Les 19 ans de l'UPR - Discours des invités
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 12 %Attaque 68 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:06InvitéFait
« « Aujourd'hui, l'information est totalement biaisée, ce qui crée des fractures absolument redoutables au sein du corps social, puisque finalement, on ne croit plus l'information qui nous est communiquée. » »
- 6:59InvitéFait
« « On dit bien mort ou vif. Et pas mort et vif. Il est l'un ou il est l'autre. » »
- 8:56InvitéFait
« « Le débat a cessé le jour où la bipolarisation du monde en géopolitique comme en politique a cessé. » »
- 11:19InvitéFait
« « 2020, le Covid, il n'y a pas d'information alternative, sinon vous êtes un complotiste. » »
- 11:36InvitéFait
« « Vous avez eu la guerre en Ukraine à partir de 2022, vous ne pouviez pas être autrement et autre chose que pro-ukrainien et russophobe. » »
- 11:43InvitéFait
« « L'idéologie, la religion climatique même, qui fait que vous êtes un climato-sceptique et donc, en tant que tel, absolument invisibilisé ou rejeté dans les médias. » »
- 12:12InvitéFait
« « Si vous avez un doute sur les vaccins à ARN messager, vous êtes anti-vax. » »
- 15:35InvitéFait
« « Ils ont été produits globalement par la CIA pour, justement, les révolutions de couleurs, les printemps arabes. » »
- 28:06InvitéChiffre
« « Le prix de l'Oural, donc le pétrole qui intéresse les Russes, est à plus de 100 dollars. » »
- 30:35InvitéFait
« « Les attaques de drones sont quotidiennes et il y a trois jours, Moscou a été victime de plus d'une centaine de drones qui ont été envoyées à partir de l'Ukraine ou autre, contre Moscou. » »
- 32:38InvitéFait
« « Ce risque nucléaire s'est accru à partir du moment où l'Iran a montré beaucoup plus de résistance que ce à quoi s'attendaient sans doute les Américains. » »
- 33:11InvitéChiffre
« « Pour que le pays soit totalement annihilé, en quelque sorte, il faudrait une quinzaine de têtes nucléaires. » »
- 34:26InvitéFait
« « Si on leur lance quelques veuves noires, comme on appelle ça, c'est-à-dire des dames qui sont en espèce de tchador et qui sont des bombes ambulantes, que dans plusieurs pays de l'Union de l'Europe occidentale ont fait des explosions terroristes. » »
- 35:16InvitéFait
« Risque évidemment aussi pour la Russie de perdre un allié, de perdre une couverture sur le sud. »
- 35:35InvitéFait
« il y a un projet qui s'appelait le projet Nord-Sud pour éviter le détroit d'Hormuz »
- 36:43InvitéFait
« il y aura une incidence forcément sur les BRICS puisque l'Iran et la Russie et la Chine sont impliqués dans cette affaire »
- 37:09InvitéFait
« le reproche qui est quelquefois fait à la Russie de ne pas intervenir pour défendre l'Iran est un reproche qui est sans doute publiquement justifié »
- 38:39InvitéFait
« la plupart des gens ou beaucoup de gens en Russie ont de la famille en Ukraine parce que en Russie même il y a plein de gens qui sont ukrainiens en fait. »
- 40:17InvitéFait
« il y a beaucoup d'immigrés d'Asie centrale il y en a eu beaucoup d'Ukraine d'ailleurs puisque la Russie c'est le premier pays en fait à accueillir des réfugiés ukrainiens »
- 41:47InvitéFait
« ils pensaient qu'il fallait qu'ils annexent une partie de l'Iran à l'Azerbaïdjan »
- 43:35InvitéFait
« ils se sont fait rouler avec les accords de Minsk »
- 46:15InvitéFait
« la politique de la banque centrale russe est un vrai souci parce que des taux directeurs tels qu'ils les ont imposés sur ordre d'on ne sait trop qui gênent la croissance russe et même la production militaire »
- 47:57InvitéFait
« l'opinion commence à être lasse de cette guerre elle estime que Poutine est trop gentil que la guerre est menée avec une main dans le dos »
- 53:23InvitéFait
« la question de la santé est devenue un enjeu politique majeur un enjeu biopolitique au sens de Michel Foucault »
- 1:04:05InvitéFait
« c'est des conneries »
- 1:04:06InvitéFait
« c'est un vieux vaccin pire que des vaccins ARN »
- 1:04:49InvitéFait
« personne n'en entendait parler »
- 1:04:54InvitéChiffre
« on a soigné plus de 25 000 personnes »
- 1:07:45InvitéFait
« la prochaine pandémie est en préparation »
- 1:07:50InvitéFait
« l'ensemble de ce qui a été posé comme hold up de nos structures institutionnelles »
- 1:08:09InvitéFait
« nous exclure de la décision publique et de la démocratie »
- 1:17:55InvitéFait
« les Iraniens ils n'ont plus rien »
- 1:18:07InvitéChiffre
« on a besoin de 200 milliards de plus pour aller au bout de la guerre »
- 1:22:28InvitéFait
« le pétrodollar il a 50 ans »
- 1:22:30InvitéFait
« vous nous livrez du pétrole toute personne qui achète du pétrole le paye en dollars »
- 1:25:14InvitéChiffre
« un stock de dette absolument considérable aux États-Unis dans le secteur privé qui est de 2000 milliards de milliers de milliards de dollars »
- 1:25:23InvitéChiffre
« un taux de défaut qui est déjà aujourd'hui supérieur à 9 »
- 1:28:38InvitéFait
« la France ne peut pas faire face à un tel niveau d'endettement avec des taux qui seraient remontés de 3 à 4% en quelques semaines »
- 1:34:13InvitéFait
« il y a un complot mondial pour organiser tout cela »
- 1:34:28InvitéFait
« notre partie de l'humanité elle avance avec le capitalisme qui est le système qu'elle a construit »
- 1:34:35InvitéFait
« ce qui produit la valeur ce ne sont pas les machines c'est le travail humain »
- 1:35:02InvitéFait
« si le profit il est lié au fait qu'un humain qui travaille produit plus que ce qu'il n'est payé alors il va y avoir une baisse tendancielle du profit ou du taux de profit »
- 1:35:13InvitéFait
« les premiers qui ont trouvé ça c'est un patron de l'industrie du textile anglo-allemand et le mari d'une héritière de la couronne de Westphalie »
- 1:37:24InvitéFait
« tout ça n'est pas rentable »
- 1:38:31InvitéFait
« l'affaire Epstein est autant un scandale sexuel que la seconde guerre mondiale est le viol des femmes russes par des milliers de soldats allemands puis le viol des femmes allemandes par des milliers de soldats russes »
- 1:39:21InvitéFait
« chaque fois qu'on fait tourner la planche à billets on crée de la valeur qui n'existe pas »
- 1:39:29InvitéChiffre
« le nombre d'ultra-milliardaires augmente et à chaque fois le nombre de personnes qui détiennent à elles seules la majorité de la richesse sur terre diminue »
- 1:40:14InvitéFait
« l'abstention a été très grande »
- 1:40:50InvitéFait
« une loi qui dit que les listes devront maintenant être strictement paritaires »
- 1:43:09InvitéChiffre
« il y a eu 117 élus LR dès le premier tour »
- 1:43:26InvitéFait
« vous avez une campagne où on a menti en permanence en cachant son étiquette quand on était sortant »
- 1:44:31InvitéChiffre
« ils sont crédités de 30% à la présidentielle mais le rassemblement national ils font 6 points dans telle ville 9 points dans telle autre grande ville »
- 1:45:06InvitéChiffre
« pour 60% des électeurs les questions politiques n'ont aucune importance »
- 1:46:51InvitéFait
« si la violence est si grande c'est parce que comme on est tous d'accord sur le fond il ne reste plus qu'à se partager le biftec »
- 1:47:30InvitéChiffre
« 7000 euros par mois pour moi et 8000 euros par mois de frais pour faire ma petite politique autour et quelques amis »
- 1:50:20InvitéFait
« les intercommunalités c'est un système qui est exactement calqué sur l'union européenne par rapport aux nations »
- 1:53:38InvitéFait
« l'ennemi est invisible en tout cas pour la plupart de nos concitoyens »
Temps de parole
- Invité20 %
- Invité 219 %
- Invité 319 %
- Invité 416 %
- Invité 515 %
- Invité 68 %
- Présentateur3 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Eh bien bonjour à toutes et à tous. Merci d'être présents. Finalement, cette salle qui était très grande, on s'est dit « Est-ce qu'on va la remplir ? ». Eh bien oui, elle est remplie. C'était pas évident, d'abord parce qu'il fait très beau, et en plus de ça, parce qu'on est la veille du deuxième tour des élections municipales, et donc le sujet n'est pas forcément un sujet national. J'aurai l'occasion de revenir d'ailleurs tout à l'heure, peut-être, sur les élections municipales. Mais je voulais d'abord déclarer ouvert notre fête pour les 19 ans de l'UE, qu'on fait avec quelques jours d'avance, puisque c'était le 25 mars 2007 que j'avais organisé le congrès fondateur de notre mouvement.
Et donc le 25 mars 2026, ça tombait mercredi prochain. Donc là, c'était pas évident. C'est pour ça qu'on a organisé cette journée aujourd'hui un petit peu avec quelques jours en avance. Et pourquoi pas samedi prochain, parce que le samedi prochain, la salle était prise. On va voir une première partie qui commence maintenant, où je vais céder la parole. Nous avons cinq invités qui ont très gentiment accepté de venir s'exprimer à notre tribune. Alors ce sont des personnes que je connais personnellement, que j'ai eu l'occasion de rencontrer parfois de très nombreuses fois, d'inviter sur UPR TV, etc.
Il est bien entendu que les personnes qui vont s'exprimer ici ne sont pas forcément, même pas du tout d'ailleurs, membres de l'Union populaire républicaine. Mais c'est pas nouveau. C'est comme sur UPR TV ou comme l'année dernière pour les 18 ans. Nous avions eu également d'autres invités qui étaient venus. Nous, nous sommes un mouvement ouvert. Et nous donnons la parole un petit peu à tout le monde, tous les gens qui veulent bien venir s'exprimer. En règle générale, ils sont quand même plutôt un petit peu... Ils ont une certaine sympathie pour notre mouvement. Mais j'insiste sur le fait qu'ils ne sont pas adhérents. C'est d'autant mieux pour eux qu'ils les aient acceptés de venir nous voir.
Donc je vais pas vous les présenter parce que c'est Louise. Louise qui est la voix. Elle est où, Louise ? Ah voilà, elle est là. Louise, vous allez monter. Vous allez voir la voix que vous entendez tous les mercredis soirs. Qui va nous présenter des intervenants. Donc chacun aura à peu près un quart d'heure pour s'exprimer. On s'est organisé avec les intervenants pour qu'ils aient des sujets différents, pour que ça ne soit pas redondant, et que ce soit des coups de projecteur sur quelques grands sujets de l'actualité nationale, internationale, etc. Et puis, je me retire sur la pointe des pieds. Je vous retrouve tout à l'heure vers 17h. Et donc je donne la parole à Louise Torres. Merci.
Merci beaucoup pour votre présence à toutes et à tous. Et tout de suite, j'invite M. Nicolas Stocker sur le plateau. Alors, cher Nicolas, je vais vous présenter en quelques mots, mais vous n'aurez que un quart d'heure pour parler. Après, je me ferai pressante pour vous rappeler. Alors, vous êtes titulaire d'un doctorat de philosophie politique. Vous êtes l'un des animateurs principaux de GPTV. Et on a pas dit GPTV. Où vous dirigez la matinale, ainsi que l'actualité de midi.
Ces émissions permettent à un public de plus en plus large d'accéder à une lecture alternative de l'actualité, couvrant non seulement les dynamiques internationales ou les enjeux de souveraineté, mais également les questions spirituelles. M. Nicolas Stocker. Merci, madame. Merci. Un quart d'heure. Bonjour à tous. Déjà, un excellent anniversaire pour l'Union Populaire Républicaine, pour l'UPR. 19 ans. Interrogeant l'année dernière François Asselineau sur GPTV pour ses 18 ans. Je disais, ben voilà, vous êtes adultes. C'est un mouvement maintenant adulte.
Donc, on leur souhaite et on souhaite à l'UPR, même si en effet, je n'en suis pas un adhérent direct, eh bien, longue vie à la fois à l'UPR et à son président. Quand même. Voilà, alors, il me revient le redoutable honneur de vous parler aujourd'hui des médias alternatifs, évidemment, puisque depuis maintenant à peu près deux ans, j'ai décidé de me consacrer entièrement dans ma vie à cette information alternative. J'ai été pendant à peu près 15 ans bénévole sur Radio Courtoisie, que beaucoup connaissent, de la bande FM, et depuis peu, eh bien, j'y consacre maintenant toute mon énergie et toute mon activité. Alors, les médias alternatifs, c'est important.
Je pense que le sujet passionne beaucoup. Il est même convenu aujourd'hui dans les médias de parler, eh bien, les médias parlent eux-mêmes d'eux-mêmes et parlent des médias alternatifs. Pourquoi ? Parce que l'information, c'est essentiel. Parce que je pense que l'information, nous voulons tous une information, c'est ce qui fait que nous sommes ensemble et que nous partageons quelque chose. C'est l'information. Aujourd'hui, l'information est totalement biaisée, ce qui crée des fractures absolument redoutables au sein du corps social, puisque finalement, on ne croit plus l'information qui nous est communiquée.
Et ça, c'est quelque chose qu'il faut bien prendre pour ce qu'il est, c'est-à-dire une menace absolument redoutable. Parce que si on ne croit plus, finalement, si on n'a pas vu la même chose, ou si on ne pense pas la même chose d'un événement, s'il y a une dérive entre ceux qui vont penser, allez, un exemple parmi mille aujourd'hui, est-ce que Benjamin Netanyahou est en vie ou est-ce qu'il est mort ? Vous êtes nombreux à penser qu'il n'est plus en vie. Alors, il n'est pas mort, mais voilà. Donc, en tous les cas, c'est quand même un point essentiel. Une personne est mort ou vif. On dit bien mort ou vif. Et pas mort et vif. Il est l'un ou il est l'autre. Et pas les deux en même temps.
Même si on a des médias aujourd'hui, justement, il y a un président qui est le président du en même temps. A est égal à B. L'un et son contraire sont tous les deux tout à fait équivalents dans un discours. Or, non. Quand on est dans une logique, une logique rationnelle, eh bien, soit c'est vrai, soit c'est faux. Mais ce n'est pas « est vrai, est faux » en même temps. En même temps. Alors, comment sont nés les... Je vais vous faire un petit historique, peut-être des médias alternatifs. A longtemps, on parlait de médias de réinformation, voire même de réinfosphère. Comme on parle de médias alternatifs, d'une sphère des médias alternatifs. La réinfosphère est apparue un peu avec...
Alors, les médias alternatifs, on va dire, qu'est-ce qui a supporté une information alternative ? Beaucoup, au début, sur Radio Courtoisie, la bande FM. La bande FM a permis d'avoir une information qui n'était plus celle de l'ORTF ou qui n'était plus celle des grands médias que nous appelons sur Radio Courtoisie « médias de grand chemin », que tout le monde appelle « médias mainstream ». C'est-à-dire que vous avez un support, un nouveau support, qui est apparu sur la modulation de fréquence, qui est la bande FM, qui a permis, eh bien, un média, des médias différents, supportant une information différente. Ce qui n'était pas joué d'avant.
C'est-à-dire qu'un média peut être différent et l'information peut être la même. Normalement, il faut bien distinguer le médium de l'information en elle-même, le support de l'information et l'information. Mais en tout cas, c'est là que les choses ont débuté, dans les années, donc, 80. Et puis, je pense, ce qui a fait beaucoup pour le média alternatif, c'est le jour, on le sait bien, où les débats ont cessé. Le débat a cessé le jour où la bipolarisation du monde en géopolitique comme en politique a cessé. Le débat droite-gauche auquel on croyait, il y avait un débat. Il n'y avait pas besoin de médias alternatifs, vous aviez un débat.
Vous aviez des gens qui étaient de gauche, d'une gauche socialiste, d'une gauche communiste, d'une gauche marxiste, et vous avez une droite, une droite libérale, une droite conservatrice, une extrême droite. Et donc, vous aviez un ensemble de spectres avec des gens qui disaient des choses très différentes et qui étaient tous invités dans des médias sur lesquels ils pouvaient s'exprimer. Et puis, petit à petit, avec la chute du mur de Berlin, avec le monde unipolaire, parce que je pense qu'on ne peut pas distinguer la politique de la géopolitique, et ce n'est pas seulement parce que je travaille sur un média qui s'appelle Géopolitique profonde, quelque part, l'un a structuré l'autre.
Et nous nous sommes retrouvés avec une information unipolaire, comme un monde unipolaire, auquel il y avait ceux qui étaient voués à ce que j'appellerais moi les ténèbres extérieures, l'enfer, ceux qui étaient voués à l'enfer. Et à l'origine, l'enfer, dans les années 80, c'est apparu avec Jean-Marie Le Pen, avec le Front National, avec ce qu'on appelait l'extrême droite, l'extrême droite. Et ça, c'est parti de là. Et de là, ces médias ont cherché des médias alternatifs, tout comme d'ailleurs aujourd'hui, pour faire le grand écart, Mélenchon, dernièrement, a fait scandale dans les médias mainstream, en convoquant une conférence de presse où il n'y avait que des médias alternatifs.
Certes, ce ne sont pas nos médias alternatifs, mais des médias alternatifs en disant « Moi, Libération, le Monde, le Figaro n'a pas sa place dans une conférence de presse avec moi. » Donc ça veut dire qu'à un moment donné, ceux qui sont voués aux ténèbres extérieures, à l'enfer, à l'enfer médiatique, à l'invisibilisation, ou avant l'invisibilisation, en tout cas la dénonciation calomnieuse, sont rejetées. Ce qui veut dire que nous avons à ce moment-là des médias unipolaires, une information unipolaire qui ne souffre plus du débat.
Et alors, ça a commencé en effet, on va le dire, avec les patriotes, avec l'extrême droite, et puis ça s'est généralisé et fortement accéléré au XXIe siècle, avec, on va le dire, je dirais les trois grands cavaliers de l'apocalypse qui sont apparus, c'est-à-dire 2020, le Covid, il n'y a pas d'information alternative, sinon vous êtes un complotiste. Vous avez eu la guerre en Ukraine à partir de 2022, vous ne pouviez pas être autrement et autre chose que pro-ukrainien et russophobe, disons-le clairement.
Et puis vous avez aussi le climat, l'idéologie, la religion climatique même, qui fait que vous êtes un climato-sceptique et donc, en tant que tel, absolument invisibilisé ou rejeté dans les médias. Au début, on les a critiqués, on les a rejetés, on les a calomniés et finalement, on les a invisibilisés. L'antivax, ça, c'est 2020. C'est le Covid. C'est la première chose où évidemment, alors, l'antivax étant ce qu'on appelle dans ses logiques médiatiques la réduction. Donc, il y a réduction à d'itlerum ou réduction à anti-vax, par exemple. C'est-à-dire que si vous avez un doute sur les vaccins à ARN messager, vous êtes anti-vax. Mais vous n'êtes pas anti-vax.
Vous êtes tout à fait favorable aux vaccins, à quelques vaccins qui n'ont rien à voir avec les vaccins à l'ARN messager. Mais voilà, donc il y a une réduction. On réduit, on limite le débat, on le rend tout à fait intolérant et intolérable. Et donc, on arrive à quelque chose qui est l'invisibilisation de ceux qui ne rentrent pas dans le cadre général d'une information qui ne supporte plus la contradiction quelle qu'elle soit.
Et il faut bien le dire, nous avons, en l'occurrence, à l'UPR, c'est pour ça aussi que je tiens à ce discours ici, avec le président Asselineau, l'archétype même de celui qui est invisibilisé et que l'on punit de ne pas être dans la doxa, la doxa, l'idéologie politiquement correcte. Et donc, ces médias alternatifs sont présents pour porter normalement une information qui soit différente. Alors, c'est tout le souci. Est-ce que c'est le média qui est alternatif ou est-ce que c'est l'information qui est alternative ? Là, j'ai envie de dire qu'à un moment donné, il va y avoir un hiatus.
C'est-à-dire, soit on considère que l'information est alternative et qu'on va tenir un discours qui est différent, c'est-à-dire qu'on va être pro-russe, ça veut dire qu'on va être anti-vax, pour parler, comme vous le parliez tout à l'heure, monsieur, on va être climato-sceptique. Est-ce que c'est nécessairement ça l'information alternative ? Pas nécessairement. L'information alternative, j'ai envie de dire que c'est celle qui permet encore au débat d'exister et de s'exprimer. Ce qui n'est pas facile. Mais la science avec un grand S et le conseil scientifique, ça, évidemment, avec Louis Fouché, je crois que vous aurez l'occasion de parler de ce sujet.
Je ne vais pas déborder pour ce qui me concerne sur ce que vous diront Louis probablement tout à l'heure. Donc, vous avez des médias alternatifs, des médias alternatifs qui ont profité de l'émergence de l'Internet, bien sûr, des réseaux sociaux qui ont permis, justement, une pensée alternative. Vous savez ce que Macron, en Inde, appelait « bullshit ». C'est du bullshit, l'information, la liberté d'expression, ce qui n'est pas dirigé, ça ne sert à rien et ça n'aboutit à rien. Bon, bien, c'est justement ces fadas dont c'est ainsi qu'il nous définit, qui existons sur ces réseaux sociaux.
Réseaux sociaux qui sont apparus avec l'Internet, dont on rappelle d'ailleurs que les réseaux sociaux à l'origine n'ont pas du tout été faits pour nous. Clairement, j'ai à une époque beaucoup travaillé le sujet de l'émergence de Google, de Facebook, de YouTube, de tous ces médias sociaux. Ils ont été produits globalement par la CIA pour, justement, les révolutions de couleurs, les printemps arabes. Ça a servi à ça, les médias sociaux, à l'origine, ils ont été faits pour faire sauter les gouvernements qui étaient en place.
Et puis, pas de chance, pas de chance, et c'est souvent comme ça, et c'est comme ça que ça se passe, nous nous sommes emparés de ces médias sociaux et là, c'est devenu beaucoup moins sympathique pour le système, évidemment, lorsque la CIA et les services, ils sont nombreux aux Etats-Unis ou en Israël, eh bien, ne maîtrisez plus, justement, ces médias sociaux. Nous nous sommes emparés de cela, ce qui n'a pas empêché longtemps, je dirais, une censure.
Moi, je me souviens qu'à une époque, lorsque beaucoup de mes amis sont partis sur les réseaux sociaux, sur Internet, en disant on va déserter la bande FM parce qu'on sera beaucoup moins censuré que sur la bande FM, en fait, ce fut l'inverse en 2020. Rappelez-vous, ça s'appelait le CSA à l'époque, n'avait pas prise sur le discours et j'ai pu, pendant des années, tenir un discours pas anti-vax mais très sceptique quant à la politique sanitaire de notre pays et ça a pu se faire, je dirais, librement, alors que sur les réseaux sociaux, rappelez-vous, eh bien, il y avait clairement une censure, une censure sur X, enfin, à l'époque, ça s'appelait Twitter ou sur Facebook.
Il a fallu, c'était un des points sur lequel on ne peut pas nier l'influence de gens comme Elon Musk ou de gens comme Donald Trump qui ont réouvert ces médias sociaux et qui nous donnent aujourd'hui un petit peu plus de liberté. Mais il fut un temps où, finalement, eh bien, il y avait plus de liberté sur la bande FM que sur les médias sociaux. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, l'ARCOM est intransigeante dès qu'il s'agit de sortir des sentiers battus de l'information convenue. Mais par contre, nous avons encore une certaine liberté sur ces médias sociaux.
Donc, je pense que il me reste, Lara me dit qu'il me reste assez peu de temps pour le dernier thème que je voulais évoquer avec vous, c'est-à-dire l'utilité de ces médias sociaux. Quelle est l'utilité ? Certes, nous faisons communauté. Nous donnons une information qui est autre et qui crée des solidarités, des communautés très fortes qui nous vont, nous, animateurs de ces médias, vraiment droit au cœur. On est honoré à un point que vous n'imaginez même pas de la solidarité, de l'amour que vous pouvez porter à ces médias et ça nous donne toujours envie de continuer parce qu'on sent que nous créons, que l'information crée la communauté.
D'ailleurs, une communauté qui est une communauté de liberté de penser, réellement. C'est-à-dire qu'on donne cette liberté de penser que vous avez les uns les autres, que l'on a des fois en dehors de ces communautés d'appartenance. On sort littéralement des fois, alors là, sur le vaccin, n'en parlons même pas, eh bien, il y a, c'est un ou deux ou deux personnes dans une famille qui ne vont pas accepter le discours dominant et qui vont se raccrocher à une nouvelle communauté et cette nouvelle communauté, eh bien, nous la faisons avec les médias alternatifs, c'est essentiel.
Mais à part cette utilité qui est importante, penser par soi-même et ne plus penser comme un mouton, c'est-à-dire comme un mouson, c'est-à-dire comme quelqu'un qui écoute le 20h de TF1 ou toute la journée BFM, eh bien, il n'y a pas que cela. Il y a aussi l'utilité qui devrait être la nôtre de porter sur l'espace politique eh bien, des personnalités politiques parce que on ne peut pas nier le lien qu'il y a entre le média, le monde politique et les hommes politiques. Il ne faut pas nécessairement rompre ce lien. Ce lien, il est naturel. Quand on parle de politique, il est normal.
On ne peut pas dire, vous savez la formule, celui qui ne veut avoir les mains propres finit par ne pas avoir de mains du tout. je crois que c'est Julien Binda qui disait ça. Bon, c'est pareil. Qui fait l'ange fait la bête. Nous avons la possibilité de parler et de s'exprimer sur un espace public politique sur lequel des hommes politiques s'expriment et que nous pouvons porter. Et je pense que le média alternatif se doit, même si c'est extrêmement compliqué, même si ça peut être ambigu, même si ça nécessite beaucoup de prudence, porter, eh bien, un message, non pas un message politique, mais des hommes politiques.
Et ça, je pense que pour ceux qui sont invisibilisés, comme peut l'être, par exemple, François Asselineau, je pense qu'avoir des médias alternatifs, c'est avoir l'espoir, justement, de demain, être moins invisibilisé. C'est-à-dire que sa parole va pouvoir s'exprimer sur ces médias alternatifs. J'ai envie de dire qu'il faudrait que l'idéal serait, en tout cas, moi, dans ma vision des médias alternatifs, c'est-à-dire du débat, il faudrait, mais la plupart du temps, ce ne sont pas des gens comme François Asselineau, mais plutôt les gens du système qui refusent de venir chez nous pour éventuellement débattre avec une personnalité comme François Asselineau. Ça, ils ne le veulent pas aujourd'hui.
Pourtant, on pourrait faire preuve, je dirais, d'une certaine impartialité, ce qui est tout à fait envisageable, et ce débat pourrait avoir lieu. Parce qu'à mon avis, un média alternatif, c'est un média qui porte ce qui existait auparavant, c'est-à-dire le débat. Alors, je pense que néanmoins, les médias alternatifs ont ce rôle de permettre, si ce n'est l'émergence, en tout cas, de conforter certaines personnalités publiques.
Et ça, je pense que c'est notre second rôle, après le fait de vous informer, après le fait de faire communauté, et bien que nos communautés et si ce n'est des représentants, en tout cas, des personnalités qui tiennent des discours dans l'espace public que nous recréons, en quelque sorte, au travers du média qui créent un espace public en lui-même. Donc, ça, c'est à mon avis extrêmement important. Il faudrait voir comment l'organiser. Moi, j'avais eu cette idée, mais qui a certainement ses limites, puisque nous sommes français et qu'en France, nous ne sommes pas aux États-Unis. Faire des primaires, par exemple, des patriotes n'est pas chose aisée.
Néanmoins, permettre de voir une personnalité ou des personnalités, je dirais, de notre monde, qu'il soit celui des souverainistes. Il ne faut pas se leurrer. À l'UPR, nous sommes évidemment gaullistes et souverainistes et patriotes, principalement. Eh bien, ces personnalités leur permettent d'avoir la plus large expression possible, ce qui veut dire aussi nous-mêmes, nous développer les médias alternatifs de telle façon de leur donner la meilleure résonance, être les meilleurs porte-voix de ces personnalités.
Et c'est pour ça qu'évidemment, j'accepte volontiers les invitations quand elles viennent, par exemple, de l'UPR de François Asselineau, parce que François Asselineau est tout à fait dans la cible, si j'ose dire le mot cible, de ce que nous pensons pour être demain. Ces personnalités qui peuvent s'exprimer et qui pourraient devenir, on en est loin aujourd'hui, eh bien, majoritaires. Mais pour cela, il faudrait que petit à petit, les médias alternatifs réussissent à se substituer aux médias dits mainstream de grand chemin. Ce serait envisageable à partir du moment où on considérerait qu'il y a à nouveau débat.
Parce que, de toute façon, les grands médias de grand chemin, il n'y a pas de débat. Ils sont dominés. Et c'est là que le modèle économique est très, très différent entre les médias alternatifs et les médias de grand chemin. Le média de grand chemin, vous avez les oligarques, vous avez le financement public. Et puis, vous avez la publicité. Donc, les annonceurs qui viennent aussi avoir une influence sur le contenu. Tandis que nos médias, eh bien, nous dépendons de vous. Que ce soit sur le don direct, dans le cas de certains médias, ou que ce soit des abonnements pour d'autres médias. Nous faisons communauté. Et donc, cette communauté, c'est à vous que l'on doit.
C'est à vous, et je le dis à ceux qui sont aujourd'hui présents, parce que vous êtes tous, je pense, ou quasiment tous, des consommateurs de médias alternatifs. C'est à vous que l'on doit d'exister, de rayonner, et petit à petit de se développer. Et on ne le fera, j'ai envie de dire, qu'avec vous, et c'est avec vous que nous gagnerons, ou que, au contraire, eh bien, nous ne réussirons pas à porter cette voie alternative, parce qu'un média alternatif est là pour porter une voie alternative. Voilà. Merci Nicolas Stocker, et vous avez le prix de la pensée libre. Merci. Un grand merci. Oh, ben formidable. J'appelle à la barre M. Dimitri Dekochko.
Alors, vous participez régulièrement à la revue mensuelle Géopolitique Profonde, qui vous présente ainsi, je cite, journaliste réalisateur français d'origine russe, formé en sciences économiques, durant 33 ans à l'agence France Presse, l'AFP, vous avez couvert les conflits majeurs comme l'Afghanistan et la Yougoslavie. Spécialisé dans la coopération culturelle et l'analyse indépendante des stratégies hégémoniques globalistes, vous défendez un monde multipolaire et décryptez avec rigueur les récits russophobes.
Très engagé dans le rapprochement, franco-russe, vous êtes président fondateur de l'association France Oural qui organise le prix Russophonie, récompensant la meilleure traduction de livres russes en français, ainsi que la journée du livre russe, et vous êtes cofondateur de l'Union des russophones de France et aujourd'hui président honoraire du Conseil de coordination du Forum des russes de France. Votre engagement pour un monde multipolaire, ancré dans le respect des souverainetés, fait de vous une figure clé de la résistance aux agendas hégémoniques. Merci d'être là. Merci. Merci. Merci à vous de m'accueillir. Merci de votre invitation. Bon anniversaire. Bon anniversaire.
Malgré les avertissements de Marie-France Garraud, François Asselineau a mené son parti pendant 19 ans. Et ça va continuer et en mieux. Donc merci. Je ne suis pas membre de l'UPR pour une raison professionnelle, je dirais, et éthique. C'est que je suis journaliste, effectivement. J'ai en plus été journaliste d'agence. Et pour moi, l'information, et notamment les médias alternatifs, leur importance, c'est d'apporter de l'information que les médias de grand chemin n'apportent plus. ont rapporté de l'information. Si vous êtes membre d'un parti, vous avez quelquefois des conflits d'intérêt, si vous voulez, puisque vous avez un devoir de militant et vous avez un devoir de journaliste.
Donc je continue à maintenir le devoir du journaliste. Ça ne m'empêche pas de reconnaître le mérite de l'UPR et de François Asselineau. On m'a demandé de parler de la façon dont les conséquences de l'attaque israélo-américaines contre l'Iran a pour la Russie et la façon dont en Russie les choses sont commentées ou sont vues. Alors commençons par l'idée la plus répandue, celle que vous pouvez de temps en temps entendre quand vous les écoutez par les médias de grand chemin, justement, c'est le fait que ça profite aux méchants Poutine et aux méchants Russes, cette histoire de guerre. Et puis, donc c'est tout bénef pour eux, quoi. Eh bien, on va voir à quel point.
Alors c'est vrai, bien sûr, que le prix du gaz, le prix du pétrole ont augmenté. Le prix de l'Oural, donc le pétrole qui intéresse les Russes, est à plus de 100 dollars. Et puis, des mesures de boycott contre le pétrole russe ont été levées par M. Trump. d'autre part, des incidents qui commençaient à se multiplier contre les bateaux dits de la flotte fantôme, ce qui est absolument absurde. Ce n'est pas des bateaux fantômes où il n'y a pas d'équipage qui flottaient à l'époque où les pirates anglo-saxons dominaient les mers. Ce sont simplement des bateaux qui ne sont pas assurés à la Lloyd's. donc voilà encore des pièges de vocabulaire.
Et disons que c'est assez important pourquoi je le mentionne, c'est que en raison de la guerre que font les Israéliens et les Américains contre l'Iran, a priori, les bateaux chargés de pétrole peuvent circuler à nouveau. Or, on en arrivait à des possibilités de tensions parce que les Russes allaient envisager d'escorter leurs pétroliers pour pas qu'ils soient interceptés par des pirates d'Etat dans différentes zones internationales. Donc tout ça, de ce point de vue-là, oui, les Russes sont bénéficiaires. D'autre part, on va pouvoir dire que, évidemment, ça donne un afflux de dollars et un afflux de devises qui sont bons pour les caisses du budget russe.
Paradoxalement, on assiste à une baisse du rouble. Mais je ne vais pas rentrer là-dedans parce que ça, c'est des affaires qui sont évidemment très favorables au budget russe, pas forcément, en revanche, aux entrepreneurs russes. Ça, c'est un autre aspect. D'autre part, évidemment, parmi les bénéfices, il y a un détournement de l'attention de la guerre aux tannots qui viennent contre la Russie en Ukraine. Donc ça aussi, ils y gagnent en quelque sorte. Mais, il n'empêche que ça tombe bien, je dirais, parce que, contrairement à ce qu'on dit, il y a un renforcement de l'armement du régime otanot qui est bien.
Les attaques de drones sont quotidiennes et il y a trois jours, Moscou a été victime de plus d'une centaine de drones qui ont été envoyées à partir de l'Ukraine ou autre, contre Moscou. Donc, c'est une réalité. Attention, l'Ukraine n'est pas foutue comme on a tendance à le dire. Elle est bien évidemment en mauvaise position et évidemment, si les Occidentaux ne soutenaient pas à bout de bras et n'intervenaient pas au niveau des renseignements satellitaires, au niveau des drones, au niveau de Skylink, c'est évident que ça serait fini depuis un certain temps.
Il n'empêche que malheureusement, le conflit continue et il fait des morts et il fait des morts des deux côtés, ce qui est, pour nous, l'Europe, la vraie. L'Europe, c'est un drame parce que démographiquement, on a perdu beaucoup de gens du côté de l'Europe de l'Est. En fait, on peut aussi apporter des nuances à ce bénéfice pour les Russes.
D'abord, stratégiquement, c'est un risque de guerre dont, et plusieurs observateurs russes, notamment des militaires ou anciens militaires qui sont présents sur les réseaux sociaux, parce qu'au niveau des sources, il faut que je vous cite les sources, puisque en bon journalisme, il faut que je vous le dise, il est évident que consulter les médias russes, ce n'est pas très évident puisque nous, on est victime de la censure, ce qui est très embêtant pour des journalistes, évidemment, mais on y arrive, on y arrive, donc on peut regarder, voir, et les réseaux sociaux en russe, et même les programmes de télévision russes qui sont totalement bloqués, malheureusement, ici.
et bien, ce risque nucléaire s'est accru à partir du moment où l'Iran a montré beaucoup plus de résistance que ce à quoi s'attendaient sans doute les Américains. Les Israéliens semblent bien décidés et ils ont les moyens de lancer une attaque nucléaire contre l'Iran. Les Russes le craignent. Des spécialistes russes expliquent qu'il faudrait, pour que le pays soit totalement annihilé, en quelque sorte, il faudrait une quinzaine de têtes nucléaires. Tout dépendrait, évidemment, de la façon dont elles exploseraient.
Techniquement, si elles explosent un peu au-dessus de la cible, ça pollue moins, paraît-il, mais de toutes les façons, ça aura évidemment des conséquences colossales et ça aura des conséquences notamment aussi sur les pays de la région, que ce soit l'Asie centrale ou que ce soit même le sud de la Russie.
Ensuite, il y a un risque d'extension de cette guerre, dont la volonté affichée par Trump, par exemple, d'impliquer l'OTAN pour, soi-disant, ouvrir le détroit d'Hormuz est un risque d'extension et certains et certains observateurs russes et d'assez bonnes sources, malheureusement, préviennent contre les risques d'attaques sous faux drapeaux dans les pays d'Europe occidentale, chez nous, pour essayer de forcer les dirigeants actuels qui, pour une fois, ne se sont pas précipités dans ce qu'il y avait de plus bête et n'ont pas répondu à l'appel de Trump d'aller intervenir dans le détroit d'Hormuz.
Mais si on leur lance quelques veuves noires, comme on appelle ça, c'est-à-dire des dames qui sont en espèce de tchador et qui sont des bombes ambulantes, que dans plusieurs pays de l'Union de l'Europe occidentale ont fait des explosions terroristes et qu'on dit que c'est l'Iran, alors qu'évidemment ce sera des islamistes recrutés parmi les gens qui ont été depuis longtemps par exemple en Syrie subventionnés par les Américains ou les Britanniques. Eh bien, il est évident qu'on arrivera à tourner l'opinion publique ici, grâce notamment aux médias de grand chemin et de leur monopole sur l'information ou du quasi-monopole qu'évidemment, seuls nos médias alternatifs arrivent à briser un peu.
Risque évidemment aussi pour la Russie de perdre un allié, de perdre une couverture sur le sud. Donc, c'est évident que c'est un risque qui est ressenti. D'autre part, c'est aussi le projet, il y a un projet qui s'appelait le projet Nord-Sud pour éviter le détroit d'Hormuz qui devait traverser la Russie à partir du Nord à partir de l'océan Arctique ou de la Baltique et qui traverserait toute la Russie par les fleuves et ça, les voies navigables sont déjà là, qui traverserait la Caspienne et qui ensuite traverserait l'Iran pour arriver directement dans l'océan Indien.
Ce qui éviterait le détroit d'Hormuz et ce qui permettrait évidemment, notamment à la Chine, de servir toute une clientèle en évitant l'étroit d'Hormuz et pour fournir en fait l'Asie, l'Asie du Sud où aujourd'hui se situent les pôles de développement et de croissance économique que malheureusement nous avons perdu. Donc ce projet Nord-Sud est important, il est lié évidemment à la route de la soie et si l'Iran est éliminé, ça aura forcément une conséquence aussi sur ce projet-là.
D'autre part, il y aura une incidence forcément sur les BRICS puisque l'Iran et la Russie et la Chine sont impliqués dans cette affaire et le fait qu'on dise par exemple que les BRICS ne sont pas intervenus pour défendre l'Iran, c'est aussi un problème de crédibilité des BRICS. Les BRICS ne sont pas une alliance militaire, il est normal qu'ils n'interviennent pas militairement et le reproche qui est quelquefois fait à la Russie de ne pas intervenir pour défendre l'Iran est un reproche qui est sans doute publiquement justifié et les Russes encourageront sans doute ce genre de reproche parce qu'ils ne veulent surtout pas dire qu'ils aident l'Iran.
Mais quand vous vous posez des questions en vous disant dis donc les Iraniens ils sont quand même assez forts pour trouver les cibles il faut quelquefois un soutien satellitaire pour ça. Mais aucun médias russe ne vous dira qu'il y a une aide directe. Donc les BRICS c'est aussi très important pour évidemment la suprématie du dollar. Et là je dirais qu'il va y avoir des conséquences notamment en intérieur en Russie. J'y viens. Je continue encore sur les conséquences et sur la façon dont il y a des inquiétudes et que pourquoi c'est pas tout bénéfice pour les Russes il y a aussi une une inquiétude sur les incidences sur la population israélienne. Pourquoi ?
Parce qu'il y a beaucoup de Russes en Israël et que évidemment Israël n'est pas complètement indifférent de ce point de vue là et aux dirigeants russes et aux Russes en général. C'est à dire que les Russes qui déjà avec le conflit sur le terrain ukrainien avec l'OTAN ont déjà des gros problèmes familiaux puisque la plupart des gens ou beaucoup de gens en Russie ont de la famille en Ukraine parce que en Russie même il y a plein de gens qui sont ukrainiens en fait.
C'est à dire que nous ici quand on entend sur les médias de grand chemin les ukrainiens les ukrainiens les ukrainiens c'est pas ils sont pas tous pareils c'est pas la conception d'une république française unie et homogène non il y a plusieurs populations la délégation russe aux négociations qu'il y a eu à Genève elle est composée presque à moitié de gens en fait d'origine ukrainienne à commencer par Medinsky ou en continuant par le négociateur envoyé par Poutine pour discuter avec les américains qui s'appelle Dimitriev Kirill Dimitriev il est né à Kiev il a vécu en Ukraine il a fait ses études en Ukraine il les a fait aussi aux Etats-Unis il faut bien le dire il est aussi young leader il est reconnu à Davos vous voyez quelquefois on s'y retrouve difficilement dans tout ça mais c'est quelque chose qui existe donc vous voyez que c'est pas simple déjà il y avait des cousins de l'autre côté et en plus maintenant en Israël il y a aussi quelquefois des cousins pour une certaine partie de la population je ne pense pas que ça ait une influence colossale sur la politique menée par le gouvernement russe il n'empêche que c'est des facteurs qu'il ne faut pas oublier d'autre part encore une inquiétude c'est les incidences sur l'immigration l'immigration en Russie c'est aussi un problème pour les russes il y a beaucoup il y a beaucoup d'immigrés d'Asie centrale il y en a eu beaucoup d'Ukraine d'ailleurs puisque la Russie c'est le premier pays en fait à accueillir des réfugiés ukrainiens n'oubliez pas donc c'est un aspect évidemment qu'on a un peu tendance à oublier mais c'est très important c'est pas l'immigration qui pose des problèmes sauf évidemment l'infiltration d'agents pro-kiéviens ou pro-bandéristes mais à part ça c'est pas l'immigration l'immigration qui pose plus de problèmes c'est l'immigration d'Asie centrale voire d'Asie du sud quelquefois et bien cette là ça peut poser un problème si l'Iran s'écroule et que évidemment la population iranienne fuit vers le nord d'autre part ça a une incidence sur l'Asie centrale l'Asie centrale est à côté de l'Iran parmi les pays d'Asie centrale vous avez les Tadjiks qui ont une langue iranienne et sur le Caucase et dans le Caucase en revanche il y a l'Azerbaïdjan qui pose le plus de problèmes qui est de religion chiite mais de langue turque qui ne l'oubliez pas a aussi une population importante en Iran qui est Azeri un nationalisme azerbaïdjanais existait même à l'époque soviétique ça j'en étais témoin qui exigeait ou qui ils étaient empêchés par le pouvoir soviétique d'avoir ces revendications là mais enfin ils pensaient qu'il fallait qu'ils annexent une partie de l'Iran à l'Azerbaïdjan c'est évidemment un jeu sur lequel les services britanniques notamment savent jouer merveilleusement et ils ont encouragé l'Azerbaïdjan à essayer d'être des proxys pour attaquer par le nord l'Iran au début de leur intervention évidemment en argant aussi du fait que comme les Israéliens ont aidé les Azeris les Azerbaïdjanais pardon les Azerbaïdjanais contre l'Arménie et là aussi croisade de défense de l'Arménie etc vous voyez un peu la vérité la réalité des choses et bien l'Azerbaïdjan risquait pour remercier les Israéliens notamment et puis sans doute les compagnies pétrolières britanniques d'intervenir comme proxy ils ont finalement refusé de le faire sans doute par prudence peut-être par pression de la part des Russes qui ont notamment une diaspora azerbaïdjanais qui contrôle à peu près tous les marchés dans toutes les villes et ça aussi c'est assez important je suis désolé je passe très vite chacun de ces chapitres mériterait d'être développé troisième conséquence pas très positive c'est les conséquences intérieures les négociations avec les Etats-Unis elles changent de nature si pour quelqu'un qui pensait qu'on pouvait faire confiance aux anglo-saxons là c'est fichu déjà les Russes ont été systématiquement roulés alors là de ce point de vue là malheureusement c'est un peu un commun avec nous les français aussi ont se fait rouler par les anglo-saxons très souvent et bien ils se sont déjà fait rouler ils se sont fait rouler avec les accords de Minsk ils se sont fait rouler sur l'OTAN ils se sont fait rouler dans les années 90 quand ils pensaient que voilà on est tous copains c'est fini le communisme voyez maintenant ça y est on devient civilisé on devient amis rien du tout pas amis du tout pas amis mais bon on est arrivé en tout cas au fait qu'aujourd'hui les négociations qui ont été commencées et bien on va négocier sur quoi on peut négocier d'autre part la Russie est pressée de faire un peu le médiateur mais le médiateur au nom de quoi comment voulez-vous convaincre l'Iran d'aller négocier avec les américains qui ne vont pas tenir parole de toutes les façons donc le médiateur va se décrédibiliser aussi en plus ces négociations se basaient sur ce qu'on appelait l'esprit d'encourage c'est à dire ce qui s'est passé justement quand Trump et Poutine se sont rencontrés en Alaska et bien cet esprit d'encourage est un aspect sur lequel insiste une partie des dirigeants russes en pensant qu'on peut quand même arriver à un compromis avec les russes parce qu'effectivement en courage il semblerait qu'ils étaient arrivés à ébaucher en pointillé une sorte de Téhéran 43 c'est à dire un partage du monde entre Russie Etats-Unis Chine et puis tout a volé en éclats lorsque notamment Trump a voulu faire pression sur l'Inde pour l'empêcher de vendre du pétrole russe aux pays européens comme les pays européens ont envoyé promener Trump quand ils étaient en randonnion devant lui devant son bureau et que l'Inde n'a pas du tout accepté la façon dont Trump voulait l'empêcher d'acheter du pétrole et d'en exporter vers les européens et du coup Modi le premier ministre indien s'est retrouvé à Pékin pour la célébration de la fin de la deuxième guerre mondiale ce qui n'était pas forcément prévu à Encourage Encourage aussi c'est une garantie par les russes qu'on ne va pas s'attaquer au dollar vous inquiétez pas monsieur Trump il y a beaucoup de gens notamment les saoudiens par exemple les chinois aussi mais les russes dans une certaine mesure aussi qui ont des bons du trésor américain alors le dollar qui tombe d'un seul coup c'est pas bon pour eux non plus c'est évident que ces aspects là ont une implication en Russie notamment au niveau des choix économiques et là ça m'est arrivé d'en parler justement sur GPTV la politique de la banque centrale russe est un vrai souci parce que des taux directeurs tels qu'ils les ont imposés sur ordre d'on ne sait trop qui gênent la croissance russe et même la production militaire et notamment au niveau des PME c'est tout à fait catastrophique pour l'économie russe qui est entrée dans une phase de pré-stagnation en un mot les conséquences de cette guerre ont accentué les divergences les divergences querelles entre les différentes tours du Kremlin comme on aime à dire c'est des aspects qu'il faut dire parce que ça fait partie de la compréhension générale des choses et contrairement à ce qu'on pense que la Russie est une dictature dans laquelle il n'y a aucune opinion etc c'est pas vrai il y a des opinions divergentes qui s'expriment alors évidemment quand les médias de grand chemin disent oh l'opposition est martyrisée c'est simplement les gens qui sont pro-otaniens qui sont peut-être limités dans leur expression en Russie encore que on peut parfaitement se connecter à des médias par internet et puis vous pouvez regarder les télévisions occidentales assez facilement en Russie mais cette opposition là c'est vrai mais elle est très minoritaire mais au sein de la Russie il y a de vraies discussions au sein de la direction russe il y a une vraie discussion et ça porte justement sur ses aspects économiques et évidemment la façon de mener la guerre en Ukraine parce que l'opinion commence à être lasse de cette guerre elle estime que Poutine est trop gentil que la guerre est menée avec une main dans le dos qu'on ne détruit pas comme font les israéliens à Gaza ou comme les américains ont pu faire en Irak ou comme ce qu'ils font en Iran d'ailleurs maintenant et qu'on devrait être un tout petit peu plus décidé et d'un certain point de vue c'est vrai que compte tenu de l'accroissement des drones contre la Russie compte tenu de la situation qui peut profiter effectivement même militairement à la Russie il est évident que tant qu'Odessa ne reviendra pas dans le giron russe il n'y aura pas de paix durable en Ukraine voilà je sais tout merci à vous vous avez le prix de l'amitié franco-russe j'appelle maintenant le docteur Louis Fouchet vous êtes très attendu vous êtes médecin anesthésiste réanimateur et avez été confronté quotidiennement aux frontières de la vie et de la mort vous êtes également spécialiste en éthique de la santé et auteur de tous résistants dans l'âme publié chez Guy Trédaniel est devenu un film réalisé en 2023 avec Stéphane Châtry auteur également de traverser la peur l'odyssée du réel paru également chez Guy Trédaniel et de agonie et renouveau du système de santé paru chez Exuvie vous êtes porte-parole et fondateur des collectifs réinfo covid et covid soins merci à vous vous êtes contributeur et coordinateur technique du conseil scientifique indépendant qui visait à passer les narratifs officiels en matière sanitaire au filtre de l'esprit critique sans conflit d'intérêts ni partis pris partisans dans le contexte de la covid 19 merci et pour finir je vous cite bienvenue à ceux qui s'intéressent avec finesse et nuance aux failles et aux beautés de notre société bienvenue à ceux et à celles qui proposent des bifurcations créatives joyeuses et non violentes bienvenue à ceux qui d'une parole calme et nuancée n'hésitent pas à déranger les codes et les hiérarchies à ceux qui avec sagesse aspirent à passer à l'action et à oser tout changer qui sont prêts à réconcilier les contraires pour créer l'opportunité d'une complémentarité féconde enfin et surtout bienvenue aux sceptiques de tout poil qui ont osé faire le pas en consultant le site de monsieur Louis Fouché je ne sais plus par où commencer avec tout ça parce que c'est beaucoup merci Louise merci François Asselineau et à l'UPR de m'inviter je suis honoré et en tant que porte-parole souvent on a dit que j'étais plutôt un diplomate et un diplomate commence par des égards il ne peut pas cracher sur le pays où il est ambassadeur il a commencé plutôt par souligner les beautés donc là de vous voir tous réunis je vois qu'il y a une force il y a quelque chose de l'ordre d'un mouvement qui est en train d'émerger et qui cherche à secouer justement les hiérarchies habituelles du pouvoir et la structuration de nos sociétés donc je suis ému de ça et un anniversaire c'est un moment où on peut s'émouvoir trouver que rendre hommage on n'est plus sur le berceau maintenant le bébé a 19 ans il est gros comme tout il commence à vivre sa propre vie donc je suis très impressionné et je vous remercie beaucoup de permettre que la question de la santé vienne dans la question politique en fait c'est pas vous qui avez permis ça c'est le Covid vous avez remarqué que pendant le Covid la question sanitaire s'est invitée dans la question politique jusqu'ici la santé la politique paraissait peut-être séparée là non la question de la santé est devenue un enjeu politique majeur un enjeu biopolitique au sens de Michel Foucault comment est-ce qu'on peut vous asservir et troquer le contrat social pour un contrat sanitaire vous avez le droit de faire partie de cette société si vous avez le bon abonnement si vous avez le bon pass si vous avez la bonne injection là il y a quelque chose de profondément étonnant il y a comme une expropriation il y a quelque chose de l'ordre d'une disruption des règles habituelles alors on m'a demandé de parler de la santé et justement je vais vous raconter un tout petit peu ce qui est en train de se passer dans le monde de la santé parce qu'il ne faudrait pas rester sur des images un peu surannées de votre médecin généraliste bienveillant au fond de la campagne gérant votre famille etc la santé en France n'est plus de cet ordre là maintenant vous pouvez attendre aux urgences pendant des heures et puis éventuellement demain ou après demain vous serez pris en charge vous pouvez même mourir sur un brancard au bout d'une semaine si vous êtes un petit vieux qui n'en a ni donné à manger ni à boire ça c'est la réalité de ce qui est en train de se passer dans nos hôpitaux en 2026 en France cinquième économie du monde plus pour longtemps on est dans une voie de tiers mondisation très importante et on est aussi dans une voie de prolétarisation intégrale des agents qu'est-ce que ça veut dire la prolétarisation un terme qui sonne marxiste un petit peu c'est l'idée que vous n'êtes plus propriétaire de votre outil de travail et Bernard Stiegler qui est un dépenseur de la technique qui est mort pendant le Covid parlait de la prolétarisation intégrale la perte des savoirs la perte des savoirs faire la perte des savoirs être et la perte des savoirs théorisés vous ne savez plus vous ne savez plus faire les choses vous ne savez plus théoriser et comprendre pourquoi vous les faites et vous ne savez plus être vous ne savez plus quelle est la posture juste du médecin le Covid a célébré au fond la chute symbolique la chute du crédit symbolique de la médecine telle qu'on la connaissait elle l'a consacrée mais réfléchissez le crédit symbolique c'est-à-dire d'habitude à quoi ça ressemble mais ça se passe dans tous les secteurs une Porsche jusqu'ici c'était une belle voiture vous avez envie de vous vouliez avoir la Ferrari de Magnum ou des trucs comme ça peut-être c'est pour ceux qui aiment les bagnoles aujourd'hui vous achetez une Porsche elle ressemble à une Dacia d'Ouster en plus gros donc il y a des gens qui achètent encore des Porsche mais on se dit ça se joue sur le crédit symbolique passé au bout d'une ou deux générations les jeunes ils vont voir une Porsche et ils vont dire c'est de la merde j'ai pas envie d'acheter ça c'est pareil pour la France elle joue sur son crédit symbolique passé mais petit à petit ce crédit symbolique s'épuise et vous savez que notre président de la république a été pour beaucoup dans l'effondrement du crédit symbolique de la France dans ses relations internationales et c'est pareil pour les médecins finalement vous avez une crise institutionnelle de tous les côtés mais elle est pas nouvelle et elle est volontaire elle est orchestrée en 2010 Clayton Christensen qui est professeur à la Harvard Business School pas la Harvard Medical School la Harvard Business School fait une prescription pour les systèmes de santé occidentaux et il dit il faudrait changer les choses vous coûtez cher vous soignez des gens qui sont à moitié mal foutus ou traînés avec des polies mal foutuses non non non il va falloir être rentable maintenant et mettre en place des partenariats publics privés PPP c'est quoi ça on va y revenir votre expropriation progressive des structures institutionnelles par des investisseurs privés multimilliardaires et qui petit à petit prennent le contrôle des structures publiques pour en faire leurs bras armés exactement ce qui se passe pendant le Covid les dossiers Epstein fournis par le ministère de la justice américain c'est pas moi le ministère de la justice américain nous montrent les mails de Gates d'Epstein de JP Morgan du Welcome Trust de Jeremy Farrar etc qui créent un fonds pandémie et ce fonds pandémie d'investissement est là pour être rentable mais il va se présenter sous les atours de la philanthropie du philanthrocapitalisme américain nous sommes des philanthropes nous cherchons à aider l'humanité enfin il faut que ce soit rentable quand même on peut aider l'humanité mais il faut que ce soit rentable et finalement le véhicule financier est d'abord créé et ensuite est créé tout le projet d'aller truquer et détruire les réglementations habituelles et les régulations et les contre-pouvoirs pour permettre que quand l'OMS décide qu'il existe une pandémie donc Tedros Ghebreyesus dit il y a une pandémie il n'y a plus besoin de critères il le dit à partir de ce moment là se déclenche ce qu'on appelle des assurances paramétriques c'est à dire tous les états vont investir de l'argent en disant il nous faut vite des contre-mesures il nous faut des vaccins et là vous allez voir des milliards qui seront mis en jeu et qui vont aller financer la recherche sur ces vaccins à partir du moment où la notion de pandémie est mise en place c'est intéressant parce que là ce truc là ça ne s'arrête pas vous l'avez vécu pendant le Covid mais c'est en train de se mettre en place encore plus fort le traité pandémie de l'OMS et le règlement sanitaire international sont en train de réellement faire un hold up de souveraineté et faire que à chaque fois qu'une pandémie sera déclarée pour x ou y raison on fera un hold up des caisses de l'état sous la forme de partenariat public privé très important peut-être que l'UPR pourrait rajouter au bout de sortir de l'Union Européenne de l'Euro et de l'OTAN sortir de l'OMS ce que je vous décris sur l'histoire des pandémies est en cours mais c'est en cours aussi sur l'université ou sur la médecine quotidienne ce Clayton Christensen dont je vous ai parlé tout à l'heure explique finalement que ça y est les maladies graves et rares les maladies orphelines il faut arrêter de perdre de l'argent bêtement on va investir maintenant dans des chaînes à haute valeur ajoutée vous avez une intelligence artificielle avec un questionnaire qui va vous interroger sur vos douleurs articulaires du genou une réponse sera donnée sous la forme rouge-orange-vert 1 dès que vous entendez rouge-orange-vert attention McKinsey vous êtes bien au clair maintenant rouge-orange-vert ça pue évidemment ce sera très souvent vert parce que la personne qui a créé le logiciel et le questionnaire c'est aussi la même que celle qui fournit les prothèses de genou et donc on vous fait un questionnaire et quand c'est vert ça veut dire vous avez tellement mal au genou il faut vous changer le genou votre arthrose est trop avancée et là vous l'avez passé dans une chaîne à haute valeur ajoutée vous allez voir un anesthésiste un chirurgien non que dis-je un technicien d'anesthésie et un chirurgien et un technicien de chirurgie non que dis-je un anesthésiomaton avec un medic chat GPT et un robot chirurgien qui vous fera la chirurgie zéro défaut et vous allez ressortir avec un nouveau genou et on va dire super super valeur ajoutée et là on va faire venir des investissements massifs dans ces chaînes à haute valeur ajoutée et puis bon l'hypertension le diabète l'obésité franchement maladie de civilisation on va continuer à bourrer les gens de sucre de stress et tout ça ça fait partie de la gouvernementalité par la terreur qui est mise en place donc on va continuer mais il n'y a plus besoin ni à l'hôpital ni chez le médecin il faudrait des réseaux interconnectés de patients des whatsapps de patients étaires tendus avec un community manager qui fera des lives Michel Cymes par exemple qui animera un live sur l'hypertension et lui financé par Pfizer vous dira qui veut tester le nouvel antihypertenseur une seule pilule au lieu de trois et là dans le chat il y aura des gens qui feront coeur coeur plus plus bisous étoiles machin moi je veux bien etc et on fera de la recherche action participative et inclusive .e.s .
ok et ok là vous avez le dessin du système de santé tel qu'il va arriver mais si vous voulez le voir plus précisément vous n'avez pas à aller voir les partis politiques on a essayé de sonder les différents partis politiques il n'y a pas de programme de santé si on n'entend rien il n'y en a jamais comme si la santé n'était pas un enjeu politique alors qu'elle l'est elle est centrale c'est une économie majeure non il y a par contre des think tanks il y a des think tanks et des influenceurs et des rapports technocratiques rendus par les administrations et finalement on a une sorte de prolongation tendancielle du changement du système de santé qui est issu de ça et vous pouvez le retrouver dans un think tank comme par exemple le sham qui se passe à Chamonix chaque année vous allez sur canalsham.com le dernier réunion était il y a deux mois par exemple et puis là vous avez le ministre de la santé le chef de service de la pitié-salle pétrière le patron de BlackRock le patron de Amazon etc.
qui sont là et qui le sous-titre de canalcham c'est inventing the future of the healthcare system pour la France mais dit comme là en européen vous savez comme dit François Astino et ils inventent pour nous le système de santé du futur et ce système de santé c'est quoi ? il n'y a plus besoin de médecins l'intelligence artificielle va faire le travail il n'y a plus besoin vraiment de soignants les robots vont faire le travail les patients ils sont tous différents c'est chiant non non on a des patients maintenant ils sont tous pareils puis s'ils sont trop différents et que c'est trop compliqué qu'est-ce qu'on fait ?
l'euthanasie pour tous suicide assisté pour tous ok et vous avez la création d'un système industrialisé évalué normatif rentable de production et de consommation de biens et services de soins un marché un marché industriel c'est plus l'artisanat de la médecine comme on l'a décrit avant d'accord ça c'est le constat c'est le droit dans le mur vers lequel on va en prolongation tendancielle et où tous les partis politiques sont d'accord ce que j'ai constaté dans ces dernières années du Covid c'était pas une question de parti c'était une question d'humain de personne il y a Michel Rivasi qui a résisté dans Europe Ecologie Les Verts alors que Europe Ecologie Les Verts était à fond la caisse Virginie Joron au RN alors que le RN Jordan bon il y va vous avez Laurence Muller-Braun Sylviane Noël des sénateurs plutôt de droite vous avez en fait des outliers des gens à part et qui ont commencé à se poser la question de mais les vieux les enfants la santé etc ce qu'on essaye de faire aujourd'hui c'est de construire le système de santé de demain en disant comme l'a dit Nicolas le système de grand chemin le système mainstream est en train de devenir totalitaire totalisant il est dans une doxa unique dogmatique religieuse sectaire et puis de l'autre côté vous avez des clusters de transformations qui sont en train de survenir partout parce que les gens voient bien que ce système est défaillant et que l'institution ne tient plus la route et donc les gens essayent de s'organiser pour se soigner pour rester en santé pour apprendre la médecine chinoise traditionnelle l'Ayurveda les plantes médicinales que sais-je je ne connais rien à tout ça mais ils investissent ça et notre idée c'est petit à petit d'influencer les choses en essayant d'avoir une matrice claire de notre action il y a des actions à court terme des actions à moyen terme des actions à long terme il y a des actions qui sont contre le système faire des procès mettre des bâtons dans les roues campagne des gardes asiles à l'école etc c'est des conneries c'est un vieux vaccin pire que des vaccins ARN on le sait tous depuis très longtemps pareil pour les vaccins anti-grippos bam procès procédure juridique etc à chaque fois on les fait chier on met des bâtons dans les roues mais vous ne pouvez pas faire que ça des actions contre le système des actions dans le système on essaie de rentrer à l'intérieur on a essayé d'avoir quelqu'un qui rentrait dans la commission HAS sur l'obligation vaccinale anti-grippale et il a réussi alors il a tenu 24 heures après ils ont vu son compte twitter ils ont dit ah bah non finalement vous n'êtes plus expert HAS bon mais peut-être le prochain coup on y arrivera et puis des actions alternatives on dote directement les collectifs locaux de façon de se soigner différente c'est ce qu'on a fait avec Covissoin l'hydroxychloroquine était interdite l'ivermectine était battue en brèche la vitamine C la vitamine D le zinc les corticoïdes personne n'en entendait parler bah nous on l'a fait on a arrêté de se battre on l'a fait on a soigné plus de 25 000 personnes et dans le silence assourdissant des médias mais on l'a fait et ça c'est l'idée merci c'est pas moi je renvoie vos applaudissements à tous ceux qui l'ont fait mais c'est l'idée que il n'y a pas à attendre d'avoir le pouvoir vous n'avez pas besoin d'attendre d'avoir le pouvoir vous l'avez déjà vous avez déjà la puissance instituante le pouvoir institué c'est autre chose mais la puissance instituante c'est vous qui l'avez par contre ça nécessite de se mettre en chemin ça nécessite une sorte d'élan héroïque et ça nécessite aussi Philippe est là il va en parler peut-être mais c'est une des premières choses que dit Gandhi dans la doctrine non-violente à Aïmsa c'est l'indépendance économique c'est arriver à ne pas être mis à genoux les gens qui ont tenu qui n'ont pas été suspendus ils ont réussi à trouver une indépendance économique ce sera pareil pour les médias alternatifs petit à petit l'alternative doit devenir l'institution désirable qu'elle soit un média un parti politique une autre façon de gérer son pognon ou autre c'est devenir l'institution désirable petit à petit être l'arbre qui pousse à l'intérieur de l'arbre qui meurt et l'arbre qui meurt il va mourir ne vous inquiétez pas il est en train de mourir il n'y a même pas tellement besoin de s'en préoccuper ou d'accélérer sa chute il y a besoin de s'en nourrir par contre de reprendre les morceaux dont on a besoin et en santé là tout de suite si vous vous reposez sur le système standard vous êtes foutu je vous le dis vous avez besoin d'un réseau vous avez besoin de trouver des gens proches de vous qui soignent qui soignent de la façon dont vous pensez que c'est juste vous avez besoin de vous monter en compétence là j'envoie qui fume c'est bien pour faire la fête mais il y a plein de choses c'est possible à faire tout de suite pour rester en santé vous n'avez pas besoin d'attendre que le CHU vous propose quelque chose c'est très intéressant si vous vous intéressez au centenaire au Japon il y a un facteur constant il n'y a jamais de CHU à côté et dans les zones bleues ça veut dire que ça ne dépend pas de ça et donc avec May 1 Make Europe Healthy Again on travaille au niveau européen en étant persuadé que l'Europe est le mauvais niveau qu'elle ne doit pas avoir de compétences en santé et puis on a décliné ça au niveau français avec Make Europe Healthy Again France et comme je vous ai dit action à court terme moyen terme long terme contre le système à l'intérieur du système dans l'alternative action de célébration on fait la fête comme aujourd'hui on se redonne de la force on serre les coudes entre frères et sœurs humains pour dire ok et demain quel envoi quel appel et puis des actions narratives raconter l'histoire raconter ce qui est en train de se passer sur le Covid et tout ce qui nous est arrivé il y a combien de films pour le moment pas tant que ça il y a combien de romans il y a combien de pièces de théâtre il y a combien de poèmes il y a combien de chansons pas tant que ça il faut en faire il faut raconter l'histoire parce que là tout le monde est dans un déni collectif mais la prochaine pandémie est en préparation et elle arrivera parce que le traité pandémie le règlement sanitaire international l'ensemble de ce qui a été posé comme hold up de nos structures institutionnelles est parfaitement aligné pour qu'à nouveau les fonds américains ils ne sont pas que américains viennent encore faire les poches de nous faire les poches directement au motif d'une pandémie non seulement nous faire les poches mais nous exclure de la décision publique et de la démocratie ok un de nos enjeux c'est de faire vivre cette démocratie sanitaire et moi j'ai un appel aujourd'hui c'est si l'UPR crée un groupe en charge d'essayer de produire un vrai programme de santé on travaillera ensemble on travaillera avec tous ceux qui veulent bien il n'y a aucun problème j'ai le welcome pack bravo merci infiniment et tous les naturopathes de France vous rejoignent pour la prévention en santé c'est le prix de de l'amour de la santé de la bienveillance alors il y a une bouteille de champagne et c'est pour vous remercier d'être venu merci beaucoup à tous donc il y a plein de petites trucs là-dedans spécial santé merci Louis et j'appelle monsieur Philippe Béchade bonjour en quelques mots vous êtes analyste financier spécialiste des marchés à terme très critique sur l'union européenne et l'euro considéré comme un économiste hétérodoxe ce qui vous a valu d'être président du groupe de réflexion les éconoclastes vous êtes aujourd'hui rédacteur en chef de la chronique Agora et vous êtes également très présent sur internet où vous distillez votre analyse de l'actualité non seulement économique mais aussi géopolitique c'est à l'heure si je vérifie bien François m'a invité à vous dire quelques mots que je vais improviser totalement comme le fait Donald dans le golfe persique et pour résumer un petit peu la thématique Donald se vante de disputer une partie d'échec à haut niveau avec des Iraniens qui ont inventé ce jeu il prétend qu'il a gagné la partie mais on a l'impression que là la partie vire au chaos quand aux échecs une partie vire au chaos c'est pas un accident c'est que ça a été décidé comme ça quand vous avez une offensive qui doit durer trois jours et qui vire au chaos et que trois semaines plus tard on est encore dans le chaos il faut commencer à prendre conscience que le chaos était probablement l'objectif et non pas une résultante accidentelle d'ailleurs chaque fois qu'on se dit mais ils vont peut-être entamer des pourparlers en fait on s'aperçoit que ceux qui pourraient s'asseoir à une table de négociation se font dégommer systématiquement donc il n'y a plus personne avec lesquels parlementer quand Donald Trump annonce que les iraniens ont tout perdu pour en revenir à la métaphore des échecs ils ont perdu leurs fous leurs cavaliers leurs tours pourquoi continuent-ils à se battre tout simplement parce que les iraniens ils ont poussé leur pion en F6 en G7 et que là ils sont prêts de corneriser le roi mais comme il ne leur reste que des pions là Trump dit voilà ils n'ont plus rien dans une partie d'échec quand vous avez liquidé les fous les cavaliers les tours c'est que généralement vous les avez un petit peu échangés j'échange l'incendie d'un centre de stockage de carburant au dessus de Téhéran et boum il tombe un missile sur une unité de stockage aux émirats près de l'aéroport j'échange un gazoduc contre un noléoduc et puis si d'un seul coup ça n'impressionne pas assez les marchés ah bah allez on va remettre une attaque aérienne soit disant Trump ne la voulait pas mais malgré tout les champs gaziers Southpars et North Northfield sont touchés à quelques heures d'intervalle bref dans une partie d'échec généralement quand on perd les fous les cavaliers les tours c'est que généralement c'est des échanges et c'est exactement ce à quoi on est en train d'assister donc du coup les américains de leur côté ils ont échangé leurs stations radar contre des destructions de bateaux en Caspienne qui servaient strictement à rien dans le conflit actuel mais c'est pas grave on dit qu'on a cassé quelque chose donc on est vraiment en plein chaos et ça continue et personne évidemment n'a l'air de vouloir que cela cesse côté iranien évidemment on va dire que leur position elle est un petit peu celle décrite par Sun Tzu quand on est dans un conflit asymétrique et que l'adversaire est un petit peu acculé il n'a plus que le choix de se battre avec l'énergie du désespoir c'est exactement ce que Sun Tzu déconseille de faire quand vous prétendez avoir battu votre adversaire laissez lui une porte de sortie honorable là c'est absolument tout le contraire on va les écraser on les liquidera jusqu'au dernier donc il est clair qu'en face il n'y a pas d'autre choix que de maintenir le chaos alors maintenant puisqu'on peut peut-être commencer à admettre que le chaos était le but alors quel est le but en réalité alors côté américain vous avez Trump qui dit l'enjeu c'est plus le détroit d'Hormuz d'ailleurs ça ne nous concerne pas nous américains on a tout le pétrole qu'il nous faut il n'y a pas une goutte de pétrole qui arrive chez nous qui vient du détroit d'Hormuz ça concerne vous les européens alors donc je commence une guerre et trois semaines plus tard je dis bon c'est pas mon problème vu que cette guerre vous embête vous c'est à vous d'aller résoudre le problème je trouve ça assez extraordinaire ce que je trouve également extraordinaire c'est l'absence totale de sens critique ou de commentaires un peu intelligents dans nos médias bon eux en fait ils lisent le script qu'on leur tend je vous laisse deviner qui tend le script donc le chaos embête les européens tiens c'est quand même la deuxième fois qu'un chaos lié à une guerre embête les européens le premier c'est évidemment l'Ukraine l'Ukraine boum allez sanctions les russes voilà on veut plus de leur pétrole on veut plus de leur gaz c'est normal on a le Qatar qui nous fournit à Basmas on n'a plus le Qatar c'est quand même ballot donc une nouvelle fois le chaos va nous retomber dessus probablement quand je regarde qui peut être le vainqueur de cette situation je me dis pour l'instant que c'est celui qui en fait le moins et qui en parle le moins c'est à dire la Chine bon la Chine évidemment il y a je crois 8 ou 9% de leur pétrole qui vient d'Iran donc sans ce pétrole évidemment il va falloir qu'ils trouvent une alternative ils ne voulaient pas dépasser les 20% de pétrole importé de Russie on va peut-être être obligé de faire une petite entorse à leur règle passer d'un cinquième à un quart 25% je pense que les Chinois survivront mais surtout si l'Iran s'effondre totalement là par contre je pense que les Chinois ça leur pose quand même un petit peu problème parce que il y a évidemment un grand axe Iran Russie Chine quelques républiques également en ce temps qui sont très très contentes de commercer avec la Chine l'Iran c'était quand même une voie d'accès intéressante à l'Europe à l'Occident etc voilà par contre la Chine aujourd'hui garde le monopole du raffinage des terres rares sans terres rares il n'y a pas de missiles Patriot il n'y a pas de missiles TAD il manque beaucoup beaucoup de choses dans l'arsenal du Pentagone et ce qu'on comprend c'est que cet arsenal commence à être un petit peu vide alors je ne suis pas sûr que les Américains disent la vérité quand ils disent qu'il faut vraiment se dépêcher de reconstituer mais c'est probablement pas loin de la vérité là quelque chose d'un seul coup me gêne vous avez Trump qui dit ça y est les Iraniens ils n'ont plus rien c'est fini pour eux la guerre est quasiment terminée d'ailleurs on se demande pourquoi il continue et vous avez Peter Exek le ministre de la guerre qui nous dit par contre on a besoin de 200 milliards de plus pour aller au bout de la guerre alors faites une petite règle de 3 21 jours de guerre 21 milliards de dollars 1 milliard par jour 200 milliards de plus ça fait ça fait 100 jours de guerre en plus non ça en fait 200 ah ça nous emmène jusqu'à la fin de l'année ça c'est quand même un petit peu ennuyeux imaginez que ça soit le cas ça veut dire que d'ici la fin de l'année il ne peut y avoir que des évolutions négatives pénalisantes plus on poursuit le combat plus il y aura de raffineries touchées d'unités de raffinage de GNL détruites en flammes des oléoducs explosés des gazoducs également explosés alors vous me direz bon une unité de GNL à remplacer c'est long le Qatar vient de dire ça leur prendra 2-3 ans rien que pour ce qui a déjà été détruit un oléoduc ou un gazoduc ça peut être rapide enfin remplacer un bout de tuyau c'est rapide non parce qu'on ne remplace pas un bout de tuyau là où vient de tomber un missile ou un drone parce que ça devient un objectif pour une prochaine frappe donc il n'y aura pas de réparation si jamais un oléoduc est touché parce que le risque est beaucoup trop grand que les équipes qui vont venir pour faire les réparations se fassent à leur tour shooter et pour ce qui est de la circulation des bateaux dans le détroit d'Ormouz ceux qui les arrêtent actuellement ce n'est pas forcément les drones ce sont les compagnies d'assurance sans assurance un bateau ne navigue pas un méthanier ne circule pas et c'est là que lorsqu'on n'arrête pas de nous seriner aux 20 heures que le détroit d'Ormouz est fermé non il n'est pas fermé c'est juste que vous vous hésitez à vous y engager si vous n'êtes pas assuré or quasiment personne ne l'est et ceux qui n'ont pas besoin de l'être ce sont les chinois les pakistanais et les indiens puisque eux peuvent circuler sans risque de se faire toucher par un drone un missile ou un drone un drone marin donc vous voyez ce qui se passe quand je vous disais que du côté américain l'objectif ça pourrait être de mettre l'Europe dans une situation encore plus compliquée pour s'approvisionner en énergie et de l'autre côté vous voyez que les iraniens rien qu'en entretenant la menace qu'ils ont encore la capacité de toucher des bateaux qui traverseraient le détroit d'Ormouz et bien les assureurs n'assurent rien et un assureur il va pas se mettre à réassurer à moins de 30 ou 60 jours d'arrêt des combats il suffit qu'un missile soit tiré peu importe où il tombe un coup dans l'eau ça n'a aucune importance il suffit que les iraniens soient capables de tirer encore un missile et les assureurs repousseront encore d'un mois le moment où ils assureront des bateaux capables de nous amener du gaz et du pétrole vous voyez bien que là les iraniens sont en fait dans une situation très forte si on était aux échecs on dirait que là avec une menace qui ne leur coûte rien avec un simple drone à 20 000 dollars ils continuent de bloquer le détroit non pas militairement ils le bloquent économiquement par le fait que les assureurs de la city n'assurent plus du côté iranien l'autre cible c'est pas des pétroliers ou des métaniers c'est le dollar ils l'ont dit très très très clairement vous passez le détroit d'Hormuz désormais sans encombre si votre pétrole ou votre gaz a été acheté en yuan peu importe quel que soit le pavillon que vous battez voilà donc la stratégie elle est claire c'est accélérer quelque part la dédollarisation et essayer également d'accélérer l'agenda de mort du pétrodollar le pétrodollar il a 50 ans et la promesse je vous le rappelle c'était vous nous livrez du pétrole toute personne qui achète du pétrole le paye en dollars et contre ce fait que vous facturiez en dollars on assure votre protection là je peux vous dire qu'aujourd'hui dans les monarchies dans les monarchies pétrolières on se demande quand même qu'est-ce que vaut cette protection et je vous assure que ça discute beaucoup en ce moment de savoir si la protection américaine vaut quelque chose et je rappelle également que l'Arabie Saoudite avait quelque part accepté que le pétrole puisse être payé en yuan alors de la part de la Chine mais imaginez que d'autres pays se présentent aujourd'hui en disant moi je fais comme la Chine moi aussi je veux payer en yuan voilà donc ça c'est un petit peu le but de l'Iran et c'est évidemment le cauchemar absolu des américains alors maintenant quand je vous parle de chaos vous dites que ça ça va vous coûter très cher en faisant le plein à la pompe ça va nous coûter très cher parce que ça fait de l'inflation et cette inflation on est parti pour au moins 6 mois 1 an tout simplement parce que vous lisez des papiers de Goldman Sachs de JP Morgan et de quelques spécialistes des matières premières pour eux le prix du baril de pétrole ne peut pas rebaisser avant l'automne d'abord parce que les assureurs ne permettront pas aux bateaux de naviguer dans le détroit d'Ormose avant probablement le début de l'été et les capacités de production pétrolière ne seront pas restaurées en totalité avant au moins un an le temps de faire les réparations donc là on s'engage dans un scénario inflationniste et là vous vous dites mince c'est quand même un petit peu là aussi une situation de chaos pour notre économie qui a besoin de gaz et de pétrole et qui en manque déjà depuis 2022 dans la foulée avec des indices d'inflation qui commencent à redécoller qui vont redécoller dès ce mois de mars donc vous verrez les premiers chiffres d'avril les taux eux ont commencé à bouger et fortement pas plus tard qu'hier hier vendredi 20 avril jour du printemps c'était aussi le printemps de la hausse des taux et là il est vraiment temps de faire machine arrière parce que si ce n'est pas le cas ça veut dire que les taux vont commencer à s'envoler si les taux s'envolent ça veut dire que toutes les entreprises qui aujourd'hui sont déjà financièrement un petit peu fragilisées elles n'arrivent plus à se refinancer il y a un stock de dette absolument considérable aux Etats-Unis dans le secteur privé qui est de 2000 milliards de milliers de milliards de dollars c'est absolument considérable avec un taux de défaut qui est déjà aujourd'hui supérieur à 9 autrement dit avec des taux encore plus élevés le taux de défaut va passer probablement à 10 11 12 en quelques semaines autrement dit vous avez énormément de prêteurs privés qui vont se retrouver dans une situation de stress financier important on a déjà vu le cas pour Bluehall Capital on le voit maintenant avec des fonds de Blackstone et de Blackrock qui sont obligés de limiter les retraits pour des gens qui ont placé de l'argent dans des fonds adossés à de la dette privée avec des rendements évidemment bien supérieurs à celui des T-Bond en fait on retrouve là exactement les mêmes mécanismes que lors des subprimes vous avez des tas de gens assez riches qui mettent une partie de leurs avoirs de leur patrimoine sur des instruments obligataires qui rapportent 7,5, 8, 9 exactement aujourd'hui ce qu'on observe sur les emprunts du privé donc là on a actuellement une bulle de dette alors là je marque un petit temps d'arrêt parce que les dernières fois qu'on a eu des grosses bulles de dette c'était quand ?
bon tout le monde se souvient bien sûr les subprimes 2008-2009 mais attendez est-ce qu'on se souvient qu'au moment du déclenchement de la crise du Covid la Fed injectait déjà des liquidités dans le marché interbancaire depuis le 19 septembre 2019 il y avait déjà du stress dans le système financier est lié à des situations de tensions fortes sur certains intermédiaires et notamment ce qu'on appelle des réassureurs crédits 4 mois après le début de ce stress sur l'interbancaire le Covid arrive et là all-in monétaire la planche habillée à outrance tiens exactement comme au lendemain de la grande crise financière on a lancé les quantitatives la planche habillée de 2009 jusqu'à 2015 2019 retour du stress 4 mois plus tard le Covid on décide quand je dis on probablement que c'était bien orchestré et ça a été très très bien rappelé avant que j'intervienne excellent prétexte l'économie arrêtée on va droit dans le chaos on rétablit la planche habillée et là je peux vous dire qu'on est dans une situation de stress très élevé avec la dette privée avec les dettes d'état en Europe et là en plus ça on va avoir de l'inflation alors le premier effect se dire oh là là de l'inflation c'est mauvais les taux vont monter oui c'est ce qu'ils sont en train de faire et puis au bout de deux mois de hausse ou peut-être même pas deux mois on se dira c'est pas tenable la France ne peut pas faire face à un tel niveau d'endettement avec des taux qui seraient remontés de 3 à 4% en quelques semaines c'est juste pas tenable donc qu'est-ce qui va se passer à un moment on va dire l'inflation on s'en fiche et le but est d'enrayer le chaos sur les marchés le chaos à Wall Street parce que s'il y a chaos à Wall Street évidemment le mandat de Donald Trump il est mort et je pense que même le mandat de beaucoup de sénateurs républicains est mort donc il faut absolument absolument enrayer le chaos des marchés et comment on fait ça ?
et bien en relançant la planche à billets donc si je faisais une allusion à ce dicton jamais de 103 donc premier all-in monétaire la grande crise deuxième all-in monétaire le Covid troisième all-in monétaire probablement avec le chaos créé par la situation dans le golfe Persique donc je me demande et j'en reviens à mon idée première quand au bout de trois semaines on est toujours dans le chaos c'est que ce chaos était probablement voulu et je vous fiche mon billet que d'ici deux mois trois mois de crise boursière de crise de la dette on aura une relance de la planche à billets et ça veut dire qu'à ce moment là on sacrifie à nouveau la valeur des monnaies la valeur du euro la valeur du dollar la valeur de tous les pays qui actionneront la planche à billets donc dans un premier temps qu'est-ce qu'on va voir probablement les métaux précieux qui ont beaucoup progressé en 2025 subir des dégagements pour faire du cash pour faire face aux pertes qu'on subit par ailleurs sur les marchés financiers et puis dès que la planche à billets est remise en route là vous verrez à ce moment là les refuges traditionnels donc les métaux précieux les matières premières retrouver leur rôle d'actifs de sécurité et surtout de substitution par rapport à des actifs virtuels dont les valorisations aujourd'hui ont atteint des sommets voilà donc j'en termine ce chaos probablement va déboucher sur le retour de la planche à billets côté israélien on espère que cela va convaincre les monarchies du Golfe de faire passer un oléoduc des rives du Golfe Persique au travers de la Jordanie et d'Israël mais surtout pour les Etats-Unis qui à mon avis sont face à un danger imminent d'éclatement de toutes les bulles et notamment de la bulle du crédit et bien ce sera un prétexte alors là incontestable pour dire bah voilà situation à situation d'exception mesure exceptionnelle on remet la planche à billets en mode all-in je vous remercie merci monsieur Béchade voici donc le cadeau de bienvenue de l'UPR et en ce qui me concerne pour la profane que je suis vous avez le prix de l'analyse économico géostratégico géopolitico intelligible merci et j'appelle monsieur Gilles Casanova monsieur Gilles Casanova bonjour merci d'être présent vous êtes un spécialiste de la communication et avez animé pendant deux ans une émission sur ce sujet sur France Culture auparavant vous avez été membre de la direction générale de groupes de communication Europe 1 et RMC ancien conseiller de Jean-Christophe Cambadélis puis de Jean-Pierre Chevènement puis de Nicolas Sarkozy vous êtes un intervenant écouté sur les réseaux sociaux très écouté c'est à vous bonjour merci de m'avoir invité à votre 19ème anniversaire j'ai été invité à des anniversaires précédents donc je constate est-ce que je dois être un terrible complotiste pour qu'on me fasse revenir justement je voulais vous encourager dans le complotisme parce que au fond qu'est-ce que c'est le complotisme c'est de dire tiens il se passe quelque chose ici le Covid tiens il se passe quelque chose là-bas les marchés financiers tiens il se passe quelque chose ici la guerre est-ce que tout ça ça ne se tient pas et bien en réalité pour des raisons très profondes ça se tient mais pas du tout parce qu'il y a un complot mondial pour organiser tout cela mais pour une raison simple c'est que les sociétés humaines elles avancent avec les systèmes qu'elles ont construits et notre partie de l'humanité elle avance avec le capitalisme qui est le système qu'elle a construit et dans ce système ce qui produit la valeur ce ne sont pas les machines c'est le travail humain et plus le temps passe et plus le travail humain il s'installe dans des machines et plus le temps passe et plus la proportion entre les machines et le travail humain est en défaveur du travail humain l'intelligence artificielle est un nouveau bond en avant dans ce domaine mais alors dans ce cas si le profit il est lié au fait qu'un humain qui travaille produit plus que ce qu'il n'est payé alors il va y avoir une baisse tendancielle du profit ou du taux de profit les premiers qui ont trouvé ça c'est un patron de l'industrie du textile anglo-allemand et le mari d'une héritière de la couronne de Westphalie et c'est eux qui ont écrit la formule de cela mais si je vous dis leur nom vous allez dire Burke alors je ne vous dis pas leur nom mais depuis qu'ils ont montré ce processus donc l'industriel et le mari de la princesse rien n'est venu contrer cela et donc il est toujours nécessaire pour ceux qui sont les plus concernés par le résultat du profit c'est à dire les actionnaires les fonds d'investissement de trouver le moyen de faire ralentir le processus alors les guerres les épidémies la fin de tout ce qui est un obstacle par exemple un obstacle au règne du profit c'est un truc que vous connaissez tous et ça ne vous frappe pas comme ça en y pensant mais réfléchissez la famille ce n'est quand même pas un truc qui rapporte de l'argent ce n'est quand même pas un truc qu'on peut normer qu'on peut encadrer par an 1 par an 2 ça commence à être un peu plus m'a qu'il sait on peut un peu plus travailler dessus si on commence à dire que les nations c'est un obstacle la famille c'est un obstacle et on va voir que l'ensemble des institutions que l'humanité a construit dans son histoire correspondant à son expérience et pas à son intérêt économique ce sont des obstacles maintenant que proportionnellement à ce qui est nécessaire d'investir pour faire de l'intelligence artificielle que ce soit en énergie en microprocesseur etc et bien tout ça n'est pas rentable et donc vous avez la clé de tout ce qui lie tous ces processus les uns aux autres ça n'est pas un grand complot c'est une nécessité pour les acteurs dominants du système économique de faire que le recul du taux de profit soit ralenti mais il y a des moyens de coordonner tout cela un des moyens c'est qu'on rassemble à Davos les gens qui ont cet argent et puis on met avec eux des gens qui réfléchissent à tout cela et on essaye ensemble de trouver des stratégies mais bon il y a des gens qui veulent et des gens qui ne veulent pas marcher là-dedans alors vous avez d'autres moyens par exemple j'entends parler de l'affaire Epstein l'affaire Epstein comme un scandale sexuel mais l'affaire Epstein est autant un scandale sexuel que la seconde guerre mondiale est le viol des femmes russes par des milliers de soldats allemands puis le viol des femmes allemandes par des milliers de soldats russes quatre ans plus tard ça a existé je ne veux pas nier la souffrance des femmes allemandes ou la souffrance des femmes russes mais si je vous dis la seconde guerre mondiale c'est l'histoire du viol des femmes allemandes par les russes et du viol des femmes russes par les allemands vous allez me dire il passe à côté si je vous dis l'affaire Epstein c'est un scandale sexuel et bien vous pouvez me dire il passe à côté non c'est l'organisation si vous regardez les noms qui apparaissent l'organisation d'un système dans lequel on tient les gens pour être sûr qu'ils fassent ce dont le système a besoin et dernier aspect sur ce sujet chaque fois qu'on fait tourner la planche à billets on crée de la valeur qui n'existe pas elle va s'accumuler dans certaines poches le résultat c'est qu'à chaque fois le nombre d'ultra-milliardaires augmente et à chaque fois le nombre de personnes qui détiennent à elles seules la majorité de la richesse sur terre diminue et donc vous avez 150 160 130 personnes qui à elles seules détiennent la majorité de la richesse sur terre alors évidemment il est beaucoup plus facile ensuite de faire fonctionner ces dispositifs dans la santé dans l'éducation dans l'ensemble des domaines où vous avez vu que ces dispositifs fonctionnent et alors évidemment dans chaque fait dans chaque élément quotidien vous les voyez agir par exemple les élections municipales nous sommes entre les deux tours vous avez remarqué que l'abstention a été très grande mais pourquoi l'abstention a été très grande moins grande qu'au moment du Covid où on disait aux personnes âgées qui sont les seules qui votent encore vous pouvez aller voter mais vous risquez la mort alors bon elle se disait bon est-ce que ça vaut le coup vous avez eu 20% de participation à Paris et Anne Hidalgo a réussi à faire 10 points 5 fois mieux qu'à la présidentielle si vous voulez c'est le bonheur donc cette élection l'abstention si on compare à l'élection avant le Covid elle est produite par deux choses d'abord une loi qui dit que les listes devront maintenant être strictement paritaires un homme une femme un homme une femme donc les progressismes vous imposent maintenant des listes strictement paritaires c'est gentil mais dans un certain nombre de petites communes il n'y a pas forcément le nombre de femmes qui ont envie de s'engager à aller siéger au conseil municipal et donc à ce moment là vous ne pourrez pas déposer votre liste le résultat c'est 70% des communes où il y a une seule liste c'est certes une incitation à aller voter mais on en a vu de plus forte si vous prenez ensuite les grandes agglomérations celles où il y a de nombreuses listes vous vous rendez compte de quelque chose c'est que 80% des votes des exprimés vont se concentrer sur des formations politiques parti communiste français parti socialiste parti radical les républicains et un ou deux autres qui lorsqu'on a l'élection directrice qui est la présidentielle font 1,67 pour le parti socialiste autour de 2 pour les communistes suivant les moments ils ne se présentent plus mais on peut penser qu'ils feraient moins de 2 pour les radicaux moins de 5 pour LR c'est à dire les forces politiques qui n'existent pratiquement plus au niveau de la confiance sur la question clé qui est la présidentielle ce sont celles qui dominent absolument le petit monde des personnels municipaux des maires des adjoints etc et donc dans ces conditions vous voyez qu'il y a une dichotomie complète entre des partis politiques dont l'étoile s'est éteinte et le fait que par un effet magique on voit encore la lumière de l'étoile mais elle est morte le parti socialiste le parti communiste le parti radical LR alors vous avez une statistique qui vous dit il y a eu 117 élus LR dès le premier tour c'est formidable mais combien avaient écrit LR sur leur affiche non ils avaient écrit votre ville avec machin il n'y avait pas votre ville avec machin de LR donc vous avez une campagne où on a menti en permanence en cachant son étiquette quand on était sortant notamment parce que les études ont montré que 60% des français considéraient que les sortants n'avaient pas fait un mauvais travail dans leur ville donc il faut capitaliser là-dessus bon on sort mais seule en face l'opposition elle elle était obligée de montrer une étiquette pour dire quelque chose donc l'opposition elle a une étiquette ce sont des partis politiques plus ou moins défraîchis et la majorité sortante et bien elle se fait reconduire parce que on n'a pas envie de voter pour l'opposition parce que elle représente des partis qui n'attirent plus donc vous avez ce résultat curieux dans lequel vous avez ensuite un grand sondeur qui vous dit oui enfin ils sont crédités de 30% à la présidentielle mais le rassemblement national ils font 6 points dans telle ville 9 points dans telle autre grande ville et 8 points dans celle-ci alors on nous dit des bêtises non on nous dit pas des bêtises on a une élection qui se joue de manière qui se joue dans un miroir où on vous montre des choses qui n'existent plus alors en tirer des conclusions est difficile mais vous avez suivi les médias les médias vous ont dit avant le premier tour des élections municipales pour 60% des électeurs les questions politiques n'ont aucune importance 5% veulent soutenir le président 15% disent qu'ils sont hostiles au président mais tous les autres ne voteront que pour des questions locales hop 20h dimanche dernier on vous dit voilà tant pour LR tant pour le PS tant pour tel parti etc c'est à dire on vous prend pour des imbéciles et au fond c'est une continuité au fond c'est une continuité puisque de manière générale le système dans son ensemble considère que vous êtes une fouille qu'il faut organiser de manière rationnelle et donc si on fait appel à son intelligence on est foutu c'est clair donc le deuxième tour qui vient va opposer des gens qui n'ont en réalité aucun programme pour certains pour beaucoup et aucune divergence pour la plupart est-ce que vous avez vu un des partis représentés au parlement dire on ne paiera plus pour l'Ukraine ah non vous avez vu un des partis représentés au parlement dire on ne marchera plus dans le mondialisme absolu représenté ici par l'Union Européenne ah bah non vous n'avez pas vu vous avez tourné dans l'hémicycle vous n'avez rien vu est-ce que vous avez vu sur les grandes crises des partis représentés au parlement dire quelque chose de différent non vous ne l'avez pas vu donc au parlement si la violence est si grande c'est parce que comme on est tous d'accord sur le fond il ne reste plus qu'à se partager le biftec alors ça c'est difficile alors on prend des postures jamais d'alliance des socialistes avec la France insoumise nous nous ne ferons jamais ça hop entre les deux tours on fait des alliances avec la France insoumise nous sommes dans l'opposition Macron a une politique anti-populaire hop on fait voter son budget parce que il faut quand même que le parlement dure un peu plus longtemps 7000 euros par mois pour moi et 8000 euros par mois de frais pour faire ma petite politique autour et quelques amis ça vaut le coup qu'on vote le budget Macron donc on est passé d'une société dans laquelle on avait de la politique à une société dans laquelle on a maintenant un monde qui est simplement dans les eaux glacées du calcul égoïste pour reprendre ce que disaient ces vieux allemands du 19ème siècle et ces élections municipales elles montrent avant tout un rejet de la situation telle qu'elle se trouve parce que on fait des sondages on fait des études on demande quel est le problème problème numéro 1 l'insécurité problème numéro 2 la santé problème numéro 3 alors on arrive à suivant les villes des problèmes différents mais on trouve assez vite l'immigration c'est à dire le coeur de ce que nos gouvernants ont choisi d'organiser pour répondre aux besoins des milliardaires qui les sponsorisent donc ces élections municipales vous avez noté que par exemple à Paris vous avez vu que le continuateur d'Anne Hidalgo il vous a dit le soir du premier tour pourquoi il fallait voter pour lui parce qu'il a un vrai programme et il l'a résumé en quelques mots Paris entrerait dans les ténèbres du fascisme cela nous ne laisserons pas faire Rachida Dati ce sont les ténèbres du nazisme elle n'a pas le look veldive elle n'est pas un télo comme Otto Abetz et puis elle n'est pas socialiste comme Otto Abetz et elle n'a pas non plus le côté Goering un peu claquer les talons mais ça fait rien c'est elle la nuit du nazisme dans laquelle entrerait Paris si elle est élue elle n'a pas de programme il n'a pas de programme ils sont de ce point de vue à égalité mais évidemment dans les eaux classées du calcul égoïste il faut essayer de sortir des fantasmes plutôt que de regarder la réalité c'est à dire avec les nouvelles conditions fixées par le gouvernement pour les moyens dont disposent les municipalités ils ne vont pas pouvoir faire quelque chose de très différent et puis je terminerai en vous disant que un des grands éléments de l'abstention c'est que dans toutes les communes qui ne sont pas de très grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille ce ne sont plus dans les communes que se prennent les décisions mais dans les intercommunalités or les intercommunalités c'est un système qui est exactement calqué sur l'union européenne par rapport aux nations c'est à dire que vous élisez un maire et des conseillers municipaux ensuite ils se réunissent à huis clos avec ceux des communes alentour et puis il se passe la rue Barbe et le Sénet ils font des accords alors ils ont une bonne layeune ou ils ont un produit qu'ils vont mettre à la tête de l'intercommunalité et l'intercommunalité appuyée sur des bureaucrates appuyée sur des cabinets de conseil McKinsey va produire ce qu'il faut faire et ensuite quand vous allez dire au maire mais ce n'est pas pour ça qu'on t'a élu il va dire je ne peux pas c'est l'intercommunalité exactement comme n'importe quel paltoquet ici vous dit je ne peux pas c'est Bruxelles celui qui est Faubourg Saint-Honoré et vous avez mais vous avez donc là une volonté qui est de faire reculer la démocratie de faire que l'idée que les gens peuvent se diriger par eux-mêmes l'idée qu'ils peuvent choisir leur destin ou peser sur leur destin c'est quelque chose qui va à l'encontre de nos valeurs comme on dit quand on soutient les ukrainiens et Zalinsky les toilettes en or les billets les lingots qui traversent les frontières etc et c'est nos valeurs en réalité vous voyez que tout cela se tient nous sommes maintenant dans un monde qui est arrivé à une telle organisation du travail humain dans des systèmes physiques ou logiciels comme l'intelligence artificielle qui font que ou bien il faut réorganiser la société autour du fait que on tire parti de la richesse de l'intelligence du travail humain autrement que par de grands monopoles transnationaux ou bien il faut mettre en ligne la société avec l'intérêt des monopoles transnationaux c'est ou l'un ou l'autre et là-dedans bien sûr il y a un grand grand problème c'est les nations et pour cela il faut les détruire et c'est un processus lent c'est pas un processus rapide c'est pas le blitzkrieg et je terminerai en vous racontant cette histoire j'étais dans le bureau de Jean-Pierre Chevènement il y a une trentaine d'années et nous étions tous les deux et il venait de recevoir une lettre d'un grand résistant qui était très âgé et qui lui écrivait quand on s'est battu contre les allemands pour défendre la France c'était pas facile mais au moins c'était clair et c'était visible on voyait où étaient les allemands on voyait où étaient les résistants on comprenait comment la bataille pouvait être gagnée ou perdue car on a souvent pensé qu'elle serait perdue aujourd'hui c'est bien plus difficile car l'ennemi est invisible en tout cas pour la plupart de nos concitoyens le danger est difficile à cerner pour la plupart de nos concitoyens y compris pour ceux qui voudraient défendre notre pays et Jean-Pierre Chevènement me tend cette lettre il me dit c'est quand même vrai je vous souhaite une bonne journée merci à vous et alors je vous remets puisque c'est encore une fois un présent de l'UPR pour vous remercier de votre participation aujourd'hui le prix de la parole libre et vive les complotistes merci de soutenir l'UPR pour continuer le travail d'émancipation entrepris depuis 18 ans par François Asselineau vos dons sont essentiels votre mobilisation aussi