Nicolas Dupont-Aignan sur Radio Notre Dame (13/01/2022)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 15 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:02OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Bonjour, monsieur.
- 0:03OuverteRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017.
- 0:10ComplaisanteRéponse partielle
En 2017, vous avez réalisé un score de 4,7%, ce qui est assez estimable.
- 0:20OuverteRéponse directe
Et vous avez décidé, toujours en 2017, de vous reporter au deuxième tour sur Marine Le Pen. C'est une alliance que vous n'avez pas reconduite depuis.
- 0:28OuverteRéponse partielle
Vous êtes député de l'Essonne et aujourd'hui, face à la multiplicité des candidatures à droite et à cet inconnu que représente la candidature d'Éric Zemmour, si on arrive jusqu'au bout, vous vous situez exactement comment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10PrésentateurChiffre
« En 2017, vous avez réalisé un score de 4,7% »
- 0:49Invité politiqueFait
« Je ne suis pas un marchand politique. »
- 1:25Invité politiqueFait
« Non, pas par Éric Zemmour qui est un candidat de l'identité, qui est un homme de talent. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Je pense que le pays décline. »
- 2:28Invité politiqueFait
« Je suis candidat parce que j'apporte des solutions très concrètes sur la sécurité, sur l'emploi, sur le pouvoir d'achat, sur l'école. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Je suis absolument convaincu que face au tumulte du monde, il faut remplacer l'Union Européenne par une Europe des nations libres. »
- 4:26Invité politiqueChiffre
« Le continent africain va doubler de population, 1 milliard à 2 milliards, en 30 ans. »
- 4:40Invité politiqueFait
« On ne peut pas penser l'immigration, on ne peut pas penser les frontières si on ne pense pas le développement de l'Afrique. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Je pourrais ne pas me représenter, c'est qu'une source d'emmerdement si on parle vulgairement. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Je ne vois pas dans la classe politique actuelle quelqu'un qui ait eu la sincérité que j'ai eue et la cohérence depuis des années et qui propose un vrai projet de redressement national. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Moi, je crois que les sondages et les médias manipulent les choix des Français. »
- 9:26Invité politiqueChiffre
« Nous sommes le premier pays de la dépense publique au monde. »
- 9:30Invité politiqueChiffre
« Nous sommes le premier pays des impôts au monde. »
- 10:56Invité politiquePromesse
« Premier tiers, récompenser le travail en baissant les charges des salariés pour que la feuille de paye soit un peu plus forte. »
- 11:05Invité politiquePromesse
« Deuxième tiers, favoriser les entreprises qui relocalisent. »
- 12:26Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron a été mis au pouvoir par des grands groupes oligarchiques, financiers et industriels qui détiennent une part importante des médias en France. »
- 12:50Invité politiqueFait
« Ils ont détruit François Fillon pendant la campagne. Ils ont mis en valeur Emmanuel Macron en permanence. »
- 14:39Invité politiquePromesse
« Je propose le travail universel. »
- 15:36Invité politiquePromesse
« Je propose qu'on rende les Français propriétaires de leur logement pour assurer leur retraite. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Présentateur18 %
- ?12 %
≈ 111,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour, monsieur. Nicolas Dupont-Aignan, vous avez été candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017. En 2017, vous avez réalisé un score de 4,7%, ce
qui
est assez
estimable. Et
vous avez décidé, toujours en 2017,
de
vous reporter au deuxième tour sur Marine Le Pen. C'est une alliance que vous n'avez pas reconduite depuis.
Vous
êtes député de l'Essonne et aujourd'hui, face à la multiplicité des candidatures à droite et à cet inconnu
que
représente la candidature d'Éric Zemmour, si on arrive jusqu'au bout, vous vous situez exactement comment
?
Est-ce qu'il vous reste un espace
?
Je n'ai jamais raisonné
en
fonction d'espace. Je ne suis pas un marchand politique.
Je
suis un gaulliste de cœur,
de
conviction, qui a commencé avec Philippe Séguin.
Et
j'ai toujours défendu
ses
convictions, mes convictions, l'indépendance de la France, la souveraineté du peuple,
c
'est-à
-dire
la démocratie concrète, participative, la liberté des Français.
Et
j'ai envie de proposer aux Français en 2022 ce gaullisme populaire
qui,
pour moi, n'est pas représenté par les candidats.
Et
voilà
pourquoi... Pas par Éric
Zemmour
?
Non, pas par Éric Zemmour qui est un candidat de l'identité,
qui
est un homme de talent. Et j'ai pris le parti, mais qui ne va pas défendre du tout le même projet que moi. Il y a des points communs, mais il y
a
des différences. Mais surtout, j'ai pris le parti en ce début de campagne,
ce
que je ne faisais pas avant d'ailleurs, à tort, de ne jamais critiquer mes
concurrents, de
ne jamais rentrer dans la petite phrase. Parce que
j
'ai eu le recul des campagnes précédentes.
Et
j'ai eu le sentiment qu'on volait les campagnes présidentielles aux Français.
Et
c'est pourquoi les Français se détournent de la politique.
Parce
que quand vous avez des interviews dans les radios, je dirais, classiques, Radio Notre-Dame ayant, je vois marqué, la vie prend un sens, Radio Notre
-Dame est un peu différent. Oui, c'est le slogan de
Radio Notre-Dame. Eh bien, je crois que les Français attendent pas qu'on se critique mutuellement. Ils auront le choix. Ils voteront pour qui ils veulent.
Mais
les Français veulent savoir ce qu'on propose. Et je pense que nos compatriotes souffrent. Je pense que le pays décline. Et je suis candidat parce que j'apporte des solutions très concrètes sur la sécurité, sur l'emploi, sur le pouvoir d'achat, sur l'école. On ne parle pas assez de l'école de la République. Sur l'hôpital,
les
grands services publics, sur nos territoires qui sont abandonnés. Concentration tout urbaine effrayante.
Bref, je
veux être le candidat des solutions
et
de la liberté. Et donc, j'aimerais que l'on puisse parler de mon projet plus que celui des autres.
Alors, parlons de votre projet, mais je reformule ma question autrement. Sans offenser personne, il n
'est
pas question de ça. Ce que vous venez de déclarer, au fond, pourrait très bien convenir comme profession de foi à Valérie Pécresse. Pas totalement, parce que Valérie Pécresse a
fait
un choix européen
de
signature de tous les traités.
Ce qui n'est pas
votre
cas, Nicolas Dupont-Agnon. C'est l
'UMP, souvenez-vous, parce que je n'acceptais pas que le référendum de 2005,
qui
avait été gagné par le nom pour réorienter l'Europe, pas contre l'Europe, je n
'ai
jamais été contre l'Europe, contrairement à ce qu
'on
dit, mais pour la réorienter totalement,
a
été bafoué. A l'époque, c'est là où j'ai quitté ma famille politique, j'ai créé Debout la France. Et je suis absolument convaincu que face au tumulte du monde,
il
faut remplacer l'Union Européenne par une Europe des nations libres, où chaque pays retrouve sa liberté démocratique, mais
aussi
une Europe des projets de coopération
sur
le développement de l'Afrique, sur les nouvelles technologies vertes, sur l'indépendance face au numérique, et notamment au GAFA américain. C'est-à-dire que j'aimerais vraiment
que
le débat sur l'Europe soit aussi au cœur de la présidentielle. On ne peut pas continuer avec cette Union Européenne qui se mêle de tout,
qui
dépossède les peuples de leur liberté, et qui en même temps
ne
fait pas le boulot
sur
les grands enjeux du XXIe
siècle. Par
exemple, fixer des frontières à l'Union
Européenne
?
Pas
seulement. Par exemple, régler le problème de l'Afrique. J'étais le seul en 2017
qui
parlait de l'Afrique, ça n'intéressait pas beaucoup la presse, mais je pense que c'est un point central. Le continent africain va doubler de population,
1
milliard à 2 milliards, en 30 ans,
pas
en 50, en une génération. Et
nous
avons un volcan à nos portes,
et
on ne peut pas penser l'immigration, on ne peut pas penser les frontières si on ne pense pas le développement de l'Afrique. Je suis un des rares à avoir un plan pour l'agriculture africaine, pour qu'on fixe les populations, pour la transition démographique au Sahel. Bref, j'aimerais qu'on parle de ça. Et on ne parle de rien dans le vie politique.
Aujourd'hui,
le seul débat qu'il y a dans notre pays depuis 6 mois, c'est sur les masques, les tests. On est en train d'abrutir les Français.
Et
j'aimerais que l'élection présidentielle soit un moment d'oxygénation de l'esprit,
du
cerveau,
et
qu'après, les Français tranchent comme ils veulent. Et moi, mon boulot,
vous
savez,
vous
l'avez suggéré,
si
je me confie à vous, vous l'avez suggéré. Vous avez dit, M. Dupont-Aignan, vous avez été candidat en 2012, 2017. En gros, c'est pourquoi vous vous représentez ? Bon, parce que vous êtes poli. Et je vais vous dire pourquoi je me représente.
Je
pourrais ne pas me représenter, c'est qu'une source d'emmerdement si on parle vulgairement. Mais je me représente parce que je ne vois pas dans la classe politique actuelle quelqu'un
qui
ait eu la sincérité que j'ai eue et la cohérence depuis des années
et
qui propose
un
vrai projet de redressement national,
de
rassemblement des Français. Éric Zemmour, qui
a des points communs
avec moi,
est
en train d'exacerber les divisions, comme Emmanuel Macron.
Ça ne me plaît pas. Nicolas Dupont-Aignan, je vous ai aussi posé cette question. Pas seulement parce que je suis poli, c'est vrai, mais aussi parce que le contexte cette fois-ci est très différent. Vous n'aviez pas trois candidats de droite à peu près à touche-touche au niveau des évaluations sondagières, comme cette fois-ci.
C'est-à-dire que je parle
de Valérie Pécresse,
d'Éric Zemmour et de Marine Le Pen.
Pardonnez-moi de vous interrompre. C
'est normal que je vous pose cette
question. C'est normal que
vous la posiez, mais c'est normal que j'y réponde. Vous savez, quand j'étais en 2016, j'étais à 0,5% dans les sondages. 0,5%. Et j'avais deux paquebots à mes côtés. François Fillon à 25% et Marine Le Pen à 30%.
Ce
n'était pas plus facile. Moi, je crois que
les
sondages
et
les médias
manipulent
les choix des Français.
Au
point, d'ailleurs,
que
beaucoup d'entre eux ne veulent plus voter.
Et
je serais aussi le candidat de la démocratie au sens de l'appel au peuple.
Il
y
a
47 millions d'électeurs.
A
la présidentielle de 2017, au second tour,
il
n
'y a
que 31 millions qui ont voté un bulletin. Il y
a
eu 4 millions de votes blancs et nuls. Et ça veut dire qu'entre 31 et 47, il y a 16 millions de Français qui ont déserté.
C
'est colossal. Et
il risque d'être plus nombreux cette
fois-ci,
Nicolas Dépugnon. Mais oui,
si on continue comme ça, à ne parler que du Covid, et puis parallèlement à dire les sondages, c'est déjà fait. Vous n'avez que ça. Eh bien non, je refuse cela. Je refuse. Et je dis, j'offre un choix différent. J'ai des points communs,
bien
sûr, avec d'autres. Mais Mme Pécresse, elle a des points communs avec M. Macron, puisqu'elle a appelé à voter pour lui. Et puis elle a des points très communs.
Vous
voulez dire en 2017 ? Oui. M. Jadot, il a des points communs avec M. Mélenchon. Et pourtant, ils ont chacun leur candidature. Le général de Gaulle a voulu une présidentielle qui échappe à la règle des partis. Or, les partis et les sondages et les médias ont re-quinnappé l'élection. Je suis un candidat libre pour une France libre. Voilà. Et puis les Français vont choisir. Et je veux surtout
motiver
les abstentionnistes. Parce que votre raisonnement, je finis juste, en fait, il résonne dans le gâteau
des
voix qui disent aller voter.
Mais
il n
'y a
plus que 50% des gens qui disent aller voter. Moi, je m'adresse. Alors, peut-être que dans ces 50%-là, il y
a
des points communs. Pourquoi Zemmour ? Pourquoi pas Dupont-Aignan ? Pourquoi pas Pécresse ?
Mais
moi, je m'adresse à tous ceux qui ont déserté la politique.
Et
qui doivent réintégrer la politique pour qu'on change les choses dans ce pays.
Nicolas Dupont-Aignan, c'est la raison pour laquelle vous voulez être le candidat des propositions. Je vois que vous avez publié un livre au mois d'octobre intitulé « Où va le pognon ? » Au moins, c'est droit au but. Avec comme sous-titre « Comment récupérer 100 milliards d'euros par an de fraude et de gaspillage pour rétablir la France ? » Et il y a effectivement dans ce livre environ 150 pages qui expriment de façon très concrète les choix budgétaires à faire, les redressements, les arrêts de gaspillage que vous recommandez. C'est ça le sens profond de votre candidature ? Un assainissement concret ? C'est plus que ça.
J
'ai écrit
ce
livre
pendant
le début de la crise sanitaire quand je voyais qu'on manquait de tout, de blouses, de masques et de tout. Et pourtant,
quand
je regardais les chiffres, qu'on a le pays,
notre
pays, qui dépense le plus au monde dans le service public.
Nous
sommes le premier pays de la dépense publique au monde.
Nous
sommes le premier pays des impôts au monde.
Au
monde. Plus que maintenant le Danemark, la Suède et tout. Et
on
peut comprendre que dans des pays où il n
'y
a pas beaucoup de recettes,
même
aux Etats-Unis, où
il
n
'y a
pas beaucoup de financement public, il y
a
des problèmes de service public.
Et
je me suis dit, mais comment se fait-il que les Français accablés de taxes
aient
un service public en lambeaux
? Et je
me suis dit aussi,
si
on aborde la présidentielle
avec
que des Pères Noël en visite,
qui
racontent n'importe quoi aux Français pour les faire voter pour eux, eh bien on va encore plus dégoûter nos compatriotes. Alors j'ai pris le courage à demain et je me suis dit, je vais recenser tous les grands gaspillages
que
j'avais déjà travaillés dessus. J'ai repris des rapports parlementaires parce que je ne voulais pas qu
'on
m'accuse de fake news. Donc j'ai repris des rapports parlementaires, j'ai fait un travail très sérieux. Et je suis arrivé à 100 milliards
d
'argent
brûlé,
perdu. Et je me suis dit,
voilà,
je serai le seul candidat qui dès le départ va dire où je finance mes propositions. Parce que c'est très bien, en fait on va dire tous la même chose. Il faut plus de liens à l'hôpital, il faut plus de policiers, il faut plus d'enseignants, il faut plus de ceci, il faut plus de soldats.
Et
la question c'est comment on finance ? Exactement. Et j'ai commencé, je suis le seul candidat qui commence dans l'autre sens.
Qui
dit de combien je dispose
si
je fais l'effort de faire le ménage
et
où j'attribue cet argent. Et j'ai fait trois tiers
parce
que je pense qu'il faut un effet de seuil pour sauver la France. Premier tiers, récompenser le travail en baissant les charges des salariés pour que la feuille de paye soit un peu plus forte. Redonner la dignité par le travail. Deuxième tiers, favoriser les entreprises qui relocalisent. C
'est
mon combat du Made in France de produire en France depuis des années. Baisser les charges des impôts uniquement des entrepreneurs qui investissent en France mais pas ceux qui donnent aux actionnaires. Et puis troisième point, reconstruire nos services publics en Lambeau, notamment dans nos territoires ruraux et nos petites villes de moyenne
qui
sont complètement abandonnées.
Et
c'est l'hôpital, les services publics, l'école, l'université.
Parce
que nous avons toute une jeunesse
qui
s'entasse dans les amphithéâtres de l'université. Et moi mon souci principal aujourd'hui c'est la jeunesse de notre pays qui n'a pas
de
perspective. Et je crois qu'un pays où la jeunesse n'a pas de perspective, on le voit,
elle
s'expatrie.
Et
c'est inadmissible que nos plus grands cerveaux s'expatrie. Et je veux un autre destin pour mon pays.
Nicolas
Dupont-Denir, comment analysez-vous malgré tout l'apparente popularité très élevée, très forte et assez stable d'Emmanuel Macron qui, pour reprendre le déficit public, indépendamment et avant même la pandémie, n'a pas été le plus précautionneux en matière de dépenses publiques
? La
propagande, la propagande, la propagande, jamais dans notre pays... Mais la
propagande ça veut dire que c'est organisé,
vous
savez bien que ça ne l'est pas.
Mais
très bien organisé. Emmanuel Macron a été mis au pouvoir
par
des grands groupes oligarchiques, financiers et industriels qui détiennent une part importante des médias en France. J'estime que jamais, jamais... Là, vous dites que c'est le candidat des grands capitalistes, Nicolas Dupont-Denir.
Oui, tout
à fait. Jamais les médias français n'ont été aussi indécemment partiaux. Ils ont détruit François Fillon pendant la campagne. Ils ont mis en valeur Emmanuel Macron en permanence. Et ça continue au point que beaucoup de français que je croise dans la rue me disent on n'écoute plus la télé ou la radio,
on
n'en peut plus. Là, vous avez dit les français, vous voulez dire les médias français ? Les médias français sont coupables pour moi depuis des années d'une partialité indécente.
Ça
ne
veut
pas dire tous les journalistes, je vais être précis. Ça ne veut pas dire tous les médias. Je dis qu'il y
a
une propagande incroyable, premier point. Et deuxième point, je ne pense pas qu'Emmanuel Macron soit tant en position de force. Je pense que les français
ont
compris qu'ils ne résolvaient pas les problèmes du pays. Mais
comme
il y a une propagande qui discrédite systématiquement tout opposant
de
manière très perverse, eh bien les français se disent
on
est perdu.
Et
j'avais encore un maire au téléphone parce que je recherche les parrainages comme tous les candidats. Et je fais appel au maire s'il
y
en a qui m'écoutent.
J
'ai besoin de parrainages encore, il m'en manque. En tout cas parrainé, qui vous voulez, mais parrainé pour la démocratie. Et j'avais un maire qui me disait, vous voyez,
on
est perdu.
Quand
on écoute la télé, on est perdu. On ne nous parle de rien, de ce qui nous
paraît utile.
On n'est que dans la polémique. On n'est que dans l'excès. Et je vous remercie de votre émission. Parce que, vous voyez, on peut échanger sans un stress immédiat. On n'a pas l'impression qu'on est mis sur une casserole avec de l'eau bouillante. Ça fait du bien.
Moi,
j'aimerais qu'on profite de ces trois mois. Il ne nous reste que trois mois pour aborder des questions très simples.
Vous savez que ce ne sera pas le cas, Nicolas Dupont-Oignan.
Mais
je sais que ce ne sera pas le
cas. Vous savez que cette campagne est partie
pour être très superficielle.
Et ressembler à
un match de catch. Il y a 10 millions de pauvres en France.
Qu
'est-ce qu'on fait concrètement sans tomber dans l'assistanat ? Ça, c'est un sujet,
oui.
Je propose le travail universel. Pas le revenu universel.
Le
travail universel. Le revenu universel, c'est une
horreur. C
'est un assistana de bonne conscience. On enferme les gens dans la trappe à l'inactivité, à l'oisiveté.
Je
propose le travail universel.
C
'est-à-dire que chaque Français doit soit proposé
par
une collectivité locale, un petit boulot,
qu
'il remet en circuit.
Ça
paraît simple. C'est très compliqué à faire. C'est redonner, par exemple, à chaque personne qui reçoit le RSA,
lui
demander une journée par semaine au service de la collectivité. En échange des prestations qu'il reçoit. Tout à fait. C'est remettre le pied à l'étrier.
C
'est une philosophie de la responsabilité. Je demande la participation dans l'entreprise car je ne peux plus supporter de voir le PDG de Carrefour
prendre
3 millions d'euros de bénéfices de stock option quand les caissières
vivent
dans la misère. Ce n
'est
pas possible. Je
demande...
Vous voyez, j'aimerais qu'on ait une France de propriétaires. Je propose qu'on rende les Français propriétaires de leur logement pour assurer leur retraite. Vous voyez, alors je sais que je
parle...
Tout ça,
vous allez l'annoncer le 24 janvier.
Mais faut
-il encore avoir la parole ? Faut-il encore qu'à chaque émission,
on
ne me parle pas du Covid pendant 20 minutes
?
Voilà. Si vous voulez, je pense, mais je pense que là, c'est mûr. Les Français n'en peuvent plus.
Je
pense qu'on peut changer les choses.
Et
qu'en tout cas,
tout
homme politique,
vous
savez,
a
une part de sincérité très forte. Parce que c'est un métier ou une fonction très difficile. Et si je le fais, si je pars dans cette troisième bataille, c'est parce que je ressens le besoin d'apporter autre chose
que
ce que j'entends.
Sinon,
je ne
le
ferai pas.
Mais
vous avez quand même bien conscience que ce sera un combat beaucoup plus difficile que la dernière fois en 2017. Vous savez, tous les combats
sont difficiles. Vous savez, j'ai eu des parents... Je suis le petit dernier d'une famille. J'ai eu des parents qui étaient un grand-père aviateur de la guerre de 14 qui a failli y laisser sa peau. Et mes parents, prisonniers de guerre, et ma mère qui faisaient de la résistance à ses heures perdues, ils risquaient leur peau. Moi, je ne risque rien du tout. Je suis un privilégié. Je suis là pour défendre mon pays, apporter des idées.
Il
y a une belle élection. J'ai quand même quelques personnes qui me soutiennent. Même si les sondages sont faibles,
c
'est un ou deux millions de Français qui votent pour moi. Pourquoi je ne leur proposerais pas un autre destin ? Sinon, il n
'y
a plus de démocratie. Est-ce que vous avez des contacts privilégiés avec Marine Le Pen,
avec Eric Zemmour, avec Valérie Pécresse ? J'ai
des
contacts de Bonalois. Valérie Pécresse est présidente de la région. Je lui ai proposé un dossier sur Caillebotte, dans la ville dont j'ai été maire à 22 ans. Je croise parfois Marine Le Pen à l'Assemblée. On se dit bonjour, on se parle. Mais il n
'y
a pas de... Je ne suis pas dans une négociation.
Il
y a un premier tour. Les Français doivent avoir le choix. J'offre un choix gaulliste de liberté et de démocratie.
Maintenant, c
'est aussi aux Français, pardonnez-moi, et ça je vais peut-être un peu les engueuler pendant cette campagne, de se prendre en main.
Parce
que je vois des gens manifester,
qui
me disent après la manifestation,
ah
ben on ne
va
pas voter. Alors je leur dis, moi écoutez les amis,
vous
ne pouvez pas râler en permanence si vous n'allez pas voter.
Et
je crois qu'il
y a
un moment,
il
faut qu'on dise la vérité aux Français.
Ce
n
'est
pas l'homme politique qui va vous sauver.
Ce
n
'est
pas n'importe quel président, c'est vous. Est-ce qu'à un moment, Français,
vous
allez prendre votre destin en main
? C
'est ça la seule question. Et je vous le dis,
si
vous ne le prenez pas en 2022 rapidement, le pays risque de finir dans les poubelles de l'histoire et nos enfants et des petits esclaves, des Chinois, des Américains et des autres. Donc, c'est un enjeu fondamental français. Réveillez-vous, voilà ce que j'ai envie de dire.
Réveillez-vous, ce sera votre slogan
? Non, ce ne sera pas le slogan, il y en a un autre qui est prêt, mais qui sera dévoilé un peu plus tard.
Très
bien. En attendant, je rappelle le titre de votre livre, « Où va le pognon ? » aux éditions de l'Archipel, une comptabilité très précise de votre façon de faire des économies sur le budget national pour essayer de dégager des marges de manœuvre. Peut-être serons-nous amenés à reparler de tout cela. Merci.
Nicolas Dupont-Aignan