hui sécurisé pour prév prévenir dissuader et entraver les éventuels flux en direction de la capitale. Mais évidemment, il s'agit aussi de sécuriser les lieux dans lesquels des manifestations avaient été déclarées et n'ont pas été autorisées. Elles ont même été interdites puisque l'ensemble des manifestations qui
avaient été déclarées pour la journée d'aujourd'hui a été interdite à l'exception de la manifestation déclarée par la CGT. Alors, il y a quand même pas mal de syndicats qui disent "Madê de Nécher, tant pis, on va aller à Bastille." Ça veut dire que ce sera un attroupement, ce sera un attroupement illégal. S'il y a 15000 personnes, vous embarquez 15000 personnes ? Le dispositif effectivement vise à faire respecter les arrêtés d'interdiction de manifestation. Euh l'ensemble des mouvements euh des flux de personnes est pris en considération puisque nous sommes présents dans toute la ville de Paris dans en surface comme en sous-sol, dans les gares et cetera pour détecter des mouvements de personnes en direction euh des lieux potentiellement qui pourraient euh
générer des rassemblements. Donc il est le dispositif est créé de telle manière que d'autres rassemblements n'aient pas lieu. On va écouter justement Jérôme Rodriguez, figure des gilets jaunes qui lui veut maintenir le parcours initial. Écoutez, ce qui reste incompréhensible, c'est cette façon de faire de le vendredi soir de de devoir annuler une manifestation qui avait été autorisé bah je crois la semaine enfin hier ou avant-hier. Vois vraiment qu'ils ont pris conscience du fiasco de la semaine dernière et qu'ils sont carrément flippés de voir une manifestation aujourd'hui à Paris et je pense aussi dans toutes les villes de France. Ce que dit en creux G Rodriguez, c'est que ce changement de dernière minute de l'itinéraire traduit une certaine fébrilité des forces de police.
Ça traduit la volonté de s'adapter à la menace et à l'inverse la volonté de ne pas respecter des décisions administratives qui ont été prises par le préfet de police sont une volonté de s'inscrire dans l'illégalité. Ça veut dire que donc cet après-midi ou même tout à l'heure, s'il y a des gens qui se présentent place de la bassie en se disant voilà c'est là que je compte manifester, ils vont être arrêtés. Ils sont en infraction. Ils sont en infraction en effet. Et le dispositif qui est mise en place, je Alors, je j'ai je le disais, effectivement, c'est un dispositif extrêmement mobile qui fait qui a recours à l'ensemble des moyens euh euh dont dispose la préfecture de police euh jusqu'à euh des aussi des moyens supplémentaires que sont euh les Sentor
de la gendarmerie nationale qui sont ces petits véhicules blindés qui permettent de franchir et de de détruire les barricades qui pourraient être qui pourraient être édifiées ainsi que de protéger puisqu'ils sont blindés les bâtissements publics qui qui pourraient être attaqués. Donc tout le dispositif est prévu pour empêcher la violence et les dégradations que nous avons malheureusement que les commerçants notamment ont subi. Et par ailleurs les policiers ont également subi puisque je le rappelle plus de 200 policiers ont été blessés lors de du weekend des des 17 et et 18 octobre. Donc l'ensemble du dispositif avec tous les moyens disponibles, les bacs, la BRI est également engagée pour euh intervenir sur les cas les plus grave et notamment
les éventuels usages d'armes à feu. Et puisque'aujourd'hui d'ors et déjà des armes par destination ont été utilisées contre les forces de l'ordre, il est évidemment envisager que un recours à une violence encore plus importante puisse évidemment ne puisse pas être réalisé et qu'on puisse répondre et réposter à l'ensemble de la menace. Mais comment vous reposter par exemple les les soldats de l'opération sentinelle qui vont être déployés sur place ? Alors justement, les les soldats de l'opération Sentinelle ont vocation à libérer euh des forces plus mobiles dont c'est le métier de travailler sur l'ordre public, de les libérer de missions notamment de protection bâtiment statique euh notamment sur des bâtiments sensibles, tels que des ambassades, des des lieux de pouvoir ou
des lieux sensibles euh pour permettre de la de la disponibilité d'effectifs pour justement gérer cette dimension d'ordre public. Et c'est le font face à une foule par exemple, ils sont en mesure de alors là aussi le dispositif est en mesure de compléter ça et le dispositif très mobile de la mise en place par le préfet de police a vocation à intervenir partout dans l'agglomération parisienne. Une question peut-être un peu politique mais Jean-Luc Lenchon, Manuel Bonpard, la France insoumise disent que c'est Emmanuel Macron qu'il est à l'origine de ce changement de dernière minute. Est-ce que au vu du contexte ces décisions sont prises avec l'Élysée ? Les décisions sont prises par le préfet de police qui évalue la menace en en temps réel. Cette menace est évolutive comme je vous le
disais. Euh malheureusement, on doit déplorer cet attentat terroriste hier après-midi euh qui évidemment doit être pris en considération puisque je le rappelle, le préfet de police est compétent euh pour assurer la sécurité de l'ensemble des habitants de l'agglomération parisienne et sur certaines de ces attributions également compétent sur l'ensemble de l'Île-de-France et notamment pour ce qui concerne la gestion euh des flux euh des flux de transport en commun et cetera. Donc la menace est prise en considération et le préfet de police prend ses décisions et euh a constitué un dispositif parfaitement en adéquation avec l'évaluation de la menace. Yeah.
Laurent Nuñez