Guerre en Iran : E.Macron appelle "à la reprise des négociations diplomatiques", le bon moment ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Europ soir 19h 21h Pierre de Villneau voilà j'ai donné l'ordre porte à vue en Charles de Gaulle à ses moyens aériens à son escorte de frégate de faire route vers la Méditerranée. C'est l'informe une des informations principales de cette allocution. Emmanuel Macron qui on va l'écouter appelle également à la reprise des discussions.
Une nouvelle situation est en train d'apparaître. Les frappes devraient continuer dans les prochains jours pour affaiblir l'Iran et détruire ses capacités de ripost. Et en représaille, les frappes de l'Iran dans toute la région devraient alors se poursuivre.
Dans ce contexte, avec l'Allemagne et le Royaume-Uni, nous avons clairement dit qu'un arrêt au plus vite des frappes est souhaitable et qu'une paix durable dans la région ne se fera que par la reprise de négociation diplomatique. Est-ce que c'est pas un peu tôt de de lancer cette idée de d'arrêter les frappes alors que le président américain Donald Trump a dit qu'il y en avait pour trois quatre peut-être 5 semaines et de toute façon il y avait suffisamment de munition pour qu'on continuait au-delà de ce de ce délai. Israël est en pleine prise des derniers bastions du resbola dans le sud Liban.
C'est assez disruptif, j'allais dire à appeler à la la fin de des combats. Alexis de la Fontaine. Oui.
Et en même temps, ce qui est surprenant, c'est que le président annonce également la création d'une coalition, enfin la volonté au moins de créer une coalition pour reprendre le D3 d'Ormous aux Iraniens. Donc on imagine bien qu'ils vont aussi reprendre le D3 d'Ormous par la force et donc là aussi ça va engendrer de nouveaux conflits avec l'Iran et une escalade aussi sur ce niveau-là. Donc appeler à la fin des frappes et en même temps appeler la création de coalition pour faire la guerre à l'Iran.
C'est un peu là aussi contradictoire. Est-ce que c'est antinomique Phéppe Étienne ? Dans dans le dans le l'appel à à renouer la négociation euh il y a pas seulement l'historique que je mentionnais, mais aussi la prise en compte sans doute des conséquences de la poursuite de cette guerre. euh conséquences humanitaires bien sûr, mais aussi euh économique.
Euh le président de la République a évoqué les conséquences notamment sur le prix de l'énergie. Donc c'est toute cette série de conséquences euh qu'il faut aussi prendre en compte, plus l'incertitude sur ce à quoi aboutira cette guerre, mais sur le fait de demander l'arrêt des frappes comme si l'on pouvait les arrêter demain ou après-demain ou à la fin de la semaine. C'est c'est pas forcément d'abord personne n'a l'idée que que ça puisse s'arrêter comme ça tout de suite.
Euh on ne sait pas en fait, on ne sait pas parce que c'est une décision euh qui n'appartient pas à la France, qui appartient d'abord aux États-Unis. Mais euh effectivement, compte tenu de ce qu'a dit le président américain, c'est improbable. Il a parlé de 3 à 4 semaines.
C'est ça. Euh il a même évoqué euh euh ce qui est paraît très très euh contradictoire avec sa promesse de ne pas lancer de nouvelles aventures militaire à l'étranger. Peut-être pourquoi pas au sol.
Donc on ne sait pas trop en fait ce que le président Trump euh va en tout cas vu l'intensité des combats, on a du mal à à croire à l' On a du mal on a du mal à l'imaginer, c'est vrai. Mais bon, il y a cette toujours cette incertitude. Alexandre Malafaille.
Là, on est quand même tenté de penser que ils vont essayer d'aller au bout ou en tout cas le plus loin possible à défaut de faire tomber le régime, de mettre le pays à genoux malheureusement pour les Iraniens, mais pour finalement faire petit à petit que cette stratégie de destruction lente mais engagée depuis la guerre des 12 jours finisse par faire en sorte que le régime finisse par tomber de lui-même un moment ou un autre ou parce qu'il y aura le mouvement intérieur qui aura fait que et c'est vrai que après on peut toujours appeler à l'arrêt des frappes mais je crois qu'à un moment donné il faut avoir raison gardé, il faut peut-être laisser les le le l'action se mener. Alors après, il y a une grmè et vous la connaissez mieux que moi, monsieur l'ambassadeur. Les messages envoyés par certaines frappes de la part des saoudiens, pardon, des des iraniens, notamment quand il frappent quand il frappent sur des installations gazières ou pétrolières, il faut décrypter ça parce que on savait priori que l'Iran avait une capacité de résilience extrêmement préparée, forte avec différents degrés de de préparation pour assumer ce type d'attaque.
Donc ils ont une capacité et il le montrent y compris avec ce qu'ils ont fait à Chypre à envoyer des messages très forts pour dire on va prolonger la région dans le caso, on ne plaisante pas. Donc c'est ça où après il faut se poser la question du jusqu'où on va parce que peut-être que ça peut finir par coûter en effet particulièrement cher. C'est tout à fait la stratégie de du régime irania.
Vous avez absolument raison. Un dernier point peut-être si vous me permettez concernant concernant euh cet appel à la diplomatie, il faut pas oublier outre la responsabilité propre dans ces affaires nucléaires iraniennes des trois pays européens, Royaume-Uni, Allemagne, France, je répète, la France est membre permanent du Conseil de sécurité. Nous sommes en tant que même membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies, nous avons un certain devoir aussi euh vis-à-vis de la sécurité internationale.
Nous sommes dans notre rôle aussi d'appeler à euh que des discussions reprennent. C'est c'est aussi notre rôle. Euh après je je c'est dire qu'on met entre parenthèses le timing.
On verra combien de temps ça ça dure mais en tout cas on est dans un rôle où on souhaite en fait c'est plus un souhait un vœu que ces combats au plus responsabilité je crois. et et et pour c'est pas forcément contre le timing du président américain etendre que vous dis sur les États-Unis, je n'imagine pas qu'il n'y ait pas eu par rapport à ce qu'a dit le président sur le fait qu'on ait détruit des drones dans le ciel. Il y a évidemment forcément euh j'imagine des coordinations, on peut pas lancer des opérations comme ça.
Donc les Américains d'ailleurs savent la valeur, moi je l'ai su, je l'ai vu comme ambassadeur, la valeur de notre armée. Nos forces armées sont appréciées aux États-Unis. Et d'ailleurs, hier ou avant-hier, le président Trump en critiquant le premier ministre britannique à cause de du refus de celui-ci au début d'utiliser la la base de Diego Hercia a eu des paroles plutôt positives sur l'Allemagne et la France.
Donc voilà, je pense qu'il y a aussi ce rôle, chacun est dans son rôle. Oui. Puis on sait on sait faire la guerre ensemble, si je peux dire, on sait mener des opérations interarmées dans le cadre de l'OTAN ou ailleurs on a une véritable interopérabilité.
Donc, on peut jouer la partie ensemble. Alors justement sur l'envoi du porte-avion, écoutez Emmanuel Macron. Face à cette situation instable, aux incertitudes des jours à venir, j'ai donné ordre que le porte-avion Charles de Gaul, ses moyens aériens, son escorte de frégate fasse route vers la Méditerranée.
Mes chers compatriotes, je voulais ce soir vous rendre compte de la situation et de nos actions. Beaucoup de choses sont encore instables mais la France demeure une puissance qui protège les siens, une puissance attachée à la paix, fiable, prévisible et déterminée. Alors justement, pendant que Emmanuel vous écoutiez Emmanuel Macron, nous ici dans ce studio, on se demandait combien de temps allait mettre le le porte-avion pour arriver.
Il est où actuellement ? Il est il était stationné à Malm pour une mission en Mirbaltique euh qui devait commencer à Malmot en Suède évidemment qui qui devait commencer la semaine dernière et donc le temps de faire route parce qu'il doit c'est un long chemin, il va maximum à 45 nœud, il sera pas dans Méditerranée orientale avant 2 semaines. Ouais.
Donc ça et puis l'escadre qui suit c'està-dire que la formation de l'escadre elle est ça veut quand même dire qu'on a pas du tout été prévenu de quoi que ce soit depuis un long moment. C'est vrai que cela dit on était un peu focalisé sur le gren mais là pour le coup ça corrobor ce que disait le président en disant la France ni prévenue ni impliquée. Bon là en l'occurrence elle est impliqué puisqu'on envoie le portavion et non juste je voulais juste revenir sur ce que vous disiez sur la Emmanuel Macron qui demandait la fin des frappes.
Moi, j'ai l'impression qu'il s'adressait plus à la situation entre le Liban et Israël parce qu'il ne voulait pas que ça s'envenime sur ce côté-là du du Moyen-Orient. Parce que il a dit le Esbola fait une faute majeure en en attaquant Israël et il dit il a appelé Israël à respecter le territoire libanais et son intégrité et je pense que sa crainte réelle c'est que ça s'envenime dans cette rébola qui est lâché par les autorités libres. Vous avez raison, c'est un accent particulier dans le discours du président sur le Liban.
D'abord, c'est le Liban est traditionnellement suivi par la France et sa diplomatie et lors de la l'épisode précédent, la France et les États-Unis avaient négocié un cesser le feu. Et donc c'est évidemment très important pour nous comme pays, comme France que le le le la le Liban soit protégé autant que possible. Alors qu'on avait un gouvernement libanais qui commençait à contrôler un peu mieux à travers le monopole de son armée, en tout cas le Liban a lâché le le Resbola et d'ailleurs l'armée libanaise s'est retirée du sud de Liban pour permettre justement l'arrivée des forces israéliennes. et l'influence de la France est beaucoup plus forte au Liban et notamment sur sur la fin des frappes et la on va dire un apaisement du conflit au Liban plutôt que en Iran où là vraiment la situation n'est pas entre nos mains et c'est les États-Unis et Issraël qui ont toutes les cartes alors que dans le Liban, on a beaucoup plus d'impact.
Oui oui, tout à fait, vous avez raison. Je pense que l'appel du président s'adresse concerna l'ensemble du conflit mais au Liban en particulier, nous avons un rôle en surtout qu'il y a une crainte d'un envahissement enfin terrestre de d'Israël au Liban. Leours au Charles de Gaul qui sans être là pendant au moins de semaines porte une signification.
C'estàd que le Charles Gaul, même en étant absent, porte un message diplomatique. Et là, je m'adresse au diplomates qui Non, mais je pense pas on on a tous vu le l'arrivée, si je puis dire, du Charles de Gaulle dans le discours du président. À la fin, c'est un c'est un message c'est un message c'est un message politique.
C'est un message, c'est l' de pico, qui comporte qui complète tout ce que on fait déjà. les avions qui protègent nos nos emprises militaires, la protection de nos alliés, c'est la projection de de notre rôle et qui est aussi un rôle de puissance. sur l'arrêt des frappes.
Il me semble qu'il en a parlé à deux reprises au début le président au démarrage de son intervention par rapport à ce qui se passe dans le golf mais aussi et vous avez raison sur ce qui est en train de se mettre en place avec le le Liban et ce qui est profondément dommageable, ça c'est sûr parce que pour une fois le Liban avait l'occasion de redémarrer quelque chose. Bon, on verra combien combien de temps ça dure mais moi ce qui me me confirme en tout cas c'est que ce SB là est un est un mouvement profondément nuisible et que là encore vous le découvrez Alexandre. Non non mais ça le confirme à un point que quelque part je peux dire que ça ça justifie aussi que on ne fasse pas de cadeau à des organisations comme celle-là.
On sait pas comment s'en débarrasser. On coupera jamais l'intégralité de la tête du serpent. Il y aura ça repousse toujours.
Mais il faut leur faire une chasse sans pitié parce que on voit le caractère vraiment destructeur. En l'occurrence là ils sont utilisés instrumentalisés cac ils repartent au combat et on voit les conséquences que ça en Mais la branche politique du Esbola a encore deux postes au gouvernement libanais. Ouais, c'est
Emmanuel Macron