Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 15 juillet 2026 2 minAutoproduit

Voilà le monstre contre lequel nous luttons.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Quel effet ça vous a fait quand vous avez vu cette sénatrice du Paraguay, elle a dit à propos de monsieur Kan Mbappé, un Camerounais issu de la colonisation s'efforçant désespérément. Excusez-moi mais je veux que vous l'entendiez. J'espère que ça vous fasse bien mal pour qu'on se comprenne mieux dans ce que j'ai à dire après.

De passer pour un français rancunier, nouveau, riche, arrogant et lait. Il était nerveux et mort de peur pendant tout le match à l'image de toute son équipe. Cet abruti, dit-elle, n'a même pas appris à écrire.

Au lieu de têter le lait maternel, il tetait des noix de coco et les êtres les plus instruits qu'il ait jamais entendu étaient du champag. La même chose a été dit de Bali Bagayoko, la même chose a été dit d'Ali Diuara. La même chose a été dite de Nadjumongoli, première vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Alors, quand vous entendez cette horreur-là et que vous sentez en votre cœur quelque chose se briser, tant par considération pour l'homme qui est ainsi traité que par l'idée que bah c'est notre footballeur quoi, même moi qui connais rien au foot, je regarde ça et ça me plaît. C'est un compatriote. C'est odieux de parler comme ça.

La France ne peut pas accepter d'être ce type de pays. Il y a deux visions du monde. [applaudissements] Bien, nous sommes tous semblables par nos besoins égaux en droit et nous le sommes absolument et tout le temps et c'est une vision du monde et on se donne les moyens financiers, institutionnels, démocratiques d'aller toujours plus avant vers cette démocratie ou bien on ne le pense pas et chaque jour on invente des horreurs pour hiérarchiser parce que les suprémacistes veulent d'abord hiérarchiser, classer et vous astreindre à une position dont vous ne pourrez pas bouger.

Vous êtes assigné à résidence politique, professionnelle et humaine. Voilà quel monstre nous luttons aujourd'hui. Et quand on parle du rassemblement national, la discussion n'est pas de savoir s'il y a une différence entre Madame Le Pen et monsieur Bardella.

Parce que un, on s'en fout, deux, il y en a pas. Et trois, nous les battrons les deux. On ne peut pas avoir d'autres objectifs. [acclamation][applaudissements]