POURQUOI LE RAPPORT ALLONCLE FAIT VACILLER LA TÉLÉ PUBLIQUE ET L’ASSEMBLÉE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:07OuverteRéponse partielle
Comment expliquez-vous l'adoption de ce rapport par la commission ?
- 1:47RelanceRéponse directe
Pourquoi n'y avait-il pas d'excellentes solutions dans cette affaire ?
- 2:22OuverteRéponse directe
Vous estimez avoir manqué de temps de parole ?
- 4:20OuverteRéponse directe
Le groupe Bolloré a-t-il influencé la commission ?
- 6:23FerméeRéponse directe
Est-ce que vous avez été contacté par le groupe Bolloré ?
- 7:50OuverteRéponse partielle
Quelles sont les préconisations les plus inquiétantes du rapport ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« Le président aurait pu donner beaucoup plus de temps de parole aux autres groupes. »
- 5:39Fait
« Ils ont fourni des éléments de langage de propagande qui ont été repris mot à mot par le rapporteur. »
- 10:33Fait
« On a battu l'extrême droite lors des élections législatives en 2024. »
- 13:19Fait
« Un rapport ça n'a aucune portée normative, c'est pas une loi. »
- 14:01Fait
« Si c'est si mauvais que ça, il y a un moment il faut dire stop. »
- 15:25Fait
« Les macronistes quand ils ont un rapporteur de gauche, ils se posent moins ce genre de question. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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12 voix pour, 10 contre et l'abstention de tous les députés du bloc macroniste. C'est ce qu'il a fallu pour permettre l'adoption du rapport à l'oncle par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public réuni à HClos. Après des mois de discussion et des centaines d'heures d'auditions, c'est une victoire pour Charles Aloncle, le député UDR, rapporteur de ce document qui a déjà largement fuité dans la presse. Officiellement, il sera rendu disponible le 4 mai prochain parmi les recommandations la disparition de France 24, la fusion de France Info TV avec France 24 ou encore le retour à la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public par le président de la République. En attendant la niche parlementaire du groupe UDR le 25 juin prochain, cette commission lui a lui
aura donné une tribune gratuite à charge contre l'audiovisuel public enchaînant le les contre vérités pour servir l'agenda réactionnaire de l'extrême droite française. Un document unanimement condamné par les députés de gauche participant à cette commission dont Aurelien Saintoule député LFI. Quel bilan pour cette commission que nous réserveraient ce rapport s'il donnait naissance à une proposition de loi similaire ? C'est parti pour le premier entretien de cette édition.
Aurélien Saintou, bonsoir. Merci d'être avec nous sur le plateau du Média TV. L'adoption de ce rapport par la commission, j'imagine que c'est comment quand même un gros revers. Comment est-ce que vous l'expliquez ? Non, il faut relativiser, c'est pas un gros revers. La situation a était fondamentalement biaisée parce que on peut dire que d'une certaine façon euh euh le rapporteur jouait à pile je gagne face tuer parce que le le fait est que si euh on avait euh réussi à bloquer la publication du rapport, il serait allé se victimiser partout en disant euh vous voyez il y a le système qui se ligue contre moi et cetera. Donc ça présentait un inconvénient et de l'autre côté bah la publication maintenant il peut évidemment fanfaronner et dire voyez j'ai réussi j'ai j'ai franchi
l'obstacle. Donc n'importe comment il y avait pas d'excellentes solutions dans cette affaire-là. Et pourquoi il y avait pas d'excellentes solutions ? Parce que la la commission d'enquête a été mal présidée. Elle a été menée évidemment par le rapporteur d'une façon détestable mais ça tout le monde le en convient. Un point sur lequel on s'est peut-être pas assez attardé c'est queon aurait pu faire très différemment. D'abord, le président aurait pu donner beaucoup plus de temps de parole aux autres groupes, ce qui aurait quand même contrebalancé que le rapporteur a du temps. Euh, il y a aucun problème là-dessus, mais que les autres groupes puissent s'exprimer davantage, qu'il puissent orienter davantage euh la conversation et cetera. C'est un choix du président parce que
aujourd'hui, ils font mine d'avoir été d'excellents euh d'excellents présidents et rapporteurs. Mais dans en réalité non. parce que vous vous estimez que vous avez manqué de temps de paroles justement dans les dans les discussions. Al en réalité, il y a beaucoup de circonstances dans lesquelles moi j'ai pris la parole en disant je vois pas trop l'intérêt de l'audition. Voilà, le le rapporteur posait des questions sur les opinions des gens alors que en réalité bon c'est une pratique macartiste. Moi, je je j'établis un gros distingot. où une commission d'enquête est censée établir des faits. Et donc quand moi j'étais rapporteur d'une commission d'enquête, je ne demandais pas aux gens qu'est-ce que vous pensez de c ou qu'est-ce que vous pensez de ça. Globalement, je
disait plutôt tel jour il s'est passé c, tel jour il s'est passé ça, vous étiez où ? Vous faisiez quoi et cetera. C'est plutôt de cet endre-là que qu'on enquête. Mais le président lui, il avait une marge de manœuvre. il pouvait décider par exemple que telle ou telle audition serait passée à h clos et que comme ça le rapporteur pourrait pas utiliser des extraits vidéos, les tronquer, les les utiliser de façon malveillante sur les réseaux sociaux et cetera. Ça aurait toujours été public, il aurait toujours eu un compte-rendu, on aurait toujours pu se référer à ce qui avait été dit. C'est un principe de base de la démocratie mais au moins ça aurait été à froid. Là en réalité, ils ont donné du gaz, passez-moi l'expression, à la propagande et à tout l'empire Boloré qui évidemment s'est
donné à Corgeois. Donc le président à l'arrivée au dernier jour pouvait juste dire enfin pouvait juste dire il en était bien conscient avait créé les conditions pour que nous soyons placés face à ce dilemme de dire qu'est-ce queon veut créer comme précédent ? Soit on crée un précédent en laissant passer un rapport qui n'est pas un rapport. C'est un truc bizarre. Moi j'ai dit un salmigondi donc c'est un ensemble disparade comme ça de considération personnelle malveillante d'insinuation. Voilà. ou alors décider quasiment comme un précédent parce que c'est arrivé très rarement que on restreignait les droits des rapporteurs d'une commission d'enquête parce que voilà évidemment si
on avait réussi à le bloquer à l'avenir on aurait pu réutiliser contre nous ce genre de procédé en disant mais vous aviez bien réussi à bloquer le rapport à l'oncle et cetera cette question je vous avais dit que la commission d'enquête elle avait été instrumentalisée instrumentalisée par qui du coup bah elle a été instrumentalisée par le l'empire Boloré en priorité. On a appris il y a de jours que Boloré enfin la gardère affaire publique donc qui appartient au groupe Bolloré avait envoyé des questions à des parlementaires de membres de la commission d'enquête pour certaines auditions. Alors je m'empresse de préciser que ça se passe très régulièrement quand vous faites une commission d'enquête ou même des auditions dans une mission d'information. Vous avez des personnes
qui sont intéressées, qui connaissent le sujet, qui peuvent solliciter euh les rapporteurs euh les membres de la commission d'enquête en disant "Vous devriez interroger sur tel sujet ou tel sujet." Mais évidemment dans ces conditions, ça pose pas de problème. On sait pourquoi. Si vous êtes syndicaliste, par exemple, dans une entreprise qui a des problèmes, bah vous êtes tenté et vous avez raison de le faire, d'écrire au président, au rapporteur en lui en leur disant "J'ai des informations que vous pourrez utiliser pour mener votre votre vos questions, votre audition." Euh là en l'occurrence ce qui est très différent que dans le cas de la Garder/ash Boloré euh ce sont des personnes qui n'ont pas de connaissance particulière sur le fonctionnement de l'audiovisuel
public. En tout cas, pas en tant que personne morale. Peut-être qu'ils ont des salariés qui ils sont passés auparavant, mais ils ont rien à dire en particulier sur par contre, ils ont fourni des éléments de langage de propagande qui ont été repris mot à mot par le rapporteur et qui était à la limite de la calomnie puisque c'était des formules choc contre notamment la la patronne de France Télévision à qui disait "Vous avez gravement manqué à vos devoirs déontologiques et cetera." Donc, ils ont entièrement encadré le débat à l'égard de leurs concurrents pour donner un un équivalent. Je sais pas, imaginez-vous qu'une grande firme de le l'agroalimentaire envoie des questions pour pourrir une audition de son concurrent. Vous savez pas ce qui se passe dans l'autre boîte, mais vous le
faites quand même. Alors, je précise juste que l'enquête à laquelle vous faites référence, c'est une enquête du journal Le Monde et qui dit donc que des députés ont été contactés par le groupe la garder. Est-ce que c'est votre cas ou alors est-ce que vous connaissez des députés de la commission ? C'est c'est pas mon cas parce que je peux vous garantir que B a priori ils imaginent pas me contacter. Donc non, ça c'est pas ça m'est pas arrivé mais j'ai pas de doute que ça ça pu arriver vis-à-vis d'autres d'autres personnes. À mon avis, c'est principalement de toute façon Charloncle mais voilà donc ça on voit bien que de toute façon c'est un projet une offensive concertée. Vous avez un volet de la bataille politique et idéologique qui est mené par les grands médias de Boloré, européens, JDD,
C News et puis vous avez bah l'aile parlementaire de ce de cette nébuleuse politique là et avec le le dénié en fait par le monde macronique qui qui fait semblant de ne pas voir que Boloré tient les ficelles et cetera alors que évidemment eux-mêmes ils en sont d'une certaine façon complice. Ils ont nommé des gens qui étaient très proches à des postes de responsabilité où ils ont accepté des que Boloré se parjure plusieurs fois devant l'Assemblée nationale sans jamais engager de poursuite. Donc voilà, on est là dans un dans un jeu de dupe où il y en a un qui fait le gentil. Non mais écoutez, je ne suis pas d'accord avec monsieur à l'oncle, ça c'est le rôle de Patrier Lus. Et puis vous avez à l'oncle qui dit
les horreurs et qui déballe sa camelotte d'extrême droite. Alors on va parler maintenant donc des propositions en l'occurrence qu'il y a dans ce rapport. Donc il y en a près de 80 euh près de 400 pages. J'en ai cité quelques-unes en introduction. Je précise que ma langue a fourcheté d'ailleurs, c'est la disparition de France 4 et pas France 24. Euh pour vous, c'est quoi les préconisations les plus inquiétantes ? En réalité, je me suis pas attardé trop longuement, ça vous paraîtra bizarre, mais sur les préconisations parce que c'est pas là-dessus d'une certaine façon que j'avais à me prononcer lors du vote. Je faut l'expliquer que dans une le cadre d'une commission d'enquête, les membres de la commission d'enquête ont accès au rapport que quelques jours,
c'est-à-dire quelques heures en réalité seulement avant de délibérer de voter sur le le l'adoption ou non du rapport. Si bien que par principe, moi je ne censure rien s'agissant des propositions. Une proposition du rapporteur, elle lui appartient et bon bah il peut il peut se prononcer pour la privatisation le le l'augmentation du budget de 200 %. Je m'en fous, ça ne m'engage pas. Donc ce qui m'intéressait prioritairement, c'était d'aller voir dans le détail plutôt euh du texte euh s'il y avait des éléments qui étaient de l'endre de la diffamation, de la calomnie, de quelque chose d'illégal en fait, de la contrevérité manifeste. Parce que là, oui, effectivement, il s'agissait de protéger d'une certaine façon les personnes qui pouvaient être mises en cause parce que quand vous avez
un rapport parlementaire, bah l'immunité parlementaire s'applique pleinement et s'il y a des personnes qui ont été diffamées par les écrits de Charles Loncle, elles vont pas pouvoir se retourner devant la justice, aller devant la justice et dire "Bah, monsieur Alonc m'a diffamé." Bah non, en l'occurrence, c'est un rapport parlementaire et et circuler, il y a rien à voir. Donc, c'était ça ma priorité. Et puis je vais vous dire les choses, c'est que je vois bien et c'est normal que dans le milieu de l'audiovisuel public, les professionnels s'alarment de voir ces propositions qui sont évidemment assez euh délirantes et ils se disent "Bah c'est peut-être la sauce à laquelle on va être mangé à l'avenir." Après, il faut raison garder. En l'occurrence, on parle d'un député
qui est membre d'un tout petit groupe qui est une espèce d'excroissance du rassemblement national. Bien sûr que ça donne une indication du projet politique de l'extrême droite si jamais il l'emporte en 2027. Mais ça sert à rien de battre des mains et de se dire "Oh là là, c'est l'horreur, tout est foutu, jetons-nous sous la table" et cetera. La réalité, c'est qu'il y a une bataille politique à mener contre l'extrême droite, que il y a des forces politiques et sociales qui sont capables et mobiliser. On a battu l'extrême droite lors des élections législatives en 2024. On nous avait annoncé qu'il y aurait un rat de maré. Bon, on l'a conjuré. Donc les moyens de conjurer euh ce genre de catastrophe existent. une élection présidentielle, un débat, ce sujet sera mis sur la table et il y a
aucune raison que les Français s'abandonnent comme ça les yeux fermés au lubi de gens qui sont plus ou moins cryptofascistes. En fait, pour vous, le problème, si j'ai bien compris, du de cette commission et cetera, c'est que ça a donné une tribune en fait un peu gratuite. Bah écoutez, il y a à partir du moment où vous êtes parlementaire, vous avez le droit d'utiliser les outils du parlementarisme. Le fait est que moi j'ai expliqué, j'ai résumé la situation en disant que Charles Loncle avait importé les méthodes de ces news dans le parlement. Je ne suis pas d'accord pour que ces news continuent à polluer le débat public en faisant croire qu'il fait du journalisme. Je ne suis pas d'accord pour que ces méthodes soient transposées dans le monde parlementaire. C'est-à-dire quelle méthode ? Le
mensonge. Purement et simplement. À partir du moment où vous ne vous fondez pas sur des faits, où vous détournez le sens des propos des personnes que vous avez interrogé, bah évidemment vous créez de la confusion et vous empêchez un jugement serein de prendre des décisions éclairées. Je donne un exemple très simple. Vous avez des syndicalistes de France Télévision qui ont été auditionnés. C'était normal, on s'interrogeait sur d'éventuels dysfonctionnements dans l'audiovisuel public. Et ce sont des syndicalistes, vous imaginez bien qu'ils partent pas en vacances avec la direction. Ils ont plein de reproches à lui formuler d'ordre plutôt de gestion du personnel, ce qui est bien normal. Et euh et ils ont des idées aussi sur l'avenir de l'audiovisuel public, souvent assez
bonne. Voilà. Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Bah, ils ont commencé par ça. Ils ont dit "Bah écoutez, nous on a un problème, la direction, on lui demande ceci, elle fait cela." Bon, mais ils ont aussi dit tous la commission d'enquête depuis quelques semaines crée une ambiance de travail pourrie au sein de l'audiovisuel public. qu'on a l'impression qu'on est détesté, que les gens vous considérez que on est des espèces de de parasite que voilà. Donc pour nous ça devient difficile de faire notre travail et ça crée une ambiance vraiment détestable. Bon, on voit bien que le sens de leur propos est entier. On peut pas prendre juste la partie où ils accablent ou ils critiquent la direction et puis dire de l'autre côté non mais tout va bien, la commission d'enquête, elle est très bien
perçue et cetera. Vous pouvez pas citer un un aspect de leur intervention pour écarter complètement le reste. Alors c'est ce qu' fait à le plus souvent. En introduction donc la majeure partie des députés du bloc macroniste se sont abstenus durant le vote. On écoute du coup le député modem Erwan Balanan qui a choisi de s'abstenir. Je je rappelle un rapport ça n'a aucune portée normative, c'est pas une loi. Donc c'est un rapport, c'est un le fruit d'un travail, un travail controversé, un travail qui pose beaucoup de questions sur la façon dont il a été mené et sur les conclusions qu'il pose. Alors pourquoi ne pas avoir voté contre ? Parce que ne pas avoir voté contre, ça voulait dire que c'était ne plus avoir de rapport du tout. Et comment nous allions argumenter, contreargumenter si
nous avions plus de rapport ? On aurait eu la machine à fantasme qui se serait mis en route. Les les cris de d'orfrais de monsieur àong parlant de complot et nous aurions eu quelque chose qui aurait été malsin, je pense, pour la démocratie. Qu'est-ce que vous en pensez vous de cette abstention collective des ? Alors d'abord, c'est pas une abstention collective de tous les députés macronistes puisque le président de la commission d'enquête a fini au dernier moment par voter pour. On va revenir dessus. Bon, je crois que dans ce cas, Erwan Balanan se cache un petit peu derrière son petit doigt parce que si c'est si mauvais que ça, il y a un moment il faut dire stop. Et c'était la question qui s'est posée. Je ne veux pas non plus l'accabler parce que euh évidemment on
était dans un face à un dilemme, je l'ai résumé tout à l'heure, quel précédent on allait créer ? Est-ce qu'on allait restreindre à l'avenir les pouvoirs d'un rapporteur d'une commission d'enquête ? Et ayant été rapporteur, je peux vous garantir que quand on a essayé de me censurer, euh j'étais très très en colère et j'ai fait des pieds et des mains pour que ça n'arrive pas. Donc euh je vois bien la la tentation et et je mais j'ajoute que c'était typiquement la tentation des macronistes face à un rapporteur de gauche qui lui n'avait pas euh porté atteinte au principe élémentaires de l'honnêteté intellectuelle. Je je le revendique, j'ai pas fait le même travail que Charles à l'oncle. pas parce qu'on n'est pas d'accord que je suis de gauche et qu'il est d'extrême droite, mais parce
que euh dans mon rapport, on pouvait faire le distingo très net entre ce qui était mes opinions, ce qui faisait consensus, ce qui était des faits et cetera. Là, vous avez tout un ensemble d'insinuations, euh par exemple des formules complotistes, il y en a une qui revient régulièrement, c'est queil y aurait au sein de France Télévision un circuit de décision parallèle, alors de décision de quoi ? Parallèle à qui et cetera. Vous voyez que euh ça rien n'est rien c'est jamais sorti dans aucune audition. Personne n'a jamais dit il y a une espèce de cabinet noir qui conduit France Télévision. Ça jamais ça n'a jamais existé. Mais voilà ce qu'on trouve dans le rapport. Bon bah évidemment on se dit que à un moment il fallait mettre une limite. Je pense qu'an Balanan partage cette appréciation
sur le fond du rapport. Voilà. Après ils ont pas jugé que c'était la meilleure solution. Encore une fois, je vous dis les macronistes quand ils ont un rapporteur de gauche, ils se posent moins ce genre de question. Donc je crains qu'il y ait eu un peu d'hypocrisie quand même. Alors on parlait un petit peu du président de la commission, donc le député Horizon Jérémy Patrieletus qui a été mis en cause à plusieurs reprises par Charles Alon justement qui l'a désigné comme responsable d'une campagne de diffamation et de calomnie. Euh pourtant, il a fini, comme vous le disiez, par voter lui-même en faveur du texte. Parce que je considère que face aux attaques dont fait l'objet l'audiovisuel public et on l'a vu dans cette commission d'enquête face et vous en parlez souvent ici à à la concurrence
des des plateformes étrangères, à la montée des des réseaux sociaux, je pense que l'audiovisuel public doit rassembler ses forces. Je pense que la fusion de l'audiovisuel public permettra de le renforcer. Ça veut dire une même entreise. Ça veut dire une même entreprise. Ça veut dire par exemple ce qui se passe en Angleterre avec la BBC. C'est-à-dire que le le salarié d'Arté fait le même travail et fera et sera fondu dans le même ensemble que un salarié de de France interouculture, c'està-dire une même entreprise avec trois missions principales. Recentrer sur des missions essentielles, offrir une information fiable, pluriniste, indépendante, ce que vous faites ici à France Inter, garantir, soutenir la création artistique et audiovisuelle. C'est ça la raison même de l'audiovisuel
public, hein. 45 % du financement des documentaires de la télévision, ce que cette commission d'enquête n'a pas assez dit. Et puis euh permettre la souveraineté culturelle de notre pays. C'est ça l'audiovisuel public. J'imagine que vous ça vous a un peu outré qui vote en faveur euh en faveur du texte un peu. Il faut que je vous raconte comment ça s'est passé. Alors, on va me dire c'était à H clos et cetera, mais la réalité c'est que le H clos ça n'est pas le secret. Euh le hiclos, c'est un moment où on rentre pas, on ne peut pas en direct agir ou interagir avec l'extérieur. Voilà, ce qui appartient à la délibération appartient à la délibération. En revanche, il y a un compte-rendu et ce sera publié. Euh Jérémie Patrietus a pendant 4 heures laissé dire ou entendu
ou partagé la plupart des critiques qui avaient pu être formulées sur le rapport. Et à la fin, un peu comme on dit au théâtre de Deusx Makina, un retournement de situation que personne n'avait vu arriver, il a fini par dire "Bon écoutez, monsieur le rapporteur, si vous retirez en gros trois choses, il y a eu trois trois légers changements du rapport. Alors un, c'était le rapporteur qui a accepté de retirer une proposition qui figurait et qui est la suppression de ce qu'on appelle la C2I, qui est un crédit d'impôts qui vise à attirer des productions de cinéma en France. Euh bon, ça fait pas trop de rapport quand même avec l'audiovisuel public, il y en a un mais relativement tenu le deuxè et donc ça il a consenti à le retirer,
c'était assez périphérique. Et puis euh deux choses qui ont disparu comme ça, ils ont obtenu que on l'enlève une mise en cause de Yel Bron Pivet qui au début de la commission d'enquête s'était rendu sur France Inter pour expliquer que elle ne trouvait pas les méthodes de l'oncle très adéquate. Et puis le troisème élément mais qui a été vrai manifestement et explicitement décisif dans le choix de Jérémy Patrieletus, il se trouve que monsieur Patrieletus en tant que parlementaire assiégé au conseil d'administration d'une des d'un des groupes de l'audiovisuel public France Méia monde je crois. Et à ce titre Charles à l'oncle le brocarde dans l'introduction du rapport le brocardait de fait en disant que d'une certaine façon il y avait une forme de conflit
d'intérêt et qu'il aurait pas dû devenir président de la commission d'enquête. Euh donc la formule était en dépit du fait que il a été membre du conseil d'administration. Jérémy Patrielus, accrochez-vous bien, a fait retirer cette formule en dépit 2 et à partir de là, il a considéré que c'était suffisant pour passer d'une position d'abstention à une position de vote pour. Bon, vous voyez, il y a quelque chose d'un peu nombriliste qui paraît totalement décalé avec la gravité des enjeux. Lui-même dit, voilà, ce sont des sujets de souveraineté, de souveraineté culturelle comme il dit. Voilà, avoir un service public fort dans le service dans l'audiovisuel et bien évidemment c'est ça un rôle du point de vue éducatif, ça un rôle du point de vue de oui, la souveraineté culturelle, le
fait qu'on ne soit pas immergé totalement en permanence dans des modèles culturels qui ne sont pas les nôtres comme américain en particulier et cetera et cetera. Donc son gros sujet si vous êtes vraiment pas d'accord, vous pensez que le rapporteur a euh calomnié des gens, rendu la vérité et cetera. Euh vous vous préoccupez pas d'abord de votre nombril en expliquant ah bah maintenant que vous avez enlevé la formule en dépit du fait que euh bon voilà, c'est un peu la réalité c'est qu'ils se sont donnés la réplique depuis le début. Ils se donnent la réplique. Il y en a un qui joue un rôle de méchant, ça tombe bien, il l' assez méchant dans le fond et l'autre se donne un rôle de gentil. Pourquoi ? pour faire oublier son rôle de rapporteur dans du texte de
loi qui visait précisément à ce qu'il a ce qu'il appelle de ses vœux la fusion des entreprises de l'audiovisuel public. Quel était le projet ? C'était il y a un an, on a réussi à faire capoter ça dans une bataille parlementaire qui a été assez assez virulente. C'était Rachida Adati, la ministre qui portait le projet et Jérémy Patrieletus était le rapporteur au service euh des macronistes dans cette entreprise. Qu'est-ce qu'il disait à l'époque ? Et il continue à le dire. Vous allez fusionner en une seule entreprise France Télévision, Radio France et France Méia Monde. Ça veut dire que des gens qui font pas les mêmes métiers vont se retrouver tous ensemble. Pourquoi ? Pas pour se renforcer, pour supprimer des emplois, pour faire des économies. Parce que l'idée de base,
c'est que en gros vous et moi qui nous sommes aujourd'hui devant un micro, bah après tout, on pourrait faire de la télé comme on pourrait faire de la radio. Ce qui est évidemment m connaître totalement la réalité du métier des des grandes chaînes de l'audiovisuel public, tant sur la radio que à la télévision. Et donc à l'oncle, bah c'est le diable, c'est facile. Vous avez l'air d'un gentil garçon. Quand vous vous prévoyez euh de faire les poches de l'audiovisuel public au coin du bois, euh vous pouvez toujours dire "Ah oui mais moi, attendez, vous avez vu, j'étais pas d'accord avec monsieur à l'oncle." C'est exactement ce qu'a cherché à faire Jérémie Patrietus, se racheter une virginité. Alors quand on voit l'offensive de l'extrême droite dans les médias et
contre l'audiovisuel public, petit instant autopromo, est-ce qu'il est pas plus que jamais l'heure de donner une place justement aux médias indépendants sur la télévision française ? Ah bah de toute façon, il est clair queil y a besoin d'un vent frais de dans les médias. Donc nous nous avons toujours défendu l'idée que il faudrait une grande réforme de l'audiovisuel et du secteur des médias pour s'assurer du caractère mixte des des différents grands médias. Ce qu'on veut, c'est 1/3 grosso modo hein, 1/3 qui serait euh du média euh à but lucratif, 1/3 de médias public et puis 1/3 de médias associatifs autogéré avec des euh des coopératives de de journalistes, mais pas nécessairement que de journalistes. On en il faut réinventer un modèle. Ce qui
est certain, c'est que le marché tel qu'il fonctionne aujourd'hui ou tel qu'il disfonctionne aujourd'hui, il donne une prime à l'argent. C'est ça qu'on voit. Qu'est-ce que c'est que Boloré ? Boloré, c'est un homme qui parce qu'il est milliardaire impose ses vues. Si vous êtes, je vous demande pas d'être d'accord avec la France insoumise, mais si vous êtes un républicain ou un démocrate conséquent, vous devez avoir pour principe que un homme égale une voix. Tout le monde a bien compris que Boloré, c'est pas égal une voix, c'est égal 1 million de voix, un égal 2 millions de voix. Il a quelques marionnettes et après il peut dérouler. Ça c'est pas possible. Donc, il va falloir organiser le démantellement de ces puissances parce que ell elles elles ont une influence
qui est totalement disproportionné sur le débat public. Elles orientent les les les opinions, les convictions, les l'esprit public et puis donc évidemment l'alternative c'est d'offrir enfin d'offrir de garantir des espaces dans lesquels bah ceux qui ne sont pas milliardaires vont quand même pouvoir faire leur travail et le faire honnêtement. Voilà. Donc moi, je reste attaché au principe de pluralisme externe euh s'agissant euh de pluralisme interne s'agissant euh de la télévision. Alors, je rappelle rapidement hein, pluralisme externe, pluralisme interne, ça signifie que soit vous garantissez la diversité des points de vue par la multiplicité des titres, c'est le cas dans la presse écrite, pluralisme externe, ça va de l'humaigaro et même
au-delà. Donc vous avez de la gauche à la droite voir l'extrême droite. Euh et puis par contre dans la télévision, le principe qui prévaut c'est le pluralisme interne. C'est sur une seule chaîne que vous devez avoir une variété de points de vue. Bon on voit bien que là on est dans une situation de crise parce que celui qui est censé faire respecter cette règle là, l'ARCOM ne le fait pas. Donc il va y avoir une réforme nécessaire globale en 2027. Jean-Luc Mélenchon a dit que ce serait l'une des premières qu'on mettrait en œuvre et je crois qu'il a bien raison. que ce soit lui ou un autre candidat à la présidentielle, ça ne changera rien au fait que notre priorité sera celle-là. Il faudra faire une très grande réforme des médias pour s'assurer bah que enfin il y a une vraie respiration
démocratique dans ce pays. Merci beaucoup euh d'avoir avec nous sur le plateau du média pour revenir sur le rapport à l'oncle. Merci
Aurélien Saintoul