Lyhanna : Yaël Braun-Pivet se dit "défavorable à l'imprescriptibilité"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
La loi intégrale sera-t-elle inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale?
- 1:48OuverteRéponse directe
Avez-vous des indices sur le fait qu'elle le sera ou pas?
- 2:32RelanceRéponse directe
On recherche des responsabilités individuelles. Ce texte n'est pas parole d'évangile?
- 3:14OuverteRéponse directe
Le gouvernement paraît se diriger vers l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineur. Vous êtes avocate de formation. Vous êtes défavorable à l'imprescriptibilité?
- 4:40OuverteRéponse directe
Dans le bloc central, ça n'avance pas beaucoup. On a le sentiment qu'aucun des candidats déclarés ne vous convainc.
- 5:24RelanceRéponse directe
Vous jouez les premiers rôles. Vous pourriez vous engager et dire 'j'en soutiens un parce qu'il y a urgence à ce que les populismes ne gagnent pas'.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Y.Braun-PivetFait
« La loi intégrale prévoit justement d'apporter un certain nombre de réponses qui auraient été utiles dans l'affaire Lyhanna au vu du rapport d'inspection. »
- 0:44Y.Braun-PivetFait
« La loi intégrale prévoit la présence d'un avocat pour la victime mineure. »
- 0:44Y.Braun-PivetFait
« La loi intégrale prévoit des juridictions spécialisées avec des forces de l'ordre dédiées. »
- 1:28Y.Braun-PivetFait
« J'ai saisi le Conseil d'Etat et le Cese. »
- 1:48Y.Braun-PivetFait
« Le 15 juillet, le Conseil d'Etat et le Cese auront rendu leur avis. »
- 2:32G.BornsteinChiffre
« 70 000 »
- 2:32Y.Braun-PivetFait
« Dans ces affaires, là aussi, on a traîné. On n'était pas si bien organisés que ça. »
- 3:14Y.Braun-PivetFait
« La victime pourra porter plainte jusqu'à 30 ans après sa majorité. »
- 3:14Y.Braun-PivetFait
« Nous avons créé une prescription glissante. »
- 3:57Y.Braun-PivetFait
« Si on va jusqu'à l'imprescriptibilité, il faut faire un vrai procès, avec la capacité d'apporter des preuves. »
- 4:40Y.Braun-PivetFait
« J'ai pas Toujours été soutenue par mon parti politique. »
- 5:24Y.Braun-PivetFait
« Il y a urgence à ce que les populismes ne gagnent pas, je suis d'accord. »
- 6:03Y.Braun-PivetFait
« J'ai toujours dit que je voulais un rassemblement des gaullistes républicains jusqu'à la social-démocratie. »
- 6:47Y.Braun-PivetFait
« Je n'ai aucun tabou là-dessus. »
- 7:32Y.Braun-PivetFait
« Le texte a un peu évolué. C'est le principe d'un Parlement qui délibère et qui vote. »
Temps de parole
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- D.Thévenot: Merci. - M.Lauqué: Place à la politique et aux 4V. G.Bornstein, vous recevez la présidente de l'Assemblée nationale, Y.Braun-Pivet. - G.Bornstein: Bonjour, madame la présidente de l'Assemblée nationale. La publication du pré-rapport pour savoir ce qui s'est passé dans l'affaire Lyhanna montre de graves dysfonctionnements. La loi intégrale sera-t-elle inscrite à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale? - Y.Braun-Pivet: Il le faut. La loi intégrale prévoit justement d'apporter un certain nombre de réponses qui auraient été utiles dans l'affaire Lyhanna au vu du rapport d'inspection. Par exemple, la compétence du domicile de la victime.
C'est prévu dans la loi intégrale. Il n'y aurait pas eu de transfert de dossier. La loi intégrale prévoit la présence d'un avocat pour la victime mineure. Peut-être que l'avocat aurait pu interroger davantage les procureurs, les policiers sur le suivi de l'affaire Rosa. La loi intégrale prévoit des juridictions spécialisées avec des forces de l'ordre dédiées. On a besoin de mettre, pour nos enfants, la même chose que ce qu'on a fait pour les femmes: des juridictions spécialisées, des services d'enquête spécialisés, avoir une mobilisation totale de toute la chaîne judiciaire pour les violences faites aux femmes et aux enfants.
Nous demandons l'inscription de cette loi intégrale à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale. - G.Bornstein: Ca, vous l'aviez déjà demandé. Avez-vous des indices sur le fait qu'elle le sera ou pas? - Y.Braun-Pivet: J'ai vu le Premier ministre. Nous avons convenu de plusieurs choses. J'ai saisi le Conseil d'Etat et le Cese. - G.Bornstein: Sur ce texte? - Y.Braun-Pivet: Sur ce texte. Le 15 juillet, le Conseil d'Etat et le Cese auront rendu leur avis. Avec des députés engagés, comme Céline Thiébault-Martinez, la première signataire de ce texte, une socialiste... Nous allons nous retrouver pour faire un point précis sur les dispositions à garder. - G.Bornstein: Ce texte n'est pas parole d'évangile? - Y.Braun-Pivet: Il doit évoluer. Il peut bouger, évidemment, mais il est fondamental.
On recherche des responsabilités individuelles. On vient dire ce qui n'a pas fonctionné dans l'affaire Lyhanna, donc une fois qu'on aura réglé ça, on aura réglé des choses, mais pas du tout. Quand vous voyez le passage en revue de toutes ces affaires qui étaient en stock... Ce mot est horrible. - G.Bornstein: 70 000. - Y.Braun-Pivet: Dans ces affaires, là aussi, on a traîné. On n'était pas si bien organisés que ça. C'est la raison pour laquelle il faut regarder la globalité de la chaîne. C'est fondamental: occupons-nous enfin de la prévention. Il y a la partie Education nationale, la partie sanitaire. Tout ça, c'est la prévention globale des choses. C'est ce qui est compris dans la loi intégrale. Je continue, avec les parlementaires, à demander cette inscription.
Plus que jamais, au vu du pré-rapport d'enquête produit. - G.Bornstein: Le gouvernement paraît se diriger vers l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineur. Vous êtes avocate de formation. - Y.Braun-Pivet: J'ai exercé pendant plusieurs années ce métier. Je suis défavorable à l'imprescriptibilité. La victime pourra porter plainte jusqu'à 30 ans après sa majorité. Nous avons créé une prescription glissante. Quand un auteur commet plusieurs faits avec plusieurs victimes, la prescription est reportée. C'est suffisant. Si on va jusqu'à l'imprescriptibilité, il faut faire un vrai procès, avec la capacité d'apporter des preuves. On me parle d'ADN, mais ce n'est pas une preuve absolue. Ce n'est pas la preuve des faits commis. Est-ce qu'il y a eu des violences? Est-ce qu'il n'y avait pas de consentement? Il faut garder la raison et la tête froide. L'imprescriptibilité ne permet pas d'apporter un procès équitable. Je pense que c'est une fausse bonne idée. Dans toutes les affaires dont on parle, ça n'aurait rien changé. - G.Bornstein: La date des présidentielles avance.
Dans le bloc central, ça n'avance pas beaucoup. On a le sentiment qu'aucun des candidats déclarés ne vous convainc. - Y.Braun-Pivet: A ce jour, non, parce qu'ils sont trop nombreux. - G.Bornstein: C'est pas une bonne raison! - Y.Braun-Pivet: Si. Il n'en faudrait qu'un. - G.Bornstein: Vous êtes membre de Renaissance. G.Attal, patron de Renaissance, est candidat... C'est bizarre de ne pas soutenir le candidat de votre parti, lui, là. - Y.Braun-Pivet: J'ai pas Toujours été soutenue par mon parti politique. Je n'en fais pas une règle absolue. Nous sommes des hommes et des femmes politiques. Nous avons des convictions, une vision. Nous n'avons pas de soutien automatique.
Ce que je dis depuis le début... J'ai rien contre Gabriel ou Edouard. Mais on a besoin d'un seul candidat. - G.Bornstein: Justement... Vous jouez les premiers rôles. Vous êtes le 3e ou 4e personnage de l'Etat. Vous pourriez vous engager et dire "j'en soutiens un parce qu'il y a urgence à ce que les populismes ne gagnent pas". - Y.Braun-Pivet: Il y a urgence à ce que les populismes ne gagnent pas, je suis d'accord. Il y a urgence à ce que nous ayons une vision commune et partagée, à ce que nous posions sur la table un certain nombre d'idées.
Ces idées, il faut qu'on les construise ensemble. Ce n'est pas en étant séparés, en ayant chacun dans son couloir, B.Retailleau, E.Philippe, G.Attal, R.Glucksmann que nous parviendrons à avoir un projet commun. - G.Bornstein: R.Glucksmann fait partie de cet ensemble? - Y.Braun-Pivet: J'ai toujours dit que je voulais un rassemblement des gaullistes républicains jusqu'à la social-démocratie. C'est ça, mon champ politique. - G.Bornstein: A la fin, ça pourrait être R.Glucksmann, votre candidat? - Y.Braun-Pivet: Je veux oeuvrer à un rassemblement pour porter un projet utile aux Français... - G.Bornstein: Est-ce que R.Glucksmann pourrait être votre candidat? - Y.Braun-Pivet: Je n'ai aucun tabou là-dessus. Aujourd'hui, je n'ai pas de candidat
car aujourd'hui, il n'y a pas de projet sur la table. - G.Bornstein: Il nous reste quelques secondes. L'Assemblée nationale a entamé le 3e examen de la loi. Souhaitez-vous qu'on revienne à la formule initiale où le suicide assisté était la règle et l'aide active à mourir était l'exception? - Y.Braun-Pivet: Le texte a un peu évolué. C'est le principe d'un Parlement qui délibère et qui vote. Je souhaite qu'on en revienne au principe de l'auto-administration avec, seulement quand la personne ne peut pas s'auto-administrer le produit, l'intervention d'un tiers. C'était la version sortie de l'Hémicycle
lors de la 2e lecture. Je me suis battue pour que nous puissions aboutir à ce texte. Il devrait être voté le 15 juillet. Nous reprenons les débats cette semaine. Ce sera les ultimes débats à l'Assemblée nationale. Ils seront très importants.
Yaël Braun-Pivet