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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 18 septembre 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesRetraites

Budget : "Ces propositions semblent difficilement tenables pour éviter une crise sociale"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les réactions immédiates au budget présenté ?

  • 2:37OuverteRéponse partielle

    Qui a intérêt à censurer le budget selon vous ?

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Gwenaëlle Royal, comment analysez-vous ce budget ?

  • 6:19OuverteRéponse partielle

    Quels sont les critères de justice dans l'effort demandé ?

  • 7:44OuverteRéponse directe

    Sophie Binet (CGT) qualifie la proposition de scandaleuse, qu'en pensez-vous ?

  • 10:23OuverteRéponse directe

    Ce budget risque-t-il de réveiller des mouvements sociaux ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Effectivement, les réactions ont été immédiates et je j'imagine que le gouvernement s'y attendait. Sur Rick Bardella a expliqué que ça c'était pas possible. On écoute Marine Le Pen là justement qui a expliqué aussi qu'elle allait analyser. Donc elle va faire comme vous, elle va faire les comptes. On l'écoute. On va analyser euh ce budget comme nous l'avons fait euh chaque année et nous allons euh euh indiquer quelles sont les piches qui nous apparaissent aller dans le bon sens, quelles sont celles euh qui euh exposent un désaccord profond euh de notre part et construire nous-même d'ailleurs, vous le savez puisqu'il sera présenté début octobre, un contrebudget qui sera en réalité le premier budget de

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du quinquena si je suis élu présidente de la République public et sur la base de ce contrebudget, nous construirons bien entendu les amendements que nous déposerons à l'Assemblée nationale lors de la discussion budgétaire. Elle est très mesurée Marine Le Pen. Elle dit pas comme Jean-Luc Mélenchon ou comme Bonpard, on censure, on veut même pas en entendre parler. Elle elle fait toujours elle laisse toujours un pied dans la porte quand même hein. Oui, parce que on sait jamais sur un malentendu comme disait l'autre, il y a des négociations qui sont en cours mais ce qui est assez cocass que le contrebudget doit proposer le Rassemblement national c'est 125 milliards d'euros d'économie. Ah oui, c'est vous voulez Sébasti Cornu est un amateur par rapport à ce chiffre

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là. Donc on verra. Après, c'est la la politique, on sait ce que ça peut donner. Après, c'est la candidate à la présidentielle. Emmanuel Bompard, c'est le lieutenant fidèle de Jean-Luc Mélenchon. Donc euh de toute façon, les insoumis ne peuvent pas dire autre chose que qu'on censurera. Mais ce qui est intéressant sur euh ce qui a été présenté, alors vous voyez avec euh Antoine, on prend pas le même chemin, mais euh il dit que le chiffre est pas réaliste, moi je dis que c'est un cap ou pas cap parce que ce qui est en jeu, c'est presque pas le budget. Bien sûr que c'est important, mais c'est censure ou pas censure et responsabilisation ou pas de ceux qui ont des candidats à la présidentielle. Parce que derrière s'il y a un changement de majorité en 2027 que ce n'est plus de le camp

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présidentiel mais soit Marine Le Pen, soit Jean-Luc Mélenchon, soit les socialistes, soit Bruno Rotaillot, soit Gabriel Atal, j'ai oublié personne que les autres m'excusent, il y aura un budget rectificatif de toute façon. Donc on est là pour dire vous voulez pas que la France soit encore plus en panne, que les Français ne souffrent pas plus, donc aidez-moi à faire passer ce budget. Mais les 54 milliards, je je vais faire de la provocation. C'est anecdotique. Ce n'est pas ce chiffre-là qu'il faut le retenir. C'est la façon dont éventuellement Sébastien Lecnu arrivera ou non à faire un budget. Et puis il y a quand même un certain nombre d'éléments de marqueurs qui peuvent permettre à certains candidats à la présidentielle de se positionner. Est-ce qu'on surtaxe les

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riches ? Apparemment non. Alors on on baisse même la surtaxe sur les grandes entreprises. Qu'est-ce qu'on fait ? Des prestations sociales. On va peut-être instaurer une carence pour les prestations sociales pour les étrangers. Enfin voilà, il y a il y a il y a un espèce de contexte espèce de boîte à outils dans laquelle pourront se servir un certain nombre de candidats et après le vote du budget, il y aura peut-être un 49 aligné à 3, il y aura peut-être une censure mais ce sera un Sébastien Lecnu qui sera allé au bout de sa logique le moindre soldat jusqu'au bout. Il y a il y a une question importante qui se pose ce matin. Qui a intérêt à censurer Sébastien Lecnu alors qu'on est en année présidentielle ? Visiblement Marine Le Pen, pas tant que ça. Vous Ah bah, elle a aucun intérêt à le

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faire même. Je peux vous dire, rappelez-vous de sa phrase du weekend dernier lors de la rentrée parlementaire du RN au Touquet. Je préfère, ce sont ces mots, un budget imparfait mais opérationnel. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait on va voir ce qui va se passer. Il y aura des lignes rouges, il y aura des négociations. Mais ça veut dire qu'elle aimerait mieux qu'il y a un budget selon ses mots, selon ces termes qui soit adopté sous telle ou telle forme 493 ordonnant ce que vous voulez plutôt qu'une loi spéciale qui coûte 15 milliards d'euros en plus ou plutôt que pas de budget du tout où vous retrouvez si elle arrive à à à remporter l'élection présidentielle avec finalement tout à refaire et et ce que dit Sébastien Lecornu finalement une

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France quasiment ingouvernable. C'est ça l'objectif de Marie Le Pen. Jean-Luc Mélenchon c'est complètement différent. il tient sa ligne politique qui est de la censure de A à Z et c'est normal qu'il le redis d'entrée en attend en en entendant hier les propos de Sébastien Lecnu. Après au milieu, il y a d'autres partis politiques comme le Parti socialiste. Que va faire le Parti socialiste ? J'ai tendance à penser qu'ils vont quand même censurer cette fois-ci. Je rappelle qu'ils avaient sauvé le premier ministre l'année dernière en quel parti socialiste et quel parti socialiste ? Absolument. Ils avaient sauvé le ils avaient saufé Sébastien Lecornu l'année dernière euh par rapport à la suspension de la réformme des retraites. C'était pas rien comme ils avaient obtenu ça. Là en fait

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il y a des normalement il y aura des élections législatives après la présidentielle. Euh je me mets à la place d'un candidat PS dans sa Circo dire bah j'ai euh quand même finalement voté ce budget-là. Enfin c'est pas entendable par les électeurs, il est sûr de perdre son siège. Donc voilà. Donc il y a quand même cette question là qui se pose mais le RN pour moi n'a pas d'intérêt à censurer le budget en tout cas tel qu'il est aujourd'hui. Alors moi je voudrais qu'on écoute et je vous donnerai la parole justement pour avoir votre ressenti. Je voudrais qu'on écoute c'est Golen Royal. Alors je sais pas très bien je sais plus très bien où elle se place aujourd'hui. Vous l'avez interviewé ce matin. Alors pour elle c'est pas elle a pas fait le calcul elle a pas c'est pas dit bon le gouvernement

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tente quelque chose. Elle dit juste c'est de la provocation. Écoutezla c'est un budget de provocation essentiellement. Comment se peut-il que dans le contexte actuel d'une grande difficulté, d'une grande fragilité de l'économie française puisque nous sommes au bord de la récession, il y a encore des des mécanismes comme ça de provocation qui peuvent déclencher en effet des mouvements sociaux, déclencher aussi des peurs, c'est-à-dire rétracter la consommation de ceux qui auront peur de voir leurs revenus diminuer, en particulier les retraités. Et moi, je considère que dans le contexte à 8 mois d'une élection présidentielle, la priorité gouvernementale devrait être de calmer les choses. Alors, c'est ça Steward Show he quand on se place du côté de la population qui

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est extrêmement anxieuse, on le voit dans toutes vos études, on voit à quel point les Français sont aujourd'hui anxieux et inquiets. Euh lancer ce chiffre qui paraît aberrent aux gens. Est-ce que c'est une bonne chose ? Est-ce que ça peut effectivement calmer ou au contraire agiter encore plus les mouvements sociaux ? C'est vrai qu'il y a il y a il y a il y a deux sujets, je pense. Le premier, je le disais tout à l'heure, ce tiraillement des Français entre une inquiétude profonde sur la situation du pays qui mérite effectivement des la mise en place d'un certain nombre d'actions et en même temps l'incapacité de se procher sur est-ce que je vais encore pouvoir contribuer à cette à cet effort là. Donc je pense que le premier sujet et je rejoins tout à fait ce qui a

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été dit, c'est le positionnement des différentes forces politiques sur quel est quel sera l'étendue de l'effort et quelle sera aussi la mesure d'un effort plus justement partagé. Et la définition du juste, c'est là où ça va se jouer. Est-ce qu'on va effectivement aller plutôt vers une surtaxation des riches ? Est-ce qu'on va mettre à contribution davantage les retraités ? Est-ce qu'on va renner sur un certain nombre de sujets ? ça aussi que les Français vont regarder, analyser, identifier pour savoir si cet effort qu'il juge nécessaire sur lequel ils sont plutôt convaincu être justement réparti. Et puis le deuxème élément, vous avez raison, c'est qu'on est dans une période un peu singulière de précampagne présidentielle, voire de campagne présidentielle déjà lancée. Et donc

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d'une certaine manière aussi là, les Français sont en attente d'une responsabilité d'un certain nombre de décideurs politiques et là c'est vrai que voter aujourd'hui ou ne pas voter un budget est censurer. Est-ce que ça rend le signal d'un camp politique responsable ? Je suis pas certain. Et alors justement he dans les mesures que nous allons analyser et bien il y a celles concernant les fonctionnaires. C'est un point important. Depuis 2023, vous savez il y a un gel du point d'indice des fonctionnaires. Ce point d'indice et bien c'est c'est ce ce sur quoi on se base hein pour établir leur salaire. Les fonctionnaires demandaient justement que ce gel soit levé et bien il serait maintenu d'après ce que dit Sébastien Lecornu en tout cas ce qu'il propose

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pour Sophie Binet la patronne de la CGT ça n'est pas entendable écoutezla. Ah pardon c'est un verbe intim alors donc je lis je fais Sophie Binet. Euh donc effectivement, elle a qualifié la proposition de scandaleuse euh et en disant qu'effectivement sa nécessité, elle appelait à une journée noire le 29 septembre. Donc quand on parle d'un risque de remou de nouveau des de l'agitation sociale, et ben on est là, on est dedans, hein. Ça veut dire que les fonctionnaires peuvent descendre dans la rue. Bah c'est prévu le 29 euh septembre euh déjà avant même l'annonce euh puisque on l'entendait déjà qu'à priori ce point d'indice continuerait à être gelé, va finir par attraper vraiment très très froid, mais cette mobilisation était prévue et c'est logique que Sophie Binet l'encourage.

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Après, c'est vrai que la fonction publique, alors ça c'est aussi un côté un peu c'est c'est un regard de droite he Sébastien Lecnu il en vient, c'est que la fonction publique, les gens la sécurité de l'emploi, donc on pourrait y toucher sans trop sans trop de mal par rapport à des retraités qu'on ménage un petit peu même si on n pas la totalité des choix. Donc c'est une option politique de toucher à ce point d'indice, enfin de ne pas toucher justement à ce point d'indice, maintenir une année blanche en fait. Voilà, une année blanche. Donc il y a eu une petite évolution, je crois, début 2024, mais il est le point d'indice en tant que tel, lui est gelé depuis 2023. Donc c'est aussi là aussi c'est on parlait de ballon d'essai tout à l'heure, on verra ce que donnera la

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mobilisation, mais c'est aussi un un marqueur de dire voilà la fonction publique c'est bon. Il a oui, parce qu'il y a la dans le sens commun euh oui, les fonctionnaires euh peut-être qu'ils sont pas très très bien payés mais ils ont la sécurité de l'emploi dans un moment où le chômage augmente et tout. Donc c'est aussi un moyen un moyen de jaoger. Pour autant les revendications de la fonction publique vers les fonctionnaires, c'est aussi ce qui fait tourner la France hein, il faut pas oublier contrairement à l'image qui est parfois donnée de manière caricaturale. Mais en tout cas, oui, c'est un marqueur politique pour Sébastien Lecnu de prolonger cette année blanche comme comme vous dites, même si l'année blanche, le terme pour les autres des éléments du budget n'est pas

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retenu. Et alors justement hein, quand on parle de des fonctionnaires, quand on parle de de l'effort demandé aux Français, on toute la semaine he on en a parlé, on a parlé des gilets jaunes, du risque de retour des gilets jaunes, du des mouvements sociaux extrêmement que que tout le monde ressent euh cette tension sociale euh là, est-ce que c'est pas réveiller encore plus cette tension ? Est-ce que c'est pas prendre un risque énorme pour le ce gouvernement qui déjà est fragilisé ? Vous avez raison, bien sûr le le risque est doux pour le gouvernement et pour Sébastien Cornu. Il y a un risque politique, on en a parlé du côté une possible probable. On va on va on va mettre de gros guillemets censure du gouvernement. Ça c'est le risque politique du côté de la représentation nationale et et de

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l'Assemblée nationale notamment. Et puis vous avez un risque social bien évidemment. La CGT s'est engouffré dans la brèche avec cette journée noire du du 29 septembre. Mais j'ai envie de dire que il y a pas besoin d'attendre la CGT pour voir des mouvements sur le terrain éclaté. Aujourd'hui, on a vu les pêcheurs hier, euh ça pourrait continuer. Il y a les agriculteurs. Euh il y a bien évidemment aussi ceux qui ont besoin d'utiliser leurs véhicules pour travailler, pour se rendre à l'hôpital chez le médecin, enfin voilà. Donc avec la hausse du prix des carburants bien évidemment. Et en fait, j'ai j'ai justement posé la question que vous venez de me poser à ses Gwen Royal ce matin et elle elle disait "Évidemment que ce budget de provocation, c'est son expression, va sans doute euh créer une

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forme de convergence des luttes hein. Ce c'est c'est en tout cas c'est son expression." Et je lui ai demandé "Est-ce que vous craignez un retour de d'un mouvement de type gilet jaune ?" Elle elle dit bien évidemment qu'elle le souhaite pas, mais qu'elle le craint, qu'elle le craint très clairement. Stewart, vous qui êtes euh justement dans la tête des Français, hein, puisque vous vous faites des études, vous sondez, euh est-ce que vous ressentez comme nous journalistes, puisqu'on a, je disais, on en a parlé toute la semaine de ce risque de retour, est-ce que est-ce qu'on fantasme ou est-ce que euh c'est une réalité et cette colère euh est vraiment là prête à être dégainé ? Écoutez, j'aurais du mal à à répondre et à prédire si ou non il y aura un mouvement social de de grande ampleur.

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Néanmoins, la question qu'on peut se poser, c'est de savoir est-ce queffectivement la il y aura une une synergie des des différentes colères qui va surpasser cette synergie des différentes inquiétudes. parce qu'une France très inquiète, c'est pas forcément une France qui va se mobiliser. Et c'est vrai qu'on peut s'interroger sur cette, je dirais, projection très anxiogène qu'on les Français sur les années à venir qui peut aussi contraire un certain nombre à se dire "Attendez, c'est peut-être pas le moment aujourd'hui de mettre le feu à le pays et peut-être aussi que la campagne présidentielle pourra euh je dirais représenter ou constituer un catalysateur aussi de cette de cette colère là." On va s'exprimer à ce moment-là. Attendons donc le débat euh présidentiel pour s'exprimer et pas

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forcément donc euh au cours d'un mouvement social de grande ampleur. Néanmoins, il faut le rappeler effectivement, la colère, elle existe et elle n'est pas que là depuis septembre, elle est, il faut le dire aussi depuis maintenant plusieurs mois. Alors cette colère, cette résignation parfois et bien le gouvernement cherche la la Martingale ou vers qui enfin qui ponirement en colère et qui en même temps a des sous selon effectivement les critères gouvernementaux. Et bien ce sont les retraités évidemment. Donc Sébastien Lecornu dans son interview dans le Figaro a évoqué le vieillissement de la population. C'est intéressant parce que il dit le vieillissement de la population impacte les comptes sociaux. Sans mesures correctives, les dépenses de la sécurité sociale seraient en

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hausse de 22 milliards d'euros. La sécurité sociale et bien c'est aussi le troisème âge. Les personnes âgées, ça coûte de l'argent. Donc c'est une petite musique qui se disyle en ce moment sur les retraités ont de l'argent en plus il nous coûte cher. Donc allons vers eux, allons les ponctionner. Problème c'est que les retraités ne sont pas d'accord. Ils ont ils ont un peu le sentiment d'être les dindons de la force de la farce, pardon. Euh regardez, écoutez. C'est une partie qui s'annonce très serrée. Demander un effort financier au retraités pour réduire la dette. C'est quoi ce truc là ? Et ben, attends, ça arrive. Un coup risqué, loin d'être gagné d'avance. Ce projet de contribution Nisso on fait les comptes.

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Pour eux, c'est un mauvais calcul. Non, pas d'effort parce qu'on gagne déjà pas assez. Les retraites sont minimes donc ça va comme ça. J'ai pris à donner 200 € de ma retraite mais à condition à condition que eux aussi ils font d'effort mais toujours on demande au retraités de faire des efforts. On fait des des économies à la petite semaine et il y a pas de de réforme de structure dans d'ensemble. Serge, ils sont sympas finalement ces retraités qu'on entend là. Il y en a un qui dit bah ok, je veux bien donner 200 € de ma retraite mais à condition que ce soit bien utilisé. Alors, c'est compliqué bien utiliser selon qui, selon quel critère ? Donc en fait, ces retraités, si je résume un petit peu leur parole, c'est que pourquoi pas faire un effort mais pas à n'importe

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quelle condition. Si c'est pour payer les normes machine étatique et la dette, c'est pas très intéressant. Mais en fait, queles que soient les les catégories et je répondrai sur les retraités, beaucoup demandent à ce que ce soit juste. C'est c'est aussi simple que ça, que l'effort soit réparti en fonction de la situation des uns et des autres. euh par exemple sur les ultra riches euh les retraités si par exemple ils n'étaient que eux eux mis à contribution, ils comprendraient pas que on s'attaque pas à ceux qui ont euh des dividendes et cetera et cetera. Donc ça c'est c'est souvent ce qui est dit d'ailleurs euh pas seulement à propos de ce budget-là, c'est qu'au moins il soit juste et comme vous l'avez très bien dit, c'est que si moi je donne 200 en plus, hein, pas que 200 mais 200 en

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plus, bah j'aimerais qu'on m'explique pourquoi le voisin ne donnerait pas. Et c'est pour ça que s'attaquer d'une certaine manière à la fonction publique, ça mettra pas forcément tout le pays dans la rue. C'est aussi ça la tactique de de ce budget-là. Mais pour les retraités, alors on nous avait dit euh qu'il y avait deux choix possibles. Soit un gel euh des pensions, soit la le retrait de l'abattement de 10 % vous savez dont peuvent bénéficier les retraités au moment de la déclaration. Apparemment, ça c'est pas complètement tranché. Il pourrait y avoir un gel des pensions, des retraites des plus aisées ou peut-être une réforme de l'abattement de 10 %. Mais ça ne devrait pas dépasser, Antoine le rappelé tout à l'heure, les 6 milliards. Bon donc c'est déjà un peu contenu. Mais après, il y a

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un vrai problème démographique, il y a un problème de cotisation, il y a moins d'actifs par rapport à plus de retraités. Donc ça la réalité elle rattrapera le prochain président de la République ou la prochaine présidente de la République. Mais là où on ne pèse pas assez sur le selon moi sur le par rapport aux cotisation parce que c'est un problème de cotisation qu'on a, bah c'est que on ne voit pas de mesure pour encourager l'entrée des jeunes sur le marché du travail qui rentre très tard. Et le fait qu'on fasse partir un peu tôt, les seniors euh entre 50 et 55 ans, vous êtes dehors, vous retrouvez pas de travail. Donc vous arrivez à la retraite, au chômage. Mais il y a un discours sur l'allongement de départ. Voilà. Donc il y a aussi pour les retraités, il y a aussi ce sentiment là

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comme pour tous les Français de curseur à bouger pas simplement disant "On va vous prendre parce que vous êtes aisé alors que vous avez travaillé quand même toute votre vie pour ça." Il y a pas de il y a pas de retraite volée. Bon, il y a des il y a des rentiers, ça c'est autre chose mais majoritairement c'est lié à une vie de travail. Donc c'est ça aussi qui est considéré comme un juste, comme si le contrat social était rompu. Je parle des retraités. Donc c'est ça et et ça résume très bien ce que vous avez diffusé comme reportage, c'est que OK mais qu'on nous explique et qu'on soit pas les seuls où ça va et surtout qu'on soit pas les seul. D'autant plus que le déficit dérape toujours hein. On l'a bien compris. Sébastien le cornu repousse encore d'un an le redressement des comptes. Le

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déficit devrait monter à 5,4 % du produit intérieur brut alors que bah la promesse c'était 5 % grand maximum. On a bien compris que d'un côté ça rejoint ce que disaient les retraités. OK, donner de l'argent, mais donner de l'argent, si c'est pour effectivement se retrouver avec un déficit qui dérape une dette abissal, euh ça sert à quoi ? Mais c'est clair, c'est c'est la la question, elle est très bien posée. Vous avez très bien posé cette question et d'ailleurs je pense que les Français se la posent aussi et nous sommes des Français mais euh c'est vrai qu'il y a il y a quand même un un sujet en fait. Moi je regardais les annonces quand même de Sébastien le cornu hier. En fait, on a l'impression quand même tout le monde va trinquer et pas forcément des gens

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qui le peuvent. Euh quand vous regardez liste très courte gel des appels pour les étudiants, c'est pas très populaire. Extrêmement important. On a vu pendant justement tout l'été les étudiants dans des dans des logements passoirs l'hiver les étudiants qui dormaient qui allaient à la Croix-Rouge pour se nourrir et de plus en plus d'étudiants qui sont concernés. Donc baisse des appels pour les étudiants, gel du point d'indice pour les fonctionnaires, on en a parlé, mise à contribution donc de certains retraités à à peu près moins de de 6 milliards d'euros mais quand même lesquels on sait pas encore. Délis de carence pour le versement de certaines allocations aux étrangers. En fait, tout ce qui est proposé là par ce gouvernement euh on voit bien qu'il faut

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réduire la dette, le déficit et donc il faut arriver à 54 milliards, mais en fait ça se fait quand même un peu sur le dos des Français. Est-ce qu'on a demandé euh leur avis à ces gens-là ? Pas du tout. Je pense que il y a quand même tous les ingrédients là pour que euh il y ait quand même ces corps de métier là ou en tout cas ces ces cette ces catégories de français là qui se réunissent et qui descend dans la rue. Enfin, les les étudiants euh le gel des APL, bah pourquoi ils se mobiliseraient pas ? Les retraités, on en a parlé un doute sur la rentrée scolaire sur la la location rentrée scolaire. La location rentrée scolaire, il y a un vrai questionnement aussi autour de ce que demande Sébastien Lecornu à son ministre du travail, Jean-Pierre Farandou. D'ailleurs, ça serait

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intéressant de l'interroger Jean-Pierre Farondou ce qu'il en pense parce que autant les les budgets sont sanctuarisés ou augmentent pour la défense, la justice, l'intérieur, l'écologie de mémoire, mais autant pour le ministère du travail, c'est assez catastrophique. Vous quasiment 3 milliards d'euros d'économie à trouver, 2 milliards et demi. Euh je pense pas que Jean-Pierre Farandou soit très content de de d'annoncer ça et et va-t-il y arriver ? C'est une vraie question. Va-t-il y arriver ? Donc moi, j'aimerais bien avoir son son avis, on l'interrogera bien évidemment, mais voilà. Mais il y a quand même des des des choix qui sont faits. Alors, c'est des propositions, Serge l'a très bien dit, mais c'est des propositions qui pour moi me semblent très difficilement tenables si on veut

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éviter une crise politique et une crise sociale. Et si je voulais mettre pardon, vous vouliez dire quel Non, non, je voulais dire qu'en plus le c'est la faute à pas de chance parce que la crise au Moyen-Orient a fait que les prévisions vous parliez du 5 % du PIB, ça en partie décollé parce que il a fallu aider. Il je sais pas combien on est mais plus d'un milliard d'aide ciblé. La croissance est quasiment en Berne. 0,3 2e trimestre, on n'est pas en récession technique mais presque. Donc ça ça a aussi participé à l'échec de de l'objectif. Donc là, on est revenu à 5 %. Alors en dessous de 5 % mais avec les dépenses militaires qui sont déjà actées, on sera par l'objectif serait de 5 %. Donc s'il y a aussi ça et ce contexte là rien ne dit que pour le la prochaine équipe à l'Élysée et à

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Matignon, la crise au Moyen-Orient, si on savait qu'elle s'arrêtait avant la présidentielle, tout le monde en serait content. D'ailleurs euh président de la République, on en parlera plus tard, euh reçoit tous les chefs de parti pour en parler. Mais mais ça aussi ce sont des éléments qui ne sont pas que des éléments techniques d'économie à faire, c'est que le contexte pour le budget qui nous tombe sur la tête. Ben et oui et et même très fort parce que là la crise de Moyen-Orient, on le voit avec la le problème des carburants, les aides qu'il faut avoir, la croissance en Berne, ça veut dire des pertes de deux recettes. C'est très embêtant pour un gouvernement pour les Français en général. Et puis j'ai envie de dire aussi Stewart, c'est c'est vraiment ça fait

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pas rêver. C'est-à-dire que vous parliez des jeunes, on parlait des des familles, tout le monde a l'air impacté. C'est-à-dire qu'on a l'impression qu'il y a pas de projet en se disant "Bon voilà, on va faire des sacrifices mais vous inquiétez pas, on a plein d'autres projets super sympas pour vous les jeunes, pour vous les entreprises et cetera." Là, on a l'impression que on s'enferme effectivement dans un dans un dans un dô de bah un dô un peu gris, quoi. Oui. Non, mais c'est vrai. Et puis je trouve que le verb en tout cas le le reportage de de ce retraité que vous avez interrogé dit plusieurs choses très intéressantes. La première, c'est que on le disait tout à l'heure hein, la question c'est pas tant est-ce que oui ou non on concède à faire des efforts.

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Encore une fois, une large majorité des Français sont conscients qu'il faut en faire, mais on concède à la condition qu'il soit justement partagé. Et c'est vrai que la définition du juste aujourd'hui par le gouvernement et par l'ensemble des forces politiques n'est pas très lisible et très clair sur ce qui sera un un un budget, un effort justement réparti. Le deuxième élément et vous l'avez rappelé, c'est la question de la projection. C'est comme si on avait pas forcément anticipé les choses. Et là, vous avez raison aussi de souligner la le le caractère aussi conjoncturel du du contexte international qui joue beaucoup. Mais la le sentiment aussi que les Français ont parfois ce syndrome de l'aquaboniste, c'est-à-dire que on a le sentiment de faire toujours des efforts mais à qui

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bon parce que la situation se se dégrade toujours. Donc vous voyez, il y a aussi cette euh lassitude, vous parlez de résignation qui va amplifier cette inquiétude-là. Et enfin, le troisème point, vous avez tout à fait conscience de la chose, c'est le manque de projection. Et là, on est quand même dans une campagne présidentielle où on va, je l'espère en tout cas, avoir des propositions à long terme et une volonté aussi des Français de se projeter dans les années qui viennent. Là, la situation va être compliquée pour donner à cette projection une tonalité un petit peu plus désirable. Uh.