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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 10 novembre 2017 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

De Ryad à Paris, l’offensive Macron #cdanslair 10.11.2017

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 30 %Défensif 43 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:18OuverteRéponse partielle

    La une du magazine Time, Yves Tréard, c'est quoi ? C'est comme un Oscar ou un prix Nobel ?

  • 3:48OuverteRéponse partielle

    Le titre est un peu trompeur. C'est un peu ironique, c'est un peu moqueur, c'est quoi d'ailleurs ?

  • 6:22OuverteRéponse partielle

    Diriger la France, il y arrive pour l'instant, Bernard Salamès ?

  • 8:20OuverteRéponse partielle

    Cette une, elle ne montre pas aussi qu'au fond, on a le sentiment parfois qu'ils s'intéressent plus à l'international qu'à la situation intérieure ?

  • 14:17OuverteRéponse partielle

    Qu'est-il allé faire en Arabie Saoudite ? Yves Tréhard, est-ce que ça s'est vraiment décidé à la dernière minute ?

  • 17:30OuverteRéponse partielle

    Ça a servi à quelque chose, cette escale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « Le président imprime sa marque et devrait être le prochain leader de l'Europe. »
  • 0:43PrésentateurChiffre
    « 50% estiment qu'il est trop tôt pour juger son action, selon l'institut Elab. »
  • 1:06PrésentateurFait
    « Les ministres ? Une armée d'inconnus pour l'opinion publique. »
  • 1:13PrésentateurFait
    « Ce qui exaspère Emmanuel Macron. »
  • 7:53InvitéChiffre
    « Près de trois quarts des Français considèrent que le pays est en déclin. »
  • 11:07InvitéFait
    « Il a une faculté d'arranger les choses peut-être excessives par rapport à la réalité. »
  • 24:25InvitéChiffre
    « 38% des Français font confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays. »
  • 26:53InvitéChiffre
    « Il y a un électorat qui est coupé en deux, l'électorat de François Fillon, 50% pour faire simple de confiance, 50% de pas confiance. »
  • 29:55InvitéChiffre
    « 53% « il fait de la politique autrement ». »
  • 30:40InvitéFait
    « Il a l'avantage d'être nouveau, mais effectivement, par définition, ça ne peut pas durer. »
  • 31:34InvitéFait
    « Il n'a pas du tout apprécié ces petites phrases distillées sous couvert d'anonymat ciblant tel ou tel ministre. »
  • 31:55InvitéFait
    « Colère d'Emmanuel Macron. »
  • 46:23InvitéFait
    « Emmanuel Macron lui-même avec ses expressions « les feignants, le bordel ». »
  • 49:24InvitéFait
    « Les procès sur la personnalité des uns et des autres ne mènent à rien. »
  • 51:04InvitéFait
    « Ils vont se diviser, de toute manière, ça y est, c'est déjà acté. »
  • 51:53InvitéFait
    « On va revenir vraisemblablement finalement à une situation hantée qui précédait 2002. »
  • 56:30InvitéFait
    « on revient quand même à une forme bonapartiste de la droite »
  • 57:29InvitéFait
    « il entretenait des relations assez étroites avec le prince Salman »
  • 59:00InvitéFait
    « c'est là où on achète de l'armement »
  • 59:31InvitéFait
    « il ne prend pas partie parce qu'il ne prendra jamais partie »
  • 1:00:31InvitéFait
    « il était en Egypte »
  • 1:01:10InvitéFait
    « ceux qui ont été mis en avant le premier ministre les deux ministres de Bercy sont plutôt dans le et droite et gauche »
  • 1:02:37InvitéChiffre
    « le sondage ce matin d'Odoxa est assez dur »
  • 1:03:09InvitéFait
    « Macron veut dépolitiser leur exercice du pouvoir »
  • 1:03:37InvitéFait
    « ils souffrent aussi de ne pas avoir eu l'exposition de la campagne électorale »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Invité 224 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 38 %
  • ?4 %
  • Invité 43 %

≈ 23,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Bonsoir

0:12
Présentateur

à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Une fois de plus, Emmanuel Macron joue son vatou sur la scène internationale. Après avoir inauguré le Louvre à Abu Dhabi, le chef de l'État a effectué une visite surprise en Arabie Saoudite hier soir. Une escale de deux heures à Riyad pour rencontrer le prince héritier Mohamed Ben Salman en pleine crise diplomatique avec l'Iran. Le président imprime sa marque et devrait être le prochain leader de l'Europe. C'est le prestigieux magazine américain Time qui l'affirme en une. Une consécration pour le chef de l'Élysée. A une condition, ajoute le journal, qu'il arrive à diriger la France. Justement, ça fait six mois qu'il est au pouvoir.

Qu'en pensent les Français ? 50% estiment qu'il est trop tôt pour juger son action, selon l'institut Elab. Et un tiers se disent déçus, pas vraiment un plébiscite. Déception aussi pour le gouvernement, jugé sévèrement par une autre enquête, d'Odoxa, les ministres ? Une armée d'inconnus pour l'opinion publique. Des ministres de surcroît ? Bavard. Ce qui exaspère Emmanuel Macron. Le chef de l'État a passé un savon aux membres du gouvernement cette semaine et leur interdit désormais le off. Les petites phrases dans la presse. On en parle avec nos invités ce soir. Yves Tréard,

1:28
Locuteur

vous

1:28
Présentateur

êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Dans le numéro paru aujourd'hui du Figaro, c'est E1. Macron exhorte ses ministres à mieux défendre sa politique. Et ce sondage, selon lequel les ministres d'Emmanuel Macron resteraient des inconnus pour l'opinion publique. Nathalie Saint-Cricq, vous êtes chef des services politiques de France Télévisions. Béatrice Houchard, vous êtes journaliste à L'Opinion, auteure du livre Le fait du prince. Petit et grand caprice des présidents de la Ve République.

1:53
Locuteur

C

1:54
Présentateur

'est aux éditions Calman Levy. Bernard Salanès, politologue, président des labs, cabinet d'études et de conseils. Et donc, je rappelle ce sondage sur les six premiers mois d'Emmanuel Macron. On va en parler ce soir, bien sûr, selon lequel la moitié des Français estiment qu'il faut attendre avant de juger le président. Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci beaucoup de participer à cette émission. Nous attendons vos questions par SMS et Internet. La une du magazine Time, Yves Tréard, c'est quoi ? C'est comme un Oscar ou un prix Nobel ?

2:23
Locuteur

C'est une sorte d

2:25
Invité

'aboutissement ? C'est jamais déplaisant, surtout après six mois de pouvoir.

2:29
Locuteur

C

2:29
Invité

'est quand même pas mal. Mme Merkel avait déjà eu les honneurs de ce magazine. Ce qui est sûr, si vous voulez, c'est qu'il y a évidemment un espace pour Emmanuel Macron puisque on voit qu'aux États-Unis, il y a un Donald Trump qui n

2:42
Locuteur

'est

2:42
Invité

pas quand même très apprécié du monde entier. Il a une popularité certaine dans son pays. En face, il y a Poutine. Et Poutine n'a jamais eu une grande cote non plus sur le plan international. Et puis,

2:53
Locuteur

il

2:53
Invité

y a Xi Jinping. Xi Jinping, on ne

2:55
Locuteur

veut

2:55
Invité

pas dire que ce soit un modèle de démocratie. Donc, restent des Européens. Mme Merkel, certes, a été réélu, mais n'a pas été réélu avec la même popularité que par le passé. Et donc, eh bien, dans une Europe qui se cherche, dans une Europe qui est quand même très fatiguée, elle aussi, eh

3:11
Locuteur

bien,

3:11
Invité

vous avez un jeune homme. Un jeune homme qui a été élu contre toute attente et qui se dit résolu, justement, à prendre la tête de la communauté internationale pour essayer de régler les sujets les uns après les autres. Donc, il se multiplie, je dirais, sur la scène internationale. Il a raison. Il y

3:29
Locuteur

a

3:29
Invité

un espace. Personne ne l'occupe. Puisqu'on voit bien qu'America's first, ça, c'est le slogan du président américain, donc il défend ses intérêts. Alors que lui, le président Macron, veut non seulement défendre les intérêts de la France, mais aussi montrer qu'on peut être un messager de la paix. Et c'est ce qu'il essaye de faire actuellement.

3:48
Présentateur

Nathalie Saint-Cricq, bon, le titre est un peu trompeur.

3:51
Locuteur

Oui, parce qu'il y a l'astérisme. Voilà. Il y a l'astérisme. C'est comme dans les

3:54
Invité

contrats d'assurance, il y

3:55
Locuteur

a

3:55
Invité

ce qu'on voit, et puis il

3:56
Locuteur

y a

3:56
Invité

l'astérisme en bas.

3:57
Présentateur

Oui, le prochain leader de l'Europe, si seulement il arrive à diriger la France, c'est quoi d'ailleurs ? C'est un peu ironique, c'est un peu moqueur,

4:05
Locuteur

c'est un peu vache

4:06
Invité

? Vache non, c'est réaliste. C'est-à-dire qu'il y

4:09
Locuteur

a

4:09
Invité

effectivement une espèce d'engouement pour lui, comme disait Yves, c'est-à

4:12
Locuteur

-dire

4:12
Invité

ce jeune homme, 39 ans quand même, mais cette espèce de fraîcheur, de vent de fraîcheur, au bon sens du terme, qui peut être reconnue par un certain nombre de pays européens, c'est un phénomène. Aux États-Unis, ce n

4:22
Locuteur

'est

4:22
Invité

pas très étonnant que le style Macron s'applaisse, parce qu'il a quand même tous les ingrédients pour pouvoir être apprécié, si ce

4:28
Locuteur

n

4:28
Invité

'est par la population du mois pour les journalistes, donc c'est un petit phénomène. Et puis après, il y

4:32
Locuteur

a

4:32
Invité

quand même un doute sur sa capacité à faire avancer les choses, parce que dans le fameux papier, à l'intérieur, il

4:37
Locuteur

y

4:37
Invité

a aussi l'inquiétude sur la grogne sociale, c

4:39
Locuteur

'est-à-dire

4:39
Invité

pour l'instant, ils ont l'impression de dire que la grogne sociale, elle est relativement mise entre parenthèses, mais il y a quand même une sorte de doute. Et de toute façon, Emmanuel Macron le sait très bien lui-même, il l'a formulé, il l'a formalisé, il l'a dit, c'est-à-dire, on va voir, et d'ailleurs c'est ce qu'il y

4:54
Locuteur

a

4:54
Invité

dans les enquêtes, c'est qu'on l'attend au tournant, et il lui se donne un certain temps, six mois, un an, un temps long pour faire ses preuves. Donc c'est une une qui est à la fois ironique, relativement bienveillante quand même. Et l'intérieur du papier est assez bienveillant, et c'est totalement conforme à ce que je pense que les Français ressentent. Un mot sur la photo

5:10
Locuteur

? Ça va

5:12
Invité

si je le trouve beau ?

5:13
Locuteur

Non, mais

5:13
Présentateur

il

5:14
Locuteur

y

5:14
Présentateur

a un côté comme ça, bon, c'est jamais anodin quand même.

5:18
Invité

C'est une photo qui montre quelqu'un qui est dans le clair-obscur quand même, qui sort de l'ombre, et c'est quelqu'un aussi qui...

5:24
Locuteur

Qui

5:24
Invité

voit loin. Qui essaye de se voir loin, c'est ce qu

5:27
Locuteur

'ils

5:27
Invité

veulent exprimer en tous les cas. C

5:28
Locuteur

'est

5:28
Invité

un

5:28
Locuteur

peu

5:28
Invité

de cinéma aussi,

5:29
Locuteur

un peu.

5:30
Invité

Oui, un peu de cinéma.

5:31
Locuteur

C

5:32
Présentateur

'est son objectif.

5:32
Locuteur

C'est

5:32
Invité

ce

5:33
Locuteur

qu'il sait

5:33
Invité

faire aussi.

5:33
Présentateur

C'est

5:33
Locuteur

ce

5:33
Invité

qu'il sait faire aussi.

5:34
Présentateur

Béatrice

5:35
Locuteur

Ouchars.

5:35
Invité

Il a fait du théâtre d'ailleurs,

5:36
Locuteur

au

5:37
Présentateur

lycée.

5:37
Locuteur

C

5:37
Présentateur

'est son objectif, être le patron de l'Europe, incontournable

5:41
Locuteur

en Europe.

5:42
Invité

En tout cas, occuper une place que personne n'occupe vraiment. C'est vrai qu'Angela Merkel est

5:46
Locuteur

plutôt,

5:47
Invité

même si elle a été réélue chancelière, mais plutôt affaiblie par le résultat de ses élections, et de prendre la place que François Hollande n'a pas été capable d'occuper pendant les cinq ans. C'est-à

5:56
Locuteur

-dire

5:56
Invité

de prendre le leadership, d'être à l'initiative et de s'affirmer comme le patron de l'Europe. Je dirais que par rapport à François Hollande,

6:02
Locuteur

ce

6:02
Invité

n

6:02
Locuteur

'est

6:02
Invité

pas très difficile, étant donné ce qui s'est passé pendant ces cinq années. Donc oui, il essaie. Et avec

6:08
Locuteur

une

6:09
Invité

France qui, par rapport à l'Allemagne, a des atouts, puisqu'elle est au Conseil de sécurité de l'ONU et forces nucléaires, ce que n'est pas l'Allemagne. Donc il y

6:15
Locuteur

a

6:15
Invité

un poids traditionnel aussi de l'intervention française sur le plan international et sur le franco-allemand, évidemment.

6:22
Locuteur

–

6:22
Présentateur

Diriger la France, il y arrive pour l'instant, Bernard Salamès ?

6:26
Locuteur

–

6:26
Présentateur

En tout cas, pour l'instant, il n'a pas eu d'obstacle,

6:28
Invité

enfin, il a réussi à surmonter les premiers obstacles. Alors on verra si c'était les plus difficiles ou si c'était les plus faciles. Moi, j'ai tendance à penser que la réforme du Code du travail était en termes d'opinion. Je ne parle pas en termes de négociations avec les syndicats. Sans doute que le sujet de l'assurance chômage est plus compliqué. Mais en termes d'opinion, c'est un sujet extrêmement fort. Et il a réussi, au prix de points d'impopularité quand même, engrangé pendant l'été contre cette réforme, mais il a réussi à faire passer cette réforme qui donc va s'installer comme un des marqueurs du quinquennat.

Mais le codicil de Time, il est quand même important parce qu'il dit aussi au président Macron, pas d'arrogance, avant de venir vouloir être le leader de l'Europe, voilà, il faut faire vos preuves en quelque sorte. Vous n'êtes là que depuis six mois, faites vos preuves et on en reparlera un peu plus tard. Et l'opinion

7:16
Locuteur

entend

7:17
Invité

un peu ce sujet-là. Vous avez rappelé ce 50% des Français considèrent qu'il est trop tôt pour juger. C'est incontestable. Il y a cette attente. Ensuite, il y a cette insatisfaction parce que 50% juge qu'il est trop tôt, mais plus d'un tiers sont mécontents.

7:32
Locuteur

C

7:32
Invité

'est ça le deuxième chiffre. Maintenant, on ne peut pas exclure quand même que cette une dont on a beaucoup parlé ait un impact. Et un impact en France auprès de

7:42
Locuteur

l

7:42
Invité

'opinion publique. Pourquoi ? Parce qu'il y a, et on le sait depuis plusieurs années, et ça, ça n'a rien à voir avec l'élection d'Emmanuel Macron, il y a un sentiment du déclin français. Près de trois quarts des Français considèrent que le pays est en déclin. Déclin qui a une double composante. Le déclin collectif, le déclin du pays et le déclin individuel.

8:00
Locuteur

Et

8:01
Invité

c'est vrai que le fait que l'image de la France ait pu changer depuis six mois, ça peut agir sur le sentiment du déclin collectif. Pas encore, bien sûr, sur le sentiment du déclin individuel. Même s'il y a des indicateurs de reprise, les Français considèrent toujours que la situation économique reste très difficile pour eux. Mais

8:19
Présentateur

cette une, elle ne montre pas aussi qu'au fond, on a le sentiment parfois qu'ils s'intéressent plus à l'international qu'à la situation intérieure ? C

8:27
Locuteur

'est-à-dire que

8:27
Invité

parfois on peut avoir cette impression, effectivement, surtout quand on voit qu'il donne des interviews au Spiegel, qu'il donne des interviews à tout le monde, et que les seuls, bon, il y a eu la grande interview à TF1, et qu'en gros, il est relativement moins d'Isère avec les Français. Mais à côté de ça, la fierté, comme disait Bernard,

8:42
Locuteur

qu

8:42
Invité

'on peut avoir, c'est quand même plus agréable d'avoir un président qui présente bien, comme on dit, qui est capable de parler anglais. Parce que quand on entend l'interview, d'avoir quelqu'un qui est capable, qui a cette espèce d'agilité dans toutes les langues, donc c'est plutôt flatteur pour nous, plutôt que d'avoir quelqu'un qui serait un peu empoté, pas capable de faire deux phrases dans une langue étrangère, et qui n'aurait peut-être... Alors, il y a de la mise en scène. Quand il fait son discours à Athènes, il est entouré, il est derrière devant l'acropole, et il a ce sens de la communication, on l'a vu, dès l'investiture, quand il a remonté les champs en commande-car.

Mais c'est quelque chose qui, quand même, est plutôt flatteur pour les Français, même si les Français ne sont probablement pas dupes de ce qui est la communication,

9:22
Locuteur

et

9:22
Invité

de ce qui est très maîtrisé et très calculé. Et il

9:25
Locuteur

y

9:25
Invité

a toujours cette petite idée aussi d'arrogance. Vous parliez de la photo tout à l'heure, il y a le côté martial, il y a cette façon de se présenter, et il y a tout le temps une espèce de petit soupçon du « non pas je suis le plus fort, je suis le plus grand, mais rien ne m'arrête ». C'est-à-dire, y compris l'Europe, je suis le maître de la France, et je pourrais être aussi le maître de l'Europe. Et c'est toujours sur cette ligne de crête qu'il faut faire attention.

9:45
Locuteur

Je

9:45
Invité

rejoins juste, Nathalie, sur un point. L'anglais, ce n

9:47
Locuteur

'est

9:47
Invité

pas anecdotique. On avait fait, avant la campagne, un portrait robot des qualités personnelles attendues par le Président. Je ne parle pas des qualités politiques. Et le premier prérequis, pour reprendre un terme à la mode, attendu par les Français, c'était qu'il s'exprime en anglais. Donc ça fait partie du statut, ça fait partie du job, en tout cas, dans l'opinion.

10:04
Présentateur

Au point que c'est salué dans l'article de Time. Cette aisance bilingue est saluée par nos confrères du magazine américain. Programme chargé pour Emmanuel Macron en visite dans le Golfe cette semaine, au menu inauguration du Louvre à Abu Dhabi, négociations de contrats commerciaux, mais aussi une visite surprise en Arabie Saoudite. Le Président a profité des tensions qui secouent le Royaume pour s'imposer sur le front diplomatique dans la région, alors que, on le disait à l'instant, le magazine Time lui consacre ça une. Myriam Zéard.

10:41
Locuteur

Le

10:41
Invité

futur leader de l'Europe,

10:43
Locuteur

c

10:43
Invité

'est la une du prestigieux Time Magazine qui consacre un portrait au président français cette semaine. Un titre élogieux, mais en y regardant de plus près en bas à droite,

10:53
Locuteur

le

10:53
Invité

magazine estime qu'il faudrait d'abord qu'il arrive à diriger la France.

10:57
Locuteur

Dans

10:58
Invité

une vidéo mise en ligne par les domadaires, Emmanuel Macron joue la carte de la modestie.

11:03
Locuteur

Je

11:04
Invité

ne veux pas être le leader de l'Europe, ça n'a pas de sens.

11:08
Locuteur

Je

11:09
Invité

veux être l'un de ces leaders, de cette nouvelle génération de leaders, totalement convaincus que notre avenir est européen. Parmi les sujets abordés,

11:18
Locuteur

l

11:19
Invité

'Europe donc, ou encore sa relation avec Donald Trump,

11:24
Locuteur

le

11:24
Invité

président américain, grand amateur de Twitter, auquel Emmanuel Macron donne au passage une petite leçon.

11:33
Locuteur

Je

11:33
Invité

ne tweet pas moi-même et je ne suis pas les gens personnellement sur Twitter parce que ce n'est pas compatible avec la distance dont vous avez besoin pour gouverner et présider. Présider et même s'imposer comme un champion de la diplomatie. Emmanuel Macron s'y est attaché ces deux derniers jours. Arrivé mercredi à Abu Dhabi pour inaugurer le Louvre, le président français accueilli par le prince héritier fait de cette visite officielle une occasion de parler terrorisme et stabilité dans la région.

12:11
Locuteur

Le

12:12
Invité

lendemain, c'est d'ailleurs en chef de guerre qu'il s'adresse aux troupes françaises basées aux Émirats.

12:19
Locuteur

Nous

12:19
Invité

avons gagné à Raqqa.

12:21
Locuteur

Et

12:22
Invité

les prochaines semaines et les prochains mois,

12:24
Locuteur

je

12:24
Invité

le crois profondément,

12:26
Locuteur

nous

12:27
Invité

permettrons de gagner complètement sur le plan militaire dans la zone irako-syrienne. Mais il n'en sera pas terminé pour autant de ce combat. Pendant cette visite de deux jours,

12:37
Locuteur

le

12:38
Invité

président français va également se risquer à parler religion.

12:42
Locuteur

A

12:42
Invité

Dubaï, quelques heures plus tard, il va évoquer la loi française de 1905 à demi-mot

12:48
Locuteur

comme

12:49
Invité

un modèle en terre d'islam.

12:52
Locuteur

Je

12:52
Invité

sais qu'il y a aujourd'hui des dirigeants

12:55
Locuteur

de

12:56
Invité

cette région, et en particulier ici,

12:58
Locuteur

qui

12:59
Invité

veulent une séparation claire entre

13:01
Locuteur

le

13:02
Invité

gouvernement des hommes

13:03
Locuteur

et

13:04
Invité

la religion des hommes,

13:07
Locuteur

qui

13:07
Invité

refusent

13:08
Locuteur

de

13:09
Invité

tomber dans la crise que vit aujourd'hui l'islam

13:12
Locuteur

et

13:12
Invité

qui refusent le travestissement de ce qui est leur religion comme

13:17
Locuteur

être

13:18
Invité

libre

13:19
Locuteur

en

13:19
Invité

une logique

13:20
Locuteur

de

13:21
Invité

destruction

13:21
Locuteur

mortelle

13:23
Invité

et de terrorisme.

13:25
Locuteur

La

13:26
Invité

visite officielle aurait dû s'arrêter là,

13:28
Locuteur

mais

13:29
Invité

au cours de la conférence de presse, à la surprise générale, Emmanuel Macron décide de prolonger son voyage de deux heures direction Riyad, en Arabie Saoudite. Emmanuel Macron bouscule son agenda

13:41
Locuteur

pour

13:42
Invité

cet homme, l'ambitieux prince héritier Mohamed Ben Salman.

13:55
Locuteur

Au

13:55
Invité

menu des discussions, les

13:57
Locuteur

tensions entre l

13:58
Invité

'Arabie Saoudite et l'Iran, un conflit qu'Emmanuel Macron a l'ambition d'apaiser.

14:03
Locuteur

Avec

14:03
Invité

cette rencontre, le président français continue, même s'il s'en défend, de renforcer sa position de leader sur la scène internationale.

14:12
Locuteur

Alors,

14:15
Présentateur

qu'est-il allé faire en Arabie Saoudite ? Yves Tréhard, est-ce que ça s'est vraiment décidé à la

14:20
Invité

dernière minute ? Oui, ça s'est décidé à la dernière minute, certainement. Et puis, là, il

14:25
Locuteur

y

14:25
Invité

a de l'opportunisme, si vous voulez. Comme sur tout ce qu'il fait, il ne

14:28
Locuteur

faut

14:28
Invité

pas se le cacher, l'opportunisme est un mot clé de son action. Alors, il y a des choses qui sont réfléchies, ce qu'on a dit tout à l'heure en présentant le fait qu'il voulait être un des figures montantes du monde. Ça, il l

14:40
Locuteur

'a

14:40
Invité

réfléchi, parce qu'en fait, il veut faire la même chose sur la scène internationale que ce qu'il fait sur la scène nationale. Le monde est en ruine et il y a peu de leaders. Alors, après, son voyage. Son voyage dans les Émirats a été prévu et il a eu, je dois dire, une action en allant à Riyad qui est tout à fait étonnante, puisqu'il faut situer le contexte pour comprendre. Riyad, il y

15:05
Locuteur

a

15:05
Invité

eu une révolution de palais qui s'est produite ce week-end, où le prince Ben Salman, qui est l'héritier, a fait emprisonner une bonne partie de la classe politique, beaucoup d'hommes d'affaires, en gros, pas loin de 200 personnes qui ont été embastillées pendant ce week-end-là. Deuxième chose, l'Arabie saoudite voit d'un très mauvais œil la montée dans la région moyenne orientale de l'Iran. L'Iran qui est l'allié de la Syrie et qui est l'allié aussi du Hezbollah libanais qui occupe le sud du Liban. Et donc, là, il s'est dit qu'il avait un coup à jouer, le président de la République. Pourquoi ?

Pour essayer d'être le médiateur entre l'Iran et l'Arabie saoudite, qui se déteste parce que ces deux pays, si vous voulez, revendiquent le leadership de la région.

15:58
Locuteur

Et

15:59
Invité

la deuxième chose, c'est que le Liban, ce n

16:01
Locuteur

'est

16:01
Invité

pas du tout anodin pour la France. D'abord,

16:04
Locuteur

c

16:04
Invité

'est un pays qui est en grande partie francophone. C'est un pays qui est habité par 40% de chrétiens. Les chrétiens d'Orient sont principalement au Liban. Et c'est un pays qui peut très vite être balayé par, si vous voulez, des mouvements militaires dans la région. Donc, la France, elle a un attachement, je dirais, ancestral vis-à-vis de ce pays. Et donc, il fallait qu'il se pose là en médiateur, d'autant que le Premier ministre libanais

16:35
Locuteur

est

16:36
Invité

en résidence surveillée

16:37
Locuteur

à

16:38
Invité

Riyad.

16:39
Locuteur

Il

16:39
Invité

est

16:39
Locuteur

en résidence

16:40
Invité

surveillée, pourquoi ? C'est M. Hariri, qui est le fils de celui qui a été tué il y

16:46
Locuteur

a

16:46
Invité

quelques années, sur les ordres, d'ailleurs, vraisemblablement de Bachar el-Assad, enfin, du père de Bachar el-Assad, Afez el-Assad. Et M. Hariri, Rafiq Hariri, le fils, eh bien, est accusé... Sade. Sade Hariri, est accusé, pardon, par Riyad, eh bien, d'être un peu trop proche, justement, des Iraniens, d'être un peu trop proche du Hezbollah iranien, qui est un bras armé au Liban de Téhéran. Et donc, eh bien, il a quelque chose, il a une carte à jouer, là, si vous voulez. Et puis,

17:16
Locuteur

il

17:16
Invité

y a

17:16
Locuteur

une

17:17
Invité

dernière chose, c'est que l'Arabie, c'est des intérêts énormes. Ce sont des intérêts économiques énormes pour la France.

17:23
Présentateur

OK, mais bon, ça reste deux heures, Béatrice Souchard, qu'est-ce que c'est ? C'est de l'agitation diplomatique ? Ça a servi à quelque chose, cette escale ?

17:32
Invité

Ça n

17:32
Locuteur

'est pas

17:32
Invité

sûr, c'est effectivement du symbole. Ça m'a rappelé un peu Nicolas Sarkozy partant en Géorgie, en Ossétie du Sud, l'été où il y avait eu l'invasion de l

17:40
Locuteur

'Ossétie du Sud, où il

17:41
Invité

était tout de suite parti et était revenu en disant, ça y est, grâce à moi, la paix règne sur la région. Là encore, ce n'était pas aussi simple que ça, mais ça s'apparente un petit peu à cette réaction-là. Il y

17:51
Locuteur

a

17:51
Invité

un problème, j'y vais. Il y

17:52
Locuteur

a

17:52
Invité

aussi ce qui s'est passé au Yémen avec le missile qui a été intercepté, parti du Yémen. Et le soupçon de tentation guerrière du nouveau, du prince Ben Salman vis-à-vis du Hezbollah. Il

18:07
Locuteur

y a

18:07
Invité

beaucoup d'inquiétude aussi là-dessus.

18:08
Locuteur

En

18:09
Invité

termes de communication, ça donne un côté positif qui est celui, on va dire, du mouvement. Et on voit bien qu'Emmanuel Macron essaie, semaine après semaine, de fixer le propre tempo, y compris médiatique, et de ne pas subir de l'actualité. En revanche, c'est vrai que le téléspectateur qui est, hier soir ou ce midi, devant les images, se dit finalement, est-ce qu'il y est allé pour se mettre en avant, pour se donner un rôle, ou est-ce que ça a servi à quelque chose ? Alors ça, on ne le saura pas, bien sûr, mais par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure, il y a toujours cette équation, les Français ont un rapport à la politique étrangère qui est très paradoxal.

La politique étrangère, ils suivent ça de loin, même si on parle beaucoup de la mondialisation, évidemment, du risque terroriste, etc. Mais par contre, se dire que la France joue un rôle, ça renvoie à ce sentiment de fierté. Et puis, il

18:55
Locuteur

y a

18:55
Invité

un autre sentiment qui est, bon, c'est très bien qu'il fasse ça, mais quand même qu

18:58
Locuteur

'il

18:58
Invité

s'occupe de nous. Donc, c'est assez paradoxal, assez ambivalent, et je ne suis pas sûr que cette image toute seule, on verra comment elle est expliquée, comment les résultats du voyage sont mis en lumière, je ne

19:12
Locuteur

suis

19:12
Invité

pas sûr que ça ait suffi à donner un côté positif à ce saut, comme vous le disiez,

19:15
Présentateur

de deux heures. Un petit communiqué de l'Élysée. Regardez cette question à SMS. « En étant le premier dirigeant européen à rencontrer le nouveau prince héritier saoudien, Macron ne relance-t-il pas le leadership

19:25
Locuteur

de

19:26
Présentateur

la France ? » Et j'ajoute même, est-ce que ça ne conforte pas, au fond, sa doctrine qui est quoi ? Parler à tout le monde

19:33
Locuteur

?

19:34
Invité

Parler

19:34
Locuteur

à tout le monde. Le prince héritier ? Moi, je serais

19:36
Invité

moins dur qu'Yves, c'est-à

19:37
Locuteur

-dire

19:37
Invité

qu

19:37
Locuteur

'il

19:37
Invité

parle de vous parler, tu parlais d'opportunisme, moi je parlais d'opportunité, c'est-à

19:40
Locuteur

-dire

19:40
Invité

qu'il a eu l'opportunité en étant dans, pas loin finalement, de faire ça. Ça ne veut rien dire, parce que pour l'instant, effectivement, des entretiens de deux heures, on ne sait pas ce que ça peut dire, mais ça donne effectivement l'impression qu'il est là où ça se passe, qu'il n'y a pas d'opprobre, c'est-à-dire qu'effectivement, il discute avec... Il discute, parce que sa foi profonde, c'est qu'on peut toujours régler les problèmes, essayer de régler les conflits, et rien ne l'arrête. Dans sa tête à lui, je ne

20:05
Locuteur

suis

20:05
Invité

pas en train d'être en extase en disant que rien ne l'arrête, mais qu'il ne voit pas, il pense qu'il peut être utile, il pense qu'il a une faculté d'arranger les choses peut-être excessives par rapport à la réalité, mais il est transgressif là aussi,

20:16
Locuteur

c

20:16
Invité

'est-à

20:17
Locuteur

-dire

20:17
Invité

que même si on lui dit ça ne se fait pas, il faudrait voir si dans quelques mois... Comment ? Il y va et il discute. Je ne

20:23
Locuteur

suis

20:23
Invité

pas persuadée que les Français risquent de penser que... Je ne me souviens plus, je pense que c'est Mitterrand qu'on appelait la madone des aéroports internationaux, à

20:29
Locuteur

une époque on considérait

20:30
Invité

qu

20:30
Locuteur

'il

20:30
Invité

passait son temps à voyager à

20:31
Locuteur

l

20:31
Invité

'étranger...

20:31
Locuteur

On l'a dit aussi sur Chirac à une

20:32
Invité

époque...

20:33
Locuteur

Je ne pense pas qu'il ne soit encore dans

20:35
Invité

l

20:36
Locuteur

'excès de trop s'intéresser à l'étranger. En

20:37
Invité

gros, il passe son temps à l'étranger et puis il se fiche des Français, on n

20:40
Locuteur

'en

20:40
Invité

est pas encore là, je pense qu'on en est

20:41
Locuteur

toutefois

20:42
Invité

un petit peu au stade où on se dit, eh bien on existe, et puis finalement, on est là où ça se passe, ça marchera, on verra, mais pour l'instant on est absolument incapable de

20:51
Locuteur

juger. Il y a un point

20:52
Invité

supplémentaire encore qu'il faut ajouter sur le plan de la géopolitique internationale, c'est que l'Arabie saoudite, Washington a pris beaucoup de distance par rapport à ce pays, même si c'est un pays capital pour les États-Unis. Et

21:05
Locuteur

Trump y est

21:05
Invité

allé il n

21:05
Locuteur

'y a

21:05
Invité

pas très longtemps. Et Trump y est allé il n

21:07
Locuteur

'y a

21:07
Invité

pas très longtemps, mais il y avait eu quand même un petit peu de brouille et Macron sent bien qu'il y a quelque chose à faire, surtout qu'il y a un dossier que j'ai oublié dans l'énumération que j'ai faite, pardon d'avoir été long, c'est la brouille entre le Qatar et l'Arabie

21:20
Locuteur

saoudite. Et

21:21
Invité

donc là, cette brouille, et le Qatar qui

21:23
Locuteur

est

21:24
Invité

considéré comme un allié de l'Iran d'ailleurs, par ailleurs, et bien là il sent qu'il y a un rôle à jouer. Ce qu

21:30
Locuteur

'il

21:30
Invité

veut c'est avoir un rôle. Oui, avoir un rôle et mettre la France au

21:33
Présentateur

centre du jeu.

21:34
Locuteur

Au

21:34
Invité

centre du jeu.

21:35
Locuteur

Ce

21:35
Invité

qui n'était plus le cas. Tout le temps. Ce qui n'était plus le cas parce que François Hollande, on a toujours dit que c'était la politique étrangère qui avait été la moins mal réussie de son action. Et c'est vrai qu'il a eu des choses à faire et qu'il les a plutôt pas trop mal faites. Et je rappelle quand même que c'est de mémoire l'homme d'État en France qui a fait venir je ne sais combien 50 chefs d'État et de gouvernement après les attentats, souvenez-vous, du mois de janvier 2015.

22:00
Locuteur

La fameuse marque du 11 janvier. Ce qui

22:01
Invité

n'était quand même pas rien. Ce qui montrait que quand même la France

22:05
Locuteur

existait dans le monde. Il a aussi très bien à

22:06
Invité

essayer de... Voilà. Donc il a fait des choses. Mais il est sûr qu'il veut aller beaucoup plus loin. Macron, il veut montrer que la France, elle agit et que c'est elle qui prend, je dirais, la marche, si vous voulez, qui entraîne les autres. Et ça, c'est exactement comme ce qui se fait, ce qui fait en politique être... Oui,

22:27
Locuteur

je

22:27
Invité

voulais rebondir sur ce que disait Bernard Sananès tout à l'heure sur effectivement cette espèce d'ambivalence.

22:32
Locuteur

On

22:32
Invité

demande au président de la République de régler d'abord le chômage, les problèmes franco-français. Et en même temps, il y a cette espèce de nostalgie sur les reportages. Alors je pense notamment dans les classes populaires,

22:41
Locuteur

je

22:41
Invité

pense, il se trouve que c

22:42
Locuteur

'est

22:42
Invité

le secteur que moi je suis beaucoup à l'opinion sur les gens qui votent Front National. Ils vous disent très souvent on était quand même un grand pays puis maintenant on compte plus,

22:49
Locuteur

on

22:49
Invité

est ce petit, cette puissance moyenne comme aurait dit, comme disait d'ailleurs Valéry Giscard d'Estaing il y

22:53
Locuteur

a

22:53
Invité

bien longtemps déjà. Et

22:54
Locuteur

il

22:54
Invité

y a aussi ce besoin, alors c'est pas sûr que quelques images en Arabie Saoudite comblent cette envie, mais je pense que ça il l'a complètement compris, qu'il fallait aussi incarner ça et dire on n'est pas un tout petit pays perdu sur la carte, on compte, on nous écoute et on a de l'influence. Je vous rejoins d'ailleurs les premiers pas d'Emmanuel Macron. Il faut se souvenir que pendant la campagne, un des handicaps malgré tout, atout handicap de Macron, c'est qu'il est jeune mais on se dit est-ce qu'il va avoir suffisamment l'expérience ? Et l'opinion là-dessus a une réaction assez positive après Trump, Poutine, en se disant ben oui, il l'occupe, il est dans le costume.

Et c'est vrai que la dimension internationale elle contribue beaucoup, on le sait, dans les enquêtes, à la question,

23:35
Locuteur

à

23:35
Invité

la stature, à l'incarnation de la fonction présidentielle. Même si électoralement ce n

23:40
Locuteur

'est

23:40
Invité

pas forcément un sujet qui a

23:42
Locuteur

une influence.

23:42
Invité

C'était même la faiblesse.

23:44
Locuteur

C'est

23:44
Invité

-à

23:44
Locuteur

-dire

23:44
Invité

que si on nous reprenait nous, peut-être pas nous les mêmes discutant dans le même endroit avec Bruce, sur Emmanuel Macron,

23:49
Locuteur

il

23:49
Invité

y avait est-ce que le régalien, est-ce qu'il est suffisamment au niveau ? Vous l'imaginez, rencontrer un chef d'État, c

23:54
Locuteur

'est

23:54
Invité

un gamin, bon, il est assez astucieux, d'abord c'est son tempérament je pense, pour aussi combler ça et maintenant personne, ça ne viendrait à

24:02
Locuteur

l

24:02
Invité

'esprit à personne de dire qu'il est faible sur le régalien. Et l'idée de choisir le commande-car pour remonter l

24:06
Locuteur

'échangéliser, c'est ce

24:08
Invité

signal-là qui est très fort dès

24:10
Locuteur

ce premier jour.

24:10
Présentateur

Alors, il a été élu il

24:11
Locuteur

y

24:11
Présentateur

a six mois, on avait déjà fait les 100 jours, les six mois, mais bon, c'est toujours un...

24:18
Locuteur

On

24:18
Présentateur

fera évidemment le premier anniversaire, Bernard Sananès, alors, est-ce qu'il est

24:23
Locuteur

populaire ? 38

24:25
Invité

% des Français font confiance à Emmanuel Macron pour affronter efficacement les problèmes qui se posent au pays, selon la question que nous posons. 38% des Français, c'est à peu près ce qu'avait François Hollande, c'est moins que Nicolas Sarkozy, pour donner une référence. En revanche, il

24:39
Locuteur

y

24:39
Invité

a des choses qui sont intéressantes, c'est de voir qu

24:42
Locuteur

'il

24:44
Invité

y a une forte baisse d'Emmanuel Macron pendant l'été. Cette forte baisse, on se dit à la rentrée, tous, quand on regarde les coups, en général, on se dit, il est sur le toboggan. C'est une expression bien connue chez nous, les sondeurs. Bon. Et finalement, ça ne se passe pas. Ça ne se passe pas à la fin septembre, puis, avec l'émission et son interview sur TF1, il réussit, j'allais dire, à s'acheter du temps, à s'acheter un créditant. Voilà. On voit que le nombre de Français qui disent il est trop tôt pour juger, qui était de 44%, repasse à 50%. Donc, il a réussi à faire la pédagogie de cette dimension tant importante avant de le juger.

Et deuxièmement, moi, j'observe quand même, c'est intéressant, qu

25:25
Locuteur

'il

25:26
Invité

a plus reculé

25:28
Locuteur

quand

25:28
Invité

une partie de l'opinion a eu le sentiment qu'il faisait du surplace pendant l'été que quand il a réformé.

25:33
Locuteur

Et

25:34
Invité

ça, c'est un paradoxe. Parce que la réforme du Code du travail, le budget, qui n

25:38
Locuteur

'est

25:38
Invité

pas quand même un exercice populaire, fait qu'il y

25:41
Locuteur

a

25:41
Invité

encore une petite chute, moins de deux, en fonction des instituts. Mais le gros de la chute, ça a été plutôt pendant l'été quand tout d'un coup, il y

25:48
Locuteur

a

25:48
Invité

eu un trouble en se disant mais finalement, est-ce qu'il va réformer ? Alors aujourd'hui, il a, on va dire, un atout et un handicap pour faire très simple. L'atout, dans une grande partie de l'électorat, c'est qu'il tient ses promesses. Y compris d'ailleurs dans les électorats qui lui sont opposés, qui lui sont hostiles, on lui reconnaît cette qualité. Et le handicap, sans doute structurant, on le saura dans quelques mois, c'est la politique injuste, la politique des riches, comme on l'a résumé. Une

26:16
Présentateur

précision sur les catégories sociales dans lesquelles il est moins populaire

26:24
Locuteur

?

26:24
Présentateur

Il est bien sûr

26:26
Invité

moins populaire comme il l'était au lendemain de

26:29
Locuteur

l

26:29
Invité

'élection présidentielle chez les ouvriers, chez les employés. Mais il faut noter qu'il a, sous l'effet de la CSG, beaucoup reculé chez les personnes âgées, par exemple. Mais au-delà de la lecture sociologique, c'est quand même la lecture politique qui reste structurante.

26:45
Locuteur

C

26:45
Invité

'est-à

26:46
Locuteur

-dire

26:46
Invité

qu'aujourd'hui, il

26:46
Locuteur

y

26:46
Invité

a un électorat qui est très en soutien, entre 80 et 90%, qui est sur les sympathisants d'Ambarche ou ces électeurs du premier tour. Il y a un électorat qui est coupé en deux, l'électorat de François Fillon, 50% pour faire simple de confiance, 50% de pas confiance, et trois autres électorats, Mélenchon, Le Pen, Hamon et les 100 préférences partisanes qui sont en opposition au-dessus de 60%.

27:09
Présentateur

C'est vraiment très intéressant. Alors, s'il nous regarde, le président de la République, s'il écoute Bernard Sadanes, il va se dire quoi ? Il va se dire « Il faut que je continue à réformer » parce que ça, ça marche. Même si ça fait

27:19
Locuteur

un peu grasser des

27:21
Présentateur

dents.

27:21
Invité

En plus, je pense que vous avez ça sans doute dans les études qualitatives. c'est non seulement on attend de lui et les Français attendent de lui que ça marche, mais même s'ils ne le soutiennent pas. Et il y a même chez des gens très très opposés une espèce d'espoir en disant « On ne l'aime pas, on ne

27:39
Locuteur

veut

27:39
Invité

pas voter pour lui. » On le condesse, mais si seulement ça pouvait marcher, ça serait bon pour le pays. C

27:43
Locuteur

'est

27:44
Invité

extrêmement paradoxal de ne pas aimer quelqu'un ou de ne

27:47
Locuteur

pas

27:47
Invité

le soutenir, mais de se dire finalement pour le pays,

27:50
Locuteur

ça

27:50
Invité

ne serait pas si mal. C'est peut-être pour ça qu'il surfe sur une opinion qui finalement n'est pas si hostile. Il a une chance extraordinaire. Il n'a pas d'opposant.

28:01
Locuteur

Il

28:01
Invité

a fracassé le paysage politique français. Consciencieusement. Consciencieusement. Il avait le nez d'ailleurs, il faut le reconnaître, pour se dire que

28:09
Locuteur

c

28:09
Invité

'était le moment ou jamais. Et aujourd'hui, vous regardez

28:12
Locuteur

de

28:12
Invité

tous les côtés dans l'hémicycle, il n'y

28:15
Locuteur

a

28:15
Invité

pas d'opposant. Alors, on se plaît à dire que Jean-Luc Mélenchon est le premier opposant, mais il est le premier opposant dans les médias. Il est le premier opposant par le verbe, mais ce n

28:25
Locuteur

'est

28:25
Invité

pas pour autant si vous voulez que les propositions qu'il formule, s'il en formule, sont reçues par une partie des Français. À droite, ils sont en pleine période de réflexion. Au Parti Socialiste, ils se demandent s'ils ne

28:37
Locuteur

vont

28:37
Invité

pas disparaître. Et le Front National est très absent d'une certaine façon puisqu'il y a un problème aussi de leadership qui se pose chez eux. Donc, il a cette chance-là. Il n

28:49
Locuteur

'y

28:49
Invité

a pas d'opposant alors que,

28:51
Locuteur

ce

28:51
Invité

qui est incroyable, c'est qu'il l'est, sa majorité repose sur un parti qui n'en est pas un,

28:58
Locuteur

qui

28:59
Invité

est fait de gens qui viennent d'un peu partout, beaucoup inexpérimentés, complètement inexpérimentés. On le voit

29:05
Locuteur

à l'Assemblée nationale, notamment,

29:07
Invité

très inexpérimentés.

29:08
Locuteur

Et

29:08
Invité

même quand ils ont des problèmes avec la justice, puisque ça arrive, et on l'a vu avec M. Ferrand, eh bien, ça ne prend pas. Donc, il a cette chance-là qui est une chance exceptionnelle que n'ont jamais eu

29:21
Locuteur

ses

29:22
Présentateur

prédécesseurs. Je trouve que dans le sondage de Bernard Salanès, qui est vraiment le plus intéressant, c'est que 50% des Français disent que c'est trop tôt. On lui laisse encore du temps. Ce n

29:31
Locuteur

'est

29:31
Présentateur

pas toujours le

29:32
Locuteur

cas. Je ne suis pas sûr, je n'ai pas le

29:33
Invité

souvenir, enfin, Bernard Salanès doit le savoir,

29:34
Locuteur

mais

29:34
Invité

je n

29:35
Locuteur

'ai

29:35
Invité

pas le souvenir qu'on ait eu ces chiffres

29:37
Locuteur

-là. Non, non, les jugements étaient plus... Et effectivement,

29:38
Invité

Nathalie Ratton, je pense que derrière ces 50% qui disent qu'il faut lui laisser le temps, ce serait bien que ça marche. Je vais vous donner un autre chiffre. On a posé la question sur, parmi ses promesses, il y avait « il fait de la politique autrement

29:53
Locuteur

». C

29:54
Invité

'est très partagé, 53% « il fait de

29:56
Locuteur

la

29:56
Invité

politique autrement ». Mais dans les électorats de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, qui sont des électorats en opposition à Macron, qui sont des électorats souvent très à distance de la politique, notamment l'électorat de Marine Le Pen, il y a quand même 4 électeurs sur 10 qui disent « il fait de la politique autrement ». Et donc on peut être, c

30:12
Locuteur

'est

30:12
Invité

ce que je reprends sur les électorats, on peut être très opposé à Emmanuel Macron, trouver que le code du travail ce n'est pas bien, trouver que la politique est injuste, qu'elle favorise les riches, et se dire « attendons, mais en tout cas c'est différent ». Et sa différence, aujourd'hui, elle fait sa marque. Il a réussi à convaincre qu'il était différent. Peut-être que ça basculera entièrement dans l'opposition, c'est là où la deuxième question de Time revient d'actualité, mais pour l'instant en tout cas il a réussi à constituer une équation très différente de ses prédécessions. Il a l'avantage d'être nouveau, mais effectivement, par définition, ça ne peut pas durer. S'il n

30:44
Locuteur

'y a

30:44
Invité

pas de résultat au bout de un an, deux ans, quand on se retrouvera pour les deux ans ou trois ans,

30:49
Locuteur

ça ne

30:50
Invité

pourra pas continuer à marcher comme ça.

30:51
Présentateur

Alors comment préside-t-il ? Comment ça se passe en coulisses ? Six mois déjà, on l'a dit, qu'Emmanuel Macron est élu. Depuis qu'il s'est installé à l'Élysée, le chef de l'État dirige ses équipes avec une main de fer. Les derniers qui en ont fait les frais, ce sont les membres du gouvernement sévèrement recadrés cette semaine. Julien Lennet, Marie-Charlotte Duluc et Yvan Bastiau.

31:15
Locuteur

Dans

31:16
Invité

la cour de l'Élysée, en sortant du Conseil des ministres, la consigne du président a toujours été claire. Pas de bavardage avec les journalistes. Cette semaine, les membres du gouvernement n'ont pas dérogé à la règle, surtout après le recadrage d'Emmanuel Macron au lendemain d'un article du Parisien. Il n'a pas du tout apprécié ces petites phrases distillées sous couvert d'anonymat ciblant tel ou tel ministre.

31:43
Locuteur

Quand

31:44
Invité

on les voit à la télé, ça n'est pas le macronisme flamboyant. Gérard Collomb est fatigué et Jean-Yves Le Drian inexistant. Colère d'Emmanuel Macron. Mardi, avant de dérouler l'ordre du jour, il va hausser le ton. Désormais, plus question de s'épancher ici ou là.

32:06
Locuteur

Si

32:06
Invité

le président a tenu à taper un peu du poing sur la table, c'est que ces dernières semaines, il y

32:11
Locuteur

a

32:11
Invité

eu des articles dans la presse où on a vu apparaître pas mal de pics où des proches de ministres sont cités disant du mal d'autres ministres et ça, le président ne le veut pas parce qu'il tient à avoir une équipe très disciplinée.

32:25
Locuteur

Si

32:25
Invité

ces petits bruits commencent à monter, c'est aussi parce qu'on commence à être dans une perspective de remaniement. On aura sans doute une modification de l'équipe gouvernementale le 18 novembre ou autour du 18 novembre et donc beaucoup de tensions chez les ministres qui commencent à s'exprimer voire à manœuvrer par article interposé. Mini remaniement en vue, sujet à crispation. Il aura lieu juste après la prise de fonction de Christophe Castaner à la tête de la République en marche. Quoi qu'il en soit, pour Emmanuel Macron, il y a une discipline collective à respecter. Son entourage en off décrit un homme intransigeant avec ses troupes et avec lui-même.

33:04
Locuteur

Il

33:04
Invité

n'a pas de vie, pas d'affect.

33:06
Locuteur

Il

33:06
Invité

considère qu'il ne doit rien à personne. Il n'y a que le travail, comme à la Silicon Valley. C'est dry. C'est me, myself and I. Et puis, il a un tempérament en acier. Conséquence, pas de répit pour l'équipe qui entoure le chef de l'État, notamment son premier cercle. C'est le cas d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée, ou d'Ismaël Emelien, conseiller spécial.

33:30
Locuteur

Ils

33:31
Invité

ont un rythme délirant. Ils sont épuisés. Je ne sais pas comment ils vont tenir.

33:39
Locuteur

Une

33:40
Invité

cadence infernale. C'est le tempo Macron, tel un chef d'entreprise déterminé à réussir.

33:47
Locuteur

Il

33:47
Invité

est en mode start-up. La start-up, en l'occurrence, c

33:51
Locuteur

'est

33:51
Invité

dans la France, en permanence. Et il exige de ses collaborateurs et de ses ministres qu'ils soient sur la même longueur d'onde. Il veut tout savoir sur tout. La conséquence, c'est qu'il travaille énormément et qu'il peut se le permettre, puisque maintenant, il est de notoriété publique que Macron est un petit dormeur, probablement un petit dormeur congénital. C'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de plus de 4-5 heures de sommeil par nuit. Et que donc, ses collaborateurs et certains ministres sont obligés de suivre s'ils veulent être au cœur de la Macronie. Au cœur de la Macronie, l'une des grandes préoccupations du moment est de donner plus d'écho au chantier en cours.

mieux défendre la politique avec des ministres poussés à se faire entendre. Mais il y a un problème de notoriété.

34:36
Locuteur

Comme

34:36
Invité

le montre un sondage, 12 sur 19 d'entre eux sont totalement inconnus du grand public.

34:44
Locuteur

Bon,

34:45
Présentateur

est-ce qu'il y a un problème avec ce gouvernement ? Les Français ne connaissent pas leurs ministres. C'est un souci ou pas, Yves Tréard ?

34:51
Invité

Écoutez, il faut mieux qu'ils soient bons et pas trop connus que très connus et mauvais. On a connu ça, quand même. Donc, les Français, ils ont voulu que le ménage soit fait et qu'il y

35:03
Locuteur

ait

35:03
Invité

des nouvelles têtes. En l'occurrence, c'est le cas. Donc, on ne

35:05
Locuteur

peut

35:05
Invité

pas tout avoir non plus. Non, pour être plus sérieux, je pense que ce qui manque à l'intérieur du gouvernement, parce que même ceux dont on dit qu'ils sont connus, ils ne sont pas très connus, pour dire la vérité, à part Jean-Yves Le Drian et évidemment Nicolas Hulot, qui est une figure médiatique, même le ministre de l'Intérieur et le sondage le montre, le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui est quand même un vieux routier de la politique, avec tout le respect qu'on lui doit. Il a été très très peu au Sénat parce qu'il siégeait très peu, il était dans sa ville de Lyon et or les Lyonnais, les gens ne le connaissaient pas tellement.

35:40
Locuteur

40%

35:40
Invité

des Français ne le connaissent

35:41
Locuteur

pas.

35:41
Invité

– Oui, et puis il n'a pas, je dirais, il n

35:44
Locuteur

'a

35:44
Invité

pas la gouaille de Pasqua, il n

35:46
Locuteur

'a

35:46
Invité

pas le…

35:47
Locuteur

Vous

35:47
Invité

voyez, donc, bon, c'est compliqué. Et le reste, ce sont des techniciens. Beaucoup de techniciens, Mme Belloubet, Mme Pénicaud, Mme la ministre Buzyn, Mme la ministre de la Santé, Mme Vidal, enfin, ce sont des techniciens. Est-ce qu'il faut qu'il y ait davantage d'incarnation

36:06
Locuteur

?

36:07
Invité

Probablement. Mais est-ce que le président le souhaite

36:09
Locuteur

?

36:10
Invité

Parce que le problème aussi, c'est que le président est extrêmement centralisateur, autoritaire, et que, eh bien, c'est lui qui conduit la politique. S'il y a des gens qui lui font de l'ombre autour de lui ou qui sont difficiles à maîtriser, eh bien, ça sera plus compliqué pour lui. Donc, moi, je pense que ce n

36:27
Locuteur

'est

36:27
Invité

pas un problème, sincèrement. Je pense que c'est anecdotique à partir du moment où, comme le disait Béatrice, il y a des résultats. Et ces résultats-là, de toute manière, ils ne seront pas là tout de suite. Oui, et les poids lourds politiques, alors il y

36:37
Locuteur

en

36:37
Invité

avait un au tout début avec François Bayon, mais les poids lourds politiques, c'est difficile de leur dire... Et puis ça, c'était difficile. Oui, et c'est difficile de leur dire ne parlez pas quand vous sortez, ne parlez pas aux journalistes, pas de petites phrases, etc. Ceux qui ont une existence politique antérieure, c'est difficile de leur imposer ça. Et sur les ministres connus, pas connus, bon, je pense que c

36:53
Locuteur

'est

36:53
Invité

déjà arrivé. Vous savez, on raconte même que vers la fin, Jacques Chirac, les secrétaires d'État qui étaient emboutables, ils demandaient qui c'était. Donc,

36:59
Locuteur

c

37:00
Invité

'est arrivé, paraît-il, dans un Conseil des ministres.

37:02
Locuteur

Donc, si Jacques

37:02
Invité

Chirac lui-même...

37:03
Présentateur

Bernard Sadanes, est-ce que c'était un handicap pour l'action du gouvernement, le fait qu

37:07
Locuteur

'il

37:07
Présentateur

n

37:08
Locuteur

'y ait

37:08
Présentateur

pas de poids lourds ?

37:08
Invité

En tout cas, ça a été suffisamment un handicap jusqu'à la rentrée pour qu'on organise une communication, on va dire, de l'équipe présidentielle qui fasse monter également de nouveaux députés.

37:21
Locuteur

Et

37:22
Invité

donc, on voit bien que la communication de l'équipe Macron, il ne faut pas regarder simplement dans le dispositif classique, président, premier ministre, ministre, mais on voit bien qu'il y a une génération aussi de nouveaux députés qui commencent à envahir poliment, mais les plateaux... Voilà. Maintenant, la difficulté, au-delà de la notoriété, c'est l'attribution des réformes. Et ça, c'est beaucoup plus inquiétant. Yves parlait de la moralisation et de la garde des Sceaux. On voit que la loi sur la moralisation, qui pourtant est plébiscitée, quand on faisait des enquêtes, 8 Français sur 10 ou 9 Français sur 10.

Et bien pourtant, en mémorisation, quand on a demandé aux personnes interrogées quelles sont les réformes qui vous ont le plus marquées, la loi sur la moralisation, elle arrive à peine dans les 10 premières, mais juste juste. Voilà. Alors que c'était une réforme très importante. Donc, au-delà de la notoriété des ministres, ce qui est important, c'est de savoir si les réformes qui sont menées sont attribuées au gouvernement. Par exemple, ce qu'a fait Jean-Michel Blanquer en matière de rentrée scolaire, dont on dit que la rentrée scolaire,

38:26
Locuteur

ce

38:26
Invité

n

38:26
Locuteur

'est

38:26
Invité

pas si mal passé que ça, mais pour l'instant, là aussi, il n'y

38:29
Locuteur

a

38:29
Invité

pas beaucoup d'attribution. Et donc, c'est plus ce sujet-là en termes de communication, en tout cas, qu'il faut régler

38:36
Présentateur

pour le gouvernement. ministre de l'éducation, 54% des Français ne le connaissent pas.

38:40
Locuteur

Alors qu'on l'a beaucoup vu, qu'il a donné beaucoup d'interviews, qu'il

38:42
Invité

est allé sur le...

38:44
Locuteur

Le calendrier lui était favorable.

38:45
Présentateur

Nathalie Saint-Cricq.

38:46
Invité

Après, il y a plusieurs paradoxes. Il y

38:49
Locuteur

a

38:49
Invité

effectivement une communication extrêmement centralisée.

38:51
Locuteur

C

38:51
Invité

'est-à

38:51
Locuteur

-dire,

38:51
Invité

tout vient d'Emmanuel Macron, d'un groupe de personnes autour de lui. Tout est très vissé, verrouillé. On l'a encore vu au Conseil des ministres où ils se sont fait copieusement, comment dire, avoiner, pour avoir osé dire quelque chose. Et comment voulez-vous que des gens aient une forte personnalité ? Tout à l'heure, il faisait référence à Pascua. Les gens qu'on a connus dans le temps, le vieux monde, l'ancien monde, il y avait des espèces de grandes gueules de gens qui s'exprimaient. Là, il a voulu un gouvernement anti-grande gueule. C'est-à

39:16
Locuteur

-dire

39:16
Invité

des gens qui sont effectivement des technos, plutôt des technocrates, mais au bon sens du terme, qui connaissent leur dossier, qui n'ont jamais fait de politique.

39:22
Locuteur

C

39:22
Invité

'est-à

39:23
Locuteur

-dire

39:23
Invité

qu'ils ne sont pas forcément en mesure d'aller sur un plateau de télé pour s'opposer à Jean-Luc Mélenchon ou à Marine Le Pen ou alors qu'ils n'en ont pas l'envie. Et après ça, on leur dit que s'ils disent un mot de travers, ça va mal finir. Donc il y

39:33
Locuteur

a

39:33
Invité

un darwinisme, une espèce de darwinisme ministériel d'Emmanuel Macron. Ils les laissent, ils regardent comment ils se débrouillent. Et comment voulez-vous que les pauvres, qui sont à la fois... Enfin, les pauvres, je ne

39:42
Locuteur

suis

39:42
Invité

pas en train de les plaindre, mais si on les fragilise en leur disant à la fois d'aller sur les plateaux de télé, mais jamais vous de dire une ânerie. Comment voulez

39:47
Locuteur

-vous

39:47
Invité

? Ils ne font pas de politique. Ils parlent de leur dossier et ils ont une peur bleue de s'aventurer dans autre chose. Donc à vouloir ne pas faire de politique et ne pas avoir de politique, eh

39:56
Locuteur

bien

39:56
Invité

on est dans un paradoxe. On veut avoir des petits soldats qui sont sur les plateaux de télé, qui ne disent jamais un mot de travers. Et il y

40:01
Locuteur

en

40:01
Invité

a au finish des gens un peu fades, qu'on ne mémorise pas, comme le disait Bernard.

40:05
Présentateur

Expliquez-nous ce qui s'est passé en Conseil des ministres. Pourquoi cette, pardon pour le mot, et pourquoi cette engueulade du président ? Qu'est-ce qu'ils ont fait

40:12
Locuteur

de si grave ?

40:14
Invité

Attendez, je ne sais pas, mais en gros, à l'époque où il y a les réseaux sociaux, où il y a quand même des journalistes encore qui existent, où il y a, vous ne pouvez pas aller mettre des ministres dans une bulle, où il y a le hof qui existe de moins en moins. Soit vous voulez que ces ministres fréquentes connaissent un petit peu les relais que sont les journalistes. Et à ce moment-là, si vous avez, vous, journaliste, face à vous, un ministre qui dit systématiquement une espèce de langue de bois digne de ce qui se passe en Corée du Nord, à ce moment-là, ça n'a aucun intérêt.

Donc il est possible, et on le voit tous les jours, qu'à un moment donné, il y en a un parce qu'il a le blues ou parce qu'il y a son collègue qui l'a énervé, qui disent, celui-là, vraiment, c'est la moitié de s'y endormi en Conseil des ministres. Ou vous avez la possibilité de quelqu'un d'autre qui dise, non pas une vacherie, mais voilà, c'est humain. Alors après, Emmanuel Macron, je dis ça par là parce que je vois sa tête en permanence, il a cette espèce de hantise du frondeur.

Alors, il y avait effectivement un cirque pas possible sous François Hollande, quelque chose qui était absolument désorganisé, où tout le monde tapait sur tout le monde, où tout le monde parlait de tout, mais même pas off, même pas en douce. C'est-à

41:19
Locuteur

-dire

41:19
Invité

qu'il le disait carrément partout. Donc, cette hantise du frondeur, je comprends. Je comprends qu'en tant que manager d'une équipe, il a une logique managériale, c'est-à-dire qu'y compris quand on gère une entreprise, on n

41:30
Locuteur

'a

41:30
Invité

pas envie que les gens se tapent dessus, mais la politique, le principe même de la politique,

41:35
Locuteur

c

41:35
Invité

'est d'avoir des gens, y compris de bons orateurs, de gens qui sont passionnés, et ça ne va pas très bien avec une espèce de logique de technicien qui dit jamais un mot plus haut que l'autre.

41:44
Locuteur

Sauf

41:44
Invité

que,

41:45
Locuteur

si

41:45
Invité

vous voulez, il a tort d'une certaine façon de passer un peu trop de temps là-dessus. Sincèrement, parce que les Français ne vont pas les juger à savoir si un tel est populaire, connu ou pas connu, ils s'en foutent. Pardon. Complètement. Ce qu'ils veulent, ce sont des résultats. On est dans un nouveau, puisqu'il dit qu'on est dans un nouveau monde, et je crois qu'effectivement, Bernard peut peut-être nous le confirmer, mais ce qu'attendent les gens, c'est que ça change.

42:08
Locuteur

Mais il est sûr que

42:09
Invité

ça parasite,

42:09
Locuteur

peut-être l'action.

42:10
Invité

Non, là où il a, il devrait se méfier. Beaucoup plus, à mon avis.

42:13
Locuteur

C

42:14
Invité

'est sur sa majorité parlementaire. Parce que sa majorité parlementaire, elle est, alors là, pour le coup, il faut la diriger, cette majorité parlementaire. Elle est vaste. C'est plus de 320 députés. Elle est de provenance très diverse. Et il y a probablement, là-dedans, des gens qui connaissent mal. Enfin, en tous les cas, que la direction du parti connaît mal. Donc ça, il devrait davantage se soucier, à mon avis, du relais parlementaire de son action d'exécutif.

42:45
Locuteur

Il

42:45
Présentateur

y

42:45
Locuteur

a

42:45
Présentateur

une question sur, vous évoquiez le management.

42:47
Locuteur

On

42:48
Présentateur

dit que c'est parfois digne d'une entreprise, enfin, d'une entreprise privée. Il y a parfois une violence. Regardez cette question SMS. L'attitude parfois arrogante et méprisante d'Emmanuel Macron ne risque-t-elle pas de se retourner contre lui, Béatrice Souchard ?

43:03
Locuteur

C

43:03
Invité

'est toujours le risque. Vous savez, il avait annoncé la couleur dans le magazine Le 1, c'était en 2015, où déjà, d'où toute la préméditation qu'on voit. Tout ça n

43:14
Locuteur

'est

43:14
Invité

pas arrivé par hasard. Ça n'arrive jamais par hasard. Il y

43:17
Locuteur

a

43:17
Invité

deux choses qui montrent la préméditation. Il y a cette interview sur laquelle je vais revenir. Et puis, le bouquin de Gaspard Ganser, qui montre étape par étape...

43:25
Locuteur

C'est conseiller à la communication de François Hollande. De

43:27
Invité

François Hollande pendant les deux dernières années, je crois, du quinquennat, et qui décrit, qui raconte des scènes d'Emmanuel Macron.

43:33
Locuteur

Et

43:33
Invité

on se dit, Emmanuel Macron, déjà,

43:34
Locuteur

il

43:34
Invité

ne pense qu'à ça. Il prépare la suite. Il y a vraiment une grande préméditation. Et dans le 1, c'était en juillet 2015, où il dit,

43:42
Locuteur

il

43:42
Invité

y a un absent dans le processus démocratique en France. C'est la figure du roi. Il faut occuper le siège vide du roi. Alors, il occupe ou il pense occuper le siège vide du roi. Tradition monarchique,

43:55
Présentateur

autre chose que je voudrais vous faire partager. Dans le monde, sérieux, un proche de l'Élysée est cité. J'ouvre les guillemets. Emmanuel Macron est très dur. Il n'a pas de vie, pas d'affect. Il considère qu'il ne doit rien à personne. Il n'y a que le travail. Il a un tempérament en acier.

44:14
Invité

Oui, d'un autre côté, c'est peut-être mieux pour faire ce qu'il fait. On a quand même considéré, enfin, les journalistes et les citoyens que François Hollande passait tout à tout le monde, que Cécile Duflo, que Christiane D'Aubira disait tout et n'importe quoi et qu'ils trouvaient que ce n'était pas bien grave et qu'il était toujours souriant et toujours en rondeur. Une fois de plus, qu'il n

44:31
Locuteur

'ait

44:31
Invité

pas d'affect, c'est probablement très dur pour eux parce que dans le même papier, on raconte qu'il leur envoie des SMS à 3h du matin, qu'il les convoque à 6 et que si, en gros, il n'y

44:39
Locuteur

a

44:39
Invité

que le travail dans la vie. Bon, je voulais dire qu'ils ont des états d'âme qu'ils fassent autre chose. C'est pas le sujet.

44:48
Locuteur

Je

44:48
Invité

veux dire, on ne

44:48
Locuteur

va

44:48
Invité

pas partir en week-end avec lui ni en vacances. Après, est-ce que la perception, c'est-à-dire c'est une espèce de jambe gauche, c'est-à

44:55
Locuteur

-dire

44:55
Invité

le côté, il

44:55
Locuteur

y a

44:55
Invité

l'efficacité d'un côté, est-ce qu'il aime les Français ? Est-ce qu'il aime les gens ? Est-ce qu'il fera quelques réformes pour comprendre cette empathie ? Alors, on l'a vu beaucoup pendant la campagne et encore dans ses déplacements, aller au contact des gens, les toucher, leur parler. Il avait ça. Est-ce qu'aujourd'hui, il fera percevoir par l'opinion qu'il les aime, un peu comme Chirac a fait toute sa popularité parce qu'il était capable de cirer 2 millions de mains et même si les gens savaient qu

45:21
Locuteur

'il

45:21
Invité

ne les reconnaissait pas, il allait au-devant des gens, c'est peut-être ce problème d'affect qui sera perçu par l'opinion, pas forcément par l'entourage qui risque de craquer. Bernard Solanès.

45:31
Locuteur

Je

45:31
Invité

crois qu'il a un risque, c'est que le sentiment qu'il veut donner d'autorité qui contribue en positif à l'incarnation de la fonction présidentielle se transforme en perception d'autoritarisme. Et ça, c'est un de ces risques dont il est, j'allais dire, le seul responsable. C'est que ce sentiment de « je décide de tout ». On voit bien que sur l'autorité, il y a 70% des Français qui lui attribuent maintenant cet adjectif. Pour certains, en positif, parce qu'ils trouvaient que François Hollande n'en avait pas assez, mais pour d'autres, en négatif. Deuxième moment mémorisé par les Français en termes d'image, c'est la démission du chef d'état-major des armées. C'est intéressant.

Mais la première, et ça me permettra de revenir sur un autre point, aujourd'hui, celui qui a, je ne

46:14
Locuteur

vais

46:14
Invité

pas dire le plus fait de couac, parce que dans les explications élisènes, on comprend que ce n'est pas affiché comme un couac. Mais c'est quand même Emmanuel Macron lui-même avec ses expressions « les feignants, le bordel ». Là aussi, dans la mémorisation des Français sur ces six mois, ça arrive respectivement en première image mémorisée et en troisième image mémorisée. Donc là aussi, Emmanuel Macron doit se méfier de lui-même parce que parfois, le risque, c'est que ses propos, les siens, cannibalisent la

46:40
Locuteur

perception

46:41
Présentateur

de son action. Alors que se passe-t-il à droite pendant ce temps ? Campagne interne pour la présidence des Républicains. Laurent Wauquiez est allé hier à Colombais-les-Deux-Églises pour commémorer l'anniversaire de la mort du général de Gaulle, alors que le favori de l'élection, Laurent Wauquiez, est la cible d'attaques de plus en plus violentes au sein même de son parti. Barbara Aztec et Pierre-Jean Perrin.

47:06
Invité

47 ans après la mort du général de Gaulle, les hommages sont toujours aussi nombreux.

47:12
Locuteur

Comme

47:13
Invité

chaque année, à Colombais-les-Deux-Églises, les commémorations se transforment en défilé de politique.

47:21
Locuteur

À

47:21
Invité

droite, deux candidats à la présidence des Républicains, Maël Decalan et Laurent Wauquiez, ont fait le déplacement, évitant soigneusement de se parler.

47:29
Locuteur

Au

47:30
Invité

moment où on va refonder notre famille politique,

47:32
Locuteur

le

47:32
Invité

général de Gaulle c'est la figure de référence. C'est celui qui, en 1948, trahi par une partie des siens qui vont à la soupe, décide de refonder notre famille et de poser les bases de ce que sera le gaullisme.

47:45
Locuteur

Donc

47:46
Invité

évidemment que ça a une importance fondamentale pour moi. Difficile de ne pas y voir une allusion directe à la situation des Républicains, plus divisé que jamais. Il y a deux semaines, dans les colonnes du Point, Laurent Wauquiez avait déjà tenté une autre comparaison avec le général.

48:03
Locuteur

On

48:04
Invité

a érigé la diversité comme un vaudor. Identitaire est devenu la pire insulte. Mais de Gaulle était identitaire. Il parlait de l'identité de la France.

48:14
Locuteur

Une

48:15
Invité

idée loin d'être partagée par son adversaire, Maël de Calan. Non, ce n

48:19
Locuteur

'est

48:19
Invité

pas mon avis. Le général de Gaulle portait une certaine idée de la France. Il portait certainement la conviction que la France a des racines, a une culture et qu'on peut être fier de ses racines et vouloir transmettre cette culture. Mais identitaire, ça renvoie à une vision de l'identité française comme étant blanche et chrétienne. Ce n'était pas sa vision. Laurent Wauquiez est certes le favori des sondages pour la présidence des Républicains. Mais il le sait. Il est loin de faire l'unanimité dans son propre camp. J'ai un peu fait mon choix qui est d'avancer, qui est de marcher, qui est de ne

48:54
Locuteur

pas

48:54
Invité

trop écouter les critiques les uns et les autres. Je sais ce que je veux porter. Je sais ce qui m'anime. Et ça, j'irai jusqu'au bout.

49:04
Locuteur

Et

49:05
Invité

même certains de ses amis en conviennent.

49:07
Locuteur

il

49:07
Invité

va parfois un peu trop loin.

49:10
Locuteur

Il

49:10
Invité

a une personnalité qui est un peu clivante. Il a des propos parfois un peu trash. Moi, je fais partie de ceux qui n'ont pas tellement aimé la séquence sur les critiques personnelles à l'égard du président de la République. Parce que je crois que les procès sur la personnalité des uns et des autres ne mènent à rien. C'est une cible l'envoquée aujourd'hui. Probablement parce que sa personnalité laisse pas indifférent. Mais c'est aussi une chance pour les Républicains. d'avoir comme futur président en tout cas, je l'espère, quelqu'un qui a une forte personnalité.

Récemment exclu des Républicains, Thierry Solaire, membre des constructifs, ne participera pas au vote mais condamne une ligne politique mortifère. Sa stratégie, je crois qu'il s'en cache à peine, c'est de considérer que Marine Le Pen est faible électoralement.

49:56
Locuteur

On

49:56
Invité

l'a vu au débat télé. Et qu'au fond, il faut prendre ce positionnement politique-là, c'est-à-dire les outrances, la radicalité, jouer sur les peurs, jouer sur l'identité nationale à fond les ballons pour essayer de capter cet électorat et donc peut-être un jour, j'imagine, être au second tour d'une élection présidentielle.

50:16
Locuteur

Un

50:16
Invité

avis qui trouve un écho chez de nombreux poids lourds du parti qui refusent de soutenir Laurent Wauquiez.

50:21
Locuteur

Xavier

50:22
Invité

Bertrand l'accuse lui aussi de courir après l'extrême droite

50:26
Locuteur

et

50:27
Invité

Valérie Pécresse menace même de quitter le parti.

50:31
Locuteur

Je

50:31
Invité

me réserve

50:32
Locuteur

à

50:33
Invité

voir une position qui dépendra de son comportement et de sa ligne politique. Ça n'a rien de personnel mais je crois qu'on est très nombreux dans ce cas et à penser de la même façon.

50:44
Locuteur

Cette

50:44
Invité

semaine, François Baroin va même encore un peu plus loin en considérant qu'aujourd'hui, l'avenir de la droite a un visage et un nom, celui d'Emmanuel Macron.

50:54
Locuteur

Laurent

50:54
Invité

Wauquiez appréciera.

50:58
Locuteur

Alors,

50:58
Présentateur

question SMS, si Laurent Wauquiez remporte le parti, que vont faire les républicains modérés ? Yves Tréard

51:03
Locuteur

?

51:04
Invité

Ils vont se diviser, de toute manière, ça y est, c'est déjà acté. Vous avez énormément de républicains, enfin énormément. Il y a un deuxième parti à droite qui est en train de se constituer autour de Laure de la Roudière, de Franck Riester, de Thierry Solaire qui devrait voir le jour en qualité de mouvement à la fin du mois de novembre et probablement de parti au début de l'année prochaine. Donc, c'est un parti qui va jouer la corde,

51:32
Locuteur

je ne sais

51:33
Invité

pas ce que ça veut dire, modérée par rapport à une corde peut-être un peu plus dure de la part de Laurent Wauquiez parce que ça fait guerre de doute que Laurent Wauquiez sera probablement le président des républicains. Et on va revenir vraisemblablement finalement à une situation hantée qui précédait 2002 où Jacques Chirac mais surtout à l'époque Balladur et Juppé avaient créé l'UMP en rassemblant, en tentant de rassembler le RPR et l'UDF. Là, on va se diriger très vraisemblablement, on en saura plus autour de Noël avec un parti qui défendra un gaullisme je dirais nationaliste

52:17
Locuteur

et

52:18
Invité

puis un autre parti qui va défendre un gaullisme plus social et qui ressemblera peut-être de loin à ce qu'était le centre droit il y a quelques années.

52:28
Présentateur

Quel regard vous portez sur cette campagne de Laurent Wauquiez ? Est-ce que c'est une campagne c

52:33
Locuteur

'est-à-dire ?

52:33
Invité

Cette, oui, campagne, oui un peu parce qu'ils font campagne les uns les autres,

52:37
Locuteur

ils

52:37
Invité

font des meetings, des tas de choses. Ce qui est frappant c'est que c'est sans doute la première fois qu'un parti va élire président quelqu'un dont pratiquement tout le monde en interne dit du mal. Quand je dis dit du

52:48
Locuteur

mal c'est faible

52:49
Invité

comme expression. Certains de gens qui sont d'une violence alors à la fois sur les idées en disant il n

52:54
Locuteur

'a

52:54
Invité

pas de conviction ce qu'il disait il y

52:56
Locuteur

a

52:56
Invité

10 ans il y a 5 ans il s'adapte et au public auquel il parle et aux périodes et aux circonstances politiques là il voit bien que du côté du Front National il y a un espace effectivement vers la droite donc il s'adresse plutôt à cette partie de l'électorat et puis sur le plan personnel des jugements très sévères qui sont portés sur lui en disant c'est une brute enfin voilà et il va devenir président des républicains. Cherchez l

53:18
Locuteur

'erreur.

53:18
Invité

Donc il sera comme Yves l'a dit il

53:21
Locuteur

n

53:21
Invité

'y

53:21
Locuteur

a

53:21
Invité

pas beaucoup de doute sur l'issue du scrutin il sera au long de cette élection le président du premier parti d'opposition parce que si même si

53:27
Locuteur

dans

53:27
Invité

les sondages c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui incarne l'opposition dans la réalité des élus que ce soit à l'Assemblée des maires et donc tout l'enjeu pour Laurent Wauquiez ça va être de montrer qu'il y a des opposants mais que lui peut être la force d'alternance. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire montrer que lui peut battre en 2022 Emmanuel Macron au second tour de l'élection présidentielle ce que pensent-ils et pensent ses soutiens ni Mélenchon ni Marine Le Pen ne peuvent faire. Et donc dans cette bataille-là il va quand même avancer de plusieurs marches.

Maintenant ce qui est étonnant c'est qu'effectivement au-delà même des élus le clivage est très fort chez ces électeurs et chez les sympathisants de droite et chez les sympathisants les républicains. Alors par ceux qui vont aller voter ce sont les militants c'est très différent mais chez les sympathisants les républicains on voyait François Baroin à la fin de ce reportage François Baroin dans le dernier baromètre 78% de bonnes opinions Laurent Wauquiez 54% 54% chez les sympathisants LR donc il est sans doute très populaire dans le noyau dur militant de LR dès qu'on élargit un peu le cercle c'est plus partagé Comme Cillon à la primaire en fait Un peu ou comme Nicolas Sarkozy après sa défi

54:36
Locuteur

Nathalie

54:36
Présentateur

Saint-Éric Est-ce qu'il y aura un débat entre les protagonistes de cette campagne pour

54:42
Locuteur

la présidence

54:43
Présentateur

des républicains

54:44
Locuteur

?

54:44
Invité

Je vous remercie de m'avoir proposé alors on a tout fait pour qu

54:46
Locuteur

'il

54:46
Invité

y

54:46
Locuteur

en

54:46
Invité

ait un on leur a proposé il y a France 2 certes mais aussi d'autres chaînes on leur a même proposé en prime c'est-à-dire avec

54:53
Locuteur

une

54:53
Présentateur

audience

54:55
Invité

pas repoussée à 23h ou à minuit c'est-à-dire de faire à leur convenance une heure une heure et quart entre 8h30 et 9h30 on s'est dit parce qu'on entend beaucoup de critiques venant des républicains considérant que les médias intronisent Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen premier opposant Emmanuel Macron donc on s'est dit également que c'était l'occasion de leur permettre d'exposer leurs idées non pas de faire comme ils ont dit un match comme Laurent Wauquiez dit un match de catch et de montrer les divisions pas du tout parce qu'il s'agit simplement de savoir quel est quand même le programme du deuxième parti et manifestement tout le monde était d'accord sauf Laurent Wauquiez ce qui pose un léger problème on n'a toujours pas compris pourquoi pourquoi il ne voulait pas parce que logiquement c'est pas non plus faire preuve d'un courage excessif de venir parler une heure au sein de sa famille alors après il y a eu la fameuse idée remarquable qui est de faire un débat avec dans une salle de meeting animée par des militants alors avec quand même les journalistes qui peuvent venir voir mais

55:49
Locuteur

je

55:49
Invité

ne sais pas qui va animer le débat si c'est Eric Ciotti ça va être un peu bizarre et comment va être composée la salle est-ce que ça sera que des Wauquiez existent si cette expression existe donc écoutez on

56:00
Locuteur

a tout fait

56:00
Invité

mais manifestement pour

56:02
Locuteur

l'instant il n'y a pas de débat prévu en

56:03
Invité

plus il

56:03
Locuteur

y

56:03
Invité

a eu des précédents c'est-à

56:04
Locuteur

-dire

56:04
Invité

qu'on a fait certes les débats de primaire que tout le monde a vu mais on avait fait également une émission avec Fillon François Fillon et Jean-François Copé bien sûr donc on n

56:12
Locuteur

'est

56:12
Invité

pas simplement devenu fou tout d'un coup à faire la chose on a vu François Fillon qui parlait de son programme Copé qui parlait du sien il s'était affronté après avec David Pujadas

56:24
Locuteur

pour ce

56:24
Présentateur

genre d'émission pour

56:25
Locuteur

ce genre de débat ça

56:26
Invité

veut dire qu'on revient quand même à une forme bonapartiste de la droite ça annonce le fait qu'il n

56:34
Locuteur

'y ait

56:34
Invité

pas de débat pour cette primaire qui sera une primaire fermée et non pas ouverte comme si ce sont des militants qui votent voilà ça annonce quelque chose ça annonce ce qui va se passer d'ici à 2022

56:44
Locuteur

c

56:44
Invité

'est-à-dire qu'à l'intérieur de cette droite là je pense qu'il y

56:47
Locuteur

aura

56:47
Invité

deux parties de droite ça paraît tout à fait clair mais à l'intérieur de cette droite là c'est fini plus de primaire

56:53
Locuteur

plus

56:54
Invité

de débat télévisé plus la corrida en tous les cas c'est le mot la

56:59
Locuteur

corrida

56:59
Invité

ou l'exposé du programme parce

57:01
Locuteur

que les débats à la primaire ça ne va pas être une corrida donc ça sera

57:04
Invité

le candidat de ce parti là

57:06
Locuteur

en

57:06
Invité

2022 sera de toute manière Laurent Wauquiez

57:08
Locuteur

voici

57:09
Présentateur

maintenant vos questions SMS et internet

57:10
Locuteur

allez

57:15
Présentateur

on revient à Emmanuel Macron et au début de notre émission cette tournée dans le golfe et regardez cette question comment est-il possible de se rendre par surprise en Arabie Saoudite alors

57:26
Invité

là je vais vous dire c'est assez simple pour Emmanuel Macron parce que d'abord il entretenait des relations assez étroites avec le prince Salman

57:33
Locuteur

avant

57:34
Invité

cela première chose et puis vous vous appelez Emmanuel Macron vous êtes président d'un pays qui s'appelle la France bon

57:42
Locuteur

pour savoir

57:43
Présentateur

si on peut passer si

57:44
Invité

vous voulez en plus peser par rapport aux Etats-Unis avec qui

57:47
Locuteur

vous

57:48
Invité

avez connu quelques temps difficiles

57:50
Présentateur

c'est pas très compliqué ça va Emmanuel Macron veut-il être présent seul sur tous les fronts la France l'Europe l'international ambition ou mégalomanie nous demande ce téléspectateur pas seul mais le premier

58:02
Invité

il

58:03
Locuteur

sait très bien qu

58:03
Invité

'il ne

58:03
Locuteur

peut

58:03
Invité

pas réussir seul mais il ne réussira jamais seul d'ailleurs mais il veut être le premier et c'est ce qu'il essaye de faire

58:09
Locuteur

et

58:09
Invité

les autres plutôt plusieurs pas derrière alors on est encore dans la traînée de l'élection présidentielle il surfe aussi sur la dynamique de

58:16
Locuteur

l

58:16
Invité

'élection présidentielle plus ça va aller plus les difficultés vont être face à lui plus l'impopularité va croître plus il aura besoin d'avoir des soutiens d'élargir ses soutiens que ce soit sur la politique internationale que ce soit sur la politique française

58:28
Locuteur

si

58:29
Invité

on n

58:29
Locuteur

'est

58:29
Invité

pas un peu mégalomane on ne

58:30
Locuteur

va

58:30
Invité

pas très loin enfin vous voyez ce que

58:31
Locuteur

je

58:32
Invité

veux

58:32
Locuteur

dire c'est la partie du duel ça

58:33
Invité

fait partie ou s'arrête si on se dit non non je ne

58:35
Locuteur

vais

58:35
Invité

jamais réussir oh là je ne devrais pas oh là là je ne

58:37
Locuteur

suis

58:37
Invité

pas à la hauteur oh

58:38
Locuteur

là

58:38
Invité

il ne

58:38
Locuteur

faut

58:38
Invité

pas que je le fasse ce n

58:39
Locuteur

'est

58:39
Invité

pas terrible donc voilà

58:40
Locuteur

le

58:41
Présentateur

déplacement de Macron en Arabie solide beaucoup de questions là-dessus n'est-il pas motivé par de potentiels

58:46
Invité

contrats ? évidemment vous savez c'est une zone où il y a de l'argent même si les cours de pétrole sont en train enfin s'effondrent depuis 2-3 ans maintenant même s'ils remontent en ce moment et bien c'est là où on achète de l'armement c'est là où et bien on a un niveau de vie qui est quand même très très élevé c'est là où on achète des voitures c'est là où on achète beaucoup de choses des bijoux c'est là où on achète du luxe et évidemment que pour la France c'est tout à fait

59:16
Présentateur

capital et regardez la question suivante le rapprochement d'Emmanuel Macron avec l'Arabie saoudite ne risque-t-il pas de mettre la France en porte-à-faux avec l'Iran

59:25
Locuteur

? il

59:26
Présentateur

y a une crise en ce moment entre Riyad et Téhéran est-ce qu'en faisant

59:29
Invité

ça il a pris partie ? non il ne prend pas partie parce qu'il ne prendra jamais partie justement il veut toujours être au centre donc si vous voulez être au centre vous ne prenez pas partie ni d'un côté ni de l'autre il faut dire une chose c'est que vous avez le président américain

59:44
Locuteur

qui

59:44
Invité

veut remettre en question les accords sur l'arme atomique iranienne

59:50
Locuteur

elle

59:51
Invité

ne

59:51
Locuteur

l'a

59:51
Invité

pas encore officiellement cette arme mais sur la fabrication de cette arme atomique iranienne ce qui avait été fait par Obama Trump veut le défaire donc qu'est-ce qu'il veut faire Macron ? il veut prendre la place de Trump à la fois en Iran mais aussi

1:00:05
Locuteur

et

1:00:06
Invité

bien être celui qui calme les Saoudiens par rapport aux Iraniens les français ont une carte à jouer c'est très clair puisque le langage très tranché de Donald Trump facilite la tâche évidemment d'Emmanuel Macron

1:00:25
Locuteur

on

1:00:25
Présentateur

n'entend pas trop notre ministre des affaires étrangères pour quelles raisons

1:00:30
Locuteur

?

1:00:31
Invité

il était en Egypte il

1:00:33
Locuteur

est beaucoup moins présent

1:00:35
Invité

que quand il était ministre de la Défense parce que d'abord il avait une petite quand même distance par rapport à Emmanuel Macron on rappelle que c'est Jean-Yves Le Drillon qui

1:00:46
Locuteur

avait une vraie

1:00:46
Invité

proximité avec François Hollande

1:00:47
Locuteur

et en

1:00:48
Invité

revanche il avait une certaine distance en plus il voit que Macron quand même tire beaucoup toutes les couvertures à lui alors que là il avait un champ libre du temps de François Hollande et donc voilà c'est une des

1:01:00
Locuteur

raisons

1:01:00
Invité

ce

1:01:00
Locuteur

serait

1:01:00
Invité

évidemment important dans le casting gouvernemental et politique d'avoir des ministres qui sont issus plutôt de l'ancien enfin du parti socialiste qui sont issus du parti socialiste et pour l'instant c'est vrai que ceux qui ont été mis en avant le premier ministre les deux ministres de Bercy sont plutôt dans le et droite et gauche sont plutôt dans le et droite

1:01:20
Présentateur

Macron veut une équipe rangée derrière lui mais sait-il que la liberté d'expression est une qualité essentielle en démocratie

1:01:28
Invité

? Oui en démocratie ça dépend ce qu

1:01:29
Locuteur

'on

1:01:29
Invité

fait comme travail je rappelle juste on ne

1:01:31
Locuteur

l

1:01:31
Invité

'a pas dit tout à l'heure que quand pour tous les députés ils se sont engagés ils ont signé ils ont signé un papier quand ils ont en disant qu'en gros ils avaient le droit de penser ce qu'ils voulaient mais qu'ils avaient surtout le droit de se taire et que s'ils avaient des réserves par rapport à un vote quelqu'un qui pouvait en parler mais au finish il fallait qu'il

1:01:47
Locuteur

y ait

1:01:47
Invité

une discipline de vote

1:01:48
Locuteur

ce

1:01:48
Invité

qui est un peu anticonstitutionnel quand même mais tout

1:01:51
Locuteur

vote impératif est nul et d'ailleurs on

1:01:52
Invité

a vu dans la discussion budgétaire qu'il y avait

1:01:54
Locuteur

quand même des espaces qui

1:01:58
Invité

frondent

1:01:58
Locuteur

et qu'ils n'ont même

1:01:59
Invité

pas le droit de co-signer une proposition de loi avec quelqu'un d'un autre groupe c'est pas bien c'est

1:02:04
Locuteur

bien

1:02:04
Invité

vissé

1:02:05
Locuteur

Est

1:02:06
Présentateur

-ce que Macron ne monopolise pas un peu trop la une des médias ne laissant que peu de place à ses ministres ?

1:02:15
Locuteur

C

1:02:15
Invité

'est la logique de la Ve République c'est le Président de la République et tout procède de lui c'est les institutions qui font

1:02:21
Locuteur

ça Même si on a

1:02:22
Invité

observé le mois dernier que le Premier ministre a commencé à

1:02:25
Locuteur

s'installer un peu Jean-Michel Blanquer aussi Regardez

1:02:27
Présentateur

la question suivante pardon peut-être plus simple pour répondre avec un tel président les ministres peuvent-ils trouver leur marque ?

1:02:34
Invité

C'est difficile il va falloir se battre il y en a quand même parce que là le sondage ce matin d'Odoxa est assez dur quand même parce que je vois j'ai l'impression que quelqu'un comme Jean-Michel Blanquer quand même quelqu'un qui a un vrai programme des vraies idées qui est discret mais

1:02:47
Locuteur

je

1:02:48
Invité

pense que ça va venir mais c'est long c'est des

1:02:50
Locuteur

gens

1:02:50
Invité

et puis nous on les connaît même pas enfin on a même moi j'en a la moitié je les reconnais pas alors que c'est mon travail vous voyez donc

1:02:56
Locuteur

ils font pas de politique si vous voulez

1:02:58
Invité

il y a beaucoup de ministres il faut quand même le dire par rapport à ce qu'on a connu par le passé ce sont des ministres Mme Pellicot Mme Buzyn ils font de la technique ils font pas de politique je

1:03:08
Locuteur

pense

1:03:09
Invité

que Macron veut dépolitiser leur exercice du pouvoir exactement et ils sont difficiles pour quelqu'un qui n

1:03:13
Locuteur

'est

1:03:13
Invité

pas spécialiste du sujet à entendre à comprendre donc c'est beaucoup plus difficile de se faire entendre quand vous êtes dans la technique du contrat du code du travail que quand vous faites des

1:03:24
Locuteur

phrases

1:03:26
Invité

et puis ils n

1:03:27
Locuteur

'ont

1:03:27
Invité

pas été choisis pour les mêmes raisons que leurs prédécesseurs qui étaient choisis quand on faisait un gouvernement justement pour avoir des personnalités visibles et par ailleurs

1:03:35
Locuteur

ils souffrent aussi de ne

1:03:37
Invité

pas avoir eu l'exposition de la campagne électorale parce que la campagne électorale d'Emmanuel Macron était tellement différente il n'y a eu qu'un visage alors qu'une campagne électorale ça permet à toute une génération d'éclore notamment dans les médias

1:03:48
Présentateur

merci beaucoup à tous les quatre merci d'avoir participé à cette émission en direct merci aussi à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air dans un instant Anne-Elisabeth Lemoyne pour C'est à vous ce soir la Rodif est à 23h15 très bonne soirée sur France 5