Débat Éric ZEMMOUR face à Philippe DE VILLIERS - Monarchie, Souveraineté, Frexit - 16/04/2021
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteRéponse directe
Comment expliquer que des monarchies soient toujours présentes dans des pays occidentaux et démocratiques alors que les rois n'ont plus de pouvoir réel ?
- 2:55RelanceRéponse partielle
Y a-t-il encore un esprit vendéen aujourd'hui à l'heure où la République fait l'unanimité ?
- 12:13OuverteRéponse directe
Entre l'échelon régional, national et européen, où placer le curseur de la souveraineté ?
- 26:41OuverteRéponse directe
La France peut-elle, veut-elle, doit-elle se passer de l'Union européenne ?
- 53:58FerméeRéponse directe
Faut-il un référendum pour sortir de l'Union européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39Philippe DE VILLIERSFait
« Ah bah si c'est pour être comme mon cousin d'Angleterre, je préfère couper du bois. »
- 13:40Philippe DE VILLIERSFait
« On est souverain ou on n'est pas souverain ? Parce que la souveraineté, c'est ce que les juristes appellent la compétence de la compétence. »
- 22:19Éric ZEMMOURFait
« L'Europe se définit non pas comme un territoire mais comme un espace juridique. »
- 27:26Éric ZEMMOURFait
« En 1992, tout est chamboulé. On passe de l'Europe de la coopération à l'Europe de l'intégration. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonsoir à tous. Le face-face de la semaine. Éric Zémour, Philippe Deviler. Une heure de débat entre l'éditorialiste et l'ancien ministre et député. Voici quelques axes que nous verrons ensemble à l'heure de la mort du prince Philippe en Angleterre ou en étant du royalisme en France. [musique] Y a-t-il encore un esprit vendéin aujourd'hui en 2021 ? Au moment où la souveraineté revient en force ? placer le curseur de cette souveraineté et du pouvoir à l'échelon national, [musique] régional, européen. Et puis la France peut-elle, veut-elle, doit-elle se passer de l'Union européenne ? Quelle solution entre un frexite ou bien une transformation de l'Union [musique] européenne de l'intérieur ? C'est parti pour le face-àface. Bonsoir Philippe Devilier, bonsoir Éric
Zemour. Philippe Devilier, vous avez été secrétaire d'état, député, président du MPF, mouvement pour à la France. Vous êtes cfondateur du vent des globes, fondateur du puit du fou. Vous êtes également écrivain. Vous avez écrit "Les gouloirs réfractaires demande des comptes au nouveau monde." Le moment est venu de dire ce que j'ai vu ou encore les cloches, les cloches sonneront-elles encore demain ? Et puis votre dernier ouvrage en date, le voici le jour d'après ce que je ne savais pas et vous non plus chez Albin Michel. Merci, ravi de vous recevoir ce soir là. La mort du prince Philippe. On va commencer par ce sujet d'actualité. Euh Marie d'Élisabeth d'Angleterre le 9 avril a remis la
couronne anglaise sur le devant de la scène. Comment expliquer Philippe Deviler que des monarchies soient toujours présentes dans certains pays occidentaux et démocratiques alors que les rois et Rennes n'ont plus aucun pouvoir réel ? D'abord [raclement de gorge] bonsoir et bonsoir bonsoir une nation c'est une famille de famille qui traverse le temps long et pour traverser le temps long besoin de figures symboliques allégoriqu l'unité et le sacré, quelque chose de plus que le commun. Et donc la famille britannique a cela. C'est un drapeau vivant, un étendard, un art Montréal qui franchit le temps long, qui s'identifie aux familles du Royaume-Uie. qui elle-même s'identifie à la famille royale, c'estàdire qu'on suit les épreuves, les soucis, même les frasques, on participe aux souffrances, il y a ce qu'on appelle dans les entreprises de l'affection sociociétat. Ben pour une nation, c'est encore plus vrai, c'est encore plus fort, c'est difficile de
génération en génération mais le la monarchie britannique avec la reine d'Angleterre réussit bien cette traversée du temps long. Éc. Oui, je suis tout à fait d'accord. La monarchie britannique réussit très bien cette œuvre, même si elle est attaqué de partout et même en son sein. On a vu la la dernière histoire avec la fameuse Mégane Merkel. Mais bon, ce n'est pas notre histoire. On n pas eu la même histoire. Nous, on a on a on a coupé la tête du roi et euh les rois qu'on a remis sur le trône n'ont pas réussi à durer. En fait, vous savez euh il y avait un très joli mot de Charles 10. Charles 10, on lui dit "Mais il faut accepter d'être un roi
constitutionnel." Et il répond "Ah bah si c'est pour être comme mon cousin d'Angleterre, je préfère couper du bois." Et ben voilà, c'est les deux les deux familles, les deux tempéraments. Effectivement, la famille d'Angleterre a accepté euh d'être comme ça sans pouvoir alors que la famille royale française finalement n'a jamais vraiment accepté et ils sont partis couper du bois. Il y a une scène magnifique dans les mémoires d'outreetombe. Vous souvenez qu'en Château Brill, on va voir ce pauvre Charlesis exilé euh en bohème, mort àav ça, on a eu deux destins. Et je pense que on a euh euh comment vous dire ? Je pense que le général De Gaulle a réglé définitivement la question euh en euh rassemblant et la monarchie et la République, en élisant un président de
la République au suffrage universel. Et donc euh comme il l'a dit lui-même d'ailleurs, j'ai réglé une question vieille de 169 ans en 1958 [raclement de gorge] par rapport à la révolution de 1789. Je pense qu'à la fois les Français ne se sont jamais vraiment remis d'avoir coupé la tête du roi. Il y a il y a une culpabilité, il y a il y a un manque, il y a quelque chose. Vous avez tout à fait raison. Il nous manque cette cette sacralité. Et en même temps, on a trouvé un un compromis goien en disant "Bon, allez, on peut pas remettre le roi, mais on met un président élu au suffrage universel. C'est la nouvelle huile sainte quoi en fait. C'est le suffrage universel. C'est la nouvelle huile sainte avec ses limites he je suis d'accord [raclement de gorge] mais c'est ce qu'on a trouvé de mieux et
et je pense que c'est une c'est une synthèse politique acceptable. Le royalisme est toujours vivant en France. Comment le royalisme est toujours vivant en France ? Alors que comme comme sentiment euh de manière privée, il peut exister, il peut se développer. On a on a on a ces ferveurs, on a ses tendresses euh si vous voulez. [raclement de gorge] Moi par exemple, je préfère Saint-Louis la couronne d'épines à Macron et la startup nation. Je préfère Duc Éclin à Darmanin et je préfère Jean Dark à à Nilalgo. Voilà. Mais je reviens sur ce que Éric vient de dire. En fait, en la défaite de ce dent H
on a eu l'instituteur national euh avec les Jules, Jules Kra, Jules Michelet qui se sont dit et qui se sont dit entre eux euh on a plus de fédérateur en fait, il y a pas de saint crème, il y a plus de sacré et il faut qu'on invente un sacré de substitution ce qui sera repris par de Gaulle lorsqu'il dit à chaque Chaque fois que la France s'est approchée de l'abîme, elle s'est accrochée à deux moules qui n'ont pas vacillé. Le tronçon de l'épée, la pensée française. Et cette pensée française, c'était le roman national. C'est-à-dire le roman national, c'était l'idée d'un fédérateur de substitution. Et ce n'est pas un hasard que ce soit
des laïques républicains et non pas des royalistes qui sont allés chercher Jeanne d'Arc, la bergère. H ils sont allés chercher Jean d'Arc parce qu'il voulait une fille sortie du peuple et qui est touché le saint crème, qui est touché le sacré et qui soit elle-même par ses voix proche du sacré. Et le drame le drame de notre époque c'est que depuis mai 68 le roman national a été massacré. Il y a plus de roman national. Notre histoire, notre art de vivre, notre langue sont contrebattues, déformé, tuméfié, se désagrège. Et quand un pays n'a plus de roman
national, il n'a plus l'imaginaire collectif. Et un pays qui n'a plus l'imaginaire collectif, que devient-il ? Il roule à la Bîme. Permettez-moi de vous relancer. Y a-t-il un esprit vendéin encore aujourd'hui à l'heure où la République justement fait désormais l'unanimité ? Elle est intéressante votre question parce que je vois très bien ce qu'il y a derrière. Je vous répondre euh et vous allez être surprise. Il y a un esprit vendéen. Il a été défini par Sol Gsine le 24 septembre 1980 13 en Vendé au LuxBoulogne. Il a dit il y a un esprit vendéen. C'est le même esprit que celui des paysans de Tambus contre
les bolcheviques. C'est un esprit réfractaire, un esprit dissident, un esprit résistant. Et il a même ajouté "Les Français seront un jour fier de la résistance des Vandéens." Et qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que cet esprit Vandéen en fait, il a muté ensuite au fil du temps euh la vendée, c'est le drapeau blanc de Catino, mais c'est aussi Cléo et de Lad, c'est-à-dire qu'elle a vendé au 20e siècle. C'est le département qui a donné deux vainqueurs de guerre mondiale à la France. Donc on est passé du drapeau blanc au drapeau tricoleur. Pourquoi ? Parce que c'est une vieille terre chrétienne et qu'elle a pratiqué le pardon et l'alchimie du sentiment qui
convertit le mal en nouvell. Je pense effectivement que d'abord la venda moi je suis toujours admiratif de de l'héroïsme des soldats vendés. Je suis comme Napoléon qui les admirait et qui c'est c'est Philippe d'ailleurs qui m'a raconté cette histoire magnifique de des il Bonapart est en visite vous savez en Vendé Napoléon Napoléon le 8 le 8 août donc 180 revenant d'Espagne s'arrête au quatre chemins de loi voilà et il demande à une famille et qu'est-ce que vous faisiez pendant la grande guerre et la le fils dit ah ben moi je sais pas j'étais je suis pas vraiment choisi et cetera et la fille dit moi j'étais du côté côté des blancs et Napoléon le regarde et et regarde le
garçon et lui dit "Vous vous êtes un gens foutre." Et donc en fait j'aime beaucoup cette histoire et c'est Philippe qui me l'a raconté il y a longtemps et après il s'arrête il s'arrête partout devant tous les curé du bocage Vendéen et leur dit "Vous avez un problème de toiture, vous avez un problème d'org et cetera et il sort sa cassette." Absolument. Ouais. Et donc vraiment je suis fasciné par ça et la France c'est la Franceation et c'est voilà exactement et en même temps et en même temps j'admire aussi les soldats républicains non pas quand ils massacrent les Vandéens mais quand ils défendent aux frontières le pays et cetera donc je suis toujours partagé moi dans cette histoire j'aime les deux. C'est c'est rare quand on est dans cette situation là, mais c'est comme ça. Et je
suis d'accord là-dessus avec Philippe de de Villier, il y a un esprit vendéen parce que ensuite bah aujourd'hui, c'est un peu nous, la France, la Vée, c'est-à-dire que on est la vendée de la mondialisation, on est la vendaée d'un certain univers qui nous impose la culture américaine et cetera et cetera. Nous sommes nous tentons de résister, de défendre un certain imaginaire français, un certain des mœurs françaises, vous voyez d'une relation entre les hommes et les femmes, entre la dans la société et on est balayé comme ça tout le temps par une espèce de d'armée des bleus qui nous vient du monde entier, en particulier des États-Unis et qui nous impose sa loi. Je pense qu'effectivement
il faut retrouver cet esprit bandéen de résistance puisque nous ne sommes plus comme comme à l'époque de la révolution et de Napoléon la puissance hégémonique en Europe. Donc il faut retrouver l'esprit de résistance du petit qui ne veut pas se faire manger par les gros. C'est pour moi c'est ça l'esprit vindé et en même temps il faut vivre dans son époque c'estàd que absolument pas parlons de parler de ma famille un instant mais moi c'est une famille de d'officiers français morts au champ d'honneur. Donc ils ont servi la monarchie puis ils ont servi l'empire. On a même une mèche de cheveux de de l'empereur dans notre patrimoine chez l'un d'entre nous. Et puis après ils ont servi la République puisque mon grand-père est mort mon mon mon père était orphelin de guerre. Son père est
mort à la bataille du grand couronnais 8 septembre 1914 glorieusement à la tête de sa compagnie. Voilà, en créant vive la France. Donc si vous voulez, l'histoire ne s'arrête pas et on est français quoi. Et et c'est c'est pas le régime qui compte. D'ailleurs, si vous permettez, aujourd'hui les derniers républicains, c'est les souverainistes parce que les autres, ils ont liquider la République, ils l'ont mis entre les mains du commissaire et ils l'ont liquidé au nom de la République. C'est tout le paradoxe. Extraordinaire. Alors, Philippe de Villier, vous vous présentez comme un souverainiste justement et vous assumez. Alors, entre l'échelon régional, cher à votre cœur, entre l'échelon national, cher à Éric
Zemour, entre l'échelon européen, cher à Emmanuel Macron, ou placer le curseur de la souveraineté ou placer le curseur du pouvoir ? Alors, il y a depuis Aristote Saint-Thomas d'Quin et toute la pensée occidentale, il y a un mot clair fondateurs de l'Europe, c'est le mot subsidiarité. Et ça me permet de répondre à votre question. La subsidiarité, c'est quoi ? C'est laisser faire à l'échelon inférieur tout ce qu'il peut faire tout seul. Voilà la réponse. Et donc ce qu'un maire peut faire tout seul sans intercommunalité qui vient ajouter une bureaucratie inutile, ce qu'il peut faire tout seul,
il faut le laisser faire tout seul. Ce que il ne peut pas faire tout seul, alors on passe à l'écheton du département par exemple parce que une des conquêtes durables de la révolution, c'est le département. département parce que le département est à l'échelle humaine. Euh à l'époque, on disait une journée par jour euh à chevalu, on peut remplacer ça par la paperace, le l'échelle humaine. Et après le département, il y a la nation. Alors, vous parlez de souveraineté. Euh la souveraineté, elle est nationale, elle peut pas être européenne. Il y a qu'Emmanuel Macron pour inventer un truc pareil. La souveraineté, elle est nationale parce que c'est la souveraineté du peuple. Et comme disait
Marie France Garot, on est une femme n'est pas à moitié enceinte. Euh on est souverain ou on n'est pas souverain ? Parce que la souveraineté, c'est ce que les juristes appellent la compétence de la compétence. Je suis souverain, donc je décide de ce que je vais décider, sinon je suis pas souverain. Et donc on peut pas avoir deux souverainetés. Une souveraineté à Paris, une souveraineté à Bruxelles. C'est une fadaise. Eric Zemand. Alors euh tout à fait d'accord avec la la fin. C'est évident, il ne peut pas y avoir de souverainetés. Vous souvenez Char Christine, j'ai débattu ici avec Clément Bone, le secrétaire d'État aux affaires européenne et c'est exactement la discussion qu'on a eu. Tout à fait. Et je voudrais prolonger ça en fait. Je pense que nous vivons un moment très
intéressant et très de de bascule. Je veux dire que on a connu Philippe de Villier et moi depuis 40 ans, l'émergence et la le renforcement d'une idée qui était la France n'est plus à la taille de de de du monde, à la taille des nouveaux enjeux et aujourd'hui c'est l'Europe, vous voyez c'est ce qu'on entend depuis à peu près 40 ans. Et bon alors Philippe et moi, on était plutôt dans le camp de ceux qui rechignaaient à tout ça, qui qui se révoltaient contre tout ça, mais on subissait quand même. On le subissait et cetera. Et je crois que nous vivons aujourd'hui un moment vraiment essentiel, c'est-à-dire que ce
discours-là a montré plus que ses limites, son échec. C'est-à-dire que nous vivons le moment où l'Europe a montré qu'il ne tenait plus, qu'elle ne tenait plus, que l'échelon européen ne fonctionnait pas. On l'a vu dans cette épidémie. Il y a on a parlé des vaccins, on a dit, on a toujours opposé. Alors, on est à peu près à 15 % de de vaccinés nous en France et puis on donne toujours les exemples israéliens, anglais qui sont très spectaculaires. Mais il faut creuser cette histoire. Il y a des exemples dont on ne parle jamais et qui sont vraiment lamentables pour nous. Est-ce que vous savez que les Serbes, les Serbes, la Serbie sont à 25 % de
vaccinés ? Est-ce que vous savez que les Chiliens, le Chili sont prêts à de 40 % de vaccinés ? Donc si vous voulez, on nous a expliqué depuis 40 ans que l'Europe était l'échelon idéal pour moderniser la France pour la la faire monter à un niveau plus élevé et en fait on s'aperçoit que il a été l'agent un des agents parce que c'est pas le seul, soyons honnête, de la tiermondisation de la France. Et moi, c'est ça qui me frappe dans cette histoire, c'est que là je pense qu'il y a pour la première fois et et je vous dis avec Philippe Devilier, on on s'en doute qu'on vit ce moment plus intensément que d'autres. C'est-à-dire que notre discours avait du mal à prendre et que aujourd'hui c'est leur discours qui a du mal à prendre.
C'estàd que les gens ont compris que l'Europe était une des causes du déclin français. encore une fois, pas la seule mais une des causes et qu'il faut changer de paradigme. Et Philippe alors le moi, il y a une chose qui me frappe et qui conforte ce que vous venez de dire et qui va au-delà, c'est que donc pendant des années, des décennies, on nous a dit tout seul, on est faible à plusieurs on on est plus fort. L'Europe puissance. Exactement. Je me souviens de Mich, l'Europe puissance. Bon, en réalité, il s'en foutaiit de l'Europe puissance. Ils ont jamais voulu faire une Europe puissance. Ils ont voulu faire un marché complémentaire euh à la demande des Américains, du marché américain. Mais peu importe. Aujourd'hui, ce qui me frappe et je
parle avec mon expérience euh comment dirais-je, de l'entreprise, euh on n'est plus autant de Vidal de la Blâche qui est identifié à la taille, à la puissance, la puissance à la taille. On était grand, donc on était puissant. Donc c'était l'échelle qui commandait la puissance et c'est comme ça qu'il y avait quand on était petit la carte de France, la carte du monde avec les petites taches rose, on était un grand pays parce qu'on est un pays étendu. Ça c'est fini, c'est terminé. En revanche, nous vivons avec depuis l'atome et la miniaturisation une combinaison contradictoire de l'infiniment petit, de l'infiniment puissant. Et donc une petite nation peut
paradoxalement atteindre à la puissance contrairement à la grande Israël par rapport à l'Australie et ça vaut pour les entreprises. C'est beaucoup plus intéressant encore. Ça veut dire qu'en fait quand on nous dit mais c'est pas possible de développer un tissu d'industrie à l'échelle nationale, c'est faux. C'était vrai il y a quelques années, c'est faux maintenant parce que avant c'était le couple travail capital, maintenant c'est le couple travail matière grise. Et si un pays a de la fierté, la fierté de créer, s'il a la substance, s'il a l'éducation, s'il a le savoir-faire, euh s'il a le feu sacré, il taille des croupières au plus grand. C'est ça qui est en train de se passer et c'est à cause de ça que l'Asie va
prendre le relais de l'Amérique. La puissance proportionnelle à la taille. Alors, je suis à moitié en désaccord et à moitié d'accord. Moitié en désaccord parce que je pense, cher Philippe que il y a encore un rapport entre la taille et la puissance. Je pense que il n'est ce n'est pas un hasard si les deux grandes puissances aujourd'hui sont la Chine et les États-Unis. Ce n'est pas un hasard si aujourd'hui nous avons un affrontement potentiel entre ces deux-là parce que ce sont des nations impérial en vérité toutes les deux dans un genre différent mais ils elles ont la taille de de de de la de la planète et il y a en effet toujours un
rapport entre la puissance et la taille. Vous savez que moi je suis euh un nostalgique euh malheureux euh de l'échec de Napoléon et c'est pour ça, c'est parce que avec la France de 1810, on avait une taille mondiale par rapport aux grandes aux grandes puissances d'aujourd'hui. Oui. Où plaçons cette mélancolie et cette nostalgie probablement désaccord. Il y a moi j'applique la phrase de Binville, son Napoléon, sauf pour la gloire, sauf pour l'honneur, il le mieux valu qu'il ne pas exister. C'est mon seul désaccord avec Binville et avec vous. Donc non, je pense vraiment que ça nous aurait donné une taille de puissance de de voyez de de puissance totale, de puissance global, voyez, de puissance mondiale.
Mais mais une fois qu'on a dit cela, une fois qu'on a dit voilà, on n'est pas les États-Unis, on n'est pas la Chine, on n'est pas dans ce duel, là je vous rejoins tout simplement parce que l'échec des européistes, c'est que il n'y a pas de nation européenne et donc ilon peut pas inventer en vérité cette puissance impériale à la taille de la Chine ou des États-Unis. Et là je vous suis. C'est-à-dire qu'on voit bien, vous avez donné l'exemple d'Israël, on pourrait donner l'exemple de Taïwan. Taiwan avec une population de 23 millions d'habitants je crois, qui bloque tout le monde avec les semiconducteurs. L'Angleterre va nous faire Singapour. Tu es extraordinaire. Un petit pays un/ers de la France qui fait vraiment qui bloque le monde entier avec
uniquement sa production de semi-conducteur. On voit bien pareil pour Israël qui est la vraie startup nation. On voit bien pour le même pour le Japon. le Japon qui est on l'oublie toujours mais qui est qui est une puissance formidable en vérité et qui n'est pas dans un ensemble économique uni et cetera en vérité et de deuxième chose et je je vous laisse la parole Philippe euh vous avez dit tout à l'heure quelque chose de très je vous avez dit l'Europe puissance il s'en moqué en fait je pense que c'est même pire que ça c'est-à-dire que je pense que l'Europe puissance c'est un fantasme français c'est-à-dire que les élites françaises croient qu'à travers l'Europe ils vont retrouver c'est ma plaisant enterie habituelle l'Europe de Napoléon et qui vont gouverner comme ça toute
l'Europe euh de façon alt et le fameux levier d'Archimède du général de G. Or, je pense que tous les pour tous les autres, l'Europe c'est l'inverse. C'est-à-dire que l'Europe c'est uniquement une machine à défaire la souveraineté, à défaire la puissance pour sortir de l'histoire. C'est la phrase de de Philippe Man que que j'aime à citer, c'est "Les pays européens chérissent leur impuissance car elles garantit leur innocence". Alors et et je pense que et c'est ça le drame européen, c'est ça le drame français en vérité, c'est que la France se fait une fausse idée de l'Europe. Alors pour mettre sous les yeux de nos téléspectateurs ce qu'on est en train de dire pour que ça soit concret,
je vais prendre si vous voulez en en trois phrases le bilan de l'Europe par rapport au Covid. Premier point du bilan, on va prendre le mot frontière. Bon euh, on a vu qu'en fait Schengen, ça marche par petit temps, mais dès qu'il y a du gros temps, ça marche pas. Je je développe pas, je suis prêt à développer mais simplement ça soulligne une chose, c'est que en fait on a voulu au conseil de le 14 décembre 2001, l'Europe c'est ainsi défini la fron la frontière la seule frontière que trace l'Europe tient au droits de l'homme et à la démocratie. Ça veut dire
que l'Europe se définit non pas comme un territoire mais comme un espace juridique. Donc en fait un espace sans frontière. On le paye au prix fort avec le Covid. Deuxème mot clé, le mot médicament. On a vu que en fait l'Europe ne produisait plus rien et que 80 % des principes actifs étaient produits ailleurs et notamment en Asie. Pourquoi ? Et ça vous le savez très bien mais on le dit pas assez. J'ai entendu hier Éric Dor Maten qui disait oui made in France mais attendez made in France encore faut-il qu'on ait le droit parce que qu'est-ce qui s'est passé depuis
Mastrich depuis 1992 depuis Mastrich on n' pas le droit il faut respecter la concurrence et donc en fait c'est Mastrich qui a empêché de faire par exemple l'indépendance numérique. Là, en ce moment, il y a 42000 satellites qui sont en train de s'installer au-dessus de nos têtes avec Elon Musk et chef Buzos. Et nous, Bernick, on a la parole d'un très bon communiquant Thierry Breton, j'ai bien connu, il était, j'avais fait travailler à mon cabinet quand j'étais secrétaire d'État la culture et il est formidable. Bon, je l'aime beaucoup mais c'est un extraordinaire euh funambule de la sémantique et donc il fait bien le boulot mais bon voilà. Donc médicament voà et troisièmement le vaccin. Alors le
vaccin, le vaccin c'est très simple. Donc Macron est allé voir Merkel, lui a dit on va faire un coup fabuleux. Alors là si Russie se cou là la souveraineté européenne et le coup c'est de confier à la commission de Bruxelles. C'est confie à des commissaires c'est à des bureaucrates le soin d'aller discuter comme si c'était un état. Et là qu'est-ce qu'on a compris ? Qu'est-ce qu'on doit comprendre ? Ben qu'une commission américaine comme dirait Paul Valéri c'est une commission de bureaucrate. Ça ça pas le poids d'un état. Et quand on compare la commission de Bruxelles avec Johnson avec son œil de lynx et Israël ou Trump ou Trump et ben voilà, c'est des états et un état ça discute avec un laboratoire en disant
"Bon dison, tu vas pas me faire le coup hein, moi je paye pas tant que ça et je veux les délais à la semaine près et cetera." C'est ça un état, c'est ça le régalien. Et c'est là où Macron a perdu le fil du régalien. Alors, c'est amusant parce qu'en même temps la commission, on reproche à la commission d'avoir trop négocié le prix. C'est intéressant en fait. C'est même l'inverse. C'est-à-dire que les États comme l'Angleterre, comme l'Amérique et même un petit État comme Israël ont payé plus cher et ont accepté de dépenser un argent fou pour avoir ces fameux vaccins. Si vous permettez, messieurs, vous êtes pas un tout petit peu hypocrite parce que dans le sens où il y a pas de robe de la santé, tout le monde le sait à la base déjà. Mais justement alors justement non mais
ça je suis d'accord. Alors déjà quand il y a une robe de quelque chose ça marche pas. Non non mais alors là je vous dites mais pas de la santé l'un après l'autre mot d'accord. Il y avait pas d'Europe de la santé. Non mais c'est vrai. Bah oui, mais justement c'est la perversité d'Emmanuel Macron, c'est qu'il a voulu profiter de l'épidémie pour imposer au FOREps une Europe de la santé et dire aux populations, regardez comme l'Europe marche bien. Donc il s'est assis sur les traités parce que vous avez tout à fait raison, il y a pas d'Europe de la santé de prévu. C'est le fameux le principe de subsidiarité dont parlait Philippe Deviller tout à l'heure. Donc on aurait dû effectivement avoir un un rapport national à cette question. D'ailleurs, on l'a eu au
début, souvenez-vous. Et donc là, ils ont voulu passer outre et ça s'est retourné contre eux. Mais c'est pas pour ça qu'on est hypocrite, c'est au contraire que on prend acte de ce qui s'est passé, c'est tout. Et alors, attendez, je jeis revenir sur 1992 Mastrich parce que c'est là qu'il y a le grand retournement jusqu'à Mastrich. C'est pour Dogo, il a accepté le traité de Rome signé le 25 mars 57 quand il est arrivé un an après [souffle coupé] à cause de l'agriculture française mais aussi pour deux autres raisons et dit moi je veux bien une Europe qui soit un concert d'état donc l'Europe de la coopération et ensuite la préférence communautaire c'est-à-dire que ce qu'on appelait le marché commun c'est un beau mot le marché commun le marché commun on aurait
pu faire le marché commun du médicament et je réponds à votre question on aurait pu faire le marché commun de l'industrie, on aurait pu faire et on aurait pu avoir des numéro 1 mondiaux. En 1992, tout est chamboulé. On passe de l'Europe de la coopération à l'Europe de l'intégration et on passe de l'Europe de la préférence communautaire du marché commun à l'Europe du libre échange mondial. Et là, on ne peut plus faire du numéro 1 mondiaux. Et là, à partir de cet instant, on fait, c'est la fameuse religion des flux. On fait, je sais pas si les gens qui nous écoutent savent ce que ça veut dire les chaînes de valeur globale. Les chaînes de valeur globale. Et vous savez ce que ça veut dire les chaînes de valeur globale ? Ça veut dire à la MAC mais la mondialisation monsieur
Zimou, elle sera heureuse, forcément heureuse. Et si on n' pas de masque, on ira en chercher en Chine parce qu'ils sont gentils les Chinois parce que le la le le comment la marchandisation du désir, le divin marché le divin marché. Alors je répond. très vite pour vous dire que je mettrai un bémol. Euh j'ai bien compris que effectivement il y avait une Europe plus coopérative, l'Europe des État dans les années 60 avec surtout vous avez tout à fait raison, la la le tarif extérieur commun, c'estàdire la préférence communautaire. Mais [raclement de gorge] mais je pense que moi le général de Gaulle s'est fait avoir. Je m'explique. Oui. C'est-à-dire que en fait ah tout ce qu'il y avait dans Maastrich, c'était déjà dans le traité de Rome en 57 et euh il l'a laissé et par exemple il a
même laissé quelque chose qui m'a toujours frappé avec le recul. C'est vous savez la première fois que les juges européens, je parle souvent des juges ici, les juges européens dans le fameux arrêt Costa Renel, voilà, ont décidé que le droit européen était supérieur aux droits nationaux. Et le général, c'est sous le général de Gaulle, 64. Et le général de Gaulle n'a rien dit et je pense que ils ont mis des mines et ils ont attendu la fin du vieux. Je dis ça avec toute l'affection possible puisque'à l'époque on le surnommait le vieux. et je pense qu'il s'est fait avoir et que quand il est parti et ben dès 70 on il y a le fameux rapport Verner avec la monnaie unique euh le le le qui annonce l'euro. Euh donc je je pense qu'il y avait tout de près et que
cette Europe des coopérations des États que Philippe Deviler défend à juste titre et qui a fait Airbus par exemple, on le dit jamais. On dit Airbus, c'est un un magnifique réussite de l'Europe. Non, c'est une magnifique de réussite de l'Europe des États. On est d'accord là-dessus. Mais je pense que ça a été une parenthèse et que euh ils ont attendu la fin de la parenthèse euh pour reprendre la marche en avant. Il y a un gars qui s'appelle Lecour, démocrate chrétien devant l'Éternel, qui était le président de la Cour européenne, donc une de nos cours suprêmes. Et il a dit récemment, c'est repris dans le livre de monsieur Vron Pouille [raclement de gorge] qui raconte ses mémoires. Il dit [rires]
mar Vin de Pouille, c'est le c'était l'ancien président. Bon, personnage éminent, ben on sort des gars avant avant l'autre sans terre. Ouais. Ah oui. Et euh il dit ceci, il y a euh de la part des juges euh dans le dans l'état de droit, écoutez bien, des charges dynamiques à effet différé. Voilà. Et tout y est. Et donc en fait ça Degoo l'a pas vu. Foyer l'avait vu. Oui. Il voulait pas signer, il voulait pas ratifier d'ailleurs le le la cour européenne des droits de l'homme. Mais de l'avait pas vu qu'en réalité c'est par l'état de droit, c'est par les juges que ils ont installé une religion
séculière des droits de l'homme qui permet aujourd'hui une immigration sans contre. Messieurs, j'aimerais qu'on qu'on continue justement sur l'Europe et que vous répondiez à cette question. Après avoir apprené une sortie de l'Union européenne, le Rassemblement national a finalement renoncé lors des dernières élections européenne à inscrire le Frexite dans son programme. La France peut-elle, veut-elle, doit-elle encore se passer de l'Union européenne ? Alors, vous me dites Rassemblement national, moi je fais pas de le pénu anthropocentrisme. Donc, ça veut dire quoi ça ? Bah, ça veut dire je me détermine pas par rapport à un parti politique. Je pense Éric non plus. on sera d'accord. Allez-y.
Bon, donc voilà. Alors euh moi je vais vous dire, il y a un fait nouveau. Je serais venu euh il y a quelques temps, il y a quelques années euh je vous aurais dit oh là bon sortir de l'Europe mais il y a un fait nouveau, c'est l'Angleterre qui a filé à l'anglaise. [grognement] Et en fait le Brexit ça veut dire deux choses avec le vaccin. 1, on peut partir alors que nous on pensait qu'on pourrait jamais partir. On nous expliquait non c'est comme le le socialisme en soviétique, ça va durer 1000 ans.
On peut partir. Et deuxièmement, on peut s'en sortir en en sortant puisque on veut bien avec l'affaire des vaccin et on va voir la suite, l'immigration et cetera, que un pays finalement restitué à sa souveraineté peut s'en sortir. Et donc ça change tout. Et moi ce que je propose euh j'ai attendu ce soir pour le dire, [raclement de gorge] vous allez voir, c'est Suukux. Euh je propose un Bruxellite en s'appuyant sur le groupe de Visrade, c'estàdire ceux qui sont aujourd'hui dans la situation où étaient les Anglais
pendant longtemps avant de s'en aller. Ils sont dans [raclement de gorge] ils sont Ronchons, ils sont grognons parce qu'en fait ils sont désignés comme des mauvais européens alors qu'ils sont autant et plus européens que nous. Et donc en fait, il faut dire à Orban, aux Polonais, aux Slovaques et au Tchèc, bon écoutez, on les met dehors. Donc le bruit de célite, c'est pas le frexit. Le frexite, c'est la France qui s'en va. Moi, je dis non, c'est eux qui s'en vont, les commissaires. Et on donc on casse le traité et on en refit un autre. On passe du traité de Bruxelles au traité de Rome. On revient au traité de Rome. Pourquoi je dis cela ? Pour deux raisons que je suis prêt à développer. La première, c'est que la
machine de Bruxelles nous entraîne dans un processus de colonisation mortelle et il y a peu de temps pour réagir. Colonisation de peuplement, colonisation de territoire de conquête et colonisation des esprits. C'estàd que l'Europe est une Europe sans tête, sans corps, sans âme. Et la deuxième raison, et j'aimerais avoir là-dessus la réaction d'Éric, c'est que la machine de Bruxelles euh nous fait manquer le rendez-vous qui vient pour la France qui est un rendez-vous avec la puissance à nouveau la puissance. C'estd qu'il faut que la France, il faut que le on est dans une
machine aujourd'hui, machine européenne qui en fait nous arrime à une puissance qui meurt, à une puissance qui décline, nous oblige à écrire l'histoire du continent européen sur le continent américain. Donc c'est plus possible. Alors que la logique de puissance aujourd'hui nous doit nous tourner vers la Russie. et l'Angleterre faire la grande Europe, c'est sortir de de cette Europe là pour en faire une autre, la grande de l'Atlantique à l'oral, celle du général de Gaul parce que sinon la Russie ira vers la Chine et on va se retrouver tout seul parce que de toute façon les Allemands et c'est quelque chose que
vous savez, les Allemands ils n'en font qu'à leur tête. Les Allemands, ils discutent avec la Turquie parce qu'ils ont 3 millions de Turcs, donc ils font gaffe. Les Allemands, ils discutent avec la Russie parce qu'ils ont Norstream. Et les Allemands, ils discutent avec les États-Unis parce qu'ils veulent surtout pas de logique de puissance avec la France nucléaire. Brook élite. Alors moi je pense que la France n'est pas l'Angleterre. Je veux dire par là que le Brexit ne peut pas pour l'instant avoir des conséquences sur la France. Je m'explique. Vous savez bien que l'Angleterre n'était dans l'Europe qu'à moitié. C'est-à-dire qu'elle était pas dans Schengen, elle était pas dans l'euro. D'ailleurs, elle a été assez intelligente pour cela, je pense. Je pense que c'est elle qui avait raison.
Mais en tout cas, vous savez bien qu'elle n'était pas impli im imbriquée, j'allais dire impliquée et imbriquée dans ce corset européen dont il est si difficile de se défaire. Deuxièmement, le peuple anglais n'est pas le peuple français. J'ai lu il y a quelques années une correspondance très intéressante entre Pompidou et Malot Michel Debray, voyez, des des gens de cette époque. Et à un moment, Pompido écrit, "Ça m'a beaucoup frappé, on est dans les années 60, voyez, c'est loin de nos de nos histoires d'aujourd'hui." Mais il dit quelque chose. Il dit "Voilà, c'est simple, la France pendant longtemps a été la puissance principale en Europe. Elle s'opposait, elle se battait contre toute l'Europe rassemblée. Pour la battre, il fallait que toute l'Europe se
rassemble." Et depuis la défaite de 1870 où on a perdu face à la Prusse seule, les Français ont peur et n'osent plus aller tout seul dans un dans un combat. Et c'est pour ça qu'ils sont aussi européens. Ils ne veulent pas se séparer de leurs alliés européens. Je pense que les Français depuis il y a eu 40 euh ce qui est 70 puissance 100 euh et euh je pense que les Français ne sont pas prêts. En plus, il n'y a il y a des en France, il y a une différence avec l'Angleterre, c'est la machine médiatique. La machine médiatique est uniformément européiste. Alors que vous le savez très bien, en Angleterre, il y avait des grands médias antieuropéens. Euh enfin euh si vous voulez, je pense qu'il on on va euh euh faire vous
parliez de du du Rassemblement national tout ça tout à l'heure en disant très justement que vous n'aviez pas à vous déterminer par rapport au Rassemblement national. Vous avez tout à fait raison. En revanche, on peut tirer euh des leçons des erreurs du Rassemblement national. Et Marine Le Pen en 2017 avait selon moi gâché sa campagne en accent sur euh l'euro et la sortie de l'euro et la sortie de l'Europe. Euh euh je pense que c'est une erreur. Je pense qu'aujourd'hui la priorité politique qui peut permettre de rassembler 70 % d'une population, c'est l'immigration, c'est la question migratoire, c'est ce que vous appelez comme moi la colonisation d'une partie importante du territoire. Donc je pense que c'est ça, il ne faut pas nous disperser et là il faut prendre
une autre stratégie selon moi, si vous me permettez de continuer au contraire stratég une autre stratégie selon moi qui est la stratégie du dédain. C'est-à-dire que je pense que nous sommes la France et que nous devons faire ce que nous voulons. Nous devons retrouver notre souveraineté que la commission ne soit d'accord ou ne soit pas d'accord. Les Allemands le font très bien. Vous l'avez dit vous-même. Ils choisissent, ils prennent, ils décident eu tribunalou. Bien sûr, vous avez tout à fait raison. Là, il y aura quelque chose. Il y aura quelque chose à à changer. Vous avez raison. Mais ce que je veux dire c'est que nous devons un cesser de faire comme Emmanuel Macron mais aussi comme ses prédécesseurs d'être toujours les moteurs de l'intégration européenne.
Nous nous devons au contraire briser l'intégration européenne. C'est-à-dire que nous devons arrêter la machine. Nous devons dire maintenant c'est terminé, nous respectons que les traités. Vous voyez, c'est notre discussion sur la santé tout à l'heure. On aurait dû dire non. La santé c'est une compétence nationale. On aurait dû dire non aussi même au grand emprunt. le grand emprunt dont tu es si fier Emmanuel Macron et qui va nous coûter en vérité plus cher que ce qu'il va nous rapporter. Voyez toutes les avancées européistes qui sont toujours dans le sens de plus d'intégration, de plus de fédéralisme. En vérité, vous le savez comme moi, cher Philippe, l'objectif c'est un gouvernement européen et une fédération européenne et les États-Unis d'Europe. Euh il faut briser ça. Si la France ne
fait plus ne prend plus d'initiative dans ce sens, ça va se déliter tout seul car vous le savez très bien, toutes les initiatives sont à l'origine de la France et à chaque fois ça se retourne contre la France. Donc je pense qu'il faut avancer et là où je vous retrouve en revanche, c'est sur l'alliance avec le groupe de Visrade. Eux aussi pensent que ça ne marche ça ne marche pas bien. Eux aussi pensent que il y a des sujets les plus importants sont les sujets identitaires sur une espèce de guerre de civilisation queon nous mène sur notre territoire et je pense qu'il faut effectivement s'allier à eux et et cesser d'être obsédé par le couple franco-allemand qui est en fait au lieu d'être un multiplicateur de puissance comme le croyait le général de Gaul à l'époque,
c'est devenu un multiplicateur de soumission. Donc je pense que c'est ça la la la bonne méthode. On s'en moque, on dédaigne, [raclement de gorge] on on ne on ne on demande pas de réforme, on demande pas de sorties de l'Europe, mais on fait à notre tête et je pense que c'est la meilleure solution, c'est-à-dire changer de l'intérieur. Exactement. Et et surtout ne faire plus de réforme en faveur de toujours plus d'intégration. La la position de l'élève Éric Zemour, c'est de rester au son de la classe près du poil et de dire au prof pour écouter ta dicté. Bon al se peut qu'il soit rappelé par le supérieur [toux][raclement de gorge] par le principal qui lui dit "Monsieur Zemour,
on peut pas vous garder." En d'autres termes, on a affaire à des juristes. L'état de droit, c'est il y a cinq cours sur cinq cours suprêmes et ces cinq cours suprêmes constituent [grognement] un engrenage. Et donc si nous on dit bah on rétablit nos frontières par exemple ou si nous on dit on n'est pas d'accord avec la Cour européenne des droits de l'homme sur le principe de non discrimination ou si nous on dit on veut pouvoir créer des grands groupes industriels en échappant aux règles sur la concurrence parfaite et cetera, ça va être évidemment un sujet de
conflit permanent. Mais je vais plus loin. Vous avez dit quelque chose entre les lignes que je retiens, c'est qu'en fait l'Europe, [raclement de gorge] vous voyez, la France est peut-être en train de mourir et l'Europe aussi. Et de quoi ? Bah de perdre le fil de sa civilisation. J'appelle Europe toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise à l'esprit à discipline des Grec. Paul Valérie. Aujourd'hui, aujourd'hui euh cette Europe ne se souvient plus de ce qu'elle est. Et en vous écoutant, je pensais à la conversation que j'ai eu un jour avec
Jacques Chirac en 2004 à propos de la Turquie parce que je lui ai dit "Vous savez très bien que la Turquie va signer votre projet de constitution." Ce qui était vrai et on voit même sur la photo sur le derrière le paraf, on voit Erdogan et il m'a dit "Mais on s'en fout." Je dis "Ah bon ? Oui, la l'Europe a des racines autant musulmanes que chrétiennes. Et donc en fait, c'est ça qu'ils pensent tous. Ils s'en foutent en fait. Et donc de quoi ils se foutent ? Ils se foutent du fait que la du que que l'Europe devienne multiculturelle. Et c'est ça le cœur du cœur, ce que je raconte dans mon livre au sujet du fameux dîner euh de rupture avec
Emmanuel Macron, c'est quand de quand je lui dis "Vous êtes profondément multiculturaliste, n'oubliez pas que la multiculturalité c'est la multiconflictualité et la multidéculturalité." C'estd que vous allez déculturer l'Europe euh parce que si l'Europe ne sait plus d'où elle vient, la contre sociociété qui est en train de s'installer va nous vaincre. Et quand on connaît l'histoire, quand on sait ce qui s'est passé euh dans l'histoire des peuples, le fait de mettre côte à côte deux civilisations qui sont difficilement missibles, la civilisation euh arabo-musulmane et la civilisation christiano-occidentale,
c'est un énorme risque. Et donc euh je sais pas quelle est la bonne méthode. Peut-être c'est la vôtre, peut-être c'est la mienne. Moi, je pense que je suis en avance. sur la vôtre. Vous savez très bien que en avance sur ce que j'ai compris sur mon évolution. Je suis d'accord avec vous, vous savez très bien sur cette guerre de civilisation sur notre sol. Donc euh ça, je ne vais pas euh prolonger cette discussion puisque nous sommes absolument d'accord et je je le dis souvent euh euh ici. En revanche, euh je reviendrai, vous avez cité Jacques Chirac, euh je reviendrai sur une autre citation de Jacques Chirac qui quand euh ses ses conseillers lui disaient "Ah Bruxelles ne sera pas d'accord et pour ceci pour cela, il disait "Bon, quand est-ce que Bruxelles
me déclare la guerre ?" Euh je pense que Bruxelles n'a pas les moyens de rétorsion. peut-être sur l'euro, il faudrait en discuter, mais même sur l'euro, je ne suis pas sûr que euh le on puisse nous imposer quoi que ce soit, mais enfin c'est une discussion qui réclame effectivement plus de d'approfondissement. Ce que je veux dire, c'est que euh il ne faut pas nous disperser. Euh je suis d'accord avec vous sur le droit, c'est-à-dire que je pense qu'il faudrait revenir d'ailleurs à la jurisprudence du Conseil d'État des années 60, c'est-à-dire que la dernière loi votée en France est supérieure au droits européens. Bravo ! H ça, [raclement de gorge] je pense qu'effectivement, il faudrait l'imposer par référendum, c'est-à-dire queon ne pourra pas autrement et le
référendum, vous le savez comme moi, euh ne peut pas être euh euh contesté par nos juridictions, même nos cours suprêmes, conseil constitutionnel. Exactement. Donc je pense que ça il faut y revenir. Mais pour le reste euh il n'y a pas à à multiplier euh vous voyez les les les la dispersion politique. Je pense qu'en plus que pour une raison tout simplement comment vous dire électoraliste, soyons cynique 2 minutes et soyons pratiques, mais je pense que on aura une majorité large sur le un diagnostic que l'on fait vous et moi sur la la guerre de civilisation, sur la nécessaire lutte contre cette colonisation islamique de le retour de l'assimilation. Tout ça, je pense qu'on
a une large majorité dans le pays. Alors qu'en revanche, on va se diviser nous si on commence une discussion sur la sortie de l'Europe et la rentr deviendra pas une grande puissance parce que si on doit redevenir une grande puissance, ben je hasarde d'un raisonnement qui qui me paraît de bon sens. Euh les anglais euh ils font comme ils ont toujours fait hein. Euh ils commencent à réfléchir check and balance dès le cassé. C'està ils regardent s'ils peuvent s'appuyer sur un pays pour éviter euh de de de s'appuyer sur aucun. Mais ils s'appuie sur les États-Unis. Philippe, voilà, vous avez vu leur dernier texte, il s'appuie sur les États-Unis. Donc c'est le retour à la vieille alliance. Mais sur le continent, ils chercheront un
partenaire. Bon, la Russie, j'y reviens, la question qui fâche euh la Russie, moi j'ai rencontré euh Vladimir Poutine longuement et il m'a dit euh il y a toutes les raisons culturelles pour qu'on se retrouve euh Saint-Benoît, Saint-Vladimir, Pushkin, Victor Hugo et cetera. On parlait à la langue française à Saint-Pétersbourg il y a encore peu de temps. Bon, on est la Russie, elle est elle se sent européenne. Et la deuxième chose, il me dit "Vous rendez compte, vous ne poussez dans les bras de la Chine." C'est une folie au moment où la Chine est en train de monter. Mais parlons de la Chine pour connaître un peu la Chine et le
raisonnement des dirigeants chinois. En fait, les dirigeants chinois, il regardent la France avec un œil favorable. Ils préféreront toujours le plus du foou à Disneyland parce qu'ils veulent pas se faire coca coloniser par les Américains. Et voilà pour la culture et pour ce qui concerne la politique et la géopolitique, la géostratégie, l'idée de s'appuyer sur la France qu'il regarde comme une puissance nostalgique ne leur déplaît pas. C'est le prolongement pour eux des routes de la soie. Donc pour la France plutôt que de suivre l'Allemagne qui suit son chemin et qui n'est pas un chemin de puissance qui est un chemin de tranquillité, de prospérité,
la l'Allemagne fait ses petites affaires et elle veut la paix, elle veut pas d'emmerde. Et bien la France pourrait très bien entretenir les meilleures relations avec l'Allemagne, avec l'Europe actuelle, mais en même temps se donner des atouts dont un dont parlement parle plus du tout, c'est la francophonie. Il y a 400 millions de locuteurs et parler la langue française, c'est c'est adopter dans son cœur l'esprit français. H et par ces temps où il faut de toute façon résoudre le problème de l'immigration en amont, le le la la France puissance francophone qui affirme euh qui affirme sa langue et sa culture dans le monde, c'est c'est quelque chose. Alors, il y avait une idée de Sarkozy sur la Méditerranée, le fameux pacte Méditerranéen, hein.
Ben, il faut reprendre ça. Il faut reprendre ça. Alors, vous savez en fait en fait ce que vous dites et vous n'avez pas tort. C'est-à-dire qu'en gros l'Allemagne a une politique continentale alors que nous on devrait avoir une politique mondiale. C'est c'est voilà exactement qui est servi par en plus euh nos nos euh nos mers nos nos terres exactement autre mer. Et donc à chaque fois, on a des espaces maritimes gigantesques. Euh c'est après tout qu'on est au moins cet avantage là et on a toujours rêvé de ce genre de politique mondiale la francophonie quand même. Exactement. C'est pour ça d'accord. Angleterre pendant des siècles. C'était ça cette rivalité là. Donc reprendre ça, je suis la Guadeloupe je suis voilà. Absolument. Absolument. Mais pas seulement. Parler de Mayotte, il est temps de
parler de la Guadeloupe. Mais pas seulement mais pas seulement la Guadeloue. Parler de la Vandé, je parle de la Guadeloupe. La Guadeloupe [rires] La Guadeloupe est toujours présente. Mais pas seulement la Guadeloupe d'ailleurs. Non, pas seulement la Guadeloue. J'ai beaucoup de questions encore. Ah bon ? D'accord. Alors simplement là oui, je pense qu'il faut effectivement mais vous me permettez une formule. Ce n'est pas ce n'est pas la ce n'est pas la présence dans l'Union européenne qui nous empêchera ça. En revanche, en revanche, ce qui est vrai, c'est qu'il faut, on a vu le les dernier sous Bressaut ridicule de la commission de Bruxelles à Ankara. Ce qui est vrai, c'est qu'il faut bloquer cette ce ce grotesque cette grotesque grenouille bruxelloise qui veut se faire aussi
grosse que le bœuf étatique et qui prétend avoir une politique étrangère. Ça, je pense que là, il faut par exemple, c'est ce genre de truc d'après moi qu'il faut qu'il faut briser. Oui. Alors euh la petite formule Oui. La la formule est simple. On nous a dit pendant des années, la France est trop petite pour l'Europe. Moi, je pense aujourd'hui que l'Europe est trop petite pour la France. C'estd que la France est une puissance mondiale. La France est une puissance mondiale parce qu'elle est elle est accueillie dans le cœur de tous les peuples du monde par son histoire, par son rayonnement, par son mystère. euh par son charme comme une espèce de romance indispensable à la paix du monde. Et ça, on nen joue plus, c'est dramatique. Mais vous voyez Philippe là, je pense
qu'il y a beaucoup de gens qui nous regardent et même qui sont d'accord avec nous sur beaucoup d'autres sujets et qui se disent ils sont fous. Enfin pas, ils sont fous d'ailleurs, ils sont romantiques mais et qui nous se disent sans l'Europe, on est perdu et cetera. C'est pour ça que je vous dis, je ne veux pas ouvrir plusieurs fronts. Mais attendez, c'est pas le romantisme d'avoir une Europe qui n'a plus d'industrie. Mais bien sûr, vous avez raison. Mais mais regardez les Allemands les Allemands ont réussi à garder une industrie. Moi je je viens le jour d' mon liv d'après le jour d'après. Euh c'est quoi ? Il y a la big tech qui profite du Covid pour s'enrichir davantage et qui qui nous prépare nous les sers de la glèbe numérique des
implants. C'est-à-dire qu'en fait on va être géolocalisé, on va être contrôlé de partout. La classe dirigeante d'ailleurs est d'accord avec les gafas mais c'est une folie. C'est-à-dire qu'en fait quand il n'y a pas de puissance publique, il y a des puissances privées. Et les puissances privées aujourd'hui qui nous contrôlent, qui inventeent une société disciplinaire qui transforme nos forts intimes en algorithmes, ce sont les gafas. Et donc pour casser les gafas, il faut les États. Il faut des États qui disent "Non, ça suffit maintenant." Et il faut que les États entre eux s'entendent pour dire à ces puissances privées de la big tech, big pharma, big data, big finance, ça suffit. C'est la puissance publique qui commande aux puissances privées
en refusant cette néoféodalisation numérique qui est en train de nous détruire. Oui, mais l'État français ne le fera jamais et n'aura jamais l'audace de le faire. Vous savez bien que seul la Chine et la Russie osent affronter les GAFA parce qu'ils ont gardé, vous allez me dire à juste titre, ils ont garder leur vraie souveraineté. Nous sommes dans un entre deux. L'entre deux est mortel. On s'est déshabillé de notre souveraineté nationale et il n'y a pas de souveraineté européenne et il n'y en aura pas. Et donc l'entre deux, c'est rien. C'est le vide. Attendez, il y a il y a quelque chose que je veux pas passer sous silence. J'ai appris hier qu'il y a, je sais pas si vous êtes au courant, un agenda qui s'appelle agenda Auant 2030. Et l'agenda au temps 2030,
j'ai lu quelques extraits, il définit deux ennemis, c'est la Russie et la Chine. Euh, il s'appuie sur l'alliance turque, le sultan, et il et il nous propose le walkisme. C'est à la cancel culture, l'agenda au temps 2030. Et donc si vous voulez pas sortir de l'Europe, au moins faites-moi plaisir. Donnez-moi quelque chose. La sortie de l'OTAN. La sortie de l'e parce que on sera jamais il y aura jamais d'Europe puissance diplomatique tant que la puissance militaire ne sera pas européenne.
L'erreur ça a été de retourner dans l'état major intégré. L'erreur de SarkoZi a été de retourner dans l'étatmajor intégré de l'OTAN. Ça, on est d'accord. Philippe Devillier, je vous pose une question et pour vous tout à l'heure préparer ma petite réponse. Est-ce que il faudra le référendum euh il faut un référendum pour sortir de l'Union européenne ? Une petite question pour vous après, mais justement sur l'Europe souveraine, une Europe souveraine qui concilie l'intérêt des peuples et le besoin de rapprochement. Est-ce que c'est selon vous possible ? Il y a pas de peuple européen, il y a pas de nation européenne et de toute façon, personne n'en veut. En dehors de nous, il y a que monsieur Macron qui en veut de la souveraineté européenne. Les Allemands, ils rigolent.
Vous avez qu'à demander à la copine de d'Éric, la ministre de la défense [rires] Versager non. Ah, la copine de la Non, elle a un nom trop difficile à prononcer. Mais vous parlez de souveraineté européenne en Allemagne. Moi, je suis allé récemment, ils éclatent de rire. Il y a pas que l'Allemagne non plus hein. Oui. Avec le tribunal de Carl les alors les autres, on en parle pas. Voilà. et le le euh non, il y a que nous. Donc la souveraineté européenne, ça voudrait dire par exle la souveraineté militaire européenne, mais les Allemands en veulent pas, vous voyez. Ça voudrait dire aussi la souveraineté diplomatique. Ça veut dire que nous on n'est pas comme les Allemands. Eux, ils sont obligés de traiter avec les Turcs. Petite parenthèse, vous savez pourquoi madame,
comment il s'appelle ? Van Derleyen là euh est allé voir sur le sofa Erdogan. On l'a pas dit mais je vais vous dire pourquoi. C'est que Erdogan, il avait touché en 2016 6 milliards d'euros pour garder les migrants. C'est Schengen, le soldat Schengen n'est pas capable de faire face tout seul. Donc on a dit au Turc, Nerkel a dit "Bon, allez, on vous donne un pourboire, la stratégie des pourboirs, 6 milliards d'euros et avec ça, vous gardez les migrants, les Syriens. Et maintenant ils sont de plus en plus nombreux. Et donc en fait monsieur Michel et et madame la la présidente de la la voilà de la commission, ils sont allés rediscuter le bout de gras avec Ardogan
et ça c'est pas dans les contrerendu officiels pour dire bon à au match. Alors pardon de vous relancer à monsieur monsieur Erdogan garde on a bien compris on a bien compris avant je vous relance un petit peu aussi sur le fait que vous dites qu'il y a pas d'Europe militaire il y a pas d'Europe effectivement de la santé est-ce qu'il y a pas une Europe culturelle une Europe intellectuelle vous qui avez été secrétaire d'état à la culture alors justement le le le le le l'Europe de la culture elle est aujourd'hui la laissé pour compte pourquoi parce que l'Europe de la culture c'est l'Europe de sa substance. On parlait de l'Europe de Saint-Benoît, Saint-Vladimir, on pourrait parler de Saint-Cyril et cetera. Cette Europe là, si elle renit ses origines,
si elle renit euh ce qu'elle a été, ce qui a fait sa grandeur, si elle renit sa civilisation, la civilisation chrétienne, euh elle ne peut pas exister. Il y a pas d'Europe de la culture si elle est amnésique. Aujourd'hui, l'Europe pratique l'amnésie des grandeur et l'hyperamnésie des lâchetés. Er, il reste 2 minutes à ma dernière question. Oui. Oui, effectivement. Et puis pour rebondir aussi sur ce qu'il a dit. Alors, faut-il un référendum sur l'Europe ? Oui. Est-ce qu'il faut un référendum selon vous pour sortir de l'Europe ? Vu au regard de ce qu'on a dit tout. Moi, je tiens ma position, c'estàd que je pense qu'il faut hiérarchiser les priorités politiques,
que la priorité essentielle, c'est l'immigration et c'est le le le grand remplacement comme dit Renault Camu, c'est la la colonisation de de territoire comme Philippe et moi nous le disons. Euh donc, je pense que c'est ça le sujet qu'il faut prioriser. Comme nous ne pourrons pas prendre des mesures drastiques sans si vous voulez mettre à bas toute la construction juridique par le Conseil constitutionnel, le Conseil d'État, la Cour européenne des droits de l'homme, la cour de justice européenne, il faut en passer par le peuple. Donc, il faut un référendum sur ce thème de l'immigration avec des mesures vraiment très sérieuses. Suppression du regroupement familial, suppression du
droit du sol, préférence nationale pour les allocations sociales et et des choses qui seraient interdites par le juge. Donc, il y a que le peuple qui peut nous autoriser. Je ne je c'est c'est ma discussion avec Philippe ce soir. Je pense qu'il ne faut pas disperser nos forces, que là-dessus nous avons une large majorité dans le pays et et alors qu'en revanche si on commence à discuter sur l'Europe, sortir de l'Europe, pas sortir de l'Europe et cetera, on va diviser nos forces, on va diviser notre camp, les gens vont se partager entre gens qui veulent la sortie de l'Europe et ceux qui ne veulent pas. Et là, on aura perdu l'essentiel et on aura perdu on aura perdu le le on aura perdu la proie pour on aura pris la croix pour l'ombre,
quoi. Et donc, on aura tout perdu. Et je pense qu'il ne faut pas faire cette erreur politique. Voilà, une dernière minute pour terminer. Vous rejoignez Éric Zemour au fond de la classe. Oui, [rires] rejoint derrière derrière le tuau de poil sur il y a la question du nombre. On peut pas on peut pas régler le problème de l'immigration si on règle pas le problème du nombre. Et après, il y a une deuxième question qu'on a pas abordé parce qu'on a pas eu le temps. Mais moi, je suis convaincu avec mon expérience et ce que j'ai fait dans ma vie. C'est peut-être naïf, mais si on décidait de retrouver une politique de civilisation, d'assimilation, si on décidait de de refabriquer des des petits français de désir, c'est de de dire à tous ceux qui voudraient nous rejoindre mais qui nous ne connaissent
pas, voilà, vous avez vos gloires, vous avez vos héros, vous avez vos saints, vous avez euh les pages de votre histoire, nous vous proposons les nôtres. Et bien la lame de feu, la lame de feu qui vient vers nous à laquelle on ne pourra jamais répondre avec les valeurs de la République, les droits de l'homme et la liberté d'expression, la laïcité, on peut y répondre si on a le feu sacré. En tout cas, Philippe, il faut leur donner le choix et après après on décide qui reste avec nous, qui ne reste pas avec nous. Après, ça fait tout seul. La peur change de camp et l'amour change de camp. Non, non, Philippe, rien ne se fait tout seul. Merci beaucoup [rires] messieurs, merci beaucoup Éric Zemour. Merci beaucoup à Philippe Devillier pour votre présence. Merci beaucoup pour cette émission. Vous
qui aimez l'histoire, tout de suite restez avec nous sur C News Bertrand Du Géclin avec la gare de 100 ans la belle histoire de France. Marmenant Franck Ferrand. C'est tout de suite.
Éric Zemmour