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DébatAntoine Léaument· 24 octobre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploiSolidarités & famille

Enrichissante discussion avec le président des entreprises de proximité contre le budget.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La déclaration d'Olivier Fort, est-ce qu'il est en train de se rallier petit à petit à LFI à la censure d'après vous ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Pour les petites entreprises, est-ce que vous nous dites que les allers-retours permanents et ces coups de barre à tribord et à bâbord permanent les chefs d'entreprise n'en peuvent plus ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    LFI propose des dépenses à 170 milliards et des recettes à 180 milliards. Est-ce que la France et les entreprises peuvent se le permettre ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la grande différence entre l'État et les entreprises sur la liberté des recettes ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez une caisse de péréquation et un impôt progressif sur les entreprises. Michel Picon, vous y êtes favorable ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Sur les charges, quelles sont les propositions concrètes pour les entreprises de proximité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Antoine LéomFait
    « On voit se dérouler à l'Assemblée nationale, c'est au contraire en ce moment plutôt une alliance entre les Macronistes et le Rassemblement national notamment sur un certain nombre de thématiques. »
  • 8:00Michel PiconChiffre
    « 3500 milliards de dettes. Un poids de cette dette avec des taux d'intérêt auxquels nous empruntons qui est de plus en plus haut. »
  • 15:00Michel PiconChiffre
    « Quand on diminue l'investissement, aujourd'hui, on est plus qu'à 100000 logements publics construits par an. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour tout le monde. J'étais aujourd'hui l'invité de BFM TV pour un débat qui pour une fois s'est passé dans des conditions vraiment intéressantes puisqu'on a pu parler de fonds de la politique que veut faire la France insoumise pour les entreprises du budget de l'État. J'étais avec le président de l'UDP, c'est-à-dire l'Union des entreprises de proximité.

Donc vraiment, je vous invite à regarder cette vidéo jusqu'au bout pour avoir les éléments sur ce sujet et puis je vous invite à vous abonner à ma chaîne. On n'oublie pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications. Allez, je vous laisse regarder ce débat avec aujourd'hui d'un côté Michel Picon, le président de l'Union des entreprises de proximité.

Bonjour à vous, je vous laisse vous installer et puis un autre député qui ne sera pas au déjeuner autour du premier ministre parce qu'il ne fait pas partie du socle commun. C'est le moins qu'on puisse dire, c'est Antoine Léom qui est député la France insoumise de lesson. Ça vous fait sourire parce que effectivement on n pas du tout.

Imaginez ça. Alors Antoine Léoman, on va commencer par ça. La déclaration d'Olivier Fort justement, est-ce qu'il est en train de se raller petit à petit à LFI à la censure d'après vous ?

Bah écoutez, j'ai l'impression que si c'est pour censurer la semaine prochaine, on aura perdu du temps parce que et on y vient, on y vient pour vous. Je ne sais pas, je moi je ne sais jamais. Les socialistes disent une chose un jour, une autre chose le lendemain.

C'est ça qui rend un petit peu imprévisible la capacité à à suivre. Et puis par ailleurs, pour que la motion de censure soit adoptée, il faut que elle soit votée par une assez large majorité à l'Assemblée nationale. Je rappelle qu'il faut 289 voix.

Donc la question va être posée désormais au Rassemblement national. Mais je trouve dommage l'idée d'avancer, de faire croire qu'on pourrait avoir un budget NFP compatible de gauche compatible alors que ce qu'on voit se dérouler à l'Assemblée nationale, c'est au contraire en ce moment plutôt une alliance entre les Macronistes et le Rassemblement national notamment sur un certain nombre de thématiques qui ont été très présentes dans la vie politique récente, par exemple sur la taxe Zucman qui vise à donc imposer plus fortement les plus riches de notre pays. Le Rassemblement national s'est rallié au Macroniste.

Alors on va rentrer dans le détail de ces mesures. D'abord vous Michel Pécon pour les petites entreprises que vous représentez. Est-ce que vous vous nous dites ce matin que bah il y en a marre de ces allers-retours permanents et que cette situation et ces coups de bar à Trébor et à babord permanent les chefs d'entreprise n'en peuvent plus.

Ah ça c'est clair. Comme tous les Français d'ailleurs le spectacle là nous désole un petit peu parce qu'on y comprend d'abord un plus rien dans les positions des uns et des autres. On avait le sentiment que les gens allaient se mettre à composer un petit peu, faire en sorte que ce budget ne soit pas l'expression d'un camp ou d'un autre, mais l'expression d'un compromis au service du pays, de ses entreprises et de ses concitoyens.

Et c'est pas le ressentiment que l'on a. Et on on est pénalisé tous les jours par cette situation, par une consommation qui qui est à ton par des des freins à l'investissement, des entreprises qui ne recrutent pas. Franchement, il y a urgence à ce que ça cesse.

Alors, vous avez lu peut-être les propositions de contrebudget des uns et des autres. Il y a le Rassemblement national qui a donné le sien hier et puis LFI un tout petit peu plus tôt. Vous avez peut-être vu les chiffres Michel Picon parce que LFI propose des dépenses à hauteur de 170 milliards et des recettes donc des impôts des cotisations à hauteur de 180 milliards d'euros.

Est-ce que pour vous la France et les entreprises peuvent se le permettre ? Bah moi, je pense que non. 3500 milliards de dettes.

Un poids de cette dette avec des taux d'intérêt auxquels nous empruntons qui est de plus en plus haut. Enfin, si la France était une entreprise, alors je sais bien que pasaraison ne vaut pas raison, mais en tout état de cause, ça serait le dépôt de bilan immédiat. Et quand je vois toutes les dépenses que l'on veut rajouter dessus, pardon de le dire un peu, mais c'est pour s'attirer les bonnes grâces peut-être d'une opinion publique qui peut croire euh à tout ce qu'on lui raconte, euh moi je suis inquiet de de de cela parce que c'est les marchés financiers qui vont finir.

D'abord, ça a commencé le taux d'emprunt aujourd'hui de l'État français et le plus haut de la zone euro. Voilà. Antoine, ben la question la grande différence entre l'État et les entreprises ou les ménages d'un côté, c'est que l'État est libre de ses recettes.

Une entreprise peut pas choisir le nombre de produits qu'elle va vendre. C'est pas possible. Mais l'État, lui, est libre de ses recettes.

Et ce qu'on doit décider dans ce budget-là ou dans les budgets suivants, c'est qui paye pour les dépenses qui ont été contractées dans les années précédent, notamment les entreprises. Nous notre Oui, mais pas alors attention parce qu'il faut faire le tri. Là, on est avec le président euh de l'Union des entreprises de proximité.

C'est 2,8 millions d'entreprises dans notre pays, c'est pas la même chose que euh Amazon, Google euh et des très grandes entreprises euh qui exercent dans notre pays mais qui payent pas leur juste part d'impôts dans notre pays. Moi, nous ce que nous proposons avec la France insoumise, c'est que justement on met en place des systèmes à la fois une caisse de péréquation pour que les petites entreprises payent moins de cotisation et que les grandes entreprises payent davantage de cotisation, mais aussi un impôt progressif sur les entreprises, ça n'existe pas à l'heure actuelle. Vous yez vous, Michel Picon ou pas ?

Non, enfin je crois pas qu'il y a qu' qu'il y a comme ça des formules d'argent magique. Mais voyez-vous, monsieur le député, vous vous avez tout dit tout à l'heure en disant la différence avec une entreprise, c'est que nous euh on décide de nos recettes et au fond, est-ce que le pays n'est pas malade de ça ? C'est qu'on décide de nos recettes, c'est-à-dire que on augmente, vous avez raison de le dire, le parlement peut augmenter sans arrêt taxation des entreprises, l'impôt des concitoyens.

Nous dans le monde de l'entreprise, on commence quand on est en difficulté à travailler nos dépenses et à tenter de les réduire. Ça, j'ai pas moi j'ai pas de il y a pas de sujet sur sur ce point-là. C'est-à-dire il y a il y a des secteurs dans lesquels on peut faire des diminutions.

Mais le problème qu'il y a aujourd'hui, c'est que il y aurait plutôt besoin dans un certain nombre de secteurs d'augmenter la dépense. Je vais prendre un exemple qui est un exemple très concret et qui fait le lien entre dépenses publiques et les entreprises derrière. Il y a quelques années, il y a de ça une vingtaine ou une trentaine d'années, on construisait chaque année 30000 logements par an. 30000 logements publics par an, c'est de l'activité pour nos entreprises et les entreprises dans le bâtiment notamment.

Quand on diminue l'investissement, aujourd'hui, on est plus qu'à 100000 logements publics construits par an. Quand on diminue cet investissement, et ben on diminue aussi la visibilité pour les entreprises et la possibilité pour les petites, les moyennes entreprises qui travaillent dans le bâtiment par exemple, mais là je prends qu'un seul secteur, de voir venir et de savoir de pouvoir prévoir, de pouvoir planifier. Ça c'est les choses qui manquent en ce moment aux entreprises. 1, la planification, la possibilité de pouvoir se projeter dans le temps.

De savoir bah à quelle sauce on va être mangé. C'est-à-dire que le système d'imposition ne cesse de varier. Ça serait mieux d'avoir un système qui est un petit peu stabilisé.

Et puis trois, notamment pour les entreprises de proximité, la faiblesse des revenus dans la période fait que il y a plein de gens qui sont en difficulté. C'est la relance par la commande publique, Michel Picon. Oui, c'est la relance par la commande publique et ensuite après, vous l'avez dit, la la faiblesse de la consommation parce que le pouvoir d'achat de nos de nos salariés n'est pas suffisant, il n'est pas suffisant parce que le salaire est trop chargé.

Et et là, je constate qu'on continue à en rajouter. Je voudrais juste dire une chose sur l'apprentissage par exemple qui est une véritable réussite pour les gamins, c'est des c'est c'est près d'un million de jeunes qui trouvent un apprentissage adapté et qui trouve un emploi à la sortie. Dans les propositions qui sont faites, on va taxer le le la petit le petit salaire que perçoit l'apprenti.

Tout à fait. C'est un énorme problème. Oui, c'est mais c'est ça procède aussi de ce de cette volonté d'augmenter les prélèvements plutôt que de s'attaquer là où nous semble-t-il il y a des économies à faire.

Sur l'hôpital par exemple. l'hôpital. Moi on me dit sur les chiffres qui sont publiés 33 % du coût de l'hôpital et c'est pas neutre he c'est 40 % de la dépense santé de de de la sécurité sociale 33 % relèvent de l'administration et de la gestion de l'hôpital.

On a certainement sans augmenter les impôts à déplacer des budgets plutôt de l'administratif vers les soignants. Réponseement juste sur les charges parce que voilà, c'est ça le problème concret des des chefs d'entreprise. Euh alors sur les charges sur les charges parce que sur l'hôpital, j'imagine que non mais j'imagine que vous serez d'accord évidemment.

Bah pas forcément, mais je je voudrais dire où porte la responsabilité, c'est que a été mis en place la tarification à l'acte. C'est-à-dire que avant, on avait un service public de la santé qui permettait que bon bah quelqu'un arrive à l'hôpital, on le soigne et puis c'est la sécurité sociale qui prend en charge. Maintenant aujourd'hui, comme on pense l'hôpital comme une entreprise justement plutôt que comme un service public, et ben il faut tarifier des actes et du coup ça a augmenté la charge administrative à l'intérieur des hôpitaux.

Mais c'est pas nous qui avons qui avons mis en place cette cette ce système qui vise par ailleurs à à libéraliser la santé. Ça c'est un autre sujet. Sur la question des charges qui porortent sur les entreprises.

Moi je parle plutôt de cotisation et effectivement il y a un problème c'est que le les le le non c'est qu'elles sont mal réparties. Mais non c'est qu'elles sont mal réparties. Mais c'est sur tous les sujets la même chose.

Quand vous parlez des apprentis, je suis totalement d'accord avec vous. Aller taxer les apprentis alors qu'ils sont payés moins que le SMIC pour un certain nombre d'entre eux c'est pas normal. C'est pas normal.

C'est pas aux apprentis. de payer euh les dépenses qui ont été faites par les Macronistes. Est-ce que je peux dire un un dernier ?

Alors 10 secondes. Alors très rapidement, il y a un énorme problème et qui concerne directement les petites entreprises, c'est la taxe sur euh les les chambres de commerce et d'industrie. Aujourd'hui, ils veulent retirer les macronistes qui sont censés être les amis de l'entreprise 175 millions d'euros au CCI qui pourtant font un travail qui est un travail remarquable.

Nous allons essayer de faire en sorte, comme nous l'avions fait dans les années précédentes, d'empêcher queon s'emprenne. Le débat, il euh va commencer à l'assembler mais il est ouvert évidemment aussi dans Arnaud Direct avec les acteurs de terrain. Merci beaucoup pour cet échange à tous les