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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 1 juillet 2021 10 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileJustice

PRÉSIDENTIELLE : LES FAUVES SONT LÂCHÉS - #BSR

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « C’est si facile de dire, vous en avez l’habitude, "Tout est la faute du gouvernement." »
  • 0:45Fait
    « C’est la plus grande raclée qu’une majorité présidentielle ait prise aux élections régionales et départementales. »
  • 1:45Fait
    « On crée une commission quand on veut enterrer un problème. »
  • 2:15Fait
    « Organisons des référendums à la suisse et vous verrez que les Français iront voter. »
  • 3:30Fait
    « Le président de la République s’est borné à indiquer dans l’hebdomadaire Elle qu’il ne changerait pas de Premier ministre. »
  • 4:30Fait
    « Il y a, appelez-le comme vous voudrez, un plafond de verre, un plafond vert. »
  • 5:30Promesse
    « Je suis candidat à l’élection présidentielle. »
  • 6:30Fait
    « Les Verts désigneront leur candidat en septembre. »
  • 7:30Fait
    « Xavier Bertrand a gagné beaucoup de points hier, qu’il a une longueur d’avance clairement aujourd’hui. »
  • 8:30Fait
    « Si on a deux candidats, c’est foutu. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C’est si facile de dire, vous en avez l’habitude, "Tout est la faute du gouvernement." Les Français ont compris qu’ils votaient, et que rien ne changeait jamais. C’est la plus grande raclée qu’une majorité présidentielle ait prise aux élections régionales et départementales.

Je constate que l’écologie est la seule force en dynamique. Il y a, appelez-le comme vous voudrez, un plafond de verre, un plafond vert. Je suis candidat à l’élection présidentielle.

Je suis candidat à la présidentielle, effectivement. Je pense que Xavier Bertrand a gagné beaucoup de points hier, que s’il est devant à l’automne, son chemin et celui des Républicains se rassembleront. La fièvre présidentielle qui gagne les états-majors des partis au lendemain des régionales, on en parle tout de suite dans le numéro 12 d’un Bourbon Sinon Rien.

C’est en vain qu’on aura attendu un commentaire de l’exécutif sur l’abstention inédite qui a accompagné les élections régionales. Le président de la République s’est borné à indiquer dans l’hebdomadaire Elle qu’il ne changerait pas de Premier ministre, puisqu’il s’agit d’un scrutin local. Point final.

C’est donc Jean Castex qui s’y est collé. C’est si facile de dire, vous en avez l’habitude, "Tout est la faute du gouvernement." Ça n’est pas le cas, et vous le savez bien, c’est tout le monde qui est interpellé par cette abstention, y compris les exécutifs locaux qui n’ont pas su drainer à eux et expliquer l’importance de cette élection.

Évidemment, évidemment, c’est une responsabilité collective, c’est une responsabilité collective et nous devrons réagir collectivement. Si c’est la faute de tout le monde, c’est donc la faute de personne, ce qui est assez pratique. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué qu’il soutenait la proposition du président de l’Assemblée, Richard Ferrand, de constituer une mission d’information sur l’abstention.

Vous savez, c’est la fameuse phrase : “On crée une commission quand on veut enterrer un problème”. Le problème de l’abstention, c’est tout simplement une chose, c’est que le vote soit utile. Depuis le référendum de 2005, les Français ont compris qu’ils votaient et que rien ne changeait jamais.

Donc la vraie question, c’est : Quand on va, par exemple, organiser un référendum ? Un référendum sur l’immigration, un référendum sur la procédure pénale, un référendum sur l’économie. Voilà !

Organisons des référendums à la suisse et vous verrez que les Français iront voter. On s’en doute, cette mission d’information ne changera rien à l’affaire. À vrai dire, ce n’est pas la priorité du pouvoir.

Ce qui préoccupe vraiment Emmanuel Macron, c’est l’effondrement du patient scénario qu’il avait échafaudé pour l’emporter en 2022. C’est la plus grande raclée qu’une majorité présidentielle ait prise aux élections régionales et départementales depuis qu’elles existent. Cette élection a été marquée par une trop forte abstention, c’est sûr.

Ceux qui sont venus, ils ont très très très majoritairement écarté les listes du président de la République. Ils ont aussi, mais c’est plutôt dans l'abstention, refusé de soutenir le Front National. La réalité, c’est que le match qu’on nous annonce depuis quatre ans à la présidentielle, Le Pen - Macron, Macron - Le Pen, et qui n’ait de l’intérêt et de l’envie et de la stratégie que de ces deux candidats, qui veulent s’enfermer l’un face à l’autre pour avoir une petite chance d’être élu ou réélu, ce n’est pas ce que sont en train de faire les Français.

Les Français sont en train de rouvrir le jeu en disant : “On n’a plus envie de Macron mais ça ne veut pas dire qu’on veut de Le Pen”. La perspective d’un duel Macron - Le Pen s’éloignant, les appétits se réveillent. À gauche, la grande question désormais, c’est de savoir qui va prendre l’ascendant sur les autres.

Percée aux européennes, ancrage aux municipales, consolidation et enracinement aux régionales et aux départementales : en tant que secrétaire national, évidemment, je m’en réjouis et je constate que l’écologie est la seule force en dynamique. “Tu es encore un peu jeune pour jouer dans la cour des grands”, lui a répondu en substance Olivier Faure. Mais la réalité, c’est qu’il y a, appelez le comme vous voudrez, un plafond de verre, un plafond vert, qui fait que, aujourd’hui, ça ne permet pas d’aller jusqu’à la victoire.

Donc la dynamique qu’il faut créer pour l’année prochaine, c’est d’abord, la responsabilité en revient aux socialistes, à eux de rassembler l’ensemble de la gauche et des écologistes pour permettre d’ouvrir d’autres possibles. Plafond de verre, plafond vert… L’arrogance du quinquennat Hollande revient au galop. Et avec elle, les prétentions hégémoniques du PS sur la gauche.

Il y a quelques mois encore, Olivier Faure était prêt à se ranger derrière une candidature écologiste. Ragaillardi par le résultat des régionales, il pousse désormais sa candidate : Anne Hidalgo. Si elle ne s’est pas encore déclarée, la maire de Paris ne cesse de multiplier les allusions à son ambition.

Elle devrait faire un pas supplémentaire le 12 juillet prochain à Villeurbanne, où elle a invité plusieurs centaines d’élus. Les conclaves unitaires de la gauche, dramatisation comprise, n’étaient donc qu’une aimable comédie destinée à faire passer les uns pour les gentils et les autres, la France insoumise, pour les sectaires de service. La récréation est finie.

Désormais, les écolos sont invités à se rallier au panache blanc d’Anne Hidalgo. J’ai toujours été favorable à l’idée d’une candidature commune, mais toujours été favorable aussi à l’idée qu’on n’était pas là pour témoigner, mais pour gagner. Et quand j’observe les scrutins les uns après les autres, je vois qu’il y a l’émergence incontestable d’une nouvelle force qui est la force écologique, mais qu’elle n’est pas arrivée, à ce stade, à maturité.

Il y a une dynamique bien plus forte quand l’auteur du rassemblement est un socialiste. La logique électorale, la logique politique, c’est de choisir un socialiste pour conduire ce vaste rassemblement. Fort aimablement, le patron du PS indique aux écologistes les différentes options qui leur restent pour se saborder : Est-ce qu’ils sont prêts à cheminer sur l’idée d’un projet commun ?

Est-ce qu’ils sont prêts à cheminer sur l’idée d’un contrat de gouvernement de coalition ? Ce que moi je souhaite et ce que je continuerai à proposer. Et puis après, on verra si ça permet de cheminer aussi vers un candidat commun, ce que je souhaite aussi.

Les Verts désigneront leur candidat en septembre. Ils devront choisir entre trois postulants : Sandrine Rousseau, ancienne porte-parole et secrétaire nationale adjointe de EELV. Yannick Jadot, député européen, qui s’est officiellement déclaré hier soir.

Un secret de polichinelle, tant il fait campagne depuis des mois. Je suis candidat à l’élection présidentielle. Je veux mettre l'écologie au cœur d’un grand projet de société.

J’ai toujours été fidèle, loyal à ma famille politique. Moi je veux construire une grande équipe de France. Éric Piolle, enfin.

Le maire de Grenoble s’est déclaré voici deux jours. Je suis candidat à la présidentielle, effectivement, avec cette primaire écologiste en septembre. Les écologistes portent une vision, il faut aussi une méthode.

Je ne crois pas aux femmes et aux hommes providentiels. Une candidature que la France insoumise couve des yeux. C’est en effet dans le cadre d’une alliance avec les insoumis, contre le candidat socialiste, qu’Éric Piolle a été réélu à la mairie de Grenoble.

Ce n’est pas la même chose selon qui sort de cette primaire. Chacun sait qu’on a des affinités plus importantes avec Sandrine Rousseau, voire Eric Piolle, qu'avec Monsieur Jadot. Ce sont des questions de programme, je ne parle pas des personnes.

Manifestement, on peut plus s’entendre avec certains que d’autres. C’est pour ça qu’on suit cette primaire, bien évidemment. Europe Écologie, ils vont avoir trois choix.

Soit avoir un candidat de leur côté, soit avoir un candidat qui finalement épouse, se range derrière le PS, soit avoir un candidat qui, selon les résultats, peut s’entendre avec nous, voire pour une candidature commune qui serait celle de Jean-Luc Mélenchon. À droite, le sourire est revenu. Trois présidents de région, reconduits par les électeurs, ceux qui se sont déplacés, peuvent prétendre à la magistrature suprême : Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, Valérie Pécresse en Ile-de-France et Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes.

Pour Damien Abad, le patron du groupe LR, c’est Xavier Bertrand qui tient la corde. Je pense que Xavier Bertrand a gagné beaucoup de points hier, qu’il a une longueur d’avance clairement aujourd’hui, qu’il a montré qu’il pouvait parler à la France populaire, à la France des territoires. Il trace son chemin, il trace sa route, et je suis certain que s’il est devant à l’automne, son chemin et celui des Républicains se rassembleront.

Xavier Bertrand s’est déclaré dimanche à 20 h 02. Rapidité qui fait dire à certaines mauvaises langues de son parti qu’il aura ainsi réalisé le plus court mandat de président de Région de l’histoire, puisqu’il est désormais candidat à l’Élysée à temps plein. Échaudés par l’expérience de 2016, les Républicains aimeraient bien faire l’économie d’une primaire.

Un système de désignation assez tarabiscoté a donc été mis sur pied. Ensuite, il y a un calendrier qui a été fixé par le président de notre formation politique qui visera à être en deux étapes. La première étape, ce sera deux enquêtes d’opinion, qui ne sont pas des sondages mais des enquêtes approfondies pour avoir un éclairage politique sur celui ou celle qui a le plus de chances de représenter nos idées et de gagner l’élection présidentielle.

Et puis ensuite sur un choix qui sera fait, fin octobre début novembre, sur, de dire : “Est-ce qu’il y a un candidat naturel qui s’impose ?” auquel cas on se met tous derrière lui. Si ce n’est pas le cas, il y a un système de départage qui se met en place.

En attendant, ce qu’il faut éviter, ce sont les divisions, ce sont les petites phrases, ce sont les fractures internes. Je pense que chacun a une responsabilité. Et les trois candidats potentiels à l’élection présidentielle, ils ont encore une plus grande responsabilité que les autres pour le chemin de l’unité et le chemin du rassemblement, qui est le seul qui peut nous faire gagner.

Si on a deux candidats, c’est foutu. Espérer que les candidats ne finiront pas par se sauter à la gorge, c’est un peu comme écrire au Père Noël. Plus les fêtes se rapprochent, plus on a envie d’y croire.

Alors que l’on pensait la présidentielle définitivement confisquée par le duo Le Pen - Macron, voilà que le champ des possibles s’élargit. C’est une bonne nouvelle. Pour autant, la verticalité du pouvoir demeure.

Les Français n’aspirent pas seulement à changer de monarque. Ils réclament des institutions qui leur redonnent du pouvoir entre deux élections. Ils l’ont dit en s’abstenant massivement.

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