RÉVÉLATIONS : LA STRATÉGIE CACHÉE DE MACRON POUR RESTER AU POUVOIR (MARC ENDEWELD)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Emmanuel Macron va-t-il faire une poutine et a-t-il trouvé en Jean Castex son Dimitri Medvedev ? Souvenez-vous, à l'époque Vladimir Poutine ne pouvait pas se représenter à la présidence de la Fédération de Russie. Il était limité par la constitution qui ne permettait pas de faire plus de deux mandats successifs.
Ça ne vous rappelle rien mais pour Poutine la magouille était toute trouvée. Il a envoyé son premier ministre de l'époque Dimitri Menedev donc à la présidence pour que celui-ci le nomme premier ministre et il a ainsi pu retrouver son fauteuil de président par la suite. Vous voyez où je vais en venir ?
La question de savoir si Emmanuel Macron se présentera ou non en 2026 est sur toutes les lèvres depuis 2 ans. Il avait même confié dans un entretien à la Tribune et à la Provence sa considération sur la limite des mandats dans le temps qu'il qualifiait, je cite, de conneries. Le souci, c'est que parmi les futurs candidats du bloc central à la présidentielle, Gabriel Atal et Édouard Philippe ont pris leur distance de façon plus ou moins explicite.
Ainsi, le nom de Jean Castex, ex-premier ministre, refaisait surface il y a 1 an. C'était l'objet de l'enquête écrite par mon confrère Markeld et disponible sur sa plateforme Substac. Et ça tombe bien pour Emmanuel Macron car selon le Figaro, bien que cela reste secret, l'amiastex aurait décidé de présidentiel et pas seulement quand il se rase si vous avez la ref.
Macron va-t-il tenter donc de faire une poutine ou attendre sagement son moment pour 2032 ? On va parler de tout ça avec Mark Devel lui-même pour l'entretien d'actu. C'est maintenant.
Salut Marc, merci d'être venu sur ce plateau. Bonjour. Bonjour.
Avant de commencer cet entretien, je me dois quand même de vous rappeler que le média, ses émissions et ces 30 travailleurs jouent leur survie en ce moment même. Pour s'en sortir, on doit obtenir 10000 donateurs mensuels d'ici le 31 juillet. Ces dons sont défiscalisables.
Alors, filer sur cap sur dica.v.fr.
Et maintenant, on peut vraiment commencer l'entretien. Pardon pour ce petit LUS Marc. Alors, apparemment comme je viens de le dire en intro, Jean Cassex a des idées de 2027 et ces idées arrangerait bien monsieur Macron.
Enfin, en tout cas euh moi ce que j'avais expliqué depuis très longtemps parce que j'avais fait un premier papier euh en 2022, à l'automne 2022. Euh à l'époque, je travaillais pour pour la tribune, journal économique et donc j'avais euh expliqué Ouais. que Emmanuel Macron avait un objectif de revenir en 2032 en politique et potentiellement de euh candidater à la présidentielle de 2032.
J'avais intitulé ça l'objectif 2032 de d'Emmanuel Macron. À l'époque, les confrères m'avaient regardé un peu avec curiosité, parfois avec un air assez dubitatif, mais c'était pas un plan sur la comète que ou un fantasme que j'avais. Peut-être que j'avais envie que mon sujet d'étude continue sa vie.
Non, ce n'était pas ça. C'était plusieurs sources en interne de l'Élyvée, notamment une particulière. C'était pas ce que j'appellerais de l'ambiançage au journaliste politique habituel.
C'est des sources plus proches sur le terrain régalien des fonctionnaires au sein de l'État euh qui m'évoquaient cette hypothèse là. Euh donc on était pas sûr de l'ambiançage de et de la petite phrase en off de l'entourage politique. Je le précise parce que parfois les gens me disent "Ah mais euh il est influencé par du off." Non non c'est pas ça.
C'était une information qui venait du cœur de l'État comme quoi Emmanuel Macron, contrairement à ce qui était déjà dit à l'époque, ne pensait pas abandonner la politique après son deuxème quinquena. Ouais. Euh il faut dire que je sais plus quel âge il aura en 2032, mais je crois qu'il aura 55 ans.
Ouais, il sera encore relativement sera encore il sera encore relativement jeune. Et donc à l'époque, j'avais euh publié ça. Hm.
Et euh j'avais déjà mis dans le papier euh pas le nom de Jean Castex parce que on en était pas euh là encore, mais j'avais euh justement j'avais ironisé comme tu l'as fait au début de ton intervention parce que j'avais parlé d'une Poutine Medvedef euh potentiel. Alors, ce qui est amusant, c'est que ce cette terminologie un peu ironique, voire euh euh plus qu'ironique euh critique, mais euh cette Poutine Medved, c'est carrément maintenant au sein même de la Macronie et des derniers euh carterons du dernier carteron de soutien du président de la République où ils reprennent cette thématique là. Ouais. en parlant d'un éventuel scénario d'une candidature de Jean Castex et ce scénario euh Castex 2032, enfin en tout cas Castex pour 2027 pour potentiellement permettre ensuite à Macron de revenir en 2032.
Je l'ai réévoqué donc sur ma newsletter de Big Picture l'année dernière il y a 1 an au printemps dernier printemps 2025 dans laquelle je réassurais cette idée de l'objectif 2032 je parlais pas d'objectif je parlais de rêve parce qu'effectivement ça apparaît un petit peu à un rêve impossible pour Emmanuel Macron vu sa corde côte de popularité et d'ailleurs il a d'ailleurs Macron à l'époque à tal on y reviendra à Tal mais Atal premier ministre c'était déjà une première tentative un petit peu de à l'époque il avait essayé de le faire monter pour peut-être en faire son candidat en 2027 pour Non non justement alors ça c'est il faut que faut il faut que je raconte toute l'histoire mais mais elle est importante parce que euh il faut que je raconte toute l'histoire mais je vais je vais je vais la raconter en en quelques mots mais déjà donc il y a un an je revenais sur le sujet Macron en fait n'a pas n'abandonnera pas la politique après la fin de son deuxème quinquena. Ça c'est une information importante et je disais qu'il avait bien évidemment des envies de revenir au pouvoir pour 2032. Je dis qualifia ça de rêve tellement voilà mais c'était pour que les gens comprennent et je débutais le papier en disant il y a quelque chose que les gens ont mal compris chez Macron c'est qu'ils ont cru que c'était soit uniquement entre guillemets un banquier d'affaires donc comme Nicolas Sarkozi pouvait avoir une appétence pour le bling bling l'argent facile la réussite financière le le la proximité au au puissant du monde économiqueouvit penser qu'il allait retourner à son pantou d'avantour en privé faire de l'argent et c'est ça ou sinon il y avait également la petite musique il veut devenir le président de l'Europe et en gros ça c'est c'est tous les offres qu'on entendait il y a quelque chose que les gens ont eu du mal à cerner c'est que Macron il a il a pas non plus une un appétit de de reconnaissance et d'amour auprès de la population parce queou sinon il est il est masochiste mais il est euh d'abord mué par une ambition démesurée et de pouvoir.
Et donc le pouvoir en gros c'est une drogue dure généralement pour les responsables politiques et encore plus chez Emmanuel Macron. Ou d'ailleurs tu commences le papier de comme ça tu enfin tu t'avais dans la mar tu rappelles que Macron et le pouvoir c'est une longue histoire d'amour. Rapp c'est une longue histoire d'amour et ça explique beaucoup de ces décisions, compris [grognement] au sein même entre guillemets de son camp c'estàd au sein même de la macronie.
C'est-à-dire que euh ce que j'ai également employé comme terminologie, c'est la stratégie du chaos en politique qu'il a qu'il a l'habitude de mener. Euh cette stratégie du chaos, il a souvent retourné contre ses propres troupes. Euh c'est pour ça quand tu parlais de Gabriel Atal, en fait, il faut savoir que même avant la dissolution de 2024 qui s'est mal terminé pour pour eux, Atal et Macron en coulisse, c'était la guerre même avant la nomination d'Atal à Matignon.
En fait, Macron décide de nommer Gabriel Atal en janvier 2024 pour l'envoyer dans l'enfer de Matignon, pour le griller parce que c'est la dernière carte institutionnelle qu'un président peut avoir pour neutraliser un adversaire politique, c'est-à-dire le mettre dans l'enfer de Matignon, c'estàdire de mettre devant ses responsabilités politiques euh du fait que Matignon concentre, on va dire, tout toutes les rouages de l'État, mais surtout toute l'attention tout simplement médiatique et surtout politique. des Français et leur mécontentement qui se polarise sur le Premier ministre. Et donc bon, ça c'est le c'est le c'est le critère traditionnel de la 5e République qui fait du premier ministre un paratonaire pour le président.
Et donc Macron en janvier 2024, il nomme Atal contrairement à ce que on dit la presse et même la communication d'Atal à l'époque, même si maintenant il est revenu dessus parce que maintenant il a fait un livre pour dire "Mais non, j'ai pas voulu être premier ministre parce que je savais que ça allait être difficile. Je savais que ça allait être un piège" parce que globalement c'est ce qu'il a raconté dans son livre. En fait en janvier 2024 à la fois l'entourage de Gabarel Latal fait comme si c'était quelque chose de totalement volontaire d'arriver à à Matignon.
Et de l'autre, les journalistes euh répercutaient comme ils l'ont fait d'ailleurs avec Sébastien Lecnu, le mode c'est le chouchou du président. C'est pour ça qu'il a été nommé. Et pourquoi et pourquoi il y avait ce discours-là ? parce que il fallait absolument justifier de nommer finalement quelqu'un sans expérience, sans compétence, extrêmement jeune, finalement peu mature politiquement, de justifier cette nomination à la tête d'un plus haut d'un des plus haut postes de la 5e République, en l'occurrence le Premier ministre.
Et euh c'est une manière de pas expliquer pourquoi Atal tout d'un coup est arrivé euh au plus haut niveau. Voilà. Et ça, je j'expliquerai ça peut-être un peu par la suite.
Et donc juste pour terminer, la carte Castex que j'évoquais dans mon papier de l'année dernière et que j'ai réévoqué au fil des mois dans d'autres papiers sur ma newsletter, c'est une carte tout à fait sérieuse dans la poche d'Emmanuel Macron. Ouais. Euh je dévoilais que l'année dernière en 2020, entre 2024 et 2025 quand Castech encore patron de la RATP, il avait rencontré près d'une douzaine de fois le président de la République à l'Élysée en passant par ce qu'on appelle la grille du coq, c'est-à-dire par l'entrée du du côté jardin plus discrète, moins moins officielle euh pour rencontrer le président de la République euh euh en face-àface, en privé, dans un cadre privé.
Bien évidemment que ce sujet-là est arrivé sur la table, c'estàd le sujet de la présidentielle de 2027. Euh et après Macron, il il change parfois d'idée mais c'est parce que en septembre dernier quand il s'est agit de trouver un nouveau premier ministre après le départ de François Baou, il s'est dit bah pourquoi pas mettre Castex ? Alors pourquoi Castex donc pourquoi pas mettre Castex à Matignon et pourquoi Castex revient sans arrêt comme une obsession chez Manuel Macron aujourd'hui ?
C'est pas parce que c'est son se la se pièce qui lui reste aussi parce que c'est la c'est son seul pion. C'est son seul pion. C'est la personne et il le répète en privé euh même devant Brigitte Macron.
Je vais revenir pourquoi. Euh c'est la seule personne en qui il a confiance. Ouais.
Voilà. Euh Jean est la seule personne en qui j'ai encore confiance. Donc dans une forme de crépuscule du pouvoir macroniste assez paranoïque.
Et donc effectivement c'est la seule personne en qui il a confiance. la seule personne qui ne lui a pas fait de l'ombre quand elle était à Matignon, qui n'exprime pas personnellement ou auprès de ses troupes des ambitions personnelles pour la suite et donc qui ne lui tire pas non plus de boulet comme qui ne lui tire pas dans les pattes comme Édouard Philippe, le camp d'Edouard Philippe ou comme Gabriel Atal. Et donc on est dans ce on est dans ce fantasme là de continuer à préserver le contrôle quoi.
En gros, Emmanuel Macron, il veut conserver son contrôle jusqu'au bout. On le voit bien dans les nominations qui peut faire un peu un peu partout à la tête de la cour des comptes du côté des ambassadeurs. Là en ce moment, il y a il y a du grabuge.
Il veut il veut continuer à préserver son pouvoir jusqu'au bout et continuer à préserver ce contrôle là. Jean Castex donc c'est l'hypothèse maintenant la plus crédible. En plus là, vu le papier du Figaro que tu as que tu as partagé sur Twitter, manifestement dans sa tête à lui, ça se ça a l'air de se préciser un petit peu.
Euh mais du point de vue d'Emmanuel Macron, euh quel rôle il peut vraiment jouer Jean Castex ? Parce que je pense que personne, aucun aucun bookmaker politique, si je peux si je peux me permettre l'expression, ne va mettre une pièce sur Jean Castex. Euh et ou alors peut-être pour Macron, c'est juste une peau de banane envoyée à Gabriel Atal et Dorph Philippe pour leur retirer de 3 % au premier tour.
Il il y a il y a il y a il y a plus d'éléments. Un pourquoi Castex ? Castex, il y a il y a déjà là, ça y est, la machine à ambiançage a commencé.
Donc c'est pour ça que c'est intéressant de revenir sur le sujet parce que pour les les téléspectateurs pour pour qu'il comprennent pourquoi on parle de Castex et de Macron en 2027, c'est que aujourd'hui ça commence à à bruisser dans les les gazettes politiques, dans les les articles de journalistes politiques. Il y a Nathalie Saintcric sur RTL qui avait dit qu'elle justement elle fichait son billet et qu'elle pariait sur Castex pour un retour de Castex au mois de novembre. Elle a elle a dit ça en interview sur RTL il y a à peu près 15 jours.
Donc il y a une petite musique qui commence à monter qui est qui est poussée par une partie de l'entourage du président de la République manifestement. Euh je sais par ailleurs euh qu'il y a eu des réunions euh et des concili autour de Jean Castex qui est maintenant patron de la SNCF. H est-ce que lui en aura envie au final ?
C'est pas forcément sûr non plus hein parce que dans dans le scénario que j'évoquais de septembre dernier où Macron lui a proposer le poste de Matignon et c'est lui qu'il voulait nommer à la tête de Matignon en septembre et pas Sébastien Lecnu et je vais expliquer pourquoi juste après. Castex a dit non je [raclement de gorge] passe mon tour, j'ai pas envie d'aller à Matignon. Donc Castex, il est loyal mais il est également comment dire comme il est pas courtisan et il n'est pas non plus focu manifestement donc il a dit les choses au président de la il sait aussi ce que ça risque d'être premier ministre.
Alors la petite la petite musique, oui bien sûr. Alors la petite musique médiatique aujourd'hui autour de Castex qui est pour l'instant très légère, mais c'est de dire c'est quelqu'un qui rassemble tout, c'est-à-dire il a subi une situation de crise au moment du Covid, il a été le premier ministre et il connaît les roages de l'État. Il est en plus il a son accent chantant et il connaît les territoires.
Donc en gros, il comme disent les journalistes politiques, il coche toutes les cases. Donc c'est formidable. Mais pour revenir à à ta terminologie, parce que là on est dans la dans le discours méta du commentariat politique, mais pour revenir à ta terminologie, oui, Castex c'est d'abord une arme au château et du côté du président de la République pour une grosse peau de banane à la candidature de Gabriel Atal ou celle d'Edouard Philippe parce que s'il y a bien une chose par rapport justement à son envie de pouvoir sur le futur, à son rêve de retour de en 2032 d'Emmanuel Macron, c'est bien d'empêcher y compris ceux qui sont présentés comme en partie les héritiers du macronisme.
D'un côté, Édouard Philippe, même s'il a jamais fait partie du parti présidentiel, Édouard Philippe au passage, mais que ça soit Édouard Philippe qui fait le premier ministre, le premier premier ministre de de de Macron ou Gabriel Atal, il ne souhaite pas que Gabriel Atal ni Édouard Philippe devienne son successeur et potentiellement puisse accéder à son poste à l'Élysée. C'est une obsession de chez lui. Il l'avait déjà il y a très longtemps à l'égard d'Edouard Philippe dès le premier quinquena.
C'est-à-dire c'est la raison pour laquelle Édouard Philippe a quittéon, c'est qu'à un moment donné les relations étaient devenues telles entre son premier ministre et le président de la République que ça devenait une guerre de l'ombre insupportable pour tout le monde. Euh et c'est devenu exactement la même chose concernant Gabriel Atal. C'est d'ailleurs pour ça qu'il a décidé euh la dissolution dans le dos de Gabriel Atal.
C'est aussi pour tuer Gabriel Atal. C'est il l'a grillé en le nommant à Matignon. Puis en plus ensuite il a il a mené il a mené les troupes d'Atal à la défaite.
Je dis les troupes d'Atal parce que ce que ne supporte pas Emmanuel Macron concernant Gabriel Atal, c'est que maintenant Gabriel Atal, il a mis la main sur le Griisby de Renaissance, c'estàd le pactol de tout l'argent public récupéré par Renaissance et c'est des dizaines de millions d'euros quand même. Donc Gabriel Atal pour quoi qu'il quoi se passe aura les moyens de candidater à l'élection présidentielle de 2027. Oui, parce qu'il a la machine pour lui.
Parce qu'il a la machine pour lui. Il a une partie des troupes également. Il avait récupéré également le contrôle de du groupe parlementaire au Parlement.
Tout ça contre contre l'Élysée. Et par rapport à tout ce qu'on raconte, il y a également un élément que les gens sous-estiment parce que c'est pas décrypté comme ça généralement dans la presse politique ou même la presse parce que ça concerne, on va dire la la composition particulière du pouvoir sous la macronie. et notamment à l'Élysée.
Ce qu'il faut comprendre également, c'est que jusqu'à au printemps 2025, le le pouvoir à Lysé, c'était un tripode, c'était un triangle entre d'un côté Emmanuel Macron, le secrétaire général tout-puissant Alexis Coler et et Brigitte Macron. Brigitte Macron qui à l'époque les journalistes politiques ou les soutiens du président de la République disaient que Brigitte Macron, elle fais elle s'occupait que de ces domaines et ne s'occupait pas de politique. C'est vrai du tout. depuis depuis 2015-26 y compris quand elle était donc au cabinet enfin auprès du ministre Emmanuel Macron future candidat présidentiel.
Elle visait tout. Elle était présente à toutes les réunions. Ça, je l'ai déjà main de fois raconté dans mes livres, dans mes articles.
Et euh c'est un couple de pouvoir. Il ils ont acquis le pouvoir à deux. Et ce qu'il faut comprendre, elle a ses réseaux en plus qui on profité qui ont profité.
Elle a effectivement ses propres réseaux, y compris ses propres réseaux de l'ombre euh sur lequel j'ai j'ai mené des enquêtes qui percutent l'affaire Benala également. C'est pour ça d'ailleurs que Sébastien Lecornu là aussi qui a des réseaux proches comme Gabriel Atal ont été nommés premier ministre. C'est des réseaux qui sont puissants, qui sont proches de Brigitte Macron.
Et ce qu'il faut comprendre, c'est que depuis au moins la dissolution 2024 à laquelle enfin Brigitte Macron s'était opposé, elle ne souhaitait pas la dissolution en au juvent 2024 et elle ne souhaitait pas la dissolution de 2024 parce qu'elle savait très bien que son chouchou de l'époque euh c'est Gabriel Atal se prendrait la porte dans la gueule. Et donc voilà. Mais Brigitte Macron et Emmanuel Macron ne s'entendent plus politiquement.
Alors, c'est la fameuse, c'est les fameuses rumeurs parisiennes aujourd'hui sur la més au sein du couple. Mais tout est réduit un cadrage. Tout est réduit à un cadrage uniquement personnel, intime.
C'est la fameuse euh gifle dans l'avion qui est devenue viral et international avec les réseaux sociaux. Ce qu'il faut savoir, c'est que tout ça derrière, il y a des intérêts internationaux qui poussent à déstabiliser le président de la République. Ça c'est vrai.
C'est pas du c'est pas du fantasme pour le coup, même si Emmanuel Macron a beaucoup usé l'idée de l'ingérence étrangère, voilà, entre autres l'ingérence russe, mais il y a d'autres acteurs dans la place géopolitique qui ont envie de déstabiliser la France et y compris le président de la République. les États-Unis de Trump, Benjamin Netaniaahu en Israël, il y a voilà et donc il y a énormément d'intérêts qui ont envie de fragiliser le président de la République française. Et là je parle pas d'Emmanuel Macron, mais c'est Emmanuel Macron qui est à ce poste aujourd'hui.
Et donc on est dans ce contexte là. Et dans ce contexte-là, ce qu'il faut comprendre que il y a un désaccord politique entre Brigitte Macron et Emmanuel Macron. Ouais.
Euh Brigitte Macron déjà soutenait par le passé et a toujours soutenu par le passé Gabar Latal. Hm hm. Et elle ne souhaite pas forcément particulièrement à à pousser entre guillemets son mari euh à revenir en politique et notamment pour la fameuse date de 2032.
Et donc et donc là c'est c'est là où on comprend mieux pourquoi la carte Castex ressort parce qu'en fait Castex il est pas forcément totalement dans les réseaux de de Brigitte Macron. Il faut comprendre également que donc dans l'opposition qui avait par le passé à l'Élysée donc entre Alexis Coler et Brigitte Macron, le président Macron était un peu l'arbitre et juge de paix entre ces deux pouvoirs là. Et donc en gros, il donnait parfois raison à Alexis Coler et parfois il donnait raison à Brigitte Macron.
Dès dès lors que Alexis Coler s'est barré, enfin en tout cas oui, c'est parti de de l'Élysée l'année dernière, en fait ça a totalement déstabilisé la structure de pouvoir au sein de l'Élysée et donc de plus en plus le le le rapport est devenu de plus en plus frontal, y compris politiquement entre Brigitte Macron et Emmanuel Macron. On en est là aujourd'hui. Et d'ailleurs euh si je suis dans le commentaire de la de de la vie euh mondaine et politique en tout cas telle qu'elle est traduite aujourd'hui par la presse y compris politique et par les journalistes politiques.
Le dernier livre fait par un journaliste de Paris Match tardif qui s'appelle bon que j'ai que j'ai lu vraiment très très succintement mais ce dernier livre et toute l'opération de communication qu'il y a eu derrière parce qu'il y a une vraie opération de communication derrière ce livre qui parle de la fameuse gif qui parle de l'im qui ambitionne de parler de l'intimité du couple présidentiel qui évoque la fameuse rumeur d'une liaison extraconjugale du président de la République. Tout ça c'est une autre forme d'ambiançage. Mais ce qui est très caractéristique c'est que les gens ont poussé ce livre médiatiquement, je pense notamment l'interview d'Hertel Marc Fogiel face donc à l'auteur, tous ces gens-là se retrouvent en réalité dans le réseau de Brigitte Macron.
Donc on voit bien en fait derrière en coulisse que euh Macon est extrêmement seul à ce point-là. Il est on sousestime même à quel on sous-estime même encore aujourd'hui à quel point il est écelé. J'ai l'impression.
Il est il est il est extrêmement isolé. Il est extrêmement isolé dans la machine étatique parce que les administrations se préparent à son départ pour euh 2027. C'est d'ailleurs pour ça que à l'origine l'idée de l'objectif 2032, il y avait un un comment dire une vraie envie, un vrai rêve et même un vrai plan secret parce que c'est comme ça qu'on me l'avait décrit.
D'ailleurs, il y avait un tel plan secret en 2022 quand j'avais moi-même évoqué le fait l'idée d'un 3è mandat. J'en a j'en avais je l'avais évoqué en parlant de 2032. D'ailleurs, ça s'est vérifié.
Mais entre-temps, tu le rappelais au début, je reviens sur ce passage-là parce que c'est important, dès la fin de l'automne 2022, donc il y a maintenant 4 ans déjà, euh la petite musique est montée d'un fameuse idée d'un 3è mandat consécutif, c'est-à-dire j'allais y venir justement parce que ça c'est une question importante parce que effectivement là il y a depuis un an, on va dire, il y a la musique 2032 qui monte mais en fait ça fait si on monte vraiment à plus loin, ça fait effectivement de voire 3 ans qu'en tout cas les off commencent à sortir. sur une idée de sur 2027. Donc c'est pour ça que je parle Gironis sur il va faire une il va faire une poutine medvedf.
Il y avait le tweet de George Malbruno qui avait aussi dont tu don que tu évoques d'ailleurs dans dans ton papier sur cette troisème candidature puis il y avait aussi je crois des offs de de si je me rappelle bien des offres de Richard Ferrand. D'ailleurs, c'est marrant et maintenant il est au conseil constitutionnel. En gros, la la temporalité, elle a été la suivante.
Moi, à l'époque, j'ai sorti mon papier sur Objectif 2032 début octobre 2022. Hm hm. Je disais déjà dans le papier que c'était aussi une stratégie vis-à-vis de ces troupes pour pas se faire oublier, pour continuer à préserver le un semblant de pouvoir.
Euh euh et donc euh je prenais aussi distance sur euh ce que ça voulait dire euh réellement pour lui en terme de de pouvoir réel. Ça se vérifie, il place tous, il place et puis un peu partout dans les grandes institutions françaises. Améli la cour des contes, Richard Ferran, on vient de le dire.
Non non mais je je disais que c'était aussi une manière de faire de la on va dire de la communication interne. L'idée d'un 3è mandat mais là je parle de 2032, c'était aussi une idée de dire "Ne m'oubliez pas, je suis je suis encore là, vous allez pas m'enterrer en gros." Et ça c'était quasiment de la communication interne auprès de ses propres troupes.
OK ? Et donc parce que il sait très bien que dans le cadre de la 5e République, un président en l'occurrence maintenant avec les règles constitutionnelles qui termine son dernier mandat en gros c'est on lèche, on on lâche, on lynche. Ça c'est la grande règle du journalisme à la française, les trois L.
Mais cette règle des trois L, elle est également liée à la politique française. Et donc il sait très bien que dans ses propres troupes, c'est on lèche, on lâche, on lâche et on lynche. Et c'est de toute façon exactement ce qui s'est passé.
C'est ce qui se passe avec c'est exactement ce qui s'est passé. Et donc en octobre 2022, je fais mon papier et 2 mois après, il y a George Malbrun qui sort effectivement un tweet qui va qui va mettre le feu au poudre parce que lui parle d'un 3è mandat consécutif, c'est-à-dire dès 2027, qui impliquera une réforme constitutionnelle et qui sous-entend déjà qu'en gros, il va passer entre guillemets en force, enfin en force en tout cas par une réforme constitutionnelle lui permettant de de candidater. Et en plus George Malbrun, il source son tweet et il le fait exprès, il le source son tweet parce qu'il dit un service de renseignement dit estime que et analyse que donc en gros George Malbrun a a eu un ambiançage de DGS.
C'est clair. En tout cas, c'est quand je dis c'est clair, c'est que je le sais mais c'est même pas je sais que c'est DJS qui a parlé. Enfin si je sais que ça a déjà parlé [rires] et donc je sais qu'à l'époque je sais qu'à l'époque je sais qu'à l'époque c'est des gens au sein de l'État même qui sait qui savent très bien que Emmanuel Macron n'a pas envie de de lâcher les manettes et qui font sortir ce ce bruit là.
Puis ensuite euh 6 mois plus tard, en juin 2023 déjà je crois dans mon souvenir, euh c'est Richard Ferrand qui effectivement lâche un off, enfin pas un off, qui dit que euh c'est bien malheureux que le président de la République ne peut pas candidater une troisième fois. Il dit ça dans une interview. Ensuite, quand il sera euh quand il passera devant l'Assemblée nationale et nos représentants euh au moment de sa nomination au Conseil constitutionnel, il n'ira avoir dit ces choses-là et que on l'a mal compris.
Bien évidemment, on a mal compris. Et entre-temps, il y a Emmanuel Macron lui-même qui a fait qui a lâché quelques petites phrases sur le fait qu'il rappelait que constitutionnellement, il pouvait pas il pouvait pas candidater une troisème fois consécutivement. [grognement] Alors, je ne sais pas si le projet d'une troisème fois consécutive était véritablement sérieux ou si c'était une signe une manière d'ambiancer pour brouiller les pistes.
Reste pour revenir sur mon point important, c'est-à-dire il fera tout pour faire perdre Gabriel Atal et Édouard Philippe [grognement] et et il fera tout aussi pour venir en 2032. C'est on a on imagine mal en potentiellement quel que soit ce qui va se passer en 2000 en 2027 parce que donc Castex a quand même peu de chance en l'état sur le papier Ouais de de réussir. C'est pour ça je dis aucun je vois je vois aucun bookmaker aucun sondeur politique mettre une pièce sur C'est pour ça que je parle de stratégie du chaos.
C'estàd que s'il lance Castec, c'est d'abord à l'encontre de ses propres troupes, d'abord à l'encontre de Gabriel Natal et de Philippe et puis et peu importe après la stratégie du KO, peu importe qui sort du chapeau en tout cas il veut bordéliser la situation. Ça c'est c'est c'est clair. C'est pas que moi qui le dis, c'est même des anciens soutiens d'Emprcons qui me l'ont répété et répété ces dernières années pour décrypter quelle était la mécanique politique d'Emmanuel Macron.
C'est c'est iladore bordéliser mais un peu comme parfois Mitteran faisait avec le le Front National, ça a été raconté largement pour coincer la droite et en fait Macron, il faut savoir que avant son accès au pouvoir en 2017 et pendant son accès au pouvoir en 2017, il a été très proche de Michel Char l' l'un l'un de ceux qui a contribué au mitérandisme et d'ailleurs à la politique de l'ombre du mitérandisme he Michel Charas qui était copain avec Charles Pasquis et donc qui connaissait C'est un peu tous les trucs et l'astuce de comment on fabrique un président et comment on maintient au pouvoir un président. Ça c'est et comment on tue la concurrence. Comment tu la concurrence ?
Mais l'exemple mais l'exemple que il faut pas oublier et qui est important de l'ambition du président de la République toujours vivace par rapport à la politique même si il y a quelques semaines il a dit pour moi c'est terminé la politique parce que il l'a glissé. Ouais ça c'est un autre point sur le cas j'ir comment on peut interpréter ça ? Macron qui dit "J'arrête la politique".
Il brouille les pistes. Il brouille les pistes. Mais en réalité euh on ne l'a pas poussé à débarquer à la mutualité lors du meeting de Gabriel Atal en juillet dernier.
C'est en juillet 2025. Là, c'est pareil comme l'actualité politique, les réseaux sociaux fait que tout le monde oublie tout ce qui a pu se passer ces derniers mois. en juillet 2025 quand il y a le grand meeting de Gabrial Renaissance où il veut consacrer son son comment dire sa position d'héritier légitime tout en disant je suis la rupture enfin tout son tout son laus de com voilà un toin comme tu dis et bien ça s'est passé à la mutualité qu'est-ce qui se passe à la mutualité en juillet 2025 et donc ça j'en fais état dans un deuxième papier que j'ai fait qui s'appelle le double divorce en parlant justement du divorce Atal Macron et du divorce Brigitte Macron Macron Emmanuel Macron divorce politique, j'entends, je ne parie pas sur un éventuel divorce personnel mais en ju contrairement à beaucoup de confrères et donc en juillet 2025, qu'est-ce qui se passe ?
Il y a Emmanuel Macron qui débarque en plein meeting de la mutualité par surprise pour couper l'herbe sous le pied à son ancien premier ministre et là il fait il improvise soi-disant improvisé mais un discours, un speech pour parler comme lui devant la foule macroniste réunie à la mutualité et il dit je compte sur vous dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans ou c'était dans 2 ans, 5 ans et 10 ans exactement. très bien. Il prend le rendez-vous officiel euh il sort du bois.
C'estàd en gros, il dit "Oui, en gros, je compte revenir, je serais toujours là, je serai toujours là et je compte rester en politique jusqu'en 2032." C'est la petite musique qu'il met en en en forme dans ce mais il l'a mis en scène même en direct hein parce que l'année dernière d'ailleurs c'est a tout pilin quasiment tout pilant c'était le 13 m 2025 euh sur le plateau de Gill Boulot là où il a fait son espèce de grand [raclement de gorge] oral très mise en scène avec avec Tibo Inshape et [rires] tout toute la clique qui sont venus lui poser des petites questions. Bref, c'était à ce moment-là la fin de l'émission qui dit "Je serai le premier président de l'histoire qui ne peut pas se représenter".
Et il le regrette. et il le regrette. Il le regrette.
On sent que voilà, on sent qu'il là aussi il contribue à installer une musique mais là cette fois vraiment au aux oreilles du plus grand nombre et dans que euh il aimerait bien un 3è un 3è mandat consécutif. Donc là je reparle de 202 et donc là il instaure une petite musique. Bon il instaure une petite musique et dans le même temps là quand je vous parlais du du confrère journaliste de Paris Match qui a fait son bouquin très people en apparence mais dans il faut il faut écouter l'interview euh qu'il donne à Marc Fogiel. toutes les questions concern en fait la politique il confirme chose qui n' enfin qui avait été faite parfois mais il confirme que Brigitte Macron depuis le départ a un rôle politique à l'Élysée.
Moi ça fait 10 ans que je le dis mais c'est pas grave. Donc ça fait partie de son storytelling de commentariat politique. Il dit que Brigitte Macron a bien un poids politique à l'Élysée et il dit une deuxième chose, il dit que Brigitte Macron n'a pas envie d'un troisème mandat.
Il le dit dans l'interview. Alors, il le dit pas forcément avec ces mots-là, mais il il dit qu'en gros Minine Macron, elle est essorée de deux quinquena qu'elle ne souhaitait déjà, ça c'est l'élément de langage, qu'elle ne soit déjà qu'elle ne souhaitait déjà pas un deuxième mandat. Donc en gros l'air de dire l'autre qui parle d'un trè mandat, c'est c'est pas pour moi.
Donc tout ça, on voit bien que il y a des tectoniques de pla qui se mettre en place là dans ce qui reste de la macronie finissante. Et après, un point aussi important pour que les gens comprennent les enjeux, c'est que bien sûr là on fait de la la macchronologie, mais ce qu'il faut comprendre c'est que Emmanuel Macron, comme je l'ai dit, c'est le bordellisateur en chef. La formule n pas de moi mais d'un ancien soutien d'Emmanuel Macron qui était au de campagne 2017.
Jean-Bernard Gucci qui conseiller politique qui a travaillé pour centre droit et centre gauche et Jean-Berna Guinucci m'avait dit donc c'est très tôt Macron c'est le bordellisateur en chef. Hm hm. Euh et et lui, il faisait l'analyse depuis longtemps, mais je l'avais relayé, mais pas que lui, parce que de toute façon, il y avait j'avais également d'autres contacts, d'autres sources qui m'amenait à dire ça qui Manuel Macron allait jus allait utiliser toutes les cartes à sa disposition, mais toutes ces cartes à disposition donc pourquoi pas amener le RN au pouvoir donc ça c'était pendant la dissolution de 2024.
Moi je pense que la situation a un peu évolué mais pour plein de raisons et notamment on a parlé du contexte international que j'évoquéis tout à l'heure mais on n'est pas à l'abri pour 2027 sur le fait que Emmanuel Macron, quel que soit le candidat qui arrivera à la tête de l'État en 2027 que Emmanuel Macron ne parie pas sur un bordel à venir pour empêcher un éventuel candidat qui aurait donc eu les les la confiance des Français pour empêcher un éventuel candidat et C'est d'ailleurs pour cela que ces nominations stratégiques qu'il multiplie ou il multiplie donc des nominations stratégiques de parlait tout à l'heure quand il parle c'est il place ses proches dans les il place ses proches dans dans des des postes clés pour décomtes Amilie Montchalin euh Richard Ferrand et puis et puis il y en a tout un tas on a parlé aussi de Marc Guillaume et donc qui place des hommes vraiment extrêmement loyaux à son égard à tout niveau au sein de l'État Euh et c'est pas uniquement pour préserver son contrôle et son pouvoir jusqu'à 2027. Clairement, je pense que il le fait euh pour préparer son retour en 2032 potentiellement et en tout cas pour parce que il veut continuer, il veut continuer à peser dans la vie politique française dans la prochaine plus parce qu'en plus il revient en 2032 qui admettons, faisons la un peu de politique fiction, s'il revient en 2032 euh il pourra être élu deux fois en plus. Donc ça sera il pourra être à nouveau faire deux mandats successifs que consécutif.
Je l'espère [rires] pas. Non, je l'espère pas non plus. Enfin, c'est pas mon rôle mais il pourrait le faire.
Donc quelque part ce qu'il fait ça en tout cas en tout cas on peut on peut l'analyser comme il prépare son retour en 2032 en verrouillant le pouvoir en installant ses proches dans les postes clés pour la petite musique des journalistes politiques sur l'aspect linchage de ces enfin l'inchage mesuré mais en tout cas on voit très bien que toute la planète médiatique a en partie lâché le président de la République ces derniers mois enfin ces derniers mois ça remonte même il y a à peu près 2 ans. le le coup de tragarde, ça a été la dissolution de 2024 mais en fait c'est déjà antérieurement que des commentateur des relais d'opinion pariait davantage sur Gabriel Atal ou sur Édouard Philippe. Tout ça chacun fourbissait, on va dire en coulisse ses armes.
Les sondeurs, les équipes, tout le monde dans ce petit microcos politique finalement bien éloigné de la vie des Français mais qui a des conséquences sur la vie des Français. Malheureusement, tout ce microcos politique pensait déjà à l'après, donc déjà à 2027. Et donc dans ce jeu-là euh très balsacien, on va dire, mais où tous les couteaux sont sortis ou en tout cas sont foutus sous la table, ils sont en train de d'être sortis, et bien dans cette ambiance comme je disais assez crépusculaire, euh j'ai oublié l'idée que je voulais, [rires] mais dans dans cette ambiance là, tous les coups restent restent permis et et c'est c'est ça qu'il faut comprendre, c'est-à-dire qu'en fait il y a un élément important, il y avait toute une petite musique qui montait sur de toute façon Macron c'est fini, c'est terminé, il a plus la main et c'est en partie vraie.
Sauf que ce qui fait monter ça par exemple les proches de François Hollande, on sait très bien que François Hollande veut candidater à l'élection présidentielle de 2027. les partis politiques traditionnels de l'ARC donc LR avec l'offensive Rotaillot jusqu'au PS, c'est-à-dire il rétablir une binarisation traditionnelle de la vie politique entre ce qui était les deux grands pays les deux grands partis traditionnels de la 5e République effectivement d'un côté du côté du Parti socialiste et donc ça apporte tout un discours qui veut accélérer on va dire ils veulent faire du macronisme une seulement une parenthèse et moi je ne sais pas si c'est seulement une parenthèse d'un point de vue de structuration de la vie politique française si c'est comme un comme on beaucoup de commentateurs ont dit un simplement un accident parce que derrière ce discours là de l'accident c'est une manière de de sous-estimer les les postures stratégiques qu'il y a du côté quand même d'Emmanuel Macron. il fait pas tout par opportunisme ou par coup de poker.
Euh il le il fait même s'il dit souvent il faut savoir prendre son risque, ça c'est son grand truc de banquier d'affaires. Mais euh il y a aussi de la stratégie. Alors il faut pas aller jusqu'à dire il est maavelli qui tient tout parce qu'en fait il tient pas grand-chose et ça part de plus en plus en en on va dire en branle on va dire de de tous les côtés.
Non mais en tout cas il fait ce qu'il peut et il met les choses il se donne les moyens de consolider son pouvoir tout à fait. Et il y a quand même de la stratégie politique derrière qui est loin d'être terminé en tout cas dans sa tête. Alors bien évidemment les choses seront totalement différente dès lors qu'il perdra le pouvoir effectivement institutionnellement en 2027.
Mais il fait tout pour euh se préserver des alliés. Ça, je parlais des des nominations dans dans les avenir et il faut pas totalement le sous-estimer euh comme pour en en en faisant une parenthèse du passé et en disant bon parce que c'est aussi on l'avait déjà sous-estimé en 2016. Euh oui, en 2016 on voit on voit ce que ça a donné derrière de quinquena atroce.
Donc mais de nouveau en 2022 le le je je l'ai répété sans cesse dans des interviews, les oppositions politiques de droite, de gauche, d'extrême gauche, d'extrême droite ont sous-estimé constamment Emmanuel Macron. Voilà. Mais ils ont sous-estimé, ils ont pas sous-estimé l'homme parce qu'ils ont souvent surestimé l'homme dans ses qualités, dans ses dans sa maestria, mais ils ont sous capacité politique, son cap.
Voilà, ils ont sous-estimé sa capacité politique, que ça soit la politique des conciliabulles, ce que je disais, la politique de l'ombre ou que ça soit par exemple sa capacité à faire de la politique traditionnelle, y compris dans les territoires. Rien n'est plus faux de dire qu'Emmanuel Macron ne s'intéresse pas aux circonscriptions, par exemple. C'est totalement faux. u Macron président de la République, il s'est intéressé à l'ensemble des des investitures des différentes législatives qui a pu y avoir sous son règne.
Il connaît par cœur la carte la carte électorale. Il s'intéresse au territoire d'ailleurs, il multiplie les déplacements, même si c'est pour parfois recevoir des colibés ou pour être protégé par par énormément de policiers. Mais ce que je veux dire c'est que non en faire quelque chose d'extérieur au système politique, c'est pas comprendre ce qui a amené Emmanuel Macron au pouvoir en dès 2017.
Avant de terminer cet entretien Marc, parce que tout ça en fait c'est le fruit aussi de ton de de ton travail euh sur la Macronie sur les deux. Heureusement, je fais pas que ça. Non, mais c'est quand même un long travail.
On tu es tu es intervenu plusieurs fois euh on te connaissait journalisté chez Marianne. Tu as intervenu plusieurs fois pour parler des dessous de la macronie. au médias.
Là aujourd'hui, tu es en solo, tu as ta newsletter The Big Picture sur Obstacle. Est-ce que tu veux nous parler un petit peu de ça ? Bah en gros, c'est simple.
Euh alors, j'ai pas bossé que pour Marianne, mais ces dernières années, j'ai bossé pour plein de journaux. Euh je le rappelle euh et j'ai entre autres euh en tout cas depuis mon livre de 2019 euh qui s'appelait le grand manipulateur mais où en fait je parlais de Benala, je parlais euh de de cano de la France-Afrique, de l'entourage de Benala problématique justement en terme d'ingérence étrangère. Euh bon euh ce travail-là euh ne ne m'a pas attiré que des bonnes choses.
Euh c'est clair. Euh pas uniquement dans l'entourage du président de la République, même si c'est aussi l'entourage du président de la République. Le président euh dans ma connaissance à à ma à ma connaissance euh euh n'a pas non plus totalement exprimé une hostilité mais en tout cas a laissé faire certaines certaines hostilités, on va dire dans ce que j'en sais.
Et de toute manière, très concrètement, il s'est passé deux choses. Euh la tribune pour lequelle je collaborais euh a changé de propriétaire et tout d'un coup euh c'est la famille Saadé qui a récupéré la tribune. Et donc au moment de la création de la tribune dimanche, c'est-à-dire au moment où il y avait du capital investi dans la tribune, on m'a fait comprendre que je n'étais plus le bienvenu alors que ça faisait 5 ans que je collaborerais pour le titre et que je sortais énormément d'informations pour le titre, notamment politique et souvent en avance et avant tout le monde.
Mais on m'a fait comprendre en gros que je n'étais plus le bienvenu et puis finalement je suis revenu à Marianne parce que j'avais déjà claqué la porte de Marianne en 2018 suite à l'arrivée d'un autre oligarque. Décidément, je l'ai cumule. Daniel Kretinski, lui aussi proche d'Emmanuel Macron et de l'entourage de la Macronique comme je le révélais dans mon livre de 2019.
Tout à fait. Et et donc Polonie que je connaissais pas, avec qui j'avais pas travaillé, enfin que je connaissais un petit peu mais que avec qui j'avais pas du tout travaillé et puis on a des divergences on va dire éditorial mais Polonie appréciait apprécie mon travail d'enquête et donc m'a convaincu de revenir à Marianne parce qu'elle constituait une cellule enquête assez offensive et puis finalement au bout d'un an son actionnaire lui a dit bah tu ne seras plus directrice de rédaction et puis surtout il y a eu deux arbitrages faits par les actionnaires. la suppression du service enquête, donc en gros moi et puis certains collègues et la la déstructuration du service international du journal qui avait été très transformé sous le sous le règne de Natacha Polonie.
Donc il y a il y a près plus d'un tiers de la rédaction qui qui a pris sa clause de conscience comme on dit et qui a souhaité donc partir du du journal et de la rédaction. C'était l'année dernière et donc depuis en gros euh donc la plateforme Substac, donc une plateforme de newsletter, bon c'est une plateforme américaine, je suis désolé mais en tout cas ça fonctionne, c'est pratique. Euh c'est c'est il y a il y a une petite commission de de du de la plateforme, mais le reste euh me permet de euh proposer des articles soit gratuits, parfois payants, permet à ce que des gens puissent s'abonner même en dons vis-à-vis de mon travail. parce que en gros c'est mon dernier espace en dehors de mes livres et les livres vu le le système de édition aujourd'hui là aussi extrêmement de Bolor et l'offensive de Boloré, l'offensive d'ditis, l'hyperconcentration dans le domaine de édition, la difficulté des libraires, on le voit ces derniers jours, c'est aussi des espaces qui se referment petit à petit, qui se rétraînent petit à petit.
Donc effectivement depuis un an, je me suis lancé sur la newsletter, même si je suis en train de boucler un gros livre pour les éditions du Seuil à la rentrée. Justement, je voulais la bonne transition. Donc si vous voulez soutenir mon travail, bon ben voilà, intéressez-vous à ma à ma newsletter.
C'est marque eneveld tout attaché.com. Je parle de différents sujets, pas uniquement de la Macronie, même si j'ai parlé également de la Macronie.
Euh je parle de de de sujets économique, stratégique. Euh j'ai sorti un papier en janvier euh euh qui a été assez peur repris mais qui était en fait le rapport j'ai sorti le rapport de police sur la disparition du coffre de Benala euh qui a donné lieu à à la fin de l'enquête parce que donc le le le la juge d'instruction a estimé qu'il y avait un non lieu à donner sur ça et donc on aura pas le fin de mot de l'histoire. Sauf que dans le rapport de police, il y a énormément de choses intéressantes pour savoir qui a récupéré finalement le coffre.
Donc ça, j'ai écrit ça au mois de janvier dernier. Des choses très précises que d'autres médias d'ailleurs ne ne répercutent pas, y compris des médias dit d'enquête. Et donc voilà, ça c'est mon travail.
Et donc le livre où je suis en train de faire, c'est un livre assez imposant euh qui dont l'idée ne m'est pas venue tout seul parce que c'est l'ancien PDG du Seuil euh Hug Jalon et donc qui m'avait donné cette idéelà. C'était c'était l'idée de de constater qu'il n'y avait plus de journalisme économique d'enquête euh extrêmement prolix euh dans les médias français. Et donc il m'a proposé de faire une sorte de de de décryptage et de coulisse de ce qu'on appelle la place économique et financière de Paris.
Donc je parle des grandes familles, je parle de je parle de de des Arnaud bien évidemment de Boloré, de sa de Kretinski, enfin en gros de toute la place. Et je parle également de la finance. C'est quoi la finance française ?
Je reviens sur la Frenchtech, je raconte les coulisses de en gros de l'évolution du monde des affaires à Paris des acteurs et ça ça sortira en septembre. Voilà. Mais je n'ai pas fini d'écrire, je suis en train de l'écrire.
OK, [rires] ça marche. Merci Marc Develd d'être venu répondre à nos questions sur les dessous de la macroni hein dont dont je viens de dire, on parle souvent. Et n'hésitez pas hein si vous le pouvez euh à vous abonner à sa newsletter The Big Picture sur Substacle et aller lire surtout son article hein quand Macron rêve encore de 2032.
Merci encore Marc. C'est un article gratuit en plus. Ah bah voilà, parfait. [rires] Donc allez-y euh allez-y, vous en serez un petit peu plus.
Vous pourrez approfondir un petit peu tout ce qu'on vient de raconter aujourd'hui. Et quant à nous, bah vous l'aurez compris, cet entretien d'actu est terminé. Avant de rendre l'antenne, on [grognement] a quand même quelque chose de très important.
à vous dire parce que l'avenir l'avenir du média pardon est en jeu. Nous avons besoin, je vous le disais en début d'émission, de 10000 donateurs mensuels avant le 31 juillet. Sachez aussi que les dons mensuels, au même titre que les dons classiques sont défiscalisables.
Permettez aux premiers médias téléd de France d'exister. Rendez-vous sur capsurdk.lemleediatv.fr.
Notre survie ne dépend que de vous. Merci encore pour votre attention et votre fidélité. Je vous souhaite une excellente fin de soirée et je vous dis à très vite.
Édouard Philippe