Bonjour chez vous ! du 10 septembre 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 43 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:26FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous pensez qu'on aura un budget fin décembre ?
- 8:38OuverteRéponse directe
Quelle doit être la mesure prioritaire selon vous ?
- 11:18FerméeRéponse directe
Vous êtes d'accord pour que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés diminue ?
- 12:45FerméeRéponse directe
Vous n'accepterez aucune hausse d'impôts, ni pour les riches ni pour les entreprises ?
- 20:55FerméeRéponse partielle
Est-ce que pour vous c'est suffisant, est-ce que ça vous rassure ?
- 23:17OuverteRéponse directe
Expliquez-nous cette cyberattaque contre l'AMF.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:31Invité politiqueFait
« Nous sommes tombés quasi unanimes sur le fait qu'il y avait besoin d'augmenter l'effort de défense. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Quand on regarde le bilan des années du président de la République Emmanuel Macron et de ses gouvernements, c'est un désastre. »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« L'année dernière, ça ne l'était pas. Il y a deux ans, ça ne l'était pas. Il y a trois ans, on a voté 7 milliards d'économies. »
- 11:10PrésentateurPromesse
« à ce que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés demandée aux très grandes entreprises diminue. »
- 12:50Invité politiqueFait
« On a le niveau de fiscalité, de dépenses publiques. Le niveau de fiscalité le plus élevé, impôts et taxes. »
- 14:00InvitéFait
« Une cyberattaque de la Direction Générale des Finances Publiques du 23 au 25 janvier et du 21 au 23 juillet. »
- 14:32InvitéChiffre
« Il s'est connecté à certaines applications des finances publiques pour y dérober les données de près de 300 000 particuliers et 250 000 professionnels. »
- 14:42InvitéFait
« Cette fuite a eu lieu du 27 juillet au 8 août. »
- 15:21InvitéFait
« On rappelle que c'est un jeune homme de 18 ans qui est suspecté par la police d'avoir réalisé ses cyberattaques. »
- 20:32Invité politiqueChiffre
« Il y a deux ans, plus de 2000 attaques, on est cette année à plus de 7000 et l'année n'est pas finie. »
- 21:42Invité politiqueFait
« Ils ont une carte unique où vous avez toutes les données de services publics : cartes d'identité, sécu, enfin tout. »
- 28:36Invité politiqueFait
« on a montré ces dernières années que ça n'était pas non plus le meilleur gage d'efficacité »
- 35:46InvitéFait
« il faut le dire encore une fois pensé par Thierry Breton »
- 45:31InvitéChiffre
« le budget de la recherche, le budget de la science, de l'enseignement supérieur et du spatial il augmente aujourd'hui »
- 53:26InvitéChiffre
« 20 milliards d'euros de contrats supplémentaires pour Ariane Group »
- 57:50InvitéFait
« Le chef d'inculpation c'est la destruction d'espèces protégées en bande organisée »
- 1:04:31InvitéChiffre
« On emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette »
- 1:05:14InvitéFait
« Dans les cahiers de doléances sur les carburants, c'est assimilé à une taxe sur le travail »
- 1:12:23InvitéFait
« Il y aura très certainement une rectification du budget après l'élection présidentielle »
- 1:20:32InvitéChiffre
« 10 lancements de plus pour Ariane 6. »
- 1:27:17InvitéFait
« Les Européens achètent encore de l'armement aux États-Unis. »
Temps de parole
- Invité35 %
- Invité 218 %
- Présentateur15 %
- Jean-françois Husson15 %
- Présentateur 210 %
- ?4 %
≈ 20,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, je suis très heureuse de vous retrouver comme tous les jours. On va faire le point sur l'actualité qui fait votre quotidien, l'actualité dans nos régions. Voici le programme de ce jeudi 10 septembre. Les prix du carburant toujours à la hausse et le gouvernement refuse des aides générales compte tenu du contexte budgétaire. Un coup de pompe qui, vous le voyez, fait la une de vos quotidiens régionaux ce matin. Et ce sera donc le thème du débat de la presse régionale et de nos éditorialistes. Dans une heure, Jefferson Desport, Elisabeth Martichoux et Mickaël Darmon seront avec nous.
Le sommet international sur l'espace se tient à Paris. En présence d'Emmanuel Macron, pris en étau entre la Chine et les Etats-Unis, l'Europe peut-elle se faire une place ? Peut-on rattraper les Américains et SpaceX ? Dans une demi-heure, nous recevons le ministre de l'Enseignement supérieur,
de
la Recherche et de l'Espace, Philippe Baptiste. Et puis l'espace qui est également la une de nos régions. Nous irons en Bretagne où une entreprise, Rennais, produit les technologies qui équiperont les satellites de demain. Et puis vous vous en souvenez sûrement ce piratage cet été de nos données fiscales près de 700 000 professionnels et particuliers concernés. Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment faire surtout pour que cela n'arrive plus ? Le Sénat s'est penché sur le sujet.
L
'auteur de cette note, Jean-François Husson, est notre invité. Bonjour. Merci d'être avec nous.
Vous
en direz plus dans quelques instants. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et d'abord le journal avec Alexandre Poussard. Bonjour Alexandre.
Bonjour Yann.
Et à la une de ce jeudi 10 septembre à Paris, l'Europe défend sa place dans l'espace.
Oui, le sommet international sur l'espace s'est ouvert hier à Paris. Et les Européens veulent peser davantage dans ce secteur face aux Etats-Unis et à la Chine.
Une
réplique d'Ariane 6 sous la verrière du Grand Palais et l'astronaute Thomas Pesquet en chef d'orchestre pour réunir 2000 experts venus de 90 pays. Mise en scène soignée, l'Europe cherche à se faire une place dans l'espace
entre
la Chine et les Etats-Unis.
Pour
Emmanuel Macron, il faut jouer commun en européen et il insiste sur un exemple, la future mission habitée vaste vers la station internationale.
Je
pense que c'est un excellent exemple de partenariat européen
et
nous sommes très fiers de le partager avec la Grèce et la République tchèque.
Aujourd
'hui, c'est le moment de s'unir. On ne peut pas rester au bord du chemin. On a tous les atouts pour réussir dans le spatial. On est leader en technologie. On a les universités, les labos, les entreprises, les agences spatiales. Et bien voilà, il faut prendre les choses en main. Il faut peut-être s'unifier, avoir encore plus d'autonomie et puis qu'on va aller de l'avant. On n
'a
pas d'autre choix de toute façon.
Mais
il y a un partenaire qui manque à l'appel. Le chancelier allemand Friedrich Merz, pourtant co-organisateur, n'a pas fait le déplacement pour des raisons d'agenda. En coulisses, Paris et Berlin ne sont pas alignés sur la stratégie. Exemple sur les lanceurs, l'Allemagne reste ouverte à l'américain SpaceX quand la France cherche des solutions européennes pour se détacher des Etats-Unis. Et l'actualité semble donner raison à Paris. Les deux géants américains SpaceX d'Elon Musk et Blue Origin de Jeff Bezos ont boudé le sommet, peut-être sur pression de la Maison-Blanche, d'après les observateurs. Un sommet moins flamboyant qui apporte tout de même son lot de bonnes nouvelles.
Un contrat à plusieurs milliards d'euros entre Amazon et Ariane 6 pour des lancements de satellites supplémentaires, un coup de booster, dans la course européenne aux étoiles.
Et
puis, on vous en parlait hier, les révélations du journal Midi Libre sur les propos racistes d'un policier municipal à Carcassonne. Alex, il
y
a eu des suites politiques.
Oui, toute la classe politique a dénoncé hier les propos racistes et misogynes prononcés par des policiers municipaux de Carcassonne lors d'une patrouille en novembre dernier. Le parquet a ordonné la suspension de ces policiers et la mairie, Rassemblement national de Carcassonne, a finalement condamné ces propos après avoir refusé de réagir hier matin dans les colonnes du Midi Libre.
Ces
propos sont scandaleux.
Propos
racistes, misogynes, homophobes et complotistes qui sont à vomir
et
qui sont inexcusables.
Je
les condamne avec la plus grande défermeté
car
ils ne correspondent en rien aux valeurs de rassemblement que nous portons au sein de la majorité.
Les
propositions choc du Sénat sur les études des bacheliers.
La commission d'enquête du Sénat sur l'excellence des universités françaises propose que l'obtention du baccalauréat général ne garantisse plus l'accès aux études supérieures.
Nous
allons lever le tabou de la sélection à l'entrée en licence.
Le
baccalauréat doit devenir un diplôme de fin d'études secondaires et non un droit d'accès inconditionnel à l'enseignement supérieur.
La
France va vers
la
transparence
dans les salaires.
Le projet de loi sur la transparence des salaires est présenté ce jeudi en Conseil des ministres. Ce texte impose aux entreprises de publier les niveaux de rémunération des salariés pour un même travail par catégorie de salariés et par sexe. Ce projet de loi applique une directive européenne adoptée il y a trois ans.
L
'avion de Volodymyr Zelensky a failli être touché par un drone.
Selon le Premier ministre norvégien, l'avion du président ukrainien a failli hier être percuté par un drone alors qu'il décollait de Moldavie pour se rendre à Oslo où se tenaient les obsèques du roi de Norvège. Kiev a expliqué qu'un drone russe était bien entré dans l'espace aérien moldave au moment du décollage.
Allez, on termine en chanson. C'est bientôt le jour J pour Céline Dion.
On aurait pu y aller juste avant de commencer la matinale.
On
voit que Céline Dion est en pleine forme avant de faire son grand retour sur la scène française dans deux jours. Elle va débuter samedi sa série de concerts à Paris. 16 dates sont prévues cet automne et 10 autres concerts en mai prochain. On
suivra ça,
merci. Vous avez eu des places, Auriane
?
Pour mai.
Ah, voilà, c'est bien.
Non,
peut-être. C'est pas fini. Merci, Alexandre. On se retrouve dans quelques instants.
On
va parler d'un tout autre sujet. Avec vous, Jean-François Hisson,
on
va parler piratage de nos données fiscales tout de suite.
Jean
-François Hisson, sénateur à l'air de Meurthe-et-Moselle. Vous êtes le rapporteur général du budget. Un budget en cours d'élaboration présenté à la fin du mois dans un contexte difficile pour nos finances publiques. Qui sera mis à contribution et de quelle manière alors que le Premier ministre répète qu'il n'y aura pas d'augmentation d'impôts et désimpôts ? Justement, nous allons en parler du piratage qui a eu lieu cet été. Comment éviter la fuite de nos données fiscales ? Vous êtes penché sur le sujet. On parlera de votre note dans quelques instants. Mais d'abord, le budget. Est-ce que vous pensez qu'on aura un budget fin décembre
?
Je pense que... Alors, fin décembre, moi, je ne garantis pas. Il faut déjà connaître, comment dirais-je, à la fois la méthode, les objectifs que le gouvernement va fixer. Je comprends qu'il continue de travailler plutôt, en tous les cas, en base clos
pour
éviter, si je comprends bien, les fuites.
Mais
il faut aussi travailler avec le Parlement. En amont, ça facilite les choses.
Vous,
vous n'avez pas de pistes, pas de pré-budget ?
En posant la question, vous avez la réponse. Voilà. Non, à ce stade, non. Mais le président du Sénat va rencontrer la semaine prochaine avec les présidents de groupe LR et centristes Hervé Marseille et Mathieu Darnot, le Premier ministre. Donc, ça commencera à être dévoilé, mais on sera quand même à la mi-septembre. Donc, vous voyez qu'on n'est pas particulièrement en avance. Je le dis, on a un devoir d'offrir à la France un budget.
Alors,
reconnaissons que le contexte est particulièrement rock'n'roll, si je fais un peu du Céline Dion à ma façon. Et donc, c'est extrêmement difficile.
Le Sénat qui demande, notamment la droite sénatoriale, qui demande un redressement des finances publiques. Alors, c'est assez vague. Ça laisse la porte ouverte à plein de choses. Mais quelle doit être la mesure prioritaire, selon vous
? En
fait, ça ne se pose pas tout à fait comme ça. Le premier des devoirs, c'est quelque part de simplifier de manière profonde et réelle notre organisation de manière générale, y compris budgétaire, parce qu'on voit bien qu'il y a une telle instabilité dans les mesures qui amènent des décisions, qui contredisent des décisions qui ont été prises parfois quelques mois avant ou dans le budget précédent. Je pense qu'il faut de la clarté.
Ça veut dire
quoi ? Une vision pluriannuelle
?
De toute façon, si vous voulez un redressement, il faut un objectif. Il y a l'annualité budgétaire, mais effectivement, il faut mettre en perspective, définir des priorités. Et les priorités, elles dépendent de deux contextes. Un, là où on dépense trop et mal, et là où il y a parfois des besoins nouveaux.
Nous
sommes tombés quasi unanimes sur le fait qu'il y avait besoin d'augmenter l'effort de défense, qui était tombé assez bas. C'était les suites et conséquences de la chute du mort de Berlin, d'un monde plutôt en paix. On va dire que c'est un monde aujourd'hui en perpétuelle effervescence et qui est en guerre de manière manifeste sur certains de
nos
territoires et aux portes de l'Europe. Mais on a aussi d'autres priorités. Alors, il faut essayer d'abord de se mettre d'accord pour
ensuite
convaincre à la fois la représentation nationale et faire comprendre aux Français qu'à force d'avoir laissé filer, parce que quand même, ça a été la folie dépensière. Quand on regarde le bilan des années du président de
la
République, Emmanuel Macron et de
ses
gouvernements, c'est un désastre.
On
ne peut pas laisser faire.
Et
donc, nous continuons, nous, de dire qu'il faut essayer de tenter un effort collectif, progressif.
À six mois de la présidentielle. Ça vous paraît réaliste
?
Mais ça ne paraît jamais réaliste. L'année dernière, ça ne l'était pas. Il y a deux ans, ça ne l'était pas. Il y a trois ans, on a voté 7 milliards d'économies. Le gouvernement n'en a pas voulu. Écoutez, vous savez, la dette, on dit que la dette, elle roule. Quand j'entends Bruno Le Maire, aujourd'hui, commencer à faire la leçon au gouvernement d'aujourd'hui, enfin, honnêtement,
je
pense que dans un premier temps, il faudrait juste qu'il mette en pause en mode silence. Pendant quelques temps, ça calmerait tout le monde. Il faut redonner, si possible, la sérénité. Mais effectivement, il faut aussi faire partager cette vérité parce que nous sommes le seul pays à contre-temps. On est à contre-temps de tous nos partenaires.
Sébastien Lecornu, qui dévoile de première piste, hier, il a écrit une lettre aux entrepreneurs dans laquelle il s'engage, je cite, à ce que la contribution exceptionnelle à l'impôt sur les sociétés demandée aux très grandes entreprises diminue. Ce qui est exceptionnel doit rester exceptionnel. Vous êtes d'accord
? Ah
ben,
on
était bien seul l'an dernier à demander en tous les cas qu'elle baissa cette contribution exceptionnelle. Donc, l'annoncer, le dire, même l'écrire aux chefs d'entreprise est quelque chose d'important. Et
on peut
se permettre de l'abaisser dans le contexte budgétaire actuel ?
Mais il faut faire des choix. L'objectif, regardez, on nous disait on va avoir une croissance finalement à 0,7.
J
'espère qu'on aura une croissance même faible, faiblement positive. Il n
'y
a rien d'acquis. Les résultats d'Insee, l'Insee les a corrigés, les a infirmés. Aujourd'hui, ça va mal. Et quand vous avez une grande instabilité internationale et qu'en France, c'est la débandade budgétaire et financière, évidemment, chacun se pose des questions. Et quand on en est pré-présidentiel, tout le monde reste un peu sur son quant à soi. Et donc, en matière de confiance et d'investissement, or, un des leviers n'en déplaise à certains, c'est de retrouver une dynamique économique industrielle parce qu'elle a aussi un avantage. Elle nourrit la dynamique des territoires dans nos départements. On crève de ce parisianisme exacerbé vu par tout le monde.
Enfin, on parle de citadelle, de forteresse quand on parle de Bercy. On devrait être dans une maison avec des portes et des fenêtres ouvertes.
Un peu trop parfois.
On
va en parler, les fenêtres de Bercy, mais juste, aucune hausse d'impôts. Vous n'accepterez aucune hausse d'impôts, ni pour les riches, ni pour les entreprises
?
Écoutez, on a le niveau de fiscalité, de dépenses publiques. Le niveau de fiscalité le plus élevé, impôts et taxes. Alors, je me méfie. Je lis, par exemple, que sur les dépenses sociales, l'État va transférer des responsabilités de l'État aux complémentaires. C'est la poche des mêmes. C'est même presque pire parce que, quand c'est l'impôt, il n
'est
pas acquitté par tout le monde à part la TVA. Quand c'est les impôts et taxes, c'est tout le monde. Et le sujet de la protection sociale et des complémentaires santé va être un sujet que je pense explosif à la rentrée dans le cadre du PLFSS. Mais je pense qu'on y reviendra.
On va y revenir. En attendant,
on
va parler de Bercy, un peu trop portée fenêtre ouverte. Vous suivez attentivement le budget, vous suivez aussi la protection de nos données fiscales. Et cet été, une double intrusion a été constatée dans les systèmes d'exploitation de nos impôts.
Un
vol de données qui a concerné, on le disait, près de 700 000 particuliers professionnels. Il y a quelques jours, vous avez publié une note sur le sujet que, Alexandre, vous allez détailler. La commission des finances du Sénat qui a donc enquêté sur les piratages du fisc cet été. Dans une note, les sénateurs expliquent comment les pirates ont procédé
?
Oui, pour bien comprendre, prenons d'abord la première cyberattaque de cet été qui s'est déroulée en deux temps. Une cyberattaque de la Direction Générale des Finances Publiques du 23 au 25 janvier et du 21 au 23 juillet. En fait, l'assaillant a utilisé les identifiants d'un agent de l'éducation nationale pour pouvoir accéder au réseau informatique qui relie toutes les administrations de l'État, le réseau interministériel. Et une fois connecté à ce réseau, le hacker a utilisé cette fois-ci les identifiants d'agents du fisc qui ont été dérobés via des précédentes cyberattaques.
Et avec ces codes, il s'est connecté à certaines applications des finances publiques pour y dérober les données de près de 300 000 particuliers et 250 000 professionnels.
Et
lors de la deuxième cyberattaque, l'assaillant a utilisé une autre méthode.
Cette fuite a eu lieu du 27 juillet au 8 août. Et alors cette fois-ci, le hacker est passé par le compte d'un géomètre habilité par l'État pour accéder aux serveurs des données cadastrales des Français, un serveur qui est relié à la plateforme du fisc. Et le hacker a pu voler les données cadastrales de plus de 434 000 foyers. Et puis enfin, lors de la troisième cyberattaque du 17 août, la note du Sénat explique que l'assaillant a exploité, je cite, une vulnérabilité technique d'un dispositif de traitement statistique de nos finances publiques qui concerne les héritages, les successions des Français, ce qui a permis un nouveau vol de données fiscales des citoyens français.
Alors on rappelle que c'est un jeune homme de 18 ans qui est suspecté par la police d'avoir réalisé ses cyberattaques. Un hacker nommé Chat Noir dans le milieu déjà connu des services de police pour ce type de piratage et il a été mis en examen.
Quelles sont les conclusions de l'enquête des sénateurs sur ces piratages
? Les parlementaires pointent des failles structurelles dans la sécurité des systèmes d'information de la Direction Générale des Finances Publiques, notamment un problème de sécurisation des accès aux différents portails et de détection des usages anormaux. Alors parmi les causes identifiées de ces failles structurelles selon les sénateurs, il y aurait le développement ces dernières années du télétravail pour les fonctionnaires du fisc et puis le renforcement des échanges de données entre les différentes administrations alors qui rend le travail des fonctionnaires plus fluides mais qui multiplie les portes d'entrée pour les pirates informatiques.
Jean-François Husson, est-ce que finalement ces attaques, elles sont possibles car nos administrations sont trop interconnectées
?
Alors c'est plus compliqué que ça.
Expliquez-nous. D
'abord je veux saluer la disponibilité de la direction et de la directrice et de ses équipes
parce
que nous avons avec Claude Rénal auditionné la directrice générale des finances publiques qu'on a sentie très très affectée mais au-delà de ça et de alors je le dis aussi qui nous a dit on est désolé on s'excuse j'ai simplement rappelé moi la culture de l'excuse
aujourd
'hui c'est comme le numéro vert d'hier pour dire quand il y
a
un problème
je
ne
vous
peux entendre parler
c
'est pas il faut qu'on soit dans des comment dirais-je on a une responsabilité éminente
les
données inondent le monde
on
a mille et un dispositif et je te mets du RGPD et on a la CNIL qui protège les données et on demande et on garantit on dit qu'il faut une souveraineté numérique que l'État est exemplaire l'État il s'est avéré une passoire
une
fois de plus
et
donc ça met en cause une grande rigueur je suis moins allé jusqu'à poser la question sur la défense nationale
alors ce
que je savais mais on m'a répondu la défense nationale ça répond à d'autres systèmes mais j'ai dit je pose la question parce que je pense
qu
'il faut s'inspirer il faut une grande rigueur alors effectivement il faut une grande rigueur il faut c'est même plus de la sobriété ça doit être un coffre fort la contrepartie
de
la parole de l'État sur l'accès aux données c
'est
alors s'agissant des données fiscales en plus il y
a
du secret fiscal vous comprenez qu'on ne peut pas demander des efforts de transparence de facilité d'accès pour les services de l'État et d'avoir parce que ce qui est aussi préoccupant c'est que on n'aurait rien su si
au
bout d'un moment le hacker
alors
le ou l'est ne s'était pas n'avait pas revendiqué si vous voulez c'est quand même plus que surprenant
est
-ce qu'on sait pourquoi ces hackers s'attaquent aux données fiscales des français quel est le risque pour les français
il
y a toujours le risque pour l'instant nous a garanti que les éléments relevant du secret fiscal n'avaient pas été touchés atteints donc
moi
je le crois on n'a pas de raison donc tant mieux mais de toute façon ça
veut
dire que le risque est minime pour les français
non
ça veut dire qu'a priori sur ces attaques
le
pire n'a pas été obtenu
ça
la directrice nous l'a garanti
mais
la direction générale des finances publiques est comment dirais-je mise à mal
dans
la solidité de sa démarche et des éléments de protection qui doit je le redis ça doit être un coffre-fort ça doit être inviolable alors effectivement vous l'avez très bien rappelé je salue ce travail la difficulté c'est qu'à un moment donné il y
a
eu
à
la suite de la période de Covid il fallait bien que tout fonctionne donc il y
a
eu certaines ouvertures
et
comme souvent ça n'a pas été refermé deuxième élément
puisqu
'il faut de l'interconnexion et de la fluidité dans la transmission des informations entre ministères parce que c'est aussi un des éléments on nous parle aujourd'hui il faut une économie interconnectée il faut de la fluidité mais on est toujours en tuyau d
'orgue et
on a quand même une agence nationale de la sécurité informatique un opérateur de l'état qui est là à qui on confie une mission d'étude attention
je
pense qu'il va falloir compléter par une tierce expertise que j'appellerais plus privée pour challenger un peu ce que fait un
audit indépendant
de
la diversité oui parce que je pense qu'aujourd'hui on a de la force de frappe un peu partout d'ailleurs le secteur privé n'est pas à l'abri de tout ça pour je dirais retravailler consolider et rendre efficace j'entends qu'il pourrait y avoir plus de moyens attendez avant de mettre plus de moyens est-ce qu'on ne doit pas mettre identifier et mettre mieux de moyens est-ce qu'il ne faut pas simplifier refermer alors oui ça va en agacer certains mais on ne peut pas la directrice nous a quand même dit
il
y a deux ans plus de 2000 attaques
on
est cette année à plus de 7000 et l'année n'est pas finie juste par rapport à ce que eux-mêmes connaissent donc on doit être extrêmement vigilant
Juste les finances publiques affirment que des mesures ont été prises fermeture de certains accès certaines applications interdiction d'utiliser des ordis personnels pour se connecter aux finances publiques est-ce que pour vous c'est suffisant est-ce que ça vous rassure
?
C'est des premières c'est des premières mesures dont on a compris qu'elles étaient indispensables et qu'elles
je
ne vais pas acheter la pierre qu'elles étaient justifiées par le télétravail etc donc il va falloir réinterroger tout ça je pense qu'à un moment dans la partie du télétravail il n
'y aura
souvent que très peu d'applications d'accès ça ne peut pas être alors oui on est nomade oui il faut que ça bouge oui les gens ont tendance à dire il faut être disponible H24 mais si on ne peut pas garantir eh bien il faut limiter les plages et puis je pense qu'il faut aussi aller regarder un peu à l'extérieur ce qui se passe nous étions allés avec une délégation du bureau de la commission des finances en 2019 en Europe du Nord et notamment en Estonie qui est plutôt un champion du monde juste pour vous dire
ils
ont une carte unique
où
vous avez toutes les données de services publics cartes d'identité sécu enfin tout
et
alors nous chaque citoyen a une carte oui
pour
tout faire c'est alors c'est hyper sécurisé en même temps c'est j'irais très open ouvert
qu
'est-ce qui se passe nous on leur dit écoutez la CNIL etc enfin toutes les protections leur réponse était simple
nous
on a mis ça en place parce qu'on a voulu sécuriser notre vie privée
par
rapport à ce qu'on a connu avant sous l'empire de l'Union soviétique où en fait ils connaissaient tous nos faits et gestes de notre vie
et
aujourd'hui c'est un des systèmes les plus sécurisés le pays est petit mais parfois
les
petits c'est un peu comme les petits ruisseaux font les grandes rivières il y a sûrement des exemples à prendre donc on a je pense qu'il faut il faut prendre les choses très au sérieux parce que là c'est aussi la confiance des français et à tous les niveaux qui étaient branlés et quand on est sur les données fiscales c'est un sujet majeur
et
donc il ne
va
pas falloir faire enfin quand il y
aura
des annonces il faut une mise en oeuvre et il faut un suivi
parce
que
sinon on est fatigué des annonces sans suite et sans suivi
il
n
'y a
pas que les impôts qui sont piratés il y a aussi les collectivités on va aller du côté de la Côte d'Or bonjour Patrick Molinoz merci beaucoup d'être avec nous vous êtes vice-président de l'association des maires de France co-président de la commission numérique et il y a à l'association des maires de France l'AMF qui va porter plainte après une cyberattaque expliquez-nous
bonjour merci rapidement j'ai bien entendu les propos du sénateur la cybersécurité est un enjeu majeur il a parlé des enjeux de défense plus en amont la cybersécurité c'est devenu aujourd'hui une des très très grandes priorités si on veut que notre pays fonctionne aussi bien dans ses services publics dans le monde de l'entreprise les attaques elles proviennent d'escrocs elles proviennent de geeks et elles proviennent d'ingérences étrangères de plus en plus donc c'est vraiment une question régalienne je pense que c'est à l'État et à ses agences à l'ANSI notamment d'accompagner ce qu'elle fait l'AMF est extrêmement mobilisée pour sensibiliser les collectivités parce que
la
conscience du risque la culture du risque n'est peut-être pas encore suffisamment développée et le risque zéro n'existe pas celui qui peut affirmer qu'il n'y aura plus aucune cyberattaque portant ses fruits dès lors qu'on mettrait tel et tel moyen ou tel et tel système en place se trompe c'est l'éternelle course entre le gendarme et le voleur et donc le coffre fort absolu et parfait ça n'existe pas ce qui ne veut pas dire qu'il ne
faut
pas faire des efforts techniques majeurs et de formation et d'accompagnement des publics parce qu'une grande partie des succès des cyberattaques proviennent d'erreurs humaines plus que d'erreurs ou de manque matériel même si ça peut arriver l'AMF vient de subir une cyberattaque qui heureusement n'a pas eu énormément de conséquences parce qu'elle n'a touché que son site internet et sur un assez petit volume de données qui n'avait rien de sensible mais ça prouve qu'il n
'y a
pas de système parfait et même une structure aussi engagée que nous sur le sujet peut subir des attaques et des failles donc ce qu'il faut tirer comme conclusion de tout cela c'est que les efforts que nous conduisons à l'AMF mais ailleurs aussi la mobilisation de l'ANSI qui a développé des centres régionaux de cybersécurité je préside une agence régionale du numérique et de l'intelligence artificielle qui porte un CECIRT les efforts sont conséquents mais on va avoir besoin de moyens ça ne
peut
pas être uniquement les collectivités qui prennent en charge la totalité de ces enjeux qui soulèvent d'énormes problèmes de disponibilité d'ingénierie c'est-à
-dire
de gens qui savent faire des ingénieries qui sont extrêmement coûteuses donc si on veut sécuriser les services publics si on veut sécuriser les services publics locaux comme les services publics nationaux il faut pouvoir mettre à disposition de l'ingénierie et des moyens c'est évidemment pas chacune des 35 000 communes qui va avoir un responsable sécurité des systèmes d'information il faut faire de la mutualisation il faut amener à avoir des opérateurs et il en existe beaucoup dans les régions des opérateurs publics qui accompagnent les communes les plus petites les métropoles les grandes villes ont des services dotés d'agents extrêmement compétents les choses se font il serait bon d'ailleurs petit clin d'oeil monsieur le sénateur qu'on arrive à mettre en oeuvre dans le droit français rapidement la directive Nice 2 ça traîne un peu au moins un an un an et demi ce n'est pas votre
responsabilité
personnelle évidemment mais je sais que vous y êtes sensible
il faut comment ? ça traîne à l'Assemblée pas de chance nous on a travaillé c'est fait
c
'est le parlement qui doit nous savons vous et moi que c'est un vrai enjeu donc à l'AMF ce que l'on dit c'est augmentation de la culture du risque et mise en place de moyens et mutualisation pour accompagner les collectivités
et je vais laisser Jean-François ils sont vous répondre parce que vous l'avez interpellé à
de
nombreuses reprises
non je pense qu'on partage moi j'ai dit avant de dire s'il faut mettre plus parce que la culture du toujours plus on voit qu'elle a été assez inefficace quand on voit la débandade financière et budgétaire donc c'est la raison pour laquelle le diagnostic sur les failles les carences est comment dirais-je un projet stratégique
de
renforcement sur l'efficacité on regardera les coûts la simplification pour avoir une protection très efficace et moi je vais vous dire
je
pense et je plaide de plus en plus
pour
une approche partagée entre les acteurs publics et privés parce que c'est un gage d'efficacité et de culture partagée on le voit je l'ai dit d'ailleurs les entreprises le maire le dit les collectivités territoriales et il a grandement raison aujourd'hui dans les communes même dans les communes d'une certaine taille vous avez qui sont
très
à la pointe parce qu'elles ont parfois des compétences techniques et chez les élus parce que vous avez des élus je ne
dis
pas des geeks mais des férus du sujet qui s'impliquent il faut aller chercher il faut aller faire plus et mieux c'est de mon point de vue ce serait un bel exemple de défi collectif
parce
qu'en plus je pense que ça nous aidera à tenir je dirais les enveloppes budgétaires et financières pour rappeler que ce n
'est
pas parce que la dépense est dite publique que c'est dépense à tout va en tous les cas on a montré ces dernières années que ça n'était pas non plus le meilleur gage d'efficacité et donc l'objectif c'est effectivement le maximum de sécurité des données
merci beaucoup merci Patrick Polinoz d'avoir été avec nous on termine par les une de la presse régionale Jean-François Husson on
va
regarder trois titres la une de la dépêche du midi scandale la vidéo raciste d'un policier les propos racistes et homophobes tenus par un policier municipal dans une vidéo suscite un tollé dans la classe politique le maire RN a décidé de le suspendre on est à Carcassonne et puis les deux une de votre région qui concerne les automobilistes la une du républicain Laurent pris des carburants le coup de pompe les tarifs des carburants qui ne cessent de s'envoler des voix s'élèvent qui réclament de nouvelles aides via le blocage des prix ou la baisse des taxes mais le gouvernement ne veut pas creuser les déficits et puis l'est républicain le grand bond des voitures électriques les concessionnaires automobiles de Meurthe et Moselle qui confirment la tendance nationale les ventes de voitures électriques s'envolent une montée en puissance qui s'inscrit dans un contexte de flambée des prix des carburants de quelle une avez-vous envie de vous parler
?
je vais prendre les deux de
chez vous
ben oui je vais jouer la carte locale parce qu'elles se répondent d'ailleurs le sujet des carburants
le
coup de pompe ben oui c'est un coup de pompe et ça va commencer à être extrêmement douloureux si la crise continue et que le prix des carburants augmente parce que quand les comptes sont à sec
c
'est le double coup de pompe
et
on va voir ressurgir l'atmosphère qui était celle des gilets jaunes puisque finalement
pour
une cause différente
qui
est extérieure et internationale là où on avait choisi à l'époque une augmentation on va le dire
un
peu folle de la taxe carbone
ça
repose la question des mobilités
est
-ce que quand on vend plus de voitures électriques on est plus souverains ? Non
est
-ce que notre marché est inondé ? Oui
quand
on favorise le leasing social pour les véhicules électriques
je
le redis
puisqu
'on parle aussi d'écologie c'est quand même la dépense fiscale la plus élevée pour je dirais le rapporter comment dirais-je aux dépenses en faveur du climat donc on a une dissonance entre économie et écologie moi je voudrais bien qu'on remarie les deux parce qu'en plus c'est un enjeu de souveraineté
Merci
Jean-François Husson Merci Merci beaucoup d'avoir été avec nous Alexandre on se retrouve dans 20 minutes la revue de presse régionale
Et oui on verra que rien ne va plus au sein du comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2030 dans les Alpes françaises
On
suivra ça et en attendant je vous propose de partir dans l'espace c'est le ministre Philippe Baptiste qui nous rejoint
L
'espace qui s'est donné rendez-vous à Paris sommet international pendant deux jours et la question du multilatéralisme au centre des discussions avec cette interrogation centrale comment l'Europe peut-elle trouver sa place et rêver encore des étoiles Pour en parler nous recevons Philippe Baptiste Bonjour Merci d'être avec nous ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'espace interview en partenariat avec la presse régionale représentée ce matin par Julien Lécuyer de la Voix du Nord Bonjour Julien
Bonjour Heureux de vous retrouver Auriane
Mais
heureux également Julien qui sera avec nous tous les jeudis cette saison On va parler de ce sommet international Monsieur le ministre l'Union Européenne a-t-elle les capacités de son autonomie en matière spatiale
? Mais
oui d'abord il faut rappeler quelques petites choses c'est que l'Europe aujourd'hui en l'état elle est autonome sur le spatial
on
a retrouvé notre capacité d'accéder à l'espace je vous rappelle il
y
a quelques années on avait une vraie crise c'est-à
-dire
qu'on avait plus de lanceurs en Europe Ariane 5 était terminée il n
'y
avait plus d'Ariane 5 disponible Ariane 6 était en retard Vega l'autre lanceur européen était avec quelques difficultés c'était la catastrophe
on
a travaillé comme des fous Ariane 6 aujourd'hui est un vrai succès tous les tirs tous les premiers tirs ont été des succès complets Vega est revenu dans la course et il y a quelques jours on a eu aussi une nouvelle start-up allemande qui a réussi son premier tir avec un tout petit lanceur mais ça veut dire que quelque part l'Europe aujourd'hui dispose d'une gamme complète pour accéder à l'espace ça c'est l'accès à l'espace c'est la première étape et après on a des satellitiers en Europe qui sont aujourd'hui excellents maintenant notre question c'est on a ces capacités aujourd'hui il y a des sujets où on a pris du retard technologique et puis assez et puis l'autre truc c'est qu'on n'en fait pas assez c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui on n'a pas des constellations suffisamment grosses on n'a pas des fois des technologies qui sont adaptées donc il faut qu'on rattrape ça mais on a des capacités voilà donc c'est-à-dire voyons le verre est peut-être un peu pas complètement plein mais il n
'est
pas complètement vide non plus loin de là
oui
j'entends votre optimisme monsieur le ministre mais c'est vrai que quand on voit les chiffres du nombre de lanceurs projetés par Donald Trump qui parle de 1000 lancements d'ici 2030 alors je sais bien que ce sont les déclarations de Donald Trump mais l'Europe est clairement en retard vous parliez d'un lanceur la possibilité d'un lanceur réutilisable on en est encore loin et est-ce qu'on va être en capacité de rattraper ce retard ? alors on en est loin et on n'en est pas loin puisque aujourd'hui on a Maya donc Maya c'est une start-up qui a été lancée il y a quelques années mais ce
n
'est pas pour tout de suite c'est pour 2028 on va avoir
les premiers
vols donc on est vraiment on est vraiment aujourd'hui enfin le développement aujourd'hui est très très bien avancé très bien avancé et c'est probablement l'avenir du transport spatial européen donc oui j'écoute Elon Musk avec parfois intérêt parfois aussi avec un peu de distance enfin même souvent avec beaucoup de distance c'est quelqu'un qui a réussi à faire des choses qui technologiquement sont vraiment très intéressantes en réduisant les coûts et en ayant massifié le business c'est aussi quelqu'un qui raconte beaucoup de choses qui parfois sont très très loin de la réalité aussi il faut quand même
dire il y a les Etats-Unis mais
il y
a
aussi la Chine
donc
oui effectivement il y a cette massification envoyée de plus en plus de satellites dans l'espace la question qu'il faut qu'on se pose nous comme Européens la première des questions c'est de quoi on a besoin pour notre autonomie stratégique pour notre défense pour notre sécurité pour nos télécoms c'est la première brique aujourd'hui
ça
aujourd'hui est
-ce
qu'on est capable de le faire en Européen la réponse est oui il faut qu'on accélère il
faut
qu'on aille plus vite non c'est le faire après l'autre question c'est vous avez besoin de faire beaucoup de lancements si derrière vous avez des projets de constellations que vous voulez mettre en orbite qui sont très nombreux et très très larges aujourd'hui le moteur dans le monde c'est SpaceX avec Starlink parce que pourquoi ils lancent énormément aujourd'hui c'est parce qu'ils ont cette constellation de satellites en orbite basse qui s'appelle Starlink et donc c'est pour ça qu'ils lancent beaucoup donc de toute façon j'ai envie de vous dire de manière très concrète aujourd'hui on n'a pas cette constellation en Europe donc la question de savoir si on doit lancer beaucoup ou pas il faut
déjà avoir la constellation on va l
'avoir c'est Iris Square Iris Square arrive on a
décidé le projet à quel échange ?
le projet a été lancé par la commission européenne il a été je pense vraiment il faut le dire encore une fois pensé par Thierry Breton j'aime bien dire les choses de manière extrêmement claire pensé par Thierry Breton poussé par lui repris par la commission aujourd'hui il a été lancé acté la première phase a été lancée en 2030 on aura les premiers satellites et on a cette constellation qui est lancée donc l'Europe réinvestit dans la course du spatial on réinvestit de manière raisonnée je crois qu'il y
a
un vrai enjeu et une vraie aujourd'hui cohérence européenne la France l'Allemagne
l'Italie il y a une vraie cohérence
européenne
l'ambition est là est-ce qu'il ne faut
pas craindre une concurrence entre les états européens ? on a vu des initiatives portées par différents pays l'Allemagne continue de regarder quand même vers les équipements américains alors même que l'idée d'une préférence européenne est sur la table où est-ce qu'on en est ? vous avez complètement raison on a
il
y
a
des choses où
il
y a je pense une vraie cohérence et une vraie vision partagée
l
'espace est important et crucial pour l'avenir de l'Europe
il
faut augmenter les budgets spatiaux il faut investir il faut que l'Europe soit un moteur
à combien pardon on va
s'arrêter
on va s'arrêter un instant sur le budget parce
qu
'évidemment
c'est comme pour tout il faut des moyens
par
exemple
sur le MFF le projet de budget européen on parle rien n'est fait puisque les discussions vont s'ouvrir avec des projets
qui
augmentent d'un facteur 5 ou 6 les budgets spatiaux européens donc on voit bien qu'il y
a
une prise de conscience aujourd'hui de tous les pays de tous les grands pays du spatial de l'importance ce sommet en est une parfaite illustration sans la présence
du
chancelier maire attendez je réponds à votre première question pardon je suis un peu voilà non mais allez-y donc oui je pense qu'il y a des choses qui nous unissent aujourd'hui il
y a
une vision que c'est crucial pour notre défense pour notre sécurité pour notre stratégie pour l'observation de la Terre pour le climat pour la science enfin le spatial et partout maintenant après effectivement il y a des modus opérindis où des fois on n'est pas complètement d'accord la question de la préférence européenne nous c'est quelque chose qu'on porte avec vigueur c'est à
dire
que moi ce que je dis aujourd'hui c'est que
je
dis si par exemple aujourd'hui un satellitier européen produit un satellite européen ce satellite il doit partir sur un lanceur européen qu'il soit allemand italien français ou autre chose il faut qu'on reste en européen parce que c'est très
naïf vous avez réussi à
convaincre les allemands de ça
? je
pense qu'on progresse je pense qu'on progresse beaucoup je pense qu'on progresse beaucoup et je pense qu'on va y arriver je pense qu'il y a en tout cas il y
a
une vraie conviction y compris aussi à Bruxelles sur ces questions-là
c'est quoi la crainte ? pourquoi les allemands
on a du mal à saisir pourquoi les allemands qui a priori ont la même stratégie se tournent encore vers les Etats-Unis on parle
spatial
mais on parle défense ça revêt beaucoup
d'appel
c
'est
une question que je vous encourage à
poser à approfondir à
approfondir et à poser à nos partenaires allemands donc voilà mais ce que je veux dire c'est qu'on a
des fois mais est-ce qu
'ils investissent pas
plus que nous en
matière d'espace les allemands
? alors les allemands ont annoncé un programme extrêmement ambitieux d'investissement pour le futur évidemment avec en particulier dans le domaine de la défense extrêmement ambitieux sur le spatial mais
aujourd'hui c'est pas eux la
première puissance spatiale européenne
? enfin pardon excusez-moi pourquoi alors ? parce qu'il y a les budgets qui sont annoncés il y
a
les budgets qui sont réels qui sont mis en place et puis après il y a l'empreinte industrielle et cette empreinte industrielle c'est le fruit de dizaines d'années d'investissement donc aujourd'hui en termes d'empreintes industrielles la France est la première puissance européenne c'est à peu près la moitié de l'industrie spatiale européenne après il
y
a l'Italie et l'Allemagne qui sont les grands pays aussi du spatial et ça montre aussi qu'il faut qu'on investisse la France a décidé d'investir à aussi investir et à annoncer des budgets qui sont importants je voudrais aussi dire que simplement sur les questions de science de recherche de technologie mon ministère voit ses budgets augmenter et c'est probablement un des très rares périmètres ministériels qui voit justement un
investissement elle marche bien la
coopération franco-allemande parce que ce sommet c'est censé être un sommet franco-allemand on l'a vu on a vu les images vous nous en avez parlé ce mini lanceur allemand les allemands ont fait bande à part Friedrich Merz le chancelier n'est pas là c'est quand même pas un bon signal
alors il ne vous a pas échappé que il y
a
une politique intérieure aussi des états et donc il s
'est
passé pas mal de choses en Allemagne c'est pas à moi de commenter les choses mais je pense qu'il faut aussi c
'est
uniquement ça qui
explique ce
n'est pas à moi mais ce que je veux dire c'est que l'Allemagne est représentée aujourd'hui par deux ministres Pistorius qui est quand même un ministre de la défense qui est quand même un des poids lourds du gouvernement par la ministre Berck qui elle aussi a une vraie importance pour la recherche et pour l'espace il y a une coopération
il ne faut pas y voir de
tensions franco-allemandes
mais il y a des tensions franco-allemandes en particulier dès qu'on parle d'empreintes industrielles qui fait quoi etc mais ce que je dois dire aujourd'hui pour bien connaître le sujet c'est que c'est beaucoup plus fluide que ça l'a été précédemment il y
a
des visions politiques qui sont quand même très alignées et on progresse on a aussi eu des tensions avec l'Italie ces dernières années sur un certain nombre de sujets qui aujourd'hui ont complètement disparu on a un alignement politique industriel avec nos amis italiens
qui
s'est été extrêmement fort donc je pense qu'on est vraiment sur une dynamique de progression l'Europe s'unit il faut qu'on investisse plus le MFM le prochain budget européen il sera là les budgets nationaux la France montre l'exemple aussi donc je veux dire oui on a du retard bien sûr il faut qu'on réinvestisse on a aussi des atouts on a des talents on a des infrastructures industrielles qui sont fortes on a un port spatial européen à Kourou qui est absolument qui est absolument exceptionnel donc pas de sinistrose sur ce sujet pas de sinistrose il
y a
une autre absence qui a été remarquée c'est celle d'Elon Musk le patron de Spexix on a entendu parler de pression potentielle de la Maison Blanche pour qu'il ne vienne pas à Paris le patron de Spexix est-ce que c'est aujourd'hui un partenaire ou est-ce que c'est un adversaire
?
ça c'est une belle question moi je ne
peux
pas confirmer ou affirmer évidemment les pressions les discussions qui auraient pu avoir lieu entre des partenaires américains et la Maison Blanche ce n
'est
pas mon rôle ce que je constate aujourd'hui c'est que on a annoncé hier par exemple un très gros contrat entre Amazon qui s'affairent de ma part est une entreprise américaine très gros contrat entre Amazon et Ariane Group pour plusieurs lancements supplémentaires ce qui illustre accessoirement aussi le dynamisme du secteur nos partenaires américains ne viendraient pas nous voir si on n'avait pas des lanceurs qui étaient efficaces qui étaient on est dans l'ultra concurrence à l'heure actuelle et j
'imagine
que pour vous la présence de Donald Trump à la Maison Blanche à l'heure actuelle est un signe d'une rivalité qui va être extrêmement forte dans les prochaines années
je
pense que le moi ce qui me frappe le plus dans le périmètre qui m'intéresse c'est à dire la recherche la science la technologie c'est que nous avons
de
l'autre côté de l'Atlantique une grande puissance
une
grande puissance en science en technologie dans le spatial la puissance artificielle l'IA elle
a
des mouvements qui sont brusques et qui sont parfois très difficiles et parfois très imprédictibles
et
ça quand on travaille sur des programmes que ce soit des programmes industriels ou des programmes de recherche
de
moyen ou de long ou de très long terme
c
'est très dommageable
et
pour dire les choses très brutalement sur la science en particulier sur les questions autour de l'observation de la Terre sur la santé des femmes sur le vaccin sur l'antibiorésistance il y a tout un ensemble de
champs
qui ont été quand même un peu dévastés par des changements de position et des changements de cap extrêmement brutaux
de
nos amis américains et ça évidemment ça questionne et ça nous renvoie aussi à ce qu'on veut faire en européen
vous
nous avez parlé de ce grand contrat avec Amazon que va annoncer d'autre le chef de l'État le sommet prend fin aujourd'hui
je pense qu'il y
a
déjà beaucoup de choses qui ont été annoncées hier au total si vous regardez l'ensemble des enveloppes enfin on sera je pense à la fin plusieurs dizaines de milliards d'euros de contrats qui auront été annoncés d'un point de vue purement business vous avez entendu aussi qu'il y avait une annonce qui était une annonce forte autour de Thomas Pesquet qui va retourner dans l'espace et qui va commander la mission une mission avec l'entreprise vaste donc ça c'est un c
'est un morceau
est-ce que là aussi le privé
va se faire sur le
public
oui mission privée avec des astronautes européens en l'occurrence qui auront des programmes de recherche ils vont faire des manips sur l'ISS donc des expériences scientifiques qui sont pour nos laboratoires publics donc c'est un partenariat mais c'est aussi vous avez entendu parler hier probablement de Vortex avec une très belle annonce aussi autour de Vortex vous avez entendu aussi donc Vortex qui est l'avion spatial qui est porté par Dassault et avec des partenaires européens quand on parle de coopération avec OHB qui est une très belle entreprise aussi allemande sur le sujet donc avion spatial qui aura vraiment un objet dual extrêmement intéressant où à la fois on pourra embarquer des expériences scientifiques mais il y aura aussi il y
a
évidemment aussi des applications qui sont des applications de défense qui sont extrêmement intéressantes vous avez entendu parler aussi de la levée de fonds de Tech The Exploration Company porté par Hélène Hubie on aura probablement des annonces aussi très vite sur une ambition aussi pour la France et pour l'Europe autour de grandes questions autour de l'exploration autour de la science et ça je vous laisse attendre quelques heures
Juste
le budget parce qu'évidemment on en revient toujours à des questions financières le budget de l'espace on sait que Sébastien Lecornu demande à ses ministres de faire des efforts le budget de l'espace ne sera pas impacté
?
Non mais non seulement il n
'est
pas impacté mais le budget de la recherche le budget de la science de l'enseignement supérieur et du spatial il augmente aujourd'hui donc on est quand même sur un projet de budget 2027 qui sera très dynamique et quand même c'est quand même à signaler dans un moment où on est très contraint pourquoi ? parce que ce sont des dépenses qui sont des dépenses d'avenir et je pense qu'il faut investir vous savez que l'Europe sur le spatial comme sur la recherche etc.
on n'investit pas assez et quand je dis ça je ne plaide pas pour mon périmètre ministériel vous savez moi je viens de la société civile et je reviendrai dans la société civile un jour donc le sujet c'est que c'est l'avenir du pays qui est derrière c'est parce qu'en fait si vous n'investissez pas dans la recherche s'il n
'y a
pas de recherche il n'y
a
pas de terrain de terreau fertile pour l'innovation et donc vous derrière vous n'arrivez pas à développer des produits qui seront utiles pour les entreprises
Monsieur le ministre sur votre autre casquette puisqu'on le disait vous êtes aussi ministre de l'enseignement supérieur un rapport sénatorial a été publié hier il veut supprimer le droit de tous les bacheliers de poursuivre des études le bac ne doit plus donner un droit d'accès inconditionnel à l'enseignement supérieur comment vous réagissez à ce rapport
?
Alors deux choses il y a plein de propositions dans ce rapport du Sénat la plupart de ces propositions pour ne
pas
dire toutes il n
'est
pas question de les mettre en oeuvre dans les six mois qui viennent parce qu'on parle aussi d'augmentation des droits enfin il y a plein de sujets tout ça n'aura pas lieu dans les mois qui viennent
Donc
il ne sera pas suivi des faits avant la fin du coquet Mais
non mais je pense que personne n'imagine qu'on va changer enfin avoir ces changements structurels à quelques mois d'une élection présidentielle
Moi
d'abord je loue la qualité du rapport j'y retrouve énormément des sujets que je porte
je
crois de long terme donc pas pour demain matin et de long terme
je
crois effectivement que la question de la place du baccalauréat est une question qui doit être discutée
au
moment de la présidentielle parce que c'est un grand sujet de société Pourquoi est
-ce
qu'on a une difficulté aujourd'hui
? On
a des taux de succès du baccalauréat qui sont très élevés 96% à peu près pour le baccalauréat général un petit peu moins pour les baccalauréats techniques et les baccalauréats professionnels on a beaucoup de bacheliers professionnels qui décident de faire des études supérieures donc des taux de poursuite d'études post-bac qui sont extrêmement élevés
et
avec des gens qui ne sont pas forcément
suffisamment
formés pour faire des études et ça, ça nous amène après à des taux d'échec qui sont considérables en licence et ce qu'on demande aujourd'hui à nos universités c'est l'impossible c'est-à-dire que c'est de prendre des étudiants qui ont des profils extraordinairement variés extraordinairement variés et de les faire et de les faire tous réussir la vérité
c'est que ça ne marche pas mais pardon, est-ce que ça veut
dire qu'aujourd
'hui
le bac est plus en
diplôme c'est exigeant
je
vais vous donner un exemple vous êtes bachelier professionnel
vous
allez faire une licence la probabilité de succès en 4 ans c'est 4% 4% 96% d'échecs
il
faut quand même le dire il y
a
quand même une gigantesque hypocrisie autour de ça donc de ce point de vue-là moi je pense que le débat qui est posé par le rapport sénatorial il est intéressant et il faut en parler
mais juste le bac le bac aujourd'hui c'est plus un diplôme exigeant plus un diplôme suffisamment
exigeant
c'est pas ça c'est pas ça que je veux dire c'est que je pense que quelque part le bac est probablement une condition nécessaire et suffisante
aujourd'hui oui mais tu dis que derrière il y a un taux d
'échec dans les études supérieures
et je
pense
qu
'il
faut
mais
je pense qu'il faut qu'on réfléchisse et peut-être qu'il faut mettre des années de propédotique des années de rattrapage post-bac pour un certain nombre de bac en tout cas pour être sûr que les gens qui s'engagent dans des études supérieures aient les moyens de réussir parce que sinon c'est une fausse promesse qu'on fait c'est une hypocrisie et donc je crois vraiment que ce sujet-là encore une fois c'est pas une réforme qui sera mise en place dans les mois qui viennent mais je crois que ces questions-là elles doivent être discutées elles doivent faire partie Monsieur le ministre vous parliez d 'avoir les moyens c'est aussi les moyens financiers comment on doit concevoir cette mesure prônée par la commission sénatoriale qui veut multiplier par 5 les frais d'inscription à l'université
est
-ce que ça donne pas l'impression qu'on va faire une sélection aussi par l'argent
?
Alors c'est une autre mesure
moi
ce que je crois profondément c'est qu'aujourd'hui on est dans une situation où les établissements d'enseignement supérieur
sont
un peu en limite de fonctionnement c'est-à-dire qu'on voit bien les tensions budgétaires on leur a demandé d'accueillir massivement des étudiants je voudrais juste rappeler un chiffre en 2018 quand on avait lancé Parcoursup il y avait 800 000 étudiants sur la plateforme aujourd'hui il y
en
a plus d'un million c'est 200 000 de plus c'est-à
-dire
que
c
'est quand même des augmentations qui sont quand même considérables et qu'il faut absorber donc on voit bien qu'on est en limite de fonctionnement
il
y a deux options soit l'État réinvestit massivement dans l'enseignement supérieur
et
c'est une question qui se met massivement ça veut dire c'est probablement plusieurs milliards d'euros qu'il faut mettre chaque année
et
la question peut être ouverte c'est-à
-dire
c'est un débat qui doit avoir lieu l'autre option c'est de dire alors je crois augmenter les droits pour tout le monde moi j'y suis farouchement opposé c'est pas ça à mon avis le sujet n
'est
pas là c'est de dire en gros simplement en fonction de vos revenus
et
bien peut-être qu'il y
a
des contributions qui peuvent être supérieures
à
celles qui sont et ça c'est quand même une vraie question
et
je trouve que cette question elle mérite d'être débattue ça pose la question de la réforme des bourses également qui est portée aussi dans le
rapport vous prenez une
réforme des bourses absolument je pense qu'il faut aussi avoir à côté de ça une réforme des bourses en supprimant en particulier les échelons qui sont des espèces de marges d'escalier et où on voit que la précarité se focalise en bas des marges de l'escalier c'est une réforme qui coûte 400 millions d'euros à peu près par an il est indispensable de la faire à un moment ou à un autre voilà il faut la faire
merci monsieur le ministre
merci
beaucoup d'avoir été notre invité la une de la Voix du Nord Julien aux épris du carburant comment il s'adapte c'est à la une de votre journal on va voir Philippe Baptiste que l'espace ça se passe aussi dans nos régions
et
c'est l'heure de notre reportage en région pour accompagner les ambitions du spatial qu'hélas voit grand et surtout en hauteur l'entreprise Rennaise spécialisée dans les communications laser construit une usine à étage un modèle inédit pour produire les technologies qui équiperont les satellites de demain on regarde ce reportage de Vincent Simonot pour nos partenaires de TVREM
les
salariés de Kyle Labs découvrent le futur centre de production une cathédrale de 10 000 mètres carrés qui sera livrée en mars de l'année prochaine ils sont venus à pied car le siège actuel de l'entreprise est situé à moins de 500 mètres de ce nouveau site il y a un côté Star Wars chez Kyle Labs qui développe une technologie unique au monde de laser dans l'espace et l'idée issue d'un laboratoire passe aujourd'hui en phase d'industrialisation ce qu'on produit ici c'est des stations sol optiques les stations sol optiques c
'est
des objets qui permettent de communiquer entre le sol et le satellite avec des lasers ça permet d'avoir beaucoup plus de débit que de la radio on envoie plus d'informations ça permet de donner plus d'impact à ce qu'on fait avec du spatial et au-delà de ça ça permet aussi d'avoir de la communication qui est non détectable non brouillable et non interceptable et donc ça c'est évidemment utile pour les forces armées en particulier la demande de stations sol optique est mondiale chaque pièce dépasse le million d'euros l'usine Kyle Labs est pensée sur deux niveaux il y aura des plateformes de chargement pour de petits camions à l'étage un gage de sobriété foncière et de performance industrielle au démarrage de l'usine une centaine d'emplois sera créé
et
Alexandre on continue à parler de notre industrie spatiale et on passe de la Bretagne à la Gironde
oui puisque la Gironde et c'est le journal Sud-Ouest qui en parle aujourd'hui la Gironde va profiter des contrats qui ont été annoncés hier lors de ce sommet international sur l'espace de nouvelles commandes pour le lanceur Ariane 6 qui ont été annoncés 20 milliards d'euros de contrats supplémentaires pour Ariane Group qui emploie déjà 3400 salariés près de Bordeaux au total une quarantaine de lancements sont déjà programmés pour le lanceur Ariane 6 le carnet de commandes est donc bien rempli pour les usines bordelaises
en
revanche on peut parler d'un crash cette fois-ci c'est pour le patron des JO 2030 dans les Alpes françaises
il y a un an et demi Edgar Gros-Pierron était nommé président du comité d'organisation des Jeux Olympiques 2030 Jeux Olympiques d'hiver dans les Alpes françaises mais une série de départs en cascade au sein du comité d'organisation et de critiques sur ces méthodes de management ont précipité la chute de l'ancien skieur à boss son départ est acté ce jeudi par le bureau exécutif du comité d'organisation et une question se pose désormais qui pour lui succéder plusieurs profils circulent déjà un grand patron comme Guillaume Pépi ou un profil plus politique comme Amélie Odea Castera l'ancienne ministre des sports et actuelle présidente du comité olympique français
Elle
est comme tous les gens à faire un point sur les sénatoriales on le rappelle c'est 27 septembre prochain on voit ça à travers la presse régionale et on parle de la campagne dans les Bouches-du-Rhône qui sème la zizanie chez les républicains
Oui c'est-à-dire dans le journal La Provence aujourd'hui le cas de Valérie Boyer divise les LR la sénatrice LR sortante présente une liste dissidente aux élections sénatoriales face à la liste de droite et du centre emmenée par la sénatrice centriste Brigitte Deveza et Renaud Muselier le président de la région sud cette liste de droite et du centre elle a le soutien officiel du parti des républicains elle a également le soutien du président du Sénat Gérard Larcher mais le président des LR et candidat à la présidentielle Bruno Rotaillot a apporté hier son soutien à la liste dissidente de Valérie Boyer rien ne va plus chez les républicains la fédération LR des bouches du Rhône a critiqué hier ce choix de Bruno Rotaillot parlant je cite de la droite la plus bête du monde et puis
bonne
ambiance dans les bouches du Rhône
bonne ambiance dans les bouches du Rhône ambiance beaucoup plus calme dans l'Aveyron où il y a également une élection sénatoriale c'est à la une du journal Centre Presse le journal de l'Aveyron une élection qui crée beaucoup moins de remous puisque les deux sénateurs sortant de droite Alain Marc et Jean-Claude Anglard ont de fortes chances d'être réélus car on le rappelle les sénateurs sont élus par les conseillers municipaux et la majorité des municipalités dans l'Aveyron département rural sont plutôt à droite et au centre alors Alain Marc et Jean-Claude Anglard vont faire face dans cette élection à la candidature d'Union de la Gauche d'Alexandra Moulin et de Mathieu Lebrun Sarah Orvat pour le Rassemblement National Gaëtan Escorbiac pour LFI et Jean-Minique González candidat d'Ivergauche
Allez on va aller voir l'actualité du côté du Loiret on va à Gien Bonjour Alexis Marie merci beaucoup d'être avec nous journaliste au service départemental de la République du Centre vous allez nous parler d'une actualité qui est une résumance nationale Alexis lundi 7 mardi 8 en début de semaine à Orléans se tenait le procès d'Olivier Bouygues pour destruction d'espèces protégées est-ce que vous pouvez nous rappeler les
faits ? Oui
oui bonjour en fait en mai 2025 il y a eu une dénonciation qui est arrivée sur les bureaux des agents de l'OFB et donc ces mêmes agents en juin ont procédé à une perquisition du vaste domaine du milliardaire qui se trouve à la Ferté Saint-Aubin dans le Loiret donc et qui s'étend sur 700 hectares et au gré de leurs investigations et bien ils ont trouvé des espèces protégées qui avaient été détruites ils se sont également rendus compte qu'un élevage de 700 sangliers était également en cours sur place et donc tous ces éléments font qu'Olivier Bouygues et cinq de ses employés se sont retrouvés devant le tribunal d'Orléans pour répondre de leurs actes et effectivement même s'ils sont pour leur présumer innocents ils ont finalement un petit peu défendu leur position en disant que c'était des pratiques ancestrales que finalement il n
'y
avait rien de nouveau mais malgré tout à la fin du procès la procureure a quand même requis 50 prisons avec sursis et une amende de 750 000 euros contre Olivier Bouygues et le chef d'inculpation c'est la destruction d'espèces protégées en bande organisée ce qui n'est pas rien et ce que remet en cause le milliardaire et ses avocats
Et
si ce procès a eu lieu Alexis c'est aussi grâce à l'adoption d'une loi contre l'engrillagement en Sologne
Tout
à fait et c'était le 2 février 2023 que cette loi était adoptée à la fois devant l'Assemblée nationale et le Sénat elle était d'ailleurs portée par un député du Loiré Richard Ramos et un sénateur du Loiré Jean-Noël Cardou qui lui-même est chasseur c'était sans doute pour donner du poids à cette loi et donc du coup avec cette loi effectivement on va dire que les grands grillages de ces propriétés de ces vastes propriétés en Sologne sont quelque peu en train de tomber et donc du coup l'illustration c'est ce procès ce qui a permis aux agents de l'OFB d'intervenir mais il y a une suite parce que maintenant il faut aller encore un petit peu plus loin si j'ose dire et donc deux choses se présentent c'est-à-dire qu'au 1er janvier 2027 il va falloir que ces grands propriétaires qui ne se sont pas encore mis aux normes des nouveaux grillages il va falloir qu'ils le fassent
et
selon Jean-Noël Cardou il y
a
une mesure très simple qui va les inciter c'est que s'ils ne le font pas leur permis de chasse sera suspendu donc a priori ça devrait permettre de faire avancer les choses et puis deuxièmement il y
a
un comité de suivi qui a été mis en place pour justement voir si les grands propriétaires font les travaux nécessaires par rapport à ces grillages pour l'heure ce comité de suivi ne s'est réuni qu'une seule fois en avril dernier à Aubigny-sur-Nair certes il y a eu un changement de préfet mais toujours Jean-Noël Cardou espère bien que le nouveau préfet va rapidement mettre en place un nouveau comité de suivi afin de faire un point sur cette situation et constater que ce qui est inscrit dans la loi s'applique réellement sur le terrain
Merci
beaucoup Merci Alexis d'avoir été avec nous on regarde votre une du jour la une de la République du Centre chère taxe foncière à la une de votre journal Merci Alexis On termine Alexandre par la visite du pape ça approche ce sera dans deux semaines c'est à la une de l'Est éclair les préparatifs de cette visite
Une visite qui se prépare en toute discrétion à Troyes où on confectionne les nappes qui vont servir aux différentes messes qui seront tenues par le pape lors de sa venue en France à la fin du mois de septembre cette mission de confection des nappes elle a été confiée aux sœurs Clarisse de l'adoration perpétuelle du monastère Notre-Dame des Anges de Troyes il leur a fallu deux semaines de travail et trois jours de couture pour fabriquer ces nappes aux dimensions qui sortent de l'ordinaire pour la messe en plein air qui sera organisée place de la Concorde et bien la nappe doit mesurer à 5 mètres de long et 1 mètre 50 de large une pièce unique qui va couvrir l'hôtel pontifical et malheureusement les sœurs Clarisse ne pourront pas assister à l'événement mais elles le disent elles sont quand même comblées il faut accepter ce que le Seigneur nous donne c'est un très beau cadeau cette mission et une lumière projetée sur notre communauté
Merci
Alexandre merci beaucoup pour cette revue de presse et cette semaine les places maintenant au débat avec nos éditorialistes et la presse quotidienne régionale l'essence comme carburant du mécontentement
Et
moi je vais où ?
Les
prix à la pompe qui atteignent des records et suscitent l'inquiétude et vous le voyez c'est à la une ce matin de plusieurs de vos journaux régionaux cette hausse des prix du carburant et le gouvernement qui refuse de mettre en place des aides généralisées car le contexte budgétaire ne le permet pas prend-il le risque d'un retour des gilets jaunes ? On va en parler avec vous Bonjour Téphersonne des Sports Bonjour
Auriane
Merci d'être là vous représentez la presse régionale grand reporter à Sud-Ouest et nos deux éditorialistes politiques Bonjour Elisabeth Martichoux
Bonjour Auriane
Ravie de vous retrouver pour cette saison qui va être chargée danse et Mickaël
également
ravi de vous retrouver vous
nous accompagnerez
également tous les jeudis merci beaucoup Mickaël d'être là hausse des prix du carburant on le voit évidemment ça inquiète les français la presse régionale s'en fait l'écho encore ce matin est-ce qu'il faut craindre Elisabeth une nouvelle colère type gilet jaune
?
Alors jamais les français n'ont connu une conjonction ou rarement en tout cas aussi défavorable c'est-à-dire un prix de l'essence qui monte jusqu'à peut-être 2,40 disait Michel Ivoire Leclerc récemment bon les experts sont sont sont prudents parce que le prix du baril
qui
était monté jusqu'à 120 dollars au printemps dernier est déjà redescendu à 70 quelques semaines plus tard donc il n'y a pas une fatalité est-ce que ça monte jusqu'à 180 dollars mais s'il n
'y a
pas de cesser le feu effectivement il risque d'y avoir un niveau très haut donc prix du carburant extrêmement haut difficilement supportable pour la plupart des français et inflation
la
combinaison des deux vous voyez est un cocktail gilet jaune ou pas
ce
que imagine le gouvernement tout cas ce qu'il ce qu'il prévoit pour l'instant c'est que finalement l'élection présidentielle agisse comme une forme d'amortisseur parvent c'est-à-dire que la colère des français elle pourrait être différée par l'attente des français d'un nouveau président vous voyez bien que pour l'instant c'est d'ailleurs l'offre de rupture qui domine dans les intentions de vote donc ça pourrait retenir juguler cette colère et par ailleurs les gilets jaunes c'était lié à l'action d'un homme un premier ministre qui pouvait focaliser une forme de rage sociale là ça n'est pas le cas les français ont quand même plus ou moins compris que la menace venait de l'extérieur donc pour ces deux raisons très globalement pour l'instant on ne voit pas d'indice mais par définition ça ne vous voyez il n
'y a
pas de il
n'y
a pas de carton de visite pour
une colère sociale est-ce que du coup pour poursuivre ce
que dit Elisabeth paradoxalement la présidentielle empêche c'est un peu un paratonnerre pour la renaissance d'un mouvement gilet jaune est-ce que les français se disent on ne va pas manifester maintenant contre un président et un gouvernement en fin de course
pour
l'instant on est dans un flou absolument total puisqu'on n'a pas les arbitrages du gouvernement pour le budget et en fait la séquence budgétaire qui va s'ouvrir c'est extrêmement dangereuse on est presque dans la séquence il y a un an quand François Bayrou avait annoncé à la surprise générale un vote de confiance il n
'y
avait pas eu de portage politique pendant l'été là cet été on voit qu'il y
a
eu des ballons sondes des ballons d'essai pour quelques mesures sur l'épargne scénariale sur les retraités les plus aisés pour aller chercher de l'argent la situation est grave on emprunte aujourd'hui à 4-3 pour la dette donc c'est des taux qui sont faramineux donc la charge de la dette explose maintenant la colère sociale dont parlait Elisabeth Martichoux à l'instant
elle
n'apparaît pas parce que les gens ont bien compris qu'on est dépendant de la guerre américaine en Iran de l'action d'un homme dans un pays qui est l'Iran qui pour l'instant cette guerre est un échec puisqu'elle a créé une crise économique mondiale et elle a laissé la population iranienne aux mains des mollas qui sont plus réactionnaires que jamais donc c'est un double échec maintenant on en paye tous les pots cassés et juste un mot sur les gilets jaunes ce que vous disiez on commence enfin à avoir quelques retours sur les études sur les cahiers de doléances C
'était les dossiers de Sud-Ouest hier
Exactement on a fait un dossier dans Sud-Ouest de Mains vous avez d'excellentes lectures oriennes c'était hier simplement pour redire que ce qui apparaît dans les cahiers de doléances sur les carburants c'est assimilé à une taxe sur le travail et en fait dans les territoires périphériques en campagne vous prenez votre voiture pour aller travailler et là ce qu'on voit aujourd'hui avec ce prix de l'essence et du gasoil qui augmente c'est aussi ça impacte les gens qui vont travailler tous les jours et donc là vous avez un problème pour le gouvernement puisqu'il ne veut pas rentrer dans des aides un peu plus massives mais vous pénalisez en même temps l'activité économique donc vous êtes dans un contre-feu en tout cas vous êtes pris dans un étau qui est difficilement réparable et maintenant on attend les arbitrages budgétaires dont on ne sait absolument rien et pourtant qui vont être essentiels dans la perception de ce règlement de la crise
ça
veut dire que cette hausse des prix à la pompe ça va compliquer une équation budgétaire déjà pas simple pour Sébastien Lecornu
oui
ça va compliquer la fin de mandat si je puis dire pour Sébastien Lecornu ça va compliquer son discours politique et ça va également placer dans un dilemme les différentes formations qui ont des représentants maintenant et des candidats pour l'élection présidentielle quelle attitude va-t-il falloir adopter est-ce qu'il va falloir jouer le jeu parlementaire et aller à la censure parce qu'on est dans le jeu politique d'aujourd'hui mais quitte à justement se donner au fond déjà se mettre des boulets pour le programme d'après la présidentielle pour la personne qui arrivera dans le bureau de l'Elysée ce qui est clair c'est qu'on voit bien qu'au fond peut-être les états-majeurs politiques devraient au fond déjà tous se mettre d'accord quelle que soit leur couleur politique c'est un programme commun qui va s'imposer les décisions difficiles quelle que soit la couleur que vous avez quelle que soit l'étiquette de la personne qui va être élue à l'Elysée et ça de ce point de vue là tout le monde s'y prépare et même l'attitude à adopter pendant le débat budgétaire va ensuite avoir un impact pour la suite quant aux Gilets jaunes c'est très paradoxal effectivement c'était une politique de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe qui l'avait déclenché mais pendant cette fronde pas un graffiti contre lui c'était Emmanuel Macron qui était visé et aujourd'hui c'est Edouard Philippe qui est candidat peut-être aussi ça va-t-il à un moment donné réveiller la mémoire des Français et ça on verra dans les semaines à venir
donc danger pour Edouard Philippe vous parlez des pressions politiques sur Sébastien Lecornu qui ne tiennent pas que des oppositions notamment sur ces questions d'aide pour les Français face à la hausse des prix du carburant on écoute Yaël Braun-Pivet la présidente de l'Assemblée nationale c'était il y a quelques minutes
L
'aide ciblée je pense que c'est la bonne solution parce qu'autrement on arrose le sable il faut vraiment aider les gens qui en ont le plus besoin moi je souhaiterais qu'on continue l'aide ciblée aux gros rouleurs elle va s'arrêter dans quelques semaines donc une aide ciblée mais qui doit continuer au-delà du 30 septembre
Voilà
on l'entend Yaël Braun-Pivet elle appelle à des aides ciblées mais à des aides qu'il faut prolonger mais le gouvernement n'aura pas le choix il ne peut pas tout d'un coup laisser les Français alors même que lui continue d'engranger les 30 milliards annuels que lui rapportent les taxes sur les carburants le gouvernement c'est son mantra d'ailleurs vous vous rappelez Sébastien Lecornu l'avait formulé de façon enfin l'avait formulé drôlement on va dire il
y
a quelques semaines au printemps dernier quand il avait fait une conférence de presse sur la hausse des prix de l'essence il avait dit on ne refera pas les mêmes conneries qu'avant et il évoquait évidemment les aides généralisées qui ont causé tellement de mal à notre équilibre budgétaire donc être ciblé c'est le mantra de Sébastien Lecornu je me demande dans quelle mesure c'est une supputation dans quelle mesure les oppositions ne vont pas exercer une forme de chantage auprès de Sébastien Lecornu au moment de l'élaboration du budget sur censure ou pas ça va dépendre nous on demande le plafonnement le blocage autant de solutions qui n'en sont pas parce que dans les deux cas blocage et plafonnement parce qu'on importe ça créera de la pénurie si vous plafonnez vous allez voir un exportateur qui importe chez nous et vous lui dites écoutez vous votre essence c'est à 2 moi j'aurais l'acheté à 81 il va vous dire moi je ne vous le vends pas donc la pénurie elle est égale à plafonnement blocage mais est-ce que les parties qui prônent ces solutions vont l'exiger ou la baisse de TVA on verra ça va être un sujet je pense et on va revenir effectivement Elisabeth vous avez raison sur les différentes solutions pression des oppositions mais aides ciblées qui sont pour le moment en cours jusqu'au 30 septembre qui pourraient être prolongées mais pas d'aides généralisées Jefferson vous nous parliez il y a quelques minutes de ces français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler et qui ne sont pas tous aidés par ces aides ciblées est-ce que du coup ça risque de créer de la frustration et de la colère chez ces français-là
en
tout cas la colère et la frustration elle vient aussi de l'incompréhension et Mickaël le disait tout à
l
'heure Elisabeth aussi c'était la crise des gilets jaunes qu'on a connue il y a 8 ans c'est pas les mêmes ressorts chacun a bien compris que là aussi on a le récit de l'impuissance française impuissance française en politique étrangère impuissance française dans nos propres ressources puisque cette crise révèle une fois encore à notre dépendance aux énergies fossiles alors certes le plan d'électrification est lancé il y a quand même des améliorations les ventes de voitures électriques bondissent on a cette démarche qui est entreprise maintenant tout ça vient aussi se percuter avec la crise énergétique et la crise climatique on l'a vu cet été même les centrales nucléaires ont dû être à l'arrêt parce que les eaux étaient trop chaudes donc voilà il va falloir aussi un regard assez global le problème c'est qu'on rentre dans une séquence budgétaire extrêmement incertaine qui vient se télescoper avec le début de la primaire du parti socialiste et qu'elle était la seule bouée de sauvetage du gouvernement le cornu c'était le parti socialiste est-ce qu'on peut imaginer les socialistes faire une primaire pour essayer de s'entredévorer entre eux pour espérer que quelqu'un émerge et en même temps négocier avec le Premier ministre un accord programme commun comme le disait Mickaël plutôt pour les candidats à la présidentielle mais en tout cas négocier quoi que ce soit avec le Premier ministre dont on sait que ces jours sont peut-être comptés parce que de toute façon ça s'arrêtera à minime au plus tard avec la fin de
l
'élection présidentielle mais on ne sait pas du tout ce qui va se passer en décembre et on n'imagine pas aujourd'hui un parti faire un cadeau sur le dos des français parce qu'en fait ça va être ça si vous ne voulez pas d'impôts les aides ça va être compliqué si vous n'activez pas ce levier là vous n'avez pas de possibilité donc là pour l'instant le Premier ministre fait plutôt le dos rond je ne vois pas d'autre expression en attendant de dévoiler ses cartes mais quoi qu'il dévoile de toute façon il ne fera pas l'unanimité et là on va rentrer dans une période extrêmement singulière
jusqu
'à quand il peut faire le dos rond pour reprendre l'expression de Jefferson
bon
ben effectivement en plein débat budgétaire il va devoir à ce moment-là dévoiler ses cartes et même un vent d'ailleurs pour pouvoir dire effectivement comment en quelle direction il compte emmener les français en tout cas ce budget de la France qui va être extrêmement compliqué à monter sachant qu'il y aura très certainement une rectification du budget après l'élection présidentielle parce qu'évidemment la personnalité qui sera élue aura à cœur de vouloir aussi mettre son empreinte mettre son estampille vouloir donc cristalliser clarifier donc aussi par rapport à sa campagne qui aura été de ce point de vue-là réussi par définition donc tout cela au fond donne le sentiment d'être un peu dans un moment je dirais un peu irréel
voilà
toutes les contraintes ont été effectivement parfaitement décrites ça a l'air d'être l'équation impossible on a parlé du parti socialiste qui ne
va
certainement pas être amené à aider le gouvernement mais du côté de LR on a vu
est-ce que cette question de comment on aide les français face à l'os des prix du carburant ça peut être un peu le comment dire la ligne rouge en tout cas le motif de non-censure du PS l'année dernière c'était la question de la suspension de la réforme des retraites est-ce que là ça peut se jouer là-dessus ou pas ?
oui ça peut être effectivement cet enjeu-là parce qu'ils vont avoir à cœur de dire voilà nous on est dans la défense donc des classes populaires d'autant plus que du côté des sociodémocrates il y a un intérêt urgent à montrer qu'on sait parler aussi aux classes populaires parce que c'est aussi lié à la personnalité et au positionnement politique de Raphaël Glucksmann entre autres donc de ce point de vue-là oui ça peut être ça peut faire l'objet d'un levier politique
Elisabeth ? de toute façon le pouvoir d'achat je pense va redevenir un souvenir de 2022 un sujet de premier plan dans la présidentielle Sébastien Lecornu
il est dans la
seringue comme on dit pardon profiterait à qui Elisabeth ? En 2022 Marine Le Pen avait fait du pouvoir d'achat son thème de campagne vous vous rappelez
alors
ensuite il y a eu le début de la guerre en Ukraine et on est arrivé au duel Macron-Le Pen profiter à qui ? à tous ceux qui vendent des solutions impossibles et qui sont douces à entendre aux français
la
réalité c'est qu'on est dans une situation impossible
on
n'a aucun argent
et
donc dès qu'on donne je pense que Sébastien Lecornu il dit être ciblé être ciblé être ciblé c'est son mantra c'est sa doctrine etc.
jusqu
'à ce que ça ne le soit plus parce que si effectivement le litre d'essence arrive en moyenne au niveau qu'a décrit Michel-Edouard Leclerc je ne sais pas sur quelle base il l
'a
fait mais si jamais ça devait arriver ça n'est pas obligatoire ça n'est pas une prédiction mais si ça arrive Sébastien Lecornu il devra aider les français davantage donc
si ça attend les 3 euros
mais même avant il
y a
le choc psychologique d'un plein à 2,40 à 2,50 en moyenne vous imaginez ce que c'est c'est considérable il
y
a un sondage aujourd'hui qui dit que le seuil psychologique il est autour de 1,85
voilà
en moyenne on est
déjà au-delà
on
est déjà au
-delà puisqu'on est
en
dessous de 2 pour l'essence et à 2,12 pour le diesel donc si on arrive à 2,40 2,50 aujourd'hui on se dit bon les gilets jaunes non pour les raisons qu'on a écrites et puis dans le fond c'est pas c'est pas quand les gens souffrent que la crise arrive c'est quand les gilets jaunes ont émergé finalement on ne
l
'avait pas vu venir mais parce que c'était relativement calme donc on se dit ça ne va pas arriver mais ça peut ça peut survenir parce qu'on ne sait pas ce qui se passe dans une France qui souffre à ce point-là en termes de pouvoir d'achat et oui bien sûr ce sera un thème majeur
oui
d'ailleurs on dit faire le plein mais en fait en réalité c'est faire la point il y a beaucoup de français maintenant qui arrivent à la station service et qui disent je ne fais pas le plein je mets 20,
30 euros
en espérant que ça rebaisse parce que c'est impossible tout simplement par rapport à leur budget donc de ce point de vue-là on est effectivement déjà sur des nouveaux comportements et puis par rapport à cette échéance je crois qu'il faut entendre ce qui a été dit dans une réunion séminaire autour du président américain où certains ont évoqué le fait que très certainement la guerre pourrait durer jusqu'à la fin de son mandat
et
on
va y venir et on va écouter Donald Trump dans quelques secondes mais pour finir sur la pression politique que subit Sébastien Lecornu on va regarder les propositions notamment du Rassemblement National de la France Insoumise du blocage des prix du côté de la France Insoumise des baisses de taxes du côté du Rassemblement National est-ce qu'il peut tenir face à cette pression pour le moment le gouvernement dit il n
'y
aura pas de plafonnement des prix il n
'y
aura pas de blocage il n
'y aura
pas de baisse de taxes
Écoutez
pour l'instant il a raison de tenir sa ligne puisqu'on n'a pas encore ses arbitrages donc pour l'instant c'est plutôt de bonne guerre mais qu'est-ce qu'on voit là on voit encore une fois l'un des nombreux effets délétères de la dissolution il n'y a pas de majorité à l'Assemblée Nationale il n'y a pas de voie de passage et quand on est dans une crise on a besoin de quoi de trouver des compromis de trouver justement ces voies de passage là on ne les a pas donc on revient encore une fois à cette dissolution parce que c'est quand même ça fait deux ans qu'il ne se passe rien que tout est bloqué alors il y a eu la loi sur la fin de vie mais ça ne vient pas masquer toute l'inactivité et l'impuissance de ce Parlement et en temps de crise on a quand même besoin d'avoir des ressorts les institutions sont faites ainsi donc soit les institutions ne sont plus adaptées à ces temps de crise très particuliers où il n'y a pas de majorité politique ou alors il va falloir retrouver une majorité politique mais là on voit bien qu'il y
a
un problème de maturité vu que vous n'avez pas cette culture de la coalition vous n'avez pas la culture non plus de la cohabitation finalement ça ne marche pas et là on va commencer à se poser la question d'un second quinquennat d'Emmanuel Macron complètement inutile puisqu'on ne sait pas comment ça va atterrir jusqu'à la fin mais vous le voyez bien la dette a explosé le chômage reprend la crise des carburants et là l'inflation commence à réapparaître le bilan commence à être extrêmement lourd et il reste à peine 8 mois pour essayer d'inverser la tendance et d'offrir une sortie par le haut pour l'instant cette sortie n'apparaît pas
le plafonnement encore une fois c'est égal à la pénurie on ne
va
pas demander au distributeur de vendre à perte
donc
c'est une solution qui paraît magique pour le consommateur mais ça va être assez délétère et surtout avoir des conséquences très dommageables pour la distribution de l'essence donc est-ce que les oppositions espèrent que ce soit dans le fond un blocage ou un plafonnement des prix pour les consommateurs que le gouvernement compenserait une forme de subvention aux distributeurs pour qu'ils continuent à vendre leur essence si c'est ça encore une fois il faut nous expliquer comment on le finance on le finance par plus de déficit par plus de dettes et celui qui gagnera présidentiel il arrivera avec un budget qui ne lui permettra pas en réalité de mettre en place la moindre promesse électorale donc
encore
une fois on est dans une équation impossible et vous avez raison les français quand même peut-être le sentent un peu jusqu'à ce qu'ils ne le supportent plus mais
ils
partent moins en week-end les caddies sont moins pleins pour l'instant ils font des arbitrages il faudrait que l'augmentation cesse
mais
personne vraiment le dit ça m'interpelle la sortie par le haut à sa manière Emmanuel Macron l'a trouvé puisque lui il réunit le monde spatial et les astronautes donc il se place ailleurs il est vraiment déjà sur une autre planète si je puis dire parce qu'en fait pour lui son propos est vraiment de prendre la hauteur alors que les français sont dans une logique on l'entend et on en parle depuis tout à l'heure très terre à terre je me demande comment d'ailleurs ils ont perçu et ils perçoivent ces jours-ci le fait qu'on ait cette distorsion d'intérêts je pense qu
'ils ne perçoivent pas
je pense que ça pour les français ça passe complètement inaperçu
et Emmanuel Macron
c'est déjà du passé
ça
ne
va
pas accentuer le procès en déconnexion
de
toute façon le
français qui n'arrive pas à remplir leur caddie à faire leur plan et Emmanuel
Macron qui
n'a
jamais fait un lien avec les français c'est pas maintenant qui le fera
même si c'est important si vous en parliez il y a eu
beaucoup d'annonces de contrats pour les entreprises françaises notamment pour Ariane qui est très présente en Nouvelle-Aquitaine puisqu'elle a 3400 salariés je peux vous dire que ça, ça compte quand vous annoncez 10 lancements de plus pour Ariane 6 c'est de l'économie qui arrive directement dans les territoires ça c'est lancé c'est le contrat Amazon donc vous avez 3 ans de carnet de commandes qui sont lancés chez Ariane Group et chez Ariane Espace pour ces contrats spatiaux donc ça c'est quand même très important ça c'est de l'économie réelle pour le coup puisque c'est des programmes qui sont déjà lancés qui se continuent je ferme la parenthèse maintenant ça n'empêche ça ne ramène ça ne fera pas effacer ce sujet des carburants qui est majeur et qui va vraiment empoisonner toute cette rentrée politique
parce qu'effectivement la crise risque de durer les prix à la pompe risque de continuer à augmenter parce que ça se tend dans le détroit d'Hormuz et on va écouter ce que disait il y a quelques heures le président américain Donald Trump
Cette
guerre s'arrêtera immédiatement après notre élection merci beaucoup
c
'est à dire les midterms on est donc le 3 novembre les élections de demi-mandat aux Etats-Unis on avait dit un temps que ce serait un coup prêt pour Donald Trump qui voudrait absolument terminer cette guerre avant les midterms pour pas que ça n
'ait
de conséquence sur cette élection finalement changement de discours Michael, Elisabeth on n'en est plus là c'est à dire que les perspectives sont plus à long terme et que la crise du coup sur les carburants risque de durer oui parce que Donald Trump n'arrive pas à finir cette guerre parce qu'il ne la gagne pas parce que militairement contrairement à tout ce qu'on avait prédit l'Iran reste une nuisance continue de frapper les pays alliés aux Etats-Unis dans la région et que le régime tient
et
surtout
il
n'a pas débloqué Donald Trump le détroit d'Ormuz cette nuit dans le même discours puisqu'il est allé à une convention républicaine il a annoncé que le détroit a été rebaptisé le détroit Trump il ne cesse pardon de vendre des balivernes aux américains comme son chèque de 5000 dollars d'ailleurs si jamais il gagnait les deux chambres bref Donald Trump ne gagne pas cette guerre et on est en train de se dire en effet les experts commencent à dire que ça va durer dans le temps et qu'il faudra attendre une autre administration pour qu'on mette fin à ce conflit mais Trump lui est enlisé et une fois il frappe une fois il ne frappe pas et dans l'intervalle il dit toujours qu'il a gagné alors qu'il n'a pas gagné
oui
bah rappelez-vous avant qu'il revienne à la Maison-Blanche il avait promis de mettre un terme à la guerre en Ukraine en une semaine bon on est toujours au
même point
on est toujours au même point la guerre en Iran devait être claire là encore c'est un échec total et sur la question de est-ce que ça va durer sans doute mais il y
a
un vrai problème d'armement aux Etats-Unis on sait qu'il y
a
un problème sur l'approvisionnement en missiles c'est d'ailleurs pas non plus un hasard si les Ukrainiens ont autant de mal à avoir des missiles patriotes c'est parce que les stocks américains ont quand même été mis à rude épreuve dans les frappes contre l'Iran l'Iran se prépare depuis des années à un conflit avec les Américains on sait qu'ils ont enterré quantité d'installations ils ont aussi des installations mobiles pour pouvoir frapper et la meilleure preuve c'est que l'Iran continue de frapper donc c'est quand même assez ça devrait quand même interpeller tout le monde qu'après tout ce qu'ils ont essuyé comme frappe y compris contre des hauts responsables des dignitaires du régime iranien l'appareil militaire continue de fonctionner puisqu'il y a encore des frappes régulièrement en riposte aux frappes américaines donc il y a un problème de lecture mais ça on ne découvre pas aujourd'hui ni la psychologie ni l'attitude de Donald Trump qui dit tout et son contraire dans la même journée donc il peut dire que ça va durer il peut dire que ça va s'arrêter au fond ça ne change rien la question est posée le Détroit n'est pas libéré les pétroliers continuent d'être frappés et la crise est toujours là
et
du coup ça joue sur les variations du prix du pétrole et donc sur les prix à la pomme
ah
oui bien sûr maintenant c'est la géopolitique à la maison et on le voit effectivement évidemment en France depuis déjà quelques années mais là encore plus depuis le début de cette crise économico-politique si on veut des perspectives et bien il faut se dire ce qui est une réalité à partir de novembre là 2026 l'après-train va commencer il va mettre un certain temps évidemment à se cristalliser bien entendu mais la fin de son mandat va donc maintenant commencer à être vraiment à l'agenda comme on dit et donc vraisemblablement peut-être en fonction des personnalités qui vont se manifester émerger pour pouvoir prendre la suite on va voir dans quelle mesure la situation peut être débloquée mais sur le plan je dirais macro-politique ou géopolitique on est dans une ère de chaos on voit bien qu'il y a énormément de modes de fonctionnement dans les relations internationales dans les modes économiques dans le mode je dirais de vivre en particulier en Occident il y a de grands bouleversements qui se mettent en place liés aux secousses dans ces régions-là et vraisemblablement la campagne présidentielle française va être je dirais vrillée par cette situation géopolitique
ce qu'on mesure c'est notre dépendance notre catastrophique dépendance et d'ailleurs c'est intéressant parce qu'on dit la voie de sortie c'est l'électrification c'est vrai mais on passera d'une dépendance au pétrole américain au gaz russe on achète encore du gaz russe c'est quand même extravagant plus de 4 ans après la guerre à une dépendance à l'égard de la Chine parce que l'électricité le tout électrique évidemment ça nous mettra aussi entre les mains de la Chine qui a les matières premières donc c'est ça qu'on mesure aujourd'hui à chaque fois qu'il y
a
une secousse dans la région productrice de pétrole en particulier et bien nous le carburant monte on l'a compris et donc seul un cessez-le-feu
seul
un cessez-le-feu permettra de revenir à des niveaux supportables
et
on le voit ça des répercussions sur la France sur les prix à la pompe est-ce que la France est condamnée à être spectatrice de tout ça mais
pas que la France les européens aussi quand vous voyez sur cette guerre en Iran le discours européen est quand même assez édifiant tout le monde est encore tétanisé par Trump il n'y a pas vraiment d'opposition très claire à la politique internationale de Trump il y a évidemment des prises de parole mais est-ce que l'Europe fait bloc ?
Est
-ce que l'Europe apparaît comme un contrepoids ? c'est dans les crises qu'il faut justement apparaître elle a très bien su se regrouper sur la question ukrainienne y compris faire la contradiction aux américains sur la question ukrainienne mais là sur la question iranienne ça fait beaucoup trop pourtant c'est maintenant que l'Europe doit s'affirmer que les nations européennes doivent faire bloc et ramener la question de l'Union européenne sur le devant de la table et se poser en alternative c'est pas du tout ce qu'on voit il y a encore une forme de tétanique à cet égard-là les européens achètent encore de l'armement
aux
Etats-Unis on est encore dans cette relation-là juste
les midterms ça
va changer si Trump les perd ça va changer les choses
on
verra déjà s'il y
a
un résultat positif s
'il y
a un résultat électoral qui consacre une défaite de Donald Trump ce sera quand même un désaveu extrêmement profond pour quelqu'un qui avait fait une campagne notamment sur le pouvoir d'achat des Américains merci
beaucoup merci à tous les trois merci Jefferson, Elisabeth, Michael on se retrouve la semaine prochaine merci à tous de nous avoir suivis excellente journée sur Public Sénat
Public
Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous
retrouvez
l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat
Jean-françois Husson