Les reines de Joumana Haddad
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi les quatre reines du jeu de cartes pour introduire ces quatre femmes ?
- 5:00OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui explique le suicide de votre grand-mère en 1977 ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le destin de ces femmes était faussé dès le départ ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Comment la guerre a-t-elle marqué votre écriture et votre vision du monde ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Que se joue-t-il actuellement au Liban avec cette révolution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Joumana HaddadFait
« depuis aussi longtemps que je m'en souvienne j'ai rêvé d'écrire ce roman pour lui rendre hommage à votre grand mère »
- 6:00Joumana HaddadFait
« ma grand mère maternelle était arménienne et au moment du génocide elle avait trois ans elle a pu survivre mais elle a perdu presque toute sa famille »
- 10:00Joumana HaddadFait
« c'est ce qu'on appelle en général le destin »
- 14:00Joumana HaddadFait
« la guerre celle que vous avez aussi connu puisque vous avez grandi dans un liban en guerre elle a laissé des traces partout dans votre vie dans vos mots dans votre corps dans votre esprit »
- 18:00Joumana HaddadFait
« il ne suffit pas d'être d'accord sur ce que l'on ne veut pas pour construire un pays »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et bienvenue autre de votre grande table du vendredi tous deux invités du rendez-vous maghreb orient des livres à paris organisée avec l'iremmo conflit israélo-palestinien on plaçait la paix sur la carte rendez vous à partir de 12h55 avec le cartographe palestinien khalil tafakji hauteur de 31 degrés nord 35 degrés est à la découverte entre diplomatie américaine et colonisation israélienne pourquoi l'espoir recul espoirs d'une paix durable et d'une solution à deux états mais d'abord la saga moyen-orientale de l'écrivaine joumana haddad notre première invitée auteur déjà de j'ai tué shéhérazade puis du retour de lilith et de superman et arabes la revoilà avec le livre des reines chez actes sud jacqueline chambon un ouvrage paru à la rentrée dernière à travers le destin de quatre femmes elle nous raconte une autre histoire de la région et des conflits qu'il agite depuis plusieurs générations la grande table olivia gesbert poète écrivaine journaliste militante pour les droits de l'homme et des femmes joumana haddad bonjour bonjour callas et la mère de canal à grand-mère de cadars et l'arrière grand mère de camard quatre femmes quatre destins c'est un carré de dames que vous avez écrit dans ce livre dans ses veines couler le sang épais de l'insoumission de même qu une liqueur addictives nommé douleur écrivez-vous à premier à propos de la première femme que vous nous racontez callas est ce qu'en fait en parlant d'elle vous posez tout de suite le point commun entre toutes ces femmes je crois que oui bien que je n'ai jamais décidé de créer des personnages féminins aussi fort je crois que ça m'est venu naturellement parce que déjà autour de moi et dans ma propre histoire et leurs aidants l'histoire de beaucoup de familles du moyen orient il ya cette résilience malgré toutes les souffrances qui ont été imposées aux femmes aux femmes arabes et aux femmes moyen-orientale malgré tout l'est justice que qui est le moto d'une société patriarcale qui considère la femme comme un être secondaire et qui la traitent ainsi et donc il ya eu immédiatement cette je dirais cette volonté inconsciente de dire à travers les personnages de ce livre cette force qu'elles ont et vous l'écrivez 1 depuis aussi longtemps que je m'en souvienne j'ai rêvé d'écrire ce roman pour lui rendre hommage à votre grand mère mais je n'en ai jamais eu le courage c'était comme plonger dans un volcan en activité un saut pour lequel je manquais de préparation peut-être de volonté alors pourquoi maintenant parce que pour quelques raisons mystérieuses j'ai éprouvé cette urgence alors qu'on peut ressentir juste avant qu'il ne soit trop tard j'ai plongé on va plonger avec vous dans l'histoire de cette quatre femmes dans ce monde à la fois de souffrance ou l'insoumission la rébellion n'est pas absent l'histoire commence sur le mariage de kaya avec un homme qu'elle n'aime pas l'amour c'est pour les vivants on répète elle toujours des fiançailles arrangées mais au fond ça lui va l'amour signifier interdit l'amour signifier la perte cette reine de caro elle serait aussi résiliente énigmatique et sacrificielle c'est votre grand mère maternelle qui a inspiré cette première figure oui en fait ma grand mère maternelle était arménienne et au moment du génocide elle avait trois ans elle a pu survivre mais elle a perdu presque toute sa famille et elle a pu tenir pendant quelques dizaines d'années mais à mes sept ans elle s'était suicidé et du moment où je les découvertes par terre morte j'avais je crois entrepris l'écriture de ce roman parce que j'ai c'est mon cas ziem livre mais je n'étais jamais prête je la journée toujours cette confrontation avec cette douleur qui n'est pas uniquement la sienne mais qui est aussi celle de ma mère la mienne et celle des générations futures qui viennent après moi parce que malheureusement ou heureusement l'appeler elle ces rites d'une génération à l'autre - j'ai pu la transformer ou les transformer en une force créatrice en une énergie de de résistance mais malheureusement ni ma mère ni ma grand-mère ont eu ce privilège et donc elles ont dû juste résister psychologiquement à tout l'écho qu'elles ont reçus mais elles n'ont pas pu vraiment transformer ça en sommes en quelque chose de concret et c'est donc un hommage que j'évolue rendre non seulement à ma grand mère maternelle avec qui je n'ai pas cessé de parler depuis le jour où je les découvertes mortes mais aussi à ma propre mère et à beaucoup de femmes dans ma région du monde qui payent très cher le prix d'être né femme et le prix d'être né dans une géographie aussi maudite voilà parce que c'est la question qu'on se pose quel g val habité dès sa naissance votre grand-mère qui expliquerait ce geste en 77 quand vous aviez sept ans se suicide est-ce que c'est celui d'être femme ce drame intérieur est ce que c'est celui d'être arménienne est ce que c'est plusieurs identités aux choses aux facteurs raisons à la fois femme arménienne pauvres ayant perdu beaucoup plus d'être aimé qu'il ne doit être permis pendant une seule vie et donc c'est tout un concours de circonstances et de deux je dirais de deux caractéristiques ou de cartes qui qu'elle a reçus à la naissance en les avoir choisis au mais qui ont quand même transformé sa vie on a un calvaire continue et donc pour moi aussi c'était important dans une culture comme la mienne ou le suicide est un est toujours un grand tabou et où il est considéré comme une marque de de faiblesse de dire combien un geste pareil requiert de la force et du courage et donc sans faire pour autant les loges du suicide mais il faut beaucoup de force de caractère pour décider de s'en aller pour ces quatre femmes pour ces quatre dames pic car au trèfle et curve oren dans ce livre the man haddad est ce que vous direz que le jeu était faussée dès le départ qu'elle ne pouvait pas gagner malgré leur volonté oui c'est c'est ce que j'appelle c'est ce qu'on appelle en général le destin d'ailleurs on me demande souvent pourquoi j'ai choisi les quatre reines du jeu de cartes pour pour les pour les introduire ces quatre femmes et il y a deux raisons la première est le fait que lorsque j'étais enfant et qu'il y avait la guerre à beyrouth elle a éclaté quand j'avais 5 ans j'ai passé la plus grande partie de mon enfance dans les asiles voyant mes mais mes parents et mes voisins quand il ne parlait pas de politique jouer aux cartes et ça m'embêtait toujours que la carte du roi était plus forte que la carte de la reine je n'arrivais pas à comprendre avant d'être complètement 10 ou exposées à cette culture ou à ce système patriarcal qui gère l'état des lieux dans ma partie du monde mais ça m'embêtait ça me frustrait ça me mettait en colère et donc dès que j'ai conçu la structure de ce livre avec ses quatre générations de femmes j'ai tout de suite je me suis tout de suite souvenu de ces quatre reines que le roi essayer d'abattre qu après qu est donc voilà et on pense tout de suite aussi à la nouvelle de pouchkine la dame de pique adapté à l'opéra ou pss une part dans la docteure opéra par tchaikovsky votre reine de coeur avoue ces cas d'arrêt là un peu votre agenda ce livre est la petite-fille de kaya elle a besoin de changement elle veut aimée divorcée comprendre je sais pas si vous vous croyez à cette notion de destin que vous avez évoqué l son destin est censé être guidé par l'émotion est ce que vous pensez jumana date que tout destin guider par l'émotion est forcément un destin perdu un destin fragile or n'ont pas nécessairement je pense que il y a une grande partie d'hazard dans ce qu'on appelle destin c'est à dire c'est comme c'est comme si on donne l'exemple du mariage quand on fait un mariage d'amour on n'est pas nécessairement voué au bonheur ni au malheur quand on fait un mariage de raison là non plus on sait aussi jamais qu est ce qui nous attend et c'est là cette cruauté du monde c'est la cruauté d'être d'exister de l'existence même c'est que quoi que quoi qu'on fasse comme choix dans notre vie on peut jamais garantir un meilleur futur mais au moins il faut qu'on ait le choix malheureusement ces quatre femmes n'avaient pas beaucoup de choix et moi j'ai toujours lutté pour qu'une femme ait au moins ce ce qui est un droit fondamental mais qu' un chez nous est un luxe c'est à dire la possibilité ou la capacité de choisir mais vous laisser dans votre vie avoue place à l'émotion vous n'essayez pas de les contrôler ou de les maîtriser toujours ce débat sur ça dépend je suis une femme passionnée et donc je suis toujours en feu que ce soit dans mon travail ou dans mon écriture ou dans ma vie personnelle et je quand je veux et quand je me critique j'accepte cette partie de moi parce que je ne peux pas concevoir un être en vie autrement dans le jour où nina simone a cessé de chanter co écrit avec mohamed kacimi la comédienne syro libanaise darina al-joundi interrogent elles la liberté liberté sexuelle amoureuse liberté d'être et d'avoir de croire ou de ne pas croire pour les femmes aujourd'hui souligne hôtel la liberté a encore toujours un prix et on le retrouve à travers aussi vos héroïnes ce point culpabilisateur qui pèse sur leurs épaules elle est née deux ans avant vous à beyrouth darina al-joundi on écoute je suis pas encore terminé avec cette guerre parce qu'il ya des choses dans notre corps qu'on peut plus contrôler ça y est c'est fini c'est dans non en nous pour le restant de notre vie parfois j'ai des bouffées comme ça de larmes de d'angoua ce que je peux jamais expliqué sauf que c'est c'est les résidus qui vont rester là quoi là on entend dans cette voie celle de darina al joundi qui s'exprime là comment la guerre aussi marqué les cormes pas simplement les esprits avec vous on voit quelle marque aussi les mots vous l'écrivez comme la plupart des enfants de la guerre son vocabulaire et sa vision du monde et est largement influencée par des termes militaires envahir occupés se rendent et surtout combattre à propos de cette héroïne cadart dans votre roman dans la rue lors du premier réveil du peuple libanais après l'assassinât du premier ministre rafic hariri elle aussi elle manifeste elle descend et elle s'exprime la guerre celle que vous avez aussi connu puisque vous avez grandi dans un liban en guerre elle a laissé des traces partout dans votre vie dans vos mots dans votre corps dans votre esprit oui évidemment c'est incontournable mais je dois dire qu'il y aussi les guerres des femmes qui m'ont précédé parce que les souffrances ou bien la douleur ou les angoisses elles ne sont pas que dans notre mémoire elles deviennent elles font partie de notre adn et il ya beaucoup d'études scientifiques à ce sujet donc même si oralement il y a des gens qui ne transmettent pas nécessairement les histoires de la souffrance comme par exemple ma grand mère elle ne nous a jamais parlé de sa propre souffrance était toujours tu me elle nous a transmis en quelque sorte ses déchirures et donc évidemment cette guerre m'a beaucoup marqué grandir entre pour un enfant de voir voir un cadavre en allant à l'école ça doit pas être permis là aussi c'est quelque chose de dab so lu ment scandaleux et inacceptables mais c'est comme ça et pour moi c'est complètement normal ça vous est arrivé ça vous ça m'est arrivé oui je l' ai d'ailleurs raconté dans d'autres dans mes livres précédents et donc sa masse a marqué dans mes mots et j'ai toujours essayé en quelque sorte de me débarrasser de ce poids mais j'ai découvert récemment et surtout avec l'écriture de ce livre qu'il ne s'agit pas de nous débarrasser de cette souffrance parce que c'est impossible mais il s'agit de la dompter et moi ma façon de la dompter c'est l'écriture mais vous diriez que vous pratiquez une écriture réparatrice ou une écriture de combat un nom de combat je ne crois pas à l'écriture réparatrice ça peut être parfois un dégât collatéral de l'écriture cet exorcisme mais ça c'est c'est trop difficile pour quelqu'un comme moi ça l'est encore aujourd'hui au diable notre région du monde hypocrite meurtrière lâche un juste peut-on lire aussi dans votre livre des rennes joue manade c'est le cas pour cette région marquée ce melting-pot maudit nommé moyen orient comme vous l'appelez aussi puisque vous repartez du génocide des arméniens de 1915 à aujourd'hui vous raconter un siècle de souffrance de violence et de haine à travers ses quatre figures de femmes ce moyen-orient comme une terre tragique mais pas seulement trente ans après la guerre civile il y à un soulèvement sans précédent au liban dominique eddé qui est écrivaine elle aussi nous a rendu visite aux deux grandes tables en novembre dernier elle était de retour de beyrouth où vous vivez jumana haddad elle nous disait qu'il ne s'agissait pas dans cette révolution d'une guerre confessionnelle encore une mais d'un vrai soulèvement collectif contre les classes dirigeantes contre un système où pour la première fois la jeune génération et les femmes jouent un rôle prépondérant on a les femmes qui alors entourage la tête voilée ou tête nue toutes générations confondues sortent avec des voies totalement intacte quand je dis intact c'est à dire que elle parle dans un micro comme on parlerait à un ou une amie intime il y à une intimité il ya une humanité du témoignage qui n'est prisonnière d'aucune catégorie ce qui fait une atmosphère à la fois de gravité de fait les 2 en même temps et dans ce pays qui est le pays du paradoxe par excellence c'est à dire où tous les contraires se côtoient en permanence les manifestations ont été ceux là elles ont été la fête et elles ont été un cri de révolte et de colère extrêmement fort uni alors il ya une inquiétude énorme d'abord nous savons tous que il ne suffit pas d'être d'accord sur ce que l'on ne veut pas pour construire un pays qu'est ce qui se joue en ce moment au lit bon pour vous je man haddad je dirais tout g j'ai 49 ans et j'ai vécu quarante neuf ans de désespoir de déception l'une après l'autre parce qu'à chaque fois que moi et d'autres osé croire un changement quelconque surtout de ce système confessionnel pourri qui fait que nous concevons même quand nous n'y croyons pas en tant que membre d'une confession au lieu de nous concevoir comme des citoyennes et des citoyens et qui empêche surtout l'égalité et la dignité des des gens chaque fois j'ai été déçu mais là je ressens et je veux une un espoir qui est vraiment étanche au désespoir j'y crois je le vois maintenant on a un gouvernement qui est qui qui va pas durer on va tout faire pour qu'il ne dure pas parce que c'est un gouvernement qui y est lui aussi généré par cette même classe politique corrompue c'est un gouvernement qui est un complètement diriger a directement et indirectement par le hezbollah et donc on va pas arrêter de lutter on va pas arrêter de continuer cette révolution ça va prendre du temps surtout pour changer aussi la façon dont les libanaises et les libanais se conçoivent ça fait trop longtemps qu'on leur dit que vous êtes contraire la madame aider à parler des contraires le fait de ne concevoir comme contraire dans une même terre déjà c c'est une forme de résistance à l'union il faut plus y penser comme ça chacun de nous a le droit d'avoir ses choix et ses goûts et c'est croyances qui sont différentes de l'autre mais ça veut pas dire que nous sommes contraire ce nouveau gouvernement avec ce premier ministre hassan diab nommé le 21 janvier dernier doit quand même répondre à une une crise économique qui est extrêmement forte au liban qui dévore aussi le quotidien de tous les libanais actuellement si ce gouvernement n'est pas légitime à vos yeux et aux yeux de nombreux contestataires aujourd'hui comment faire pour pour s'en sortir et reconstruire quelque chose sur cette contestation parlant de la crise économique qui est évidemment très grave le gouvernement ne sera pas ce gouvernement n'aura pas la possibilité de relever le défi parce qu'il est le produit de ceux qui ont créé la crise économique et donc on va être coincé dans le même cercle vicieux et c'est pourquoi nous réclamons un gouvernement fait de personnes capables et indépendante qui soit en dehors de ce jeu de portions parce que le gouvernement et même toute la vie politique le pouvoir en quelque sorte est conçue au liban par les gens qui le possède comme un gâteau et chacun veut un morceau de morceaux selon la répartition du du pouvoir et ça ça doit on doit en finir vous dites cette chose très belle dans ce livre jumana de livres des reines vous dites que vous en avez trop bu pour pouvoir presque habité simplement ce bond mais visiblement pas trop vu pour arrêter de croire qu'un espoir est permis de changer les choses avec joumana haddad on est ensemble jusqu'à 12h30 pour l'heure il est midi 22 sur france culture [Musique] si le fbi est lancée comme le jeune phare sur la jetée tourner ton à ses pieds alambic et son déhanché 20 sablé de sang chaud hispanique veut mieux défi c'est ça magnetic b beyrouth [Musique] mais on un seul le bon vivre au coeur d'un chantier au gré comme on peut l'électrique à chaque rue son café son identité éthique est con [Musique] terrey juste on [Musique] on te paie pas non pratique et aux mains perdre le chanteur français cyril mokaiesh à la une de l'actualité musicale aujourd'hui avec cet album retour aux sources de son histoire familiale paris beyrouth et ce titre beyrouth sur cet album il a reçu accueilli de nombreux artistes libanais du pianiste bachar mara lee fait des actrices ou encore un musicien comme ryad saad pour une collaboration et un album qui le produira aussi sur scène ce sera au trianon le 3 mars à paris à lyon le 19 à toulouse au rex le 25 mars france culture la grande table olivia gesbert une grande table avec l'écrivaine libanaise joumana haddad à l'occasion de la parution de son livre des reines chez jacqueline chambon actes sud et aussi de sa présence ce week end au rendez-vous maghreb-orient des livres à paris organisée avec l'iremmo libanaise arménienne syrienne palestinienne si vous êtes un peu tout ça un peu ces quatre femmes réunit aussi celle de votre roman vous êtes de la génération de cadars on le disait comme l on imagine qu'en lisant plus jeunes les quatre filles du docteur march de louisa may alcott au cinéma en ce moment vous vous êtes identifié plutôt à djoko la rebelle la garçonne perché dans ses lectures à longueur de journée dans le livre vous racontez que le père de cadars disait l'école est obligatoire mais les vrais professeurs ce sont les livres votre père aussi vous vous répétez souvent ça oui évidemment c'est c'est de lui que j ai appris à apprécier la lecture parce qu'il m'a accompagné dès mon plus jeune âge et 1000 il me cherchais des livres et ensuite je me suis plongé dans un temps sa propre bibliothèque et j'ai lu les livres qu'ils ne voulaient pas que je lise et c'est ainsi que non seulement j'ai pu survivre mais aussi j'ai appris à rêver à vouloir beaucoup plus qu'eux ce qui m'était disponibles à ce moment là assez durs de ma vie il travaillait dans une imprimerie on imagine qu'il ramenait à la maison le soir des livres mais aussi l'odeur de l'encré ou celle du papier est ce que vous avez acquis de ces années là vous un rapport presque charnel à la page évidemment qu est-ce que vous éprouvez dans cet acte aussi pas simplement décrire vos pensées même de noircir une feuille de caractères d'imprimerie ou d'encre c'est un rapport très sensuelle et d'ailleurs j'ai une bosse et on appelle ça la bosse d'écrivain à force d'avoir un rapport très intense avec avec l'écriture je sers un peu trop le crayon le tenant dans la main mais c'est surtout j'ai surtout retenu cet amour du livre papier parce que bien que je voudrais bien adopter l'ère des temps et lire parfois en kindle tôt quand je voyage mais rien pour moi ne peut remplacer le plaisir d'avoir un vrai livre entre les mains voilà vous n'êtes pas passé la tablette pour votre recueil d'entretiens avec treize grands noms de la littérature mondiale et contemporaine en compagnie des voleurs de feu il y a quelques années vous aviez notamment rencontré peter handke qui vient d'être consacré d'un prix nobel de littérature controversé mais méritée pour vous en tant qu'écrivain oui mais sa position m'a beaucoup choqué sur la serbie oui oui l'entretien le heureusement pardon parfois les écrivains nous déçoivent en tant qu'être humain il ya de très grands écrivains qui ont eu des positions politiques et humaines très décevante mais vous dites comme pour le cinéma il faut faire la part des choses entre entre l'homme et l'oeuvre moi j'en suis incapable j'ai tendance à mélanger at au mélange est vrai dans ce recueil vous vous parliez de l'entretien comme d'un genre littéraire d'une confrontation c'est un mot que vous avez déjà employé à une ou deux reprises depuis le début de notre entretien ici vous parlez pour ce livre le livre des reines d'une biographie familiale inventé il n'y a pas de genre littéraire pour vous instituez joumana haddad la littérature reste le dernier espace de liberté on peut tout faire on peut tout faire on peut tout mélanger c'est pourquoi d'ailleurs j'ai toujours mélangé les gens dans mes livres j'ai écrit des essais avec de la poésie dedans de la fiction avec delà des essais c'est du théâtre avec de la poésie et donc je crois que c'est ça la l'écriture c'est la liberté et donc on ne doit pas juste nos limites et c'est comme si nous nous limitions comme des êtres humains à êtres sa hausse a alors qu'il faut surtout apprendre à nous débarrasser de ces étiquettes merci beaucoup à vous je manada le livre des rennes remonte traduit de l'anglais par arnaud bielle a paru à la rentrée dernière chez jacqueline chambon actes sud je rappelle donc on vous retrouvera pour deux rendez vous au maghreb orient des livres à paris pour ceux qui saisit qui sont merci beaucoup merci olivier
Benjamin Haddad