Entretien d'actualité n°30 bis - 18/07/2016
Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour François Solinot. Que pensez-vous du coup d'état des jouis en Turquie ? Et bien bonjour à toutes et à tous.
Nous sommes aujourd'hui le lundi 18 juillet 2016. Le coup d'état en Turquie a été connu euh aux alentours du 15 juillet en début de soirée. Donc euh nous manquons de recul comme le savent les gens qui me suivent et qui écoutent et qui lisent ce que j'écris.
Euh je n'aime pas trop réagir trop vite parce que j'ai de l'expérience et je sais que il y a parfois des moments où il vaut mieux attendre un petit peu. Au moment d'ailleurs de l'attente à Nice, nous avons mis 24 heures pour réagir. Quelques internautes d'ailleurs nous l'ont reproché bien à tort d'ailleurs parce que le PA ça a permis d'en connaître un tout petit peu davantage.
D'ailleurs si le président de la République et le premier ministre s'était appliqué cette saine discipline, ça leur aurait évité de dire n'importe quoi dans les premiers moments sur ce qui s'était produit. Alors là, c'est un petit peu la même chose. Il est encore un peu tôt pour se faire une opinion extrêmement tranchée sur cette affaire de coup d'état des jouets à en Turquie.
Il y a quand même des éléments qui sont assez troublants. Il y a un un élément qui est absolument factuel que j'ai regardé parce que dès que j'ai entendu de qu'il y avait une tentative de coup d'état en Turquie, je me suis porté sur les sites des agences de presse, sur Romandie et j'ai regardé quelles étaient les dépêches qui sortaient et j'ai noté que la toute première dépêche venue des États-Unis indiquait que le président Obama se faisait tenir informé de la situation. et espérait que les les événements se resteraient paisible et cetera.
Trouvez ça quand même très curieux parce que on sait très bien que lorsqu'un événement se produit que les États-Unis d'Amérique désapprouvent, immédiatement ils réagissent avec la dernière énergie en tempêtant, en exigeant qu'on remette telle personne au pouvoir et cetera et cetera. Donc en réalité la première ma première réaction quand j'ai vu cette dépêche, ça a été de dire tiens, les États-Unis d'Amérique prennent une position attentiste. Or prendre une position attentiste dans un pays aussi important stratégiquement, l'armée turque est une des principales armées de l'OTAN.
Je ne sais pas si c'est l'état avant ou après l'armée britannique, la première armée dans les pays de l'OTAN, c'est les États-Unis d'Amérique, mais ensuite c'est soit l'armée britannique, soit l'armée turque. C'est une armée très importante. C'est une position géopolitique évidemment considérable.
Le plateau de l'anatolie, c'est la surveillance à la fois de la Russie du Sud, de la mer noire, de la Crimée, mais aussi des des Républiques du Caucas, mais aussi de l'Iran, mais aussi de la Mésopotamie, mais aussi de d'Israël et de la Palestine, mais aussi de la Méditerranée orientale. Donc le plateau anatolien a une position une position absolument déterminante et puis la Turquie c'est l'apindice du monde de turcophone. Derrière les 70 ou 75 millions de Turcs, il y a également le prolongement, si l'on peut dire, géopolitique, de la Turquie.
Ce sont les le monde turcophone, les peuples qui habitent au Turquestan, au Turkménistan, pardon, en Ozbekistan, au Kirgizistan et cetera, donc en Asie centrale. Donc déjà le fait que les États-Unis n'aient pas tapé du point sur la table pour exiger le soutien à Erdogan m'avait m'avait frappé. La deuxième chose qui m'a frappé, c'est que euh on a appris dans les heures qui ont suivi, peut-être 3h ou 4h après, que il la base d'IN Cirli qui est une des grandes bases militaires en Turquie où il y a des militaires américains des des des matériels militaires américains, c'est de cette base notamment que partent les chasseurs F16 pour aller bombarder les positions, paraît-il, de Daesh ou de de ou de ou ou en Syrie.
C'est également sur cette base que se trouve des des armes nucléaires américaines entreposées et bien que cette base avait été, si j'ai bien compris fermée. D'un seul coup, il y avait le le une espèce de de couvre-feu qui avait été installé. Et puis on a appris dans le même mouvement que le président Erdogan avait réussi à était en train decer la la vapeur, avait réussi par un réseau social à prendre la parole, à faire passer une vidéo qu'il avait enregistré sur son téléphone.
Enfin, c'est du James Bond et que cette vidéo avait réussi à être diffusée chez le dans chez les Turcs et que des centaines et des milliers des milliers de Turcs descendaient dans les rues pour déjouer le pour déjouer le coup d'état. Et puis on a vu dans les mêmes moments que d'un seul coup les États-Unis d'Amérique faisaient des dépêches pour dire qu'il soutenait le régime de Erdogan et que il devaient qu'ils appelaient au respect de la de la de la légalité constitutionnelle et de la démocratie puisquean est arrivé au pouvoir de façon démocratique. Alors ça a donné un sentiment de malaise et lâchons le mot.
Ça m'a donné personnellement le sentiment pour le moins pour le moins d'une hésitation à Washington. Et comme je ne pense pas vraiment que les dirigeants de Washington soient des gens qui hésitent, comme j'ai du mal à imaginer que les dirigeants de Washington soient totalement pris au dépourvu par rapport à ce qui se passe en Turquie. Quand on pense qu'il y a quand même la CIA, ça n'est pas fait pour les chiens, c'est quand même un service de renseignement.
Toute la communauté du renseignement est extrêmement présente évidemment en Turquie. J'ai quand même beaucoup de mal à imaginer que les États-Unis n'aient pas été plus ou moins informés de cette affaire. Alors là où le pressentiment que j'avais semble se confirmer, c'est que et bien Erdogan en personne, le président Erdogan en personne, une fois qu'il a repris les manettes, a accusé à mot même pas couvert, les États-Unis d'Amérique a fait savoir que puisque les États-Unis d'Amérique ont plein la bouche du fait que la Turquie est un partenaire au sein de l'OTAN ici, ça et bien donc Erdogan a dit ben si vous êtes un partenaire, vous allez extrader l'imam l'imam Fula Gulen qui est un un musulman.
Alors on apprend au passage enfin bon les gens qui connaissent l'affaire savaient bien qu'il y avait ce monsieur qui était réfugié aux États-Unis d'Amérique depuis maintenant de nombreuses années. Mais enfin le grand public découvre d'un seul coup qu'il y a un imam qui prêche une espèce de fondamentalisme musulman qui se situe aux États-Unis d'Amérique où il est tout à fait protégé. Tout ceci contribue à entretenir une espèce de flou sur on ne sait plus qui fait quoi et qui protège qui et qui protège quoi.
Et puis alors aujourd'hui même au moment où je parle, ce 18 juillet, on apprenait en soirée et que rien moins que le chef des services secrets turcs a annoncé sur la place publique que c'était les services secrets américains qui étaient derrière cette affaire de coup d'état. Alors le fameux imam Fuagulen là, lui de son côté a lancé une contreattaque en disant qu'à son avis c'était un false flag, un faux drapeau agité par Erdogan qui avait tout prévu à l'avance. Et d'ailleurs, on a vu à ce moment-là les dépêches de presse occidentale commencer à dire "Mais non, en fait Erdogan avait déjà toute la liste des gens qu'il allait faire arrêter." À quoi les autres répondent ?
Et c'est normal qu'on avait cette liste parce qu'on savait on avait des services de renseignement en Turquie, on avait listé toutes les personnes qui n'étaient pas fiables et qui faisaient partie de cette espèce de confrerie organisée par Fetu Gulen et qui était devenue une espèce d'état parallèle en Turquie d'après ce que disent les plus grands spécialistes de la scène turque. Alors, qu'est-ce qu'il faut dire de tous cette affaire ? La moine des choses déjà c'est que les affaires l'affaire n'est pas claire.
Premièrement. Deuxièmement, il faut quand même que monsieur Erdogan ait de sacré billes pour s'attaquer publiquement aux dirigeants américains. Que ce soit lui qui a organisé le coup d'état, c'est la version alors totalement conspirationniste développée par les Américains par un certain nombre de médias occidentaux.
Ce qui prouve au passage que les médias occidentaux combattent le conspirationnisme ou le complotisme de façon à géométrie variable. Parce que là, la théorie selon laquelle c'est Erdogan qui lui-même aurait organisé son propre coup d'état, c'est typiquement une une théorie conspirationniste qui va qu'il faut quand même aller chercher un petit peu loin. Mais il y a quand même une autre possibilité, c'est que ce soit en effet les États-Unis d'Amérique qui étaient derrière.
Et pourquoi ils auraient été derrière ? pour se débarrasser la type qui était finalement trop indépendant et qui avait d'ailleurs des liens avec l'État islamique puisque de toute façon les États-Unis sont à la fois pour et contre à la fois ils financent, ils envoient des armes notamment par l'intermédiaire du Qatar ou de l'Arabie Saoudite à l'État islamique et à la fois ils le combattent. Il est important d'avoir une espèce de de que j'allais dire de de de d'abs hein d'abs d'abs de purulence qui permet en permanence d'entretenir ce que les géopoliticiens appellent des conflits de basse intensité.
Ce qui permet de ruiner l'existence même d'un État, d'un état solide, de l'État syrien ou de l'État iraakien. Ce qui permet aux États-Unis d'Amérique ou aux pays de l'OTAN et bien de continuer à manipuler un petit peu tout ça et ce qui permet aussi d'ailleurs dans le schéma de pensée de ces gens à Washington de vendre des armes. N'oublions pas que le Moyen-Orient par exemple à Gaza, il y a à chaque fois qu'il y a une guerre à Gaza et bien c'est une espèce de festival si j'ose dire.
C'est au milieu d'horreur et de et de massacre. un festival pour les producteurs d'armes qui disent voilà on a utilisé telle nouvelle arme et telle nouvelle arme et c'est exactement ce qui se passe également au Moyen-Orient. Alors qu'est-ce qui va rester de ça ?
Je n'en sais rien. Il est trop tôt pour le dire mais quand même quand même on n'imagine pas que la situation entre les États-Unis et la Turquie va s'améliorer. On a plutôt le sentiment que la situation va se dégrader entre la Turquie et les États-Unis.
D'ailleurs, il y avait on avait assisté voici une quinzaine de jours à un rapprochement spectaculaire entre la Russie et la Turquie qui depuis l'affaire de l'avion russe qui avait été abattu par un militaire, un avion turc était devenu était au plus bas. On a appris d'ailleurs que paraît-il le je le pilote du chasseur qui avait abattu l'avion russe a fait partie justement des des pouchistes. Résultat donc il est vraisemblable que la Turquie va se va prendre ses distances d'avec les États-Unis d'Amérique et va se rapprocher de la Russie.
La Turquie est un pays pivot dans Asie mineur entre c'est le pivot entre l'Europe et leur Asie et puis le Moyen-Orient. C'est un membre fondateur de l'OTAN, enfin pas fondateur, excusez-moi, c'est un membre qui a intégré l'OTAN 1955. Donc ça fait quand même maintenant plus d'un demi-siècle que l'OTAN que la Turquie fait partie de l'OTAN.
J'ai déjà expliqué main fois que les États-Unis d'Amérique voulaient que la Turquie entre dans l'Union européenne pour faire coïncider le périmètre de l'OTAN et de l'Union européenne. Mais ça c'était avant. C'était avant les événements que nous vivons.
Les événements que nous vivons, il est encore une fois trop tôt pour le dire, mais si on devait les résumer, je dirait que c'est quand même un coup dur pour les États-Unis d'Amérique et un coup dur pour l'OTAN et un coup dur pour l'Union européenne. Parce que si les pays membres de l'OTAN se rendent compte que en effet, ce sont les États-Unis d'Amérique qui avaient envisagé de déstabiliser la Turquie, évidemment ça ne va pas introduire beaucoup dans une une grande ambiance dans une ambiance déjà délétaire au sein des pays de l'OTAN. On l'a vu au moment du dernier sommet de l'OTAN à Varsvie où les États-Unis d'Amérique ont été à la peine pour rassembler leurs ouailles derrière des sourires de façade et pour obtenir les cofinancements attendus.
Je précise également que si les États-Unis d'Amérique, s'il se révèle que les États-Unis d'Amérique étaient bien derrière cette tentative de coup d'état, c'était aussi peut-être dans l'objectif de dépesser la Turquie afin de correspondre toujours à ce même et unique projet, le projet du nouveau Moyen-Orient qui avait été développé par l'administration de George W. bouche après les attentats de 2001 à New York et dont d'ailleurs le général Wesley Clark avait fait état dans une conférence qui avait beaucoup circulé sur internet et que j'avais reprise dans une des conférences qui s'appelle donc que je à laquelle je renvoie les les auditeurs qui sont intéressés. Les États-Unis d'Amérique sont-ils sur le déclin ?
Donc dans cette politique de remodelage du Moyen-Orient, les États-Unis en fait caressent le projet de démanteler la Turquie pour créer un Kurdistan. Un Kurdistan qui est pour donner au peuple Kurde qui n'a pas de pays un pays, c'est-à-dire en gros l'est de l'Anatolie, l'est de la Turquie actuelle, la partie ouest de l'Iran, la partie nord-est de la Syrie et la partie nord de l'Irak. Voilà.
Donc ce ce ce démembrement permettrait d'aller d'ailleurs conforterait la politique constante des États-Unis d'Amérique dont j'ai déjà longuement parlé à d'autres occasions qui s'applient d'ailleurs en Europe qui est la politique de divide on conquer c'est-à-dire de morceler tous les États, réduire les États qui peuvent s'opposer à l'impérialisme américain à de plus petites entités. Donc, il est évident que vous imaginez que s'il y avait un Kurdistan indépendant avec donc une Turquie plus petite, une Syrie plus petite, un Irak plus petit, un Iran même amputé de sa partie occidentale avec un Kurdistan enclavé, et bien évidemment tout ceci fragmente les États-nations, les fragilise et les rend plus faibles par rapport à l'oncle ça. En bref, c'est une affaire à suivre et nul doute que au cours des prochains entretiens d'actualité, j'aurai l'occasion d'y revenir.
Quelles sont les suites du Brexit ? Écoutez, l'actualité internationale, décidément est extrêmement fournie en ce moment. Alors, le Brexit et bien j'ai eu l'occasion de commenter sur notre site internet.
Euh il y a eu un changement finalement plus rapide que prévu de Premier ministre. Euh monsieur Cameron est donc a donc a donc quitté le 10 Downing Street tout simplement parce que et bien le la le phénomène de décantation qui s'est produit au Royaume-Uni a été plus rapide que prévu et madame Thesa May a été la seule finaliste alors que normalement c'est une procédure un petit peu longue. Vous savez qu'au Royaume-Uni, c'est le chef du parti qui a gagné les élections générales qui est premier ministre automatiquement.
Et si pendant le cours de son mandat, il démissionne, et bien c'est les députés qui doivent sélectionner deux finalistes et ensuite ce sont les adhérents du parti en question qui choisissent le premier ministre. C'est ce qui devait avoir lieu. Ça n'a pas été le cas.
ça a été plus rapide puisque les autres candidats ont jeté l'éponge assez rapidement et madame Thesa May s'est retrouvé seul finaliste. Alors je voudrais dire quelques deux trois choses parce que j'ai vu j'ai notamment sur la page Facebook qui est un forum notre page Facebook marche très très bien. J'en profite d'ailleurs pour remercier tous les internautes qui s'y rendent puisque plus de 90 % des messages qui sont qui sont postés sont de haute tenue, sont souvent bien écrits, parfois humoristique et amusant, parfois très très intéressant avec on a vraiment des des des tout un travail intellectuel sur cette page Facebook qui est qui est de qui est de haute tenue.
De temps en temps, on a des trolls, on en supporte un, deux ou trois, puis de temps en temps, lorsque des gens commencent vraiment à nous salir notre page et à poster des messages qui tombent sous le coup de la loi, et bien entendu, on les on les évacue. Ils sont bannis de de la page. J'en reviens quand même à cette page Facebook que je regarde régulièrement parce que j'ai vu que un certain nombre d'internautes et y compris d'ailleurs des adhérents du mouvement s'était dit "Oui, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Madame Thesa ma avait fait campagne pour le maintien dans l'Union européenne. C'est un scandale qu'elle soit premier ministre. Je ne suis pas là pour défendre madame Thérésa et de vous à moi, j'aurais préféré aussi que le premier ministre fû quelqu'un d'absolument convaincu du Brexit plutôt que quelqu'un qui avait fait la fine bouche.
Cela étant Cela étant je rappelle que madame Thesa May a quand même est quand même une britannique qui est très eurosceptique et si elle s'était déclarée en faveur du maintien, c'était plutôt par fidélité à David Cameron qui avait fait sa carrière politique et qui l'avait notamment nommé ministre de l'intérieur de son gouvernement. Donc c'est plutôt par fidélité à David Cameron que pour autre chose. C'était peut-être aussi par un calcul politique assez subtil qui a montré en tout cas son efficacité. puisque en tant que ministre de l'intérieur, elle était quand même la meilleure, la première à savoir qu'il y avait une majorité de députés du parti conservateur qui était en faveur du maintien dans l'Union européenne.
Faut pas l'oublier. Faut pas l'oublier. Alors, j'ai expliqué à l'instant quel est le processus de nomination du premier ministre au Royaume-Uni dans le cas de figure qui nous concerne est celui d'un prés d'un premier ministre qui démissionne en cours de mandat.
Je l'ai dit, je le répète, ce sont les députés du parti en question, conservateurs ou travaillistes, qui choisissent les deux finalistes. À partir de ce moment là, bah il était très clair qu'au sein du parti travailler, au sein du parti conservateur où il y avait eu des brillantes des brillants leaders du du en faveur du Brexit comme Boris Johnson, le maire, l'ancien maire flamboyant de de Londres, mais aussi quelqu'un d'un peu moins connu en France qui David Davis. Mais eux, ils avaient été tout à fait des figures de prou en faveur du Brexit, mais il n'avaiit pas derrière eux la majorité des députés du parti conservateur.
Donc, il ne pouvaient pas être élu premier ministre tout simplement. Lorsqu'on a vu les médias français dire "Oui, Boris Johnson et puis Night Alfarage et cetera, se sont ils se ils ont honte d'avoir fait triomphé le Brexit. Ils sont ils sont ils se sont des lâches.
Ils n'osent pas ils n'osent pas comment dirais-je euh assumer les responsabilités qu'ils ont pris. C'était totalement faux. Nigel Farad avait toujours dit que lui son objectif politique c'était de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne et qu'ensuite qu' retournerait dans le privé.
Il a mis en œuvre ce qu'il avait dit, ce qui est quand même pas mal par rapport au meur politique qu'il y a en France où nous on voit plutôt des espèces de momies qui reviennent qu'on qu'on le un casier judicien noir comme du charbon qui ont essayé de se faire une virginité du côté du Québec où ils ont été reçus à coup de lat d'ailleurs et qui reviennent comme ça tel une Vénus anadiomaè sortant des ondes en disant voilà je suis la nouveauté vous voyez qui je veux dire et puis monsieur monsieur Boris Johnson il ne pouvait pas être élu premier ministre Voilà, c'est aussi simple que ça. Mais il faut t'avouer que dans les grands médias français, la connaissance du monde extérieur, c'est quand même une des dernières, c'est la 5e roue du caros. En général, les experts dans des grands médias français sont experts de rien du tout si ce n'est que du cirage de pompe des de leur rédacteur en chef.
Alors bref, pour en revenir à ce que je disais et bien madame Thérésa a donc été choisie premier ministre. Elle a fait un premier discours devant le dis Downing Street que j'ai traduit et que j'ai mis en ligne sur la page Facebook et sur le site parce que j'ai trouvé que ce discours était quand même pas mal. C'était un discours de femme d'État.
C'était un discours alors je sais que certains peuvent tiquer en disant "Oui, c'est une conservatrice, elle va s'inscrire dans les pas de Margarette Satcher et cetera et cetera." Je n'en sais rien. Enfin, de toute façon, dans le monde d'aujourd'hui où tout est renversé, ben elle est peut-être conservatrice, mais elle a fait un discours qui était un discours progressiste.
Elle a fait un discours où elle a dit que sortir de l'Union européenne, c'était arrêté, en définitive, ça revenait à arrêter de servir une toute petite poignée de privilégié. Elle a dit que elle ce qu'elle voulait dans son gouvernement c'était de donner la priorité à tout instant et bien à la grande classe moyenne britannique, aux gens normaux si j'ose dire, à l'homme de la rue et puis également aux classes défavorisées de la société britannique. Elle a insisté sur la nécessité de lutter contre toutes les discriminations et puis elle a insisté aussi sur le fait que sortant de l'Union européenne, le Royaume-Uni allait avoir une approche nouvelle et audacieuse, ballais, une approche nouvelle et audacieuse du monde.
D'ailleurs ce qui se passe parce que vous l'avez peut-être remarqué depuis maintenant une semaine, c'est silence radio sur ce qui se passe au Royaume-Uni. Voilà, nos grands médias semblent s'être pris un aller-retour gifle après gifle puisqu'ils avaient annoncé que le Brexit allait être battu. rappelez-vous la déclaration mémorable, une de plus, de Bernard Henry Lévi pendant les opérations du scrutin.
Et puis après ça, quand le les les Britanniques ont voté pour le Brexit, ça a été une espèce de de d'hystérie dans la dans les grands médias français. Puis on a expliqué de toute façon, il va aller falloir faire un deuxième référendum. Et vu de toute façon, les gens regrettaient déjà, les gens se mordaient les doigts déjà d'avoir voté.
Bon, tout ceci, c'était une espèce d'excitation très parisiano-parisienne qui ne concernait pas du tout ce qui se passait au Royaume-Uni. Au Royaume-Uni, le gouvernement a dit que il n'y aurait pas d'autres référendum et que Brexit signifie Brexit. Et donc que madame a pris l'engagement de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne.
Alors à partir de ce moment-là, d'un seul coup, c'est le silence radio sur les grands médias. Mais qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que madame May a fait ce discours impressionnant.
Elle a nommé Boris Johnson, ministre des affaires étrangères, ce qui est quand même le grand leader du Brexit mais les affaires étrangères, ça prouve qu'il n'était pas parti sur la pointe des pieds en ayant honte de ce qu'il avait fait. Ça veut dire qu'au contraire, il il ne pouvait pas devenir premier ministre puisqu'il n'avait pas la majorité des députés avec lui du parti conservateur, mais il a quand même l'un des plus beaux portefeuilles du gouvernement. Elle a nommé également David Davis qui est une des grandes figures de de du Brexit en Angleterre.
Elle l'a nommé ministre chargé de la sortie de l'Union européenne. Et puis c'est pas tout. Elle a rencontré le ministre néoélandais, premier ministre néoz-lélandais qui était de passage en Europe et qui a dit qu'il allait envoyer les meilleurs experts néoz-élandais pour aider le Royaume-Uni à organiser sa sortie de de de l'Union européenne, mais aussi pour bâtir un projet d'accord de libre échange entre le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande, pareil avec l'Australie.
Ça c'est déjà un poid un comment dirais-je un un quelque chose d'envoyé de dans la dans les genscives de tous les les partisans du maintien qui disait que le Royaume-Uni allait être isolé par il est pas tellement il est tellement peu isolé qu'il va au contraire s'ouvrir sur les dominions à l'autre bout du monde l'Australie et la Nouvelle-Zélande avec lesquels probablement le Royaume-Uni va avoir un accord de libre échange et ne plus appliquer le tarif extérieur commun qui a qui était appliqué dans le cadre de l'Europe. Alors sur toutes ces affaires, il faut savoir que madame ma a pris en quelques jours un ascendant assez extraordinaire dont la presse britannique d'ailleurs en est un peu comme de rond defanc parce que c'est une femme qui a une certaine poigne, une certaine autorité naturelle et finalement et bien elle a elle a assuré son pouvoir très rapidement. C'est-à-dire que le gouvernement ne tangue absolument pas.
Je me rappelle un article invraisemblable paru dans le journal dit de référence français qui s'appelle le journal Le Monde qui titrait sur le Royaume-Uni en plein chaos 2 jours après le le Break le référendum. Le cha il y a il y a aucun chaos. Les les les la bourse des valeurs a dépassé le niveau largement pulvérisé le niveau qu'il y avait avant le Brexit.
Je dis pas que tout va très bien, mais disons globalement ça se passe plutôt très bien et c'est la raison pour laquelle évidemment on en parle pas dans les médias français. C'est exactement le cas de figure de ce qui s'était passé en Suède en 2003. Je l'ai déjà dit.
Ça se poursuit, le parallèle se poursuit puisqueen 2003 lorsque les Suédois ont décidé à 57 % de conserver la couronne suédoise et de refuser l'euro, et bien à ce moment-là euh et bien les choses se sont très très bien passées. Évidemment, les médias français n'en ont plus parlé. Avant de conclure sur cette affaire du Brexit, de conclure pour aujourd'hui, un mot quand même sur ben l'affaire écossaise.
L'affaire écossaise, elle est quand même assez assez préoccupante et elle montre bien, elle illustre à merveille les analyses que j'ai pu développer sur le phénomène des Eurorégions. Je rappelle qu'au Royaume-Uni, il y a à peu près 65 millions d'habitants dont 55 millions d'habitants vivent en Angleterre, c'estàd la partie sud du pays. Et puis à peu près 10 millions d'habitants qui vivent d' pays de Gale, en Irlande du Nord et en Écosse dont 5 millions d'habitants en Écosse.
Donc les Écossais c'est 5 millions d'habitants sur 65 millions de personnes vivantes au Royaume-Uni. Je rappelle qu'en 2014, David Cameron avait organisé un référendum sur l'indépendance de l'Écosse qui s'était soldé par un rejet de l'indépendance avec 54 % des Écossais souhaitant rester dans le Royaume-Uni. Ce qui s'est passé, vous le savez sans doute si vous suivez l'actualité, c'est que il y a eu 52 % des électeurs ou seins du Royaume-Uni qui ont voté pour le Brexit.
Mais si on sépare les différentes nations du Royaume-Uni, l'Écosse a voté à 65 % pour le maintien dans l'Union européenne. Prenons appu là-dessus, madame Nicolas, Nicolas, c'est un prénom féminin. Madame Nicolas Steron, ça veut dire Esturgon.
Madame Nicolas Sturgon qui a succédé à son prédécesseur qui s'appelait monsieur Salmond, ça veut presque dire Saumon mais ça il y a un D à la fin. et qui avait quitté la la la la tête du parti indépendantiste écossais après l'échec du référendum. Donc madame Sturgum euh et bien s'est prévalu de ce référendum sur le Brexit pour dire ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah les Écossais eux veulent rester dans l'Union européenne et donc nous nous ne voulons pas sortir donc nous nous allons organiser un nouveau référendum.
Alors, ça aurait pu en rester là, sauf que madame Nicolas Sturgon a été reçue par l'alcoolique de service. J'ai nommé monsieur Jean-Claude Junker, le président de la Commission européenne dont la Non, mais maintenant je tout le monde sait que c'est un alcoolique. Enfin, il suffit de lire maintenant toute la presse.
Il n'est plus question. Il y a qu'en France, on en parle qu'à demiot, mais si vous allez la lire la presse néerlandaise, la presse allemande et cetera, madame madame Merkel qui c'est quand même pas tout à fait le genre de la maison Merkel, madame Merkel a tapé du point sur la la table, elle en a assez de monsieur Junker que l'on a vu, vous rappelez ce sommeil où il donnait des gifles à tous les chefs d'étail de gouvernement qui pass lui. Det var en uppspelt Jean-Claude Junker som hälsade deltagarna i toppmötet i Riga förra veckan.
Välkomna. Först fick EU-kommissionären Cecilia Malmström en liten tillrättavisning. Sen var det dags för statsminister Stefan Löfven att få en örf och på den vägen fortsätter.
Sen skulle slipsarna jämföras och Ungerns premiärminister Viktor Orban kallade Junker helt enkelt för diktatorn. Si j'avais été le chef d'état, bon, j'y serais pas allé puisque j'aurais fait sortir la France de l'Union européenne, mais si j'avais été chef d'état dans ces condition, s'il avait commencé à me tapoter sur l'épaule ou à ou à ou à me donner une une claque sur la joue, j'en ai en aurais retourné une. J'aurais enfoncé mon point dans la gueule pour dire les choses clairement en allant lui disant d'aller d'aller de se dessouler.
Bref, monsieur Junker dans sa grande sagesse a reçu madame Stur à la Commission européenne, ce qui est quand même un vrai scandale. D'ailleurs, le président du Conseil européen, le polonais Donald Tusk, celui-là même qui avait dit en cas de Brexit, ça sera la fin de la civilisation occidentale, il est toujours en fonction. Le ridicule ne tue pas.
Monsieur Donald de Tusque, lui a refusé de recevoir madame Stur. Il faut bien voir là, je plaisante un petit peu mais il faut bien voir ce que ça signifie. le président de la Commission européenne qui n'est jamais qu'un fonctionnaire élu par personne, je ne vous l'apprends pas, qui a l'audace de recevoir la présidente du gouvernement autonome du gouvernement local de l'Écosse qui propose qui veut qui réclame son maintien dans l'Union européenne et son indépendance.
Madame May a quand même ce dossier sur les bras. Elle s'est rendue à Édinbourg il y a quelques jours pour rencontrer madame Nicolas Sturgon pour essayer et madame maire a dit à cette occasion quelque chose qui n'a pas plu au partisans du Brexit et qui est elle a dit qu'elle ne mettrait en œuvre l'article 50 que dans le cadre du Royaume-Uni. Donc une partie de bras de fer entre ces dames de fer semble s'être noué pour savoir finalement qui va obtenir quoi.
Alors ça mérite quand même un petit peu qu'on s'y intéresse parce que j'ai vu que madame Nicolas Stones l'Écossaise a ses prévalu du système danois. Je vous le savez, j'en parle d'ailleurs dans plusieurs de mes conférences, notamment je crois dans la conférence le jour d'après. Je je ceux qui ont vu toutes mes conférences qui sont disponibles sur notre site se le rappelleront très bien.
J'explique que le Groenland qui est un territoire d'outremer du Danemark est sorti de la communauté économique européenne en 195 alors que le royaume de Danemark, la la la métropole est restée dans l'Union européenne. J'explique, j'ai expliqué d'ailleurs il y a dans un entretien d'actualité au mois de mois d'avril dernier, mois de mai dernier que en France d'abord nous avons la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Walisé Futuda qui ne sont pas dans l'Union européenne mais j'ai expliqué aussi que aux Antilles l'île française de Saint-Bartelémi était sortie de l'Union européenne alors que la France y est toujours. Alors madame Nicolas Steron, donc la la le président du gouvernement local écossais, elle veut elle avoir elle envisage d'avoir ce système là.
C'est-à-dire que l'Écosse resterait dans l'Union européenne quand l'Angleterre et le pays de Gale et l'Irlande du Nord en sortirait. Le petit détail évidemment, c'est que dans un cas dans le cas français comme dans le cas danois par exemple, c'est la métropole qui est dans l'Union européenne et donc ce sont des territoires d'outre mer qui n'y sont pas alors que là c'est tout à fait d'autre chose puisque d'abord l'Écosse n'est pas vraiment un territoire de travers. un pays qui est quand même frontalier avec au niveau du mur d'Adrien, ça remonte à l'Empire romain de l'Angleterre, mais également euh c'est la la métropole cette fois-ci qui sortirait de de l'Union européenne.
Donc on est face à un espèce de mélimé qui n'est pas clair. Mais je voudrais conclure sur le fait que madame que madame ma nit pas dépourvu de biscuit en la matière puisque il s'est trouvé que l'Espagne a indiqué qu'elle mettrait le le haut là très vite puisque évidemment l'Espagne elle le gouvernement de Madrid voit voit midi à sa porte et le gouvernement de Madrid ne veut en aucun cas que la Catalogne puisse se séparer de de de l'Espagne. Donc euh je le signale parce que il y a un mouvement indépendantiste très important en Catalogne qui est un mouvement indépendantiste dans le cadre de l'Union européenne comme tous sont comme sont tous ces mouvements indépendantistes.
Je renvoie ma conférence sur les Eurorégions. J'ai déjà expliqué main fois que ces gouvernements indépendantistes en fait mettent leurs pieds dans la politique dite des eurorégions et sont soutenu en sous-main de façon de façon explicite ou implicite par Bruxelles, si ce n'est par les États-Unis d'Amérique. J'ai eu l'occasion de l'expliquer dans ma conférence sur les Eurorégions.
J'insiste hein. Monsieur John Carry, l'actuel secrétaire d'État américain, s'est fait prendre en photo. Je l'ai montré dans une de mes conférences avec un t-shirt aux couleurs du drapeau dit breton, le drapeau de Morvent Marchal qui était un collabo des nazis.
Je rappelle que monsieur Gilles Siméon qui est fait partie de l'exécutif indépendantisto-autonomiste Corse a été reçu à la Maison Blanche il y a quelques semaines. Donc en en Espagne, ils savent qu'il y a des forces qui veulent l'indépendance de la Catalogne dans le cas de l'Union européenne, c'est-à-dire en fait le démembrement de l'État espagnol. Et donc Madrid soutient Londres là parce qu'ils ont les mêmes intérêts.
Madrid a fait savoir que il mettrait son véto l'entrée de l'Écosse dans l'Union européenne. De la même façon que le Madrid attend de Londres que si d'aventure l'école la Catalogne proclamait son indépendance, Londres et Madrid mettrait leur véau à la rentrée de l'école de la Catalogne devenue indépendante dans l'Union européenne. Encore une fois, affaire à suivre, affaire tout à fait passionnante puisque même si le cas écossais, comment dirais-je, entrave les débuts de négociation de sortie de l'Union européenne, il n'en demeure pas moins que le Royaume-Uni a très rapidement pris les marques pour lancer des programmes de libre échange avec l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande que le nouveau ministre pour charger de la sortie de l'Union européenne, monsieur David Davis, a laissé entendre que la sortie de l'Union européenne de du Royaume-Uni serait définitivement actée pour le 31 décembre 2018.
Donc ça lui laisse en fait en fait si je comprends bien, il se laisse à peu près les 6 mois qui viennent pour régler le problème avec l'Écosse et puis probablement pour lancer officiellement l'article 50 dans le cadre du Royaume-Uni au début de l'année 2017. Ça devrait donc s'échelonner jusqu'à la fin de l'année 2018. Nous allons attendre et voir ce qui va se passer.
Attendre et voir. Ça se dit wait and se en anglais. Un mot sur l'élection américaine.
Un mot sur l'élection américaine. Euh oui, euh on a appris il y a donc quelques jours que Bernie Sanders avait rallié Hillary Clinton. Ça n'est pas une immense surprise puisqu'ils étaient l'un et l'autre dans le camp démocrate et qu'il est de tradition qu'en règle générale et bien candidat à la candidature qui échoue face à l'égence à celui qui réussit.
Néanmoins Néanmoins Bern Sanders qui portait les espoirs d'un certain nombre de d'Américains vers un monde un gouvernement plus proche de de des des laissés pour compte de la mondialisation, un gouvernement qui aurait rétabli un certain nombre de valeurs et cetera. Euh et bien Berny Sanders avait quand même s'était violemment opposé à Madame Clinton pendant la campagne euh pour l'investiture. Donc je rappelle que madame Hillary Clinton est une elle ment comme elle respire.
C'est une femme extrêmement dangereuse. On a d'ailleurs mis en ligne sur notre site internet une vidéo réalisée aux États-Unis qui montre comment cette femme peut dire tout et n'importe quoi. Elle est d'ailleurs dans la ligne de ce que l'on voit finalement dans la classe politique française.
Sauf que elle, elle prétend à devenir la présidente des États-Unis d'Amérique et donc d'avoir potentiellement une puissance militaire sous ses ordres extrêmement extrêmement redoutable. Voilà. Donc c'est quand même très inquiétant que quelqu'un comme Bernie Sanders qui semble-t-il était quelqu'un qui avait l'air d'être pondéré et bien apporte son crédit à cette femme.
Je pense que si était préférable qu'il ne le fit point. Alors certains pourront dire oui mais c'est mieux quand même que Donald Trump. Moi, je n'en sais rien parce que finalement les médias français, quand je vois que tous les grands médias français les mêmes qui avait appelé à à à à qui s'indignait à l'avance que les Britanniques puissent voter pour le Brexit, qui disent tous la même chose en France, tous les grands médias disent tous la même chose surtout tous ces grands médias qui font la chasse à Donald Trump et et en sans Hillary Clinton, je me méfie, je l'ai déjà a dit d'ailleurs Donald Trump a de sacrés défauts.
C'est un populiste, il surfe sur les événements. Il a tenu des propos sur tout à fait misogy assez scandaleux, c'est vrai. Il tient des propos très islamophobes, enfin finalement, il est dépassé par les événements de ce qui se passe en France et finalement il paraîtrait comme modéré par rapport à ce qu'on entend sur la scène politique française.
Mais moi ce que je vois, c'est que Donald Trump c'est quand même quelqu'un qui est milliardaire. Il a lui-même financé sa propre campagne. Il ne dépend de personne.
Et il a dit les choses qui sont tout à fait intéressantes. Il a dit que s'il était britannique, il aurait voté en faveur du Brexit. Il a dit également que lui, s'il était président des États-Unis, et bien il ferait que en sorte que les les États-Unis ne payent pas pour les autres.
Il feraiit des restrictions budgétaires sur l'OTAN. Il a dit également d'ailleurs que les États-Unis s'étaient fourvoyés au Moyen-Orient. Et il a dit aussi, ce qui est la vérité, que les États-Unis d'Amérique subventionnaient le terrorisme.
Ce sont des propos quand même qui sont à marquer d'une pierre blanche. Et quand je vois qu'en France, on nous dit que madame Clinton, ça serait formidable alors que Donald Trump ça serait l'abomination de la désolation. Je suis désolé mais celui qui dénonce le terrorisme et son et le soutien américain au terrorisme au Moyen-Orient, c'est Donald Trump.
Et celui qui est dans la main des docteurs Folamour de la Maison Blanche, c'est Madame Clinton. Êtes-vous allé acclamer Macron à la mutualité ? Ah, Macron, ça faisait longtemps qu'on en avait pas parlé.
Euh bah vous faites bien de poser cette question. Ça va mettre un petit peu ça va mettre un petit peu de bonne humeur et de rigolade dans cet entretien d'actualité qui en a besoin puisque les sujets d'actualité malheureusement sont très très très lourds, extrêmement tristes comme l'affaire de la de Nice, mais aussi l'affaire du coup d'état qui a eu lieu en Turquie où je signale qu'il y a quand même près de 300 morts que l'on que l'on déplore. Alors l'affaire Macron Macron résumé des épisodes antérieurs, il avait sorti il avait créé un mouvement qui s'appelait En marche. en marche a été tout de suite en panne.
Il avait lancé une vidéo, j'en ai parlé dans d'entretien antérieurs, il avait lancé une vidéo qui était un mensonge de A à Z. Il montrait des Français, en fait, c'était des Américains. Enfin bon, bref, je vous renvoie à cette à cette vidéo.
Dans un deuxième temps, il a lancé les marcheurs de Macron. Alors là, je vous avais expliqué aussi ce que c'était. C'était encore un un un un faux puisque c'est une agence de communication qui était derrière qui avait fait ce que les Américains spécialistes de marketing appelle du storyting.
C'est on raconte une belle histoire, on raconte une histoire comme ça des marcheurs qui se mettent en marche à travers toute la France. Bon moi j'ai pas vu le moindre marcheur Macron à l'horizon. Je sais pas si vous vous en avez vu.
Il nous allons lancer peut-être un avis de recherche. Donc si vous avez vu un marcheur de Macron, tenez-nous informé. On essaiera de le voir.
Il semble qu'il a dû y avoir peut-être une demi une douzaine ou deux douzaines de marcheurs de Macron euh qui était plus ou moins rémunéré ou pas rémunéré par l'agence de communication à Lille à Toulouse et puis voilà avec quelques caméras. Mais bien entendu, il y a eu il y a pas eu de marcheurs spécialement qui sont allés marcher pour Macron. Donc ça a fait un deuxième flop.
Alors là, c'était la 3è, c'est-à-dire que comme évidemment ce mouvement ne décolle pas et bien il avait été décidé par je ne sais pas qui d'ailleurs de louer la mutualité, la grande salle de la mutualité à Paris pour monsieur Macron avec la presse qui sert toujours euh le le le voilà qui qui est très très favorable à monsieur Macron. mais qui quand même ne peut pas raconter n'importe quoi tout le temps. Donc a montré que le mouvement avait du mal à décoller, c'est le moins que l'on puisse dire.
Donc les titres c'était que monsieur Marie Macron cherchait un nouveau souffle pour son mouvement et qu'il réunissait donc euh ses partisans à la grande salle de la mutualité. Alors cette grande salle de la mutualité, on sait pas combien il y a eu de monde. Les estimations, c'est comme la préfecture de police pour pour les manifestations de la CGT ou de la manif pour tous.
Ça varie considérablement. Selon certains observateurs qui avaient l'air d'être assez fiable. Il devait y avoir 5 à 600 personnes.
Mais l'entourage de Macron a dit 3000. 3000. On se demande où il les casaiit quand on connaît la capacité des des salles de la mutualité.
Euh disons qu'il y avait peut-être 800 à 1000 personnes qui étaient là, ce qui n'est pas mal, mais ça n'est pas un tour de force lorsque l'on voit que derrière il y avait notamment une quarantaine de de d'élus locaux du Parti socialiste qui avait donc essayé de battre le banc et l'arrière-ban de ce qui reste au Parti socialiste et qui a envie de de trouver une solution de sortie à la au piège à dans lequel ils sont ils sont enfermés. Alors, monsieur Macron nous a fait le coup de donc du parti. C'était une nouvelle étape glorieuse qu'il franchissait.
Il avait quelques soutiens. Euh, ça valait son pesant de cacahuète. Parmi les soutiens qu'on a vu de monsieur Macron, il y avait madame Nicole Brick.
Nicole Brick, je vous rappelle que c'est cette femme qui était dans le gouvernement héros. Elle était ministre du commerce extérieur. Elle avait fait très fort en se rendant notamment lors d'un voyage au Qatar où elle était apparu dans une conception bien à elle du chic à la française qu'elle était censée défendre puisqu'elle était quand même la ministre du commerce et cetera.
Je vous laisse contempler quand même la photographie. Mais madame Nicole Brick avait avait avait fait beaucoup mieux encore et ça ça lui avait ça avait été avait été quand même très très drôle. c'est que à l'issue d'un d'un dîner d'état à l'Élysée donné en l'honneur, je crois que c'était du président de la République populaire de Chine, il me semble, elle avait été saisie par des journalistes en train de de dire au premier ministre pique pendre de des plats qui avaient été servis lors du lors du dîner d'État en disant quelque chose d'aussi raffiné que je sais pas c'était dégueulasse et cetera.
Pour quelqu'un comme qui est ministre du commerce extérieur qui est censé défendre la gastronomie française cracher dans la soupe comme elle l'avait fait, c'était quand même assez mauvais genre. D'autant plus quand même que le chef des cuisines à l'Élysée est quand même a quand même été élu meilleur ouvrier de France je crois en 2005. Donc c'est quand même pas c'est quand même pas exactement un McDonald's.
Bon donc tout ça avait fait beaucoup. Elle avait été virée donc comme une malpropre du gouvernement lorsque monsieur Vals avait pris avait succédé à à à monsieur Hér à Matignon. Bon voilà.
Alors madame ben madame Nicole Brig veut se refaire une virginité politique en rejoignant monsieur Macron hein c'est-à-dire une force d'avenir. Et parmi les forces d'avenir qui ont soutenu monsieur Macron, on a également un autre revenant qui s'appelle Renault Dutreil. Renault Dutreil, c'est quelqu'un qui a été ministre des PME sous sous Chirak et qui après l'élection de de Nicolas Sarkozy s'était rendu compte qu'en fait il n'était pas fait pour ça et que ce qu'il voulait surtout c'était vivre dans le luxe et aux États-Unis.
Il était donc devenu le président de la filiale de LVMH aux États-Unis d'Amérique. D'ailleurs, on avait on avait peu entendu parler de lui, ce qui était passé à vrai dire, ça était passé assez inaperçu. Et bien voilà que monsieur Renault Dutreil d'un seul coup refait un grand comeback en politique et donc c'est cet ancien chirakin sera lié à à monsieur Macron.
Alors dans la même veine, il y a eu aussi paraît-il d'après certaines certaines rumeurs qui ont filtré dans certaines gazettes, il paraît que cette réunion de monsieur Macron, il y a eu un qui a duré 2 heures, il y a quand même eu un un gros problème, c'est qu'il y a un écrivain que les gens connaissent qui s'appelle Alexandre Jardin qui se pique un petit peu de politique depuis qu'il a écrit un ouvrage sur son grand-père ou son arrière-gr-père, je ne sais plus, qui était directeur de cabinet de Pierre Laval son occupation. Donc Alexandre Jardin et bien fait partie des soutien à Macron. Enfin c'est ce qui s'appelle soutenir comme l'accord de soutien le pendu puisque il a pris la parole et il a fait paraît-il un discours qui a duré plus d'une vingtaine de minutes.
Plus personne ne pouvait ne pouvait placé un mot était ça a été la panique à bord. Monsieur Macron a à riz jaune enfin et cetera et cetera. Voilà.
Bref, au total et bien cette affaire a fait pchit. Elle a fait d'autant plus pchit qu'elle est maintenant complètement évacuée par l'affaire de des des de l'attentat du 14 juillet. Mais elle a quand même suscité une vague de protestation mais elle a quand même suscité une vague de protestation venant surtout notamment de la gauche où en fait il y a eu pratiquement personne pour soutenir cette aventure de monsieur de monsieur Macron.
On se demande d'ailleurs bien pourquoi le président de la République conserve monsieur Macron au bord de son gouvernement si ce n'est que parce qu'il obéit aux instructions de de Jacques et Ali. Je terminerai quand même en signalant que que les les médias ont affirmé que le mouvement de d'Emmanuel Macron en marche conteste 50000 adhérents. Alors 50000 adhérents, c'est beaucoup et c'est forcément faux.
Pourquoi je dis que c'est forcément faux ? Ben parce que Luper nous nous avons franchi et j'en suis très heureux, nous avons franchi il y a quelques jours le câ des 11500 adhérents alors que nous n'ors que nous avons franchi le câ des 55000 j'aimes sur la page Facebook. Donc nous avons un rapport d'environ 1 à 5 entre le nombre de nos adhérents et le nombre des j'aimes sur la page Facebook qui est cinq fois plus nombreux.
C'est d'ailleurs un très bon rapport. Je pense par exemple à la page Facebook de François Hollande qui n'est pas très loin du million de j'aimes. En fait, ce sont pas des gens qui j'aiment, c'est les gens, ils cliquent j'aiment pour pouvoir écrire sur la page.
En fait, si on pouvait écrire en cliquant "Je déteste", là je pense qu'il y aurait il y aurait peut-être 30 millions de jeux détest Facebook de François Hollande et peut-être 50 j'aimes, je ne sais pas. Euh en attendant euh et bien vous voyez bien qu'il peut pas y avoir un s'il y avait un 5e, ça voudrait qu'il y ait 200000 200000 euh euh adhérents au Parti socialistes. Je crois qu'ils en sont très très loin.
Donc nous nous avons un très bon rapport un très bon ratio entre le nombre des adhérents par rapport au nombre de de j'aimes sur notre page Facebook 11500 par rapport à 55000. Bien, ce pauvre monsieur Macron, c'est que lui il annonce 50000 adhérents, mais si vous allez sur la page Facebook, vous avez 45 ou 46000 j'aimes. Donc, il réaliserait ce tour de force inoui qui nécessiterait une communication à l'Académie des Sciences.
C'est d'une page Facebook où qui a moins de j'aes que le nombre d'adhérents du mouvement. Alors, il faudrait en conclure, soit que les adhérents de ce mouvement de jeunes sont d'un âge canonique dont plus de 80 ans et ne connaissent pas Facebook. Soit et bien que le chiffre avancé par monsieur Macron est faux.
En fait, tout le monde sait que c'est faux. Tout le monde sait que c'est faux puisque on ne sait pas, il semble-t-il qu'il avait comptabilisé le nombre de clics sur son site internet. Je ne sais pas ce que c'est.
Je ne sais pas d'où sort ce 50000 gemes, probablement du cabinet de communication et de désinformation qui qui que monsieur Macron rémunère à grand frais. À propos de rémunération, je terminerai là-dessus. Euh moi, je me suis renseigné sur le coût de la location de la grande salle de la mutualité à Paris.
Faut compter pour une après-midi quelque chose, tenez-vous bien, qu'il est de l'ordre de 40000 €. Alors comme Paraitine avait loué également un petit étage, je suppose qu'il devait y avoir peut-être un pincefesse avec quelques skis et des des et quelques quelques petits fours pour faire venir les gens. Je suppose que ça a dû coûter peut-être 60000 ou 800 € pour l'après-midi.
Or, monsieur Macron nous a expliqué que l'adhésion à son parti était gratuite. Donc là aussi, ça nécessite une autre communication à l'Académie des Sciences morales et politiques. Comment finance-on une location de la grande salle de la mutualité à Paris lorsque l'on a des adhérents qui ne payent rien ?
Nul doute que la Commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis politiques d'ici quelques mois nous dira mot de cette histoire et nous expliquera d'où viennent les sources de financement de monsieur Macron. Où en est l'UPR à 7 mi-juillet ? Et bien ça sera la conclusion.
Lupère, je suis désolé pour mes adversaires, mais être agaçant, je reconnais mais l'upère se porte vraiment très très bien. Nous avons actuellement, alors qu'on a dépassé le 15 juillet, nous avons 6 7 8 10 adhésions par jour avec même quelquefois des pointes. On a eu des pointes à 14, 15 ou 20 adhésions.
Le père se porte bien. Nous avons franchi, je l'ai dit à l'instant, les 11500 adhérents. Nous avons franchi les 55000 j'aimes sur la page Facebook.
Nous avons quotidiennement des quantités de personnes qui nous écrivent et qui d'ailleurs proposent leur services soit pour rejoindre nos futures équipe de campagne pour élection présidentielle et les élections législatives, soit pour nous donner un coup de main dans la recherche des parrainages de maire. Je n'en dirai pas beaucoup plus et je redis ce que j'ai déjà dit lors d'entretiens antérieurs. Notre mouvement est en plein essort.
Tous les événements ne cessent que de donner raison aux analyses que je développe depuis plus de 9 ans. D'ailleurs, on le voit bien. On voit bien que madame Le Pen, monsieur Philippo, monsieur Mélenchon, même monsieur Jup et cetera essaye progressivement de venir nous piquer telle ou telle bribe de nos analyses évidemment pour les détourner et les mettre à leur sauce et en détourner complètement le le la nature.
Les Français ont du bon sens et de plus en plus de Français se rendent compte que le seul vrai mouvement politique d'importance qui tient la route, c'est nous. C'est la raison pour laquelle nous nous développons si vite. Je lance encore et encore un double appel.
Rejoignez-nous. L'adhésion à l'UPR, c'est 30 € par an. 30 € par an, c'est pas grand-chose mais pour nous, c'est très important.
Vous rendez compte, si nous avons 1000 adhérents de plus, ça nous fait 30000 €. Et si parmi cela, il y en a certains qui payent l'adhésion de soutien à 60 €. Si on en a la moitié qui paye à 30 €, l'autre moitié à 60 à 60 € ça nous ferait 45000 €.
C'est grâce à l'argent de nos adhérents et de nos donateurs que nous avons pu financer la grande campagne d'affichage que nous lançons en ce moment depuis quelques depuis quelques semaines. Et puis je dirais aussi aux autres et à tous ceux qui connaissent dans leur famille un maire ou qui sont peut-être maire eux-mêmes. S'il vous plaît, s'il vous plaît, apportez-moi votre parrainage pour l'élection présidentielle.
Nous avons engrangé déjà pas mal de parrainages. Nous sommes sur une tendance qui est favorable. Il faut accélérer cette tendance.
Nous avons besoin de vous pour que je puisse être présent à l'élection présidentielle, pour que je puisse mettre les pieds dans le plat lors de cette élection présidentielle. Maintenant, nous avons les entretiens d'actualité sont régulièrement suivis par 60000 65000 70000 personnes. Il faut espérer que ça va passer rapidement à 80000 100000 150000 200000.
Il faut que vous diffusiez au maximum ces entretiens d'actualité. Il faut aussi que vous m'aidiez à être présent à l'élection présidentielle. Je compte sur vous.
Manifestez-vous à nous. écrivez-nous sur notre site sur le formulaire de contact en nous disant si vous connaissez un maire proche de vous qui pourrait m'apporter son parrainage. Au nom de la France, je vous en remercie.
À l'avance. [Musique] [Applaudissements] [Musique]
François Asselineau